Les actus de juillet 2026

Bonjour à tous,

Même en plein été, l'actualité du tourisme ne s'arrête pas. 

Ce mois-ci, nous faisons le point sur les récents changements concernant les commissions d'Airbnb, une évolution qui pourrait intéresser de nombreux propriétaires.


Comme chaque été, notre newsletter fait une petite pause : nous vous retrouverons le 15 septembre pour une nouvelle édition. 

D'ici là, nous continuerons à partager sur notre page Facebook les actualités de Dormira.fr, nos nouveaux partenariats, des conseils pratiques, des articles utiles et toutes nos nouveautés. 

Si ce n'est pas encore fait, nous vous invitons à vous y abonner pour ne rien manquer.


Nous vous souhaitons un très bel été, une excellente saison et de nombreux moments de convivialité avec vos hôtes !


Airbnb refond ses frais de service : ce qui change pour les hôtes
L’Echo Touristique – Le 13 juillet 2026 – Lien vers l’article

Jusqu’ici, hôtes et voyageurs payaient chacun des frais séparés. Ces deux frais seront fusionnés en un taux unique de 15,5 %, visible dès le prix affiché au voyageur.

« Agissez pour continuer à recevoir les mêmes versements » : c’est en substance le message que la plateforme de locations saisonnières a récemment adressé aux propriétaires d’hébergement. Et ce, en raison du basculement vers la facturation de frais uniques à compter du 13 octobre. « Si vous n’êtes pas d’accord avec la modification des frais, vous pouvez résilier votre contrat avec Airbnb à tout moment en supprimant votre compte », précise le message.

Airbnb opère ainsi un changement majeur dans sa structuration des commissions, et rejoint l’usage d’autres plateformes. Le leader de la réservation hôtelière Booking.com prélève en moyenne 15 à 18% de commission sur l’hôte, sans frais supplémentaires pour le voyageur.

Des prix à ajuster

Jusqu’ici, hôtes et voyageurs payaient des frais séparés, qui vont fusionner en un taux unique de 15,5 %, visible dès le prix affiché au voyageur. Airbnb explique simplifier ainsi la gestion des frais de service.

Ce changement simplifie la gestion des frais de service pour les voyageurs, qui préfèrent un tarif global. Du côté des hôtes, il exige un changement de prix afin de ne pas perdre d’argent. ET ce, en tenant compte de la concurrence.

« Vous pouvez envisager de modifier vos prix afin que le montant de vos versements et le montant payé par les voyageurs restent inchangés », explique Airbnb. « Si vous faites passer votre prix de 100 € à 115 €, vous gagnerez 97 € et vos voyageurs paieront 115 €. A contrario, « si vous n’ajustez pas vos prix, vous gagnerez moins par nuit et vos voyageurs paieront moins », est-il ajouté. Les propriétaires ont tout l’été pour choisir leur stratégie et leur compétitivité tarifaire.

Retrouvez la rubrique directement sur Airbnb :

Simplification des frais de service sur Airbnb – Centre de ressources – Airbnb

Depuis le lancement le 17 septembre 2025 :

  • + de 715 annonces déposées par des propriétaires 
  • 9 conventions de partenariats signées avec des Offices du Tourisme, Agences Départementales du Tourisme, le Label Clef Verte

Rejoignez la tribu du direct !


Entre canicule et inflation, les Français adaptent leurs vacances d’été
Le Monde – Le 12 juillet 2026 – Lien vers l’article

Près de six Français sur dix partiront en vacances en juillet ou en août. Mais ils cherchent des formules plus abordables et des destinations hexagonales moins frappées par les vagues de chaleur, comme la Manche, le Calvados et la Somme.


Cet été, Anne Zarmanian, 57 ans, ne partira pas, comme chaque année, à Narbonne (Aude). A la place, cette Parisienne se rendra avec son mari dans la baie de Somme : « Il fait tellement chaud dans le Sud que ça me paraît insensé d’aller à la plage l’après-midi. Alors on finit par rester enfermé à l’intérieur, c’est pénible. » A Cayeux-sur-Mer (Somme), cette institutrice en maternelle pourra s’adonner à ses activités préférées : se baigner dans une mer rafraîchissante, courir et se balader dans la campagne. Le trajet en voiture sera moins long, la facture moins élevée.


Après l’épisode caniculaire record en France hexagonale, fin juin – lui-même précédé par un coup de chaud historique fin mai –, la chaleur est devenue un critère essentiel dans le choix des vacanciers. Selon Airbnb, les recherches de logements équipés d’une climatisation ou offrant un accès à un lac ou à une plage ont presque doublé par rapport à 2025. La plateforme observe un fort intérêt pour les départements côtiers réputés plus frais, comme la Manche, le Calvados et la Somme.


La montagne, appréciée pour son climat tempéré et ses tarifs souvent plus accessibles, « ne cesse de progresser » comme destination touristique depuis dix ans, souligne François de Canson, vice-président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et président du comité régional de tourisme. Sur Airbnb, les recherches augmentent notamment en Isère, dans les Hautes-Alpes et en Haute-Savoie. Chez Gîtes de France, ce sont le Jura et les Hautes-Pyrénées qui sortent du lot. Le taux d’occupation prévisionnel des stations de montagne s’élève pour juillet-août à 48,7 %, soit un point de plus que l’été précédent, selon l’Association nationale des maires des stations de montagne.


Judith Couvé et Maxime Beysecker, habitants du Vaucluse, prévoyaient de marcher dix jours sur les chemins de Compostelle, à partir du Puy-en-Velay, au mois d’août. Mais les vagues de chaleur à répétition les font douter. « On n’a toujours pas pris nos billets de train car on hésite encore entre adapter notre randonnée en marchant tôt le matin et en fin de journée, ou renoncer. Dans tous les cas, on partira une semaine et non plus dix jours », confie ce couple de 29 et 28 ans.

Attrait pour le camping
Les Zarmanian, comme eux, ne sont pas les seuls à avoir revu leurs projets. Entre les conflits mondiaux, l’inflation, la hausse des prix du carburant et les canicules, 81 % des vacanciers disent avoir tenu compte d’au moins un de ces facteurs dans la préparation de leurs vacances d’été, selon une étude de Booking.com publiée fin juin.


« Cet été, les Français s’adaptent plus qu’ils ne renoncent », résume Rémy Oudghiri, sociologue à l’IFOP. Avec en toile de fond un pouvoir d’achat contraint. Si plus de 60 % des Français envisagent de partir en vacances, selon le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), un pourcentage stable depuis cinquante ans, cela n’est pas sans sacrifice. Ainsi, 37 % des ménages rognent sur des dépenses essentielles, comme la santé et l’alimentation, pour financer leur budget vacances, souligne une étude du Crédoc publiée en juillet.

La moitié des vacanciers interrogés par Alliance France Tourisme dans une étude publiée fin avril disaient chercher à limiter leurs dépenses, ce qui favorise les formules plus abordables. Les campings séduisent ainsi davantage : 27 % des Français ont l’intention d’y séjourner cet été, contre 17 % en 2025. Même tendance pour l’hébergement gratuit, chez des proches ou des amis, envisagé par 31 %, contre 20 % un an plus tôt. « Nous enregistrons un regain d’intérêt pour les emplacements nus, moins onéreux que ceux équipés », constate la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air.


Qui dit budget serré dit séjours plus court. « On retire une journée ou deux, on joue sur le standing », rapporte Valérie Boned, présidente du syndicat des Entreprises du voyage. Ou destinations moins lointaines. « La clientèle de proximité, qui cherche un lieu de villégiature dans un rayon de 200 kilomètres de son domicile, est en hausse », remarque Michel Laur, directeur général des Gîtes de France, au sujet des réservations sur son réseau. Et partout la tendance est la même : « Les Français continuent de venir, mais ils dépensent moins une fois sur place », constate Jean-Luc Boch, président de France Montagnes, l’organisme qui promeut les stations de montagne.

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Google : IA Overviews sonne la fin de la recherche de voyage telle qu’on la connaît
L’Echo Touristique – Le 1er juillet 2026 – Lien vers l’article

IA Overviews débarque en France dans les prochaines semaines. De quoi bouleverser en profondeur les habitudes des voyageurs… et les stratégies des acteurs du secteur.

« Les capacités de Gemini, donc notre LLM*, sont désormais disponibles dans [quasiment] l’ensemble de nos solutions, a récemment souligné Charles-Antoine Duron, directeur du secteur du travel et de l’automobile chez Google, lors du récent salon Food Hotel Tech. Ce qui veut dire que l’on a fait évoluer notre moteur de recherche. Malheureusement, ce n’est pas encore visible en France, car nous avons des discussions avec le régulateur très saines. » Pour l’instant.

AI Overviews et le mode IA débarquent bientôt en France 

AI Overviews (Aperçu IA) et le mode IA, que nous décrirons ci-après, devraient être activées cet été, entre maintenant et le 23 septembre, a récemment indiqué Ouest-France.

Selon nos informations, Google activera AI Overviews et le mode IA quand les discussions auront suffisamment avancé avec les éditeurs. Le géant de Mountain View vise bel et bien un lancement avant la fin de l’été 2026. Si les tractations s’accélèrent, il pourrait se concrétiser dès le mois de juillet. Si des dissensions perdurent, il sera décalé à septembre, apprend-on de source sûre. Mais un retard, après l’automne, ne peut être totalement exclu.

Une anomalie

Ces deux fonctionnalités n’ont pas encore débarqué sur le marché français, alors qu’elles sont disponibles presque partout dans le monde. La Corée du Nord, l’Iran, la Chine et la France seraient les seuls marchés à ne pas les connaître, pour des raisons au demeurant très différentes.

Pourquoi une telle incongruité concernant l’Hexagone ? En raison de l’épineuse question des droits voisins en Europe. Le géant américain de la recherche doit trouver un terrain d’entente avec l’univers de la presse. En Europe, les droits voisins obligent surtout les acteurs de l’intelligence artificielle à payer la presse quand ils réutilisent des extraits d’articles. Ces grands groupes à l’image de Google et d’OpenAI négocient par conséquent des accords avec les éditeurs. Les discussions s’avèrent plus compliquées en France qu’ailleurs en Europe.

Deux modes qui changent tout

AI Overviews, c’est la réponse générée par l’IA de Google. Vous effectuez une requête classique sur le moteur de recherche. Google répond alors en langage naturel, comme le ferait ChatGPT, tout en affichant ensuite des liens classiques (voir la capture d’écran). Le Mode IA est pour sa part un nouvel onglet du moteur de recherche, pour les internautes qui d’emblée veulent une « conversation » avec Gemini, parce qu’ils estiment que leur recherche est complexe.

Les acteurs du voyage doivent dès maintenant se préparer à l’avènement de ces nouvelles fonctionnalités. Il leur faut notamment travailler leur référencement dans les IA, le fameux GEO pour « Generative Engine Optimization ».

Deux écoles de pensée s’affrontent sur le GEO. Certains observateurs estiment que les méthodes de GEO sont différentes de celles du SEO, et intègrent davantage tous les contenus générés par les utilisateurs (CGU). D’autres restent persuadés que les méthodes sont très proches.

Un changement radical selon Evaneos

La plateforme européenne d’agences locales Evaneos est implantée dans sept pays européens. Par conséquent, l’entreprise d’origine française est bien placée pour parler d’IA Overviews et de ses incidences. Lors des Enjeux E-tourisme organisés fin 2025 par L’Écho touristique et la Fevad, Romain Rousseau, chief product et growth officer, a évoqué « un changement majeur d’expérience et de visibilité ». « Avec IA Overviews, nous observons une diminution assez nette des clics, a-t-il précisé. Sur beaucoup de requêtes, cette baisse atteint 20% à 30%. Et spoiler alert : nous ne retrouverons pas nos niveaux historiques de trafic organique. »

IA Overviews et le mode IA ont ainsi un impact certain sur le trafic des marques de voyage. Toutefois, des plateformes comme Kayak relativisent.

Un trafic plus qualifié d’après Kayak 

« Le trafic est plus qualifié, les utilisateurs sont mieux informés et donc proches de l’étape de la réservation, nous a déclaré Matthias Keller, Chief Product Officer de Kayak, lors du sommet Adopt AI à Paris. Les évolutions actuelles sont forcément plus difficiles pour les plateformes positionnées dans la phase de la recherche, comme TripAdvisor. » 

Une chose est certaine : si nombre de voyageurs ont pris l’habitude de demander à ChatGPT « crée moi un circuit de 10 jours en Andalousie pour une famille » par exemple, ils devraient désormais davantage le faire dans Google. La guerre concurrentielle des IA ne fait que commencer, avec un changement de paradigme : avec IA Overviews, qui se déclenche pour certaines requêtes de manière aléatoire, ce n’est plus l’internaute qui va à l’IA, mais l’IA (Gemini) qui répond spontanément. Google devient ainsi un moteur de réponses.

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« Le pouvoir d’achat touristique s’érode » : chèques-vacances, réductions via les CSE… le lent détricotage des aides au départ 
Le Figaro – Le 15 juin 2026 – Lien vers l’article

90 ANS DE CONGÉS PAYÉS. Ces différents dispositifs sont devenus au fil du temps moins adaptés. Ils sont moins connus, accessibles et surtout généreux, surtout pour ceux qui en auraient le plus besoin.

Les vacances ont toujours stimulé l’imaginaire collectif. Pourtant, 90 ans après l’instauration du droit aux congés en France, beaucoup de nos compatriotes n’ont pas ou plus les moyens, financiers ou humains, de le faire. D’après l’Observatoire des inégalités de juin 2025, seuls 60% des Français partent au moins une fois par an et au minimum quatre nuits. Mais il s’agit d’une moyenne entre le taux de départ de 76 % des plus aisés (plus de 2 755 euros mensuels selon l’observatoire) et de 42 % pour les plus modestes (revenus inférieurs à 1 285 euros).

D’après une autre étude, de la Fondation Jean-Jaurès et de l’Union nationale des associations de Tourisme et de plein air (UNAT), datant de mai 2023, 60% des Français ont déjà renoncé à partir en vacances depuis 2018. En outre, d’après une enquête du cabinet Astères pour le fonds de dotation Essentiem, un Français sur cinq ne part jamais trois années de suite. « Nous sommes la première destination touristique mondiale, et pourtant nous sommes la seule grande économie d’Europe occidentale dont le taux de départ en vacances n’a pas progressé depuis dix ans », déplore Lionel Flasseur, président de cette structure de mécénat créée en 2020 et réunissant des acteurs institutionnels (Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme...) et privés (Club Med, Domaines Skiables de France, Transdev, Airbnb…).

Généralisation des prix variables

Comment se fait-il donc que les vacances ne soient pas populaires aux deux sens du terme, à la fois désirables et accessibles ? La première raison pour laquelle la promesse des « vacances pour tous » n’est pas tenue est structurelle. « Le pouvoir d’achat touristique s’érode d’année en année. D’après l’Insee, les prix dans ce secteur ont augmenté en moyenne deux fois plus vite que l’inflation ces 25 dernières années », pointe Gilles Caire, maître de conférences à l’Université de Poitiers.

Une tendance aux origines diverses, entre la progression des prix des transports, la hausse du coût du foncier et surtout la montée en gamme progressive de toute l’activité touristique, des hôtels aux restaurants et prestataires d’activités. « La généralisation des prix variables en fonction de la demande a également contribué à cette évolution : les prix atteignent des sommets pendant les vacances scolaires, ce qui pénalise les familles », ajoute cet expert du tourisme et de l’économie sociale et solidaire. Surtout si elles n’ont pas de solution de repli. Selon l’Observatoire des inégalités, c’est un autre avantage des foyers les plus aisés : ils peuvent plus souvent loger chez des amis ou de la famille.

Le sort incertain du «billet annuel»

C’est justement pour ceux qui n’ont pas les moyens de prendre le large que tout un dispositif a été mis en place depuis 1936 : c’est le cas par exemple des aides de la CAF en fonction du quotient familial, mais surtout du billet de train annuel et des chèques-vacances. Or, au fil des ans, elles se sont effritées, pour des raisons autant financières que socioculturelles. Commençons par la plus historique, le billet spécifique, qui fête lui aussi son 90e anniversaire : il permet aux salariés, indépendants, retraités et chômeurs, entre autres, de bénéficier, une fois par an, d’une réduction de 25% pour l’achat d’un trajet aller-retour en seconde classe sur des parcours nationaux d’au moins 200 km. Si « plusieurs dizaines de milliers de billets sont vendus chaque année », selon la SNCF, qui n’est pas plus précise, ce nombre est en baisse, dû « aux tarifs très avantageux de OUIGO et des cartes avantage qui proposent 30% de réduction garantie, mais aussi aux promotions ».

L’évolution de l’offre tarifaire et des habitudes sont telles que le sort de ce dispositif emblématique, actuellement entre les mains du ministère des Transports, paraît de plus en plus incertain.

CSE et PME

La plus emblématique des aides, le chèque-vacances a, elle, su faire sa révolution. L’an dernier, sur 4,8 millions de bénéficiaires, un million les ont reçus sous format électronique d’après l’ANCV, qui assure une politique publique avec ses propres ressources. Si les montants distribués sont en légère augmentation, 1,76 milliard d’euros l’an dernier, c’est surtout grâce à la hausse du nombre de bénéficiaires : 122 5000 PME sont clientes de l’ANCV, contre 18 100 comités sociaux et économiques (CSE).

Présents dans des entreprises de plus de 50 salariés, ces derniers sont les diffuseurs historiques des chèques. « C’est une spécificité française fondée sur un droit des salariés et de leur famille à accéder à des activités culturelles, sportives et sociales, à un coût moindre que celui du marché. Elles ont permis au tourisme social de se développer bien plus en France que dans n’importe quel autre pays », souligne Gilles Caire, coauteur d’une étude pour la CFDT.

Et de rappeler qu’il y a eu trois mouvements : à la fin du 19e siècle, les séjours à la campagne proposés par des mouvements religieux et syndicaux, puis les auberges de jeunesse à partir de 1936 et, après la guerre, les maisons familiales de vacances. « Les villages vacances ont été créés avec un double objectif : démocratiser les vacances et développer de l’activité économique dans les territoires. C’est pour cette raison que notre centaine d’établissements se trouve dans une soixantaine de départements et que six villages sur dix sont dans des communes rurales», explique Stéphane Le Bihan, directeur général de VVF.

«Les CSE se transforment»

Le leader du tourisme social, né en 1958, s’est développé en partenariat avec la Caisse des Dépôts grâce à une méthode novatrice : « les collectivités ont confié l’exploitation de leurs bâtiments à notre association, ce qui est toujours le cas pour 60% d’entre eux, contre 20% détenus en propre et 15% gérés pour des CSE », ajoute-t-il.

En effet, schématiquement, lorsque les acteurs publics ont commencé à réduire la voilure, les entreprises avaient pris le relais. Or, « les CSE se transforment avec le paysage industriel, qui s’accompagne par l’affaiblissement du discours des syndicats sur le temps libre. Par conséquent, leurs budgets, leur mode de fonctionnement ainsi que leurs missions ont changé, décrypte Lilian Nobilet, délégué général de l’UNAT, rassemblant des centaines d’associations (VVF, Vacances du soleil, Azureva, les Petits Frères des Pauvres, la fédération Léo Lagrange…) et plus de 1500 établissements. Les attentes des salariés, qui sont davantage des cadres que des ouvriers désormais, ont, de plus, beaucoup évolué. Peu souhaitent encore partir avec des collègues », remarque cet ancien directeur du CSE de Michelin.

Prise en étau

La conséquence est double : les premiers bénéficiaires des chèques-vacances sont aujourd’hui ceux qui en ont moins besoin. Surtout, les acteurs du tourisme social se trouvent pris en étau alors même que le vieillissement des hébergements nécessite des investissements importants. Malgré leurs propres difficultés budgétaires, ce sont les régions qui prennent de plus en plus le relais : « nous nous mobilisons pour préserver ce tourisme social et solidaire si fondamental pour nos territoires en finançant différentes associations qui font partir plus de 6000 personnes chaque année, en les aidant à rénover les équipements, mais aussi à travers des aides de transport pour partir en classe verte, en colonie ou pour rejoindre la plage », énumère Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine.

Comme le soulignent à l’unisson ceux qui se battent pour transformer la promesse des « vacances pour tous » en réalité, partir en vacances s’apprend : deux Français sur trois qui ne partent pas cet été d’après l’étude Astères pour le fonds Essentiem n’ont pas goûté au bonheur de partir dans leur enfance. « Il est urgent de revenir à une vraie politique du tourisme social, qui garantit de la mixité et diminue les polarisations dans la société », conclut Lilian Noblet de l’UNAT.

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Hébergements de courte durée proposés par l’intermédiaire de plateformes d’économie collaborative en ligne
Eurostat – juin 2026 – Lien vers l’article

 

Faits saillants

  • En 2025, 952 millions de nuits ont été réservées via Airbnb, Booking et Expedia, soit une augmentation de 11,4 % par rapport à 2024. 
  • Paris est restée la première destination de la ville en 2025, avec 26,3 millions de nuitées réservées via ces plateformes en ligne. 

Les plates-formes en ligne ont rendu beaucoup plus facile pour les particuliers d'offrir des locations à court terme, élargissant l'accès pour les hôtes et les invités. Cette accessibilité croissante a attiré davantage l'attention sur le segment de la location à court terme du marché de l'hébergement touristique. Un accord conclu en 2020 entre la Commission européenne et les grandes plateformes a permis à Eurostat de publier des données harmonisées sur les nuitées passées dans des hébergements de courte durée par l’intermédiaire de ces plateformes, à partir de 2018. 

Le terme tourisme de plateforme désigne spécifiquement les locations de courte durée (telles que les appartements) réservées via ces plateformes. Elle exclut les formes d'hébergement plus traditionnelles comme les hôtels ou les campings. 

Après un déclin temporaire au cours des années pandémiques, le tourisme de plateforme s’est non seulement redressé, mais il a bondi bien au-delà des niveaux d’avant la pandémie. Ce fort rebond s’est poursuivi tout au long de 2024 et jusqu’en 2025. Cet article présente des données nationales, régionales et au niveau de la ville pour les nuits d'invités passées en 2025. Une analyse spécifique de l’impact de la pandémie est disponible séparément, de même qu’un article plus court axé sur des données mensuelles mises à jour tous les trimestres.

En 2025, les clients ont réservé 952 millions de nuits via les plateformes, contre 854 millions en 2024, 719 millions en 2023, 597 millions en 2022 et 364 millions en 2021. Cela représente une augmentation de 11,4 % par rapport à 2024 et reflète la poursuite d’une dynamique solide (voir figure 1). Les nuitées d'invités se situent désormais bien au-dessus des 512 millions enregistrés en 2019. 

Notamment, 2025 est la première année de référence reflétant les données de 3 plateformes (Airbnb, Booking et Expedia) au lieu de 4, après la sortie publique de Tripadvisor de ce secteur d’activité à la fin de 2024. 

En 2025, en moyenne 2,6 millions de touristes par nuit ont séjourné dans des hébergements réservés via les plateformes en ligne.

En 2025, un total de 951,6 millions de nuitées passées dans l’Union européenne (UE) et les pays de l’AELE ont été réservées via les plateformes en ligne (voir tableau 1 et figure 1), soit l’équivalent de 2,61 millions de personnes par nuit, en moyenne. La métrique de nuit d'invité reflète à la fois la durée du séjour et le nombre d'individus dans chaque groupe de voyage. Il est étroitement aligné sur le concept de 'nuitées passées dans des établissements d' hébergement touristique ' utilisé dans les statistiques officielles du tourisme et servira de principal indicateur de volume tout au long de cet article. Plus d’un cinquième de l’ensemble des nuitées en 2025 ont été passées en France, qui a enregistré 213 millions de réservations. Il a été suivi par l'Espagne (189 millions), l'Italie (139 millions), l'Allemagne (68 millions) et la Grèce (52 millions), complétant le top 5. Parmi les autres pays comptant plus de 10 millions de nuitées figurent le Portugal (50 millions), la Pologne (44 millions), la Croatie (42 millions), l’Autriche (25 millions), la Belgique (13 millions), la Hongrie (13 millions), la Tchéquie (12 millions), les Pays-Bas (12 millions), la Suisse (11 millions) et la Roumanie (10 millions).

Après le pic d’avant la pandémie de 512 millions de nuitées en 2019, le nombre de réservations par l’intermédiaire de plateformes a fortement chuté en 2020 pour s’établir à 272 millions. Le marché s'est fortement redressé au cours des années suivantes, atteignant 854 millions en 2024 et poursuivant son expansion jusqu'en 2025, pour atteindre 952 millions de nuitées, soit une augmentation de 11,4 % par rapport à l'année précédente. 

Cette tendance à la hausse se vérifie également dans les pays les plus populaires (voir figure 2). En 2025, la croissance en glissement annuel a dépassé le taux global de l’UE en Pologne (+ 13,8 %) et en Allemagne (+ 13,0 %) et l’a suivi de près en Espagne (+ 11,1 %) et en France (+ 10,5 %). 

Dans l’UE, 6 nuitées sur 10 en 2025 ont été passées par des touristes internationaux, soit un total de 591,7 millions de nuitées, soit 62,2 %. Cette part est restée stable par rapport à 2024. Dans 8 des 31 pays de l’UE et de l’AELE couverts par l’analyse, les invités internationaux représentaient plus de 90 % de l’ensemble des nuitées réservées sur plateforme (voir tableau 1 et figure 3). Dans trois pays - le Liechtenstein, l'Islande et Malte - cette part était égale ou supérieure à 96 %.

Une autre mesure clé est le nombre de séjours - c'est-à-dire les réservations individuelles, indépendamment de la durée et du nombre d'invités. En 2025, les 951,6 millions de nuitées enregistrées dans l’UE correspondaient à 85,4 millions de séjours (voir tableau 1). En moyenne, c'est 162 séjours réservés chaque minute, soit 234 000 par jour. La France a enregistré le plus grand nombre de séjours (20,4 millions), suivie de l'Espagne (12,8 millions) et de l'Italie (12,7 millions). Ensemble, ces trois pays ont représenté plus de la moitié de tous les séjours en 2025.

En 2025, chaque réservation dans l’UE correspondait en moyenne à 11 nuitées (voir figure 4). Cette mesure - qui reflète à la fois le nombre d'invités et la durée du séjour - ne doit pas être confondue avec la durée moyenne du séjour, qui exclut la taille du groupe. Les nuitées les plus élevées par séjour ont été enregistrées dans les pays du sud: Malte est en tête avec 21, suivie de Chypre (18), de la Croatie et de l'Espagne (15 chacun) et du Portugal (14). À l'autre extrémité de l'échelle, les réservations en Estonie, en Lituanie et en Lettonie n'ont généré que 6 nuits en moyenne.

Un tiers de toutes les nuits d'hôtes ont été concentrées dans les mois d'été - juillet et août

Les pics de saisonnalité touristique en juillet et août - et les hébergements réservés sur plate-forme ne font pas exception. En 2025, exactement un tiers (33,1 %) de toutes les nuitées en location de courte durée ont eu lieu au cours de ces deux mois: 15,7 % en juillet et 17,5 % en août (voir figure 5). Comme les années précédentes, les mois les plus calmes ont été janvier, février, mars et novembre, chacun représentant environ 4 à 5% du total annuel.

L'intensité de ce pic estival varie considérablement d'un bout à l'autre de l'Europe. La plus forte saisonnalité a été observée en Croatie, où 57 % de l’ensemble des nuitées en 2025 ont été enregistrées en juillet et août, suivie de la Slovénie (45 %), de la Suède (44 %) et de la Grèce (43 %) (voir graphique 6). En revanche, la concentration estivale a été beaucoup plus faible au Luxembourg (22 %), en Finlande (23 %) et en Tchéquie, en Autriche et en Belgique (25 % chacun), où les nuitées ont été réparties plus uniformément tout au long de l’année.

Les 20 régions les plus populaires représentent près de la moitié du total des nuitées

Les 27 pays de l'UE sont divisés en 242 régions statistiques de niveau NUTS 2. En 2025, les 20 premières de ces régions ont chacune enregistré plus de 11 millions de nuitées réservées par l’intermédiaire des plateformes en ligne (voir figure 7). Les 3 régions les plus visitées sont l'Andalousie (50,3 millions de nuitées), Jadranska Hrvatska (Croatie Adriatique, 39,5 millions) et Provence-Alpes-Côte d'Azur (33,5 millions). Ensemble, ces régions représentaient 13 % de l’ensemble des nuitées réservées sur une plateforme dans l’UE. Dans l’ensemble, les 20 premières régions représentaient 47,1 % du total des nuitées en 2025 (voir tableau 2). Ces régions à forte demande sont situées en Espagne (6 régions), en France (6) et en Italie (5), le Portugal (2 régions) et la Croatie (1 région) complétant la liste.

L’évolution dans le temps des six régions les plus visitées montre une croissance constante à long terme, l’Andalousie conservant solidement l’avance en tant que région la plus populaire de l’UE pour les locations de courte durée.

Une fois de plus, Paris figure en tête de liste des destinations urbaines les plus populaires d’Europe

Les plateformes ont transmis des données à Eurostat au niveau des unités administratives locales (UAL),, ce qui permet de les agréger au niveau des grandes villes européennes. Les principales destinations urbaines pour les hébergements réservés via une plateforme en 2025 étaient Paris (26,3 millions de nuitées, soit 72 000 personnes par nuit), suivie de Rome (18,8 millions), Barcelone (13,2 millions), Madrid (12,3 millions) et Lisbonne (11,6 millions). Ensemble, ces cinq villes représentaient 82,2 millions de nuitées, soit 8,6 % du total de l'UE et de l'AELE.

Si l’on examine les tendances au fil du temps pour les villes les plus visitées d’Europe (graphique 8), il est clair que le tourisme urbain a constamment atteint de nouveaux sommets après la pandémie. Toutes les grandes villes ont connu une croissance robuste d'une année sur l'autre en 2025, avec les plus fortes augmentations parmi les principales destinations observées à Rome (+19,7%), Paris (+11,9%) et Milan (+11,2%).

Projet de loi Ripost : l’Assemblée facilite l’expulsion des locations touristiques et des locaux squattés
Le Monde – Le 10 juillet 2026 – Lien vers l’article


Le gouvernement avait prévu d’étendre la procédure d’évacuation administrative, confiée au préfet et non à la justice, aux cas où le locataire d’un meublé de tourisme refuse de partir. Les députés ont, à l’instar des sénateurs, élargi cette procédure au squat des locaux commerciaux, agricoles ou professionnels. 

Les députés ont adopté, par 58 voix contre 28, l’article 5 du projet de loi Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public (Ripost) jeudi 9 juillet. Le gouvernement a initialement souhaité, par cet article, « faciliter l’évacuation des squatteurs qui se maintiennent dans des meublés de tourisme initialement loués régulièrement », élargissant du même coup la définition du squat, qui consistait jusqu’ici à pénétrer et à se maintenir dans les lieux par des moyens non légaux.


Si le texte est définitivement adopté, ce qui ne fait guère de doute, le propriétaire n’aura plus besoin de lancer une procédure d’expulsion en justice, laquelle nécessiterait plusieurs mois ; il pourra demander au préfet de procéder, sous quarante-huit heures, à la mise en demeure de l’occupant du logement, puis de l’évacuer par la force s’il n’est pas parti dans les sept jours. L’occupant deviendra passible des mêmes peines qu’un « squatteur », à savoir deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, portés à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende si le logement est le domicile du loueur, à savoir sa résidence principale ou secondaire.

Les députés, à l’instar des sénateurs qui avaient examiné le texte en mai, ont en sus considérablement étendu la portée de cet article, avec le soutien du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez. Ils ont ainsi prévu que les propriétaires de « locaux à usage commercial, agricole ou professionnel » squattés puissent eux aussi solliciter une évacuation administrative par le préfet.


Lors des débats en séance, jeudi, quelques députés de gauche ont essayé, sans succès, de supprimer cet article ou d’amoindrir sa portée. « Si les squats ont augmenté, c’est parce que vous n’avez pas fait une bonne politique du logement », a accusé le député (La France insoumise) du Val-de-Marne Louis Boyard. « Alors que vous avez déjà atteint un record en 2025, avec 30 500 ménages expulsés avec le concours de la force publique et 200 000 concernés par une procédure d’expulsion [locative], vous voulez instaurer un détournement de procédure, un glissement préoccupant d’un litige civil contractuel vers une réponse de police administrative et pénale expéditive qui contourne l’autorité judiciaire. C’est extrêmement grave ! », a lancé la députée écologiste de Paris Danielle Simonnet.

Une procédure peu utilisée

Le projet de loi remanié « éloigne encore un peu plus l’expulsion administrative de sa logique de départ : déloger rapidement les squatteurs de chez soi », critique également le directeur des études de la Fondation pour le logement (ex-Fondation Abbé Pierre), Manuel Domergue.


Cette procédure, créée par la loi DALO (droit au logement opposable) de 2007, était initialement réservée aux rares cas de squat d’une résidence principale. Elle a ensuite été étendue aux résidences secondaires par la loi Asap de 2020, et à tout local d’habitation, y compris vacant, par la loi Kasbarian-Bergé du 28 juillet 2023.


Elle est cependant peu mobilisée, selon les remontées obtenues par Guillaume Kasbarian, ministre du logement de février à septembre 2024. Vingt-sept préfectures de départements avaient indiqué avoir reçu, entre septembre 2023 et août 2024, 456 demandes (dont 94 concernaient le logement du demandeur) et avoir répondu favorablement à 82 % d’entre elles. Treize avaient indiqué avoir reçu, entre septembre et décembre 2024, 79 sollicitations (dont quatre concernant le logement du demandeur) et y avoir donné suite dans 77 % des cas.


« Les squats se sont déjà raréfiés depuis les durcissements opérés par la loi Kasbarian-Bergé. Ce sera encore plus le cas si les hangars et des bureaux désaffectés, qui constituent la majorité des squats, deviennent éligibles à la procédure administrative », selon l’avocat Matteo Bonaglia, membre du Syndicat des avocats de France intervenant sur les questions de logement.


Il ajoute qu’une telle évolution peut ouvrir la porte à des abus et détournements : « Dans le contexte d’extrême difficulté à trouver un logement, nombre de personnes ne disposent pas de contrat de bail et paient leur loyer en liquide. Un propriétaire peu scrupuleux pourra détourner la procédure administrative, privant le locataire de la possibilité d’expliquer sa situation devant l’autorité judiciaire ».

« Pas de données »
Autre inquiétude, partagée par Manuel Domergue : « En autorisant pour la première fois une procédure extrajudiciaire à l’encontre d’une personne entrée légalement dans les lieux, le gouvernement ouvre la boîte de Pandore : les propriétaires qui font l’effort de louer en longue durée pourraient s’estimer floués de devoir encore en passer par une procédure judiciaire. »


Tous deux doutent par ailleurs de la nécessité de mieux protéger les locations touristiques. « Il n’existe pas de données statistiques recensant le phénomène de squat de meublés de tourisme », reconnaît l’étude d’impact du projet de loi, tout en l’estimant « en progression ». Une recherche dans les archives de la presse quotidienne régionale ne nous a permis de retrouver qu’une dizaine de cas en dix ans. Aucun ne concernait la résidence principale du loueur, et plusieurs s’étaient réglés sans procédure de justice. Mais le ministre du logement, Vincent Jeanbrun, avait annoncé son intention de légiférer à ce sujet en octobre, à la suite de la médiatisation d’un cas à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne).


L’avocat Xavier Demeuzoy, qui s’est fait une spécialité de défendre les propriétaires de locations courte durée, se félicite de l’adoption du texte sans exagérer sa portée : « Ce phénomène n’existe pas, ou seulement à la marge. Mais cette loi rassure les propriétaires et évitera que des gens s’engouffrent dans la brèche : c’est en quelque sorte une loi d’anticipation. »

Nous vous donnons RDV le 15 septembre prochain pour les prochaines actualités.

Arnaud et Simon

Dormira.fr

Les actus de juin 2026

Bonjour à tous,

Nous étions invités par notre partenaire Charentes Tourisme à tenir un stand au salon Néoko à La rochelle le 2 juin dernier, destiné aux propriétaires de gîtes et chambres d'hôtes.

Vous avez été très nombreux à venir discuter avec nous, tout au long de la journée ! Ca fait du bien de passer du 'numérique' au 'réel' ! 

Arnaud avant le début du salon, prêt à accueillir les propriétaires 

Un grand merci à Georges et Joseph pour leur accueil la veille sur l'Île de Ré et pour ces débats animés !

Bonne lecture 

Arnaud et Simon
Dormira.fr

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Campings : les formules les moins chères explosent cet été
L’Echo Touristique – Le 3 juin 2026 – Lien vers l’article

 
Après une période d’attentisme, les réservations repartent dans les campings, mais avec de forts arbitrages budgétaires, selon Nicolas Dayot, le président de la fédération de l’hôtellerie de plein air (FNHPA).


Comment se profile la saison estivale 2026 dans les campings français ? Avant de répondre, Nicolas Dayot, président de la Fédération de l’hôtellerie de plein air (FNHPA), évoque un mois de juin en recul pour des raisons calendaires. De fait, le mois de mai, en hausse, a concentré tous les ponts du printemps. La dynamique de juin reste, elle, suspendue à la météo, qui conditionne largement les départs de dernière minute.


Plus de proximité
« Sur le printemps, la moitié nord a un peu mieux tiré son épingle du jeu que la moitié sud, notamment le Grand Est et l’Ile-de-France », poursuit Nicolas Dayot. La raison ? La présence de bassins émetteurs de proximité, comme l’Europe du Nord pour le Grand Est et l’Ile-de-France pour la Normandie. Les clients privilégient des destinations proches afin de limiter leurs dépenses de carburant.


La guerre au Moyen-Orient et la hausse du prix du carburant ont perturbé l’activité de cœur d’été, soit les mois de juillet et d’août.


Avant le début du conflit, la dynamique était plutôt positive. Ensuite, les clients ont montré de l’attentisme et repositionné leur projet de vacances pour choisir « plus de proximité ». Au lieu d’envisager d’aller à Argelès, des Lillois se sont repliés sur Deauville, illustre Nicolas Dayot.


Un CA qui devrait baisser cet été
« Les réservations ont repris un rythme normal après le ralentissement du 15 mars au 15 avril », se réjouit désormais Nicolas Dayot. « À date, les nuitées pour la saison entière progressent de 1%, mais avec un chiffre d’affaires légèrement en retrait. » Français et Européens sont au rendez-vous — mais avec un portefeuille plus serré.

« L’évolution des réservations en emplacement nu est deux fois plus forte que celle des locatifs », ajoute-t-il. Autrement dit, les terrains nus sur lesquels on pose sa tente ou sa caravane, plus économiques, enregistrent une bien meilleure dynamique que le locatif type mobilhome.


La revanche du nord ?

Les campings 3 étoiles progressent aussi, après plusieurs années de baisse en sortie de Covid, autre signe tangible d’une recherche de vacances au budget optimisé. Les 4 et 5 étoiles affichent de moins bonnes performances.


Comme au printemps, la moitié nord semble mieux résister que la moitié sud sur la période des vacances scolaires. Le Grand Ouest et le Grand Est séduisent, en particulier la Bourgogne-Franche-Comté. Toutefois, les quatre régions du sud représentent environ 65 % de l’ensemble des nuitées sur la période. 


Plus de proximité, aussi, chez Airbnb
Le leader de la location saisonnière Airbnb observe lui aussi une progression des recherches et des réservations dans des destinations plus proches. « Habituellement, 70% des réservations des Français sont en France. Depuis le début de l’année, c’est quelques points de plus », a indiqué hier Clément Eulry, directeur France et Belgique, à L’Écho touristique. « En raison de contraintes assez fortes de pouvoir d’achat, les vacanciers cherchent des options moins chères. Les séjours dans leur propre région affichent une croissance à deux chiffres. » Les Lyonnais choisissent par exemple une adresse dans les Alpes. Clément Eulry reste confiant pour la saison estivale 2026. « Les réservations progressent cet été, qu’il s’agisse des Français partant en France ou des Européens choisissant la destination France. » 

Les Français plébiscitent davantage la France, selon Airbnb
L’Echo Touristique – Le 18 mai 2026 – Lien vers l’article

La crise au Moyen-Orient incite les Français à privilégier des vacances dans l’Hexagone et à partir moins loin, explique sur franceinfo Clément Eulry, directeur France d’Airbnb.

La guerre au Moyen-Orient et la hausse du prix des carburants incitent les Français à modifier leurs projets de vacances pour l’été 2026. Une saison marquée par l’attentisme, selon la plupart des opérateurs de voyage.

« Oui, il y a eu des annulations, des reports et des changements », indique Clément Eulry sur franceinfo. Le directeur France d’Airbnb souligne néanmoins que la croissance de la plateforme californienne de locations saisonnières dans le monde reste « soutenue, notamment au premier trimestre. » Les deux premiers mois de l’année ont en effet été favorables à l’ensemble du secteur du voyage, avant un net ralentissement à compter du 28 février, date du début des hostilités.

Plus de 70% des Français choisissent la France

De nombreux Français privilégient désormais des vacances de proximité, souvent en France, perçues comme plus économiques et plus rassurantes. « D’habitude, 70% des voyages faits par les Français sont réservés en France sur Airbnb. Eh bien là, c’est un peu plus. Pourquoi ? Parce qu’on a envie de voyager plus malin et plus serein. »

La proximité gagne ainsi du terrain, comme Clément Eulry nous l’avait confié en avril. « Les réservations domestiques sont dynamiques. Je m’attends – si les prix du pétrole restent élevés – à un recentrage vers le tourisme de proximité et le tourisme rural », avait-il alors déclaré. De fait, 38 % des réservations concernent actuellement des communes de moins de 4 500 habitants.

La destination France tire donc globalement son épingle du jeu cette année. Mais cette tendance ne signifie pas qu’elle croîsse pour autant. Selon le baromètre Orchestra pour L’Écho touristique, en avril, la France métropolitaine reste ainsi quasiment stable (-0,7%), tout comme l’Espagne (-1,7%), dans un marché global baissier (-12,6% en avril 2026, sur un an). 

Depuis le lancement le 17 septembre 2025 :

  • + de 680 annonces déposées par des propriétaires 
  • 9 conventions de partenariats signées avec des Offices du Tourisme, Agences Départementales du Tourisme, le Label Clef Verte

Rejoignez la tribu du direct !

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Les labels touristiques en France : entre promesse de qualité, outil territorial et lisibilité fragile
Linkedin – Post de Brice DUTHION – Le 25 mai 2026 – Lien vers le post


La France est probablement l’un des pays les plus « labellisés » au monde dans le domaine touristique. Hébergements, villages, restaurants, patrimoines, paysages, itinéraires, plages, destinations durables ou encore savoir-faire : plusieurs centaines de labels, marques et distinctions coexistent aujourd’hui dans l’écosystème touristique français. 


Cette profusion traduit à la fois la richesse des territoires français, leur culture de la distinction et la place centrale accordée à la qualité dans l’imaginaire touristique national. Mais elle soulève aussi une question croissante : trop de labels finit-il par brouiller leur lisibilité ? 


Longtemps conçus comme des repères de confiance, les labels doivent désormais faire face à une concurrence inédite : celle des plateformes numériques, des avis en ligne et des recommandations algorithmiques. Leur fonction évolue progressivement, passant d’une logique de prescription à une logique de preuve et d’impact. 


Une longue histoire française de la qualification touristique 
Les premiers systèmes de qualification touristique apparaissent dès la fin du XIXe siècle, dans un contexte de démocratisation progressive des voyages. Trois phénomènes expliquent cette émergence : le développement du tourisme bourgeois puis populaire, l’essor de l’automobile et le besoin croissant de repères de qualité dans des destinations encore méconnues. 


Le tourisme devient alors un « marché de confiance ». Voyager signifie découvrir des lieux inconnus, choisir des hébergements éloignés de son environnement habituel et s’appuyer sur des garanties extérieures. Très vite, des systèmes de classement apparaissent. 


L’hôtellerie constitue l’un des premiers secteurs concernés. Dès les années 1910-1930 émergent les premières classifications hôtelières, ancêtres du système actuel des étoiles. Mais c’est surtout le Guide Michelin qui va profondément structurer l’univers de la prescription touristique. Créé en 1900, il invente progressivement une logique d’expertise et de hiérarchisation gastronomique qui deviendra une référence mondiale avec l’apparition des étoiles Michelin dans les années 1920 et 1930. 


Après la Seconde Guerre mondiale, l’essor des vacances populaires et du tourisme social favorise une nouvelle vague de structuration. Le tourisme rural se développe fortement avec la création de Gîtes de France en 1955, qui demeure aujourd’hui le premier réseau européen d’hébergement chez l’habitant avec environ 55 000 hébergements. 

Les années 1980 : le tournant territorial 
La grande explosion des labels intervient véritablement à partir des années 1980, dans le contexte de la décentralisation. Les collectivités territoriales cherchent alors à construire leur image, affirmer leur singularité et renforcer leur attractivité touristique et résidentielle. 


Le label devient progressivement un outil de marketing territorial autant qu’un instrument d’aménagement. Apparaissent alors plusieurs grands réseaux emblématiques : Les Plus Beaux Villages de France®, Petites Cités de Caractère® de France, Villes et Pays d’Art et d’Histoire, Station Verte, Pavillon Bleu, Accueil vélo, etc. 


Ces dispositifs ne servent pas uniquement à distinguer des destinations : ils imposent aussi des critères de gestion, de gouvernance, d’aménagement ou de qualité d’accueil. Le label devient ainsi un outil d’ingénierie territoriale. 


Le cas du label Grand Site de France est particulièrement révélateur. Il ne se limite pas à valoriser un paysage remarquable : il engage les territoires dans des politiques de gestion des flux, de préservation environnementale, de mobilité douce et d’amélioration de l’expérience visiteur. 

Un paysage devenu extrêmement fragmenté 
Il n’existe aujourd’hui aucun chiffre officiel unique recensant l’ensemble des labels touristiques français. Le paysage est en effet extrêmement éclaté entre labels d’État, marques privées, réseaux associatifs, certifications environnementales, classements réglementaires et distinctions internationales. 


Plusieurs sources convergent néanmoins vers une estimation comprise entre 150 et 300 labels, marques et distinctions directement ou indirectement liés au tourisme. Le portail France.fr évoque déjà à lui seul plus de cinquante labels patrimoniaux et touristiques nationaux.

 On peut distinguer six grandes familles. 
Les labels d’État et marques nationales : ils restent relativement peu nombreux mais structurent fortement l’action publique touristique : Destination d’Excellence, Association Tourisme & Handicaps, Fédération Vignobles et Découvertes, etc. 


Les labels d’hébergement : le secteur de l’hébergement est celui où la logique de labellisation est la plus développée : Gîtes de France, Clévacances France, Accueil Paysan, Camping Qualité, Relais & Châteaux, etc. 


Les labels territoriaux : ils valorisent l’identité, le patrimoine ou le cadre de vie : Les Plus Beaux Villages de France, Petites Cités de Caractère, Ville et Métiers d’Art, etc. 


Les labels environnementaux : ils constituent aujourd’hui la catégorie la plus dynamique : Clef Verte, EU Ecolabel, Pavillon Bleu, etc. 


Les labels d’usages et de clientèles : ils ciblent des pratiques spécifiques : Famille Plus, Accueil Vélo, Toutourisme, etc. 


Les labels patrimoniaux et culturels : ils occupent une place particulière dans l’attractivité française : Grand Site de France, Villes et Pays d’Art et d’Histoire, UNESCO, etc. 

Un puissant outil de marketing territorial mais une lisibilité de plus en plus fragile 
Le premier rôle du label demeure celui de la visibilité. Il agit comme un signal et un raccourci mental. Un village inconnu devient immédiatement identifiable lorsqu’il obtient le titre de « Plus Beau Village de France ». Le label produit de la notoriété et fabrique du récit territorial. 


Il joue aussi un rôle économique. Plusieurs territoires observent des effets positifs sur la fréquentation, la durée des séjours, la montée en gamme de l’offre, la valorisation immobilière, le développement commercial local. 


Mais ces effets peuvent également produire des tensions : surfréquentation, inflation foncière, conflits d’usage ou pression croissante sur les habitants. 


Le principal risque aujourd’hui est celui de la banalisation. Lorsque tout devient « remarquable », le mot perd progressivement sa force distinctive. 


Cette inflation des labels est en partie une spécificité française. La France entretient une longue tradition de qualification, de classement et de distinction des patrimoines, des terroirs et des savoir-faire. Là où certains pays privilégient des logiques marketing ou expérientielles, la culture française reste marquée par une forte approche institutionnelle et normative. 


La conséquence est une perte progressive de lisibilité pour les visiteurs. Les touristes français connaissent encore relativement bien certains labels historiques comme Michelin, Gîtes de France ou Pavillon Bleu. Mais de nombreuses marques territoriales restent peu identifiables à l’international. 

Plateformes et avis en ligne : vers des labels de la preuve ? 
Le numérique a profondément bouleversé la fonction des labels. Pendant des décennies, la prescription touristique reposait principalement sur les guides, les experts et les institutions. 


Aujourd’hui, la recommandation est devenue largement horizontale : avis Google, Tripadvisor, Booking.com, réseaux sociaux, influenceurs, TikTok. 


Les labels ne sont donc plus les seuls à produire de la confiance. Leur fonction évolue. Ils servent désormais davantage à structurer les filières, crédibiliser des engagements et garantir des démarches de transformation. 


Le véritable enjeu contemporain repose moins sur la promesse marketing que sur la preuve : preuve environnementale, preuve sociale, preuve territoriale. Cette évolution se retrouve dans la création du label Destination d’Excellence, qui remplace progressivement Qualité Tourisme depuis 2024. Qualité Tourisme reposait principalement sur la qualité de service et la satisfaction client. Le nouveau dispositif introduit une logique beaucoup plus large : transition écologique, responsabilité sociale, accessibilité, sobriété, gestion des ressources, ancrage territorial. 


Le changement de paradigme est majeur. Il ne s’agit plus seulement « d’accueillir bien », mais d’accueillir en limitant les impacts, en respectant les habitants et en réduisant l’empreinte environnementale. Cette évolution correspond à une tendance plus large du tourisme mondial : le basculement des labels de « confort » vers des labels « d’impact ». 


Le futur des labels touristiques dépendra probablement moins de leur capacité à distinguer que de leur capacité à démontrer leur utilité réelle. Les visiteurs, les habitants et les professionnels attendent désormais : de la transparence, des indicateurs mesurables, des engagements crédibles, des résultats concrets. 


Pendant longtemps, les labels ont servi à distinguer les lieux. Demain, ils devront surtout prouver qu’ils contribuent à les préserver, à les rendre habitables et à maintenir leur désirabilité dans la durée. 

Bilan mensuel – Mai 2026
Tourisme Bretagne – 10 juin 2026 – Lien vers l’article



En Bretagne, les ponts de l’Ascension et de la Pentecôte ont donné un coup de pouce au mois de mai, avec 59% de professionnels satisfaits sur ces temps forts. Côté réservations, la prudence reste de mise, et les situations varient encore selon les secteurs. Avec 52% de satisfaction globale, la saison démarre progressivement. Alors quels secteurs prennent de l’avance ? Et comment les pros se projettent-ils pour cet été ?


À retenir
Le début de saison affiche un bilan globalement mitigé avec un taux de satisfaction des professionnels stagnant entre 51 % en avril et 52 % en mai. Cette période est marquée par une activité inférieure à l’an passé pour la moitié des acteurs, entraînant une baisse directe de chiffre d’affaires pour 50 % d’entre eux. Si les premiers ponts d’avril ont été décevants, les week-ends de l’Ascension et de la Pentecôte ont apporté un souffle positif avec 59 % de satisfaction.


Les perspectives pour la suite
Des perspectives estivales encore incertaines.
Malgré ces embellies ponctuelles, l’attentisme prédomine chez les professionnels dont seulement 49 % se déclarent optimistes pour la suite de la saison. Cette prudence est alimentée par un retard de réservations persistant, qui concerne encore près de 50 % des répondants pour les mois de juin et juillet.


Enfin, des disparités sectorielles importantes subsistent, bien que l’hébergement locatif tire son épingle du jeu avec une progression de +7,7 % des nuitées réservées en mai.


51% des pros ont eu une fréquentation en baisse en mai 2026 VS 2025


50% des professionnels ont un chiffre d’affaires en baisse


59% des pros sont satisfaits de la fréquentation du week-end de l’Ascension et de la Pentecôte

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Et si les régions naturelles redevenaient nos boussoles territoriales ?
Slowtourisme – Le 19 mai 2026 – Lien vers l’article

À l’heure où les territoires cherchent à mieux affirmer leur singularité, une question revient avec force : qu’est-ce qui fait réellement l’identité d’un lieu ?

Est-ce son appartenance administrative, son département, sa région, son intercommunalité ? Ou bien faut-il regarder plus finement ce qui façonne les paysages, les usages, les pratiques agricoles, les architectures, les récits locaux et les attachements des habitants ?

Nos cartes institutionnelles sont utiles pour organiser l’action publique, mais elles ne suffisent pas toujours à raconter la profondeur d’un territoire. Elles dessinent des périmètres ; elles disent moins les continuités paysagères, les héritages culturels, les bassins de vie ou les appartenances sensibles.

C’est précisément ce décalage entre territoire administré et territoire vécu qui rend la notion de région naturelle si intéressante aujourd’hui.

La vidéo « Régions naturelles : et si on repensait le découpage administratif ? », publiée par Augustin Demain le 6 mai 2026, pose une question passionnante : 

nos découpages actuels permettent-ils encore de comprendre finement les territoires, leurs identités, leurs paysages, leurs usages et leurs trajectoires ?

Car derrière les régions, les départements, les intercommunalités ou les communes, il existe une autre géographie : celle des régions naturelles. Des territoires parfois discrets, souvent anciens, qui ne correspondent pas toujours aux frontières administratives, mais qui parlent profondément aux habitants : la Brie, le Morvan, le Perche, la Puisaye, la Champagne crayeuse, le Bassigny, l’Argonne, le Pays d’Othe, le Barrois, et tant d’autres.

Une région naturelle n’est pas seulement un espace physique. Elle rassemble des proximités géographiques, topographiques, géologiques ou climatiques, mais aussi des liens historiques et culturels construits dans le temps. C’est précisément ce qui rend la notion à la fois riche et difficile à enfermer dans une définition figée.

Retrouver l’épaisseur des territoires

L’intérêt des régions naturelles, c’est qu’elles redonnent de l’épaisseur aux lieux.

Elles rappellent qu’un territoire ne se résume pas à une limite tracée sur une carte. Il est aussi fait de sols, de reliefs, de paysages, de matériaux, de productions agricoles, de savoir-faire, de récits, d’accents, d’architectures, de pratiques sociales et de mémoires partagées.

C’est cette rencontre entre un milieu naturel et des pratiques humaines qui fonde aussi la notion de terroir. Géoconfluences rappelle que le terroir désigne la combinaison entre un milieu local et des savoir-faire qui donnent ses spécificités à une production. Le Muséum national d’Histoire naturelle souligne également qu’un terroir naît de la conjonction de facteurs naturels (géologie, sols, climat, exposition…) et culturels, notamment les techniques et savoir-faire.

Autrement dit, les régions naturelles ne sont pas des nostalgies cartographiques. Elles peuvent devenir des outils très contemporains pour mieux comprendre ce qui fait l’identité d’un territoire.

Des territoires vécus avant d’être administrés

L’un des grands enjeux actuels est de réconcilier les périmètres institutionnels avec les territoires vécus.

L’INSEE définit par exemple le bassin de vie comme le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants. Cette approche rappelle que les usages quotidiens ne suivent pas toujours les frontières administratives. On vit, on travaille, on consomme, on se soigne, on se déplace, on se promène et on accueille des visiteurs dans des espaces fonctionnels, sensibles et relationnels.

Les régions naturelles ajoutent une autre dimension : celle du sentiment d’appartenance, de la cohérence paysagère et de l’imaginaire territorial.

Elles permettent de poser des questions essentielles :

  • Que raconte ce territoire avant même qu’on le nomme administrativement ?
  • Quels paysages façonnent son identité ?
  • Quels récits les habitants reconnaissent-ils comme les leurs ?

Une clé pour le tourisme de demain

Pour le tourisme, cette réflexion est particulièrement féconde.

À l’heure où beaucoup de destinations cherchent à sortir des logiques standardisées, les régions naturelles offrent une matière précieuse pour construire des récits plus justes, plus ancrés et plus différenciants.

Elles invitent à ne plus seulement promouvoir une destination par ses “incontournables”, mais à raconter une manière d’habiter le monde : une lumière, une géologie, une polyculture, une rivière, une forêt, un type de bâti, une cuisine, des chemins, des savoir-faire, des lenteurs.

C’est exactement là que le slow tourisme trouve tout son sens.

Un tourisme plus lent, plus attentif, plus respectueux, ne peut pas se construire hors-sol. Il suppose de comprendre les identités fines des territoires, leurs fragilités, leurs ressources, leurs rythmes et leurs habitants.

Les régions naturelles peuvent ainsi devenir des supports pour :

  • mieux structurer des itinérances cohérentes ;
  • valoriser les patrimoines paysagers et culturels ordinaires ;
  • relier agriculture, artisanat, patrimoine, mobilité douce et hospitalité ;
  • construire des récits de destination plus sincères ;
  • dépasser les frontières administratives lorsque celles-ci ne correspondent pas aux usages ou aux imaginaires.

De la carte administrative à la carte sensible

La vidéo d’Augustin Demain a le mérite de rouvrir un débat important : et si nos cartes actuelles ne suffisaient plus à penser les transitions territoriales ?

Bien sûr, les découpages administratifs restent nécessaires. Ils organisent l’action publique, les compétences, les financements, la représentation politique.

Mais ils ne disent pas tout.

  • Ils ne disent pas toujours les continuités paysagères.
  • Ils ne disent pas toujours les appartenances vécues.
  • Ils ne disent pas toujours les solidarités de proximité.
  • Ils ne disent pas toujours les imaginaires qui font qu’un territoire devient une destination, un attachement, une mémoire.

Repenser les régions naturelles, ce n’est donc pas forcément vouloir remplacer les découpages existants. C’est peut-être, plus simplement, accepter de lire les territoires avec plusieurs cartes à la fois : la carte administrative, la carte des usages, la carte des paysages, la carte des récits et la carte des attachements.

Faire des identités locales un levier d’avenir

Les régions naturelles nous rappellent une chose simple : les territoires ne sont pas seulement gouvernés, ils sont vécus.

Et dans un moment où les transitions écologiques, touristiques et sociales demandent plus de finesse, plus d’écoute et plus d’ancrage, cette géographie sensible peut redevenir une ressource stratégique.

Pour les collectivités, pour les destinations touristiques, pour les habitants comme pour les visiteurs, elle ouvre une voie : celle d’un développement territorial qui ne part pas seulement des périmètres, mais des identités profondes.

Peut-être que l’avenir du tourisme durable se jouera aussi là : dans notre capacité à retrouver le nom juste des lieux, à comprendre ce qu’ils portent, et à construire avec eux plutôt qu’au-dessus d’eux.

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Le tourisme, troisième secteur le plus concerné par le paiement fractionné
L’Echo Touristique – Le 27 mai 2026 – Lien vers l’article

 

Le paiement en plusieurs fois s’installe dans les projets de voyage des Français, qui y voient moins un crédit qu’un outil de gestion budgétaire, selon Floa.

Le voyage continue de s’affirmer comme l’un des terrains d’élection du paiement fractionné. Selon la 5e édition du baromètre publié par Floa et Kantar, réalisée sur la base d’une étude menée en février auprès de sept pays européens, 33% des utilisateurs français du « Buy Now Pay Later » (BNPL) y ont recours pour financer leurs déplacements et séjours. Un chiffre qui place le secteur touristique en troisième position des catégories les plus concernées, derrière l’électroménager (50%) et l’high-tech (47%), mais devant de nombreux autres postes de dépense.

Un usage différencié selon les profils

Ce qui a changé, c’est la logique qui sous-tend ces usages. Les Français ne fractionnent plus leurs achats touristiques par défaut ou par contrainte : ils le font dans le cadre d’une stratégie budgétaire réfléchie, selon l’étude. Parmi les utilisateurs du BNPL, 69% estiment que cet outil leur permet de mieux piloter leur budget. Ils sont autant à l’utiliser pour étaler le règlement d’un achat planifié à l’avance. Le voyage, achat coûteux par nature et souvent anticipé plusieurs semaines ou mois à l’avance, s’inscrit naturellement dans cette logique.

Pour rappel, en France, 69% des consommateurs ont désormais recours au BNPL, qui profite sûrement de l’incertitude économique. L’usage varie selon les profils : les moins de 40 ans sont 81% à l’utiliser, contre 63% chez les plus de 40 ans. Les actifs et les foyers avec enfants y recourent davantage, des catégories pour lesquelles le voyage représente souvent un poste de dépense significatif et difficilement compressible.

Intelligence artificielle : assistance, mais pas délégation

L’intelligence artificielle commence à s’inviter dans ces arbitrages. Encore cantonnée à des fonctions d’assistance en amont de l’achat, elle suscite néanmoins un intérêt réel : 31% des Français se disent prêts à l’utiliser pour comparer les prix, 32% aimeraient qu’elle leur signale le bon moment pour acheter. La Génération Z va plus loin : 37% souhaiteraient que l’IA les alerte sur un prix anormalement élevé et leur suggère d’attendre, une attente particulièrement pertinente sur un marché comme celui du voyage, où les tarifs fluctuent en permanence.

La délégation totale reste toutefois un horizon lointain : seuls 5% des Français accepteraient de confier leurs achats à une IA en totale autonomie.

Le WTTC met en avant la résilience du tourisme face aux crises
L’Echo Touristique - Le 12 mai 2026 – Lien vers l’article



Dans son dernier rapport, le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) estime que le tourisme ne connaît pas d’effondrement durable après une crise et qu’il retrouve, voire dépasse, son niveau d’activité.

Elaboré avec Chemonics International et la George Washington University Business School, le rapport s’appuie sur quatre décennies de données mondiales et l’analyse d’une centaine de crises majeures.


Selon le WTTC, la reprise du secteur n’est pas une question de « si », mais de « quand ». Les données montrent que même après des chocs majeurs comme la pandémie de Covid-19, les voyages internationaux sont passés d’une baisse de 72% en 2020 à 1,47 milliard d’arrivées en 2024 (le même chiffre qu’en 2019).


Des opportunités « de transformation, d’investissement et de croissance » après chaque crise
En 2025, les dépenses des visiteurs internationaux ont atteint un niveau record de 2 020 milliards de dollars (1 720 millions d’euros). Le secteur avait déjà montré sa capacité de rebond après la crise financière de 2008, avec un retour rapide à la croissance et de nouveaux records dès 2010.


Présenté à bord du navire Crystal Serenity lors d’une traversée du canal de Suez, le rapport cite l’Égypte comme un exemple de résilience, le pays ayant fortement rebondi après plusieurs crises, selon le WTTC. L’organisation souligne que, dans la majorité des cas, les destinations finissent par dépasser leurs performances d’avant-crise, « les périodes de perturbation créant souvent des opportunités de transformation, d’investissement et de croissance ». Reste à voir ce qu’il en sera avec la guerre au Moyen-Orient, dont les conséquences pèsent lourdement sur l’industrie du tourisme.


Une croissance soutenue sur la prochaine décennie
Le WTTC rappelle également que le voyage et le tourisme ont contribué à hauteur de 11 600 milliards de dollars (9 875 millions d’euros) au PIB mondial en 2025, soit environ 9,8% de l’économie mondiale. Le secteur a également soutenu 366 millions d’emplois, représentant environ un emploi sur neuf dans le monde.


L’organisme présidé par Gloria Guevara prévoit une croissance soutenue du secteur du voyage et du tourisme au cours de la prochaine décennie. Selon ses projections, le secteur devrait croître environ 1,5 fois plus vite que l’économie mondiale, avec une progression annuelle moyenne de 3,6%, contre 2,4% pour l’ensemble de l’économie. En 2026, il devrait contribuer à hauteur de 12 000 milliards de dollars (1 020 millions d’euros) au PIB mondial, soit près de 9,9% de l’économie globale, et soutenir 376 millions d’emplois. Sur dix ans, le secteur pourrait générer près de 89 millions de nouveaux emplois, représentant une part importante de la création d’emplois mondiale.


L’Espagne parmi les marchés les plus dynamiques
En Europe, le tourisme devrait continuer de surperformer le reste de l’économie, avec une croissance attendue de 3,6% en 2026, contre environ 1% pour le PIB global européen. Les dépenses des visiteurs internationaux devraient également progresser de 7,1%, portées notamment par les voyages de proximité dans un contexte d’incertitudes géopolitiques.


L’Espagne figure parmi les marchés les plus dynamiques, avec une croissance attendue de 3,7% en 2026 et une hausse de 5,3% des dépenses des visiteurs internationaux. En 2025, le pays a accueilli 96,8 millions de visiteurs internationaux et généré 115,1 milliards d’euros de recettes touristiques, confirmant sa position parmi les premières destinations mondiales en termes de revenus.


Enfin, le WTTC insiste sur l’importance des investissements dans les infrastructures, la digitalisation, la formation et la connectivité internationale pour soutenir cette dynamique. L’organisation souligne également le rôle croissant des nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle, dans l’amélioration de l’expérience voyageur et l’efficacité du secteur.

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Micro-tourisme : moins attirés par les destinations étrangères, les Français privilégient les expériences de proximité
TF1 Info – Le 17 mai 2026 – Lien vers l’article



•    Le micro-tourisme est une nouvelle tendance de voyage.
•    Il consiste à aller moins loin, mais à vivre plus d'expériences.

•    Cette tendance se confirme pour l'été 2026.

La tendance du micro-tourisme se confirme. Les Français privilégient de plus en plus des moments à vivre à proximité de chez eux. Ils ne souhaitent plus seulement 'partir', mais préfèrent multiplier les occasions de s'évader de leur quotidien. Avec les tensions géopolitiques et les coûts des transports qui augmentent, les destinations lointaines font moins envie. Le micro-tourisme se caractérise par des micro-aventures, des activités à petite échelle avec un goût local et d'authenticité. 

Pour les adeptes du micro-tourisme écoresponsable, il s'agit de voyager près de chez soi pour redécouvrir son territoire. Les touristes privilégient des expériences simples à organiser, immersives et qui sont immédiatement plaisantes, comme des ateliers avec des créateurs par exemple. Ces activités permettent de changer de rythme sans contrainte logistique et sans se déplacer. Ces activités promettent, en quelques heures, de se faire plaisir en vivant un moment concret, créatif et mémorable. Elles sont l'occasion de faire des expériences spéciales parents-enfants par exemple.

Les visites et les rencontres sont les activités favorites
Wecandoo, qui propose des ateliers créatifs, d'artisanat et de DIY, note que cette tendance au micro-tourisme n'est pas nouvelle. Une étude OpinionWay (nouvelle fenêtre) réalisée pour le printemps et l'été 2025 avait montré que 57% des Français plaçaient les visites, les dégustations et les rencontres avec des artisans locaux parmi leurs activités favorites pendant les vacances (nouvelle fenêtre). Pour 10% des voyageurs, ces activités arrivent même devant le farniente, la famille, les amis et les activités habituelles des vacances. L'envie de découvrir des savoir-faire locaux fait partie de la nouvelle façon de voyager et plaît à davantage de touristes. D'ailleurs, entre la saison printemps-été 2024 et celle de 2023, Wecandoo a enregistré une augmentation de 40% de participants à ses ateliers d'initiation à l'artisanat, confirmant cette envie de découvrir de nouvelles activités.




Tourisme: la guerre continue à favoriser les réservations de dernière minute, selon TUI
Le Figaro Nautisme – Le 19 mai 2026 – Lien vers l’article


La guerre en Iran continue de favoriser la tendance aux réservations de dernière minute, a souligné mercredi le leader mondial du tourisme TUI, qui a confirmé ses prévisions annuelles revues en baisse en avril.
'Nos résultats ainsi que l'ensemble du marché montrent une tendance vers des réservations effectuées de plus en plus à court terme, notamment en faveur des destinations dans l'ouest de la Méditerranée', a indiqué le groupe à l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels.
Près de la moitié des consommateurs prévoyant de voyager cet été n'ont pas encore réservé, selon TUI.

IA dans le tourisme : non, le conseil humain ne va pas disparaître !
Le Quotidien du Tourisme – Le 18 mai 2026 – Lien vers l’article



Le voyageur de 2026 est un paradoxe. Entre les plateformes de réservation en ligne, les comparateurs, les réseaux sociaux, les assistants conversationnels…
 

Jamais il n'a eu accès à autant d'informations pour préparer son voyage. Et pourtant, deux tiers d'entre eux se déclarent insatisfaits des options de planification à leur disposition. Face à ce constat, l'Intelligence Artificielle s'est imposée comme la réponse incontournable.

Mais à mesure que les déploiements se multiplient, une question stratégique s'impose : jusqu'où peut-on, et doit-on, automatiser l'expérience voyageur ? Car le voyage reste l'un des achats les plus émotionnels qui soit. Et l'émotion ne se délègue pas à un algorithme.
 
L'IA sait faire ce que l'humain ne peut pas faire à l'échelle…

Il existe dans le parcours voyageur une multitude de tâches à fort volume et faible valeur relationnelle pour lesquelles l'IA est structurellement supérieure : gestion des FAQ, modifications de réservation, check-in automatisé, personnalisation des offres en temps réel.

Les résultats sont déjà là. Expedia a accompagné virtuellement plus de 30 millions de voyageurs grâce à son assistant Romie, permettant à ses équipes d'économiser 8 millions d'heures de travail. 59 % des entreprises du voyage constatent déjà une hausse mesurable de productivité grâce à l'IA. La question n'est donc plus de savoir s'il faut adopter ces technologies. Les acteurs qui hésitent seront distancés.
 
…mais l'IA ne sait pas faire ce que l'humain fait naturellement

Il serait pourtant dangereux de conclure que l'automatisation est une réponse universelle. Il existe dans le parcours voyageur des moments d'une tout autre nature : un couple dont le vol est annulé la veille de leur voyage de noces, une famille bloquée dans un aéroport étranger, un senior désorienté face à une procédure complexe…

Ces situations appellent de l'empathie, de la créativité. Bref, cela nécessite d’avoir la capacité à sortir du script. Aucun agent conversationnel ne peut aujourd'hui reproduire cette intelligence relationnelle. Cette intelligence relationnelle d’un agent conversationnel est le graal que cherchent actuellement à reproduire les principales Big Tech mais elles n’en sont qu’aux prémices de cet accompagnement humain “machinisé'.

Le risque de l'automatisation excessive est bien réel : transformer une expérience différenciante en commodité banalisée. Un client ne se souviendra pas du chatbot qui a traité sa demande. Par contre, il se souviendra du conseiller qui l’a aidé dans un moment critique.
 
Le curseur se déplace selon les étapes du parcours

La clé pour sortir de ce faux débat, c'est de cesser de penser le parcours voyageur comme un tout homogène. Les phases transactionnelles telles que la comparaison des offres, la réservation ou la préparation logistique sont naturellement les plus propices à l'automatisation. Mais les phases émotionnelles comme l'inspiration initiale, le vécu du séjour et la fidélisation post-voyage obéissent à une logique radicalement différente. C'est là que se jouent les souvenirs et la recommandation. C'est là que l'humain doit rester central, assisté mais non remplacé par la technologie. Automatiser les tâches, pas la relation.

La bonne question n'est donc pas 'où puis-je déployer de l'IA ?' mais 'à quelles étapes l'IA crée-t-elle de la valeur sans dégrader l'expérience et à quel niveau l'humain reste-il irremplaçable ?'.
 
Trois principes avant d’implémenter l’IA

Premièrement, il est essentiel d’ancrer la réflexion dans le business et non dans la technologie. Les projets qui réussissent partent d'une frustration client identifiée et cherchent ensuite la solution adaptée. Une roadmap IA réussie est avant tout une roadmap business.

Deuxièmement, il faut concevoir l'IA comme un amplificateur du conseiller, pas comme son remplaçant. Quand Marriott réduit le temps de check-in de 3 minutes à moins d'une minute grâce à la reconnaissance faciale, ce n'est pas pour supprimer le personnel de réception : c'est pour lui permettre de se consacrer à l'accueil plutôt qu'à la saisie administrative.

Troisièmement, il est important de ne jamais sous-estimer le volet humain et organisationnel. Aujourd'hui, seuls 36 % des employés du secteur sont réellement formés à l'IA. Déployer des outils sans accompagner la transformation des métiers, limiter leur impact à des expérimentations sans lendemain.
 
Rendre sa place au relationnel et à l’expérience client

L'Intelligence Artificielle n'est pas l'ennemie de l'expérience humaine dans le tourisme. Bien orchestrée, elle en est le catalyseur : elle libère les conseillers de la répétition, simplifie ce qui frustre et personnalise à l'échelle. Mais cette promesse exige une vision stratégique claire et une attention constante à ce qui fait la singularité du voyage : l'émotion humaine au cœur de chaque interaction.

Dans ce secteur plus qu'ailleurs, le vrai luxe de demain ne sera pas d'avoir la technologie la plus avancée. Ce sera de savoir, précisément, quand l'éteindre pour que l’humain prenne la place qui lui revient pour rendre l’expérience inoubliable.

Nous vous donnons RDV le 15 juillet prochain pour les prochaines actualités.

Arnaud et Simon

Dormira.fr

Les actus de mai 2026

Bonjour à tous,

À l’approche de la saison estivale, le contexte économique continue d’influencer les habitudes de voyage. Entre la hausse du prix de l'essence, les annulations / baisse du trafic aérien et une prudence des vacanciers dans leurs réservations, beaucoup attendent encore avant de finaliser leurs projets pour l’été.

Mais ces indications confirment aussi une tendance forte : le désir de proximité, d’authenticité et de séjours plus humains. 

Les chambres d’hôtes et gîtes répondent, nous le pensons fortement, à ces nouvelles attentes.

Plus que jamais, les voyageurs recherchent du sens, du calme et des rencontres. Autant d’atouts qui placent l’hébergement indépendant au cœur des envies de vacances de cette année. Il est d’ailleurs probable que de nombreuses réservations se concrétisent au dernier moment, les vacanciers privilégiant davantage la flexibilité et l’adaptation à leur budget et à l'actualité internationale.

Bonne lecture !

Arnaud et Simon
Dormira.fr

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Hausse du prix des carburants, inflation... Les Français optent pour la proximité et la sécurité pour les vacances d'été
France Info – Le 28 avril 22026 – Lien vers l’article


'Il n'y a pas d'effondrement des intentions de départ des Français, qui restent très attachés aux vacances, mais les premiers effets de la situation actuelle commencent à se faire sentir', selon une étude Ifop réalisée pour l'Alliance France Tourisme.


Les vacances d'été des Français s'annoncent sous le signe de la sobriété et de la proximité, selon une étude de l'Alliance France Tourisme publiée mardi 28 avril. 'L'été 2026 confirme un net ralentissement des départs', estime ce groupe de réflexion qui réunit des grandes entreprises du secteur du tourisme comme Accor, Air France ou encore la Compagnie des Alpes.


Selon l'étude, '68% des Français prévoient de partir au moins une semaine, soit une baisse de 9 points par rapport à 2025', et 'seuls 37% se déclarent certains de partir, contre 50% l'an dernier, traduisant une montée de l'incertitude', selon une étude Ifop réalisée pour l'Alliance France Tourisme. 'Cette étude montre qu'il n'y a pas d'effondrement des intentions de départ des Français, qui restent très attachés aux vacances, mais que les premiers effets de la situation actuelle commencent à se faire sentir, sous l'effet conjugué des préoccupations de sécurité et du renforcement des contraintes budgétaires', souligne le président de l'Alliance France Tourisme, Dominique Marcel.


Des destinations sûres comme la France et l'Europe
Pour l'Alliance France Tourisme, l'incertitude est nourrie par les tensions internationales, qui 'influencent les choix de destination et renforcent les comportements de prudence', et 'la hausse des coûts, en particulier ceux des transports, sous l'effet du renchérissement des carburants'. Plusieurs compagnies aériennes à bas coût comme Ryanair, Transavia ou Volotea ont annoncé récemment annuler des vols à cause de la hausse du prix du kérosène. Dans ce contexte, les Français privilégient des destinations accessibles et perçues comme sûres : 71% choisissent la France (+3 points par rapport à 2025), contre 23% l'Europe et seulement 9% des destinations lointaines.

Dans le détail, '35% des Français prévoient un budget inférieur à 1 000 euros contre 31% en 2025, tandis que 38% situent ce budget entre 1 000 euros et 2 000 euros contre 33% l'an dernier'. A l'inverse, les budgets les plus élevés reculent : 11% des Français envisagent de consacrer plus de 3 000 euros à leurs vacances (contre 15% en 2025). Plus de la moitié des Français prévoient de réduire leur budget vacances, en agissant d'abord sur la durée ou la fréquence des séjours (61%), les dépenses sur place (60%) et la recherche d'offres moins coûteuses (47%). Quelque 86% des Français déclarent puiser dans leur épargne pour financer leurs vacances.

L'Ifop a réalisé son étude auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française, interrogées en ligne du 17 au 20 mars 2026.

Les indicateurs clefs de Booking 2025
Artiref (Hôtellerie et numérique) – Le 18 avril 2026 – Lien vers l’article

Et oui, comme tous les ans, en début d’année, Booking publie son rapport annuel et  comme tous les ans depuis maintenant 10 ans, je vous propose une extraction des chiffres clefs du géant Booking. 

C’est plus précisément Booking Holding, la maison mère de Booking. Pour rappel Booking appartenait à Priceline, mais Booking devenant plus gros que sa maison mère (Pricleine), ils ont renommé la holding en Booking, tellement plus simple et logique. Booking Holdings comprend aussi Priceline, Agoda, Rentalcar, Kayak et OpenTable.

Rien de changé dans la galaxie Booking depuis l’année dernière, 2024 

On a le droit à infographie similaire depuis plusieurs années. 

Rentalcars n’est pas réapparu, pour rappel, il avait disparu sur le rapport 2023, sans raison, sinon, aucun changement entre les activités de chaque filiales/marque.

Le rapport précise à la page 6 que la marque Rentalcars.com a été entièrement intégrée opérationnellement dans Booking.com. Ce n’est donc pas une « disparition » d’activité, mais une fusion complète de marque (c’est d’ailleurs pour cela qu’ils poussent autant le « Connected Trip »).

On apprend aussi que Booking (et que le site de réservations) revendique 4,4 millions d’hébergements (au sens lieux et non chambres), dans 220 pays (trop fort Booking, l’ONU reconnait 197 pays dans le monde, en 2023 c’était 4 millions d’hébergements).

Ce nombre d’hébergements est constitué de 500 000 hôtels et 3.9 millions de locations saisonnières (vacation rentals – 3,5 en 2024). Le nombre d’hôtels reste stable, la croissance est assurée par les locations saisonnières.

Booking propose des activités, des tours, dans 1 700 villes. ha, non, on a plus de chiffres, le rapport parle de milliers de localités. Mais l’activité est un nouvel axe de croissance, on le verra plus loin, en fin d’article.

Les réservations mobiles représentent un peu plus de 55%  (44% en 2022 et 49% en 2023) du volume de nuitées réservées. Ces réservations sont pour des durées plus courtes et un prix inférieur, mais elles émanent de voyageurs fréquents et fidèles (même paragraphes qu’en 2024).

Le modèle « place de marché » (versus le modèle « agence ») représente 70% des réservations.

En progression donc ces dernières années (63% en 2024 et 49% en 2023). Booking fait tout pour ne pas être une agence mais une place de marché (même si dans son modèle place de marché, il encaisse de plus en plus, à ne rien y comprendre…).

Chiffre d’affaires généré

C’est le chiffre d’affaires apporté par les plateformes. Il était de 165.58 milliards l’année dernière (96.44 milliards en 2019). C’est le volume (en $) de réservations effectuées et comme Booking prélève en moyenne 15%, on devrait pas être loin des 28 milliards de $ de CA pour Booking.
Sur ces 186 milliards, 130 le sont en place de marché et 56 en modèle « agence » » (Booking encaisse le voyageur), ce montant est passé de 61 en 2024 à 56 en 2025, le modèle agence est en recul.

Chiffre d’affaires Booking 2025

  • 26.917 milliards de CA
  • En 2024 Booking réalisait un CA de 23.74 milliards de $ (10.74 en 2016, il y a 10 ans).
  • 26.92 de CA par rapport à 186.1 de CA généré, cela revient à une commission moyenne de 14.46%.

Résultats Booking 2025

  • 5,4 milliards de $ de résultat
  • Il était de 5.88 en 2024 et de 4.29 en 2023.

Il y a donc une baisse du résultat alors que le chiffre d’affaires augmente, c’est donc que les charges ont augmenté plus que le CA, voyons les explications :

  • Explosion des coûts liés au « Cloud » et à l’IT : Le poste « Information Technology » est celui qui a progressé le plus vite parmi les charges d’exploitation courantes?
  • Le « Transformation Program » : un investissement pour le futur. Booking a accéléré un programme pluriannuel pour moderniser ses systèmes. Ces coûts incluent des investissements technologiques, des frais de conseil professionnel et des indemnités de licenciement (liées à la réorganisation des effectifs pour libérer des ressources). L’idée est de « libérer des ressources pour les réinvestir » dans les priorités stratégiques comme le Connected Trip et l’IA générative.
  • La stratégie du « Connected Trip » et de l’IA (GenAI). Le rapport souligne explicitement que la transition vers une expérience de voyage tout-en-un pèse sur les marges à court terme. La mise en œuvre du « Connected Trip » nécessite des investissements accrus dans les capacités technologiques (intégration de l’IA) et dans l’acquisition de talents spécialisés.
  • L’échec partiel du modèle Meta-search (KAYAK). Un autre facteur technologique/stratégique a lourdement pesé en 2025 : l’impairment (dépréciation). Une révision à la baisse des flux de trésorerie de KAYAK, dont le modèle de méta-recherche est pénalisé par la hausse des coûts d’acquisition de trafic. Cela montre que Booking doit investir davantage pour maintenir la pertinence de ses marques face à Google.

Budget publicitaire de Booking 2025

  • 8.19 milliards en marketing
  • Ce montant était de 7.128 en 2024. 
  • C’est toujours plus de 30% de leur CA qui est dépensé en publicité et acquisition de voyageurs.

Masse salariale Booking 2025

  • 3,403 milliards masse salariale
  • C’est le montant de la masse salariale en dollars, ça inclut les salaires, les avantages et les stock-options.
  • La masse salariale de 2024 était de 3.354.
  • La masse salariale représente 12.6% du CA 2025, elle représentait 14% en 2024.

Trésorerie Booking 2025

  • 22.26 milliards de cash
  • Sur ces 22.26, il y a 17.203 en cash (trésorerie).
  • En 2024, ce montant était de 20.49 milliards de $, dont 16.16 en cash
  • En 2023, ce montant était de 17.03 milliards de $, dont 12.10 en cash
  • En 2022, ce montant était de 18.8 milliards de $, dont 12.22 en cash
  • En 2021 ce montant était de 13,145 milliards de $, dont 11.127 en cash.
  • En 2020 ce montant était de 14,8 milliards de $ (je ne retrouve plus ce chiffre dans le rapport 2021, il a put être été corrigé, il serait alors de 12,206, comparable à celui de cette année)
  • En 2019 ce montant était de 7.3 milliards de $, dont 6.32 en cash et 0.998 en placements à court terme.
  • En 2018 ce montant était de 6.28 milliards de $, dont 2.62 en cash et 3.66 en placements à court terme.
  • En 2017 ce montant était de 7.4 milliards de $, dont 2.54 en cash et 4.86 en placements à court terme.
  • En 2016 ce montant était de 4,3 milliards de $, dont 2,08 en cash et 2,22 en placements à court terme.

Les activités

Le rapport 2025 évoque explicitement les activités touristiques, principalement sous les termes « activities » (activités) et « attractions ». Ces éléments font partie intégrante de la stratégie du « Connected Trip » (le Voyage Connecté) du groupe.

Voici les points clés mentionnés dans le rapport :

  • Offre de services : les marques Booking.com, Priceline et Agoda proposent toutes des réservations d’activités sur leurs plateformes. Booking.com propose spécifiquement des tours et activités à destination (« in-destination tours and activities« ) dans des milliers de lieux à travers le monde.
  • Croissance des ventes : le groupe a enregistré une forte progression dans ce segment en 2025, avec une croissance d’environ 80% du nombre de billets pour des attractions (« attraction tickets« ), bien que Booking précise que cela part d’une base encore faible.
  • Intégration technologique : dans le cadre de sa vision stratégique, Booking utilise l’intelligence artificielle générative pour proposer aux voyageurs des suggestions d’attractions personnalisées directement pendant leur voyage.
  • Diversification : le rapport souligne que l’élargissement de l’offre, notamment par l’augmentation du nombre d’attractions disponibles, est l’une des priorités pour créer plus de valeur pour les clients.

L’année 2025 marque une accélération massive de la stratégie du « Connected Trip ». Bien que le volume absolu ne soit pas public, l’explosion de +80% des ventes de billets d’attractions montre que Booking ne veut plus seulement vendre des chambres, mais capter l’intégralité du budget vacances du voyageur dans les milliers de destinations où il est présent.

Conclusion : La machine de guerre ne connaît pas la crise 

Alors, quel bilan pour ce cru 2025 ? On ne peut qu’être admiratif devant le génie de la bête : transformer des millions d’établissements qu’ils ne possèdent pas en un trésor de guerre de 17 milliards de dollars de cash, c’est presque de la poésie financière.

Pendant que l’hôtelier indépendant se bat avec ses plannings, les clients et la gestion du personnel, Booking dépense tranquillement 8 milliards de dollars en marketing pour s’assurer que votre client ne trouve jamais, au grand jamais, le chemin de votre site officiel. C’est propre, net et sans bavure. Et le plus beau dans l’histoire ? C’est que vous financez cette domination à chaque commission versée. Mais tout cela est écrit noir sur blanc dans le contrat que vous avez signé.

Avec le modèle Merchant qui pèse désormais 70 % des réservations, Booking n’est plus seulement votre distributeur, c’est votre banquier. Et avec le Connected Trip, ils verrouillent le client de bout en bout : du vol à l’hébergement, en passant par la voiture de loc’ (paix à l’âme de la marque Rentalcars, dévorée et digérée pour la cause).

Le « Connected Trip » n’est plus un concept, c’est une réalité opérationnelle : du vol à l’attraction locale, Booking verrouille l’expérience. L’intégration de l’IA et la montée en puissance du mobile (55% des réservations) montrent que la plateforme a déjà un temps d’avance sur les habitudes de demain.

La morale ? Booking n’est plus une agence de voyage, c’est un système d’exploitation du tourisme mondial, dopé à l’IA et aux infrastructures Cloud. On peut pester contre le monstre, mais on ne peut que saluer la performance de l’athlète.

Le message pour les hôteliers ? La machine est impressionnante, certes, mais elle n’est pas infaillible. Ces chiffres nous rappellent surtout l’importance vitale de soigner sa propre stratégie directe. Plus Booking devient un écosystème global, plus l’hôtelier doit cultiver sa singularité et sa relation directe avec le client.

Booking restera votre meilleur distributeur… tant que vous n’oubliez pas d’être votre propre meilleur vendeur. Rendez-vous l’année prochaine pour voir si la barre des 200 milliards sera franchie !

Depuis le lancement le 17 septembre 2025 :

  • + de 660 annonces déposées par des propriétaires 
  • 8 conventions de partenariats signées avec des Offices du Tourisme, Agences Départementales du Tourisme, le Label Clef Verte

'L'union fait la force' : rejoignez la tribu du direct !

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«Doubler les retombées économiques pour les territoires ruraux en cinq ans» : voici le plan d’Airbnb pour profiter de l’essor des activités outdoor
Le Figaro – Le 14 avril 2026 – Lien vers l’article

La plateforme identifie une demande croissante pour les activités de plein air et les territoires ruraux en France. Escalade, randonnée pédestre ou à vélo... deviennent des déclencheurs de séjours et profitent de prix abordables. Airbnb entend contribuer à structurer l’offre d’«expériences» en parallèle à l’hébergement.

Un cours d’escalade en Haute-Savoie, un trail-running sur les crêtes du Sancy, ou une descente en canoë en Ardèche. Voilà le genre d’annonces d’«expériences» qui devrait fleurir ces prochaines semaines sur Airbnb. La plateforme cible un filon identifié au sortir du Covid, et qui continue de croître : les activités de plein air. «Nous sommes sur une tendance de fond, résume Clément Eulry, directeur France et Belgique de la plateforme, citant une étude Ifop dévoilée ce mardi. Plus de 75% des Français pratiquent aujourd’hui ce type d’activité, contemplative ou plus sportive, pendant leurs vacances. Et la possibilité d’en pratiquer une peut influencer le choix de destination de près d’une personne sur deux. »

Une occasion pour la plateforme de pousser les feux sur ses deux principaux piliers : un choix large et flexible d’hébergements touristiques ; et la commercialisation à proximité, sur un modèle de place de marché, de ces fameuses activités. Le dirigeant rappelle qu’elles sont constitutives de l’offre Airbnb, et censées nourrir les revenus de la plateforme, qui s’élevaient à près de 12,2 milliards de dollars l’an passé dans le monde. «Nous en proposons depuis 2017», rembobine Clément Eulry, qui voit les choses en grand pour la France, deuxième marché d’Airbnb après les États-Unis.

Attrait pour les communes rurales

Sur le papier, le marché est attractif. «Le territoire est d’une grande diversité, la France attire de nombreux touristes, à commencer par les Français (70%) et nous sommes l’acteur le mieux implanté, avec des offres dans plus de 80% des communes, et des habitudes déjà ancrées en milieu rural, où la demande explose, argumente le responsable. Nous avons par exemple doublé en quelques années le nombre de réservations dans les communes de moins de 4500 habitants.»

Une cible de choix. «Les offres d’activités y ont beaucoup de potentiel. Nous pouvons doubler les retombées économiques pour les territoires ruraux en cinq ans», chiffre-t-il, en rappelant que près de 40% des sondés déclaraient le mois dernier que le choix d’une activité outdoor devrait prendre plus d’importance dans leurs choix de séjour à l’avenir. «Tout concourt à une demande pour partager des moments actifs et conviviaux et des expériences réelles», appuie-t-il en songeant que ceux qui commercialisent aujourd’hui des hébergements peuvent demain devenir les promoteurs ou acteurs dans ce secteur.

AllTrails qui a apporté son écot à l’étude Ifop, enregistre les mêmes signaux. La plateforme américaine, spécialiste du référencement d’itinéraires détaillés ou d’idées de sorties et de parcours, dégage cinq catégories d’activités en croissance notable en termes de volume de requêtes : l’escalade (+119%) ; les raquettes à neige (+108%); la randonnée balisée (+87%); les escapades à vélo (+84%); ou les sports de pagaie (+60%).

Budget non extensible

La demande pour les activités est là, le jeu reste ouvert. La concurrence s’annonce vive avec des pure players comme GetYourGuide (spécialiste de la réservation d’activités), des généralistes comme Tripadvisor, et bien sûr les sites locaux, départementaux, régionaux... des offices de tourisme. La plateforme nationale Alentour, développée à la demande du gouvernement français en 2021 pour digitaliser et distribuer des activités de loisirs sur les territoires, s’est, elle, déjà perdue dans les limbes numériques...

Reste à structurer l’offre et le choix, en ayant en tête que les Français y consacreraient un budget maximum de 50 euros en plus de l’hébergement, selon l’étude. Airbnb parie sur la dynamique vertueuse qu’elle serait à même d’enclencher. Parfois décriée dans les aires urbaines ou très touristiques, la plateforme est perçue beaucoup plus favorablement dans les zones rurales. Elle travaille avec patience à s’y implanter, en mettant en avant l’activité qu’elle génère et les retombées économiques, taxes de séjour en tête. « Il y a une quinzaine de communes où un équilibre doit être retrouvé. Nous sommes implantés dans plus de 29.000 collectivités», défend Clément Eulry.

Déjà partenaire de l’Association des maires ruraux de France, Airbnb enfonce un nouveau coin en adhérant à France Montagnes, l’organisme de promotion des massifs français. Son président Jean-Luc Boch, maire de la Plagne en Savoie, a souvent souligné l’intérêt de développer une «offre Airbnb» introduisant plus de flexibilité que le sacro-saint séjour «samedi-samedi» en hiver, et susceptible d’attirer de nouveaux publics sur les sommets en été. La firme américaine a par ailleurs mis la main à la poche en s’offrant l’an passé et pour trois éditions un partenariat avec le très populaire Tour de France, prétexte à découvrir le territoire en lançant une série d«expériences exclusives» le long du tracé. Une publicité en mondovision.

Les ruralités, grandes gagnantes de la reconfiguration du tourisme post-Covid
Courrier des maires – Le 6 mai 2025 – Lien vers l’article



La pandémie de Covid-19 a accéléré et amplifié une redistribution territoriale des flux touristiques. De la Creuse à la Saône-et-Loire en passant par le Doubs, la Mayenne ou l’Oise, un certain nombre de territoires ruraux tirent leur épingle du jeu, avec une augmentation des nuitées tant dans les campings que les hôtels. Au contraire des grandes villes et métropoles régionales, Paris en tête mais aussi Bordeaux, Lyon ou Marseille. Cette transformation des habitudes va-t-elle perdurer, et ce alors que la hausse récente des prix du carburant pourrait de nouveau favoriser un tourisme de proximité à l'été 2026 ? Eléments de réponses, en cartes et en données, avec le chercheur Tegui Yvan Arnold, qui a analysé la différence de fréquentation touristique avant et après la pandémie de Covid-19


Avant 2020, le tourisme français était massivement concentré sur les métropoles, comme Paris, Lyon, Marseille ou Bordeaux. Entre 2015 et 2019, elles dominaient l’hôtellerie avec 76 % des nuitées et 69 % des locations de courte durée entre particuliers (PAP), les territoires ruraux ne pesant que 15 % et 23 % sur ces segments.


La pandémie de Covid-19 a amorcé un rééquilibrage progressif du tourisme français. Les zones rurales gagnent des parts de marché modestes en apparence (+ 1 et + 3 points en hôtellerie et en location PAP), mais représentant environ 8 millions de nuitées supplémentaires en hôtellerie et 19 millions en location PAP. Cette double dynamique explique pourquoi la reprise touristique rurale dépasse les niveaux d’avant-crise.


Quels départements tirent leur épingle du jeu ? Quels types d’hébergement portent cette transformation ? Et surtout, cette redistribution territoriale est-elle durable ?


Mes recherches démontrent que la résilience supérieure des zones rurales face aux métropoles sur 2020-2022 n’était pas un épiphénomène. En 2024, cette tendance se confirme. Les territoires ruraux résistent mieux à la baisse des fréquentations que les grandes métropoles, notamment franciliennes.


Près de 131 % de touristes en plus dans les territoires ruraux
Pour analyser cette redistribution, j’ai classé les départements selon trois catégories, suivant une méthodologie en fonction de la population hexagonale, de la faible densité et de l’éloignement, expliquée en détail dans mon article scientifique.


L’analyse distingue 41 départements de villes métropoles, où la majorité de la population vit dans une agglomération de plus de 250 000 habitants – Paris ou le Rhône – ; 13 urbains intermédiaires, structurés autour de villes moyennes – l’Ain ou la Moselle – et 42 ruraux, à faible densité et éloignés des grands pôles urbains – l’Allier ou la Lozère. Pour chaque département, j’ai modélisé la trajectoire de fréquentation qui aurait été observée en 2020 sans pandémie de Covid-19, en prolongeant les tendances 2015-2019. Les nuitées réellement enregistrées sont ensuite rapportées à cette projection.


Un indice de 70 % signifie que le territoire n’a réalisé que 70 % de sa fréquentation projetée, tandis qu’un indice de 131 % signifie qu’il la dépasse de 31 points. En 2020, la fréquentation touristique s’est effondrée partout : les territoires ruraux sont tombés à 68 % de leur niveau projeté, les urbains à 61 % et les métropoles à 57 %. En 2024, tous ont dépassé leurs niveaux de référence avec les zones urbaines à 139 %, rurales à 131 % et les métropoles à 128 %. Les trois typologies surperforment même par rapport à 2019.


Cette homogénéité cache des réalités contrastées. En hôtellerie, la reprise reste timide en 2024, à 95 % dans les zones rurales, à 96 % dans les zones urbaines et à 94 % dans les métropoles. En revanche, l’occupation des campings progresse fortement, de 110 % en territoire rural et 112 % dans les métropoles. Les locations de courte durée entre particuliers (PAP) connaissent quant à elles une croissance spectaculaire. Les zones rurales doublent quasiment leur niveau d’avant-pandémie de Covid-19 à 187 %, derrière les zones urbaines à 214 % mais devant les métropoles (179 %), témoignant d’une diversification réussie de l’offre rurale.


Domination rurale pour les hôtels et les campings
Au-delà de ces tendances moyennes par typologie, l’analyse détaillée des 96 départements révèle que les zones rurales dominent le podium des territoires les plus résilients. En 2024, les trois départements enregistrant le rebond le plus fort sont tous ruraux : la Creuse à 154 % de son niveau projeté, le Lot-et-Garonne à 133 % et la Lozère à 131 %. Ces territoires confirment la capacité des zones rurales à transformer la crise en opportunité.


L’évolution du Top 10 en hôtellerie penche également du côté rural. En 2020, neuf départements sur les dix plus performants étaient ruraux. En 2024, la reprise d’activité semble s’équilibrer – cinq départements ruraux, trois urbains et deux métropolitains –, mais avec toujours une présence marquée des zones rurales. À l’inverse, l’Île-de-France ferme la marche ; de la Seine-Saint-Denis au Val-d’Oise, les nuitées n’atteignent que 76 % à 86 % de leur niveau projeté. Même Paris, malgré l’effet des Jeux olympiques de 2024, plafonne à 95 % de son niveau d’avant-pandémie de Covid-19. Selon nos données, la plupart des grandes métropoles régionales n’ont pas retrouvé leur niveau de 2019 en hôtellerie. Cette évolution se retrouve dans les autres segments.


Pour les campings, la domination rurale – neuf départements sur dix en 2020 – s’est également diluée. En 2024, les départements des villes métropoles occupent six places du Top 10, témoignant de l’explosion du camping péri-urbain. Les locations de courte durée entre particuliers (PAP) continuent également leur croissance dans le rural et l’urbain. En 2024, le Top 10 se partage entre cinq départements ruraux et cinq urbains, sans aucune métropole. Ce segment valorise particulièrement les territoires de « seconde couronne », ni grandes villes ni rural isolé, comme l’Oise aux portes de Paris ou la Saône-et-Loire à proximité de Lyon.


Nature, espace et faible densité
Trois facteurs expliquent ce basculement durable.


D’abord, la fragilité structurelle des métropoles, dépendantes du tourisme d’affaires et international. La généralisation du télétravail et des visioconférences a durablement réduit les déplacements professionnels. Les zones rurales, moins exposées, ont mieux résisté.


Le second facteur tient d’un changement durable des préférences. Les voyageurs recherchent nature, espace et faible densité. Les restrictions de mobilité ont conduit les Français à redécouvrir les territoires ruraux proches, créant des habitudes durables. Le télétravail – 26 % des cadres selon la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) et la « workation » (contraction de work et de vacation) renforce cette tendance, avec le changement climatique. Les canicules urbaines rendent les métropoles moins attractives, tandis que les zones montagnardes offrent une fraîcheur recherchée.


Enfin, la hausse de 18 % du prix des transports en France entre 2019 et 2024 a favorisé le tourisme de proximité. Les zones rurales en ont particulièrement bénéficié, combinant accessibilité depuis les métropoles et attributs recherchés post-pandémie de Covid-19.


Les métropoles sont les perdantes

Cette dynamique n’est pas acquise. Les territoires ruraux restent pénalisés par un déficit d’accessibilité, une offre numérique en retard et un parc d’hébergement vieillissant. Transformer l’afflux post-pandémie de Covid-19 en fréquentation durable suppose de combler ces écarts structurels, un défi que les données actuelles ne permettent pas encore de considérer comme relevé.


Cette redistribution territoriale ne semble pas désigner un vainqueur unique. Si les zones rurales ont globalement mieux résisté à la baisse du tourisme avec la pandémie de Covid-19, les zones urbaines intermédiaires, villes moyennes combinant accessibilité et cadre de vie, émergent comme un profil territorial gagnant. Les véritables perdants de cette recomposition sont clairement les grandes métropoles, particulièrement l’Île-de-France.


Les facteurs structurels qui portent cette redistribution ne s’inverseront pas. Les acteurs territoriaux doivent donc intégrer cette nouvelle donne dans leur politique de développement touristique. L’enjeu n’est plus de savoir si cette recomposition persiste, mais comment les territoires s’y adaptent. 

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« Quand le travail ne paie plus » : bienvenue dans la France Airbnb
Le Point – Le 11 avril 2026 – Lien vers l’article

Dans une interview au « Point », Jean-Laurent Cassely brosse le portrait des hôtes Airbnb français, à l’appui d’une étude inédite qu’il vient de publier.

Un poste d’observation inédit. Jean-Laurent Cassely, essayiste et consultant, vient de publier une étude fouillée sur ces Français qui mettent en location leurs biens sur la plateforme Airbnb.

L’enquête, intitulée « Un apéro avec 800 000 Français » (Maison Cassely), et qui s’appuie sur les données du géant américain de la location courte durée, brosse le portrait d’une France des classes moyennes.


Au-delà des données sociodémographiques, le coauteur du remarquable La France sous nos yeux (Seuil, 2021), nous invite à découvrir une population de propriétaires, ni reléguée, ni privilégiée mais qui se bouge pour mieux vivre à l’heure où le travail salarié ne paie plus. Entretien.


Le Point : Quel est le portrait-robot de l’hôte Airbnb ?Jean-Laurent Cassely : Ils habitent un peu partout en France : dans les grandes villes et leurs couronnes résidentielles, les villes moyennes, à la campagne, le long des littoraux… Environ 80 % d’entre eux résident hors Île-de-France, ce qui correspond à la répartition de la population.


Sur le plan sociodémographique, les hôtes Airbnb forment un échantillon de Français légèrement déformé par le haut, car ce sont plutôt des gens de la deuxième moitié de la pyramide des âges et de la pyramide sociale. Leur âge médian est de 48 ans (contre 42 ans en France), et dans la vraie vie – pour en avoir rencontré des dizaines, voire des centaines – ils ont majoritairement entre une quarantaine et une soixantaine d’années. Leur point commun est enfin qu’ils sont propriétaires.


Vous parlez de France « mainstream » dans votre étude. Qu’entendez-vous par là ?
Actifs ou retraités, ils exercent ou ils ont exercé toutes sortes de métiers – comptable, militaire, infirmière, agent immobilier, enseignant –, ils sont pour la plupart imposables et ils appartiennent aux classes moyennes et moyennes supérieures. Ce n’est ni la France des relégués, ni celle des privilégiés. Il s’agit d’un vaste entre-deux de gens qui travaillent en plus pour obtenir un complément de revenus. Le revenu brut médian annuel s’élève à 4 300 euros.


Qu’est-ce qui les anime ? L’argent ?
La motivation première, c’est évidemment l’argent. Ce sont des gens qui cherchent à payer leurs charges, à améliorer leur cadre de vie, à financer des travaux ou des vacances, ou encore à maintenir un certain niveau de confort. Cela dit, les hôtes les plus réguliers ont en commun d’avoir développé une vraie fibre entrepreneuriale, un sens de la gestion et un excellent relationnel.


Et à l’heure du repli sur soi, j’ai pu observer chez beaucoup d’entre eux quelque chose d’assez frappant : un fort esprit d’ouverture, une vraie envie de partager, de créer des moments de convivialité – prendre l’apéritif avec leurs voyageurs, par exemple. C’est très français, ça. Et ça n’exclut pas la motivation économique : les deux aspects peuvent s’entremêler. D’autres préfèrent évidemment en rester à un plan plus formel et ne pas rencontrer les voyageurs, et inversement.


Comment va cette France-là, dont vous prenez le pouls ?
Plutôt bien sur le plan du moral, et pas trop mal sur le plan économique ! Dès qu’on les rencontre, ils commencent généralement par dire : « On n’est pas les plus à plaindre. Certes, on a un crédit ou deux sur le dos, mais on peut y faire face. » Ils ont parfaitement conscience que d’autres n’ont pas cette chance. L’un d’eux me disait : « On appartient à la classe moyenne plus. »


Ce sentiment vient du fait qu’ils sont installés dans la vie et qu’ils ont réussi à se constituer un patrimoine. C’est d’ailleurs un point central de leur parcours. C’est intéressant, car le grand débat actuel est précisément de savoir si les jeunes générations pourront, elles aussi, devenir propriétaires sans l’aide d’un héritage.


Antoine Foucher a écrit un essai dans lequel il démontre que le travail ne permet plus d’améliorer nettement son niveau de vie. La France que vous avez analysée est-elle celle qui l’a compris et a choisi de prendre le taureau par les cornes ?
Parfaitement. Ils ont intégré que le salaire ne suffisait pas pour bien vivre et qu’ils devaient trouver des solutions. Notre enquête raconte la conversion entrepreneuriale d’une France moyenne et provinciale, loin de l’image que l’on garde parfois de l’usager de l’économie numérique lors de son introduction en France. L’économie des plateformes est devenue une sorte d’exhausteur de classes moyennes.


Ce qui les unit, c’est l’idée que le travail ne suffit plus toujours et qu’il faut trouver des moyens complémentaires pour maintenir ou améliorer son niveau de vie, face à un horizon d’attentes qui a complètement changé : coût de l’accès à la propriété, études des enfants, loisirs et vacances, etc.


Certains vont générer de petits compléments de revenus en louant leur résidence secondaire ou une dépendance dans leur jardin transformé en tiny house. D’autres vont se lancer dans une logique d’investissement et gagner des sommes plus importantes.


Comment se placent-ils politiquement ?
Si on la regarde sous l’angle du patrimoine et qu’on la perçoit comme une France de petits propriétaires, cette France des hôtes peut apparaître comme plutôt conservatrice. Mais en même temps, on observe un goût pour l’initiative, une forme d’esprit entrepreneurial, une appétence pour le risque. On voit par exemple des seniors qui se sont lancés sur Airbnb il y a dix ans : des profils assez agiles, pour reprendre un terme à la mode.


Ce qui ressort, c’est donc un portrait très contrasté. On n’a volontairement pas posé de questions politiques directes – ce n’était pas l’objet – mais on perçoit bien une tension : d’un côté, une logique entrepreneuriale, plutôt compatible avec une sensibilité libérale ; de l’autre, une curiosité pour les autres, une ouverture relationnelle qui pencherait davantage à gauche sur le plan culturel.


Un électorat du bloc central, peut-être ?
Les profils sont très divers : ce n’est pas un bloc homogène. Il y a cependant une sensibilité accrue à la fiscalité. On entend souvent : « Moi, je suis de gauche, mais… on est quand même très taxés en France. » Ce « mais » est révélateur. Avec l’âge, avec l’accumulation d’un petit patrimoine, ils deviennent plus sensibles à ces questions. En résumé, ces Français oscillent entre une France ouverte et une France inquiète.

Vols annulés : des centaines de suppressions laissent les passagers entre frustration, embarras et colère
Le Monde – Le 3 mai 2026 – Lien vers l’article

 
La guerre au Moyen-Orient a provoqué le doublement du prix du kérosène en quelques semaines. De très nombreux transporteurs, notamment low cost, ont supprimé les avions peu remplis ou peu rentables. Les droits des passagers sont alors protégés, mais dans certaines limites.


Cela aurait dû être la parenthèse du printemps, pour Annette, formatrice de 52 ans, et ses deux ados, vivant à Chambéry : une semaine en Grèce du 9 au 16 avril, réservée plusieurs mois à l’avance pour profiter de prix attractifs. Mais, le 12 mars, la compagnie Volotea annonce l’annulation de son aller-retour Lyon-Athènes « en raison de l’instabilité géopolitique persistante au Moyen-Orient », sans solution de remplacement acceptable pour Annette (les témoins cités ont souhaité garder l’anonymat). « Ils viennent de me rembourser, témoigne-t-elle, vendredi 1er mai. Mais pour les sept nuits d’hôtel, j’ai juste un avoir de 40 % du prix du séjour. »


Comme Annette, des centaines de voyageurs aériens se retrouvent entre frustration, embarras et parfois colère, du fait d’une vague d’annulations de vols inédite depuis la pandémie de Covid-19. La guerre au Moyen-Orient a entraîné le doublement du prix du kérosène en quelques semaines. Le carburant d’aviation représentait un gros quart des coûts des compagnies aériennes lorsqu’il revenait à 800 dollars (682 euros) la tonne. Il constitue aujourd’hui, à 1 500 dollars la tonne environ, presque la moitié de leurs frais.


Conséquence : de très nombreux transporteurs ont décidé de réduire leurs programmes, supprimant les avions peu remplis ou peu rentables. Dernier cas en date, Transavia (filiale d’Air France-KLM) a annoncé, dimanche 26 avril, la suppression de 2 % de ses vols en mai et en juin. Combien d’annulations au total affectent-elles les clients des compagnies desservant la France ce printemps ? Le chiffre est difficile à établir, mais, pour les seules « low cost », qui totalisent 25 000 à 30 000 décollages mensuels des aéroports tricolores, on peut évaluer au minimum que jusqu’à 500 vols auront été supprimés avant l’été.

Cela fait beaucoup de passagers dont les séjours sont chahutés. Pour en savoir plus sur leur expérience, Le Monde a lancé un appel à témoignages. Y ont répondu Hugues, 39 ans, attaché territorial à Paris, dont le vol Vueling entre Paris et Oviedo (Espagne) du 2 juin a été remplacé par un Paris-Barcelone-Oviedo de cinq heures au lieu d’une heure quarante-cinq. Il y a Nathalie, cadre parisienne, dont le vol Transavia Monastir (Tunisie)-Paris a été annulé le matin même, avec une solution de remplacement incompatible avec son emploi du temps. Il y a aussi Alexis, Francilien de 26 ans, qui, en raison de l’annulation de son aller-retour Paris-Milan (Italie) par Transavia, perd presque 3 200 euros de réservation Airbnb et de location de voiture. Ou encore Lionel, fonctionnaire de 56 ans, qui concocte depuis octobre 2025 son voyage en famille en Islande pour juin, et qui doit tout réorganiser parce que Transavia a décalé le retour.


« Mécanisme temporaire d’ajustement »
Anne-Claire, 41 ans, salariée à Nantes, a elle aussi vu son projet familial compromis : un voyage de quatre jours à Pise (Italie), fin juin, en guise de cadeau d’anniversaire pour les 18 ans de sa nièce. Mais Volotea a modifié le retour, et voilà le séjour réduit de moitié ! Elle a changé de destination, toujours avec Volotea.


Cette compagnie low cost, établie en Espagne et spécialisée dans les vols directs entre villes régionales, est particulièrement ciblée par les griefs des voyageurs : suppressions sans préavis, remboursements tardifs, service après-vente injoignable ou kafkaïen… Elle a en particulier mis en place, le 16 mars, un programme qui indigne ses clients : le Fair Travel Promise, qui ajoute, dans les conditions générales, la possibilité de changer le prix après l’achat du billet. Le 20 avril, l’association espagnole de défense des consommateurs Facua a réclamé à son gouvernement l’ouverture d’une enquête sur ces pratiques tarifaires.


Contactée, Volotea indique que ce « mécanisme temporaire d’ajustement » des prix, mis en place pour prendre en compte les variations du kérosène, joue autant à la hausse qu’à la baisse, et ne peut dépasser 14 euros. L’entreprise confirme au passage avoir ajusté son programme global jusqu’à fin juin, précisant qu’en France, où elle est très présente, « les annulations concernées représentent moins de 0,5 % du total des vols prévus par la compagnie en 2026 ». Elle affirme, enfin, limiter l’impact pour ses clients et les accompagner au mieux dans la réorganisation de leur voyage.


On le voit, les droits des passagers aériens sont parfois mis à mal et risquent de continuer à l’être dans les semaines à venir. En France, les citoyens voyageurs sont protégés par deux législations différentes, selon qu’ils prennent un vol sec ou un voyage sous forme de forfait, qui englobe transport, hébergement et prestations éventuelles.


Dans le premier cas, c’est le règlement européen 261/2004 qui s’applique. Il donne droit au remboursement intégral, dans les sept jours, du prix du billet en cas d’annulation, quelle qu’en soit la cause. En plus de ce remboursement, une indemnisation versée par la compagnie, allant de 250 à 600 euros en fonction de la longueur du trajet, est prévue après une suppression de vol ou en cas d’impossibilité de monter dans l’avion. Mais à deux conditions : que l’annulation ait été notifiée dans les quatorze jours avant le vol et qu’elle relève de la responsabilité de la compagnie. Lorsqu’il existe des « circonstances extraordinaires » conduisant la compagnie à annuler, le client n’est pas indemnisé.


Bataille autour du règlement européen
La situation actuelle pourrait donner lieu à débat, voire à contentieux. « Avec la pénurie de kérosène, la notion de circonstance extraordinaire paraît s’imposer », analyse Imane El Bouanani, responsable juridique France de Flightright, plateforme spécialisée dans la défense des droits des passagers. Un point de vue partagé par Daniella Girondin-Vaudrémont, avocate à Paris, experte en droit de l’aérien.


Mais pas forcément par son confrère marseillais Ronny Ktorza, professeur de droit à Kedge Business School, lui aussi spécialisé dans la défense des voyageurs. « Pour moi, la question n’est pas tranchée, dit-il. Car ce n’est pas un manque concret de kérosène, mais plutôt le choix économique de la compagnie qui motive l’annulation. » « Ce qui est certain, c’est que le règlement européen prévoit une assistance (un billet de remplacement) et une prise en charge (nourriture et hébergement) en cas de perturbation, ajoute Me Girondin-Vaudrémont. Des obligations auxquelles les compagnies ne peuvent se soustraire. »


Ces perturbations et ces débats adviennent dans un contexte particulier : celui de la bataille autour du règlement 261/2004. Une conciliation est en cours jusqu’au 15 juin, à Bruxelles, entre les représentants du Parlement européen, des Etats membres et de la Commission sur un projet de modification des droits des passagers, prévoyant globalement un amoindrissement. Par exemple, l’indemnisation maximale en cas d’annulation ou de gros retard serait limitée à 500 euros, et le prix pour un vol de remplacement serait désormais plafonné.


Tout cela a de quoi faire renoncer les touristes aux voyages organisés par eux-mêmes, et à les faire revenir vers les solutions « tout en un » des agences de voyages, plus onéreuses, mais plus protectrices. « Dans ce cas, c’est le code du tourisme qui s’applique, explique Me Girondin-Vaudrémont. Il permet un remboursement intégral de toutes les prestations, ce que ne prévoit pas le règlement de l’Union européenne. » Une leçon qu’a apprise Annette, la Savoyarde, à ses dépens.

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AI Overviews (Google) n’est toujours pas déployé en France, mais les discussions avancent
L’Echo Touristique – Le 24 avril 2026 – Lien vers l’article

 


Pour Charles-Antoine Duron, directeur du secteur du travel et de l’automobile chez Google, les acteurs du voyage doivent se préparer activement au virage IA des voyageurs.


« Les capacités de Gemini, donc notre LLM*, sont désormais disponibles dans [quasiment] l’ensemble de nos solutions, a souligné Charles-Antoine Duron, directeur du secteur du travel et de l’automobile chez Google, lors du récent salon Food Hotel Tech. Ce qui veut dire que l’on a fait évoluer notre moteur de recherche. Malheureusement, ce n’est pas encore visible en France, car nous avons des discussions avec le régulateur très saines. »


Une question de droit voisin
Effectivement, AI Overviews (Aperçu IA) et le mode IA n’ont pas encore débarqué sur le marché français, alors que ces deux outils IA de Google le sont presque partout dans le monde.


Pourquoi une telle incongruité ? En raison de l’épineuse question des droits voisins en Europe. Le géant américain de la recherche doit trouver un terrain d’entente avec l’univers de la presse. En Europe, les droits voisins obligent surtout les acteurs de l’intelligence artificielle à payer la presse quand elles réutilisent des extraits d’articles. Ces grands groupes à l’image de Google et d’OpenAI négocient par conséquent des accords avec les éditeurs. Les discussions s’avèrent plus compliquées en France qu’ailleurs en Europe.


Deux modes d’avenir
AI Overviews, c’est la réponse générée par l’IA de Google. Vous effectuez une requête classique sur le moteur de recherche. Google répond alors en langage naturel, comme le ferait ChatGPT, tout en affichant des liens classiques. Le Mode IA est pour sa part un nouvel onglet du moteur de recherche, pour les internautes qui d’emblée veulent une « conversation » avec Gemini, parce qu’ils estiment que leur recherche est complexe.


Les acteurs du voyage doivent dès maintenant se préparer à l’avènement de ces nouvelles fonctionnalités. Il leur faut notamment travailler leur référencement dans les IA, le fameux GEO pour « Generative Engine Optimization ».
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Une plateforme numérique, cest bien

Se rencontrer 'en vrai', c'est bien aussi !

Nous serons présents au forum Néoko le 2 juin à La Rochelle, organisé par notre partenaire Charentes Tourisme

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«Doubler les retombées économiques pour les territoires ruraux en cinq ans» : voici le plan d’Airbnb pour profiter de l’essor des activités outdoor
Le Figaro – Le 14 avril 2026 – Lien vers l’article


La plateforme identifie une demande croissante pour les activités de plein air et les territoires ruraux en France. Escalade, randonnée pédestre ou à vélo... deviennent des déclencheurs de séjours et profitent de prix abordables. Airbnb entend contribuer à structurer l’offre d’«expériences» en parallèle à l’hébergement.

Un cours d’escalade en Haute-Savoie, un trail-running sur les crêtes du Sancy, ou une descente en canoë en Ardèche. Voilà le genre d’annonces d’«expériences» qui devrait fleurir ces prochaines semaines sur Airbnb. La plateforme cible un filon identifié au sortir du Covid, et qui continue de croître : les activités de plein air. «Nous sommes sur une tendance de fond, résume Clément Eulry, directeur France et Belgique de la plateforme, citant une étude Ifop dévoilée ce mardi. Plus de 75% des Français pratiquent aujourd’hui ce type d’activité, contemplative ou plus sportive, pendant leurs vacances. Et la possibilité d’en pratiquer une peut influencer le choix de destination de près d’une personne sur deux. »

Une occasion pour la plateforme de pousser les feux sur ses deux principaux piliers : un choix large et flexible d’hébergements touristiques ; et la commercialisation à proximité, sur un modèle de place de marché, de ces fameuses activités. Le dirigeant rappelle qu’elles sont constitutives de l’offre Airbnb, et censées nourrir les revenus de la plateforme, qui s’élevaient à près de 12,2 milliards de dollars l’an passé dans le monde. «Nous en proposons depuis 2017», rembobine Clément Eulry, qui voit les choses en grand pour la France, deuxième marché d’Airbnb après les États-Unis.

Attrait pour les communes rurales
Sur le papier, le marché est attractif. «Le territoire est d’une grande diversité, la France attire de nombreux touristes, à commencer par les Français (70%) et nous sommes l’acteur le mieux implanté, avec des offres dans plus de 80% des communes, et des habitudes déjà ancrées en milieu rural, où la demande explose, argumente le responsable. Nous avons par exemple doublé en quelques années le nombre de réservations dans les communes de moins de 4500 habitants.»

Une cible de choix. «Les offres d’activités y ont beaucoup de potentiel. Nous pouvons doubler les retombées économiques pour les territoires ruraux en cinq ans», chiffre-t-il, en rappelant que près de 40% des sondés déclaraient le mois dernier que le choix d’une activité outdoor devrait prendre plus d’importance dans leurs choix de séjour à l’avenir. «Tout concourt à une demande pour partager des moments actifs et conviviaux et des expériences réelles», appuie-t-il en songeant que ceux qui commercialisent aujourd’hui des hébergements peuvent demain devenir les promoteurs ou acteurs dans ce secteur.

AllTrails qui a apporté son écot à l’étude Ifop, enregistre les mêmes signaux. La plateforme américaine, spécialiste du référencement d’itinéraires détaillés ou d’idées de sorties et de parcours, dégage cinq catégories d’activités en croissance notable en termes de volume de requêtes : l’escalade (+119%) ; les raquettes à neige (+108%); la randonnée balisée (+87%); les escapades à vélo (+84%); ou les sports de pagaie (+60%).

Budget non extensible
La demande pour les activités est là, le jeu reste ouvert. La concurrence s’annonce vive avec des pure players comme GetYourGuide (spécialiste de la réservation d’activités), des généralistes comme Tripadvisor, et bien sûr les sites locaux, départementaux, régionaux... des offices de tourisme. La plateforme nationale Alentour, développée à la demande du gouvernement français en 2021 pour digitaliser et distribuer des activités de loisirs sur les territoires, s’est, elle, déjà perdue dans les limbes numériques...

Reste à structurer l’offre et le choix, en ayant en tête que les Français y consacreraient un budget maximum de 50 euros en plus de l’hébergement, selon l’étude. Airbnb parie sur la dynamique vertueuse qu’elle serait à même d’enclencher. Parfois décriée dans les aires urbaines ou très touristiques, la plateforme est perçue beaucoup plus favorablement dans les zones rurales. Elle travaille avec patience à s’y implanter, en mettant en avant l’activité qu’elle génère et les retombées économiques, taxes de séjour en tête. « Il y a une quinzaine de communes où un équilibre doit être retrouvé. Nous sommes implantés dans plus de 29.000 collectivités», défend Clément Eulry.

Déjà partenaire de l’Association des maires ruraux de France, Airbnb enfonce un nouveau coin en adhérant à France Montagnes, l’organisme de promotion des massifs français. Son président Jean-Luc Boch, maire de la Plagne en Savoie, a souvent souligné l’intérêt de développer une «offre Airbnb» introduisant plus de flexibilité que le sacro-saint séjour «samedi-samedi» en hiver, et susceptible d’attirer de nouveaux publics sur les sommets en été. La firme américaine a par ailleurs mis la main à la poche en s’offrant l’an passé et pour trois éditions un partenariat avec le très populaire Tour de France, prétexte à découvrir le territoire en lançant une série d«expériences exclusives» le long du tracé. Une publicité en mondovision.

Nous vous donnons RDV le 15 juin prochain pour les prochaines actualités.

Arnaud et Simon

Dormira.fr

Les actus d'avril 2026

Bonjour à tous,


Nous esperons que votre activité n'est pas trop impactée par le contexte international. Beaucoup de propriétaires nous informent de réservations en baisse par rapport aux années précédentes.

Nous préférons attendre les retours concrets et les statistiques officielles pour vous les partager lors des prochaines actus le 15 mai.

Du côté de notre plateforme, nous continuons les développements techniques, notamment sur la reconnaissance de dormira.fr par les moteurs de recherche en I.A.

Nous avons aussi mis en ligne sur chaque espace propriétaire les liens individuels des annonces envoyées sur Google Maps. Pour voir un exemple de fiche, vous pouvez cliquez ici. (Gîte Les Clos Clément)

Bonne lecture !

Arnaud et Simon

Dormira.fr

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Jérôme Fourquet : « La montée en gamme du tourisme va poser un problème politique »
L’Echo Touristique – Le 2 avril 2026 – Lien vers l’article
C’est, en France, l’expert en études d’opinion. Jérôme Fourquet travaille depuis 30 ans dans l’univers des instituts de sondages. Depuis cette tour de contrôle, le directeur du département Opinion de l’Ifop observe les transformations de la société française. Une société qui se métamorphose avec l’essor du tourisme, dans ses territoires et les pratiques hédonistes des Français. Pilier de l’économie, le tourisme devient central dans nos vies, mais la montée en gamme va à terme poser un problème politique, explique le fin analyste dans une interview à L’Écho touristique.*

  • L’Écho touristique : « Le tourisme transforme le territoire », dîtes-vous dans le livre « Métamorphoses françaises ». Comment ?

Jérôme Fourquet : Avant de vous répondre, il est utile de poser un diagnostic. Le secteur du tourisme représente environ 10 % du PIB en France, soit autant que l’industrie. Ce poids économique a un impact considérable sur l’organisation des territoires, notamment dans les régions au fort potentiel touristique : le littoral, la montagne, les châteaux de la Loire, les sites d’implantation des parcs d’attraction… Par exemple, depuis le début des années 60, le nombre de résidences secondaires a explosé. Elles représentent désormais 10 % du parc immobilier français, entre les maisons de famille et les constructions nouvelles. Sur la façade ouest, c’est le « nouveau mur de l’Atlantique » ! Tout un tissu économique s’est développé autour, pour louer, entretenir, vendre les maisons et proposer des activités récréatives.

  • Le tourisme vous a-t-il semblé présent ou absent des municipales ? Représente-t-il d’ailleurs un véritable enjeu électoral ?

Jérôme Fourquet : Le tourisme génère des retombées économiques positives sur les territoires. Mais des zones sont néanmoins victimes de surfréquentation. Airbnb sert de paratonnerre, même si le surtourisme existait avant la plateforme. La question de la régulation des plateformes de locations saisonnières s’est ainsi invitée dans les municipales. L’enjeu électoral s’observe aussi dans le coup de frein que veulent donner certains territoires à la construction de résidences secondaires. Et ces débats ont lieu parce que le tourisme a pris une ampleur spectaculaire dans notre pays.

  • Et, aussi, dans la vie des Français…

Jérôme Fourquet : Les vacances et les loisirs occupent effectivement une place centrale dans l’imaginaire collectif. Quand l’ex-Premier ministre François Bayrou a présenté son plan d’économie, les Français ont d’ailleurs retenu une mesure en particulier : son projet de suppression de deux jours fériés au printemps**. Cela a engendré une véritable levée de boucliers parmi les nombreuses personnes qui partent en vacances ou en week-end à cette période mais aussi parmi les professionnels du tourisme. Cet épisode rappelle l’importance du tourisme domestique. Les 35 heures et leurs RTT ainsi que la croissance de la population des retraités, qui peuvent partir toute l’année, jouent un rôle moteur dans ce phénomène. D’ailleurs, le hors saison s’est considérablement dilaté. La saison touristique commence à Pâques et se termine à la Toussaint, ce qui a de puissants effets sur l’économie locale.

Loi Le Meur portant sur la régulation des locations en meublé de tourisme
Du concret et de l’humain pour comprendre les enjeux et optimiser sa gestion
Trajectoires Tourisme Auvergne Rhône Alpes – Le 30 mars 2026 – Lien vers l’article



« Chouette, la déclaration d’impôts arrive ! » C’est ce que les propriétaires de meublés et les structures locales qui les accompagnent, offices de tourisme et collectivités, pourraient bien affirmer après avoir suivi la formation Intégrer les évolutions liées à la réforme des meublés de tourisme dispensée par Gilles Thomas, consultant spécialisé dans le cadre juridique de ce secteur d’activité.

Une réforme du régime fiscal pour inciter au classementLa déclaration fiscale de ce printemps 2026 va en effet mettre en application les modifications issues de la loi Le Meur de 2024 et détaillées dans la loi de finances : « les abattements fiscaux sont nettement diminués pour les meublés au régime micro BIC, surtout s’ils ne sont pas classés » explique Gilles Thomas. « Les seuils de chiffres d’affaires obligeant à basculer au régime réel sont eux aussi considérablement modifiés, et là encore, essentiellement pour les hébergements non classés » précise le formateur. Un régime qui contraint le gérant à faire tenir une comptabilité détaillée par un expert mais, avantage non négligeable, qui permet de déduire frais de gestion et amortissement du bien immobilier. Dans tous les cas, le montant de l’impôt peut vite grimper si on ne maîtrise pas les chiffres et les subtilités des différents régimes.


La bonne nouvelle dans tout ça ? La loi de finances 2026 qui vient d’être votée stabilise a priori la fiscalité pour les meublés de tourisme en vue de la déclaration d’impôts du printemps 2027.


Une déclaration en ligne obligatoire
En sus des nouvelles exigences en matière de performance énergétique, une autre modification majeure est à venir : le numéro d’enregistrement, qui était jusqu’à lors au bon vouloir des communes, va être généralisé en fin d’année. « Un support national va être déployé en ligne pour que chaque loueur déclare son bien et se voie attribuer un numéro. Cette démarche deviendra en outre un prérequis pour s’inscrire sur une plateforme commerciale » précise Gilles Thomas qui ajoute : « les chambres d’hôtes sont également concernées par ces changements ». 


Des collectivités locales plus autonomes pour réguler l’offre locative
La loi Le Meur, qui vise globalement à « renforcer les outils de régularisation des meublés de tourisme à l’échelle locale pour remédier aux déséquilibres du marché locatif » selon Jérôme Forget (e-tourisme.info) intègre d’autres réformes juridiques. La durée maximale de location dans une résidence principale peut être abaissée de 120 à 90 jours par la commune alors que les résidences secondaires ne sont pas plafonnées. Elle ouvre également le droit aux mairies de plafonner le taux de locatif touristique dans les copropriétés. 


Avec ces évolutions, les collectivités locales prennent plus d’autonomie pour calibrer le développement des hébergements touristiques locatifs sur leur territoire, ce qui peut rapidement s’avérer être un véritable casse-tête pour qui n’est pas spécialiste. Et c’est bien là l’avantage de suivre une formation structurée, parfaitement actualisée, étayée d’exemples issus du terrain et qui inclut un véritable temps d’échange et de questions-réponses. Car c’est ce que défend Gilles Thomas : « Je pars de cas réels pour expliquer ces réformes, ce que l’IA est incapable de proposer ! La pédagogie et l’humain permettent d’appréhender ces éléments complexes de manière claire, détaillée et personnalisée au cours de la formation. »


Des professionnels en attente d’un accompagnement des collectivités et des OGD
« J’ai entendu parler de la réforme mais c’est compliqué. J’attends que l’office de tourisme nous donne des informations détaillées pour éventuellement modifier ma déclaration d’impôts » confie d’ailleurs Patricia, propriétaire de l’Espace-Temps dans le Massif du Pilat. 


Et quand on lui parle de l’obligation d’avoir un numéro d’enregistrement, elle répond dans un soupir : « j’ai un SIRET, mais j’ignore ce qu’est cet autre numéro. Je lis des informations sur Instagram mais c’est complexe de savoir comment les appliquer à sa propre structure. »

À Oléron, 19 propriétaires reçoivent jusqu’à 10 000 euros pour ne plus louer leur bien aux touristes
Le Parisien – Le 8 avril 2026 – Lien vers l’article

Ces propriétaires ont accepté de convertir leurs locations touristiques en location à l’année en échange d’une prime à la conversion instaurée en janvier 2026. « Très significatif », estime Michel Parent, le président de l’intercommunalité oléronaise.

Depuis le 1er janvier 2026, l’île d’Oléron propose une « prime à la conversion » aux propriétaires de biens immobiliers. L’idée ? Favoriser, via un coup de pouce financier non négligeable, la conversion des locations saisonnières en locations à l’année. Pour convaincre, l’île d’Oléron (Charente-Maritime) et ses huit communes proposent jusqu’à 10 000 euros avec un montant minimal de 5 000 euros.

Ce contrat baptisé « louons à l’année » a déjà séduit une vingtaine de propriétaires, détaille Michel Parent, le maire du Château-d’Oléron et président de la communauté de communes oléronaise. « C’est très significatif pour nous. En quelques mois, nous avons rendu ces biens disponibles à la location de longue durée », assure-t-il, « satisfait par cette initiative que nous poursuivrons ». Michel Parent ne donne plus de prévisions mais l’objectif de 150 logements convertis en 3 ans était initialement évoqué.

Financé par le combat judiciaire contre les plates-formes de locations
Dans le détail et selon les services de l’intercommunalité, 19 dossiers ont bel et bien été validés : deux à Saint-Denis-d’Oléron comme à Dolus-d’Oléron, un à Grand-Village-Plage comme au Château-d’Oléron. Six ont été déposés et acceptés à Saint-Pierre-d’Oléron ; sept à Saint-Georges-d’Oléron. Seules les communes de Saint-Trojan-les-Bains et de La Brée-les-Bains n’ont encore enregistré aucun candidat. Le montant moyen des subsides publics versés aux propriétaires atteint pour le moment 8 284 euros. Dix-sept maisons et deux appartements avec une surface moyenne de 65 m2 ont bénéficié de cette prime à la conversion copiée sur le modèle des Sables-d’Olonne.

La commune vendéenne propose cette aide de 10 000 euros depuis janvier 2022. Selon Michel Parent, ce dispositif intéresse désormais la commune de Mimizan (Landes) qui aurait pris attache avec les services oléronais. Mais contrairement aux Sables-d’Olonne et à toutes les communes sensibles à cette carotte financière, l’île d’Oléron possède un avantage certain.

Sa prime à la conversion est en effet financée grâce au butin amassé face aux plates-formes de locations touristiques dans des contentieux liés à la collecte de la taxe de séjour. Dans l’attente du versement définitif des 8,6 millions d’euros gagnés en appel face à la transnationale Airbnb, l’île d’Oléron peut d’ores et déjà compter sur l’enveloppe de 400 000 euros versée par Le Bon Coin.

Vous voulez comprendre à quoi sert dormira.fr ?

Lisez notre présentation :

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Article fourni par notre partenaire expert-comptable TYLS :

Facturation électronique : ce que doivent retenir les propriétaires de gîtes et meublés touristiques

La réforme de la facturation électronique arrive, et beaucoup de propriétaires de gîtes, chambres d’hôtes ou locations courte durée s’interrogent : Suis je concerné ? Dois je changer ma façon de facturer les voyageurs ? Et qu’en est il de mes factures d’eau, EDF ou Internet ?

Bonne nouvelle : la situation est plus simple qu’elle n’y paraît. Voici l’essentiel.

Qu’est ce que la facturation électronique ?
La facture électronique est une facture émise, transmise et reçue dans un format structuré (Factur X, UBL, CII) via une Plateforme Agréée déclarée auprès de l’administration fiscale.
Un simple PDF envoyé par email ne sera plus considéré comme conforme.
Pourquoi êtes vous concernés, même si vous ne vous considérez pas comme “professionnels” ?

Dès lors qu’un loueur dispose d’un numéro SIRET, il est considéré comme exerçant une activité économique. Il devra donc se conformer à la réforme, même si :

  • Il loue ponctuellement,
  • Il n’est pas assujetti à la TVA,
  • Il ne se considère pas comme un professionnel.

👉 Le SIRET = obligation d’entrer dans le dispositif.

Ce qui change vraiment 

À partir du 1er septembre 2026

Les grandes entreprises, puis progressivement tous les fournisseurs, n’adresseront plus de PDF, mais des factures électroniques. Les loueurs devront donc avoir choisi une Plateforme Agréée pour recevoir leurs factures fournisseurs. Sans plateforme, les factures ne seront plus transmises.

En cas d’absence de désignation, et après une mise en demeure restée sans suite, l’administration appliquera une amende de 500 €, pouvant augmenter en cas de persistance.

À partir du 1er septembre 2027

Tous les loueurs soumis à la TVA devront émettre des factures électroniques aux voyageurs. Pour la location meublée classique (sans TVA), il n’y aura aucune obligation d’émettre des factures électroniques.

TYLS accompagne ses propriétaires
TYLS fournit à ses clients un accompagnement clé en main : activation d’une Plateforme Agréée, conformité TVA (si nécessaire) et intégration automatique dans leur logiciel comptable.👉 En choisissant leur plateforme, les factures fournisseurs arriveront directement dans leur outil comptable, sans aucune manipulation supplémentaire.👉 En choisissant une autre plateforme (ex. banque), l’obligation sera respectée, mais les propriétaires devront transférer eux mêmes leurs factures vers un logiciel comptable, entraînant une gestion plus lourde au quotidien — notamment pour les clients assujettis à la TVA.

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Interdiction des Airbnb dans les copropriétés : quatre questions sur la décision du Conseil constitutionnel
Ouest-France – Le 20 mars 2026 – Lien vers l’article
Le 19 mars, le Conseil constitutionnel a validé une mesure permettant aux copropriétés d’interdire la location de certaines résidences secondaires via des plateformes comme Airbnb. Pourquoi le Conseil constitutionnel avait-il été saisi ? Et quelles sont les conséquences concrètes de sa décision ? On fait le point, en quatre questions.
1. Que dit la loi ?
La location de résidences secondaires appartenant à des copropriétés sur Airbnb, Abritel, Booking ou d’autres plateformes de ce type est désormais régie par une loi du 19 novembre 2024, dite « Loi Le Meur ».

Celle-ci prévoit d’abord que tous les nouveaux règlements de copropriété doivent prévoir ce cas de figure et indiquer explicitement si les locations de meublés touristiques sont autorisées ou non. Surtout, la loi indique qu’il ne faut désormais plus un vote à l’unanimité des propriétaires pour interdire de telles locations mais qu’un vote à la majorité des deux tiers suffit. Ainsi que le note l’Agence France-Presse (AFP), cette mesure ne peut s’appliquer que dans les copropriétés qui disposent d’une « clause d’habitation bourgeoise », qui implique que les appartements de l’immeuble concerné doivent être destinés uniquement à l’habitat.

2. Pourquoi le Conseil constitutionnel avait-il été saisi ?
Le 19 décembre dernier, le Conseil constitutionnel avait été saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par le propriétaire de plusieurs logements à Caen (Calvados). Au nom du droit de propriété et de la liberté d’entreprendre, celui-ci contestait une délibération de l’assemblée générale des copropriétaires de son immeuble qui y interdisait la location en meublés de tourisme des résidences secondaires.

Sa demande avait été rejointe par le Syndicat des professionnels de la location meublée, qui a aidé à défendre le dossier auprès du Conseil constitutionnel.

3. Qu’a-t-il concrètement décidé ?
Le Conseil constitutionnel a jugé que la loi sur laquelle se base la délibération attaquée par ce propriétaire de Caen ne portait pas atteinte au droit de propriété car elle est restreinte aux résidences secondaires.

Par ailleurs, le Conseil constitutionnel explique qu’au vu des buts poursuivis par la loi, ses dispositions « ne portent pas une atteinte disproportionnée » à la liberté d’entreprendre, notamment parce qu’elles « ne font pas obstacle à la mise en location des appartements concernés selon d’autres modalités », comme la location classique de longue durée.

4. Tous les Airbnb peuvent-ils être interdits dans les copropriétés ?
Non. Cette interdiction potentielle ne concerne pas les propriétaires qui louent leur propre résidence principale de façon ponctuelle dans l’année (dans la limite de 120 jours par an). Par ailleurs, la décision du Conseil constitutionnel rappelle qu’une copropriété peut tout à fait décider d’autoriser les locations de résidences secondaires sur Airbnb. Et les copropriétaires peuvent revenir sur un vote interdisant ce type de locations, pour les autoriser à nouveau.

Post LinkedIn de Anne-Sophie Mondin - Expert-comptable, Expert de justice, Expert immobilier, Médiatrice, Juriste d’entreprise, Juriste en droit des entreprises en difficulté, Formatrice, Management de la RSE
🏠💥 Taxe d’habitation & location saisonnière : beaucoup de propriétaires vont tomber de leur chaise…

La jurisprudence vient de rappeler un principe que nombreux oublient (ou ignorent encore) :👉 En location saisonnière, le propriétaire peut être redevable de la taxe d’habitation.

Pourquoi ? Parce qu’au 1er janvier, ce n’est pas toujours le locataire qui est considéré comme occupant… mais le propriétaire, dès lors qu’il :✅ met son bien en location ponctuelle,✅ conserve la possibilité d’y séjourner,✅ peut en attribuer l’usage à sa famille ou à des tiers,✅ ou tout simplement, qu’il a la maîtrise du bien hors périodes de location.
📌 Autrement dit : même si votre logement est loué 200 jours par an, et “en préparation” ou “en ménage” le reste du temps, l’administration peut vous regarder comme en conservant la jouissance du bien.
➡️ Et vous réclamer la taxe d’habitation.

C’est exactement ce que vient confirmer un jugement récent (TA Montpellier, 13 mars 2026).

Le propriétaire soutenait que son logement n’était jamais utilisé pour lui-même : entretien, ménage, préparation, rien d’autre.
❌ Le juge a tranché : “Vous gardez les clés, vous gardez la jouissance.”
🔥 Conséquence très concrète pour les propriétaires en location saisonnière et Airbnb :
Vous pouvez être taxé même si vous n’occupez jamais le bien.
✨ Mais il y a une bonne nouvelle…
À partir de 2027, les communes et intercommunalités pourront exonérer les meublés de tourisme de la taxe d’habitation (LF 2026).
➡️ Sur délibération uniquement.➡️ Et uniquement sur leur part.

Ce sera donc à géométrie variable selon les territoires.

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Airbnb : l’État lance « API Meublés » pour automatiser les contrôles
L’officiel des métiers – Le 20 mars 2026 – Lien vers l’article

Publiés ce 20 mars 2026, les décrets n° 2026-196 et n° 2026-197 marquent le point de départ d’une régulation automatisée des plateformes de location (Airbnb, Booking, Abritel, etc.). En application de la loi « SREN » de 2024, ces textes créent un écosystème de surveillance centralisé dont la Direction Générale des Entreprises (DGE) devient le pivot unique.

1. Un « Guichet Unique » pour en finir avec l’opacité
Jusqu’à présent, chaque commune devait réclamer des données à chaque plateforme, avec des formats souvent incompatibles. Désormais, la DGE centralise tout.

  • L’Organisme Unique : La DGE recueille les données d’activité transmises obligatoirement par les plateformes.
  • Transmission automatique : Les grandes plateformes doivent transmettre les données chaque mois (chaque trimestre pour les plus petites).
  • Accès simplifié : Les communes et intercommunalités (EPCI) n’ont plus qu’à solliciter ce guichet unique pour obtenir une vision précise du parc locatif sur leur territoire.

2. « API Meublés » : Le bras armé technologique
Le décret 2026-197 crée officiellement le traitement de données « API Meublés ». Ce n’est pas seulement une base de données, c’est une interface connectée qui permet un croisement d’informations sans précédent :
Ce que l’API contient :

  • Identité complète : Noms, prénoms, mails, numéros SIRET des loueurs et des déclarants.
  • Données fiscales et techniques : Identifiant fiscal du local, nombre de pièces, nombre de lits, accessibilité handicapé et niveau de classement.
  • Preuve d’activité : Nombre de jours loués (détaillé par mois/trimestre), adresses URL des annonces et validité du numéro d’enregistrement.

L’alerte automatique des « 120 jours »

C’est la mesure phare pour le logement : l’organisme public informera désormais automatiquement les communes dès qu’une résidence principale est louée plus de 120 jours par an (ou le plafond inférieur fixé par délibération locale). Cette détection en temps réel facilite grandement les procédures de sanctions contre les loueurs indélicats.

3. Transparence et Open Data
Pour la première fois, l’État s’engage à rendre des comptes au grand public. La DGE mettra à disposition gratuitement des données agrégées (à l’échelle départementale et régionale) :

  • Volume total de nuitées.
  • Nombre de meublés actifs.
  • Répartition entre résidences principales et secondaires.

4. Un cadre juridique et sécuritaire strict
Le dispositif s’accompagne de garanties pour protéger les données personnelles, tout en limitant certains recours :

  • Traçabilité : Toutes les connexions des agents municipaux ou étatiques sont enregistrées et conservées 6 mois.
  • RGPD : Les loueurs disposent d’un droit d’accès et de rectification, mais le droit d’opposition est écarté au nom de l’intérêt public et de la lutte contre la pénurie de logements.
  • Urbanisme : Le texte harmonise les définitions pour les locaux « n’étant pas à usage d’habitation » (bureaux, commerces), verrouillant ainsi les transformations sauvages en meublés touristiques.

Meublés touristiques : « Les mairies devraient récupérer en amendes potentiellement des dizaines de millions d’euros »
Le Monde – Le 18 mars 2026 – Lien vers l’article


La France est la terre d’élection du tourisme de type Airbnb et les maires devraient avoir bientôt des outils pour identifier les propriétaires et les locataires, et percevoir les recettes fiscales liées à ces pratiques, explique l’économiste Philippe Askenazy dans sa chronique au « Monde ».


Nombre de nouveaux maires élus devront s’atteler au dossier des meublés de tourisme, car la France en est le premier marché européen. Par les quatre plus grandes plateformes et leurs filiales (Airbnb, Booking, Tripadvisor et Expedia), le nombre de nuitées réalisées en France devrait dépasser 200 millions en 2025, selon Eurostat – pratiquement autant que dans l’hôtellerie classique (mais encore derrière l’hébergement de plein air). La hausse sur un an dépasserait 10 %, après un gain de 17 % en 2024 et de 16 % en 2023… Plus de 1 million de biens sont loués, de quelques jours à toute l’année, répartis sur près de 30 000 communes (contre environ 5 500 pour les hôtels). Les revenus bruts des propriétaires devraient avoisiner les 8 milliards d’euros.


Le marché français est cependant singulier. Contrairement à la plupart des autres pays touristiques, il est dans une large mesure domestique : les résidents français réalisent 60 % des nuitées. Paris, première destination européenne, loin devant Rome, et Nice font cependant figure d’exception, avec une large majorité d’étrangers, notamment anglo-saxons.

Cette dimension franco-française rend d’autant plus étrange l’incapacité de faire émerger une plateforme française leader, mais elle permet de comprendre la lenteur du législateur malgré les effets cachés qu’engendre ce marché : le réguler touche à la fois les propriétaires de biens et les nombreux touristes hexagonaux qui apprécient, notamment depuis le Covid-19, un hébergement indépendant.


Une information détaillée mensuelle
Une vaste littérature académique décrit le rôle des grandes plateformes dans le surtourisme, la concurrence pour l’hôtellerie classique, l’effet inflationniste sur les loyers et les prix immobiliers, y compris loin des pôles touristiques habituels (voir par exemple, sur la Corse, Brunstein et al., 2025). Nombre de communes doivent gérer une pénurie de logements résidentiels comme des flux de déchets supplémentaires.

La loi Le Meur de 2024 a nettement renforcé les prérogatives des maires, en permettant notamment de créer des quotas de meublés dans des zones tendues ou de réduire à quatre-vingt-dix le nombre de jours par an de location d’une résidence principale. Les amendes perçues par les communes sont réévaluées. Reste cependant un obstacle : l’effectivité des contrôles.


Il est en passe d’être levé par la conjonction de la loi Le Meur et d’une directive européenne (Short Term Rental, « location de courte durée »). D’ici quelques mois, toutes les mairies auront accès à une information détaillée mensuelle grâce à une interface de programmation d’application (API) proposée par Bercy : désignation du meublé, identifiant unique du loueur, nombre de nuits de location, nombre de touristes… pour toutes les plateformes. Les mairies vont ainsi pouvoir mieux appréhender l’ampleur du phénomène et assurer un contrôle effectif. Elles devraient ainsi récupérer en amendes potentiellement des dizaines de millions d’euros.

Mais le grand gagnant sera l’Etat. Une autre directive européenne, dite « DAC 7 », prévoit que chaque plateforme doit transmettre des informations précises auprès de l’autorité fiscale d’un pays – pour Airbnb, il s’agit de l’Irlande –, qui échangera ensuite avec ses homologues européennes. Le fisc français pourra ainsi identifier chaque loueur, y compris un propriétaire étranger d’un meublé en France, son compte bancaire de perception des loyers et ses revenus de location.


Dès que le système informatique sera au point, les propriétaires oublieux pourront être automatiquement détectés, et même voir la case fiscale préremplie. En ajoutant le durcissement de la fiscalité des meublés, ce sont des centaines de millions d’euros supplémentaires qui rentreront ainsi dans les caisses de l’Etat.


Se posera alors la question de la pertinence d’un reversement au moins partiel aux communes. De nouveau, ce sont essentiellement elles qui supportent des surcoûts. Une solution simple serait de reverser par exemple la moitié de la manne de l’Etat aux collectivités locales à proportion du nombre de nuitées. Voilà un sujet tout à fait opportun pour le Sénat, qui sera renouvelé de moitié en septembre.

Booking : « Nous voulons recréer, en mieux, l’expertise d’un agent de voyages grâce à la technologie »
L’Echo Touristique – Le 17 mars 2026 – Lien vers l’article


Dans une interview exclusive à L’Écho touristique, Glenn Fogel, le patron mondial de Booking Holdings, explique sa stratégie digitale et IA. Les services à valeur ajoutée de l’agence de voyages traditionnelle l’inspirent dans sa trajectoire du voyage connecté.


Booking Holdings, c’est un groupe aux ventes stratosphériques de 186 milliards de dollars en 2025. Ce géant mondial du voyage en ligne coiffe le leader de la réservation hôtelière Booking.com, qui s’ouvre à d’autres prestations pour devenir une forme d’agence de voyages connectée XXL. L’Europe représente 50 % des nuitées réservées du groupe, l’Asie, 25 %. Glenn Fogel, PDG de Booking Holdings, nous a accordé une interview quelques jours après la publications des résultats financiers 2025. 

L’Écho touristique : Booking Holdings constate que de plus en plus de clients choisissent de réserver plusieurs services pour un même voyage. C’est, selon vos termes, le « voyage connecté ». Êtes-vous en train de devenir un voyagiste ?
Glenn Fogel : Je préfère éviter les définitions et expliquer directement pourquoi je parle d’un voyage connecté. Les voyageurs ont des besoins multiples : où aller, comment, que faire sur place. Notre ambition est d’utiliser la technologie pour y répondre de façon simple et intégrée


Quand j’étais enfant, ma famille passait par une agente de voyages humaine, qui connaissait nos préférences et notre budget. Cette professionnelle savait gérer nos voyages et les imprévus. Nous voulons recréer, en mieux, cette expertise d’un agent de voyages grâce à la technologie.


Un agent humain dispose d’une quantité limitée d’informations : brochures, livres, idées, historique des précédents voyages. Avec la technologie et les bases de données, vous accédez à nettement plus de données pour formuler de bien meilleures recommandations. Ainsi, la personnalisation est nettement renforcée. C’est notre concept du voyage connecté, avant, pendant et après le voyage.

Comment pensez-vous faire « mieux » ?
Glenn Fogel : Avec la technologie, nous pouvons anticiper les problèmes avant qu’ils n’arrivent et proposer des solutions. Je vous réponds depuis nos bureaux d’Amsterdam. Dans cette ville, beaucoup de touristes veulent faire une croisière sur les canaux et visiter le Rijksmuseum. Si nous voyons qu’il va pleuvoir le jour initialement prévu pour la croisière et faire beau le jour de la visite du musée, nous pouvons proposer d’inverser les activités pour optimiser leur expérience. C’est cela être un vrai agent de voyages : accompagner le client du début à la fin du voyage pour rendre chaque étape meilleure.

Booking Holdings a affiché de solides résultats en 2025, avec 186,1 milliards de $ de ventes (+12%). Cependant, le bénéfice a reculé de 8 %, à 5,4 milliards de $, en raison notamment de la hausse du budget marketing (8 milliards de $). Devrez-vous maintenir ce niveau de dépenses marketing cette année ?
Glenn Fogel : Il faut faire attention aux chiffres et à leur analyse. Des événements ponctuels peuvent fausser les comparaisons d’une année sur l’autre. S’agissant du budget marketing, nous pensons qu’il est essentiel d’investir pour promouvoir les services que nous offrons à nos clients et pour les fidéliser. C’est une opportunité pour faire grandir l’entreprise, pas un problème.

Parlons maintenant d’IA. L’application Booking.com est désormais directement intégrée à ChatGPT. Il s’agit d’une première étape. Quand prévoyez-vous de réaliser le premier test d’IA agentique ?
Glenn Fogel : Nous ne communiquons pas de dates précises. Nous collaborons étroitement non seulement avec ChatGPT et avec tous les autres acteurs de l’IA générative. Nous travaillons avec Gemini de Google et nous continuons à collaborer avec Amazon sur son programme Alexa. Il n’y a quasiment aucun grand modèle de langage avec lequel nous n’explorons pas d’opportunités.


En outre, nous faisons déjà de la publicité sur ChatGPT : nous avons été parmi les premières entreprises à placer des annonces dans ses résultats. Lorsqu’un utilisateur rédige un prompt, une publicité peut apparaître en bas de page – parfois c’est la nôtre.

Certains observateurs pensent que l’IA éliminera les intermédiaires tels que Booking ou Expedia, en facilitant les réservations directes. Qu’en pensez-vous ?
Glenn Fogel : Je ne suis absolument pas d’accord, comme vous pouvez l’imaginez. Au cours de mes 26 années au sein de cette entreprise, nombreux ont été ceux qui ont prédit la disparition de Booking.com. Pourtant, malgré des changements technologiques majeurs, nous avons évolué, utilisant justement la technologie pour améliorer nos solutions pour nos partenaires – les hôtels – et pour les voyageurs. Résultat : non seulement nous avons survécu, mais nous avons prospéré, comme le montrent nos résultats. En 2025, nous connaissons une belle croissance en Europe, en Asie ainsi qu’en Amérique.

L’IA va supprimer des emplois. Comment préparez-vous vos équipes ? Par la formation et des transferts de compétences ?
Glenn Fogel : Absolument, il est essentiel de préparer tout le monde à l’IA. Nous formons de nombreux employés et nous nous assurons que chacun puisse utiliser ces nouveaux outils. Nous aidons également les hôteliers dans le même objectif, avec le SME AI Accelerator lancé par OpenAI et soutenu par Booking.com*.

Airbnb s’ouvre aux hôtels afin de compléter ses annonces de meublés touristiques. La plateforme est plus que jamais votre concurrent direct ?
Glenn Fogel : Nous avons toujours été concurrents. Nous avons toujours proposé à la fois des hôtels et des locations saisonnières. Airbnb, qui proposait jusqu’alors presque exclusivement des logements, se lance résolument dans le secteur hôtelier. La concurrence est donc encore plus forte, ce qui ne nous dérange pas. Nous croyons en la concurrence. Elle nous rend tous meilleurs. Elle est stimulante pour le marché.


Je tiens à souligner, comme je l’ai dit à maintes reprises, que Booking.com n’est pas un géant ni un acteur dominant dans le secteur du voyage. Nous sommes un acteur relativement modeste, avec peut-être 15 % du marché total de l’hébergement hôtelier en Europe. Même si nous sommes une grande entreprise, bien sûr.

Quelles sont les perspectives pour le secteur et pour Booking Holdings en 2026 ?
Glenn Fogel : Lors de notre récente conférence sur les résultats 2025, nous avons exprimé notre optimisme concernant le secteur du voyage pour 2026. Nous prévoyons pour Booking Holdings une croissance du nombre de nuitées comprise entre 5% et 7% cette année.


Bien sûr, il est difficile de prédire l’avenir, mais je suis confiant. Tant qu’aucun événement macroéconomique perturbateur ne surviendra**, nous pensons que le voyage restera dynamique.


*Au premier semestre 2026, ce programme gratuit et ouvert à tous les secteurs doit accompagner 10 000 PME européennes dans l’adoption de l’IA, notamment en France. Il s’agit d’un ensemble d’ateliers en présentiel comme en ligne.
**Interview réalisé deux jours avant les frappes aériennes en Iran.

Nous vous donnons RDV le 15 mai prochain pour les prochaines actualités.

Arnaud et Simon

Dormira.fr

Les actus de mars 2026

Bonjour à tous,


Nous remercions tous les lecteurs de ces actus liées aux chambres d’hôtes et meublés touristiques. Vous êtes nombreux à nous faire des retours positifs depuis plusieurs années. 


On parle très souvent des OTAs dans les articles : AirBnB, Booking, Gîtes de France, Abritel, etc…


Pour beaucoup de propriétaires, votre préoccupation 1ère est d’obtenir des réservations.
Nous le comprenons : sans réservations, pas de Chiffre d’affaires.
On nous cite souvent les sites qui amènent le plus de « résas ».
On pourrait citer AirBnB et Booking en N°1 et N°2. 

On nous rapporte souvent en N°3… Les locations directes, quel que soit le canal : 

  • Des voyageurs qui reviennent d’année en année, 
  • Votre site Internet personnel, 
  • Une plateforme de location avec vos coordonnées, etc…

Ce « canal » permet aussi de garder toute sa marge, sans rétribution à un tiers pour une commission.

Nous avons lancé commercialement notre site dormira.fr le 17 septembre dernier.


Ce site permet pour 40 euros TTC par an pour 1 annonce :

 - De publier une annonce avec vos coordonnées directes sur une plateforme de locations touristiques en France, permettant aux voyageurs de prendre contact avec vous

 - D’apporter un gain de visibilité pour votre/vos annonce(s) : 

  • Connectivité avec Google : vos tarifs affichés sur Google Maps, votre hébergement est « sélectionnable » par les moteurs d’I.A 
  • Dormira est un canal de visibilité en plus 
  • Un lien direct peut être fait vers votre site Internet personnel (Si vous en avez un) depuis un bouton 'Réserver' sur dormira.fr

- De bénéficier d’un logiciel de gestion de votre activité. Avec votre espace propriétaire, vous pouvez :

  • Créer des dossiers de location directe, 
  • Envoyer un paiement/acompte par CB, 
  • Bénéficier de la facturation, 
  • Visualiser un planning récap’ de toutes vos réservations, qu'elles soient en direct ou par le biais d'un site, 
  • Bénéficier de la synchronisation 'par ical', 
  • Installer des « widgets » de votre/vos planning(s) ou des avis sur votre site Internet personnel


Pour faire connaitre le site dormira.fr auprès des propriétaires, mais aussi du grand public, nous avons 3 axes stratégiques : - Nous faire connaitre des institutionnels du tourisme :
Ces institutionnels du tourisme sont en contact direct avec vous sur tout le territoire.
Nous avons des conventions de partenariat avec 3 départements (ADT) : Charente (16) / Charente Maritime (17) (Charente Tourisme) et le Loiret (45) (Loiret Tourisme).
Mais aussi avec 2 Offices du Tourisme : le Comptoir Local Aunis Marais Poitevin (17) et l’OT Vallée de la Drôme (26).


Nous avons réalisé un webinaire mardi dernier avec une cinquantaine de structures du tourisme, dont 20 départements (ADT).
Ces conventions permettent entre autres de faire bénéficier les propriétaires de 25% de remise sur notre abonnement.

 - Améliorer notre référencement naturel :

 - Etablir une campagne de communication : 
Nous avons terminé un audit d’une entreprise spécialisée dans le conseil pour des plateformes comme la nôtre. La synthèse de cet audit permettra de déterminer notre plan de communication. Nous pourrons, nous l’espérons, vous le partager lors des prochaines actus le 15 avril.

Avant tout, nous avons besoin de vous pour étoffer le site : plus il y aura d’annonces, plus le site gagnera en visibilité.
624 propriétaires nous ont déjà fait confiance en 6 mois d’existence.Nous avons besoin de vous😊

[img border='0' width='349' height='67' src='file:///C:/Users/SIMON_~1/AppData/Local/Temp/msohtmlclip1/01/clip_image001.png' usemap='#MicrosoftOfficeMap0' alt='Rectangle : coins arrondis: Déposez votre annonce'>

Bonne lecture !

Arnaud et Simon

Dormira.fr

Au Salon Mondial du Tourisme, les voyageurs partagés face au contexte géopolitique
TourMag – Le 12 mars 2026 –
Lien vers l’article

Le Salon Mondial du Tourisme a ouvert ses portes ce jeudi 12 mars à Paris Expo Porte de Versailles et se tient jusqu’au 15 mars 2026. Dans un contexte géopolitique tendu, TourMaG s’est rendu dans les allées du salon pour interroger les visiteurs sur leurs projets de vacances. Entre prudence et envie de voyager, les avis des futurs voyageurs se révèlent partagés. 
Le Salon Mondial du Tourisme a ouvert ses portes ce jeudi 12 mars 2026 à Paris Expo Porte de Versailles. 

Jusqu’au 15 mars, des milliers de visiteurs sont attendus pour rencontrer les professionnels du secteur et préparer leurs prochains voyages. 

Mais cette édition a une saveur particulière. Le contexte géopolitique international, marqué par les tensions au Moyen-Orient après les frappes des États-Unis et d’Israël sur l’Iran, suivies de représailles, pèse sur le secteur du tourisme. 

Dans les jours qui ont suivi, les professionnels ont dû s’organiser pour rapatrier des voyageurs bloqués aux Émirats arabes unis ou encore dans certaines destinations d’Asie et de l’océan Indien. 

Cellules de crise, organisation de plans de vols ou encore gestion des départs à venir vers le Moyen-Orient : ces dernières semaines, les acteurs du tourisme ont multiplié les initiatives pour accompagner leurs clients. 

Dans les allées du salon, des voyageurs qui s’interrogent
Pour prendre la température, TourMaG s’est rendu dans les allées du salon afin de recueillir le sentiment des visiteurs sur leurs projets de vacances dans les prochains mois. 

Pour beaucoup, le contexte international n’empêche pas de voyager, mais il peut influencer le choix de certaines destinations. Plusieurs visiteurs expliquent ainsi que leurs interrogations concernent surtout les trajets et les escales. 

Certaines liaisons vers l’Asie ou l’océan Indien passent en effet par des hubs du Golfe, comme Dubaï, et c’est souvent à ce niveau que les doutes apparaissent. 'Ce n’est pas forcément la destination qui m’inquiète, mais plutôt les escales', explique un visiteur venu se renseigner sur un futur voyage en Asie. 

D’autres, en revanche, assurent ne ressentir aucune crainte particulière. Plusieurs visiteurs interrogés affirment maintenir leurs projets de vacances. 'On continue de voyager, on n'a pas du tout peur de prendre l'avion', explique un couple interrogé dans les allées du salon. 

Une prudence qui commence à se ressentir
Si les envies de voyage restent bien présentes, une certaine prudence semble néanmoins s’installer. Selon plusieurs acteurs du secteur, les consommateurs prennent davantage le temps de réfléchir avant de réserver. 

Les tensions géopolitiques récentes ont notamment conduit à un ralentissement des prises de commandes dans certaines agences et chez plusieurs tour-opérateurs, même si les ventes ne sont pas à l’arrêt. 

Dans les allées du Salon Mondial du Tourisme, l’ambiance reste toutefois tournée vers l’évasion.

Tourisme : un record de fréquentation en 2025 qui cache de nombreux problèmes structurels

La Gazette des communes – Le 20 février 2026 – Lien vers l’article

Avec 102 millions de visiteurs en 2025, la France est le pays le plus visité au monde. Toutefois, malgré 77,5 milliards d’euros de recettes internationales, elle ne figure pas parmi les tout premiers en terme de montant de recettes touristiques étrangères, même si l’écart entre la France et l’Espagne se réduit. 

« Record historique ! » Avec 102 millions de visiteurs, contre 100 millions en 2024, la France est la première destination touristique mondiale. Cela représente 743 millions de nuitées en hébergement marchand et non marchand (+2 % par rapport à 2024), dont 76 % de clientèles européennes. Avec 20,1 milliards d’euros de solde positif de la balance des paiements, et 77,5 milliards d’euros de recettes touristiques internationales, la France garde l’ambition d’atteindre les 100 milliards de recettes et d’être la première destination de tourisme durable en 2030.

Cette performance fait suite à une année 2024 déjà favorable au tourisme avec 100 millions de visiteurs et +12 % de recettes internationales, grâce aux les Jeux olympiques et paralympiques et la réouverture de Notre-Dame de Paris.

Pour sa part, la consommation touristique intérieure, toujours en croissance, a atteint 222 milliards d’euros. Avec 835 millions de nuitées enregistrés en hébergement marchand et non marchand, la France métropolitaine et ultramarine reste la destination préférée des Français. En révélant ses chiffres, jeudi 19 février, le ministre du tourisme, Serge Papin a appelé à en être « fiers. »

1,5 millions d’emplois salariés

La veille, avant même que ces données ne soient connues, les députés de la commission économique avaient inscrit à l’ordre du jour de leur travaux une table ronde sur les perspectives de l’activité. De la taxe de séjour aux pics de fréquentation, du logement des saisonniers à la différenciation des territoires, le tourisme pourrait nourrir des débats sans laisser tous ses acteurs parler d’une même voix. Pourtant, représentants de fédérations et associations sont au moins d’accord sur un point : le tourisme doit accueillir plus et mieux.

Secteur économique majeur, il compte 1,5 million d’emplois salariés. Pour la vice-présidente de la commission, Marie-Noël Battistel (PS, Isère), si le pays affiche une évolution « encourageante » après les années sombres de la crise sanitaire, le montant de ses recettes touristiques étrangères, ne le place toujours qu’en quatrième position, derrière les États-Unis, l’Espagne et le Royaume-Uni.

2026 encourageant

Pour 2026, le gouvernement juge les perspectives « encourageantes. Au premier trimestre, les Français privilégient la France et la proximité (30 % séjournant dans leur région). Toutefois, les intentions de vacances à l’étranger affichent +4 %, par rapport à 2025.

Du côté des visiteurs internationaux, les réservations aériennes sont en hausse à 3 mois, avec +19 % pour le Mexique, +17 % pour la Chine, +7 % pour le Canada et +8 % pour l’Espagne.

À la montagne, les taux d’occupation prévisionnels de l’ensemble des hébergements enregistrent +1,3 % pour l’ensemble sur la saison complète.

Lors de la table ronde à l’Assemblée, les professionnels du tourisme ont dressé des constats et pointé des écueils, que ce soit pour favoriser un plus grand nombre de départs en France, pour s’inquiéter de la réduction du panier moyen, ou pour augmenter le montant des recettes internationales.

Taxe de séjour sous surveillance

La taxe de séjour est un sujet majeur pour eux. Pour Philippe Sueur, président de l’association nationale des élus des territoires touristiques (ANETT) et maire d’Enghien-les-Bains (Val d’Oise), elle ne peut pas être « une variable d’ajustement » et il s’élève contre « le détournement » que constitue les 200 % de hausse de la taxe de séjour versés à Ile-de-France Mobilités dans la région capitale. Selon lui, cette somme -100 à 120 euros pour une famille de 4 personnes séjournant une semaine- qui échappe à Bercy en matière de TVA, réduit d’autant le budget consacré aux vacances. Défenseur d’une compétence tourisme partagée, Erven Léon, administrateur de ADN Tourisme se montre très attentif à l’utilisation de la taxe de séjour et réclame « de garder la maîtrise de sa perception et de son utilisation au plus près du terrain. »

De fiscalité en terme de frein, il est aussi question pour Jean-Virgile Crance, président de la Confédération des acteurs du tourisme (CAT), inquiet de propositions sur les taxations touristiques. « Donnez-nous une stabilité fiscale, si vous voulez que nos entreprises investissent et puissent se projeter ! », réclame-t-il.

Une demande exprimée en écho par Véronique Siegel, présidente nationale de l’Union des métiers de l’hôtellerie restauration (Umih) qui pointe l’absence de stabilité comme une absence de confiance de la part du secteur. Le coût du travail, plus élevé que dans les pays voisins, est également un frein au développement du tourisme : « Nous payons l’impact des politiques sociales sur nos chiffres », affirme-t-elle.

Tourisme social sous-développé

Parmi les problèmes, celui de l’emploi des saisonniers est majeur, car il est majoritairement lié au logement, et que des initiatives de collectivités ou d’entreprises restent minimes. Le faible développement du tourisme social est également pointé par les professionnels, mais il est lié à la fermeture de centres vétustes ou hors normes et au manque de moyens des collectivités pour développer les classes transplantées.

« Les vacances en France coûtent cher, estime le président de la CAT citant les taxes sur l’aérien. Pour le représentant de ADN Tourisme, il appartient aux régions, notamment, de réfléchir au développement des mobilités pour attirer les touristes, le problème du dernier kilomètre restant à ce jour sans solution. « Dans mon département du Lot-et-Garonne, il s’agit même d’un problème des 100 derniers kilomètres » lançait mi-figue mi-raisin son député Guillaume Lepers (LR).

Une boîte à outils à saisir

Tous les professionnels reconnaissent que le travail mené sur l’encadrement des meublés touristiques est important pour le secteur. Mais de la loi Le Meur, il est encore impossible de dresser un bilan, en raison de sa mise en œuvre récente. La location de courte durée n’est pas perçue de la même manière en zone rurale – où la députée Sandra Marsaud (LREM, Charente) estime qu’elle peut constituer un atout- et parce qu’il n’y a pas de solution unique à une problématique analogue.

Mais il paraît important aux professionnels que la boîte à outils soit bien saisie par les élus locaux, quitte à faire « de la pédagogie » auprès d’eux, comme le suggère Jean-Virgile Crance. Les solutions sont à trouver au plus près du terrain, selon les spécificités de chaque territoire. Pour Erven Léon, « il y a donc nécessité d’avoir cette diversité des différents acteurs du tourisme. »
 
Focus : L’année touristique 2025 plus en détail
•    Les nuitées ont augmenté de 7,5 % dans les hébergements marchands pour atteindre 261,2 millions.
•    Les clientèles d’Italie, Espagne, Belgique et Pays-Bas ont confirmé leur importance (+5 % de nuitées), tandis que l’Allemagne s’est montré très dynamique (+9 %).
•    La clientèle d’Asie reste en retrait par rapport à la période d’avant covid mais signent un retour remarqué, avec un marché japonais rebondissant plus vite que le chinois.
•    La dépense moyenne par touriste international progresse de 7 % pour atteindre 760 euros par séjour.
•    En matière de de recettes touristiques internationales, l’écart entre la France (77,5 milliards d’euros) et l’Espagne (105 milliards d’euros) se stabilise avec un différentiel de -36 % en 2025 contre -38 % en 2024.
•    Si la France reste la destination préférée des Français, le nombre de nuitées passées à l’étranger progresse de 4 %, destinations méditerranéennes en tête.
•    Dans les hébergements marchands, la progression de 3 % du nombre de nuitées est porté par la location touristique (+6,6 %) et l’hôtellerie de plein air (+4 %).
•    Les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Nouvelle-Aquitaine accueillent un peu plus de 50 % des nuitées annuelles des Français.

•    43 % des nuitées marchandes sont concentrées sur sur le troisième trimestre.

Vous voulez comprendre à quoi sert dormira.fr ?

Lisez notre présentation :

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Brides-les-Bains, ou la revanche d’une station de ski de basse altitude
Le Monde - Le 27 février 2026 – Lien vers l’article

Situé à 600 mètres d’altitude, ce village, relié par télécabine à la station de ski de Méribel, voit sa clientèle se développer, en raison de prix moins élevés. Un modèle appelé à s’étendre ailleurs dans les Alpes.

Un café à la machine, et c’est parti. Dans la gare de la télécabine de Brides-les-Bains (Savoie), un village situé à 600 mètres d’altitude, une famille slovène en tenue de ski, avec trois adolescents, se prépare à grimper dans une nacelle. Une ascension d’une durée de vingt-cinq minutes, jusqu’au point bas de Méribel. A la clé, 600 kilomètres de pistes, entre Courchevel, Val-Thorens et Les Menuires, dans ce qui est considéré comme l’un des plus beaux domaines des Alpes, Les 3 Vallées. La famille, qui skie pour la première fois en France, a opté pour un Airbnb dans la vallée : « C’était beaucoup moins cher qu’à Méribel ou à Val-Thorens », explique la mère de famille.

Alors que les stations alpines de haute altitude, comme celles du massif de la Tarentaise, n’ont jamais attiré autant de monde l’hiver et n’ont jamais été aussi chères, les villages en contrebas qui leur sont reliés profitent d’un nouvel essor. Ce modèle, déjà en place à Orelle, connecté par télécabine à Val-Thorens, ou à Bourg-Saint-Maurice (Savoie), connecté par funiculaire aux Arcs, est remis sur le devant de la scène dans la perspective des Jeux olympiques de 2030. Deux projets, dans les cartons depuis des années, sont ressortis, et ont bon espoir d’être financés. Le premier devrait connecter Aime et La Plagne, le second pourrait relier Bozel à Courchevel (Savoie). Parmi les premiers avantages figure celui-ci : la réduction du trafic sur les routes qui serpentent jusqu’aux stations.

A Brides-les-Bains, le nombre de passages dans la télécabine, qui vient d’être rénovée, a atteint 108 000 durant l’hiver 2024-2025, contre 75 000 juste avant la pandémie de Covid-19. Dans ce village, qui compte 5 000 lits touristiques, le nombre de nuits réservées entre décembre et avril progresse tous les ans. Durant l’hiver 2025-2026, deux nouveaux hôtels de grosse capacité ont ouvert leurs portes – une auberge de jeunesse Hi, et un B&B Home d’une centaine de chambres.

Pour la première année, des moniteurs des cours collectifs de ski de Méribel descendent chercher les enfants à Brides-les-Bains. Installé dans la rue principale du village, Théo Chevassu, gérant du restaurant La Fabrik, estime qu’il réalise sa meilleure saison. « On refuse du monde ! Des skieurs français, des étrangers, mais aussi des saisonniers : certains touchent de très bons pourboires en travaillant là-haut. »

Position low cost
Si Brides-les-Bains connaît un nouvel essor touristique l’hiver, c’est essentiellement en raison de sa position low cost. « A prestations égales, on est entre 30 % et 50 % moins cher que Méribel ou Val-Thorens », affirme Pauline Cappozzo, la directrice de l’office du tourisme. Mais la clientèle n’est pas exactement la même. A Brides-les-Bains, on trouve beaucoup d’hôtels avec des formules demi-pension, moins de clubs ou d’appartements. « C’est une offre qui plaît bien aux couples, aux seniors, aux gens qui ne veulent pas forcément skier tous les jours, mais qui viennent aussi pour la randonnée, le thermalisme, le plein air », résume Martine Chedal, hôtelière et représentante de la profession de Brides-les-Bains.

Le modèle plaît aussi aux tour-opérateurs étrangers, qui « vendent » le village comme une station des 3 Vallées. La restauration y est aussi un peu moins onéreuse qu’en altitude, tout comme la location de skis – au magasin Intersport situé au-dessus de la gare, « 20 % moins cher qu’en haut », précise le responsable de la boutique.

Pour autant, à Brides-les-Bains, l’ambiance est bien différente d’une station de ski. Lors de notre passage, le 12 février, la neige était absente. On s’y sent moins coupé du monde qu’en altitude. Le village, sans grand charme, est dominé par le bâtiment massif des thermes fermé cet hiver. Depuis l’ouverture de la télécabine en 1992, le modèle de Brides-les-Bains a surtout bénéficié aux saisonniers des stations de ski, qui y ont trouvé des logements à prix plus abordables que plus haut. Mais la situation devient de plus en plus tendue. Parce que les employeurs de Méribel ou de Courchevel ont plus que jamais besoin de loger leurs nombreux employés pour satisfaire une clientèle de luxe et achètent des bâtiments partout dans la vallée.

A Brides-les-Bains, le logement des saisonniers de Méribel ou de Courchevel entre ainsi en concurrence avec le développement du tourisme. « Ce qui est important, c’est d’avoir un peu de tout. Mais on ne veut pas être qu’un village-dortoir pour saisonniers. On a besoin de touristes pour faire vivre nos commerces, nos thermes. Le bâtiment de l’auberge de jeunesse, on a dû le préempter, car sinon il allait devenir un logement pour saisonniers. Plusieurs hôtels de la ville ont déjà subi cette trajectoire », observe le maire de Brides-les-Bains, Bruno Pideil (sans étiquette).

S’il souhaite attirer davantage de touristes l’hiver, c’est aussi parce que sa clientèle historique, celle qui vient aux beaux jours pour son établissement thermal, spécialisé dans l’amaigrissement, est en déclin. Les cures remboursées par la Sécurité sociale, d’une durée de trois semaines, qui constituent l’essentiel du chiffre d’affaires de l’établissement, attirent moins. Une nouvelle offre de minicures et de spa se développe – hammam, soins, bassin ludique… Une proposition potentiellement attractive pour les skieurs, qui, cette fois, se sont cassé les dents en découvrant que les thermes étaient fermés pour la saison, contrairement aux autres hivers. Avec très peu de communication sur le sujet.

Jérôme Fourquet : ce qu'Airbnb dit (vraiment) de la France
L’ADN Tendances et Mutations – Le 27 février 2026 – Lien vers l’article

La France est le deuxième marché mondial d'Airbnb. Jérôme Fourquet (IFOP) en fait la cartographie – et bouscule autant ceux qui n'y voient qu'un accélérateur de gentrification que ceux qui en font l'étendard de la démocratisation du voyage.

Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l'IFOP, est un observateur avisé des mutations de la société française. Avec L'Archipel français, prix du Livre Politique 2019, il posait le diagnostic d'une France multiple et divisée. Dans La France sous nos yeux (2021), coécrit avec Jean-Laurent Cassely, il analysait comment le numérique redessinait nos territoires. Aujourd'hui, c'est à travers le prisme Airbnb qu'il poursuit cette cartographie des transformations françaises.

L'étude qu'il a publiée avec l'Institut Terram révèle l'ampleur du phénomène : en dix ans à peine, Airbnb s'est implanté dans 81 % des communes françaises. Que raconte cette déferlante sur nos nouvelles façons d'habiter le territoire, de voyager, de générer des revenus ?

D'abord sollicité par la plateforme américaine pour réaliser un sondage, l'essayiste a été intrigué par certains résultats et a proposé de prolonger le travail par une analyse cartographique indépendante. Pour la première fois, Airbnb a accepté de partager ses données d'activité en France, révélant des réalités plus complexes que le débat médiatique ne le laisse entendre.

Loin de se limiter aux quartiers parisiens saturés et aux zones surtouristiques du littoral, le phénomène peut aussi réveiller des communes intermédiaires. Sans éluder les problèmes de gentrification touristique et de pression immobilière dans les métropoles, Jérôme Fourquet met en lumière la façon dont cette plateforme réorganise en profondeur notre géographie touristique et sociale.

En dix ans, Airbnb s'est implanté dans 81 % des communes françaises. Comment analysez-vous cette accélération qui déplace flux, saisons et imaginaires ?

Jérôme Fourquet : Cette vitesse d'appropriation est impressionnante. Le succès d'Airbnb tient à la capacité d'apprentissage technologique de la population et au caractère fondamentalement touristique de notre pays, pour les étrangers comme pour des Français très mobiles qui apprécient la diversité de l'offre : mer, montagne, campagne, patrimoine, festivals… La France est le deuxième marché d'Airbnb.

La spécificité d'Airbnb, c'est un modèle totalement déconcentré. Aucun groupe hôtelier, de camping ou de gîtes n'aurait pu se déployer aussi rapidement sur le territoire. La plateforme a permis à des centaines de milliers de personnes de proposer des biens : chambre chez l'habitant, bungalow, résidence secondaire, chalet, lieu insolite. Le potentiel touristique de la France est connu. Ce qui l'était moins, c'est l'ampleur des hébergements « en sommeil ». Airbnb a monétisé cela, typiquement chez des couples dont les enfants sont partis, avec deux chambres ou une résidence secondaire dans un coin touristique. Résultat : les offres ont fleuri en très peu de temps.

Vos cartes montrent un tourisme porté à la fois par les lieux et les évènements…

J.F. : Elles révèlent la diversité de l'offre française : mer, campagne, montagne, tourisme vert, patrimoine (châteaux de la Loire), grandes villes, mais aussi évènements sportifs, festivals (Hellfest)… Quasiment tous les territoires peuvent proposer quelque chose. Le cumul est gigantesque !

La filière touristique représente 10 % de notre PIB, l'équivalent de l'industrie. Ces dizaines de milliers de possibilités qui sommeillaient, Airbnb les a rendues opérantes par sa plateforme. Dans l'économie de la montagne, on parle de « lits froids » en hors-saison. La France en comptait des millions. Airbnb les a mis sur le marché, attirant une clientèle massive.

Vous faites un focus sur les résidences secondaires.

J.F. : Elles constituent environ 10 % du parc résidentiel – avec toutefois deux réalités. D'un côté, les zones touristiques classiques (stations, littoraux, Périgord…). De l'autre, des maisons anciennes, de famille, héritées dans des territoires anciennement agricoles, peu dynamiques et pas toujours touristiques, comme le centre Bretagne ou certaines parties du Massif central. Airbnb peut réveiller cette offre latente si elle suscite un intérêt. Mais la plateforme ne fait pas des miracles partout : il y a des endroits où les gens ne veulent pas aller.

Vous corrélez le nombre de nuitées à la densité des commerces de proximité. Airbnb peut-il aider à maintenir boulangerie, pharmacie, poste ?

J.F. :Oui, avec nuances. Nous avons regardé les communes de 1 000 à 3 000 habitants. Au-delà de 3 000, la boulangerie est viable intrinsèquement ; en dessous de 1 000, même en zone touristique, ce n'est généralement pas suffisant. Dans cette tranche intermédiaire, la différence peut se faire. Plus l'activité Airbnb est importante, plus le nombre de commerces et services l'est aussi. Cela montre le poids du tourisme vert dans la vitalité de certains territoires ruraux.

Le Lot et la Dordogne n'ont pas attendu Airbnb pour tirer profit de leur attractivité, mais la plateforme a amplifié le phénomène. Seules 16 % des communes ont un hôtel, contre 80 % pour Airbnb. Le modèle décentralisé permet à des propriétaires isolés de capter de la recette touristique.

Le revenu médian des hôtes est de 3 800 euros par an, soit un 13e ou 14e mois. Le mythe du loueur pro est-il invalidé ?

J.F. : Non, mais il faut regarder objectivement. Il y a des problèmes dans des territoires en surtourisme (littoral basque, quartiers touristiques des grandes villes). Mais c'est très éloigné de ce qu'on voit dans le Lot, les châteaux de la Loire ou Gérardmer. 3 800 euros est une médiane : la moitié gagne plus, l'autre, moins. Ce qui marque, là encore, c'est l'extraordinaire diffusion : 80 % des communes concernées, plusieurs centaines de milliers de loueurs, du business assumé à l'opportunité d'une chambre vide louée quelques weekends pour payer des vacances ou Noël.

Avez-vous profilé les usagers ?

J.F. : Oui, via la partie sondage de l'étude : 30 % de la population a eu recours à Airbnb au cours des douze derniers mois. C'est énorme. Cela rebat un peu les cartes sur le surtourisme : si on charge Airbnb, c'est aussi qu'il y a beaucoup de touristes !

Prenez ma ville natale, Le Mans : pas le coin le plus touristique de France, mais en vitesse de croisière, une semaine normale, on compte 3 000 nuitées Airbnb pour 150 000 habitants. Côté profil, les plus jeunes sont surreprésentés, mais les seniors sont loin d'être absents. À 65-70 ans, Internet existe depuis vingt ans, le Covid est passé par là, ils savent manier l'outil.

Airbnb n'est pas uniquement de l'éviction de l'hôtel : pour certains, c'est du plus. À 30 % de Français utilisateurs, ce n'est plus une clientèle monoproduit.

Airbnb aggrave-t-il la crise du logement dans les zones tendues ?

J.F. :Sur le littoral basque et aquitain, les gens disent qu'on ne peut plus se loger à cause d'Airbnb. Mais à Lacanau, les résidences secondaires représentent 60-70 % des logements : avant Airbnb, on n'arrivait déjà pas à se loger. Airbnb amplifie des phénomènes déjà présents. Là où c'est explosif, c'est quand, dans un parc déjà « stérilisé », des investisseurs achètent encore des logements pour les mettre sur la plateforme : la marmite explose, mais le feu couvait déjà.

De Lisbonne à Dubrovnik, en passant par Barcelone ou Paris, la question du surtourisme est posée partout. Et le télétravail abolit la frontière entre marché résidentiel et activité touristique.

En matière de régulation, que faut-il faire ?

J.F. : Si le surtourisme est mondial, l'encadrement doit être décentralisé et au cas par cas. Il faut laisser la main aux communes et aux territoires. Dans le Périgord, peu de communes plafonneront à 120 nuitées, car elles ont besoin de ces ressources. Tandis qu'ailleurs, il le faudra. C'est la géographie qui commande.

En conclusion, vous appelez à concilier droit au départ, équilibre résidentiel et vitalité économique.

J.F. : Le droit au départ, ce sont ces 30 % de personnes qui utilisent Airbnb chaque année. Un pont de mai, trois jours, un petit Airbnb pas trop cher dans une région inconnue : cela permet à des ménages modestes ou intermédiaires de multiplier les déplacements, parfois impossibles dans l'hôtellerie classique.

J'ai une petite marotte : le zoo de Beauval. La commune, Saint-Aignan, comprend 2 800 habitants et totalise pourtant plus de 70 000 nuitées en 2024 ! La digitalisation exacerbe des logiques capitalistes profondes, mais active aussi un ressort de démocratisation et de massification de l'accès au tourisme. On casse les codes, les gens s'en emparent, et cela va très vite.

Webinaire Charentes Tourisme : présentation de dormira.fr pour les propriétaires de gîtes et chambres d'hôtes des départements de la Charente et de la Charente Maritime :

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La France, championne du monde de l’attractivité touristique, oublie les autochtones
Le Monde – Le 6 mars 2026 – Lien vers l’article

La priorité est donnée à l’accroissement des dépenses des touristes internationaux, sans prendre au sérieux d’autres enjeux comme le taux de départ en vacances et l’accessibilité financière pour les Français, les conflits d’usage entre touristes et habitants ou la qualité des emplois dans le secteur.

En matière de tourisme, la France est championne du monde, mais ne semble pas trop savoir quoi faire de ce titre. « Nous avons là de quoi être fiers », assurait Serge Papin, le ministre chargé du tourisme, lors d’une conférence de presse à Bercy le 19 février. Première destination internationale, le pays a accueilli, en 2025, 102 millions de visiteurs étrangers (+ 2 %). Le trou d’air provoqué par la pandémie de Covid-19 a été vite compensé, et la progression, ces dernières années, est spectaculaire.

Entre 2015 et 2025, le nombre de touristes internationaux a progressé de 21 %, soit 17 millions de visiteurs en plus. Le monde entier vient voir notre patrimoine, nos côtes, notre capitale, nos paysages. A l’échelle mondiale, malgré les crises, le tourisme continue sa croissance, stimulée par un désir d’expériences à vivre, de souvenirs à créer ou à partager sur les réseaux. Et par une offre d’hébergements touristiques et de liaisons aériennes en plein développement.

En France, les touristes étrangers ont dépensé 77,5 milliards d’euros en 2025, un bond de 9 % par rapport à 2024, et même de 37 % par rapport à 2019. Une performance dont se félicite Bercy, et qui reflète en premier lieu la forte hausse des prix dans ce secteur (hôtels, transports, loisirs, restauration…) depuis cinq ans, à un rythme bien plus rapide que l’inflation.

La hausse des dépenses dans le secteur du tourisme, qui concerne aussi, dans une moindre mesure, les touristes français, raconte aussi la montée en gamme du secteur, avec une offre plus qualitative – notamment un boom de l’hôtellerie de luxe sur la Côte d’Azur, dans les stations de ski ou à Paris. Et un développement d’une nouvelle offre à la campagne : œnotourisme, cyclotourisme… Alors que la France se désindustrialise, que les commerces dans les centres-villes ferment inexorablement, voilà donc un secteur qui se développe, crée des emplois non délocalisables, donne de l’espoir à des territoires ruraux qui y voient leur seule perspective de développement.

Plus de recettes en Espagne

Deux caps fixés par le gouvernement tiennent lieu de politique touristique : faire de la France « la première destination de tourisme durable » (une formule creuse qui n’est assortie d’aucune mesure sérieuse) et atteindre 100 milliards de recettes internationales en 2030. Un exemple est souvent cité : l’Espagne, qui, avec un peu moins de touristes que la France (97 millions en 2025), a récolté 135 milliards de recettes. En réalité, cette comparaison récurrente a ses limites : l’Espagne n’a ni le même climat ni les mêmes infrastructures touristiques – par exemple, son littoral est parsemé d’hôtels à grande capacité, quand, en France, les campings, bien moins denses et moins chers, dominent.

Développer les recettes internationales du tourisme ? L’objectif peut sembler un peu décalé quand la première clientèle touristique, les Français, fait face, pendant ses vacances, à un problème croissant de pouvoir d’achat, et à une concurrence plus vive pour accéder aux lieux touristiques les plus désirables. Pour nombre de Français, les séjours se raccourcissent, les dépenses sur place se réduisent, notamment dans la restauration. La nouvelle offre se concentre sur le haut de gamme, plus rentable pour les investisseurs.

Les comités d’entreprise amortissent le choc pour les Français de la classe moyenne, et la fracture est encore plus vive que jadis entre ceux qui ont accès à ces aides, et les autres qui paient plein tarif. Année après année, la part des Français qui ne partent jamais en vacances (40 %) ne bouge pas, en raison de freins financiers et culturels, et aucune politique publique d’ampleur ne s’attaque à ce sujet. « C’est un angle mort. Et pourtant, améliorer le taux de départs en vacances des Français de quelques points pourrait être un vecteur de croissance pour le secteur, avec un impact très intéressant du point de vue social et économique », évoque Jean Pinard, consultant spécialisé dans le tourisme.

Surfréquentation

En outre, cette croissance forte du nombre de touristes génère, sur de nombreux territoires, des excès encore trop peu régulés, et des expériences dégradées pour les visiteurs. La surfréquentation de certains lieux, accentuée par l’effet des réseaux sociaux, aboutit à des conflits d’usage de plus en plus importants avec les autochtones. En particulier en ville, où le tourisme tend à prendre de plus en plus de place, au détriment de la qualité de vie des habitants, de leur faculté à se loger, à disposer de commerces adaptés. « Ces problématiques ne sont pas prises au sérieux par les autorités, qui se focalisent toujours sur l’impact économique du tourisme et l’encadrent très peu, ne confrontent pas assez ses conséquences à la démocratie locale », commente le géographe Rémy Knafou, qui a particulièrement étudié la situation de la butte Montmartre, à Paris, saturée de visiteurs.

Enfin, les emplois du tourisme peinent à attirer les jeunes. Le secteur voit sa capacité de développement entravée par ses problématiques de recrutement, liées notamment aux difficultés pour se loger dans les territoires les plus touristiques. A cela s’ajoutent des contrats précaires, des conventions collectives peu protectrices, des horaires à contre-courant (soirs, week-end) qui ne sont pas suffisamment compensés en matière de salaire, de reconnaissance et d’aménagement du temps de travail. Le fort turnover des employés, en particulier dans la restauration, témoigne de ces difficultés. Pour les saisonniers, la récente réforme de l’assurance-chômage a compliqué le maintien dans ce secteur d’activité à l’année. Certes en haut du podium, la France ne devrait pas oublier toutes ces zones d’ombre.

Nous vous donnons RDV le 15 avril prochain pour les prochaines actualités !

Arnaud et Simon

Dormira.fr

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Les actus de février 2026

Comme chaque 15 du mois, retrouvez toutes les actualités liées aux gîtes et aux chambres d’hôtes avec dormira.fr :

L’Europe ouvre (enfin) les yeux sur le Tourisme
hospitality-on – Le 28 janvier 2026 – Lien vers l’article

Prise de conscience à Bruxelles : le tourisme doit désormais faire l’objet d’une politique publique à part entière, au même titre que la mobilité, l’industrie ou l’énergie, et non plus être traité comme un simple levier d’attractivité ou un sujet périphérique. 

Même si cette évolution marque une reconnaissance tardive mais nécessaire, voyons y plutôt « le verre à moitié plein », car il reste encore à organiser, piloter et projeter dans le temps long un véritable système économique.

L’European Tourism Day a cristallisé ce changement de registre pour le secteur. Le tourisme s’inscrit désormais dans celui de la gouvernance, avec des implications directes sur l’emploi, l’aménagement des territoires, les infrastructures et la compétitivité. Au-delà du glissement sémantique, saluons ici une prise de conscience du rôle structurant d’un secteur qui pèse plus de 10 % du PIB européen et irrigue l’ensemble de la chaîne de valeur économique et sociale du continent.

C’est dans ce contexte qu’intervient la mise en place d’une première stratégie européenne dédiée au tourisme, attendue de longue date par les professionnels du secteur, notamment en France. Le momentum est décisif. L’Europe demeure la première destination touristique mondiale mais ce leadership repose encore largement sur des acquis historiques, challengé par une concurrence internationale de plus en plus organisée et par des politiques d’investissement offensives menées, ailleurs, avec constance et visibilité.

La vocation de cette stratégie n’est pas d’uniformiser les destinations ou de se substituer aux États ou aux territoires, mais bien de donner au tourisme européen un cadre commun, lisible et cohérent. Tant que le secteur fonctionne par juxtaposition, les trajectoires d’investissement restent fragiles et les déséquilibres s’accentuent, qu’il s’agisse de concentration des flux, de tensions territoriales ou de perte de valeur par défaut de coordination.

À l’image des débats portés de longue date par le secteur en France, le changement de paradigme appelle mécaniquement à une redéfinition des priorités. La question centrale n’est plus celle de l’augmentation des volumes, mais celle de l’organisation durable de l’offre touristique européenne. Répartition des flux, mobilité, infrastructures, compétences, qualité de l’expérience et acceptabilité sociale doivent s’imposer comme des paramètres structurants. Le tourisme apparaît ainsi comme une industrie de l’offre. Elle se construit dans la durée et sa performance dépend directement de l’investissement dans le capital humain, les outils de pilotage et les infrastructures.

Et quid de la travel tech ? 

Les plateformes, les algorithmes et les agents d’intelligence artificielle orientent déjà une part croissante des décisions de voyage, des parcours et de la distribution de la valeur. La capacité de l’Europe à rester un leader touristique dépendra aussi de sa capacité à maîtriser ces technologies, tant l’enjeu dépasse largement l’innovation. Il touche à sa souveraineté économique et à sa capacité de conserver la maîtrise de sa première industrie de services.

Reste le nerf de la guerre : le décalage persistant entre le poids économique du tourisme et le niveau d’investissement consenti dans les technologies qui structurent la donnée, la distribution et orientent la décision. Un secteur représentant plus de 10 % du PIB européen ne peut rationnellement rester sous-dimensionné sur ces sujets sans fragiliser sa trajectoire future. Le changement d’échelle dans l’investissement et la structuration de l’écosystème est une condition sine qua non de crédibilité.

Les débats à la Commission européenne ont aussi révélé une responsabilité particulière : notre performance touristique s’inscrit dans un cadre social, environnemental et territorial le plus exigeant du monde. L’acceptabilité entre résidents et visiteurs, les critères ESG, la qualité de l’emploi et l’impact territorial sont des conditions de performance à part entière. Face à l’instabilité, voici ici un avantage stratégique durable, à condition d’être pleinement assumé et traduit dans des choix opérationnels cohérents.

Par ce mouvement, le tourisme entre ainsi dans le champ des politiques européennes structurantes et il faut s’en féliciter. La suite dépendra comme souvent des arbitrages budgétaires, réglementaires et industriels qui donneront consistance à cette ambition. Le point de bascule est clair : le leadership touristique européen n’est plus un héritage, mais un choix politique et économique à piloter dans le temps long. Une route droite mais une pente forte ? For sure.

De grandes manœuvres financières en vue dans le secteur des campings et des clubs de vacances
Le Monde – Le 23 janvier 2026 – Lien vers l’article


Des groupes comme Sandaya, Belambra et Pierre & Vacances Center Parcs sont en passe de changer de mains. Des opérations qui traduisent l’intérêt des investisseurs pour ce secteur en pleine consolidation et en montée en gamme.

Sur les hauteurs de Fréjus (Var), au milieu des lotissements et enseignes commerciales, le camping Le Domaine du Colombier a créé, depuis 1963, sa petite bulle. Une forêt de palmiers, des milliers de transats, des parasols en paille, des piscines, un spa… Entre les mobil-homes de la « zone Kenya » et ceux de la « zone Moorea », on découvre les aires de jeu, la « rivière lagon » chauffée, six grands toboggans aquatiques. « L’enjeu, c’est de bluffer les enfants : une fois qu’on les a dans la poche, les parents suivent ! », commente le directeur du camping, Quentin Liotard.

On jette un coup d’œil aux nouveaux terrains de padel, construits sur les anciens courts de tennis : « Le tennis est passé de mode, il y a un coût d’apprentissage trop élevé. Avec le padel, on peut s’amuser très vite. » Ne cherchez pas les camping-cars, caravanes ou tentes, il n’y en a presque plus. « On a gardé 11 places. » Les mobil-homes sont bien plus rentables. L’été, ils sont loués entre 1 800 et 4 000 euros la semaine.

Avec ses cinq-étoiles et ses 350 emplacements, Le Domaine du colombier incarne la trajectoire empruntée par de nombreux campings français : la montée en gamme, et l’intégration au sein de grands groupes. En juin 2025, ce camping a été racheté par Sandaya à la famille fondatrice, qui le gérait encore, pour 50 millions d’euros. Et pourtant, on est à 4 kilomètres des plages ! C’est dire la valeur de ces « beaux campings », dopée par une conjoncture favorable à l’hôtellerie de plein air, et par la course que se livrent les nouveaux géants du secteur pour racheter les pépites disponibles – dans un marché fermé, où la création de nouveaux sites est quasiment impossible.

Si, depuis 2021, Sandaya peut racheter des campings à tour de bras, c’est qu’il est appuyé par un fonds d’investissement, InfraVia, devenu son actionnaire majoritaire en 2021, sur la base d’une valorisation qui dépassait 400 millions d’euros. Cinq ans plus tard, et alors que le groupe est passé de 31 à 75 campings, celle-ci frôlerait le milliard d’euros. Heureux de cette trajectoire, InfraVia envisage de vendre, « probablement en seconde partie d’année », confirme Vincent Levita, le PDG. Plusieurs fonds sont sur les rangs : la transaction pourrait se sceller après la saison d’été. « On dégage 110 millions d’euros d’Ebitda [le résultat avant intérêts, impôts et amortissement], alors, c’est sûr, ça intéresse », glisse François Georges, le fondateur de Sandaya. D’autant qu’il y aurait encore, selon eux, des perspectives de développement. « Il y a encore beaucoup de campings familiaux à racheter », poursuit M. Georges.

Grand ménage
Des fonds qui entrent, qui sortent, et réalisent des « bascules » conséquentes : le secteur du camping est entré de plain-pied dans l’univers de la finance internationale, avec des acteurs de plus en plus gros. Signe des temps : en 2025, le fonds souverain d’Abou Dhabi est entré au capital d’European Camping Group, dont le siège se situe à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Les résidences de tourisme et les clubs intéressent aussi les fonds. Belambra, né en 2006 de la scission de VVF, et construit avec les anciens « trophées » du réseau associatif, serait en passe de changer de mains, selon le journal Les Echos. Son propriétaire, Caravelle, un fonds qui s’est spécialisé dans le redressement d’entreprises, n’a pas souhaité commenter. Depuis l’arrivée aux commandes de Lorène Martel, fille de l’ancien PDG Pierre-André Martel, décédé dans le crash de son avion privé en 2011, ce fonds familial s’est repositionné sur l’hôtellerie, et a accompagné Belambra dans un plan de montée en gamme.

En cinq ans, une dizaine de Belambra ont fermé (il en reste 44), une poignée ont ouvert, pour permettre au groupe de se concentrer sur un créneau, celui du club vacances tout compris, avec buffets à volonté, animations et garderie pour les enfants. En clair : le même concept que le Club Med, mais à destination d’une clientèle un peu moins fortunée que celle qui fréquente désormais la marque au trident. La formule a trouvé son public, malgré des tarifs qui grimpent. Ses clubs à la montagne, notamment, se révèlent très rentables, et le groupe souhaite désormais passer à la vitesse supérieure, « notamment à l’étranger », commente Alexis Gardy, le directeur de Belambra.

Un acteur issu des « trente glorieuses » qui monte en gamme et bascule sous la pression d’acteurs de la finance internationale : la trajectoire n’est pas sans rappeler celle de Pierre & Vacances Center Parcs. Ce poids lourd du tourisme en France, qui a réalisé lors de son dernier exercice 1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires, a frôlé la banqueroute en 2021, lorsque, criblé de dettes et accumulant les exercices déficitaires, il a pris de face la vague du Covid-19.

En 2022, un plan de sauvetage a permis à ce groupe, fondé par Gérard Brémond, de sauver sa peau, grâce à un trio d’investisseurs anglo-saxons et français (Fidera, Alcentra, Atream). De quoi permettre au directeur, le polytechnicien Franck Gervais, d’entreprendre un grand ménage. Depuis l’arrivée, en 2021, de cet ancien de la SNCF et d’Accor, environ 4 000 appartements gérés par Pierre & Vacances ont été « rendus » à leurs propriétaires : pas assez rentables, trop vieux, ou pas assez bien placés. La chasse aux coûts a été lancée à tous les étages du siège parisien, des services administratifs ont été externalisés sur l’île Maurice. De gros travaux ont été lancés pour rénover les Center Parcs vieillissants, ou les résidences passées de mode.

L’activité de promotion immobilière, jadis au cœur de cette entreprise, a été tout simplement « abandonnée », décrit Franck Gervais. A l’avenir, il n’est plus question de se développer avec des propriétaires individuels d’appartements : un modèle devenu illisible et conflictuel. Depuis deux ans, le groupe est redevenu rentable. Fin 2025, il a entamé des négociations avec d’éventuels repreneurs, avec à la clé un retrait de la cotation en Bourse. La transaction devrait se sceller au premier semestre.

Des emplois non délocalisables
Ces mouvements racontent ainsi l’intérêt que portent les investisseurs du monde entier pour le tourisme, résilient à toutes les crises, et qui progresse, au niveau mondial, à un rythme de 4 % à 5 % par an. Dans ce panorama, la France occupe une place de choix : première destination mondiale, au carrefour de l’Europe du Nord et du Sud, avec des espaces variés, des stations de ski, des plages… « Et, par rapport à d’autres pays méditerranéens, la France est préservée des températures extrêmes, tandis que ses infrastructures de transports et de santé sont très bonnes », analyse Serge Mesguich, directeur, chez Bpifrance, d’un fonds qui investit dans des projets touristiques.

A cela s’ajoute un marché domestique puissant grâce aux congés payés et aux jours fériés. Dans une France désindustrialisée, les opérateurs touristiques sont souvent accueillis à bras ouverts par les collectivités, qui y voient des leviers de développement, avec des emplois non délocalisables – même si les postes créés sont souvent saisonniers, avec des salaires peu élevés. « Mais les investisseurs voient aussi certains risques dans ce secteur, car la machine administrative, les autorisations de construction ou d’extension sont bien plus longues à obtenir que dans d’autres pays. Et les réglementations sont très strictes sur certains aspects environnementaux », estime Serge Mesguich.

Dans le contexte actuel, avec des tensions géopolitiques inédites et un pouvoir d’achat très contraint, le secteur poursuivra-t-il sa trajectoire ascendante ? La montée en gamme de nombreux acteurs, dans un secteur de plus en plus financiarisé, s’accompagne de tarifs bien plus élevés pour les vacanciers, en particulier entre la fin juillet et la mi-août. Or bon nombre de Français n’ont pas vraiment le choix de leurs dates de vacances. Chez Pierre & Vacances, Franck Gervais se dit confiant : « Quand on pense à l’année qui s’est écoulée, quels sont les meilleurs souvenirs qui restent ? Les vacances. Certes, elles vont se transformer ; on va peut-être partir moins loin de chez soi, ou moins longtemps. Mais, parmi les dépenses, c’est souvent la dernière chose qu’on ait envie de sacrifier. »

Vous voulez comprendre à quoi sert dormira.fr ?

Lisez notre présentation :

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Booking.com change ses clauses avec les hôteliers après une mise en demeure de la DGCCRF
L’Echo Touristique - Le 30 janvier 2026 – Lien vers l’article

La plateforme de réservation d’hôtels Booking a changé des clauses contractuelles avec les hôteliers, après avoir été épinglée en juillet par la Répression des Fraudes.

Selon la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), les conditions générales de prestations de Booking comportaient « des clauses manifestement déséquilibrées au détriment des hôteliers français ».
L’organisme critiquait surtout des clauses portant atteinte, selon lui, à la liberté tarifaire des établissements sur leur propre site, par rapport aux prix proposés sur Booking.com.

Le leader mondial de la réservation hôtelière avait jusqu’au 31 décembre 2025 pour modifier ces « clauses et pratiques non conformes ». Et ce, sous peine d’une amende pouvant atteindre « 69,35 millions d’euros » par jour.

Les clauses modifiées depuis jeudi 29 janvier
Booking.com a modifié ses clauses le 29 janvier 2026, explique la DGCCRF dans un communiqué.
L’organisme indique toutefois rester « vigilant sur la conformité des clauses et sur leur application effective ».

« La DGCCRF a enquêté sur les relations commerciales entre les hôteliers français et les plateformes de réservation afin de s’assurer de la loyauté de ces échanges, indiquait-elle en juillet 2025. Trois des quatre plateformes contrôlées posaient problème en raison de non-conformités au regard de la règlementation européenne ou de conditions déséquilibrées imposées aux hôteliers. »

Booking.com obtempère, mais reste en désaccord
L’organisme avait alors enjoint les plateformes à modifier certaines « clauses restrictives de concurrence ». À commencer par Booking.com. Dans une réaction adressée à L’Écho touristique, Booking.com laissait entendre, dès l’été dernier, qu’elle allait changer ses contrats, même si elle restait en désaccord avec les critiques de la DGCCRF.
Sans surprise, l’Umih, principale organisation professionnelle dans l’hôtellerie et la restauration, avait salué en juillet cette injonction. Rappelant au passage qu’elle se bat depuis longtemps contre les pratiques « abusives » du géant hôtelier.

Chambres d’hôtes : le Conseil d’État et le 49-3 scellent le sort fiscal et social des exploitants
L’officiel des métiers – Le 22 janvier 2026 – lien vers l’article

L’année 2026 s’ouvre sur un horizon toujours aussi sombre pour les exploitants de chambres d’hôtes. Entre la décision couperet du Conseil d’État du 13 janvier dernier, et le rejet d’un amendement salvateur dans le Budget 2026 (adopté via le 49-3), les propriétaires de chambres d’hôtes voient leurs espoirs de connaître des jours meilleurs s’envoler de plus en plus.

1. Le « non » définitif du Conseil d’État

Le 13 janvier dernier, le Conseil d’État a rejeté la requête d’une contribuable qui, pour l’application du régime micro, contestait l’abaissement du seuil de chiffre d’affaires à 77.700 € pour les chambres d’hôtes. La haute Cour a ainsi validé la réforme de fin 2024 qui classe l’activité de chambres d’hôtes dans la catégorie « Prestations de services » (seuil de 77.700 € et abattement de 50 % au lieu de, auparavant, 188.700 € et 71 %), (Décision n° 509207 du 13 janvier 2026).

2. Rejet de l’amendement du Sénat

Parallèlement, les députés viennent à nouveau d’enfoncer le clou en supprimant du projet de loi de finances pour 2026 l’amendement du Sénat qui rétablissait à la fois l’ancien seuil, l’ancien abattement et l’ancien taux de cotisations URSSAF auquel sont assujettis les exploitants (soit 188.700 € au lieu de 77.700 € au titre du seuil de chiffre d’affaires, 71 % d’abattement au lieu de 50 %, et 12,3 % au lieu de 21,2 % pour ce qui concerne le taux de cotisation).

Cet amendement a en effet été supprimé à la demande du député LR des Hauts-de-Seine, Philippe Juvin, par ailleurs rapporteur du projet de loi, pour les motifs suivants :

  • D’une part, un abattement porté à 71 % jusqu’à 188.700 euros de revenus constituerait selon lui un régime particulièrement dérogatoire par rapport au droit commun, qui est de 50 % d’abattement pour 77 700 euros de revenus pour les locations meublées hors meublés de tourisme non classés. Par ailleurs, toujours selon lui, les chambres d’hôtes bénéficieraient déjà d’une fiscalité attractive par rapport aux meublés de tourisme non classés, ces derniers étant soumis à un abattement de 30 % jusqu’à 15 000 euros de revenus. NB : le député ne parle pas toutefois du fait que, en changeant de catégorie fiscale, les exploitants de chambres d’hôtes ont vu également leur taux de cotisations sociales passer de 12,3 % à plus de 21 % ;
  • D’autre part, le député précise que les chambres d’hôtes réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 77 700 euros peuvent opter pour le régime en réel BIC, lequel s’avère effectivement favorable fiscalement lorsqu’elles supportent des charges importantes. Il est généralement admis qu’à partir de 80.000 euros de recettes, ce régime est beaucoup plus avantageux que celui du « micro-BIC », l’abattement forfaitaire ayant été conçu à des fins de simplicité pour les activités qui génèrent un chiffre d’affaires limité. Cependant, ce régime réel oblige à tenir une comptabilité beaucoup plus lourde, ce qui nécessite le recours quasi obligatoire à un expert-comptable, et signe la fin de la simplicité qui faisait le charme du statut d’hôte chez l’habitant.

Enfin comme vous le savez, le Gouvernement ayant activé l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, la suppression de cet amendement n’a bien sûr pas pu être débattue en séance.

Fin d’espoir
Alors qu’il est désormais considéré comme définitivement adopté par l’Assemblée Nationale, le projet de loi devait à nouveau être examiné par le Sénat. Mais celui-ci, considérant ce projet de loi comme inacceptable, par suite, justement, du « choix gouvernemental d’alourdir brutalement la fiscalité pesant sur les entreprises françaises », a refusé de l’examiner.
Désormais donc, il n’y a plus aucun espoir de retour en arrière.

Webinaire Charentes Tourisme : présentation de dormira.fr pour les propriétaires de gîtes et chambres d'hôtes des départements de la Charente et de la Charente Maritime :

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Le tourisme mondial atteint un record en 2025, mais les incertitudes planent sur 2026 à cause des 'tensions géopolitiques'
France Info – Le 20 janvier 2026 – Lien vers l’article

La France et l'Espagne sont les premières destinations du monde, selon les chiffres de l'ONU. Au total, 793 millions de millions d'arrivées ont été enregistrées.

Environ 1,52 milliard de touristes ont effectué un voyage à l'étranger en 2025, une année 'record', selon une estimation publiée mardi 20 janvier par l'ONU Tourisme(Nouvelle fenêtre), qui a toutefois alerté sur les 'tensions géopolitiques' constituant des 'risques importants' pour le secteur. Selon cette agence onusienne basée à Madrid (Espagne), le nombre de voyages touristiques internationaux réalisésen 2025 a dépassé de 4% celui de 2024 (1,4 milliard), année qui avait vu le tourisme mondial retrouver son niveau pré-Covid.

'La demande de voyages est restée élevée tout au long de 2025, malgré la forte inflation des services touristiques et l'incertitude liée aux tensions géopolitiques', a souligné dans un communiqué la secrétaire générale de l'ONU Tourisme, Cheikha Al Nowais. La responsable a évoqué 'une croissance extraordinaire' l'an passé des recettes, qui ont atteint 1 900 milliards de dollars dans le monde, en hausse de 5% par rapport à 2024, 'une année déjà solide'.

La France et l'Espagne premières destinations du monde
En Europe, principale destination touristique au monde – France et Espagne en tête –, 793 millions d'arrivées internationales ont été enregistrées en 2025, d'après le rapport annuel de l'ONU Tourisme transmis à l'AFP. Cela représente des hausses de 4% par rapport à 2024 et de 6% par rapport à 2019, avant la pandémie de Covid. Le nombre de voyageurs internationaux a également fortement progressé en Afrique (+8% sur un an) et en Asie-Pacifique (+6%).






L’échange de maisons, en pleine croissance, s’installe discrètement dans le paysage touristique
Le Monde – Le 16 janvier 2026 – Lien vers l’article


La principale plateforme, HomeExchange, enregistre une croissance du nombre d’échanges de 43 % en un an, et double le nombre de membres tous les deux ans.

C’est une goutte d’eau dans le monde du tourisme, mais qui, d’année en année, ne cesse de grossir. L’échange de maisons entre particuliers, organisé sur des plateformes en ligne, compte de plus en plus d’adeptes dans le monde, en particulier en France. Leader sur ce marché, la start-up HomeExchange, qui a son siège à Paris, dit avoir enregistré une croissance du nombre d’échanges de 43 % en 2025 – une progression dans la lignée de celle qu’elle connaît depuis quatre ans. Le site, créé en 2011, compte désormais 270 000 membres, dont 90 000 en France – un chiffre qui double tous les deux ans. De quoi constituer un vaste catalogue de biens partout dans l’Hexagone – en comparaison, Airbnb compte 1 million d’annonces en France en 2025.

Plus que le poids réel de l’échange de maisons dans l’économie touristique, c’est la progression très rapide de ce système qui interpelle. Le succès de ce modèle témoigne, en creux, des tensions du pouvoir d’achat, et de la forte hausse des tarifs dans les hébergements touristiques payants depuis cinq ans. Un contexte qui conduit les Français à de nouveaux arbitrages pour préserver les départs en vacances. « Une fois le prix de l’hébergement soustrait, le budget vacances devient beaucoup plus supportable », argumente Emmanuel Arnaud, cofondateur de cette société. Si les échanges sont gratuits, les membres doivent néanmoins s’acquitter d’une cotisation annuelle (175 euros), qui est la principale source de revenus de l’entreprise.

Sur HomeExchange, comme chez ses concurrents Kindred ou ThirdHome, la plupart des échanges se font au travers d’un système de points, monnaie virtuelle que les membres accumulent en laissant leur domicile à des invités, et qu’ils dépensent ensuite chez d’autres membres. Cette numérisation est ce qui a permis de moderniser le « vieux » système de l’échange de maisons, qui s’organisait autrefois de manière simultanée, via des catalogues ou des petites annonces.

Changement de mentalité

Le succès du modèle raconte aussi les évolutions sociétales vis-à-vis du chez-soi, et la progression de cette aptitude psychologique à héberger des inconnus dans un lieu qui incarne l’intimité, la famille… Un changement de mentalité impulsé par la culture du Airbnb, qui s’est diffusée en France ces dernières années. Avec cette croissance forte, l’un des risques est que la confiance spontanée entre les membres, pilier du système, s’érode. « On a des nouveaux membres qui se comportent un peu comme si on était un service de location de maisons, en envoyant des messages brefs de type “dispo ?”, sans mettre les formes, relève Emmanuel Arnaud. Il faut être poli, se présenter. Les gens laissent leur maison quand même ! On fait beaucoup de pédagogie là-dessus. »

Enfin, le succès du modèle est aussi lié à la faible réglementation. Alors que les locations saisonnières de courte durée, de type Airbnb, sont de plus en plus contrôlées par les collectivités locales, en raison des nuisances et de l’impact sur le marché du logement, l’échange de maisons passe sous le radar de ces restrictions. « Nous sommes plus vertueux que la location saisonnière, qui organise une concurrence entre touristes et habitants sur l’accès au logement », juge M. Arnaud.

Contrairement aux locations saisonnières, les échanges ne sont pas soumis à la taxe de séjour, et les locataires peuvent d’emblée participer à ce système, qui n’implique pas d’échange monétaire. Toutefois, les villes commencent à regarder avec attention cette croissance. Montpellier a signé un partenariat avec la plateforme, pour partager des données. Amsterdam a décidé de mieux encadrer cette activité, et soumis les « échangeurs » à l’obtention d’une licence, avec un maximum de nuits autorisées par an, afin de mieux réguler le tourisme dans la ville.

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L’Europe peut-elle se passer de Google, Amazon, Airbnb etc... ?
Lessentiel.lu - Le 5 février 2026 – Lien vers l’article

Sortir de l’orbite des GAFAM américains est-il envisageable pour les Européens, qui cherchent à s'émanciper de la tutelle technologique américaine?

Auparavant, quand l’Union européenne parlait de réduire ses dépendances à l’égard des puissances étrangères, elle visait principalement la Chine. Mais depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’Europe cherche à s’émanciper des États-Unis, en particulier dans le numérique. La crise avec Trump sur le Groenland ressemble à un électrochoc pour les Européens, encore ultradépendants des technologies américaines dans leur quotidien. Les États-Unis pourraient-ils plonger le continent dans l’obscurité numérique ?

L’UE dépend de pays étrangers pour plus de 80% des produits, services, infrastructures et propriétés intellectuelles liés au numérique, selon un rapport de la Commission européenne publié en 2023. Sortir de l’orbite des GAFAM américains - Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft – passe pour une mission impossible.

Il y a une dizaine de jours, le gouvernement français a fait un pas dans cette direction en promettant la généralisation d’une solution 100% française de visioconférence au sein de l’administration d’ici 2027, nommée Visio, afin de contrer Teams ou Zoom.

Des juges de la CPI privés de Netflix et Airbnb

Dès août dernier, Bruxelles avait été secouée par les sanctions de Washington contre des juges de la Cour pénale internationale, privés de leurs comptes Amazon, Airbnb, Netflix ou PayPal – des technologies américaines. «Au cours de l’année écoulée, tout le monde a vraiment pris conscience de l’importance de ne pas dépendre d’un seul pays ou d’une seule entreprise pour certaines technologies très critiques», a récemment déclaré la commissaire européenne chargée du numérique, Henna Virkkunen. «Ces dépendances peuvent être utilisées comme des armes contre nous», a-t-elle averti.

En mars, Henna Virkkunen doit présenter un vaste paquet législatif sur la «souveraineté technologique» portant sur le «cloud» (informatique dématérialisée) l’intelligence artificielle et les semi conducteurs — des domaines dans lesquels l’UE souhaite renforcer son autonomie. «Les technologies numériques ne sont plus des outils neutres», souligne auprès de l’AFP Sebastiano Toffaletti, secrétaire général de l’Alliance européenne des PME du numérique.

Une région allemande abandonne Microsoft

«Lorsque des infrastructures essentielles comme le cloud, l’IA ou les plateformes sont contrôlées depuis l’extérieur de l’Europe, ce sont aussi les règles, les données et, au final, le pouvoir de pression qui nous échappent». Parmi les États membres, la France et l’Allemagne sont en première ligne. La région allemande du Schleswig-Holstein est devenue l’an dernier un symbole de souveraineté numérique en abandonnant Microsoft au profit de logiciels open source.

Son ministre régional du numérique, Dirk Schrödter, veut «reprendre le contrôle» sur ses systèmes informatiques et décider «où les données sont stockées», mais aussi faire des économies sur les coûts des logiciels. En six mois, ce Land a fait passer plus de 40 000 boîtes mail de Microsoft Exchange et Outlook vers des solutions «open source» comme Open-Xchange et Thunderbird.

Un cloud européen?

Le changement ne s’est pas fait sans difficultés – par exemple pour partager des documents avec d’autres régions ou le gouvernement fédéral - mais rien d’insurmontable, selon Dirk Schrödter. De son côté, le Parlement européen réexamine sa dépendance à Microsoft et à d’autres outils, après qu’un groupe transpartisan de députés a réclamé l’adoption d’alternatives européennes.

Parmi les autres initiatives dans l’UE, la société française Mistral et l’allemand SAP sont convenus de développer une solution européenne de cloud alimentée par l’IA lors d’un sommet franco allemand sur la souveraineté numérique en novembre. Et la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas se sont alliés l’an dernier pour promouvoir la création d’infrastructures numériques européennes communes, en coopération avec la Commission européenne.

«Pouvoir de négociation» face à la Maison-Blanche

Dans les discours, la souveraineté européenne gagne du terrain. La Banque centrale européenne travaille depuis longtemps à la création d’un euro numérique, que des dizaines d’économistes — dont Thomas Piketty — considèrent comme une «garantie essentielle de la souveraineté» de l’Europe, ont-ils dit dans une lettre ouverte en janvier. En 2024, était aussi lancée Wero, une alternative européenne à Mastercard, Visa et PayPal, soutenue par un consortium de grandes banques.

Mais pour Zach Meyers, du think tank bruxellois CERRE, l’Union européenne doit encore clarifier ce qu’elle entend par «souveraineté technologique».

À ses yeux, la stratégie la plus efficace n’est pas nécessairement de réduire l’usage des technologies américaines, mais «plutôt de se renforcer dans les segments de la chaîne de valeur où les États-Unis dépendent de l’Europe», par exemple dans des machines ou des composants nécessaires à la fabrication de puces électroniques. Si l’objectif est de résister aux pressions politiques, l’UE obtiendrait ainsi davantage de «pouvoir de négociation» face à la Maison-Blanche, estime cet analyste.

Merci pour votre fidélité depuis toutes ces années 😊

Nous vous donnons RDV le 15 mars prochain pour les prochaines actualités !

Arnaud et Simon

Dormira.fr

Les actus de janvier 2026

Bonjour à tous,

Nous sommes ravis de vous retrouver en ce début d’année 2026, nous vous souhaitons à toutes et tous une belle année.

Nous sommes heureux, 4 mois après le lancement de dormira.fr, de vous annoncer d’autres conventions de partenariats, établies avec :
-    Le Label clé verte
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Nous vous souhaitons une bonne lecture
Arnaud et Simon

Meublés de tourisme : Airbnb met en place l’enregistrement obligatoire dans treize communes du pays d’Auray
Ouest-France Auray – Le 7 janvier 2026 – Lien vers l’article



Dans le Morbihan, Airbnb a annoncé, ce mercredi 7 janvier 2026, mettre en place l’enregistrement obligatoire des meublés de tourisme dans treize villes du territoire de l’intercommunalité Auray Quiberon terre atlantique (Aqta).

Dans le Morbihan, Airbnb a annoncé, ce mercredi 7 janvier 2026, mettre en place l’enregistrement obligatoire dans treize villes du territoire de l’intercommunalité Auray Quiberon terre atlantique (Aqta). Les communes concernées sont : Auray, Belz, Erdeven, Étel, Hoëdic, Houat, La Trinité-sur-Mer, Locmariaquer, Plœmel, Plouharnel, Pluneret, Quiberon et Saint-Pierre-Quiberon.

Pour mémoire, à l’instar de nombreuses autres localités du secteur, Auray avait voté, en février 2025, un dispositif pour encadrer l’essor des meublés touristiques dans la commune. Objectif de la municipalité : «  Lutter  » contre cela et la conséquence directe,«  ce phénomène d’éviction des résidents  ».

Un numéro d'enregistrement 
Dans la ville-centre, Auray, on constate une « forte poussée » de l’activité des mobiliers de tourisme. Début 2025, la municipalité s’était prise au jeu de compter le nombre d’annonces répertoriées sur les plateformes (outre Airbnb, on peut citer Abritel ou Booking) : 378.

Depuis le mois de juin, les propriétaires doivent, pour louer, demander au préalable une autorisation temporaire de changement d’usage de son bien (via Déclaloc’) et se voient attribuer un numéro d’enregistrement. Un foyer fiscal ne peut qu’avoir un seul meublé touristique.

À partir de ce mercredi 

Avec l’enregistrement obligatoire – mis en place six mois après les décisions prises localement à Auray -, il s’agit de «  favoriser un développement responsable des locations de courte durée », »décrit Airbnb dans son communiqué, ce mercredi. Concrètement, à partir de ce jour, cela implique que«  toutes les annonces d’hébergements entiers loués en courte durée, déjà existantes comme nouvellement créées, doivent afficher un numéro d’enregistrement pour accueillir des voyageurs dans ces villes  ».

Cette obligation d’enregistrement concerne les meublés de tourisme, c’est-à-dire les logements entiers destinés à la location de courte durée. Les annonces de meublés de tourisme «  n’ayant pas obtenu de numéro d’enregistrement seront bloquées  ».

Faciliter les actions de contrôle

Enregistrer un hébergement  est simple, instantané et gratuit, poursuit Airbnb. Les hôtes de logements entiers sont invités à se rendre sur le site Déclaloc’ pour obtenir un numéro d’enregistrement.  Pour le cas de Carnac, il faut s’adresser à l’office de tourisme.

L’enregistrement a  pour objectif de faciliter les actions de contrôle des meublés de tourisme par les villes : vérifications de la légalité des mises en location et du respect de la limite annuelle de nuits pour les résidences principales, des autorisations de changement d’usage pour la location de résidences secondaires et d’éventuelles autres mesures prises localement .

850 000 € de taxes de séjour

En octobre 2024, la plateforme Airbnb avait servi une même communication pour les quatre communes de Belle-Ile, qui était vent debout sur le sujet des meublés de tourisme.

En parallèle et indépendamment de la mise en place de l’enregistrement, Airbnb collecte automatiquement les taxes de séjour  dans plus de 24 000 communes françaises depuis 2018 » et reverse les montants. En 2024,  plus de 850 000 € ont été remis à Aqta .

Chambres d'hôtes : l'Assemblée freine le retour d'un régime fiscal plus avantageux
MoneyVox – Le 9 janvier 2026 – Lien vers l’article

 

Après le tour de vis fiscal de 2024, les chambres d'hôtes espéraient un rééquilibrage en 2026. Plusieurs amendements examinés début janvier en commission relancent le débat sur le régime micro-BIC. Mais entre avis consultatif et passage obligé en séance publique, rien n'est encore joué.

À l'occasion de l'examen en commission du projet de loi de finances pour 2026, plusieurs amendements ont été déposés visant à atténuer les effets de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 sur la fiscalité des hébergements touristiques, en particulier pour les chambres d'hôtes. Ces propositions s'inscrivent dans un débat plus large sur la distinction entre meublés de tourisme et chambres d'hôtes, et leur traitement fiscal respectif.

Comme le rappelait la ministre déléguée chargée du tourisme dans une question parlementaire de mai 2025, les chambres d'hôtes « relèvent du 2° du paragraphe 1 de l'article 50-0 du code général des impôts (CGI) modifié par l'article 7 de la loi du 19 novembre 2024 et bénéficient donc du régime micro-BIC dans la limite de 77 700 € de chiffre d'affaires avec un abattement de 50%. »

Plusieurs points qui font débat

L'amendement CF2149, adopté en commission le 8 janvier 2026, vise explicitement à supprimer l'article 12 septdecies introduit par le Sénat dans le budget 2026 et qui avait pour objet de rétablir l'éligibilité des chambres d'hôtes au régime micro-BIC avec un abattement de 71% jusqu'à 188 700 € de chiffre d'affaires. Cet amendement, porté par le rapporteur Philippe Juvin, rappelle la volonté de certains députés de corriger ce qu'ils considèrent comme une distorsion résultant de la réforme fiscale de 2024, qui avait réduit l'abattement et resserré les plafonds pour les locations touristiques.

De leur côté, avec l'amendement CF717, les députés de La France insoumise proposent de barrer la route à une nouvelle exonération de taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS) pour les meublés touristiques et les chambres d'hôtes. Concrètement, le texte demande la suppression pure et simple de l'article 27 octies de la loi de finances pour 2026, ajouté par le Sénat, qui permettrait aux communes et intercommunalités d'exonérer ces hébergements. Les auteurs défendent l'idée d'une double contribution (THRS + CFE) pour une activité jugée lucrative, et estiment qu'une exonération reviendrait à amputer les ressources fiscales locales au profit d'acteurs qui « n'en ont nullement besoin », alors même que ces locations bénéficient déjà, selon eux, de régimes fiscaux avantageux (notamment via le micro-BIC).

Il est important de rappeler que les amendements adoptés en Commission ne reflète qu'un avis consultatif, et qu'ils doivent être deposés sur le texte débattu en séance publique à l'Assemblée nationale et voté par l'ensemble des députés pour être incorporés au projet de loi. En l'état, rien n'est définitivement acquis pour les chambres d'hôtes .

Lisbonne : Airbnb soulagé de l’assouplissement des règles 
L’écho touristique – Le 22 décembre 2025 – Lien vers l’article

Lisbonne est revenue sur ses restrictions concernant les locations de courte durée, se félicite Airbnb.

Lisbonne a levé ses restrictions sur les meublés touristiques, « après qu’elles n’ont pas réussi à freiner la hausse des prix du logement et qu’elles ont contribué à une augmentation des prix des hôtels », estime Airbnb.

Nouvelles règles à Lisbonne

La municipalité a annulé le moratoire municipal sur les nouvelles licences, permettant aux locations de courte durée de représenter jusqu’à 10% de l’offre locale de logements.

Le 27 novembre, le conseil municipal de Lisbonne a de fait approuvé la proposition de modification du règlement municipal sur l’hébergement local (RMAL), présentée par l’exécutif minoritaire PSD/CDS-PP/IL et rendue possible grâce au soutien de Chega.

La gauche avait toutefois voté contre cette proposition, la qualifiant de « grave recul ».

Airbnb face à la fronde de grandes villes

« Nous remercions la mairie de Lisbonne d’avoir levé ses restrictions, ce qui offrira plus d’opportunités aux habitants de partager leur logement et d’augmenter leurs revenus, indique Sara Rodríguez, responsable des politiques publiques pour l’Espagne et le Portugal. Nous espérons que davantage de villes suivront l’exemple de Lisbonne. »

Depuis quelques années, les règles encadrant les locations saisonnières se corsent dans des destinations phares d’Airbnb. La capitale du Portugal a commencé à imposer des restrictions en 2019. De son côté, Barcelone a décidé de supprimer les locations saisonnières type Airbnb d’ici 2029. New York interdit depuis l’automne 2023 la location courte durée des logements entiers. Quant aux villes de Paris et de Marseille, elles limitent à 90 jours les meublés touristiques.

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« Les Jeux olympiques d’hiver 2030 figent les territoires de montagne dans un modèle à bout de souffle »
Le Monde – Le 14 décembre 2025 - Lien vers l'article

Il est encore temps d’arrêter un projet anachronique et coûteux pour se consacrer aux transitions des territoires de montagne, explique, dans une tribune au « Monde », un collectif emmené par l’association Mountain Wilderness France, tourné vers la sauvegarde des milieux montagnards.

Cet été, l’isotherme zéro degré a dépassé les 5 000 mètres d’altitude, empêchant le regel nocturne du Mont-Blanc. Les glaciers disparaissent à vue d’œil et la ressource en eau se fragilise. Alors que la montagne subit de plein fouet l’emballement de la crise climatique avec un réchauffement deux fois plus rapide qu’en plaine, la France s’apprête à accueillir les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) d’hiver 2030 dans les Alpes. Comment justifier un tel choix ?

Dans ces territoires splendides mais fragilisés, les Jeux d’hiver cherchent à réactiver la magie du siècle dernier : construction de nouveaux équipements (patinoires, villages olympiques) et rénovations coûteuses d’infrastructures dont l’utilité est limitée (piste de bobsleigh, tremplins…), recours massif à l’enneigement artificiel imposé par les fédérations internationales, et ce, malgré des températures en hausse dans tous les massifs… Les JOP 2030 sont en contradiction flagrante avec l’accord de Paris, la loi Climat et son objectif de zéro artificialisation nette, et les limites planétaires, dont sept sur neuf sont déjà dépassées.

Déni démocratique

On nous propose des Jeux en pleine contradiction avec les enjeux d’adaptation et d’atténuation. Les compétitions seront réparties entre quatre pôles éloignés (la Savoie, la Haute-Savoie, le Briançonnais et la Côte d’Azur), synonymes de déplacements logistiques carbonés et de flux touristiques massifs. Ces JOP sont un contresens au moment où la Cour des comptes et l’autorité environnementale appellent à réduire drastiquement l’empreinte des mobilités.

Les Alpes souffrent déjà : manque de neige, modèle économique des stations fragilisé, tourisme de masse qui impacte habitants et milieux, immobilier touristique galopant rendant le logement inaccessible dans les vallées alpines. Plutôt que d’accompagner la transition, ces Jeux figent les territoires de montagne dans un modèle à bout de souffle, hérité de Grenoble 1968 et d’Albertville 1992.

Ni débat public, ni consultation du Conseil national de la montagne, du Comité de massif des Alpes, ni saisine de la Commission nationale du débat public, ni évaluations environnementales, ni études d’impact… Cette décision impulsive a été imposée pour des raisons politiques. La signature précipitée du contrat hôte [avec le Comité international olympique (CIO)] et les dérogations législatives en matière d’urbanisme et d’environnement témoignent d’un passage en force : ils exposent désormais la France à une procédure internationale devant l’ONU, qui interroge la légalité même du lancement de ce projet.

Ce déni démocratique vient d’être officiellement reconnu au niveau international. Le 19 novembre, le comité de contrôle du respect de la convention d’Aarhus (Nations unies) a jugé recevable la saisine déposée par plusieurs organisations dénonçant l’absence totale de participation du public au processus décisionnel des JOP 2030.

Risques financiers majeurs

Cette décision historique confirme que la France a engagé le pays dans ces Jeux en violation de ses obligations internationales, qui imposent d’associer les citoyens dès la phase où toutes les options demeurent ouvertes (y compris ne pas organiser les Jeux).

A l’impréparation s’ajoute l’instabilité : candidatures successives, revirements politiques, divergences sur les disciplines olympiques, incertitudes persistantes sur les sites et l’héritage. Ce bricolage institutionnel accroît le risque de dérives financières et environnementales, déjà observées dans l’histoire olympique.

A cela s’ajoutent des risques financiers et juridiques majeurs. Les garanties financières imposées par le CIO font couvrir les déficits aux contribuables. Les lois olympiques dérogent au cadre législatif existant, qu’il s’agisse d’urbanisme, de droit de l’environnement ou de sécurité. Enfin, la clause compromissoire du contrat hôte impose de recourir à un arbitrage international en cas de litige, interrogeant profondément la perte de souveraineté.

Avec un coût estimé à plus de 4 milliards d’euros, dont 2,5 milliards d’argent public, avant même la consolidation du projet – 2,1 milliards d’euros pour le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 et 1,3 milliard d’euros pour la Solideo, qui s’occupe des infrastructures… –, les JOP 2030 risquent de ne pas inverser la tendance de l’histoire des Jeux : des coûts sous-évalués, des recettes prévisionnelles surestimées…, donc des déficits à éponger, alors que la répartition des sites n’est toujours pas définitive. En pleine crise budgétaire et politique, engager de telles sommes pour deux semaines de spectacle relève de la fuite en avant.

Un véritable débat public

Les Alpes n’ont pas besoin de rayonnement supplémentaire, elles sont déjà attractives. Cet argent devrait financer la résilience des territoires de montagne menacés par le réchauffement et la fragilité de leur économie fondée sur la neige, freiner la bulle immobilière et accompagner les transitions (logement, mobilité, économie, tourisme, agriculture…).

La recevabilité du « recours Aarhus » remet la démocratie environnementale au centre du débat. Elle appelle la France à suspendre l’examen du projet de loi olympique et à organiser un véritable débat public sur l’opportunité même d’accueillir ces Jeux.

Notre opposition n’est pas nostalgique. Nous appelons à un véritable débat national : quelles pratiques sportives voulons-nous encourager ? Quels modèles économiques voulons-nous transmettre ? Quels héritages voulons-nous laisser aux futures générations ?

Le CIO promet un rêve de deux semaines, or les Alpes n’ont pas besoin de rêves artificiels, mais d’eau, de forêts vivantes et de vies préservées. Il est temps de choisir entre une vitrine olympique et la responsabilité d’un territoire vivant.

Liste des signataires : Coline Ballet-Baz, ex-membre de l’équipe de France de ski freestyle, skieuse professionnelle, réalisatrice ; Stéphanie Bodet, championne du monde d’escalade et écrivaine ; Dominique Bourg, philosophe de l’environnement ; Camille, chanteuse, autrice-compositrice, interprète ; Cyril Dion, écrivain et réalisateur ; Fiona Mille, présidente de Mountain Wilderness France ; Vincent Munier, photographe ; Olivier Remaud, philosophe, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales ; Heïdi Sevestre, glaciologue ; Flore Vasseur, autrice, réalisatrice.

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Des «ventes record» en vue : les ponts de mai 2026 font déjà saliver le secteur du tourisme
Le Figaro – Le 9 janvier 2026 – Lien vers l’article

Le calendrier favorable des jours fériés en mai pourrait être une aubaine pour les destinations françaises, alors que les niveaux de réservation stagnent au premier trimestre 2026.

Les serveurs informatiques de la SNCF devraient encore chauffer. Le 28 janvier, la compagnie ferroviaire nationale ouvre ses ventes de billets TGV ou TER pour le printemps (du 30 mars au 3 juillet). Et Anne Pruvot, la directrice générale de SNCF Connect & Tech s’attend à nouveau à des «ventes record», alors que le site et l’application mobile sont désormais pris d’assaut aux aurores. Il faut dire que le contexte sera particulièrement porteur.

Car cette année 2026, les très recherchés ponts de mai tombent à pic pour ceux qui veulent s’offrir un week-end prolongé ou plus. Les 1er et 8 mai, un vendredi dans les deux cas, offrent d’entrée un week-end de 3 jours. Le 14 mai (Ascension) étant un jeudi, ce jour férié permet d’envisager un week-end prolongé en posant un jour de vacances le vendredi. Les petits malins ont déjà fait le calcul : 4 jours de congés seulement (4, 5, 6 et 7 mai) offrent 10 journées de repos. Au printemps, toujours, il faut ajouter le lundi de Pentecôte (25 mai).

Premier trimestre mollasson

«Le calendrier des ponts de mai étant favorable, expose Vanguelis Panayotis, président de MKG Consulting, on devrait s’inscrire dans la tendance des deux dernières années, à savoir un très fort engouement pour les loisirs et les vacances, avec des réservations très en amont». De quoi rattraper un premier trimestre plus mollasson, après une année 2025 qui se clôt sur un bilan «correct» (+0,7 point de taux d’occupation d’hébergement, à 66%) mais «contrasté». Parmi les principales raisons, une clientèle française qui multiplie les arbitrages pour des raisons de pouvoir d’achat, selon les données publiées ce mercredi par l’observatoire de l’Alliance France Tourisme (AFT) - un think tank composé d’une vingtaine d’entreprises leaders du secteur (SNCF, Accor, Pierre&vacances, La Compagnie des Alpes...) -, réalisé avec Régions de France et MKG Consulting.

«Après un bon démarrage lors des vacances de Noël, les niveaux de réservation pour les mois de janvier à mars apparaissent plus prudents», relève le président de l’AFT, Dominique Marcel. Les ventes pour les séjours au ski sont en baisse de 2,1 points par rapport à l’an passé. «Mais nous comparons aux niveaux record des exercices précédents, et les chutes de neige actuelles devraient relancer l’intérêt des consommateurs, même si les niveaux de prix de la montagne en hiver sont de moins en moins accessibles pour les classes moyennes françaises», complète Vanguelis Panayotis.

«Transformer nos promeneurs en consommateurs»

«2026 peut être une année porteuse et mai est devenu l’une de nos périodes les plus chargées, avec des consommateurs qui plébiscitent la France à cette période», projette Alexis Gardy, président de Belambra, qui compte 45 clubs de vacances dans l’Hexagone et la Corse, deux tiers sur le littoral et un tiers en montagne. Pour ces derniers «nous les garderons ouverts le week-end du 1er mai dans les stations où cela a du sens». Mais c’est surtout sur le littoral que se vérifie l’engouement. «Nous proposons des formules ’court séjour’ tout inclus à partir de 3 à 4 nuitées pour répondre à une demande qui s’exprime très à l’avance, les taux d’occupation sont déjà très bons.»

Sachant que 75% des Français partent en France et que l’envie de loisirs reste forte chez nos compatriotes, Franck Louvrier, président de la commission tourisme de Régions de France, plaide pour «transformer nos promeneurs en consommateurs» et d’attirer la clientèle avec des évènements ou de faire la promotion des régions hors saison ou à contre-courant des zones les plus fréquentées lors de pics désormais connus. «Nous travaillons avec l’Alliance France Tourisme à établir de véritables stratégies pour le tourisme, rappelle-t-il. Inciter les voyageurs à anticiper et réserver en amont permet de s’affranchir des inconnues que sont les achats de dernière minute et les aléas météo. Quelqu’un qui a déjà réservé son séjour l’annule peu en général et l’offre d’activités et d’animation doit être au rendez-vous».

En France, encore une année faste pour le tourisme, portée par les campings et par les visiteurs étrangers
Le Monde – Le 7 janvier 2026 – Lien vers l’article


En France, encore une année faste pour le tourisme, porté par les campings et par les visiteurs étrangers

Les recettes issues du tourisme international ont grimpé de 9 % en France en 2025, selon l’ONU tourisme. 

C’est un secteur qui, en France, ne connaît pas la crise. Le tourisme, qui compte pour 8 % du produit intérieur brut national, a poursuivi sa croissance en 2025, « en particulier à Paris, sur les littoraux méditerranéen et atlantique, et à la montagne », décrit Dominique Marcel, président de l’Alliance France Tourisme, qui réunit des acteurs de cette industrie à l’occasion de la présentation, mercredi 7 janvier, du bilan de l’année 2025. La capitale a profité de cette conjoncture et de l’aura des Jeux olympiques : la fréquentation touristique y est en hausse de près de 3 % par rapport à 2024, selon l’office du tourisme de Paris.

Plus globalement, le secteur est porté par la bonne santé du tourisme mondial, qui a jusqu’ici résisté aux tumultes internationaux. En Amérique du Nord, du Sud, au Moyen-Orient, en Asie, une nouvelle classe moyenne aisée se montre avide de voyages en Europe, en particulier en France.

Ces touristes s’ajoutent à une clientèle européenne toujours très présente. Ainsi, les recettes issues du tourisme international ont grimpé de 9 % en France en 2025, selon les derniers chiffres de l’ONU tourisme. Si l’on compare à 2019, la croissance atteint 39 %. « La France reste la première destination touristique mondiale. On ne le claironne pas beaucoup, parce que les Français entretiennent une relation complexe avec ce secteur, globalement mal-aimé, même s’il rassemble 2,5 millions d’emplois et qu’il est un outil de développement territorial », relève Michel Durrieu, délégué au développement touristique à la région Aquitaine.

Parmi les gagnants de cette année 2025 figurent les campings, dont la fréquentation ne cesse de progresser depuis dix ans et qui ont engagé une forte montée en gamme. Le secteur est en pleine consolidation, avec la constitution de grands groupes convoités par les investisseurs. Le nombre de nuitées dans l’hôtellerie de plein air a atteint 148 millions en 2025, soit une croissance de 4,5 %. Si l’on compare avec 2019, la hausse atteint 16 %.

Concurrence de l’Espagne
L’hôtellerie classique, de son côté, affiche un bilan plus modeste, le revenu par chambre – indicateur-clé du secteur – progressant de 1,3 % seulement. Ce chiffre masque de profondes disparités. La Côte d’Azur, très appréciée des touristes étrangers, cartonne : le revenu par chambre a bondi de 9,7 % en un an, selon les chiffres présentés par le cabinet MKG. Même tendance sur le littoral atlantique. La situation est plus compliquée pour les établissements des petites villes ou des métropoles secondaires. Autre tendance : les hôtels haut de gamme et de luxe continuent de tirer le secteur, avec un revenu par chambre en hausse de 5,6 %.

Enfin, Airbnb bouleverse le monde du tourisme, avec un volume de nuitées en croissance très forte au cours des dix dernières années, aussi bien auprès des Français que des étrangers. La location saisonnière entre particuliers représentait 268 millions de nuitées en 2024, selon les derniers chiffres Atout France : une hausse de 72 % par rapport à 2019. Une révolution avec des effets positifs sur certains territoires jadis peu fréquentés par les touristes, mais qui reconfigure les commerces dans certains centres-villes et entraîne des difficultés croissantes d’accès au logement.

Les bons résultats du secteur touristique masquent des défis importants. Le premier qui inquiète l’Alliance France Tourisme, c’est la concurrence d’autres destinations, en particulier l’Espagne – moins chère, et aux capacités hôtelières bien supérieures. « L’Espagne et l’Italie sont des pays qui investissent beaucoup dans leur offre touristique et nous prennent des parts de marché auprès de la clientèle internationale », résume Dominique Marcel. Ensuite, le tourisme d’affaires n’a jamais retrouvé son niveau d’avant la pandémie de Covid-19.

La clientèle française stagne

Mais le principal problème, c’est que la clientèle française, pourtant majoritaire dans le pays, stagne. En vacances, les Français font beaucoup plus attention à la dépense, contraints par leur budget. « Il y a un vrai problème de pouvoir d’achat. Les Français partent moins longtemps ou renoncent à partir, car la France est une destination chère », poursuit Michel Durrieu, qui rappelle aussi qu’une part toujours très importante de Français – environ 40 % – ne part pas en vacances.

Et pourtant, avec des touristes internationaux plus nombreux, le secteur est confronté à des difficultés inédites de gestion de pics de fréquentation dans certains lieux, en particulier ceux qui connaissent du succès sur les réseaux sociaux. La butte Montmartre, certains villages de Provence, Etretat (Seine-Maritime), le Mont-Saint-Michel (Manche), Giverny (Eure)… Ces lieux saturés offrent souvent une mauvaise expérience touristique et produisent de multiples conflits d’usage avec les habitants, lorsqu’il y en a. Pour Michel Durrieu, la réponse passe par l’investissement dans de nouveaux hébergements dans des territoires qui ne sont pas saturés – en zone rurale, notamment. Et par la rénovation de toute une génération d’équipements touristiques construits il y a une cinquantaine d’années et aujourd’hui vieillissants.

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Vidéo : Comment Airbnb a submergé la France
Les Echos – Le 21 décembre 2025 – Lien vers la vidéo (Durée : 10mn31)

Alors que la plateforme de location de meublés fait régulièrement l'actualité, on s'intéresse ici à sa géographie et on explique, cartes à l'appui, comment elle a pu submerger si vite le territoire.

En 2024, huit communes sur dix en France métropolitaine ont enregistré au moins une réservation sur Airbnb. Pourtant, la plateforme n'est présente sur le territoire que depuis treize ans à peine. Cette ascension fulgurante montre une géographie bien particulière qui se prête très bien à la représentation cartographique.

En octobre dernier, l'Institut Terram a publié un rapport cosigné par deux responsables de l'IFOP, Jérôme Fourquet et Chloé Tegny, ainsi que par le cartographe Sylvain Manternach. Ce rapport met en cartes et en graphiques des données exclusives transmises par Airbnb sur l'évolution de son offre sur le territoire français depuis 2013. Les auteurs ont transmis leurs cartes aux « Echos », pour que nous puissions procéder ensemble à une analyse géographique de l'évolution de l'offre Airbnb sur le territoire national.

D'une géographie « en archipel » calquée sur les hauts lieux du tourisme en France jusqu'au quadrillage complet du territoire, à l'exception de quelques « zones blanches », nous avons cartographié la vague Airbnb. En s'y intéressant, nous avons constaté le rôle joué par le tissu des résidences secondaires, mais aussi la capacité d'Airbnb à faire ruisseler la manne touristique sur les communes situées autour des grands pôles d'attraction touristique.

Découvrez nos cartes en vidéo dans ce dernier épisode de Plan Carte, qui s'articule autour d'une discussion avec Jérôme Fourquet.

Nous vous donnons RDV le 15 février prochain !

Arnaud et Simon

Dormira.fr

Les actus de décembre 2025

Auto-entrepreneurs : le Sénat rejette la modification des seuils d’exemption de TVA dans le budget 2026

Public Sénat – Le 2 décembre 2025 – Lien vers l’article

https://www.publicsenat.fr/actualites/economie/auto-entrepreneurs-le-senat-rejette-la-modification-des-seuils-dexemption-de-tva-dans-le-budget-2026?at_content=link&at_term=publicsenat&at_campaign=facebook&at_medium=Social&at_source=nonli

Lors des débats sur le projet de loi de finances pour 2026, le Sénat a décidé de maintenir les seuils actuels de franchise de TVA pour les micro-entrepreneurs.

L’épisode est encore frais dans toutes les mémoires. La refonte, au détour d’un amendement dans la dernière loi de finances, du régime fiscal des micro-entreprises avait inquiété des dizaines de milliers d’acteurs. Ce sujet des seuils de franchise de TVA, pour les auto-entrepreneurs, avait nécessité par la suite plusieurs mois de concertations, sous l’égide du gouvernement, après une alerte montée au Parlement.

En octobre, le Parlement adoptait la loi Midy, pour revenir à la situation antérieure, c’est-à-dire pour maintenir les seuils à leur niveau en vigueur avant le 1er mars 2025. Le vote au Sénat avait été unanime. Dans la nuit du 1er au 2 décembre 2025, les sénateurs ont décidé de rejeter l’article 25 du projet de loi de finances pour 2026, qui prévoyait de réviser une nouvelle fois les seuils de chiffres d’affaires pour l’application du régime de la franchise de TVA. Le sujet fait toujours l’objet d’une vive opposition chez les auto-entrepreneurs.

Une « mesure de stabilité »

« Cette mesure de stabilité permettrait d’offrir aux micro-entrepreneurs un cadre pérenne et lisible, essentiel à leur développement et à leur sécurisation juridique », a par exemple défendu le groupe RDPI (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants), présidé par François Patriat (Renaissance).

Le Sénat a donc choisi de maintenir à 37 500 euros le seuil de franchise pour les prestations de services et à 85 000 euros pour les activités commerciales, écartant leur réduction à 25 000 euros.

Le projet de loi prévoyait de relever le seuil de droit commun, mais également la création d’un seuil spécifique à 25 000 euros par an pour les travaux immobiliers, une réponse aux acteurs du bâtiment.

Jean-François Husson (LR), rapporteur général, a rappelé qu’un travail était mené actuellement au niveau de la délégation aux entreprises, sur les travailleurs indépendants et les micro-entreprises. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, s’en est remise à la volonté du Sénat, avec un avis de sagesse adressé en direction des amendements de suppression. « Manifestement, il faut qu’on ait une approche plus globale », a-t-elle reconnu.

Quand ChatGPT devient votre agent de voyage

France Info – Le 2 novembre 2025 – Lien vers l’article

Quand ChatGPT devient votre agent de voyage | franceinfo

On pourra bientôt déléguer notre navigation sur la Toile à une intelligence artificielle. Attention, cela s'accompagnera de risques supplémentaires et pose la question de la responsabilité des algorithmes.

La navigation sur Internet, telle que nous la pratiquons depuis plus de 30 ans, est appelée à connaître une petite révolution avec l’IA. Ils s’appellent Bing de Microsoft, Safari chez Apple, Chrome de Google ou Firefox et nous permettent d’obtenir, de consulter et d’interagir avec les contenus disponibles sur le web.

Ces navigateurs accompagnent donc l’ensemble de notre navigation à travers les différents sites Internet. OpenAI vient d’annoncer le lancement de son propre navigateur, Atlas, qui intègre son produit phare ChatGPT.

Le navigateur exécutera des tâches complexes

Les prestataires historiques se contentent de flécher des pages, à la manière d’un bibliothécaire allant chercher l’ouvrage qui vous intéresse et pointant vers le paragraphe ou l’image qui vous concerne. En conservant, au passage, les marque-pages de vos références préférées.

Désormais, il s’agit d’utiliser le fonctionnement dit 'agentique' de l’IA. Dans cette dimension, l’intelligence artificielle ne se contente pas de générer une réponse simple, mais devient votre agent pour enchaîner une série d’actions permettant de finaliser votre projet.

Imaginons que vous souhaitiez partir en voyage. La recherche classique vous conduit à visiter le site d’une compagnie aérienne et de choisir votre vol. Avec le modèle agentique, l’organisation matérielle du déplacement sera décomposée en séquences successives : l’IA identifie des dates disponibles dans votre agenda, elle achète des places à bord d’un avion, et commande un taxi en fonction du trajet et de la circulation vers l’aéroport. Idem, à destination, pour la réservation de l’hôtel.

Des risques supplémentaires

Ce mode de consommation de services numériques pose plusieurs questions.

D’une part, il transfère directement aux algorithmes la conduite d’un certain nombre d’achats. Il faudra donc coupler le navigateur avec un moyen de paiement, pour qu’il puisse régler les différentes prestations.

Ensuite, ce modèle agentique est particulièrement exposé aux attaques pirates. Une personne malveillante pourra intégrer des instructions (ordres de virement en sa faveur, ou demande de données confidentielles) dissimulées dans les pages existantes de sites Internet commerciaux.

Ainsi, lorsque l’IA analysera la page qu’elle visite pour accomplir la tâche qui lui est confiée (toujours notre achat de voyage par exemple), elle exécutera en plus les instructions cachées par le pirate : elle les assimilera à de véritables demandes émanant de l'utilisateur légitime.

Pour réaliser ces nouvelles missions agentiques, le navigateur devra en effet avoir accès à tous les identifiants et mots de passe du commanditaire, pour agir à sa place. Avec le risque pour ce dernier, de se voir dérober et usurper l'ensemble de ses sésames numériques.

De telles menaces ne disposent pas à ce jour de mesures de protection robustes. Malgré cela, l’annonce faite par OpenAI va sûrement inciter les autres navigateurs à accélérer leur intégration de l’intelligence artificielle.

Après Airbnb et Le Bon Coin, Booking écope d'une amende de plus d'un demi-million d'euros pour mauvais versement de la taxe de séjour sur l'Île d'Oléron

BFM BUSINESS – Le 9 décembre 2025 – Lien vers l’article

https://www.bfmtv.com/immobilier/apres-airbnb-et-le-bon-coin-booking-ecope-d-une-amende-de-plus-d-un-demi-million-d-euros-pour-mauvais-versement-de-la-taxe-de-sejour-sur-l-ile-d-oleron_AD-202512090652.html

La plateforme d'hébergement Booking a été condamnée à verser 574.000 euros pour des manquements relatifs à la taxe de séjour sur l'île d'Oléron. La collectivité aux 30.000 logements, dont six sur dix sont des résidences secondaires, prévoit de mettre en place des quotas à partir de janvier 2026.

Après Airbnb et Le Bon Coin, une troisième plateforme, Booking, a été condamnée à payer un total de 574.000 euros d'amende pour des manquements relatifs à la taxe de séjour sur l'île d'Oléron (Charente-Maritime), a appris l'AFP mardi auprès de l'avocat de la collectivité.

'C'est une nouvelle victoire qui démontre qu'aucune plateforme n'est au-dessus des lois et qui doit amener les collectivités publiques à ne pas se laisser faire face à des plateformes qui violent la loi', s'est réjoui Me Jonathan Bellaiche, avocat de la communauté de communes de l'île d'Oléron (CDCO).

Le jugement condamne la société Booking à payer 504.000 euros d'amendes civiles à cette île touristique d'un peu plus de 20.000 habitants, 'au titre des défauts de collecte des taxes de séjour' en 2020 et 2021, concernant 420 séjours réservés via la plateforme.

Des manquements au versement et à l'obligation de déclaration

À cette somme s'ajoutent une amende civile de 10.000 euros au titre du manquement à l'obligation de reversement de la taxe de séjour sur la même période, une autre de 50.000 euros pour manquement à l'obligation de déclaration sur ces deux années, ainsi que 10.000 euros de frais de justice. Depuis 2020, il revient en effet à ces plateformes de collecter la taxe de séjour auprès de leurs hôtes non professionnels qui mettent en ligne des locations de tourisme 'non classées' (ou en attente de classement).

En avril, une autre plateforme, Airbnb, avait également été condamnée en appel à verser 8,6 millions d'euros d'amendes alourdies pour des 'manquements graves' à la collecte de la taxe de séjour en 2021 et 2022. Puis, en juillet, le tribunal judiciaire de La Rochelle avait infligé une amende totale de 410.000 euros à la plateforme Le Bon Coin pour des faits similaires.

Une autre collectivité située en Haute-Vienne, Elan Limousin Avenir Nature, qui regroupe 24 communes pour 30.000 habitants, a également engagé fin novembre une procédure judiciaire contre Booking devant le tribunal de Limoges après avoir 'constaté plusieurs défauts de collecte, de déclaration et de reversement de la taxe de séjour'.

Instaurer un quota et verser une prime aux propriétaires qui louent à l'année

Début septembre, les huit communes d’Oléron, dont Le Château-d'Oléron, ont parallèlement décidé de mettre en place, dès le 1er janvier 2026, une obligation pour toute location de meublé touristique de disposer 'd’un numéro d’enregistrement et d’obtenir une autorisation préalable au changement d’usage, dans la limite d’un quota communal'. En clair, il faudra disposer d'une autorisation de transformer son logement en meublé touristique. La collectivité prévoit de les limiter à environ 4.000 logements sur un total de 30.000 sur l'île, dont 62% sont des résidences secondaires.

Autre mesure forte: la communauté de communes propose aux propriétaires de meublés une prime de 10.000 euros afin de les placer sur le marché de la location à l'année. L'objectif, présenté au printemps dernier, était de convertir 150 logements en trois ans.

Locations saisonnières type Airbnb : Milan interdit les boîtes à clés avant les JO

L’Echo Touristique – Le 5 décembre 2025 – Lien vers l’article

https://www.lechotouristique.com/article/locations-saisonnieres-type-airbnb-milan-interdit-les-boites-a-cles-avant-les-jo

À l’image de Florence et de Rome, Milan interdit les boîtes à clés laissées dans les rues pour les locations sur les plateformes comme Airbnb, après avoir augmenté la taxe de séjour.

Milan a interdit jeudi les boîtes à clés laissées dans les rues pour les locations sur les plateformes comme Airbnb, après avoir augmenté la taxe de séjour à l’approche des jeux olympiques d’hiver.

La capitale économique du nord de l’Italie ne veut plus les voir proliférer sur les poteaux ou les grilles dans les quartiers touristiques du centre. Les propriétaires les laissent à proximité des appartements en location pour que les locataires les récupèrent et fassent leur « check-in » seuls.

Un délai de 30 jours

L’interdiction, sous peine d’une amende allant de 100 à 400 euros, vise à éviter « une utilisation inappropriée de l’espace public au profit de particuliers », a précisé le conseiller municipal à l’origine de la mesure, Michele Albiani (Parti démocratique, centre-gauche).

La mesure vise aussi à éviter « l’utilisation des boîtes à clés pour des activités de trafic de stupéfiants », « constatée dans des enquêtes judiciaires récentes ».

Les propriétaires milanais ont trente jours pour retirer leurs boîtiers.

L’Italie avait interdit fin 2024 les enregistrements en ligne pour les locations d’appartement sur ces plateformes, pour des raisons de sécurité, exigeant que le loueur voie désormais physiquement les locataires.

Milan augmente sa taxe de séjour

Mais une décision du conseil d’Etat a laissé la possibilité aux loueurs de vérifier l’identité de leurs locataires via des dispositifs électroniques tels qu’une caméra, sans être en personne devant l’appartement.

La mairie de Milan, qui se prépare à accueillir les Jeux olympiques à partir du 6 février, a également acté mi-novembre une augmentation de la taxe de séjour à partir du 1er janvier 2026. La taxe passe ainsi de 6,30 à 9,5 euros par jours pour les locations saisonnières. Et de 7 à 10 euros pour les hôtels à 4 ou 5 étoiles.

Le gouvernement italien a autorisé les communes concernées par les Jeux à pratiquer ces augmentations, dont la moitié sera reversée à l’Etat pour compenser une partie des dépenses liées aux Jeux.

Les précédents de Florence et Rome

La nouvelle mairesse de Florence Sara Funaro a annoncé un plan en dix points pour lutter contre le surtourisme. Avec une entrée en vigueur prévue en 2025.

Ce plan interdirait les boîtes à clés sur les bâtiments du centre historique de Florence ainsi que l’utilisation de haut-parleurs par les guides touristiques, a indiqué la mairie dans un communiqué.

Les boîtes à clés des locations de courte durée sont devenues une sorte de symbole de la colère locale florentine contre la spéculation immobilière liée à Airbnb.

De son côté, Rome veut aussi limiter l’emploi de boîtes à clés par les propriétaires de logements. La Ville éternelle a été visitée l’an dernier par 50 millions de touristes et attendait 35 millions de pèlerins en 2025. 

New York qui avait interdit les locations Airbnb de moins de 30 jours va-t-elle assouplir cette mesure ?

Le Figaro Immobilier – Le 27 novembre 2025 – Lien vers l’article

https://immobilier.lefigaro.fr/article/new-york-qui-avait-interdit-les-locations-airbnb-de-moins-de-30-jours-va-t-elle-assouplir-cette-mesure-20251127 

Cette évolution concernerait les maisons individuelles et non les appartements mais cette petite modification serait déjà un pas vers les propriétaires de logements qui proposent des locations touristiques.

La ville de New York a mis en place la réglementation la plus restrictive qui soit sur les locations touristiques, il y a deux ans. Elle a purement et simplement interdit les locations touristiques de moins de 30 jours. Peut-on encore parler de locations touristiques de courte durée lorsque les locations doivent être proposées pour un mois ? Toujours est-il que les annonces de biens à louer sur Airbnb ont fondu comme neige au soleil à New York.

Le Conseil municipal serait sur le point d’assouplir cette mesure pour les maisons individuelles occupées par leurs propriétaires, selon le New York Post . Les hôtes pourraient être autorisés à louer leurs maisons individuelles pendant moins de 30 jours. La limite du nombre de visiteurs par logement, autorisée par la ville, pourrait aussi passer de deux à quatre.

Un assouplissement qui concernerait la périphérie de New York

Selon le New York Post, cet assouplissement ne représenterait aucune menace pour les hôtels ni pour l’offre de logements disponibles. Les maisons «sont quasiment inexistantes dans les zones touristiques les plus fréquentées, cela permettrait surtout aux habitants des quartiers plus reculés de la ville de gagner un peu d’argent en hébergeant des invités». Les communes périphériques de Manhattan comprennent moins d’hôtels et les Airbnb ne viendraient pas leur faire concurrence.

La plateforme de location a tenté de desserrer l’étau qui pèse sur elle depuis deux ans et espère un assouplissement de cette législation restrictive. Le site a dépensé des millions de dollars dans un comité d’action politique soutenant les membres du conseil municipal qui étaient disposés à réexaminer certaines des exigences les plus strictes de cette loi. Des conseillers municipaux ont argué que les restrictions actuelles empêchent les propriétaires de gagner de l’argent supplémentaire nécessaire à leur vie quotidienne.

Toutefois, le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, la procureure générale, Letitia James, ainsi que la Chambre immobilière de New York et les syndicats hôteliers s’opposent à cet assouplissement. «Le projet de loi poursuit son parcours au sein du Conseil municipal, et nous espérons qu’il sera soumis au vote d’ici la fin de l’année. L’audition menée par la Mairie a montré que de nombreux propriétaires new-yorkais peinent à joindre les deux bouts. Le Conseil municipal les a entendus, et nous saluons sa décision de prendre le temps d’examiner la suite. Nous continuerons à soutenir ces propriétaires et à défendre l’objectif de faire de New York une ville plus abordable», explique Airbnb au Figaro.

Airbnb avec le frigo déjà rempli : un nouveau service est en cours de test

Presse-Citron – Le 13 novembre 2025 – Lien vers l’article

https://www.presse-citron.net/airbnb-avec-le-frigo-deja-rempli-un-nouveau-service-est-en-cours-de-test/ 

Une nouvelle offre qui pourrait permettre d’étendre la clientèle de l’application.

Se faire livrer directement les courses et avoir le frigo plein en arrivant dans un Airbnb. L’idée a de quoi séduire tant cette corvée est très chronophage lors des premiers jours de vacances. Elle deviendra réalité très bientôt dans le cadre d’un nouveau test réalisé par la plateforme de locations. Faisons le point.

Airbnb a donc noué un partenariat avec le service de livraison Instacart pour cette nouvelle offre. Elle sera lancée dès le mois de janvier aux États-Unis dans de grandes villes comme Los Angeles, Orlando, et Phoenix.

Airbnb soigne ses expériences et services

Comme l’explique TechCruch, Airbnb prévoit de récompenser ses clients pour les inciter à passer à l’action. Ainsi, lorsque les hôtes réceptionneront les précommandes des voyageurs et les rangeront, ils recevront 25 dollars. De même, une prime de 100 dollars est prévue pour la première commande validée.

Comme l’explique un porte-parole d’Instacart à nos confrères :

En intégrant les courses proposées par Instacart à l’application Airbnb, nous facilitons l’approvisionnement de la cuisine de nos voyageurs et leur permettons de se sentir comme chez eux dès leur arrivée. Nous sommes ravis de collaborer avec Airbnb sur ce projet pilote et de mettre notre vaste réseau de commerçants et notre technologie de pointe au service de leurs clients.

Avec cette initiative, Airbnb va étoffer un peu plus sa gamme de services, qui inclut déjà notamment les massages, les repas préparés par des chefs ou les massages. Il s’agit d’un enjeu crucial pour son PDG, Brian Chesky, qui espère générer un milliard de chiffre d’affaires annuel supplémentaire avec ces activités.

L’idée est en effet de positionner l’application au-delà de la simple location de vacances pour ouvrir d’autres horizons. Le dirigeant reconnaît qu’il faudra peut-être des années avant que cette gamme ne devienne un élément essentiel pour son entreprise. Avec les services, Airbnb espère aussi attirer de nouveaux venus et notamment les locaux qui pourraient se laisser séduire par des loisirs ou des expériences qu’ils n’ont pas eu l’occasion de pratiquer.

Que pensez-vous de ces différentes initiatives de Airbnb ? Pourriez-vous être séduit par l’une d’entre elles ? N’hésitez pas à partager votre point de vue dans les commentaires.

Ce qu’il faut savoir :

  • Airbnb teste un nouveau service en partenariat avec Instacart aux États-Unis. Il sera disponible dans certaines grandes villes dès le mois de janvier
  • Il permet aux voyageurs de commander de la nourriture avant leur arrivée
  • La plateforme prévoit de récompenser financièrement les hôtes et les clients qui l’utilisent

Expedia, Booking et Airbnb ont passé un bel été 2025

L’écho touristique – Le 13 novembre 2025 – Lien vers l’article

https://www.lechotouristique.com/expedia-airbnb-booking-ont-passe-un-bel-ete-2025 

Les grandes plateformes du voyage ont publié leurs résultats financiers, la croissance reste au rendez-vous.

Au troisième trimestre 2025, le groupe Expedia a dépassé ses prévisions de bénéfices et de chiffre d’affaires. Sur les ventes réalisées du 1er juillet au 30 septembre, le voyagiste en ligne affiche un chiffre d’affaires de 4,4 milliards de dollars (+9%), porté par de solides performances en B2B (+26%), mais aussi en B2C (+7%).

Comme Expedia, Booking fait mieux que prévu

Le volume d’affaires d’Expedia atteint 30,7 milliards de dollars (+12%), pour un nombre de nuitées en progression de 11%. Le résultat d’exploitation (EBITDA ajusté) est lui aussi en augmentation (+16%, à 1,4 milliard de dollars).

Comme Expedia, Booking Holdings a fait mieux que prévu sur la période stratégique de l’été. De juillet à septembre, les réservations brutes atteignent 49,7 milliards de dollars (+14%). Le nombre de nuitées progresse de 8% dans le même temps.

En dépit du contexte global instable, Booking Holdings, qui coiffe notamment Booking.com et Kayak, reste optimiste pour la fin de l’année.

Une forte demande internationale

Airbnb a lui aussi passé un bel été. Au troisième trimestre, le leader des locations saisonnières enregistre un chiffre d’affaires de 4,1 millions de dollars (+10% en glissement annuel). Les réservations brutes bondissent de 14% à 22,9 milliards de dollars. Le bénéfice net s’est élevé à 1,4 milliard de dollars, équivalent à la même période en 2024. Quant au nombre de « nuitées et de sièges » (intégrant les activités), il progresse de 9%.

Le trimestre est dopé par la forte demande internationale, avec des marchés porteurs comme l’Inde où le nombre de nouveaux utilisateurs s’envole (+50%). Airbnb progresse toujours aux Etats-Unis, grâce notamment au lancement récent de l’option « Réservez maintenant, payez plus tard ». Une option pour inciter un consommateur inquiet face aux incertitudes économiques et à l’inflation.

Mode IA : Google démarre bientôt la réservation d’hôtels et de vols

L’Echo Touristique – Le 19 novembre 2025 – Lien vers l’article

https://www.lechotouristique.com/article/mode-ia-google-demarre-bientot-la-reservation-dhotels-et-de-vols 

Le géant de Mountain View met les bouchées doubles pour développer la réservation dite autonome de voyages grâce à l’intelligence artificielle. Histoire de ne pas laisser OpenAI et les autres acteurs de l’intelligence artificielle prendre une longueur d’avance.

Google développe un outil agentique* de réservation d’hôtels et de vols, via son mode IA, avec des partenaires majeurs du secteur du voyage. Un concept qu’il expérimente déjà depuis quelques jours pour la réservation de restaurants et autres soins de beauté.

Avec Booking.com, Expedia et des groupes hôteliers

« La réservation agentique de restaurants est déployée cette semaine sur AI Mode aux États-Unis (aucune inscription à Labs n’est requise) », explique le groupe sur son blog. Idem pour les billets d’événements et des prestations locales.

« À l’avenir, nous vous permettrons également de finaliser vos réservations de vols et d’hôtels directement en mode IA, poursuit-il. Nous collaborons avec des partenaires du secteur pour créer une expérience où vous pourrez simplement décrire vos critères de recherche afin de comparer différents vols ou hôtels et consulter des informations utiles telles que les horaires, les prix, les photos des chambres, les équipements et les avis. » L’internaute affinera ensuite sa sélection, puis finalisera « rapidement » sa réservation auprès du partenaire choisi. 

À cette fin, Google travaille déjà avec Booking.com, Choice Hotels International, Expedia, IHG Hotels & Resorts, Marriott International et Wyndham Hotels & Resort. C’est ce que précise sur le blog Julie Farago, vice-présidente de l’ingénierie. Reste à savoir comment se passera le paiement et qui gèrera vraiment la transaction.

Quid du mode IA en France ?

Tous ces développements concernent en priorité le marché américain, dans une logique « test and learn ».

Comme à l’accoutumée, le marché européen devra attendre son tour. D’ailleurs, le mode IA n’est même pas encore déployé en France. De quoi s’agit-il ? C’est une rubrique à part entière, qui permet d’avoir une conversation en langage naturel, comme via ChatGPT, mais cette fois intégrée dans Google (voir la capture d’écran, prise depuis l’Espagne, AI Overviews étant traduit par « Aperçu IA »). Gemini est ainsi à l’oeuvre.

Le mode IA et IA Overviews (réponse IA depuis Google) doivent être activés simultanément sur le marché français, dans les prochaines semaines. Ces deux fonctionnalités, qui devraient permettre à Google de rattraper son retard sur OpenAI, sont déployées dans tous les autres marchés européens ainsi qu’ailleurs dans le monde.

Un marathon engagé avec OpenAI

Les géants de l’IA se livrent à une bataille de l’attention et multiplient les promesses de solutions révolutionnaires. Même si leurs outils ont un goût d’inachevé.

Dans le voyage, OpenAI a su, malgré sa jeunesse, convaincre des mastodontes du secteur. L’entreprise de Sam Altman transforme ChatGPT en véritable plateforme. L’entreprise a récemment lancé des kits de développement pour les développeurs. Expedia et Booking.com comptent parmi les premiers partenaires de cette innovation, preuve de l’importance du voyage dans l’écosystème de l’IA.

Concrètement, un utilisateur américain peut demander dans ChatGPT «Expedia, trouve-moi un hôtel à Paris du 13 au 20 décembre à moins de 200 $ par nuit». Des options d’hôtels avec des visuels s’affichent alors, dans la conversation. Le voyageur bascule ensuite sur l’appli du voyagiste en ligne pour la réservation ferme, comme l’explique l’entreprise dans un communiqué. 

*outil numérique capable d’agir de manière autonome ou semi-autonome pour accomplir des tâches, grâce à l’intelligence artificielle.

Les actus de novembre 2025

Bonjour à tous,

Nous espérons que cette période creuse du mois de novembre vous permettra de vous ressourcer avant les fêtes de la fin d’année. 

De notre côté, depuis le lancement en septembre du site dormira.fr favorisant la location directe, plus de 300 propriétaires nous ont fait confiance en déposant plus de 400 annonces.

Deux Offices de Tourisme ont également signé une convention de partenariat avec nous : le comptoir local d’Aunis Marais Poitevin et la Vallée de la Drôme, permettant des tarifs préférentiels pour les propriétaires de leurs territoires. 

Les 9 000 € collectés grâce à vous vont nous permettre d’aller chercher des fonds plus importants, afin d’investir dans le référencement et la communication du site. 

Nous enverrons la semaine prochaine un email plus détaillé à tous les propriétaires qui ont déposé une annonce sur le site. 

Si vous n'avez pas encore déposé une annonce mais que vous souhaitez tout de même recevoir cet email, demandez-nous de vous rajouter à la liste. 

Bon mois de novembre à tous et… Bonne lecture ! 😊

Arnaud et Simon

« Lits froids » : le chantier titanesque qui attend les stations de ski 

Les Echos – Le 18 octobre 2025 – Lien vers l’article 

Il y a un mois, le projet touristique de l'ancienne star du basket français Tony Parker à Villard-de-Lans (Isère) était recalé par la préfecture. La mairie de cette station de moyenne montagne du Vercors soutenait cette construction immobilière de 700 lits, arguant un manque. Les opposants pointaient, eux, le besoin de rénover le parc existant rempli de « lits froids », ces logements occupés moins d'un mois par an. 

Sans chiffre officiel, difficile d'évaluer leur nombre dans les stations de ski françaises. Mais il serait massif, entre 30 et 50 % des logements, selon certaines estimations. « Certaines barres d'immeubles en montagne sont au bord de la friche touristique », illustre Joël Giraud, ancien député (Parti radical) des Hautes-Alpes et ex-maire de L'Argentière-la-Bessée, aujourd'hui retiré de la vie politique. 

Héritage des années 1960

Parfois nommé « volets clos », ce phénomène est en outre très disparate. La Cour des comptes citait en 2024 deux cas opposés : la communauté de communes de la vallée de Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie) qui comptait 61 % de lits froids, là où la station de Val Thorens (Savoie) n'en dénombrait que 14 %. Hérité des « plans neige » à partir des années 1960, le parc immobilier français est vieillissant. Et la loi Climat de 2021 en condamne une grande partie d'ici à 2034, avec l'interdiction progressive de louer des « passoires thermiques ». Sont concernés les hébergements au Diagnostic de performance énergétique (DPE) classé E, F ou G, soit 80 % du parc actuel en montagne, selon l'estimation de la Banque des territoires. 

Si rien n'est fait, l'impact économique s'annonce colossal. Dans les deux principaux massifs français - Alpes et Pyrénées - concentrant 95 % des lits, l'agence du développement touristique Atout France chiffre la perte à 29 % des nuitées pendant l'hiver - et 12 % l'été - en 2034, soit un manque à gagner de 3 milliards d'euros pour le secteur. Au-delà, « l'aspect social doit être pris en compte », insiste Joël Giraud, qui fut secrétaire d'Etat à la Ruralité. « Comment travailler et vivre dans ces territoires ? Quelle place pour l'habitat permanent dans une zone exclusivement touristique ? » demande-t-il. 

Mais les travaux à mettre en oeuvre sont une gageure. Car 77 % des lits touristiques en montagne appartiennent à des propriétaires privés, selon la Banque des Territoires. Les rares communes ayant la main sur leur foncier, peuvent engager des rénovations, comme Vaujany (Isère) qui détient 70 % de son parc immobilier. Mais les autres se heurtent aux décisions des assemblées générales, notamment dans les grandes copropriétés. D'où une propension à construire du neuf pour compenser l'érosion du parc immobilier, solution de facilité… « Tout terrain plat en montagne est déjà plus ou moins construit », argumente Joël Giraud prônant une limitation via un moratoire sur les unités touristiques nouvelles (UTN). 

Les leviers à disposition des élus locaux sont par ailleurs « difficiles à activer du fait de leur aspect non contraignant », pointe pour sa part Pauline François, auteure en 2024 d'un mémoire universitaire sur l'« enjeu des lits froids ». Elle cite la commune de Montvalezan, en Savoie, qui expérimentait un conventionnement « Loi Montagne » pour garantir l'occupation effective pendant la saison touristique. « Ce levier pourrait être puissant, mais il est basé sur le volontariat et la commune a été freinée », souligne-t-elle. 

« Loi anti-Airbnb »

Le caractère incitatif de dispositifs tels que les Opérations de réhabilitation de l'immobilier de loisir (ORIL) datant des années 2000 ne peut non plus suffire. « Cela suppose une puissance publique offensive pour proposer une aide intéressante aux propriétaires », analyse Marina Ferrari, la nouvelle ministre des Sports, auparavant passée par le Tourisme. 

Mais les sommes à engager sont colossales : pour la seule vallée de la Tarentaise (Savoie), où se situent les plus gros domaines skiables français, Atout France les chiffre à 2 milliards d'euros. Et l'état des finances publiques promet plus de restrictions que de subventions. « La majoration de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires peut toutefois donner aux communes les moyens pour financer l'ORIL », avance l'ancienne députée (Modem) de la Savoie. 

Adoptée en novembre 2024 en vue de renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme localement, la loi « Le Meur » donne un autre levier. « Elle est souvent décrite comme anti-Airbnb, mais les plateformes réchauffent des lits en poussant les propriétaires à rénover avant la mise en location », défend Marina Ferrari. D'autres évolutions législatives pourraient suivre puisque l'Association nationale des élus de montagne (ANEM) réclame un acte III de la loi Montagne après ceux de 1985 et 2016. Marina Ferrari prône aussi des expérimentations liées à une « loi olympique » en amont de Jeux 2030 dans les Alpes. 

« Goutte d'eau » 

Avant cela, des expérimentations avaient déjà été menées par Atout France, avec le soutien de la Banque des territoires : de 2021 à 2024, 13 copropriétés totalisant plus de 9.000 lits ont ainsi été accompagnées dans 11 stations, par exemple à Chamrousse (Isère), La Toussuire (Savoie) ou La Mongie (Hautes-Pyrénées). Les rénovations enclenchées prévoient ainsi jusqu'à 42 % d'économies d'énergie pour un bâtiment à Villard-de-Lans. 

Atout France propose un accompagnement global allant du ciblage des copropriétés avec les territoires, à l'assistance à la maîtrise de projet pour celles-ci et à l'ingénierie financière pour les propriétaires. « C'est une goutte d'eau par rapport aux volumes de rénovation, mais nous prouvons par l'exemple que c'est possible, sans aide financière », assure Sylvain Charlot, délégué montagne chez Atout France. Il mise aussi sur un effet boule de neige : « Quand un bâtiment est rénové, les voisins doivent s'y mettre aussi pour ne pas perdre de valeur en relatif. »

AirbnB : une révolution du tourisme, pour le meilleur ou pour le pire ? 

France Inter - Le 30 octobre 2025 – Lien vers le podcast (13mn) 

Jérôme Fourquet, politologue, directeur du département Opinion à l'IFOP, co-auteur de la note « Tourisme 2.0 : anatomie de la France Airbnb » pour l’Institut Terram. Jessica Gourdon, journaliste au Monde. Co-auteure de l’enquête en six parties « L’ogre AirBnB ». 

Vos coordonnées directes sur un site de location, sans commissions ?

40 € TTC / meublé / an (Au lieu de 60€)

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Création mutualisée des documents juridiques 

Auvergne Rhône Alpes Tourisme - Le 29 octobre 2025 – Lien vers la page Internet 

Un enjeu indispensable pour la conformité des ventes en lignes touristiques

Les aspects juridiques suscitent rarement l’enthousiasme. Pourtant, la rédaction des conditions générales d’utilisation (CGU), des conditions générales de vente (CGV) ou encore des mentions légales demeure une étape incontournable pour assurer la conformité d’un site internet. 

Ces obligations, souvent complexes et coûteuses, représentent un réel défi pour les destinations touristiques et les professionnels du secteur, dont les budgets ne permettent pas toujours d’y consacrer les ressources nécessaires. 

Une approche collective au service des territoires 

Afin de faciliter la mise en conformité et de réduire les coûts, l’Agence Régionale de Développement Touristique a engagé, en lien avec le collectif national, une démarche de mutualisation des documents juridiques de référence à l’échelle régionale. 

Cette initiative repose sur un principe simple : partager les ressources et les compétences pour offrir à chaque territoire un socle juridique fiable, cohérent et immédiatement exploitable. 

Sous l’impulsion de Julien Teulé (responsable de la place de marché de l’Office de Tourisme du Lac d’Annecy), et accompagnée par deux avocats spécialisés (Chloé Rezlan et Erwan Tréhiou), l’équipe nationale a mené un important travail d’analyse et de formalisation afin d’aboutir à un ensemble de documents harmonisés. 

Un ensemble documentaire complet et opérationnel 

À l’issue de plusieurs mois de collaboration, un package juridique complet est désormais disponible. Il comprend : 

• Le bulletin d’adhésion 

• Les conditions générales d’utilisation 

• Le document de fonctionnement du site 

• Les conditions générales de services (professionnels) 

• Les conditions générales de vente (activités et hébergements) 

• La convention entre ADT et OT 

• Les mentions légales web 

• Une note juridique relative à l’immatriculation des opérateurs auprès d’Atout France, accompagnée d’une vidéo explicative 

Des outils concrets pour les acteurs du tourisme 

Ce dispositif s’adresse prioritairement aux offices de tourisme, aux agences de développement touristique, ainsi qu’aux prestataires d’activités, souvent démunis face à la complexité des obligations réglementaires. 

Il poursuit un double objectif : alléger la charge administrative des territoires et apporter un service structurant aux acteurs socio-professionnels. 

Une démarche pédagogique complémentaire 

Afin de faciliter l’appropriation de ces contenus, une plaquette explicative a été réalisée. Elle présente les principales obligations juridiques dans un langage clair et accessible, à destination de tous les publics concernés.

Vos tarifs affichés sur GoogleMaps ? 
Service compris dans votre abonnement

40 € TTC / meublé / an (Au lieu de 60€)

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En Bretagne, la filière du tourisme vent debout contre le projet d’augmentation de la taxe de séjour 

Ouest-France – Le 3 novembre 2025 – Lien vers l’article 

Pour financer les transports régionaux, le Conseil régional de Bretagne s’est engagé auprès du Medef à trouver une alternative au Versement mobilité que devront payer les entreprises de plus de 11 salariés dès janvier 2026. L’exécutif régional voudrait pouvoir augmenter la taxe de séjour payée par les touristes en Bretagne, comme en Ile-de-France. Il doit obtenir le feu vert du Parlement. Les professionnels du tourisme sont opposés au projet. 

Augmenter la taxe de séjour payée par les touristes en visite en Bretagne pour financer les transports régionaux ? Pour les professionnels du tourisme, c’est non. Et qu’importe si le Conseil régional de Bretagne privilégie cette option pour éviter de taxer les entreprises de plus de 11 salariés par le biais du Versement mobilité régional et rural (VMRR). Dès janvier 2026, elles devront payer cet impôt à proportion de leur masse salariale (jusqu’à 0,15 %). « Je préfère que les touristes financent plutôt que les travailleurs », fait régulièrement valoir le président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, qui s’est engagé auprès du Medef à chercher une alternative à un impôt de production. « Nous sommes opposés à tout impôt sur les entreprises et donc, à la VMRR qui pèsera sur leur compétitivité, rappelle le président du Medef, Hervé Kermarrec. Je ne crois pas que les entreprises de l’hôtellerie soient favorables à cette taxe. » 

Mais l’argument semble inaudible par les représentants des professionnels du tourisme. Avant même que le législateur donne le droit à la Bretagne d’augmenter la taxe de séjour, la filière a montré ses muscles dans une conférence de presse organisée à Rennes (Ille-et-Vilaine), lundi 3 novembre 2025. Les représentants de la CPME (Confédération des petites en moyennes entreprises, 22 000 en Bretagne), de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih, 4 500 adhérents), de l’Union bretonne de l’hôtellerie de plein air (UBHPA) et des propriétaires de Gîtes de France (4 500 adhérents) sont vent debout contre « cette taxe qui sacrifie le secteur du tourisme ». Lequel pèse 8 % du PIB régional avec 80 000 emplois, 111 millions de nuitées et près de 10 milliards de chiffre d’affaires par an. 

« Des séjours en Bretagne plus chers et moins compétitifs » 

La CPME, « qui n’a pas été associée à la discussion » (N.D.L.R., entre le Medef et la Région Bretagne), ne cache pas son « désaccord avec le Medef sur le fond et sur la forme. On préfère taper sur les PME du tourisme pour épargner la métallurgie et l’agroalimentaire », brocarde Sylvain Lebigre, le président de la commission des mandats de la CPME. 

L’Umih préférerait une ponction de la taxe prélevée par les plateformes de réservations en ligne : « Ce serait plus juste », estime son président Anthony Rambaud. L e président de l’UBHPA, Nicolas Dayot, dénonce « une inflation que ne pourront pas supporter les touristes. Elle rendrait les séjours en Bretagne plus chers et donc, moins compétitifs ». Il craint une « réduction des marges » des entreprises et donc, la fragilisation du secteur. 

« Rien n’est décidé » 

Cette levée de boucliers serait, en quelque sorte, préventive. Il y a dix jours, en effet, au cours des discussions sur le projet de loi des finances, le député breton Paul Molac (groupe Liot) a déposé un amendement visant à permettre d’augmenter la taxe de séjour au profit de la Région Bretagne, comme la Région Île-de-France le fait depuis trois ans (5 € par nuitée). Dans une interview accordée au média économique Api, Loïg Chesnais-Girard estime que la Bretagne « pourrait aller jusqu’à deux euros », un tarif « dégressif selon le nombre d’étoiles des établissements ». Si le projet était rendu possible par l’Assemblée nationale, la contribution passerait « de 0,90 € à 2,70 € pour une nuitée dans un hôtel deux étoiles à 50 € » , calcule-t-on à la CPME. 

L’amendement Molac a été rejeté par la commission des finances du Palais Bourbon, mais « il y a un risque, s’alarme Nicolas Dayot. Le monde du tourisme est très inquiet » face à « ce concours Lépine de la fiscalité » et « appelle » les parlementaires « à la raison ». 

Face à ce ras-le-bol fiscal, quel chemin pour la Région Bretagne confrontée au désengagement de l’État, mais contrainte de financer des dépenses de transport estimées à 2,5 milliards d’ici 2040 ? Loïg Chesnais-Girard temporise : « Je comprends l’inquiétude qui peut naître autour de ce sujet mais soyons clairs, rien n’est nouveau et surtout, rien n’est décidé […] Si un jour la Bretagne obtenait ce droit (N.D.L.R. : de percevoir une taxe de séjour), nous ne ferions rien sans en discuter collectivement. »

Plus de 1 400 annonces de propriétaires en direct sur dormira.fr 

40 € TTC / meublé / an (Au lieu de 60€)

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Bastia veut encadrer les meublés de tourisme avec le statut de « résident corse » comme cheval de Troie 

Le Monde – Le 14 novembre 2025 – Lien vers l’article

Le conseil municipal a voté, jeudi 13 novembre, un rapport qui introduit notamment un critère de durée dans la propriété. L’idée du maire nationaliste est de poser les jalons d’un « statut de résident corse ». 

Les boîtes à clés ont fleuri dans les halls des cossus immeubles génois du centre bastiais, mais la mairie entend à présent leur couper l’herbe sous le pied. Le conseil municipal de Bastia (Haute-Corse) a voté à la majorité, jeudi 13 novembre, un rapport qui encadre drastiquement la réglementation des meublés de tourisme, en introduisant notamment un critère de durée dans la propriété. 

« Il s’agit de soumettre à une obligation de compensation toute demande de changement d’usage déposée par une personne physique propriétaire d’un bien depuis moins de cinq ans », énonce au Monde le maire nationaliste de Bastia, Pierre Savelli, reconnaissant sans ambages que cette mesure pose les jalons d’un « statut de résident corse » comme condition d’accès à la propriété pour « lutter contre la spéculation immobilière », une antienne nationaliste. 

« Nous ne voulons pas de dépossession, que Bastia devienne un musée où la plupart des logements seront vides à l’année », complète M. Savelli. 

« Envoyer un message fort »

Le texte, qui renforce une première disposition votée en juin 2023 et appliquée un an plus tard, stipule que « toute personne décidant d’acheter un appartement dans le but de faire de la location Airbnb se trouverait dans l’obligation de compenser cette location par la mise sur le marché d’un bien d’une même superficie et dans le même quartier ». 

Cette règle du un pour un ne s’appliquerait pas toutefois aux biens ayant bénéficié d’une autorisation préalable (sauf en cas de cession), ni aux biens issus d’une succession attribués à un héritier. 

Forte de la réglementation déjà en vigueur, la deuxième ville de Corse, qui flirte tout juste avec les 50 000 habitants, revendique depuis une année le retour sur le marché résidentiel de 55 logements dans son hypercentre. Sur les 650 déclarations de meublés de tourisme enregistrées en 2024, 58 % sont des résidences secondaires, 42 % des résidences principales. 

Avec une durée moyenne de 56 nuits par bien, selon les données de l’Agence d’urbanisme et d’énergie de la Corse (AUE), Bastia, ville de passage plus que destination touristique, se situe en milieu de peloton départemental, mais elle reste prisonnière d’une tension structurelle : le tiers de son parc de 21 381 logements a une destination sociale et 66 % de sa population réside dans des quartiers prioritaires. Et le poids de ce tourisme reste significatif dans l’écosystème local de ce fief autonomiste : les meublés de tourisme ont généré 4,7 millions d’euros de retombées économiques pour 38 158 nuitées, selon l’AUE. 

« Nous voulons envoyer un message fort à l’investisseur de toute région qui peut être tenté d’acheter un bien pour faire du Airbnb dans des quartiers en tension », persiste M. Savelli, conscient que ce cheval de Troie du « statut de résident corse » pourrait ne pas survivre au contrôle de légalité préfectoral, censurant éventuellement une mesure contraire au droit. Dans ce cas, le sujet deviendrait un thème de la campagne électorale en même temps qu’un contentieux devant le tribunal administratif. 

Manque de nuances 

La création d’un sésame local dans le but d’accéder à la propriété immobilière avait été portée par le président de l’exécutif, Gilles Simeoni, ancien maire de Bastia, dans son projet initial en vue de l’autonomie de la Corse. Mais cette ancienne doléance des nationalistes avait été évincée des écritures constitutionnelles validées en conseil des ministres en juillet puis transmises aux parlementaires, qui doivent à présent se prononcer sur l’évolution institutionnelle de l’île. 

Devant l’Assemblée de Corse, le 28 septembre 2023, le président Emmanuel Macron avait d’ailleurs réduit le périmètre des desiderata de la majorité territoriale en employant l’expression « statut de résidence ». 

A quatre mois de la bataille électorale, faire revenir par la fenêtre municipale un statut de résident chassé par la porte nationale amuse l’opposition bastiaise qui a voté contre le rapport sur les meublés de tourisme. « Cette mesure n’a ni le goût, ni l’odeur, ni la saveur d’un statut de résident », ironise le conseiller municipal Julien Morganti, qui conduira une liste rassemblant une coalition englobant la droite, la gauche et certains nationalistes dissidents. « La majorité municipale est incohérente : elle a développé une stratégie touristique dans le centre-ville en y supprimant la voiture, par exemple, et elle dit vouloir réguler les meublés de tourisme », tacle M. Morganti, regrettant le manque de nuances, notamment que le texte ne fasse pas le distingo entre le « spéculateur » et le « riverain bastiais souhaitant compléter ses revenus ».

La station de ski l’Alpe du Grand Serre va finalement ouvrir cet hiver, à la surprise générale 

Le Monde – Le 14 novembre 2025 – Lien vers l’article 

Alors que la fermeture de cette station iséroise, qui compte 55 kilomètres de pistes de ski, avait été actée le 10 juillet, la communauté de communes a accepté un sursis d’un an. Un soubresaut qui raconte les difficultés d’un territoire à s’extraire d’un modèle économique. 

Coup de théâtre sur le plateau de la Matheysine. Alors que la fermeture de la station de ski l’Alpe du Grand Serre (Isère) avait été actée le 10 juillet par la communauté de communes, celle-ci a accepté, jeudi 13 novembre, de remettre une pièce dans la machine pour une saison. Un acteur local, Sata Group, a accepté d’assurer l’exploitation de sa douzaine de remontées mécaniques pour l’hiver à venir, en prenant les risques financiers et en assumant les frais. De quoi soulager une grande partie des habitants de La Morte, la commune adossée à cette station de moyenne montagne, qui compte 55 kilomètres de pistes et accueille de nombreux Grenoblois le week-end. 

Depuis une vingtaine d’années, l’Alpe du Grand Serre, qui culmine à 2 160 mètres d’altitude, subit de plein fouet les effets du changement climatique. Saisons raccourcies, enneigement plus aléatoire… Sa fréquentation a plongé, son déficit est chronique. Presque chaque année, la « com’ com », la communauté de communes, injectait des milliers d’euros (3 millions sur sept ans) pour assurer le fonctionnement de cette station vieillissante. Aussi, le 4 octobre 2024, elle avait décidé d’arrêter les frais et voté sa fermeture. 

Mais, face à une forte mobilisation – pétition, manifestations, soutien d’acteurs et d’élus de la montagne –, un hiver supplémentaire avait été octroyé in extremis. Le temps de bâtir un plan pour maintenir la station de ski et diversifier son activité touristique, grâce à une vingtaine de millions d’euros d’investissement. L’été arrivé, ce plan n’a pas réussi à être bouclé. La fermeture de la station avait donc ainsi été actée, une seconde fois, en conseil communautaire, le 10 juillet : tout semblait plié. C’était compter sans la proposition de Sata Group. 

Transition douloureuse 

Aux manettes de cette prolongation surprise, Sata Group est l’exploitant de deux grosses stations iséroises à proximité, les 2 Alpes et l’Alpe d’Huez. Des stations de haute altitude, très attractives, de plus en plus internationales et chères, à mesure qu’elles récupèrent une part de la clientèle des stations moins enneigées. On pourrait se demander quel est l’intérêt de Sata Group à mettre des billes dans une station secondaire. Mais pour ces grosses machines, les « petites » stations sont des pièces essentielles du puzzle. « Les stations comme l’Alpe du Grand Serre alimentent un vivier de skieurs, de moniteurs de demain », expliquait Fabrice Boutet, directeur de Sata Group, au Monde en décembre 2024. Avec leurs tarifs plus accessibles, elles attirent des jeunes, des familles, qui n’ont plus les moyens de skier dans les grands massifs en altitude. Alors que les générations de skieurs peinent à se renouveler, « ce sont aussi celles qui accueillent les centres de loisirs, des classes de neige », remarquait M. Boutet. 

Cet hiver 2025-2026, l’Alpe du Grand Serre ne fera donc pas partie de la poignée de stations françaises qui, chaque année, ferment définitivement leurs remontées. Mais ces allers-retours illustrent à quel point la transition est douloureuse dans ces territoires, qui ont vécu un demi-siècle sous perfusion de l’économie du ski, et se retrouvent face à un modèle qui déraille. Située dans un territoire enclavé qui a perdu presque toute son industrie, l’Alpe du Grand Serre fait vivre près de 200 personnes. Parmi eux, un nombre important d’agriculteurs et d’artisans, dont l’équilibre de vie est bâti sur la double activité saisonnière. 

« Il a fallu qu’on se prenne le mur pour mobiliser la population », commente César Ghaouti, un cadre de l’université de Grenoble, qui vit à La Morte et anime le collectif La Morte vivante. Depuis un an, le village connaît un nouveau dynamisme, galvanisé par la bonne météo l’hiver passé, par le coup de projecteur médiatique dont il est l’objet. « Notre avenir passe par l’accueil des gens qui voudront fuir les villes, fuir les canicules, se reconnecter à la nature, estime M. Ghaouti. Mais pour cela nous avons besoin d’un plan. Créer des hébergements, gérer les flux, imaginer des activités. Il faut tout réinventer. » Avec ou sans ski.

Nous vous donnons RDV le 15 décembre pour la prochaine newsletter.

Arnaud et Simon

Dormira.fr

Les actus d'octobre 2025

Bonjour à tous,


Ça y’est, c’est la dernière ligne droite pour notre campagne de financement participatif, nous allons rentrer dans les dernières 48H 😊. Le tarif pour 1 annonce doublera à partir de samedi.

Un grand merci pour les 200 propriétaires et plus à avoir déposé plus de 300 annonces depuis le 17 septembre. 

Si le site www.dormira.fr prend forme, c’est grâce à vous ! 

Nous avons aussi eu le grand plaisir de nouer un partenariat avec le Comptoir Local® - Office de Tourisme Aunis Marais Poitevin et d'échanger par visio avec l'Office de Tourisme de la Vallée de la Drôme. 

Un partenariat permet d'obtenir des tarifs préférentiels sur dormira.fr et de répondre aux attentes des propriétaires, par exemple : 

- Formations possibles concernant l’espace propriétaire, 

- Réflexion sur la mise en place d’un « garde-fou » pour que l’entreprise ne soit pas revendue en passant à la commission plutôt qu'à l’abonnement,

- Etc... 

D'autres Offices de Tourisme nous ont également sollicités.

N'hésitez pas à inviter le vôtre à nous contacter.

Voir la campagne de financement participatif

Bonne lecture 
Arnaud et Simon

Location Airbnb : propriétaires, préparez-vous au «choc» d'une nouvelle règle d'imposition en 2026 

Capital – Le 30 septembre 2025 – Lien vers l’article

La DGFiP a commencé à envoyer un mail aux propriétaires de meublés de tourisme. Objectif : leur rappeler qu’au-delà de 15 000 euros de loyers perçus en 2025, ils seront imposés dès 2026 non plus au régime micro-BIC mais au régime réel. Un changement potentiellement avantageux mais «les spécificités déclaratives du régime réel risquent de représenter un certain choc» pour les loueurs, met en garde Baptiste Bochart, juriste chez JD2M. 


Propriétaire d’une maisonnette sur le bassin d’Arcachon, que vous louez via Airbnb, vous venez de faire remplacer le sèche-serviettes de la salle de bains, qu’un locataire a malencontreusement «arraché». Avez-vous bien gardé les factures du magasin de bricolage où vous avez acheté l’appareil et celle de l’artisan qui l’a installé ? Si ce n’est pas le cas, c’est peut-être dommage pour vous… 


En raison de la loi dite «anti-Airbnb», promulguée en novembre 2024, vos revenus locatifs perçus en 2025 risquent en effet d’être imposés non plus au régime micro-BIC (bénéfices industriels et commerciaux) mais au régime réel. Ce dernier est plus avantageux… à condition d’avoir conservé les justificatifs des dépenses engagées en 2025 pour votre bien immobilier. 


Changement d’imposition dès 15 000 euros de loyers annuels 

«Les règles d'imposition des loueurs en meublés évoluent à compter des revenus 2025, à déclarer en 2026 : pour les locations de meublés de tourisme non classés (ne présentant pas de critères de confort particuliers), le seuil de chiffre d'affaires permettant de bénéficier du régime micro-BIC est abaissé, de 77 700 euros à 15 000 euros», en vertu de la loi anti-Airbnb, rappelle la DGFiP (direction générale des finances publiques), dans un mail adressé le 26 septembre à un client de la société Jedéclaremonmeublé (JD2M). 


Concrètement, au-delà de 15 000 euros de loyers annuels, les loueurs de «Airbnb» seront désormais obligatoirement imposés au régime réel. Un seuil beaucoup plus bas, si bien que «bon nombre de loueurs de meublés de tourisme devront maintenant déclarer leurs revenus dans le cadre du régime réel», prévient Baptiste Bochart, juriste chez JD2M. 


Compiler dès maintenant les justificatifs de dépenses 

Certes, en juin 2026, les loueurs de meublés de tourisme ainsi passés au réel auront «une bonne surprise», reconnaît Baptiste Bochart, ce régime étant «très avantageux». Contrairement au micro-BIC, le régime réel permet de déduire des revenus locatifs les charges liées à l’exploitation du bien, comme les travaux, les frais de gestion locative, la taxe foncière, les assurances, les frais de notaire, les intérêts de l’emprunt contracté pour l’acheter, ainsi que l’amortissement du logement, c’est-à-dire sa perte de valeur annuelle. Des déductions susceptibles de réduire considérablement le montant de l’impôt à payer sur les recettes locatives. 


Mais, «pour bénéficier pleinement du passage au régime réel, les loueurs doivent réagir dès maintenant car toute dépense qui ne serait pas comptabilisée correctement, ou dont les justificatifs ne pourraient être fournis (au fisc), ne sera pas prise en compte», alerte Baptiste Bochart. Des justificatifs qui devront être intégrés par le loueur dans une liasse fiscale à adresser au fisc au plus tard en mai 2026, ajoute le juriste. Il exhorte également les loueurs à «se familiariser avec la notion du calcul de l’amortissement» du bien immobilier, pas des plus simples. 


Une campagne d’information de la DGFiP en cours 

Selon Baptiste Bochart, c’est justement parce que «la DGFiP semble craindre que de nombreux loueurs n’aient pas encore pris leurs dispositions qu’elle a prévu de mener une campagne d’information sur les nouveaux seuils d’imposition auprès de tous ceux identifiés via sa plateforme “Gérer mon bien immobilier”». 


Confirmée à Capital par la DGFip, «cette campagne d'information doit absolument inciter les loueurs concernés à prendre les mesures nécessaires, sous peine de se retrouver en grande difficulté d'ici le printemps prochain. Pour des loueurs habitués à la simplicité déclarative du micro-BIC, les spécificités déclaratives du régime réel risquent de représenter un certain choc», insiste Baptiste Bochart.

Résidences secondaires : la surtaxe n'a pas encore prouvé son efficacité pour remettre des logements sur le marché 

MAIRE info – Le 2 octobre 2025 
Lien vers l’article 

Lien vers le rapport de l’Assemblée Nationale


Étendue l'an passé à plus de 2 200 nouvelles communes pour lutter contre la crise du logement, cette « manne financière » n'a, pour l'heure, pas permis de « rééquilibrer l'offre de logements » dans les zones tendues, constate un rapport parlementaire. Et ce, même si le nombre de communes à l'utiliser a explosé. 


L'élargissement du nombre de communes éligibles à la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) n’a pas contribué à remettre des logements dans le parc immobilier. C’est ce que constate le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale et député de la Marne (Liot), Charles de Courson, dans un rapport d’information publié hier sur « l'application des mesures fiscales », alors même que le nombre de communes à l’avoir activée a explosé. 


Pourtant, c’était l’un des objectifs de l’extension, en fin d'année 2023, à 2 263 nouvelles communes du bénéfice de ce dispositif, qui en compte désormais près de 3 700 et qui permet une majoration jusqu’à 60 % de la THRS. 


Des effets sur le logement « encore à démontrer » 

Réclamée notamment par les élus des zones touristiques en raison de la crise du logement qui sévissait et qui sévit toujours dans le pays, cette mesure devait permettre de « remettre des logements vacants ou des résidences secondaires sur le marché de l’habitat permanent et ainsi limiter la hausse des prix et des loyers dans ces communes », assurait le gouvernement de l’époque. 


Bien que cette « manne financière » soit « essentielle pour certaines communes », reconnaît le député, il estime qu’elle n’est pas « exempte de critiques ». En premier lieu, son effet sur le parc des logements reste « encore à démontrer », selon lui. 


Si la majoration de THRS permet bien aux communes situées en « zone tendue » de bénéficier de recettes fiscales supplémentaires, « il est moins aisé d’affirmer que cette disposition a atteint l’autre objectif avancé lors de son adoption » : « rééquilibrer l’offre de logements afin qu’ils soient consacrés en priorité à l’habitation principale », souligne le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale. 


De fait, la proportion des résidences secondaires et des logements occasionnels dans le parc de logements continue sa lente progression entamée au début des années 2010, atteignant 9,8 % des logements en 2024, contre 9,4 % il y a une quinzaine d'années, selon l’Insee. Dans le même temps, l’offre de résidences principales est passée d’environ 83,5 à 82,2 % du parc total. 


Cinq fois plus de communes utilisent la surtaxe 

Pourtant, le nombre de communes ayant mis en œuvre cette majoration a connu une « hausse conséquente » en 2024. Alors qu’elles n’étaient que 308 à avoir mobilisé ce levier fiscal en 2023, on en recensait déjà 1 461 à avoir franchi le cap l’an passé à la suite de l’élargissement des critères. Soit une hausse de 374 %. 


Et ce n’est pas fini puisque, en 2025, ce nombre a continué de progresser, dans des proportions plus modestes certes, pour atteindre 1 628 communes majorant leur THRS. Ce qui représente désormais près d’une commune éligible sur deux. 


« Certains départements se démarquent par une majoration de THRS quasi systématique par leurs communes éligibles à l’image de la Vendée (94 %), des Pyrénées-Atlantiques (89 %), du Morbihan (89 %) ou de la Charente-Maritime (86 %). Dans les départements où seule une commune à la faculté de majorer sa THRS (Ariège, Maine-et-Loire, Paris et Puy-de-Dôme), celle-ci a fait usage de ce levier fiscal. À l’inverse, la Guadeloupe, le Rhône, la Martinique, le Nord et les Yvelines présentent un taux d’usage inférieur à 15 % », détaille l'auteur du rapport. 


En parallèle, Charles de Courson observe que les communes tendent à choisir un taux de majoration relativement élevé puisque le taux moyen de majoration, au moment de sa mise en place, s’élève à 41,4 % au niveau national. Près d’une commune éligible sur cinq affichait d’ailleurs le taux de majoration maximal de 60 % l’an passé. Soit une augmentation de 341 % en un an (elles étaient 657 en 2024, contre 149 juste avant la publication du décret du 25 août 2023). 


Compenser le faible dynamisme de la THRS

Dans ces circonstances, le rendement de la surtaxe a fortement augmenté l’an dernier. En 2024, l’ensemble des majorations de THRS perçues par les communes s’élevait ainsi à 436 millions d’euros, soit une hausse de 52 % sur un an et de 221 % par rapport à 2021. 


Cette mobilisation accrue de la surtaxe est d’autant plus importante que le député de la Marne rappelle qu’il s’agit d’une « recette précieuse » pour de nombreuses petites communes, souvent touristiques, littorales ou montagnardes, cette majoration pouvant représenter à elle seule plus de 10 % des recettes de fonctionnement d’une commune. Comme c’est le cas de Manigod, en Haute-Savoie, où « elle compte pour 14,4 % » des recettes de fonctionnement de cette commune d’un millier d’habitants. 


Sans compter le fait que l'augmentation de cette majoration a permis de « compenser le faible dynamisme de cet impôt en 2024 pour les communes ». Le produit total de la THRS a même reculé l’an passé, passant de 3,8 milliards d’euros en 2023 à 3,7 milliards d’euros en 2024 (dont 2,7 milliards d’euros pour les communes et 1 milliard d’euros pour les intercommunalités) 


Bien qu’elles aient été revalorisées automatiquement en fonction de l’inflation, les bases de THRS ont baissé en 2024 (- 5,9 %), après avoir augmenté de manière exceptionnelle en 2023 (+ 24,4 %). En cause, « de lourds dysfonctionnements dans le recouvrement de cet impôt liés à la mise en œuvre du logiciel 'Gérer mes biens immobiliers' (GMBI) », indique le député. La taxe d'habitation et les taxes d'urbanisme ont ainsi fait les frais des errements du dispositif. 


Des contribuables non électeurs 

Par ailleurs, le rapporteur du budget pointe un autre écueil : la concentration de la charge fiscale sur un nombre limité de contribuables du fait, selon lui, d’« un contournement de la règle de liaison des taux des impôts locaux ». 


Si une limite à la majoration a bien été instaurée pour éviter les excès autour de la THRS, celui-ci la juge bien « trop lâche » pour contraindre « effectivement les communes à ne pas mettre en œuvre une majoration trop élevée ». 


La majoration conduit ainsi à ce que « les propriétaires de résidences secondaires contribuent de manière disproportionnée aux recettes de la commune dans laquelle ils ne sont, bien souvent, pas électeurs ». « Ces propriétaires sont de fait des usagers des services publics locaux par intermittence mais sont en revanche des contribuables permanents », dénonce-t-il. 


Un problème aux yeux du député qui rappelle que, contrairement à « une croyance répandue », « seules 34 % des résidences secondaires détenues par un ménage résidant en France le sont par des ménages aisés ». 


La hausse tendancielle des ressources de cette surtaxe devrait donc conduire à « nous interroger collectivement sur la répartition du financement des services publics locaux », avance l’élu de la Marne. « Les réformes de la fiscalité locale – en particulier la suppression de la taxe d’habitation sur la résidence principale – ont conduit à détériorer le lien existant entre le citoyen-contribuable et le citoyen-électeur », déplore-t-il en soulignant que ce phénomène « ne fait que renforcer cette distorsion en faisant contribuer des citoyens qui n’élisent pas leurs représentants locaux ».

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Pays basque : la durée maximale de location en meublé de tourisme passe de 120 à 90 jours 

Sud-Ouest – Le 28 septembre 2025 – Lien vers l’article 


La Communauté d’agglomération Pays basque durcit son règlement sur les locations de tourisme meublées de courte durée dans les 24 communes classées en zone tendue.


Les élus de la Communauté d’agglomération Pays basque (CAPB) ont voté, samedi 27 septembre, une modification du règlement pour les locations meublées de courte durée, afin de « se mettre en conformité avec la loi Le Meur-Echaniz qui renforce les outils de régulation ». 


Désormais, « une commune peut, sur délibération motivée, abaisser le nombre maximal de jours de location dans la limite de 90 jours par an », au lieu de 120 jours jusqu’à présent. Cette mesure concerne la durée maximale de location de sa résidence principale, réduite de quatre à trois mois, sans obligation de compensation. Elle s’applique dans les 24 communes du Pays basque situées en zone tendue et soumises au règlement de compensation de la CAPB. À défaut de délibération du conseil municipal, la limite de 120 jours par an reste applicable. 


Logement étudiant 

Par ailleurs, les autorisations temporaires de changement d’usage pour les locations de formes mixtes sont délivrées aux personnes physiques et morales pour une durée d’un an. La location de logements aux étudiants pendant neuf mois et trois mois en meublés touristiques, fixée pour les personnes physiques, est également ouverte aux personnes morales. 


Rappelons qu’un premier règlement sur les zones tendues a été approuvé il y a tout juste six ans, le 28 septembre 2019, et que le texte fixant « les conditions de délivrance des autorisations de changement d’usage de locaux d’habitation pour les locations meublées de courtes durées et déterminant les compensations » date de 2022. Il résulte d’un constat que ces locations « contribuent à renforcer la tension sur l’offre de logements aux dépens de ceux qui souhaitent demeurer ou s’installer au Pays basque, nourrir la tendance inflationniste des prix de l’immobilier, alimenter le phénomène de ségrégation socio-spatiale, matérialisé par l’éloignement des ménages modestes et des classes moyennes des espaces littoraux, exclus par la raréfaction d’une offre accessible, tant sur le marché locatif que de l’accession à la propriété ».

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Le WTTC braque les projecteurs sur le sous-tourisme 

Travel Pulse Quebec – Le 29 septembre 2025 – Lien vers l’article


L’un des thèmes abordés dès la journée d’ouverture du sommet 2025 du WTTC à Rome a été celui que la ministre italienne du Tourisme, Daniela Santanchè, a qualifié de « sous-tourisme ». 


« On parle beaucoup des problèmes liés au surtourisme, a-t-elle rappelé, mais 96 % de l’Italie souffrent en réalité de sous-tourisme. » Même dans les villes saturées comme Rome ou Florence, ce sont les sites emblématiques qui concentrent la foule. Jeter une pièce dans la fontaine de Trevi exige de traverser une marée humaine. En revanche, les quartiers comme le Trastevere ou la Garbatella, ou encore le musée du Capitole avec son célèbre Marc Aurèle équestre, restent à l’écart de cette cohue. 


Le thème a été repris par Gloria Guevara, ex-ministre mexicaine du Tourisme et ancienne dirigeante du WTTC revenue comme PDG par intérim, ainsi que par Shaika Nasser Al Nowais, secrétaire générale élue de l’Organisation mondiale du tourisme des Nations unies. Toutes deux ont insisté sur la nécessité de mieux répartir les flux vers des régions moins fréquentées de pays souvent débordés comme l’Italie, l’Espagne ou les Pays-Bas. 


« Mettre en lumière les villages ruraux en Italie, a expliqué Shaika Al Nowais lors d’un panel aux côtés de Guevara et Santanchè, c’est l’un des axes que je souhaite privilégier durant mon mandat. J’aimerais certifier de nombreux villages dans le monde. En Argentine, j’ai rencontré les gouverneurs de certains des plus beaux villages touristiques et j’ai entendu leurs témoignages sur l’impact de cette reconnaissance. » 


Guevara a rappelé que cette idée de certification, qu’encourage également l’Italie avec l’appui de la première ministre Georgia Meloni, trouve son origine au Mexique avec le programme Pueblos Mágicos, en place depuis 2001. 


Chercher à inverser le discours dominant sur le surtourisme en valorisant son contraire est une démarche attendue de la part d’une organisation sectorielle. Mais si l’expérience mexicaine et celle du Portugal — dont l’ancienne secrétaire d’État au Tourisme, Rita Marques, avait abordé ce sujet lors d’un précédent sommet — servent de modèles, l’industrie mondiale pourrait bien tenir là un véritable levier d’avenir.

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OpenAI intègre Booking.com et Expedia et permet des réservations depuis ChatGPT 

Tom Travel – Le 8 octobre 2025 – Lien vers l’article


ChatGPT est désormais capable de proposer aux voyageurs d’interagir avec les offres d’Expedia et Booking.com directement depuis une conversation. Les deux géants du voyage comptent parmi les premiers à s’être positionnés sur les « connecteurs » du chatbot. 


ChatGPT s’ouvre aux développeurs tiers et permet à de premiers acteurs de lui proposer leurs propres modules. Avec ces ajouts, une conversation sur une destination peut déclencher directement dans l’outil d’OpenAI la possibilité d’une réservation auprès de Booking.com ou d’Expedia. Il est donc désormais possible de réserver auprès de ces opérateurs, depuis ChatGPT, un hôtel ou un vol. 


L’utilisateur doit préalablement établir une connexion, explique la FAQ établie par Expedia. Ce module, « Expedia App Connector » va ainsi enrichir les possibilités de conversation sur ChatGPT. Il suffira de mentionner Expedia dans sa requête pour déclencher ce module qui va alors se connecter via l’API de la base de données d’Expedia. Cette intégration permet à l’utilisateur de finaliser sa réservation depuis une seule et même application et ne plus avoir à jongler entre les service entre l’inspiration, l’organisation et l’achat. 


Une ère « prédictive, proactive et personnalisée » 

Cet agencement de services prend le contrepied d’une tendance qui encourageait chaque opérateur à développer son propre agent conversationnel, avec parfois quelques déconvenues. ChatGPT, dans ce modèle, assoit un peu plus son autorité en tant qu’agent conversationnel de référence et invite les acteurs économiques à s’y connecter pour proposer leurs services aux 800 millions d’utilisateurs revendiqués par le chatbot d’OpenAI. 


Booking.com et Expedia Group sont les premiers acteurs mondiaux du voyage à s’associer officiellement à OpenAI pour intégrer ChatGPT à leurs services, Selon Phocuswire, TripAdvisor pourrait rapidement suivre. Cette collaboration positionne les deux géants du voyage en tête de l’innovation numérique dans le secteur, avec l’objectif affiché de redéfinir les standards de l’expérience utilisateur dans la réservation en ligne. « La prochaine ère sera prédictive, proactive et personnalisée », affirme Ariane Gorin, CEO d’Expedia « et Expedia Group est fier d’être à l’avant-garde. » Cette nouvelle fonctionnalité est pour l’instant disponible en dehors de l’Union Européenne pour Expedia, à tous les utilisateurs connectés de ChatGPT quelque soit leur abonnement. 

Webinaire « Tourisme littoral et changement climatique : impacts, défis et enjeux ». 

UMIH – Le 8 octobre 2025 – Lien vers l’article


La Direction Générale des Entreprises organise le 15 octobre 2025 un webinaire « Tourisme littoral et changement climatique : impacts, défis et enjeux ». 


Vous êtes un acteur de l'écosystème touristique littoral (institutions, collectivités territoriales, acteurs privés) ? 


Ce webinaire vous invite à découvrir comment concilier attractivité et préservation de nos littoraux, grâce à la présentation de bonnes pratiques des acteurs du tourisme littoral et des outils à leur disposition pour atténuer leur impact et s’adapter aux défis environnementaux. 

Au programme : 

• 14h30 - 14h35 : Introduction 

• 14h35 - 15h05 : Enjeux et impacts croisés entre tourisme et littoral 

• 15h05 - 15h45 : Atténuer l'impact du tourisme sur le littoral (bonnes pratiques et outils d'accompagnement) 

• 15h45 - 16h15 : S'adapter en tant qu'acteur du tourisme aux conséquences du changement climatique sur le littoral (défis et partage d'expérience) 

• 16h15 - 16h30 : Questions et conclusion 


Quand : Mercredi 15 octobre 2025 à 14h30. 

Lien pour s'inscrire 

Nous vous donnons RDV le 15 novembre pour la prochaine newsletter !

Arnaud et Simon

www.dormira.fr

Les actus de septembre 2025

Bonjour à tous, 

C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour cet été indien… Sans trop de soleil 😊


Nous espérons que la saison estivale vous aura donné satisfaction, par le nombre de réservations ou par les rencontres réalisées avec vos locataires. 


Nous vous avions annoncé le lancement le 8 septembre de notre nouveau site de location de gîtes et chambres d’hôtes, nous avons préféré le décaler à ce mercredi 17 septembre. 
Un grand merci aux 321 propriétaires qui nous ont répondu à la suite de notre mail du 15 août, pour vos encouragements et pour le partage de vos attentes. 


En attendant mercredi, n’hésitez pas à visiter notre site : https://www.dormira.fr/ et à laisser votre email sur le lien de la campagne ulule pour être prévenu du lancement : lien
Nous préviendrons aussi les 321 propriétaires qui nous avaient laissé leurs coordonnées. 

Bonne lecture 
Arnaud et Simon

Taxes de séjour : le combat d’Oléron face aux géants LeBoncoin, Airbnb et Booking 
Le Monde – Le 18 août 2025
– Lien vers l’article 

La plateforme Internet Leboncoin a été condamnée, le 29 juillet, à payer 410 000 euros à la communauté de communes de l’île d’Oléron pour ne pas avoir déclaré, collecté et reversé la taxe de séjour. 


C’est une deuxième victoire pour la communauté de communes de l’île d’Oléron (CDCO), en Charente-Maritime. La plateforme sur Internet Leboncoin a été condamnée à lui payer un total de 410 000 euros pour des manquements relatifs à la taxe de séjour. 
Ce jugement du tribunal judiciaire de La Rochelle, rendu le 29 juillet, intervient trois mois après la condamnation d’Airbnb par la cour d’appel de Poitiers, le 8 avril, à verser plus de 8,6 millions d’euros aux communes de l’île, dans le cadre d’une affaire analogue. Et ce n’est pas terminé : pour les mêmes manquements, « nous plaiderons en septembre face à Booking », annonce Me Jonathan Bellaiche, l’avocat de la collectivité. 


Depuis la loi de finances pour l’année 2020, il revient en effet à ces plateformes de collecter la taxe de séjour auprès de leurs hôtes non professionnels qui mettent en ligne des locations de tourisme « non classées » (ou en attente de classement). 
« C’est le cas le plus fréquent : ce sont les propriétaires opportunistes qui louent leur maison, des meublés qui n’ont pas d’étoile. Ils sont les premiers clients des plateformes, explique Joseph Hughes, directeur général des services de la CDCO. La plateforme encaisse le paiement et doit collecter en même temps la taxe de séjour, puis la reverser aux collectivités locales et la déclarer, en fournissant les détails et les explications de cette perception. » 


« Amende disproportionnée » 
Pour ces hébergements non professionnels, les communes ne peuvent donc plus imputer, depuis 2020, une taxe de séjour « forfaitaire », mais doivent appliquer une taxe « au réel », qui tient compte du nombre de nuits réellement louées. 


« Nous avons attendu les déclarations et la collecte et nous n’avons rien vu venir, raconte M. Hughes. Nous avons demandé les fichiers des séjours réservés [sur] Leboncoin, et comme rien n’est venu, nous avons fini par assigner. » Dans le jugement du tribunal judiciaire de La Rochelle, il apparaît que « la société [Leboncoin] affirme qu’elle n’était pas soumise à la taxation des séjours au réel s’agissant des meublés de tourisme non classés ». 


Leboncoin a finalement été condamné à payer 380 000 euros d’amendes pour défaut de collecte des taxes de séjour des années 2020 à 2022, auxquels s’ajoutent des amendes pour le non-reversement et l’absence de déclaration de cette taxe. 


« Nous estimons avoir agi de bonne foi et pris, en temps utile, l’ensemble des mesures nécessaires afin d’assurer notre parfaite conformité à la réglementation applicable, a réagi Leboncoin. Nous prenons acte de la décision du tribunal judiciaire de La Rochelle, même si les amendes prononcées nous paraissent manifestement disproportionnées au regard des faits. » A Oléron, le tarif de la taxe de séjour « au réel » est de 5 % du coût de la nuitée par personne. Aussi le tribunal a-t-il estimé que les agissements reprochés à la plateforme « lui ont permis de retirer provisoirement un avantage économique et concurrentiel ». 


« Bataille face à des titans » 
En avril, Airbnb avait été sanctionné par la cour d’appel de Poitiers pour des manquements similaires, répétés, à ses obligations de déclaration, de collecte et de reversement de milliers de taxes de séjour en 2021 et 2022. L’amende, plus lourde, correspondant à un nombre de séjours réservés beaucoup plus important. Dans ce jugement, la cour a estimé que « le manquement de la société Airbnb est d’autant plus grave que le recouvrement de la taxe de séjour représente une part non négligeable du budget de la [CDCO] pour financer les dépenses liées à l’afflux de touristes sur la période estivale ». 


« On nous accuse de martyriser les plateformes, mais nous n’avons pas eu d’autre choix que d’aller en justice », souligne M. Hughes, qui a été appelé par des communes de toute la France après cette décision. « Il est très surprenant qu’il n’y ait pas eu d’autres actions engagées en justice, car je ne vois pas pourquoi Leboncoin aurait bien agi partout sauf à Oléron, poursuit-il. Peut-être que la complexité à réunir des preuves – aller sur les sites de locations pour repérer les annonces, contacter derrière les propriétaires, etc. – peut décourager les autres communes, de même que la perspective de procédures longues et coûteuses. » 


Pour Me Bellaiche, « Oléron a engagé une bataille face à des titans ». « Ces plateformes font peur aux petites collectivités locales, elles ont des moyens tentaculaires, jouent la carte de la technicité juridique. Airbnb a, par exemple, posé une question prioritaire de constitutionnalité », explique l’avocat, qui assure avoir été contacté par d’autres communes « qui réfléchissent à se lancer ». 


Préserver le parc de logements 
Forte de ces succès, l’île d’Oléron, qui recense 62 % de résidences secondaires, a enfourché d’autres chevaux de bataille pour que le tourisme ne siphonne pas complètement son parc de logements. Plusieurs de ses communes ont ainsi engagé un processus de modification de leur plan local d’urbanisme pour stopper la construction de nouvelles résidences secondaires et instaurer une servitude de résidences principales sur tout ou partie des mètres carrés encore urbanisables. 


Oléron a par ailleurs adopté au printemps un système de quotas pour les locations de courte durée. « Pour mettre en location un meublé de tourisme, il faudra déposer une demande d’autorisation [à partir du] 1er septembre. Les quotas devraient permettre une limitation à environ 4 000 locations de type Airbnb à l’échelle de l’île, ce qui correspond aux meublés touristiques déclarés aujourd’hui, explique Joseph Hughes. Dans le même temps, nous proposons une subvention allant jusqu’à 10 000 euros pour les propriétaires qui accepteront de louer à l’année. » 


Et au-delà, le président de la CDCO, Michel Parent, a fait savoir que si les condamnations des plateformes étaient définitivement confirmées, il proposerait d’utiliser les fonds constitués par les amendes pour favoriser le logement permanent.

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Location Airbnb : ces nouvelles règles peuvent vous rapporter 10% de revenus en plus 

Capital - Le 23 juillet 2025 – Lien vers l’article 


Airbnb imposera, dès le 1er octobre 2025, de nouvelles règles d’annulation des séjours. Des changements qui, selon la plateforme, pourraient permettre aux propriétaires d’augmenter leurs revenus de 10% en moyenne. 


Propriétaires d’une maisonnette à Arcachon (Gironde), qu’ils louent en meublé de tourisme via Airbnb, Paul et Myriam ont reçu, début juillet, un courriel de la plateforme les informant de «modifications des conditions de service relatives aux paiements». Il s’agit plus précisément d’une «mise à jour de nos politiques d’annulation» des réservations de séjours, indique Airbnb à Capital. 


En effet, «plus de 40 % des voyageurs déclarent que l'annulation gratuite est l’un des critères les plus importants lorsqu'ils réservent un séjour», explique le groupe. La possibilité d’annuler gratuitement sa réservation est si prisée par les voyageurs que les propriétaires ayant troqué une politique d’annulation dite «stricte» pour une politique d’annulation seulement «ferme gagnent en moyenne 10% de revenus supplémentaires», assure Airbnb. 


Des conditions d’annulation simplement «fermes» et non plus «strictes» 
Dans le cadre de conditions d'annulation strictes, les voyageurs ne peuvent prétendre à un remboursement intégral de leur paiement que s’ils annulent leur séjour dans les 48 heures suivant la réservation. A partir du 1er octobre prochain, Airbnb substituera une politique d’annulation ferme à cette politique stricte. Les voyageurs pourront ainsi obtenir un remboursement intégral s’ils annulent leur séjour au moins 30 jours avant la date d’arrivée prévue. Dans ce cas, les propriétaires ne recevront aucun versement d’argent. 


Si les voyageurs annulent entre 7 et 30 jours avant leur arrivée, ils seront remboursés à hauteur de 50%. Les propriétaires, eux, percevront le solde de 50% du montant des nuits réservées. Si les voyageurs annulent moins de 7 jours avant la date d’arrivée, ils ne seront pas remboursés et 100% du montant des nuitées réservées sera versé au propriétaire. Ce dernier peut toutefois refuser ces changements et garder sa politique d’annulation stricte mais uniquement pour les annonces existantes, pas pour celles qu’il mettra en ligne à partir du 1er octobre. 


Une nouvelle possibilité d’annulation 
A compter de cette date, Airbnb mettra également en place une nouvelle politique d'annulation, dite «limitée», qui permettra aux voyageurs d’être intégralement remboursés s'ils annulent au moins 14 jours avant la date d’arrivée prévue. Un délai près de deux fois inférieur à celui de la politique d’annulation «ferme» mais qui «laisse le temps aux hôtes (les propriétaires) de recevoir une nouvelle réservation», estime la plateforme. Hôtes qui ne reçoivent aucun versement dans ce cas. 


Si les voyageurs annulent entre 7 et 14 jours avant la date d'arrivée prévue, ils bénéficient d'un remboursement de 50%. Parallèlement, les propriétaires reçoivent un versement correspondant à 50% du montant de toutes les nuits réservées. Si les voyageurs annulent moins de 7 jours avant la date d'arrivée prévue, ils ne sont pas remboursés du montant des nuits réservées, dont 100% est alors versé au propriétaire.

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Excédés par les restrictions sur les locations touristiques, ces propriétaires détournent le bail mobilité 
Le Figaro immobilier – Le 18 juillet 2025 – Lien vers l’article 


Une association de défense des locataires a récemment établi que plus de la moitié des propriétaires de la zone tendue du Pays basque étaient prêts à contourner les règles strictes du bail mobilité. Une tentation que l’on retrouve en région parisienne. 


Le bail mobilité, ce contrat de location de courte durée de 1 à 10 mois lancé fin 2018, n’a longtemps connu qu’un succès d’estime. Mais les choses semblent désormais évoluer, pas forcément pour les bonnes raisons. À mesure que les restrictions s’amoncellent sur les locations touristiques de courte durée, certains propriétaires choisissent de se tourner vers cette formule, quitte à en contourner les règles strictes. Après un premier accès de fièvre à l’approche des JO 2024, lorsque certains propriétaires ont commencé à l’utiliser pour garder les mains libres durant les Jeux, la pratique semble peu à s’installer. 


Selon une étude menée par l’association basque de défense des locataires Alda («Changer» en Basque), sur 360 propriétaires de logements locatifs situés dans 11 communes en zone tendue du Pays basque, 190 d’entre eux se seraient montrés ouvertement prêts à « commettre au moins un type de fraude » dans leur bail. Et pour cela, l’essentiel d’entre eux choisissait de détourner le bail mobilité et parfois le bail étudiant. Rappelons que ce bail mobilité s’adresse aux personnes en situation de mobilité, comme les étudiants ou les travailleurs en mission temporaire. Il exclut donc les salariés en CDI dans le lieu du logement. Par ailleurs, ce contrat est soumis à l’encadrement des loyers comme les locations «classiques» quand il s’applique et interdit le recours au versement d’une caution. Des règles bafouées dans une majorité des cas, selon le testing mené par Alda. 


20 à 30% des baux 
Force est de constater qu’à Paris et dans les principales métropoles, le nombre de logements proposés en bail mobilité semble augmenter régulièrement. «Nous avons cru à ce bail mobilité dès l’origine et nous étions quasiment les seuls à en signer en 2019, rappelle Alexis Alban, président de Lodgis, agence immobilière spécialisée dans la location meublée. Aujourd’hui, ils pèsent 20 à 30% de nos baux, avec une durée moyenne de 6 mois. C’est une réponse très intéressante et cohérente aux problématiques du meublé. » Une situation qui ne l’empêche pas de constater l’augmentation des fraudes de la part de propriétaires particuliers en direct voire avec l’aide de professionnels peu scrupuleux. «Nous observons un mouvement de propriétaires qui souhaitent arrêter la location touristique. Ils veulent glisser vers le bail mobilité en pensant à tort échapper à l’encadrement des loyers et sans se préoccuper du statut des locataires ou du fait qu’ils n’ont pas le droit de réclamer une caution. » 


Tout en faisant de la pédagogie pour ramener certains de ces propriétaires dans le droit chemin et en vantant les vertus de ce bail mobilité, le patron de Lodgis estime que la formule pourrait encore être améliorée. « La mobilité, c’est très bien, souligne Alexis Alban, mais les motifs permis par le bail mobilité restent très spécifiques. Puisqu’il s’agit de faciliter un accès temporaire au logement, pourquoi ne pas autoriser les motivations d’ordre médical, les relogements pour travaux ou encore suite à un divorce ? »

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Airbnb élargit son offre et vise désormais l’hôtellerie 
France Info – Le 10 septembre 2025 – Lien vers l’article 


Airbnb, connue pour ses locations de meublés, élargit son terrain de jeu en accueillant désormais des chambres d’hôtels sur sa plateforme. Une stratégie qui séduit certains voyageurs en quête de simplicité, mais qui interroge les professionnels du secteur, confrontés à une concurrence accrue et à la bataille des commissions. 


Airbnb, une application réputée pour les locations de meublés, élargit désormais son offre en proposant des chambres d’hôtels. À Lyon, cette nouveauté pourrait séduire certains habitués du site. 


“C’est vraiment de la substitution si on n’a pas trouvé, notamment en dernière minute, ce que l’on voulait. Ça évite d’aller sur un autre site. Ils nous récupèrent, on va dire”, raconte un utilisateur. Mais le mélange entre logements individuels et hôtels ne fait pas l’unanimité. Une autre habituée de la plateforme s’inquiète : “Il y a beaucoup d’offres sur Airbnb, donc si les hôtels s’ajoutent à ça, je trouve que ça va induire un peu en erreur, c’est compliqué.” 


Une nouvelle clientèle visée par les hôteliers
Depuis un mois, Côme Sterckx, directeur de l’Hôtel du Théâtre à Lyon, propose ses chambres sur Airbnb. Son objectif : remplir ses périodes creuses grâce à ce canal supplémentaire. “On pense qu’on va toucher une clientèle plus jeune, peut-être un peu plus nomade aussi et certainement étrangère”, explique-t-il. 


De quoi faire de la concurrence aux autres sites spécialisés en hôtellerie, même si les tarifs restent plus attractifs sans intermédiaire. “En direct, ce sera toujours moins cher. De toute manière, ce n’est pas commissionné. Après, c’est le prix que nous affichons, plus la commission que paiera la clientèle Airbnb”, précise l’hôtelier. 


Airbnb prélève 15% de commission, contre jusqu’à 25% pour Booking. Résultat : les prix peuvent varier. Exemple avec un hôtel à Marseille : 89 euros la nuit sur les deux plateformes, mais seulement 86,30 euros en direct. L’arrivée d’Airbnb dans le secteur pourrait ainsi tirer les prix vers le bas. 


Vers plus de concurrence sur le marché 
Vanquélis Panayotis, président de MKG, met toutefois en garde : “Pour les professionnels du secteur, ils vont avoir plus de concurrence, donc on espère un peu moins de commissions à payer. Et puis pour le consommateur, peut-être qu’il regagnera quelques euros, soit en réservant en direct, soit avec cette intensification de la concurrence des plateformes.” 


En France, un tiers des réservations d’hôtels s’effectuent déjà via des agences de voyage en ligne.

Nous vous souhaitons un bon mois de septembre et à mercredi pour ceux qui le souhaitent !

Arnaud et Simon

www.dormira.fr

Les actus de juillet 2025

Bonjour à tous, 


Nous espérons que ce début de saison débute bien pour vous.


Nous vous annoncions dans notre newsletter de juin le lancement en septembre de notre nouveau site de location, proposant une continuité des services proposés par Cybevasion, avant son rachat par Holidu.

Nous travaillons depuis les débuts de l’entreprise en 2019 avec un prestataire informatique, ITEA, partenaire de Google (voir liste des partenaires de Google). 
ITEA ne travaille pas en direct avec les propriétaires de meublés touristiques mais avec des entreprises comme la nôtre. 


Nous pourrons ainsi vous proposer en septembre un affichage de vos tarifs sur Google Maps, par le biais de notre site. 
Ce service est pour le moment disponible pour les gîtes, nous travaillons avec Google pour que les chambres d’hôtes puissent également en bénéficier. 
Vos tarifs seront repris par de nombreux sites de voyage et par l’Intelligence Artificielle, de plus en plus sollicitée par les voyageurs pour organiser leurs vacances. (Voir articles de la newsletter).
Si les voyageurs réservent par notre site, ils paieront les frais bancaires de notre partenaire bancaire français Central Pay (3,6% TTC). 
Si les voyageurs réservent en direct avec vous, il n’y aura pas de frais annexes. 
Pour que vos tarifs s’affichent sur Google, vous devrez les renseigner sur votre espace propriétaire. 


Deuxième intérêt de cette connectivité avec Google, nous pourrons bénéficier d’un meilleur référencement grâce à tous les clics effectués sur tous vos meublés affichant un tarif 'propriétaire'. 
Par ricochet, vous obtiendrez aussi un meilleur référencement pour votre site Internet si vous en avez un. 


On peut aussi vous parler de nos tarifs 😉 : 
- Le lancement du site se fera début septembre jusqu’à mi-octobre par le biais d’un financement participatif. 
Le prix de lancement de l'abonnement sera de 20 € TTC pour 1 an. 
- Pour ceux qui auraient manqué cette campagne de financement, le tarif sera de 40 € TTC jusqu’à fin 2026. 
- À partir du 1er janvier 2027, le tarif définitif sera de 60 € TTC, toujours pour une durée de 1 an.   


Nous vous proposerons le 15 août prochain un lien vers notre page de financement participatif, permettant de vous informer de la date du lancement officiel en septembre.


Mais d’ici là… Priorité à la saison estivale 😊


Bonne lecture 
Arnaud et Simon

Comment les réponses générées par IA menacent les fondamentaux du web 

Le Monde – Le 6 juillet 2025 – Lien vers l’article 


Les systèmes d’intelligence artificielle capables, comme ChatGPT, de répondre aux questions des internautes, aspirent à ringardiser les moteurs de recherche traditionnels et à rendre facultative la consultation de sites Internet. Dans ces conditions, que va-t-il rester du World Wide Web ? 


« Tu vas encore sur Google, toi ? » 
Bim, vous voilà relégué au rang de cyberboomer. Votre tort : ne pas utiliser ChatGPT, Perplexity, Claude, ou autre agent conversationnel pour vos recherches en ligne. La remarque, un brin condescendante, est révélatrice d’une tendance – plus probablement d’une révolution –, avec des conséquences vertigineuses pour l’avenir du Web. Prenez les arguments de Perplexity : ce moteur de recherche américain par IA vante, sur son site, sa capacité à offrir « des réponses complètes qui synthétisent les informations issues de multiples sources », en « éliminant le besoin de naviguer sur de nombreuses pages Web pour trouver ce que vous cherchez ». 
Or, si les internautes ne voient plus l’intérêt de naviguer sur le Web… que va-t-il devenir ? Inventé par Tim Berners-Lee en 1989, le World Wide Web consiste à relier des documents entre eux sur Internet, grâce à des liens hypertextes. En quelques années, il est devenu une immense toile de millions de pages connectées les unes aux autres, et a fait d’Internet un outil grand public. 


Jean-François Groff fait partie de l’équipe qui a posé les premières pierres du Web aux côtés de Tim Berners-Lee. « Je me souviens de l’émerveillement que j’ai ressenti en 1995 à l’arrivée d’AltaVista, l’un des premiers moteurs de recherche. J’ai eu la même réaction quand, quatre ans plus tard, Google est arrivé, car il était bien meilleur. 


Aujourd’hui, il se passe la même chose avec la recherche assistée par IA. » 
Désormais, c’est ce qu’il utilise « pour les questions de tous les jours » : « Au lieu de passer trente minutes à cliquer sur des liens, creuser à gauche et à droite pour me faire ma propre synthèse, je prends celle que l’IA a prédigérée pour moi. Si ce n’est pas suffisant, j’affine la question. Et je suis très satisfait des résultats. » Ces systèmes répondent à des questions formulées « naturellement », parfois complexes ou très personnalisées, tout en citant leurs sources. 


Demain, qu’ils le veuillent ou non, tous les utilisateurs de Google franchiront le pas. Le géant américain, qui ne veut pas subir le même sort qu’AltaVista, a déjà mis en place deux solutions de recherche par IA, non disponibles en France pour le moment. AI Overviews, lancé en 2024, est activé par défaut sur Google, et affiche une réponse générée par IA au-dessus de la liste de liens classique. AI Mode, lancé le 20 mai, va plus loin, avec une page de recherche à part, entièrement gérée par IA et enrichie de contenus sur mesure, comme des graphiques. 


L’annonce a aussitôt déclenché la colère des éditeurs de presse américains, rassemblés dans la News Media Alliance : « Désormais, Google se contente de prendre le contenu [des sites] de force et de l’exploiter sans contrepartie », a déclaré sa présidente, Danielle Coffey, « c’est la définition même du vol ». 


« Un enjeu démocratique » 
Car avec les moteurs de recherche par IA, qui n’impliquent plus de cliquer sur des liens, c’est tout le modèle économique du Web qui risque de s’écrouler. Pour fournir des réponses de qualité, ces IA se basent sur le contenu des sites, mais n’imposent plus aux internautes de les consulter. Si de grands éditeurs de presse, comme le New York Times ou Le Monde, ont trouvé des accords financiers avec des entreprises d’IA, d’innombrables éditeurs de sites, petits ou grands, voient leur contenu aspiré et leurs visites s’effondrer. Depuis le lancement d’AI Overviews aux Etats-Unis, en mai 2024, le trafic vers les sites d’information américains provenant des moteurs de recherche aurait chuté de 26 %, selon l’entreprise d’analyse Similarweb. Si la motivation financière disparaît, si ne persiste pas même le plaisir, pour les amateurs, de voir leurs sites visités, pourquoi s’acharner à publier du contenu sur le Web ? 


« Il y a un risque que le Web du futur ait des IA comme lecteurs plutôt que des internautes », note la sociologue des techniques Francesca Musiani, directrice du centre Internet et société du CNRS. Le Web pourrait se transformer en vaste base de données à destination des « bots », les programmes qui parcourent Internet pour nourrir les insatiables IA. « C’est assez inquiétant. Je ne sais pas si ça fait partie des avenirs désirables que Tim Berners-Lee avait envisagé ; moi pas. » 
Pour elle, les menaces que ces nouvelles pratiques font peser sur le Web ne sont pas anodines. « Préserver le Web tel qu’on le connaît aujourd’hui est un enjeu démocratique. Ce n’est pas qu’une question de nostalgie. » La chercheuse pointe, par exemple, la « standardisation » des réponses. « L’IA donne celle qui semble la plus consensuelle selon les données qui ont nourri le modèle. Ce qui risque d’invisibiliser certaines pensées, certains contenus. Or, un des principes dont s’est longtemps nourri le Web, c’est la pluralité des voix. » 


Une autre de ses inquiétudes porte sur la traçabilité des sources. « Quand on lit un texte sur le Web, on peut tenter de comprendre qui l’a écrit, avec quel objectif, quel biais idéologique… Avec des opinions synthétiques sans auteur identifiable, ça devient plus difficile. Il nous semblait déjà dur d’apprendre à nos étudiants de toujours remonter aux sources, là c’est un pas de plus pour nous compliquer la vie… » 


« Le Web est mort depuis longtemps »
 
Se pose aussi, évidemment, le sujet de l’exactitude des réponses de ces IA, qui « hallucinent » régulièrement (comme celle de Google, qui avait conseillé de manger des cailloux et d’ajouter de la colle aux pizzas). Une crainte balayée par le PDG de Perplexity, Aravind Srinivas, dans les colonnes du magazine Wired : « En réalité, les erreurs ne représentent qu’une petite partie des résultats, et nos réponses sont bien plus pertinentes que dix liens bleus pollués par des décennies de contenu optimisé pour les moteurs de recherche. » 


Une pique à Google, dont la qualité des résultats est largement critiquée depuis plusieurs années. Et au Web en général ? Publicités invasives, pop-up, vidéos automatiques, pénibles artifices pour augmenter notre temps de présence : il est peu confortable d’y naviguer et, par contraste, l’efficacité des réponses générées par IA est saisissante. Ironiquement, les contenus générés par IA infestent le Web et dégradent aussi l’expérience des utilisateurs. Le serpent se mord la queue : les IA s’entraînent sur les contenus disponibles sur le Web, dont une partie grandissante est elle-même générée par IA. 


Pas nostalgique pour un sou, Jean-François Groff, l’ancien collaborateur de Tim Berners-Lee, estime pour sa part que « le Web a fait son temps. Il est mort depuis longtemps, et ce n’est pas l’IA qui l’a tué ». Pour lui, l’avènement des applications mobiles en a signé l’acte de décès – ce qu’annonçait déjà Wired en 2010. « Le mot Web a quasiment disparu chez les jeunes générations », souligne-t-il. 


Pour Google, le Web reste une priorité 
A la tête de Google, principale porte d’entrée du Web depuis deux décennies, Sundar Pichai tient un discours tout autre. Certes, dit-il dans un podcast du site The Verge, « le Web est en train de changer profondément », mais « le nombre de pages Web a augmenté de 45 % ces deux dernières années ». Grâce au contenu généré par IA ? « Bonne question », élude-t-il. Mais, selon lui, les outils d’IA générative, permettant, par exemple, de coder sans être spécialiste, vont rendre tellement simple la création de pages Web que les internautes seront naturellement incités à le faire, « car pourquoi se priver ? » 


Plus globalement, explique-t-il, ces outils offrent un pouvoir de création inédit aux internautes (image, vidéo, texte…). « Créer, développer : tout cela va devenir accessible à une bien plus grande partie de l’humanité. » Et n’est-ce pas l’idéal initial du Web ? A l’écouter, pas question, donc, de renier l’invention de Tim Berners-Lee. « Plus que n’importe quelle autre entreprise, notre priorité est d’envoyer du trafic vers le Web. Personne ne le fait autant que nous. » 


Mais à quel prix ? 
Quand bien même la grande transformation des moteurs de recherche préserverait l’intégrité du Web, l’impact pourrait être énorme sur d’autres plans. Comme celui de l’environnement. Pour Luc Julia, cocréateur de l’assistant Siri et auteur d’IA génératives, pas créatives (Cherche Midi), utiliser ces systèmes pour la recherche d’informations est « une aberration écologique totale ». « On va parfois chercher des choses très simples, comme la date de la mort de Napoléon… Or, ça prend mille fois moins de ressources de le faire dans Google que dans ChatGPT. C’est sympa, mais ça va péter la planète. » Comme le résumait Sergey Brin, le cofondateur de Google, dans une conférence en mai, « le rythme de progression des IA est si important que le sujet n’est pas seulement le Web. Je ne pense pas qu’on ait la moindre idée de ce à quoi le monde va ressembler dans dix ans ».

Podcast « Comment apprivoiser l’IA quand on est acteur du tourisme » (Durée : 1h) 

Lien vers le podcast


Description de l'épisode : 

💡 Faut-il avoir peur de l’IA quand on travaille dans le tourisme ? 🎙 
Dans cet épisode, Marie Allantaz, experte du secteur, partage une vision simple, humaine et accessible de l’intelligence artificielle. 
Pas de jargon technique ni de course à l’outil : juste des questions concrètes pour les pros du voyage. 

🎯 Comment garder sa valeur quand un client arrive avec un itinéraire généré par ChatGPT ? 
Quels outils tester, comment, et pourquoi ? 
Et surtout : comment rester aligné avec ses valeurs face à cette évolution rapide ?

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Quand l’IA nous aide même à choisir nos vacances 
BFM TV – Le 5 juillet 2025 – Lien vers la vidéo

Selon un sondage publié par Snap, publicis média et NRG, 63% des Français font de l'IA leur principal conseil pour les aider à planifier et personnaliser leur voyage.

« C’est un crève-cœur, c’était notre derrière chance » : le projet de sauvetage de la station de ski de l’Alpe du Grand Serre abandonné 
France 3 Isère – Le 24 juin 2025 – Lien vers l’article


La Communauté de communes de la Matheysine et SATA Group évoquent un manque de moyens financiers. Confrontée depuis plusieurs années à un manque de neige en moyenne montagne, la station de ski de l'Alpe du Grand Serre, située en Isère, devrait fermer en septembre 2025. Ce mardi 24 juin, la Communauté de communes de la Matheysine et SATA Group ont publié un communiqué commun, annonçant la fin du projet de sauvetage de la station de ski de l'Alpe du Grand Serre, en Isère. 


Impossible de construire un modèle viable sur quatre saisons 
'C'est un crève-cœur, se désole Coraline Saurat, la présidente de la communauté de communes de la Matheysine (CCM). Cette procédure de délégation de service public était notre outil de la dernière chance. Mais malgré toutes les bonnes volontés de la communauté de communes, des élus et de la communauté de communes, nous ne sommes pas arrivés à boucler un budget.'


Dans leur texte commun, la CCM et Sata Group regrettent le manque de moyens financiers adaptés, pour construire un modèle économique viable tout au long de l'année. 'On accuse le coup de ce que l'on n'a pas réussi à faire ces cinq dernières années', complète Coraline Saurat. 


Arrêt des remontées mécaniques en septembre 2025 
Confrontée depuis plusieurs années au manque de neige en moyenne montagne, la station - située à 1368 mètres d'altitude - avait déjà mis la clé sous la porte en 2024, avant d'être sauvée par une cagnotte et la mobilisation de la population. Plusieurs échanges avaient été organisés avec les acteurs locaux, et l'idée d'un appel d'offres avec une délégation de service public avait émergé, finalement sans succès. 


Malgré l'échec du projet, la présidente de la communauté de communes de la Matheysine veut se montrer optimiste. 'Il va falloir être solidaire. C'est la fin des remontées mécaniques, mais pas la fin de la station de l'Alpe du Grand Serre. [...] La transition va être difficile, admet Coraline Saurat, mais on compte travailler sur l'évolution d'un tourisme 4 saisons. 


' Le conseil communautaire se prononcera officiellement le 10 juillet prochain sur l'abandon de la procédure de délégation de service public en cours. Les remontées mécaniques, elles, devraient fermer en septembre 2025. 

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Niche fiscale « Airbnb » : le ministère de l’économie visé par une plainte pénale 
Le Monde – Le 24 juin 2025 – Lien vers l’article 


Déjà sanctionné par la justice administrative, Bercy se retrouve mis en cause par la députée écologiste Léa Balage El Mariky, qui l’accuse d’avoir fait obstacle à l’application de la loi, et veut confondre les responsables. 


L’étonnant dossier de la niche fiscale « Airbnb » se rapproche du terrain pénal. Déjà sanctionné par la justice administrative, le ministère de l’économie et des finances se retrouve à présent mis en cause devant le tribunal judiciaire de Paris par l’Association de défense écologiste de la démocratie et des libertés. Cette association présidée par la députée écologiste de Paris Léa Balage El Mariky a porté plainte, le 20 juin, pour « concussion », « corruption passive » et « association de malfaiteurs ». Des accusations violentes, qui marquent un tournant dans cette affaire où le gouvernement de Gabriel Attal semble avoir agi contre son intérêt. 


Tout commence à l’automne 2023. Lors du débat sur le budget 2024, le Sénat adopte un amendement transpartisan réformant la fiscalité sur les locations meublées saisonnières. Jugeant que l’essor considérable des locations de type Airbnb dans les zones touristiques pose problème, et diminue en particulier l’offre de logements pour les habitants, les sénateurs emmenés par Max Brisson (Les Républicains, Pyrénées-Atlantiques) décident d’alourdir les taxes sur cette activité. Jusqu’alors, les propriétaires de meublés de tourisme bénéficiaient d’un abattement pouvant aller jusqu’à 71 % sur les revenus tirés des locations. L’amendement le ramène à 30 %, et baisse le plafond de revenus à 15 000 euros. 


La réforme est intégrée au budget pour 2024, adopté sans vote par l’Assemblée nationale, fin 2023. Mais il s’agit d’une « erreur matérielle », d’un cafouillage lié à l’application de l’article 49.3 de la Constitution, indique alors le gouvernement, hostile à un tel durcissement dans l’immédiat. Un nouveau texte corrigera cela sous peu et « la disposition n’a pas vocation à s’appliquer dans l’intervalle », indique le gouvernement dès décembre 2023. 


Gain de cause 
Julien Bayou, alors député écologiste de Paris, s’alarme, comme d’autres, d’une telle annonce. « Il est tout simplement inimaginable qu’une disposition votée par le Parlement ne s’applique pas, d’autant qu’il s’agit de recettes fiscales supplémentaires pour l’Etat », met-il en garde. Le gouvernement ne l’écoute pas. Le 14 février 2024, une note du Bulletin officiel des finances publiques (Bofip) confirme, au contraire, la position du ministère de l’économie, alors dirigé par Bruno Le Maire : « Il est admis que les contribuables puissent continuer à appliquer » l’ancien régime fiscal, y écrit Laurent Martel, le directeur de la législation fiscale. 


A la lecture de cette note, certains s’étranglent. Des élus, mais aussi l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), saisissent le Conseil d’Etat, refusant que l’administration puisse s’asseoir sur la loi. Ils obtiennent gain de cause. Le 8 juillet 2024, le Conseil d’Etat estime que l’administration a « incompétemment ajouté à la loi » et annule l’alinéa concerné. Un revers plus symbolique qu’autre chose pour le gouvernement : la décision du Conseil intervenant après la campagne de déclaration d’impôts, les contribuables concernés auront bénéficié une année de plus du régime fiscal antérieur. 


Pour Léa Balage El Mariky et Julien Bayou, cependant, pas question d’en rester là. « Rien ne justifie de ne pas appliquer une loi qui aurait pu rapporter au moins 600 millions d’euros, et sans doute deux à trois fois plus, commente la députée écologiste. Il faut faire la lumière sur cette affaire. » Tel est le sens de la plainte déposée contre Laurent Martel et X. Le fonctionnaire de Bercy, ancien conseiller fiscal d’Emmanuel Macron, a-t-il agi de son propre chef ? Sur instruction de Bruno Le Maire ? de Matignon ? Cette décision s’explique-t-elle par une raison technique, une volonté politique de ne pas alourdir la fiscalité ou encore par un lobbying efficace des plateformes visées ? « On trouve au sein de ces plateformes des personnes extrêmement présentes dans les couloirs des ministères, des lobbyistes puissants et ils réussissent de jolis coups pour préserver leurs prés carrés », relève Véronique Siegel, présidente nationale de l’Umih Hôtellerie française. 


« Application rétroactive » 
« Nous avons des doutes et la seule manière de comprendre ce qui s’est passé, c’est d’attaquer l’auteur de la note, afin que le Parquet national financier diligente une enquête », avance Julien Bayou, désormais l’un des deux avocats de l’association plaignante. « Nous semblons confrontés à un schéma qui se répète, ajoute son confrère Jérémy Afane-Jacquart. Dans l’affaire dite “CumCum” [sur l’impôt sur les dividendes], les parlementaires avaient aussi voté un renforcement du dispositif contre ce type de fraudes fiscales et le même directeur de Bercy a publié au Bofip, ce printemps, un texte qui a largement vidé la loi de sa substance. » 


Aucune intention pernicieuse, assure aujourd’hui Bercy. L’amendement intégré « par erreur » dans la loi « soulevait d’importantes difficultés », plaide le cabinet du ministre de l’économie, Eric Lombard : « Il était d’application rétroactive, ce qui n’était pas la volonté de ses auteurs, et “piégeait” donc des centaines de milliers de contribuables au titre de leurs revenus de l’année passée, alors même qu’ils n’avaient pas forcément conservé les justificatifs leur permettant de basculer au régime réel s’ils y avaient intérêt. » En outre, « il durcissait sévèrement la fiscalité de certains loueurs, alors même qu’une mission parlementaire était en cours pour proposer une réforme de la fiscalité de la location meublée qui promettait de ne pas correspondre au régime fiscal adopté dans le budget ». Selon le ministère de l’économie, c’est pour que la réforme ne soit pas rétroactive que le gouvernement a annoncé le « report d’entrée en vigueur » de l’amendement, par le biais de cette instruction fiscale « voulue et validée par le ministre ». 


C’est à présent au Parquet national financier de se saisir, ou non, de la plainte. Interrogé, il n’a pas été en mesure de répondre à ce stade. S’il la classe sans suite, « nous sommes prêts à nous constituer partie civile pour obtenir la nomination d’un juge d’instruction », prévient Julien Bayou. 
Entre-temps, la loi transpartisane Echaniz-Le Meur sur la régulation des meublés de tourisme, adoptée en novembre 2024, a instauré de nouvelles règles fiscales. L’abattement a été revu à la baisse à 50 % pour les meublés de tourisme classés et à 30 % pour ceux non classés. Ces nouveaux taux s’appliquent aux revenus locatifs perçus depuis le 1ᵉʳ janvier.

Note de conjoncture avant saison CRT Nouvelle Aquitaine 
Le 1er juillet 2025 – Lien vers l’étude 


L’enquête de conjoncture est destinée à refléter l’opinion, « à chaud », des prestataires, sur le mois écoulé. C’est un instrument de pilotage et de communication à court terme, un à deux jours après la clôture de l’interrogation. Il permet d’avoir une vision qualitative (tendance) mais quantifiée sur le déroulement du mois écoulé et des premières estimations du mois à venir. 


En saison, l’interrogation repose sur un socle stable de 900 interviews téléphoniques et sur une interrogation exhaustive par questionnaire mail de l’ensemble des autres prestataires des bases régionales (7 300 questionnaires). En moyenne, près de 1 200 prestataires nous font part de leur opinion en saison. Ce nombre de réponses élevé est un gage de représentativité et de fiabilité du dispositif. 


DES NIVEAUX DE RÉSERVATIONS SATISFAISANTS POUR FIN JUIN 

La fin du mois de juin devrait confirmer son bon démarrage sur le littoral dans les hôtels et les campings. Les professionnels sont moins optimistes dans l’intérieur. Les plannings tardent à se remplir pour la suite de la saison : les réservations sont en baisse dans les hôtels et les campings pour le mois de juillet, exception faite des campings du littoral pour la seconde quinzaine de juillet. 
Pour le mois d’août, les réservations sont équivalentes à celles de 2024 dans les campings de l’intérieur, en hausse dans les campings du littoral. Les hôteliers et les responsables de résidences de tourisme et de villages de vacances affichent un niveau de réservation inférieur à 2024. 61% des professionnels estiment que leurs clients réservent de plus en plus à la dernière minute et la moitié notent une augmentation des demandes de promotion. 


TÉMOIGNAGES 
- Après un mois de mai très difficile, début juin s’annonce au mieux et fin juillet et début août sont déjà bien réservés (Camping-littoral médocain) 
- Des week-ends des 1 et 8 mai pénalisés par le fait que les enfants avaient école le vendredi
(Camping-Deux-Sèvres) 
- Le bon démarrage est dû à une bonne météo. La saison estivale semble plutôt bien démarrer en juillet mais plus difficile après le 15 août
(Hôtel Littoral Basque) 
- Les groupes sont revenus comme avant le COVID. C’est enfin reparti ! (Visites-Gironde intérieure) Les clients réservent en dernière minute, la météo joue un rôle primordial
(Hôtel-Massif pyrénéen) 
- La majorité des réservations se fait en dernière minute, souvent le jour même, lors de l’ajustement des tarifs à la baisse. Heureusement la clientèle professionnelle est fidèle .
(Hôtel-Littoral charentais) 
- Un impact de plus en plus important de la concurrence des meublés
(Hôtels-Béarn, Lot-et Garonne, Périgord Noir) 


ÉVOLUTION DES NUITÉES FRANÇAISES EXTRARÉGIONALES EN HÉBERGEMENTS MARCHANDS ET NON-MARCHANDS 


UNE FRÉQUENTATION EN BAISSE DE 9% PAR RAPPORT À L’AVANT-SAISON 2024 (3 MAI-15 JUIN) 
La fréquentation française extra-régionale, hébergements marchands et non marchands confondus, est en net recul par rapport à 2024. La baisse est plus modérée par rapport à 2023 (-6%) qui était une excellente année. 
Le pont du 8 mai était moins propice au départ cette année (l’an dernier il incluait l’Ascension) et la météo a été un peu capricieuse. Le mois de juin se présente sous de meilleurs auspices avec un week-end de Pentecôte plus fréquenté que l’an dernier (+3%) et une météo au beau fixe. 


DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE, UNE FRÉQUENTATION INFÉRIEURE DE 4% À CELLE DE 2024 
La baisse est de 2% en comparaison avec 2023. La fréquentation des week-ends (nuits des vendredis et samedis) est en hausse de plus de 2% par rapport à 2024 mais elle ne compense pas le recul des nuitées enregistrées en semaine. 
La fréquentation de la première clientèle extrarégionale, l’Île de France, est en recul de 4%, et celle de l’Occitanie de 1%. Les plus forts reculs concernent Provence-Alpes-Côte d’Azur (-9%), les Hauts de France (-8%) et Grand Est (-7%).

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Les ventes de voyage chutent de 17% en juin 2025
L’écho Touristique – Le 3 juillet 2025 – Lien vers l’article 


Le conflit Israël-Iran a engendré un fort attentisme chez les voyageurs, selon le baromètre Orchestra des ventes de séjours au sein des agences de voyages, pour les EdV. 
(EDV=Entreprises du Voyage ou Agences de voyage)


Les réservations de voyages à forfait enregistrées en juin 2025 chutent de 17% en volume d’affaires, en comparaison avec juin 2024, d’après le baromètre Orchestra pour les Entreprises du Voyage (EdV). Le nombre de dossiers dévisse de 16 %, alors que le panier moyen reste quasi stable (-1%). 


Un climat d’attentisme 
« Toute l’avance enregistrée depuis le début de l’année s’est résorbée, avec un marché cumulé à -2% en volume d’affaires à la fin du semestre », notent les EdV. L’attentisme règne, dans un contexte d’incertitudes géopolitiques et économiques. A noter que le délai de réservation augmente par rapport à 2024, « ce qui constitue un signal défavorable ». 
« Nous espérons que les Français concrétiseront leurs projets de voyage pour le mois d’août dans les prochains jours. Rien n’est encore joué », commente Valérie Boned, présidente des EdV. 


Recul de 6% sur l’été, le long-courrier chute de 15% 
Les réservations estivales de voyages affichent un recul global de -6% en nombre de voyageurs. Le mois de juillet limite la casse (-2%), tandis qu’août décroche (-9%). 
La France métropolitaine reste stable, mais le moyen-courrier recule de 8% et le long-courrier de 15%. La Tanzanie est particulièrement touchée par l’inscription sur liste noire européenne des compagnies aériennes locales. 
En termes de destinations, le Royaume-Uni (+34%) et le Canada (+16%) tirent pour leur part leur épingle du jeu. Les Etats-Unis affichent quant à eux une diminution de 15% sur la période juillet-août.

La plateforme de réservation en ligne Booking épinglée par la Répression des fraudes pour 'pratiques restrictives de concurrence' France Info – Le 10 juillet 2025 – Lien vers l’article 

L'Umih, principale organisation professionnelle dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration, salue une 'avancée significative'. 

Les hôteliers français crient victoire. La plateforme de réservation en ligne Booking a été épinglée en France pour 'pratiques restrictives de concurrence' par la Répression des fraudes (DGCCRF), a annoncé le service du ministère de l'Economie, jeudi 10 juillet dans un communiqué. Le site a jusqu'au 31 décembre pour mettre en conformité les 'clauses et pratiques non conformes' dans ses contrats avec les hôteliers, sous peine d'une 'astreinte financière journalière dont le montant total pourra atteindre 69,35 millions d'euros', précise la DGCCRF. 


Cette décision s'appuie sur une législation européenne, le règlement P2B, qui oblige les plateformes à davantage de transparence envers les entreprises, ainsi que sur le Code du commerce français. Selon la Répression des fraudes, les conditions générales de prestations de Booking 'comportent des clauses manifestement déséquilibrées au détriment des hôteliers français'. 


L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), principale organisation professionnelle dans le secteur, salue dans un communiqué une 'avancée significative'. L'injonction doit, selon elle, permettre 'un rééquilibrage des relations entre les plateformes numériques et les professionnels du tourisme'. Booking, dont la maison mère se trouve aux Pays-Bas, a déclaré à l'AFP que 'bien qu'en désaccord avec les conclusions de l'enquête', l'entreprise s'emploie 'activement à dissiper toutes les préoccupations'.

Nous vous souhaitons à tous un bel été, on se retrouve le 15 septembre pour la prochaine newsletter !

Arnaud et Simon

Les actus de juin 2025

Bonjour à tous, 


Nous sommes heureux de vous retrouver en ce dimanche 15 juin, pour cette dernière ligne droite avant la saison estivale.


Nous avons appris comme vous en mai le rachat des sites cybevasion.fr, gites.fr, chambres-hotes.fr... par le groupe holidu. 
Ce rachat signe la fin de l'affichage des coordonnées directes des propriétaires et la fin d'un site sans commissions, holidu appliquant maintenant près de 23% de commissions sur chaque location. 


En lien avec cette actualité, nous vous préparons depuis 2024 une surprise, avec le lancement prévu d'un nouveau site Internet en septembre, qui reprendra les fondamentaux de cybevasion. Nous essaierons d'améliorer certains services, notamment la possibilité de réserver depuis le site sans commissions, avec un paiement direct vers le propriétaire. 

On retrouvera bien les coordonnées des propriétaires, du site internet personnel s'il y en a un, etc... 
Pour fonctionner, il nous faudra lancer ce site avec un catalogue de plusieurs milliers de meublés partout en France.
Il nous faudra aussi un référencement efficace sur les moteurs de recherche. 


Nous espérons vous surprendre à la rentrée 😊


Nous prévoyons le lancement du site par le biais d'un financement participatif, permettant aux propriétaires de bénéficier d'un tarif très préférentiel jusqu'à fin 2026. On vous en dit plus cet été !
 
Bonne lecture ! 
Arnaud et Simon

Pour la première fois, des maisons menacées par l'érosion sont détruites en France 
BFM TV – Le 6 juin 2025 –
Lien vers l’article 

Face à l’érosion du littoral, la France entame une nouvelle ère : pour la première fois, des maisons vont être détruites sur la côte, à Treffiagat, en Bretagne. Une décision douloureuse mais jugée nécessaire, qui pourrait se répéter ailleurs dans les années à venir. 


Pour la première fois, en France, des maisons vont être détruites sur la côte à cause de l’érosion. Ça se passe à Treffiagat en Bretagne, et ce ne seront pas les dernières. Sept maisons qui vont être rachetées ou ont été rachetées par les collectivités, pour un cout total du projet de 2,8 millions d’euros. 

Ce vendredi matin, les deux premières vont être détruites, et deux autres le seront cet automne. Il s’agit, pour la plupart d’entre elles, de résidence principale. “Ça a été dur pour les propriétaires de faire le deuil de leur maison”, confie un cadre de la communauté de communes, partie prenante de l’opération. 


'La solidité des bâtiments n’est pas maitrisée” 


Et ces questions se posent ailleurs aussi. À Biscarrosse dans les Landes, les villas jumelles, deux copropriétés face à la mer, sont devenues inhabitables depuis la parution d’un arrêté municipal. Trop dangereux selon la maire, une décision que les propriétaires ont du mal à comprendre: “on ne peut plus y habiter depuis plusieurs années, mais les villas sont toujours debout. Alors où est le problème?”, enrage l’un d’entre eux. 


“Il ne faut pas le prendre à la légère, le maire engage sa responsabilité en cas d’accident, et la solidité des bâtiments n’est pas maitrisée”, répond un cadre de la mairie. 


Des exemples comme ceux-ci, il risque d’y en avoir de plus en plus dans les prochaines années. Selon un rapport du Centre d'études et d'expertise sur les risques, 5.200 habitations seront menacées par le recul du trait de côte, dont plus de 60% de résidence principale. La façade atlantique reste la plus exposée, mais la côte méditerranéenne, elle aussi, serait fortement touchée.

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Meublés Airbnb : quand ubérisation du ménage et main-d’œuvre vulnérable font tourner la machine 

Le Monde - Le 2 juin 2025 –Lien vers l’article 


L’explosion des locations de meublés touristiques a donné naissance à un secteur d’activité de nettoyage, dont la gestion numérisée et à flux tendu entraîne des conditions de travail difficiles, pour une main-d’œuvre qui n’a souvent pas le choix. 


C’est une recommandation qu’Airbnb formule sur son site Internet, à destination de sa communauté de loueurs de meublés touristiques. Sous la tête de chapitre « Tout ce que vous devez savoir sur les frais de ménage », afin de « garder un prix compétitif », la plateforme préconise : « Négociez avec la personne chargée du ménage. Envisagez de lui demander si elle peut accepter un tarif plus bas en échange de prestations plus régulières. » 


Le nettoyage, rouage crucial dans l’activité des meublés de tourisme pour assurer une occupation à flux tendu, constitue, en effet, une dépense que les propriétaires, les plateformes et les grandes conciergeries – spécialisées dans la gestion de la location, de l’annonce au dépôt des clés – cherchent à réduire au maximum, pour préserver leurs marges. Derrière les portes closes des meublés touristiques, la massification des Airbnb et la rentabilité attendue de ce type de locations entraînent des cadences et des conditions de travail difficiles. 


Retraitée, Maryvone (les personnes citées par un prénom ont requis l’anonymat) habite dans le Val-d’Oise et complète sa pension en faisant le ménage dans deux studios loués par Airbnb dans le quartier du Marais, à Paris. Elle gagne 30 euros pour un « passage » : soit une heure et demie de ménage (20 euros) et l’entretien du linge (10 euros). « Il y a un lit en mezzanine et un canapé convertible : je récupère les draps et les serviettes, je les trimballe avec une valise et je les lave chez moi – il faut faire deux machines —, je les fais sécher et je les rapporte. Donc ce n’est pas cher payé », témoigne-t-elle. D’autant que le coût des transports n’est pas remboursé. 


La pénibilité de son travail tient aussi au « planning qui n’est pas ou peu respecté : les touristes sont censés quitter les lieux à 11 heures le matin, et les suivants doivent arriver dans le Airbnb à 15 heures. Mais ça ne se passe quasiment jamais comme ça. » Si les voyageurs n’en mesurent pas les conséquences, retarder leur départ à 11 h 30 ou midi fait dérailler toute l’organisation au cordeau des prestataires, qui n’ont qu’un temps limité pour faire le ménage et changer les draps, avant d’enchaîner vers un autre appartement. « Lorsque les personnes sont encore là quand j’arrive, c’est gênant et je dois attendre qu’elles partent pour commencer », explique la sexagénaire. 


Sous-traitance en cascade 


Agnieszka, qui fait le ménage chez des particuliers en semaine, prend parfois le relais de Maryvone le week-end. « La propriétaire, au début, voulait me payer 15 euros pour une heure de “ménage de luxe”, mais “au black”. J’ai répondu que je ne pouvais pas accepter. Mais je ne peux pas non plus demander trop, car certaines filles travaillent pour 12 ou 13 euros », dit-elle. Son amie Natalia, une Ukrainienne qui a fui la guerre avec sa fille et ne parle pas le français, accepte d’être payée 11 euros l’heure, non déclarés. « Elle met tout ce qu’elle gagne dans le logement, elle dépense 1 100 euros par mois pour louer un 34 mètres carrés à Joinville-le-Pont [Val-de-Marne] à un marchand de sommeil, raconte Agnieszka, arrivée de Pologne il y a une vingtaine d’années, quand son pays est entré dans l’Union européenne (UE). Les propriétaires savent que ce n’est pas le prix, mais ils en profitent. Ils savent que beaucoup d’Ukrainiennes et des filles de Géorgie accepteront n’importe quel travail pour survivre. Natalia ne reçoit aucune aide et il faut bien se nourrir, payer les serviettes hygiéniques. » 


Les plateformes de « jobbing », comme le site d’offres d’emploi Indeed ou Leboncoin, regorgent de propositions de propriétaires de meublés ou de conciergeries recrutant des femmes de ménage pour des locations Airbnb. Sur le groupe Facebook « Ukrainiens à Paris », on trouve également des annonces de sociétés de nettoyage, comme celle de la société AMS Partners, publiée début mai en alphabet cyrillique, qui « recrute pour le ménage d’appartements touristiques et de bureaux à Paris. Contrats à durée indéterminée avec embauche officielle ». 


En 2022, VIP Services, une société de nettoyage d’appartements loués sur Airbnb, recrutant des Ukrainiennes en situation irrégulière (avant que l’UE ne leur offre une protection valant autorisation de séjour et droit de travailler), a été condamnée en première instance par le tribunal de Paris pour « traite d’êtres humains aggravée ». Un cas extrême. Le jugement de l’affaire éclaire toutefois sur un système de sous-traitance en cascade : des propriétaires de meublés de tourisme confient leurs biens à une conciergerie de premier plan, HostnFly, elle-même donneuse d’ordres auprès de cette société de nettoyage, VIP Services, recrutant à bas coût des femmes de ménage. 


En 2018, Oksana Veykogne, ukrainienne, répond à une annonce postée sur Facebook par la société VIP Services, dirigée par une compatriote influente dans la communauté ukrainienne. Sous-payée, exploitée et finalement licenciée, elle se tourne vers la CGT, qui fait un signalement à l’inspection du travail. Les agents opèrent un contrôle, en 2020, dans un meublé du 15e arrondissement de Paris. Tetiana, ukrainienne, alors en situation irrégulière, explique aux agents qu’elle reçoit chaque matin son emploi du temps journalier et les directives d’HostnFly, par le biais d’une application traduite en ukrainien. 


Durées de travail excessives 


Le matin du contrôle, elle doit nettoyer en une heure et vingt minutes un T2, avant de déposer les clés dans une laverie et d’enchaîner sur un autre T2, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). « Elle devait envoyer des photographies prouvant que chaque étape dans la réalisation des consignes (…) avait été remplie, de manière horodatée, précise le jugement. La validation, photographie à l’appui, de chaque étape était nécessaire pour accéder à l’étape suivante. » 


Le nettoyage de l’appartement débute par la photo des produits d’entretien, apportés par elle, disposés sur une table. HostnFly sous-traite le contrôle des photos à un centre d’appels. Tetiana précise que les clients ont « la possibilité de noter la prestation directement dans l’appli, une mauvaise note pouvant conduire à une pénalité financière imputée sur la rémunération de la salariée », poursuit le jugement. 


L’inspection du travail constate que, faute de matériel de ménage (ni balai, ni serpillière, ni seau) dans l’appartement, Tetiana doit « adopter des postures de travail pénibles, utilisant un tee-shirt, trouvé sous l’évier, en guise de serpillière pour nettoyer la surface au sol d’un appartement complet, en position “à quatre pattes” ou accroupie ». Elle doit, en outre, « porter des charges lourdes dans les transports en commun », les produits d’entretien, le linge de maison et les consommables. 


Lors de contrôles dans les locaux de la société de ménage, les sacs pesés affichent près de 11 kg par salariée. L’inspection du travail, sur la base des factures adressées à HostnFly, conclut que « quasiment toutes les plaignantes » ont été exposées à des durées de travail excessives : plus de quarante-huit heures par semaine, certaines atteignant soixante-trois heures. Pour des rémunérations horaires comprises entre 30 % et 68 % du smic. 


Le jugement fait également état des échanges entre VIP Services et HostnFly, qui revendique aujourd’hui la position de « conciergerie Airbnb n° 1 pour la gestion de locations » et la gestion de 15 % des locations Airbnb de Paris. « Nous sommes très déçus, ce mois-ci : la satisfaction des voyageurs et clients n’est pas au rendez-vous (…). Un ménage fait à 85 % n’est pas un bon ménage. Un voyageur mécontent, c’est une compensation versée et un mauvais commentaire sur Airbnb », peste une responsable de la conciergerie. 


Elle écrit encore : « Compte tenu des compensations que nous versons pour ménages mal faits à nos clients et voyageurs, nous ne pouvons nous permettre de ne pas vous demander une contribution, sous peine de ne plus rentrer dans nos frais et d’être déficitaires. » Avant de concéder, toutefois : « De notre côté, nous allons faire les efforts demandés pour (…) les appartements où il manque du matériel. » HostnFly a été condamné en première instance à une amende de 30 000 euros pour avoir failli à son devoir de vigilance. 


« Contrôle numérique » 


Comme HostnFly, les grandes conciergeries recourent à des applications sur smartphone pour piloter et contrôler le personnel de nettoyage. Nicole Teke-Laurent, doctorante en sociologie du travail à l’IDHE.S-Nanterre, a suivi pour sa thèse une femme de ménage travaillant pour plusieurs locations Airbnb, « équipée d’un diable pour transporter son énorme sac de draps » dans les rues de Paris. « Pour un petit studio, elle devait envoyer à la conciergerie une vingtaine de photos très détaillées retraçant toutes ses tâches : l’évier, le lavabo, la cuvette des toilettes etc., témoigne la sociologue. Un contrôle numérique renforcé par la notation des femmes de ménage, à la fois par les clients des Airbnb et par les propriétaires des appartements, qui postent des avis sur les conciergeries. Cette logique de contrôle constitue une forme de pénibilité supplémentaire. » 


Stéphanie, installée dans le Pays basque, travaille depuis plusieurs années pour une conciergerie internationale. « L’appli nous envoie des missions pour le ménage et pour l’accueil des voyageurs – le “check-in” –, que nous acceptons ou non, explique-t-elle. C’est 15 euros brut pour remettre les clés, mais nous devons ensuite rester disponibles en cas de problème et on peut être appelés à toute heure. Au début, je me déplaçais quand le client avait perdu ses clés en sortant de boîte de nuit, comme toutes les nouvelles. Plus maintenant. » 


Sa motivation a aussi baissé pour le ménage. « Je suis payée au forfait, plus je fais d’appartements dans la journée, plus je m’y retrouve, dit-elle. Pour s’en sortir, on doit se surcharger de travail, et parfois ça ne passe pas, donc je demande un coup de main à la famille pour boucler le ménage à temps. Au début, on veut tout faire, y compris les vitres. Aujourd’hui, je fais bien la cuisine et les sanitaires, et pour le reste je passe un coup de balai. » 


Désespérément en quête de bons commentaires, la conciergerie distribue des petites primes quand le prestataire de ménage aligne des quatre et des cinq étoiles. « En revanche, si on a une ou deux étoiles, on nous demande des explications. Quand le client envoie une photo montrant un problème de nettoyage le jour de son arrivée, ses frais de ménage sont divisés par deux. C’est pour ça qu’on mitraille de photos. » 


Pour la sociologue Nicole Teke-Laurent, ce management algorithmique et le recours privilégié aux microentrepreneurs caractérisent une « ubérisation du ménage », avec son lot de « sous-location de comptes » comme pour les chauffeurs de VTC ou les livreurs à vélo. « Mais ce sujet n’est pas dans la sphère médiatique et politique, on en parle très peu, note la chercheuse, car elle s’opère dans la sphère domestique et reste invisibilisée. »

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Rachat de Cybevasion par Holidu : 'c'était le dernier des Mohicans' 
Tourmag – Le 30 mai 2025 –
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Cybevasion est officiellement racheté par Holidu 

Le secteur de la distribution directe de l’hébergement touristique vient de vivre son moment 'Skyblog'. Le rachat officialisé ce vendredi matin de Cybevasion par Holidu constitue un petit séisme dans l’écosystème des gîtes et des maisons d’hôtes en France. La plateforme était l’un des derniers remparts de la mise en relation directe entre hébergeurs et voyageurs. 


En ligne depuis 1998, c’est un dinosaure du web, une catégorie à laquelle appartient aussi TourMaG.


Malgré son look rétro, voire un peu vieillot, Cybevasion a mis en relation des milliers de voyageurs avec des hébergeurs. Il était surtout l’une des dernières plateformes à fonctionner sur un modèle presque dépassé, basé sur la relation directe entre les deux parties.. Le site comme nous l'avons appris par Guest & Strategy a été racheté par le géant allemand Holidu. 'Même s’il existe encore des mastodontes comme PAP Vacances ou Amivac, avec Cybevasion, nous étions dans une tout autre dimension. 


C’était tout simplement le dernier des Mohicans, le petit village gaulois qui résistait encore à l’envahisseur romain surpuissant,' nous confie Jérôme Forget à l’origine de cette révélation. Ce professionnel, actif depuis 15 ans pour accompagner les propriétaires de meublés touristiques dans le développement de leur activité, a toujours conseillé à ses clients de s’inscrire sur la plateforme. Un rituel gagnant, puisque l’abonnement ne coûtait que 50 euros par an, avec en bonus une forte visibilité sur le web national. 


Cybevasion : 'le site fait encore office de jurisprudence' 


La petite équipe de dix salariés devrait prochainement être absorbée parmi les plus de 600 employés de la start-up allemande. Il ne faut pas y voir une posture de Gaulois réfractaire, mais plutôt une mise en perspective, pour comprendre le changement d’échelle, et aussi le sentiment de vertige qui gagne aujourd’hui le secteur. 


'Le site fait encore office de jurisprudence avec un ROI systématique. Tous mes clients, malgré le développement des OTA et des autres solutions, continuaient de me vanter le bon référencement de Cybevasion. Sur bien des recherches Google effectuée autour des thématiques des gites et chambres d'hôtes, il était toujours très haut dans les résultats,' poursuit l'expert. Une position qui a attiré l’attention d’un acteur bien décidé à se faire une place au soleil dans l’industrie.. 


Holidu n’est pas seulement le fournisseur préféré des médias français pour leurs classements en tout genre, c’est avant tout un fournisseur de solutions destinées aux hôtes, pour les aider à générer plus de réservations en les connectant à une multitude de canaux, comme Booking, Airbnb, etc. Le groupe dispose également d’un site BtoC. 


Pourquoi Holidu rachète Cybevasion ? 


En seulement trois ans, entre 2019 et 2022, la société basée à Munich a levé 177 millions d’euros. Une manne qui lui a permis de devenir un mastodonte de l’industrie et de générer des chiffres vertigineux. Elle emploie désormais plus de 600 salariés et référence 15 millions de locations, qui attirent 100 millions de visiteurs à travers le monde.. Des statistiques très éloignées de Cybevasion, qui comptabilisait 275 000 visiteurs en avril 2025, selon Similarweb. Ce rachat fait suite au partenariat initié avec Sportihome, ou encore Toploc. 


Le géant allemand tisse donc sa toile en France. La principale crainte des gîtes face à cette acquisition est que le modèle économique évolue, et que l’on s’éloigne du tarif annuel fixe de 50 euros. 'Holidu prend en charge la vente, la relation client, la communication, etc. Les propriétaires n’ont plus qu’à se concentrer sur l’accueil des visiteurs et l’entretien, donc sur l’expérience client. Mais la commission devient conséquente si l’on ajoute celles de Booking, Airbnb, etc., à chaque réservation. 


Et cette annonce intervient alors que le secteur est en pleine mutation. Certains acteurs tentent encore de résister à ces plateformes, pour promouvoir la réservation en direct,' poursuit Jérôme Forget. Cybevasion ne permettait pas forcément de générer un volume de réservations élevé, plutôt autour de 10 à 15 %, selon les hébergeurs, mais cette annonce reste un véritable coup dur. 


Holidu met la main sur le référencement et le fichier client, dans un web en profonde mutation — ce qui explique aussi la décision de vendre. Échaudé par les annonces successives des GAFAM, le propriétaire a fini par se résoudre à vendre son 'bébé', tant qu’il avait encore de la valeur. 


Les clients de Cybevasion bénéficieront-ils d’une visibilité internationale ? 


Il craignait sans doute une marginalisation progressive de son outil, à l’heure où l’IA pousse à repenser Internet, et où les géants mondiaux disposent de moyens colossaux pour innover et étouffer toute concurrence, même marginale. Ce changement d’échelle pourrait toutefois offrir une visibilité internationale aux clients de Cybevasion, et leur permettre de bénéficier de la technologie développée par le mastodonte allemand. 


En attendant d’en savoir plus, Jérôme Forget continue de travailler à une diversification de la distribution de ses clients. 'Il existe encore quelques exemples comme PAP, CléVacances ou Gîtes de France. Les réseaux sociaux permettent aussi d’offrir une visibilité plus directe auprès des voyageurs. 


Les alternatives à l’intermédiation sont de plus en plus rares, d’autant plus que Tripadvisor n’accepte plus les meublés de tourisme depuis fin 2024. Je conseille aux propriétaires de renforcer leur ancrage territorial pour développer une nouvelle clientèle,' conclut l'entrepreneur.

'Une réalité dramatique' : pourquoi l'Île d'Oléron vote pour une prime à la conversion des meublés de tourisme 
France Bleu – Le 22 mai 2025 –
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Le conseil communautaire de l'île d'Oléron doit voter aujourd'hui le Programme 'Louons à l'année'. Un remède efficace à l'explosion des logements meublés de tourisme selon Michel Parent, le président de la communauté de commune, invité d'ICI La Rochelle ce jeudi matin. 


Des Oléronais 'qui vivent dans des caravanes ou des mobil-homes', des 'conciergeries saturées', des 'entreprises et des collectivités' qui 'ne peuvent plus recruter' et 'une activité touristique menacée'... Voilà, selon Michel Parent, ce qui devrait pousser le conseil communautaire de l'Île d'Oléron à adopter, 'à l'unanimité', cet après-midi, le programme 'Louons à l'année'. Un panel de mesures destinées à réguler le nombre de logements loués meublés pour les touristes, au profit des locations permanentes. 


Mesure phare du programme, une prime à la conversion d'entre 5 000 et 10 000€ - selon la superficie du logement en question - au bénéfice des propriétaires qui accepteraient de basculer leur bien en location à l'année. 'C'est une idée qui a été appliquée par les Sables d'Olonne.' La station balnéaire vendéenne a 'lancé cette initiative il y a trois ans. Elle lui a permis d'avoir 450 logements qui ont basculé de la location touristique à la location à l'année.' 


Une mesure indispensable, mais coûteuse. Michel Parent table sur un million d'euros. 'Sachant qu'on a réservé une enveloppe de dix millions d'euros pour essayer d'avancer de façon positive sur le logement à l'année' précise-t-il. Pour financer cette prime, la communauté de communes entend s'appuyer sur l'amende que doit lui verser Airbnb pour défaut de versement des taxes de séjour. Près de neuf millions d'euros, que la collectivité n'a pas encore perçus. 'C'est lié à l'incertitude de la Cour de cassation', explique le maire du Château d'Oléron. Le géant de la location a jusqu'à juillet prochain pour se pourvoir en cassation, après sa condamnation en appel. 


'Face à un mur' 


Oléron, dont 62% des logements sont des résidences secondaires et 13% des meublés touristiques (4 000 sur 30 000 au total), compte s'appuyer sur un modèle qui a fait ses preuves. 'On est passé en dix ans d'à peu près 1 000 locations à 4 000. Il y a donc une pression qui fait qu'on ne loue plus aussi longtemps qu'on le faisait il y a quelques années.' 


Autre mesure à l'ordre du jour du conseil communautaire aujourd'hui : plafonner le nombre de meublés touristiques à l'échelle des communes. 'Pratiquement tous les conseils municipaux ont pris des délibérations en faveur de la régulation (...) grâce à la loi Le Meur, qui a été votée en novembre 2024', précise Michel Parent. Celle-ci donne aux maires des compétences élargies pour mieux réguler les locations touristiques. Qu’il s’agisse d’une résidence principale ou non, la procédure de déclaration avec enregistrement en mairie est généralisée à toutes les mises en location de meublés de tourisme.

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'Airbnb est un des acteurs principaux de l'attractivité des communes dans les territoires français', affirme son directeur pour la France et le Bénélux 
France Info - Le 23 mai 2025 –
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Depuis plusieurs semaines, Airbnb est au cœur des controverses. Alors que l'entreprise s'apprête à évoluer, le directeur France et Benelux d'Airbnb Clément Eulry décrypte l'actualité de l'entreprise. 


Clément Eulry est directeur France et Benelux d'Airbnb qu'on accuse vraiment de tous les maux : surtourisme, pénurie de logements, flambée des loyers, concurrence déloyale entre autres. 


franceinfo : Ce qui doit plus encore vous ennuyer, j'imagine, ce sont les actions concrètes anti Airbnb. On va évidemment les évoquer. Mais d'abord, votre sentiment. Est-ce que c'est à chaque fois une mauvaise surprise supplémentaire ? 
Clément Eulry : Ce qu'il faut quand même rappeler c'est que neuf logements sur dix loués sur Airbnb et en location lieu de tourisme en France, ce sont de la location occasionnelle, c’est-à-dire des résidences principales ou des maisons de famille qui sont louées par leurs propriétaires quand ils n'y sont pas, ou des chambres chez l'habitant quand ils y sont d'ailleurs. Donc qui, par définition, ne sont que bénéfice pour l'entièreté des parties prenantes : les hôtes qui génèrent un pouvoir d'achat complémentaire, les voyageurs qui vont au plus près de là où ils veulent être pendant leurs vacances, les collectivités locales qui génèrent de la taxe de séjour, les commerces qui en bénéficient. C'est ça qui est important. C'est ça qu'on doit préserver, qu'on doit même inciter à développer. 


Oui, mais vous ne me répondez pas sur votre sentiment. 
Mon sentiment, c'est qu'on a tous intérêt à travailler au développement de cette activité quand elle est en particulier occasionnelle. 


Alors pourtant, c'est peut-être sur l'île d'Oléron, en Charente Maritime, que votre plateforme américaine a reçu le tout dernier coup de griffe, comme aux Sables d'Olonne désormais. Les propriétaires touchent de l'argent pour vous retirer leurs biens et puis le proposer à la location à l'année. Est-ce que cette formule pourrait faire tache d'huile ? 
Ce que j'ai toujours dit, c'est que premièrement, encore une fois, neuf logements sur dix, c'est la location occasionnelle. Deuxièmement, il y a en effet quelques quartiers, des communes dans lesquelles il y a une tension de logement particulière. Et dans ce cadre-là, permettre au maire de prendre des mesures adaptées et ciblées sur ceux qui font de l'investissement locatif. Ils ont le droit de faire un investissement locatif, mais les inciter à faire de l'investissement locatif de longue durée, c'est une bonne idée. Donc ciblons dans les communes les quartiers qui en ont besoin, qui sont en tension particulière, les investisseurs pour les inciter à faire de la location longue durée. Voilà, encore une fois, c'est une activité qui permet d'accueillir des touristes, de générer du pouvoir d'achat. 


Je comprends, mais vous évoquez quelques quartiers mais dans le monde entier il y a de moins en moins de villes où vous êtes bienvenus, voire autorisés, et la palette d'outils utilisés est large. Il y a d'ailleurs, il faut le signaler, beaucoup de créativité dans ce domaine. La France, par exemple, s'est carrément dotée d'une loi l'an dernier pour durcir la fiscalité de vos locations. Alors, ce sera dans les déclarations de revenus l'an prochain, mais c'est déjà applicable dès cette année. Quels en sont les effets ? Qu'est-ce que vous voyez ? 
Ce que je remarque dans l'ensemble des villes qui prennent des mesures très strictes contre la location de tourisme pour des raisons de logement, et bien en fait, la situation du logement ne s'est pas améliorée. Prenez Paris : depuis 2017, des mesures strictes ont été prises contre la question du tourisme. Qu'est-ce que je remarque ? C'est que, rien que sur les cinq six dernières années, les prix des loyers ont continué d'augmenter - plus 21 % - les prix au mètre carré ont continué d'augmenter - plus 19 % je crois - il n'y a pas un seul bien sur le marché qui est revenu pratiquement. Et dans le même temps, la destination Paris pour les touristes continue de s'enchérir. Les prix des hôtels ont pratiquement doublé depuis cinq ans. Donc moi j'appelle à des mesures ciblées sur les investisseurs pour les inciter à faire de la location de longue durée et continuer de développer cette location occasionnelle qui encore une fois est l'écrasante majorité de l'activité. Nous, vous savez ce qu'on cherche à faire : c'est permettre aux voyageurs de vivre une expérience de séjour authentique. 


Alors autre pays, autre exemple, et évidemment où les voyageurs se précipitent : l'Espagne ultra-touristique, qui vient de vous condamner à retirer plus de 66 000 annonces jugées illégales. Mais vos soucis, en fait, avaient commencé à New York chez vous, vous êtes une plateforme américaine. New York, qui a presque interdit cette fois la location courte durée. 
Sans aucun résultat d'ailleurs, c'est pour ça qu'ils se posent la question de revenir dessus. 


Oui, mais enfin 40 000 petites annonces en 2020 et puis aujourd'hui, presque rien, 5000. Est-ce que dans l'ensemble, vous avez été imprudent ? Est-ce que vous avez fait trop confiance à ce modèle ? 
Je continue de faire confiance au maire sur le fait qu'il prenne des mesures qui, concrètement, bénéficient à l'ensemble de leurs concitoyens. Cela signifie permettre le pouvoir d'achat. Cela signifie permettre l'accueil touristique de façon dispersée. Vous savez, quand on est présent dans 29 000 communes sur 36 000 en France, quand on est présent dans 99 % des codes postaux en Ile de France, nous sommes l'acteur numéro un de la dispersion touristique, l'acteur numéro un ou un des acteurs principaux du complément de pouvoir d'achat, 3 900 € brut par an. On a tous intérêt à trouver cet équilibre et à le conserver sans mesures de diversion. Ce que je souhaite, ce sont des mesures efficaces. C'est d'ailleurs pour ça, quand je suis arrivé, que j'ai ouvert les données à l'ensemble des maires pour qu'ils puissent prendre des mesures informées. C'est l'objectif, c'est de permettre aux autres de générer du pouvoir d'achat. C'est de permettre aux voyageurs de trouver des expériences uniques et authentiques.


Manifestement, vous êtes un peu incompris. En tous les cas, vous avez une réponse à l'échelle mondiale et là, vous faites un virage en épingle à cheveux : vous allez devenir une plateforme de réservation de services et d'expériences. Est-ce que ça ressemble à quelque chose qui serait entre une conciergerie et un office de tourisme ? 
C'est étoffer ce qu'est Airbnb. Et Airbnb est connu pour ses hébergements. On peut réserver un hébergement qu'on loue au plus près de là où on veut être et on a l'expérience authentique pour ça. On ajoute à ça la capacité à réserver en effet des expériences que vous allez vivre avec un hôte local qui va vous faire vivre la destination. 


Exemple ? 
Par exemple, une guide de canyoning, qui le fait depuis dix ans, qui va vous permettre d'aller visiter les belles gorges d'une source dans les Pyrénées par exemple, ou un tailleur de pierre à Paris avec qui j'ai encore passé du temps hier. C'est ça qu'on va faire. Ou des services qui vont permettre de faciliter votre vie : un chef à domicile, un coiffeur, un photographe. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire la capacité à vivre cette expérience de voyage au plus près de l'authenticité du réel et du coup de vraiment vivre dans le réel. 


Je vous interromps un instant, parce que vous aviez déjà tenté d'offrir ces expériences, les clients étaient vraiment déçus. 
Ce que je voulais dire, c'est que là on réinvente. 


Vous vous étiez arrêtés dans tous les cas. 
Le covid étant passé par là, il y a eu en effet un passage, au milieu. La réinvention de ces expériences, c'est quoi ? C'est en fait baser autour de ce qui fait la destination. C'est ça qu'on fait vivre. Qu'est ce qui fait la destination ? Ce sont ces hôtes, ceux qui ont une expertise particulière : le vigneron près du Mont Ventoux qui va vous faire découvrir son activité, sa passion. 


Mais vous pensez que c'est fini le business qui était vraiment juteux, de la location touristique brute. Ça, c'est terminé ? 
Ce qui continue, c'est le fait que quand vous cherchez un voyage sur Airbnb, vous cherchez une expérience authentique, ancrée dans la destination dans laquelle vous êtes. Ce que vous avez envie de faire quand vous êtes dans un village en France, c'est de découvrir la vie dans ce village avec des hôtes. C'est aussi pour ça d'ailleurs qu'on s'associe au Tour de France, je suis très fier de ce partenaire qu'on vient d'annoncer. Quelle est la meilleure vitrine en France ? Des territoires ruraux jusqu'à Paris ? Il y en a deux. C'est Airbnb et c'est le Tour de France. Et du coup, c'est pour ça qu'on s'associe le Tour de France 


Je vois que vous êtes impatients de pédaler. On va y arriver. Mais d'abord, vous avez souvent expliqué être un simple complément du système hôtelier, pas un concurrent. Et ce discours-là, on a le sentiment que c'est du passé face à une croissance ralentie. D'ailleurs, votre cofondateur de la plateforme, Brian Spassky, qui était de passage à Paris il y a quelques jours, l'a dit : il faut aller chercher des parts de marché chez des hôteliers qui offrent précisément tous ces services que vous évoquiez et qui vous manquaient. Donc maintenant, vous êtes un concurrent direct des hôtels ? 
Je pense qu'on le voit tous les jours. Les usages diffèrent. Et donc du coup, les clients choisissent l'hébergement qui leur sied le plus. Quand on est une semaine en famille, en vacances, avec deux enfants par exemple, il est plus pratique d'avoir une cuisine et des chambres autour. Il y a une complémentarité très claire d'usage, sans parler de la complémentarité des territoires. Un Airbnb dans 29 000 communes, les hôtels, c'est 5000 communes. Donc il y a une complémentarité qui est très claire. 


En parlant de communes, vous devenez partenaire du Tour de France cycliste pour les trois années à venir. Ça veut dire que vous jetez l'éponge dans les grandes villes ? Vous, votre avenir, ce sont les petits coins de campagne maintenant ? 
Un tiers des réservations réalisées sur Airbnb en France sont des communes de moins de 4500 habitants. Airbnb est l'acteur numéro un ou un des acteurs principaux de l'attractivité de ces territoires dans l'ensemble des territoires français. L'autre grand acteur de cette attractivité des territoires, c'est le Tour de France. Donc il y a une association qui est absolument naturelle. Qu'est-ce qu'on peut faire avec le Tour de France ? De façon commune, on veut premièrement rendre encore plus de visibilité à ces territoires et deuxièmement, faire vivre la Grande Boucle de façon encore plus unique, avec des expériences uniques. 


Et votre système Airbnb, évidemment.

Nous vous souhaitons un excellent mois de juin, nous vous donnons RDV le 15 juillet prochain. Bonne fête des pères !

Arnaud et Simon

Les actus de mai 2025

Guides touristiques, l’étrange paradoxe des ventes en baisse alors que le nombre de touristes s’envole

Radio France – Le 22 avril 2025 – Lien vers le reportage

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-economie-du-livre/guides-touristiques-l-etrange-paradoxe-des-ventes-en-baisse-alors-que-le-nombre-de-touristes-s-envole-2567499?ref=panoraveille.com

Guides touristiques, l’étrange paradoxe des ventes en baisse alors que le nombre de touristes s’envole | France Culture

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Moins 10 % d’eau d’ici à 2030 : les acteurs du tourisme s’engagent à plus de sobriété hydrique

Le Figaro – Le 29 avril 2025 – Lien vers l’article

https://www.lefigaro.fr/voyages/moins-10-d-eau-d-ici-a-2030-les-acteurs-du-tourisme-s-engagent-a-plus-de-sobriete-hydrique-20250429?ref=panoraveille.com

Les fédérations d’hébergements touristiques, parcs d’attractions et stations de ski s’engagent à sensibiliser leurs clients aux gestes écoresponsables et à renforcer leurs mesures contre le gaspillage d’eau.

Rivières à sec, restrictions d’eau, risques d’incendies... Cet été encore, le spectre de la sécheresse plane sur certaines régions françaises, et inquiète à la fois les vacanciers et les professionnels du tourisme. Il faut dire que l’industrie touristique, très dépendante de la ressource hydrique, pèse 335 millions de m³ de prélèvement en eau chaque année, dont 59 % pour les seuls hébergements.

Parce que préserver cette ressource, c’est aussi préserver l’avenir du tourisme, des acteurs ont secteur ont signé le 24 avril avec l’État des plans de sobriété hydrique dans trois domaines : l’hébergement touristique et la restauration ; les sports et activités de pleine nature ; les espaces de loisirs, attractions et sites culturels. Cet accord s’inscrit dans le «Plan eau» lancé par le président Macron en 2023 qui vise une réduction de 10 % des prélèvements en eau d’ici à 2030.

Moins de baignoires, plus de sensibilisation

Concrètement, l’accord vise à renforcer les mesures déjà mises en œuvre par les acteurs du tourisme, comme l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) ou la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA). Parmi leurs engagements : poursuivre la suppression de baignoires au profit de douches, désigner un référent «eau» dans chaque établissement pour suivre les consommations et identifier les fuites ou encore réduire la fréquence de ménage dans les chambres.

«La disponibilité de cette ressource [en eau] est aujourd’hui perturbée par le dérèglement climatique rendant le cycle de l’eau erratique avec une répartition des pluies inégales entre les saisons et les territoires, oscillant entre le trop – inondation - et le manque - sécheresse, souligne Nathalie Delattre, ministre déléguée chargée du Tourisme. Cette tension sur l’eau est doublée par une pression très forte en période estivale  où la ressource doit répondre aux besoins de la haute saison touristique. C’est l’injonction contradictoire entre plus de demande et moins de disponibilité.»

Tourisme : la révolution du luxe dans les chambres d’hôtes

France Info – Le 14 mai 2025 - Lien vers la vidéo

Les chambres d’hôtes d’hier sont-elles celles d’aujourd’hui ? Avec l'avènement d'Airbnb, elles se sont malgré tout lancées dans une petite révolution, avec une offre d’instants authentiques, d'instants insolites notamment...

https://www.franceinfo.fr/economie/tourisme/tourisme-la-revolution-du-luxe-dans-les-chambres-d-hotes_7241160.html?ref=panoraveille.com

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https://podcasts.lemonde.fr/lheure-du-monde/202505120200-tourisme-pourquoi-lechange-de-logement-cartonne

Tourisme : pourquoi l’échange de logement cartonne ?

Podcast Le Monde – Le 12 mai 2025

https://podcasts.lemonde.fr/lheure-du-monde/202505120200-tourisme-pourquoi-lechange-de-logement-cartonne

Baromètre Floa : le voyage, 3e poste de dépenses payées en plusieurs fois

L’echo touristique – Le 13 mai 2025 – Lien vers l’article

https://www.lechotouristique.com/barometre-floa-le-voyage-3eme-poste-de-depenses-payees-en-plusieurs-fois?ref=panoraveille.com

Le montant moyen des paiements en plusieurs fois a augmenté de 9%, selon le baromètre Kantar pour Floa.

Selon Marc Lanvin, directeur adjoint de l’entreprise spécialisée en paiement fractionné Floa, le paiement fractionné constitue « un véritable facilitateur de projets ». Selon le baromètre Kantar qu’il a commandé, le voyage se positionne comme le 3e poste de dépenses payées en plusieurs fois par les utilisateurs français.

Le « Buy Now Pay Later » est désormais utilisé pour des achats planifiés. 66% des Français et 68% des Européens déclarent y recourir. D’après Floa, qui cite aussi une étude Mastercard 2025, 76% des Français veulent voyager en 2025 – et sont prêts à y mettre le prix.

« En matière de vacances, les Français ne renoncent pas à leurs envies, mais ils arbitrent différemment », commente Marc Lanvin. Selon l’entreprise, le montant moyen dépensé dans le tourisme avec un paiement en plusieurs fois a augmenté de 9%, passant de 1 037 euros en 2024 à 1 130 euros en 2025.

Des frais à géométrie variable

Floa propose, via ses partenaires comme Veepee Voyages ou MisterFly des solutions pour payer un séjour ou un billet d’avion à crédit – généralement en 3 ou 4 échéances.

En 2024, le pic de réservations s’est produit en juillet (+28% par rapport à la moyenne annuelle). Certaines destinations se détachent. Sans surprise, la France reste la destination la plus financée via les solutions de paiement fractionné, devant l’Espagne, la Tunisie puis le Maroc. 

Les frais associés varient selon le montant, le nombre d’échéances et les préférences du partenaire.

Airbnb réactive les expériences et lance des services à domicile

L’echo touristique – Le 13 mai 2025 – Lien vers l’article

https://www.lechotouristique.com/article/coiffeur-masseur-traiteur-airbnb-se-lance-dans-les-services-a-domicile?ref=panoraveille.com

La plateforme américaine de locations saisonnières Airbnb effectue une nouvelle tentative de diversification de ses activités. Deux nouvelles rubriques apparaissent dans l’appli : « expériences » et ‘services ».

oins de beauté, bien-être, chefs à domicile : Airbnb a annoncé mardi ajouter des services à domicile dans son application. C’est une nouvelle tentative de diversification majeure de l’entreprise californienne de meublés touristiques. 

800 services disponibles en France

Cet été, les utilisateurs vont pouvoir réserver les services de professionnels aussi bien en voyage dans une location qu’à leur propre domicile. Ces options sont lancées dans 260 villes pour l’instant. En France, 800 services sont disponibles.

« Les hôtels ont quelque chose que nous n’avons pas: les services », a lancé sur scène Brian Chesky, cofondateur et patron d’Airbnb, lors d’une conférence à Los Angeles. « Vous pouvez commander des repas dans votre chambre », a-t-il détaillé. « Vous avez accès à une mini salle de sports, un spa, vous faire masser…. »

Les professionnels sélectionnés comptent en moyenne 10 ans d’expérience, ont prouvé leur identité et leurs certifications, assure l’entreprise.

Relance de la catégorie « expériences »

Airbnb relance la catégorie « expériences », proposées par des locaux, qu’elle avait abandonnée. En France, la plateforme promet plus de 1 100 expériences.

« Disponibles dans plusieurs villes à travers le monde, ces nouvelles expériences, dont le nombre augmente quotidiennement, couvrent une multitude de catégories », précise-t-elle. Et de citer l’histoire et la culture, la gastronomie, la nature et les activités en plein air, le divertissement, le sport…

Par ailleurs, l’application a conclu des accords avec des célébrités pour vendre des expériences de luxe, baptisées « Airbnb Originals ». Jouer au beach-volley avec l’athlète olympique Carol Solberg sur une plage à Rio, au Brésil, compte parmi les suggestions.

Diversification forcée pour Airbnb

Airbnb a réalisé 11 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2024, en hausse de 12% sur un an. Son bénéfice net a atteint 2,6 milliards de dollars dans le même temps.

C’est en 2016 que le groupe a lancé, pour la première fois depuis Los Angeles, la catégorie des expériences. Avant de l’abandonner en 2022 pour se recentrer sur son coeur de métier, la réservation de logements.

La société revient de loin, la crise sanitaire l’a fortement affaiblie. « On est passé de la préparation de notre entrée en Bourse aux gens qui nous demandaient si c’était la fin d’Airbnb », a raconté Brian Chesky.

Les voyageurs sont revenus, mais Airbnb fait toujours face à l’animosité des autorités dans de nombreuses grandes villes, sur fond de crise du logement. New York a mis fin aux meublés touristiques. Barcelone s’y prépare pour 2029.

De faibles marges

La France a de son côté adopté le 19 novembre dernier une loi pour réformer la fiscalité sur les meublés touristiques, jusqu’à présent plus favorable que celle pesant sur les logements classiques, et donner aux maires des pouvoirs élargis. Paris, Marseille et d’autres villes ont rapidement renforcé leur réglementation.

Face à des règles du jeu qui se corsent partout dans le monde, Airbnb cherche de nouvelles sources de revenus. L’entreprise se positionne en outre sur un marché encore peu exploité : « Je ne vois pas d’autre appli où vous pouvez trouver tout ça », relève l’analyste indépendante Carolina Milanesi. Le problème, c’est que tous ces services et expériences sont nettement moins lucratifs que la location saisonnière. 

Le tourisme sous l’influence de TikTok et d’Instagram : comment les réseaux sociaux ont transformé nos vacances

Le Monde – Le 4 mai 2025 – Lien vers l’article

https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/05/04/le-tourisme-sous-l-influence-de-tiktok-et-d-instagram-comment-les-reseaux-sociaux-ont-transforme-nos-vacances_6602794_3234.html

Photos, conseils, récits et publicités autour du voyage ont explosé sur les réseaux sociaux : ils transforment les imaginaires et l’expérience du voyage, avec de multiples effets collatéraux.

Si vous passez rue Charlot, à Paris, à l’heure du déjeuner, vous croiserez sans doute une file d’attente de part et d’autre d’étroits trottoirs. Des touristes espagnols, américains ou coréens y font la queue, parfois une heure, pour leur récompense finale : un sandwich. Ou plutôt « le meilleur sandwich de Paris », comme il a été surnommé par des visiteurs, sur des photos ou dans des vidéos cumulant des millions de vues sur TikTok ou Instagram.

Sur les réseaux sociaux, Chez Alain Miam Miam est un phénomène, qui a largement dépassé le propriétaire des lieux, Alain Roussel, un ex-psychothérapeute de 70 ans. Il le dit d’emblée : il n’a eu « aucune stratégie » de communication. « Je n’y ai jamais mis un seul centime. » Les réseaux, il les utilise très peu, n’a pas de community manager : les touristes ont tout fait à sa place. Lui a lancé cette activité en 2005, sur le pittoresque marché couvert des Enfants rouges. Mais c’est après la pandémie de Covid-19 que son échoppe connaît une explosion, alors que les images de ses sandwichs, qui dégoulinent de fromage fondu, se multiplient sur les réseaux sociaux. Ces temps-ci, il en vend entre 400 et 500 par jour. A 13 euros pièce.

Et ce n’est pas toujours une partie de plaisir. Submergé de clients, il a fait des erreurs de recrutement, multiplié les problèmes avec les fournisseurs, frustré de nombreux touristes quand il fermait boutique. Son commerce a traversé deux ans de turbulence. Les relations avec le voisinage, dans ce quartier tranquille du Marais, sont « compliquées », reconnaît-il. Les boutiques s’agacent de l’encombrement devant leurs vitrines. Parmi les neuf salariés d’Alain Miam Miam, l’un d’eux ne fait que gérer la file d’attente.

Un extraordinaire rebond

Voilà donc le tourisme en 2025, avec ses gloires subites amplifiées par des effets de buzz, son culte du bon plan, ses « check-lists » et ses photos partagées. Bref, le tourisme à l’heure des réseaux sociaux, pour le meilleur et pour le pire. En l’espace de quatre ans, les contenus liés au voyage ont explosé sur ces plateformes : + 410 % depuis 2021 sur TikTok, indique Anaïs Devaux, responsable de cette thématique chez TikTok France. Sur Instagram, ce sont près de 2 millions de posts liés au voyage en 2024, d’après les calculs de l’agence We Are Social. Ces réseaux sociaux sont devenus les nouveaux guides touristiques, et ont certainement été l’un des moteurs de l’extraordinaire rebond que connaît le secteur du voyage depuis 2022.

« Quatre choses à faire à son arrivée au Japon », « La plus belle randonnée de l’île de Skye, en Ecosse », « Cinq astuces pour voyager avec un petit budget », « Trois villes européennes sous-estimées », « Comment payer ses vols au meilleur prix », « Mes bonnes adresses de restaurants à Bordeaux »… Ces milliers de vidéos et de photos commentées sont aussi bien créées par des voyageurs lambda que par des influenceurs ou des marques.

Les photos esthétisantes qui ont fait la popularité d’Instagram il y a dix ans côtoient des vidéos plus brutes, plus personnelles, propulsées par TikTok, dont c’est la marque de fabrique. Les créateurs de ces contenus s’y montrent davantage. Avec, pour le visionneur, une impression de sincérité, d’authenticité. « Désormais, deux tiers des utilisateurs de TikTok formulent des requêtes liées au tourisme avec la fonction recherche : que faire à… , où manger à…, où séjourner à », détaille Anaïs Devaux. Sur TikTok, qui revendique 25 millions d’utilisateurs en France (et un temps d’utilisation moyen de plus d’une heure par jour), la catégorie des plus de 35 ans est celle qui croît le plus vite.

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Mais cet essor, outre qu’il fabrique de nouveaux imaginaires et rend plus accessible le voyage, est loin d’être neutre. Ces contenus sont en grande partie façonnés par des marques, et il est parfois très difficile de comprendre le statut d’un post – tel voyageur a-t-il été rémunéré pour le produire ? Dans une étude, menée pour Greenpeace par la doctorante en anthropologie Garance Bazin, qui porte sur une année de contenu des 36 influenceurs voyage français les plus suivis, une moyenne de 46 % de publications sponsorisées ont été décomptées. Cette présence massive des marques n’est pas un hasard : ces contenus ont un effet addictif très fort et sont beaucoup plus efficaces pour transformer les comportements que d’autres canaux.

Compagnies aériennes, agences, hôtels, comparateurs, offices de tourisme mènent des campagnes tous azimuts, en créant des contenus et en payant TikTok pour cibler telle ou telle catégorie d’abonnés. « Les professionnels du tourisme qui se mettent à TikTok sont surpris de voir à quel point cela crée de la notoriété et, surtout, déclenche des achats. Cela touche non seulement des très jeunes, mais aussi des trentenaires et des quadragénaires », résume Valérie Boned, présidente des Entreprises du voyage, organisme qui rassemble des acteurs du tourisme.

Une ubérisation de l’activité

Ségolène Sergeant, propriétaire de l’agence Passy Voyages à Paris, a vu bondir son chiffre d’affaires de 30 % depuis qu’elle s’est mise à TikTok, en septembre – sa vidéo la plus populaire, intitulée « Evitez les comparateurs », compte 1,3 million de vues. Des clients l’ont contactée de toute la France, mais aussi d’Allemagne et de Belgique. « Ce qui est fou car, jusqu’ici, on était une agence de quartier. » Son plus « beau » dossier de l’année en cours, un voyage en Afrique du Sud, c’est une cliente qui l’a connue sur TikTok.

L’efficacité de TikTok tient beaucoup à la relation qui se noue entre les influenceurs voyage et leur communauté. « Les influenceurs se placent dans une position de pair expert, qui leur donne un côté sincère qu’on ne trouve pas dans la publicité. Ils se mettent en scène, échangent avec leurs abonnés. Ces derniers ont ainsi l’impression d’être leur ami, ils leur font confiance », résume la chercheuse Garance Bazin.

Les marques les courtisent, afin de bénéficier de leur patte créative et de leur audience. « Pour des influenceurs bien installés, on est souvent entre 5 000 et 10 000 euros pour deux ou trois vidéos sur leurs réseaux. Ce n’est pas forcément le nombre d’abonnés qui est déterminant. L’important, c’est de trouver celui qui touchera la bonne communauté », explique Grégory Cassiau, de l’agence de communication Les Conteurs.


Parfois, il s’agit d’associer un influenceur à un voyage : le réseau Selectour a signé un contrat avec l’influenceur Bruno Maltor, pour qu’il parte en Namibie et y réalise quelques vidéos. Depuis, Selectour commercialise ce circuit, présenté comme « le voyage de Bruno Maltor ». « Ça a dépassé toutes nos attentes, assure Bertrand Bonnefoi, responsable des réseaux sociaux chez Selectour. Au point qu’on a reconduit cette opération, pour un voyage en Ouzbékistan. On a vu des tas de jeunes réserver pour la première fois un circuit en agence après avoir vu les posts de Bruno Maltor, et même pousser la porte de nos agences physiques. Et l’effet dure. »

Certains influenceurs voyage s’appuient sur leur notoriété pour passer à l’étape d’après et vendre des services : conseils de voyage, création d’itinéraires, réservations de circuits… Voire accompagnent des petits groupes, comme Marie Geigle, suivie par 137 000 personnes sur Instagram (MarieBucketList), qui propose des périples entre filles pour diverses destinations. Elle utilise les service d’une agence pour organiser ses circuits ; mais nombre d’influenceurs se passent de ces intermédiaires.

Les agences de voyages voient d’un très mauvais œil l’émergence de ces « travel planer », qui ubérisent leur activité, sans contraintes réglementaires. « Organiser un voyage sans être accrédité comme agence, ce n’est pas légal. Les participants s’exposent à des risques en cas de pépins, car ils n’auront aucune assurance d’être remboursés », remarque Valérie Boned. Elle reçoit, chaque mois, des dizaines de messages d’agences s’estimant en concurrence déloyale. Son syndicat a porté plainte contre deux d’entre eux.

Une « concentration » destructrice

L’une des conséquences de ce tourisme à l’ère TikTok, c’est l’effet « boule de neige » : certains lieux sur-exposés sur les réseaux deviennent sur-fréquentés. « Cette accumulation de vidéos et de photos sur un même endroit renforce le désir d’y aller aussi, afin d’appartenir au même groupe social. Tous ces contenus jouent beaucoup sur le FOMO (“fear of missing out”, “peur de manquer quelque chose”), les buckets lists », remarque Gérald Stein, de l’agence de communication Leon Travel & Tourism.

Des sites ou des villes ont vu leur popularité grimper en flèche depuis cinq ans, provoquant des dégâts sur l’environnement naturel, les espaces publics, et détériorant les conditions de vie des habitants. Dans la Seine-Maritime, Etretat, star d’Instagram, connaît des journées de saturation que la ville n’avait jamais connues auparavant. Idem pour les Cinque Terre, en Italie, devenues un symbole du tourisme de masse.

Bali, où l’on ne compte plus les posts de vacanciers éberlués par le petit prix de leur hôtel dans ce décor paradisiaque, a accueilli 6,3 millions de voyageurs en 2024, alors que l’île ne compte que 4 millions d’habitants. De même pour les Maldives, où le nombre de touristes est supérieur de 19 % à celui d’avant la pandémie. Et si l’Islande a accueilli 2,2 millions de touristes en 2024, c’est aussi en partie dû à sa présence massive sur Instagram : #IcelandTravel compte plus de 2 millions de publications.


« Le tourisme est une pratique mimétique : on ne désire que des lieux et des expériences qui ont déjà été médiatisées. Mais les réseaux sociaux accélèrent ce mimétisme et créent une forme de concentration touristique qui détériore les écosystèmes humains et écologiques : cela va de l’emprise immobilière des locations de courte durée au changement des commerces, en passant par la pression sur les infrastructures », estime Saskia Cousin, sociologue à l’université de Nanterre, spécialiste du tourisme.

Sur place, les lieux changent pour accueillir ce tourisme à l’heure des réseaux : les décors formés de grandes lettres où figurent les noms ou les logos des villes en sont l’incarnation. Tout comme ces chaises longues XXL ou ces balançoires installées sur les plages, devant lesquelles les voyageurs font la queue pour une photo. A Méribel (Savoie), des « spots » ont été installés au sommet de télésièges : une machine vous prend en photo avec votre groupe et vous pourrez la recevoir par e-mail. A Bali ou au Sri Lanka, certaines « expériences » vendues aux touristes ne semblent avoir été conçues que pour être filmées et partagées : c’est le cas du relâchage de bébés tortues dans la mer. Sur les plateformes, on ne compte plus les vidéos de ces vertébrés qui se faufilent sur le sable.

Toute cette prolifération de contenus tend à pousser à l’hyperconsommation de voyages. « Dans les descriptions des influenceurs voyage, on trouve souvent le nombre de pays visités, comme s’il s’agissait d’une compétition. Celui qui a le plus haut score en tire du prestige social », observe Garance Bazin.

Un imaginaire touristique très lié au secteur aérien

La chercheuse constate que la plupart de ces prescripteurs encouragent une forme de tourisme très carbonée, en façonnant des imaginaires liés aux compagnies aériennes, qui financent de nombreux influenceurs : la plage paradisiaque, les destinations lointaines, les week-ends « sauts de puce » dans des capitales européennes grâce aux vols low cost. Tout cela n’a pas attendu les réseaux sociaux pour exister. « Mais ils rendent ce type de séjours encore plus populaires qu’avant, alors qu’on devrait réfléchir à d’autres types de vacances », estime-t-elle.


Pour autant, certains de ces influenceurs revendiquent une ligne éditoriale différente, en privilégiant les destinations sans avion, les micro-aventures proches de chez soi ou en évitant celles qui sont saturées. L’influenceur Tolt, par exemple, ne réalise que des périples en train depuis la France : l’Ecosse, la Laponie, la Sicile, Berlin… Guillaume Payen, lui, propose de découvrir des villages perdus de France, des balades en canoë, avec une certaine sobriété.

On trouve aussi de multiples influenceurs spécialisés dans le voyage itinérant à vélo, comme Mila et Denni, du compte Un monde à vélo. D’autres montrent les coulisses peu glorieuses du tourisme : les files d’attente, les accumulations de déchets. Laura et Gaël, des influenceurs « van-trotters », racontent ainsi dans une vidéo à quel point Ksamil, la station balnéaire star du sud de l’Albanie, a été détruite par le tourisme, avec sa plage saturée de parasols et son sable poussiéreux de chantier, dont la blancheur ne rend bien que sur l’écran du smartphone.

Les actus d'avril 2025

En février 2025, les aéroports parisiens ont dépassé leur fréquentation pré-Covid

L’Echo Touristique – Le 18 mars 2025 – Lien vers l’article

https://www.lechotouristique.com/article/en-fevrier-2024-les-aeroports-parisiens-ont-depasse-leur-frequentation-pre-covid?ref=panoraveille.com

Les aéroports d’Orly et de Paris-Charles-de-Gaulle ont accueilli 4,8% de passagers de plus qu’en février 2024 et 1% de plus qu’en 2019, à la même période.

Ça y est : les aéroports parisiens ont dépassé leurs niveaux d’avant la crise sanitaire, selon des statistiques communiquées lundi 17 mars 2025 par Aéroports de Paris (ADP), leur gestionnaire.

Paris-Orly et Paris-Charles-de-Gaulle (Roissy) ont vu transiter 7,36 millions de passagers au mois de février 2025. Soit 4,8% de plus qu’en février 2024, et 1% de plus que lors du même mois en 2019, dernière année avant que la crise sanitaire ne mette à l’arrêt au secteur aérien.

C’est l’aéroport d’Orly qui porte cette hausse. La plateforme, qui accueille principalement des vols de courte et moyenne distance, dont de plus en plus de compagnies low-cost, a vu son trafic atteindre 106% de celui de 2019 (2,3 millions de passagers). Charles-de-Gaulle de son côté, n’aura retrouvé que 98,8% (5 millions) de ses voyageurs d’avant la crise sanitaire.

Les tendances 2024 confirmées

Cette augmentation du trafic confirme la reprise du secteur aérien en 2024, au niveau mondial. L’an passé, elle avait pourtant été moins marquée pour les aéroports parisiens, qui n’avaient pas réussi à dépasser leurs niveaux pré-Covid. Roissy et Orly n’avaient atteint que 95,8% de leur trafic de 2019.

Les tendances 2024 se confirment malgré tout. Si les liaisons aériennes vers l’Afrique (+127,6%), le Moyen-Orient (+110,2%) et l’Amérique du Nord (+109,4%) sont en hausse, les rotations domestiques continuent de pécher, et tombent à 69,7% du niveau mensuel de 2024. Une chute de 5,2% sur un an.

Nos chambres d’hôtes sont-elles au bord du malaise ?

Etourisme.info – Le 24 mars 2025 – Lien vers l’article

https://www.etourisme.info/nos-chambres-dhotes-sont-elles-au-bord-du-malaise/?ref=panoraveille.com

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, la loi Le Meur (dite aussi «loi Airbnb» ou «anti-Airbnb», selon les points de vue) est entrée en vigueur après des mois de tergiversations dignes d’un conseil d’élimination de Koh-Lanta. Et la sentence a été sévère pour les chambres d’hôtes — mais, espérons-le, pas irrévocable 😀

Mais comme si cela ne suffisait pas, cette réforme s’est ajoutée à d’autres changements majeurs, comme la remise en question du seuil de TVA ou l’arrivée de l’IA dans le parcours client. Des nouvelles que certains vivent comme un coup de massue, pendant que d’autres s’interrogent sur l’opportunité d’évoluer ou de se lancer.

Afin d’éviter un malaise général, faisons le point sur ce qui met les nerfs des gestionnaires de chambres d’hôtes à rude épreuve (et sans doute les vôtres aussi en étant en première ligne) et sur les lueurs d’espoir qu’ils pourraient entrevoir…

Attention : Ce billet a une DLC très limitéeaux vues de la vitesse à laquelle tout se fait et se défait en ce moment… Alors, si vous le lisez plusieurs semaines après sa publication, vérifiez si tout est encore d’actualité!

Nouvelle fiscalité pour les chambres d’hôtes : entre craintes et injustices

Depuis le début de l’année, pas une semaine ne passe sans qu’un propriétaire de chambres d’hôtes ne me confie ses inquiétudes quant à la rentabilité de son activité. Vous devez sûrement entendre la même chose de votre côté, et objectivement, ils n’ont pas tout à fait tort. Voyons cela de plus près.

Loi Airbnb : une addition trop salée pour les chambres d’hôtes en micro-BIC?

Avant la loi Le Meur, les chambres d’hôtes bénéficiaient d’un abattement fiscal de 71 % sous le régime micro-BIC, avec un plafond de 188700 € de chiffre d’affaires. Un régime simple et attractif qui permettait d’avoir un revenu imposable limité.

Depuis le 1er janvier 2025, cet abattement est tombé à 50 % et le plafond a chuté à 77700 €. Conséquence immédiate : un revenu imposable plus élevé et, selon le statut, des charges sociales plus importantes!

> Simulation avec ce chiffrage avant/après, d’un propriétaire de chambres d’hôtes qui réalise 76000 € de chiffre d’affaires sous régime micro-BIC:

Bilan : une augmentation de 72 % du revenu imposable, pour un chiffre d’affaires identique.

Face à cela, certains vous ont peut-être interrogé sur l’opportunité de passer au régime réel simplifié. Ce système permet de déduire les charges réelles et les amortissements (travaux, entretien, mobilier…), mais il n’est pas adapté à toutes les situations et engendre quelques lourdeurs administratives et financières. Le plus sage est de les orienter vers un expert-comptable ou un fiscaliste pour évaluer l’intérêt de ce choix en fonction de leur activité.

Petit rayon de soleil malgré tout dans cette réforme : l’activité de table d’hôtes conserve son abattement fiscal de 71 % avec un plafond maintenu à 188700 € (et des cotisations sociales à 12,4%). Une bonne nouvelle qui risque quand même de donner la migraine au moment de faire les comptes!

Loi Airbnb : un non-sens pour les chambres d’hôtes?

Initialement ignorées dans les débats de la loi Le Meur, les chambres d’hôtes ont finalement été assimilées aux meublés de tourisme, sans que rien ne filtre avant le vote. Résultat : elles n’ont eu d’autres choix que de subir de plein fouet cette nouvelle mesure. 

Pourtant, en tant que professionnels du tourisme, nous savons que ce n’est pas tout à fait le même métier…

  • Une activité commerciale à plein temps : les chambres d’hôtes fonctionnent avec une présence quotidienne du propriétaire (petit-déjeuner préparé sur place, entretien du linge, accueil personnalisé, gestion des réservations à la nuitée…). Ce modèle suppose une disponibilité et une implication bien plus importantes qu’une location classique.
  • Un impact neutre sur le marché du logement : installées dans la résidence principale, les chambres d’hôtes n’exercent aucune pression sur le marché locatif (qui est LA problématique à l’origine du texte de loi). Par ailleurs, leur nombre reste stable depuis plusieurs années (contrairement aux locations saisonnières).
  • Un acteur essentiel du dynamisme du tourisme local : dans de nombreuses zones rurales, elles sont parfois la seule alternative d’hébergement.

Alors oui, il y avait des ajustements à faire sur le marché de l’hébergement touristique en France, mais cette réforme ne semble pas bien calibrée pour les chambres d’hôtes.

Comment les soutenir? Il n’est jamais trop tard pour agir — même si, on l’a vu, on aurait aimé pouvoir anticiper davantage. Encouragez-les à se mobiliser, seuls ou collectivement, en interpellant les élus locaux ou la ministre du Tourisme. Dans de récents courriers adressés à des propriétaires de chambres d’hôtes, elle laisse entendre que les dispositions fiscales seraient perfectibles et pourraient être discutées dans de futurs débats parlementaires… Affaire à suivre!

Abaissement du seuil de TVA : en sursis, mais pour combien de temps?

La pilule de la loi Airbnb à peine avalée (et encore!), les gestionnaires de chambres d’hôtes ont vu leur palpitant s’emballer à nouveau. Heureusement, temporairement, pour l’instant.

Initialement prévue pour mars 2025, une nouvelle loi sur l’abaissement du seuil de franchise de TVA à 25000 € (contre 91500 € en 2024) aurait obligé un grand nombre d’exploitants à facturer la TVA à leurs clients.

Au-delà du fait que c’est beaucoup de paperasse, augmenter le tarif des nuitées de 10 %, ce n’est pas anodin. Surtout dans un contexte où chaque euro compte pour les hôtes, que la concurrence n’a jamais été aussi forte – entre destinations, mais aussi entre hébergements marchands et non marchands. En 2024, HomeExchange en est un bon exemple, avec un chiffre d’affaires en hausse de 43 %.

Mais face à une forte contestation des auto-entrepreneurs, la mesure a été suspendue jusqu’au 1ᵉʳ juin 2025. Pour l’instant, les seuils restent à 85000 € pour l’hébergement et 37500 € pour les prestations de services (comme la table d’hôtes).

Le seuil sera-t-il finalement abaissé, ajusté ou purement abandonné? Impossible à dire. En attendant, les exploitants doivent rester vigilants, car un changement brutal de TVA pourrait les obliger à repenser leurs tarifs et leur rentabilité.

DMA (Législation sur les marchés numériques) : Google accusé par Bruxelles de mettre en avant ses services de voyage

Tom.travel – Le 21 mars 2025 – Lien vers l’article

https://www.tom.travel/2025/03/21/dma-google-accuse-par-bruxelles-de-mettre-en-avant-ses-services-de-voyage/?ref=panoraveille.com

La Commission européenne épingle Google pour non-respect du règlement sur les marchés numériques (DMA). Selon un rapport préliminaire, Alphabet est accusée de mettre en avant ses propres services, notamment pour la réservation d’hôtels ou de transports. Si les accusations sont confirmées, le groupe est susceptible de se voir infliger une amende allant jusqu’à 10% de son chiffre d’affaires mondial.

Alphabet est dans le viseur de la Commission européenne. Dans le cadre du règlement sur les marchés numériques ou Digital Market Act (DMA), la firme de Mountain View est considérée comme contrôleur d’accès pour deux de ses services : Google Search et Google Play. 

Dans un rapport préliminaire, Bruxelles accuse le géant de la Tech de favoriser certains de ses services par rapport à la concurrence. Malgré les modifications apportées par Google à son moteur de recherche, une enquête de la Commission européenne estime qu’Alphabet accorde une auto-préférence à ses propres services par rapport à ceux de tiers.

DMA : Google fait partie des contrôleurs d’accès

Une accusation qui concerne notamment les services de voyage proposés par le géant américain. Dans les résultats de Google Search, Bruxelles accuse Alphabet de mettre notamment en avant ses propres services de réservations d’hôtels et de transports. Ceux-ci bénéficient d’avantages visuels en étant placés en haut des résultats de recherche ou dans des espaces spécifiques, estime le rapport préliminaire.

“Nous estimons à titre préliminaire qu’Alphabet, dans le classement des résultats de Google Search, met davantage en avant ses services (services d’achats ou de voyages, par exemple), et les favorise par rapport aux services similaires de tiers”, déclare Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie au sein de la Commission Européenne.

La balle est désormais dans le camp de l’accusé. Alphabet bénéficie d’un droit de réponse face à ces constatations préliminaires. En cas de confirmation des accusations, Bruxelles adoptera une décision pour non-respect du DMA. Pour rappel, une amende allant jusqu’à 10% du chiffre d’affaires global de la société fait partie des sanctions établies par le règlement européen sur les marchés numériques. En 2024, Alphabet a généré un chiffre d’affaires de 350 milliards de dollars.

Un nombre record de séjours en location courte durée dans l’UE

Business AM – Le 4 avril 2025 – Lien vers l’article

https://fr.businessam.be/un-nombre-record-de-sejours-en-location-de-courte-duree-dans-lue-dici-2024/?ref=panoraveille.com

Principaux renseignements

  • Les séjours en location de courte durée dans l’UE ont atteint un niveau record de 854,1 millions de nuits en 2024.
  • Le mois de mars a connu un bond significatif de 48 pour cent des réservations de locations de courte durée, suivi par le mois de mai avec une hausse de 31,7 pour cent et le mois d’août avec une hausse de 21,6 pour cent.
  • Les 20 régions les plus populaires pour les locations de courte durée se concentrent en France, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Croatie et au Portugal.

Les séjours en location de courte durée dans l’Union européenne ont atteint le chiffre record de 854,1 millions de nuits en 2024, soit une augmentation impressionnante de 18,8 pour cent par rapport à l’année précédente (719,0 millions de nuits). Cette augmentation est due à la forte performance de la plupart des mois, à l’exception notable du mois d’avril. Le mois de mars a connu un bond significatif de 48 pour cent, suivi du mois de mai avec une hausse de 31,7 pour cent, du mois d’août avec 21,6 pour cent et du mois de novembre avec 21,5 pour cent. La tendance atypique observée en mars et avril, avec une légère baisse de 1,8 pour cent, peut être attribuée au déplacement des vacances de Pâques d’avril 2023 à mars 2024.

Les données, compilées à partir des enregistrements mensuels sur les hébergements de courte durée disponibles sur des plateformes en ligne comme Airbnb, Booking.com, Expedia Group et TripAdvisor, révèlent une trajectoire clairement ascendante de la popularité de ces services. Eurostat a récemment publié des données détaillées pour le quatrième trimestre au niveau national et le troisième trimestre au niveau régional, apportant un éclairage supplémentaire sur cette tendance.

Répartition régionale

Au cours du troisième trimestre 2024, Jadranska Hrvatska en Croatie s’est imposée comme la première destination pour les locations de courte durée, enregistrant un total de 25,2 millions de nuitées réservées, soit une hausse de 6 pour cent par rapport à la même période en 2023. Suivent de près l’Andalousie en Espagne avec 17,2 millions de nuitées (une hausse de 23,1 pour cent) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur en France avec 15,6 millions de nuitées (une hausse de 26,2 pour cent). Notamment, les 20 régions les plus populaires pour les locations de courte durée sont principalement concentrées en France (6), en Espagne (5), en Italie (5), en Grèce (2), en Croatie (1) et au Portugal (1).

« C’est une victoire historique » : Oléron fait condamner Airbnb à une amende colossale de plus de 8 millions d’euros

France 3 Régions – Le 8 avril 2025 – Lien vers l’article

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/ile-d-oleron/c-est-une-victoire-historique-oleron-fait-condamner-aibnb-a-une-amende-colossale-de-plus-de-8-millions-d-euros-3135451.html?ref=panoraveille.com

L'île d'Oléron gagne son procès en appel contre le géant américain du tourisme, Airbnb. La plateforme a été condamnée ce mardi à lui payer plus de 8,6 millions d'euros pour des 'manquements graves' à la collecte de la taxe de séjour en 2021 et 2022. Airbnb juge les amendes 'disproportionnées'.

Le combat a été 'incontestablement difficile', mais pour la Communauté de communes de l'île d'Oléron (CDCO), la victoire est 'grande' et 'historique', selon les mots de son avocat, Me Bellaïche. Ce mardi, la Cour d'appel de Poitiers a condamné la plateforme Airbnb à une amende de 8,6 millions d'euros pour des 'manquements graves' à la collecte et au renversement de la taxe de séjour pour les années 2021 et 2022 sur les logements loués sur l'île via sa plateforme.

Par cette décision, le président de la Cour d'appel de Poitiers confirme les premiers jugements du tribunal judiciaire de La Rochelle. Dans un communiqué, la Communauté de communes de l'île d'Oléron rappelle que la décision 'clôt cet épisode de l'affaire que la société Airbnb aura cherché par tout moyen à ralentir'.

« L’histoire retiendra qu’une petite île de l’Atlantique a fait plier le géant américain du tourisme numérique » : Michel Parent, Président de la Communauté de communes de l'île d'Oléron.

Pour les élus de l'île, 'la plus haute juridiction judiciaire donne raison à la collectivité dans son action pour faire respecter le droit français et local, même lorsqu'on s'appelle Airbnb'.

7 410 taxes de séjour non reversées

Dans sa décision, la Cour d'appel identifie les 'manquements aux obligations de déclaration, de collecte et de reversement sur 5 066 taxes de séjour au titre de l'année 2021 et sur 2 344 taxes de séjour au titre de l'année 2022'. La condamnation inclut également le remboursement des honoraires d'avocat.

La Cour d'appel a estimé que le 'manquement' était 'd'autant plus grave que le recouvrement de la taxe de séjour représente une part non négligeable du budget de la CDCO pour financer les dépenses liées à l'afflux de touristes sur la période estivale'.

Dans le même communiqué, Michel Parent, président de la CDCO, explique qu'il est 'satisfait de cette seconde victoire historique. Elle couronne plus de cinq ans de démarches, d’abord amiables, puis judiciaires, auprès de la société Airbnb qui ne daignait même pas nous répondre lors de nos premières tentatives'.

Il ajoute que 'l’histoire retiendra qu’une petite île de l’Atlantique a fait plier le géant américain du tourisme numérique. Un symbole fort et, je l’espère, un exemple pour d’autres !'

Nouveau recours

La branche européenne d'Airbnb, basée en Irlande, avait déjà été condamnée en première instance par le tribunal judiciaire de La Rochelle, à 30 000 euros d'amende en juin 2023 pour l'année 2021, puis 1,3 million en avril 2024 au titre de 2022.

La société avait fait appel, mais dans ses deux arrêts rendus mardi, la cour de Poitiers a considérablement alourdi la sanction : 5,1 millions d'euros pour 2021 et 3,5 millions pour 2022.

Airbnb envisage un nouveau recours, jugeant ces amendes 'disproportionnées'. Leur montant est 'plus de 25 fois' supérieur à celui de la taxe de séjour non collectée, pointe la plateforme qui plaide la 'bonne foi'.

'Nous avons résolu le problème identifié à Oléron lorsque nous en avons été informés et tous les montants non versés ont déjà été payés à la communauté de communes, avec intérêts de retard, et ce, avant que la collectivité n'intente cette action en justice', déclare Airbnb.

La Communauté de communes de l'île d'Oléron mène en parallèle d’autres actions contentieuses 'à l’encontre des plateformes Booking et LeBoncoin', toujours 'concernant la collecte et le reversement de la taxe de séjour'. Pour elle, 'le combat continue !'

Airbnb, Abritel, Gîtes de France, Booking : quelle plateforme choisir pour sa location de vacances ?

BFM TV – Le 3 avril 2025 – Lien vers l’article

https://www.bfmtv.com/economie/airbnb-abritel-gites-de-france-booking-quelle-plateforme-choisir-pour-sa-location-de-vacances_VN-202504030123.html

Soit un total de :

-  Le Bon Coin : 14 %

-  Booking : 15 % en moyenne

-  Abritel : 18 % en moyenne

-  Airbnb : entre 17 et 19 %

-  Gîtes de France : entre 15 et 21 % + cotisation de l’association

Les actus de mars 2025

Louer intensivement sur Airbnb ne vous exonère pas de la taxe d’habitation, c’est le conseil d’Etat qui le dit

Clubic.com – Le 5 mars 2025 – Lien vers l’article

Louer intensivement sur Airbnb ne vous exonère pas de la taxe d'habitation, c'est le Conseil d'État qui le dit

Une décision du Conseil d'État a mis fin aux espoirs des propriétaires de meublés touristiques qui pensaient échapper à la fiscalité des résidences secondaires, grâce à une location intensive sur les plateformes comme Airbnb.

En France, la justice administrative a définitivement tranché un litige fiscal qui concerne directement les propriétaires de logements destinés à la location de courte durée. Un couple du Finistère, gestionnaire de trois gîtes loués sur Airbnb et Abritel, a vu sa contestation de la taxe d'habitation 2022 définitivement rejetée par le Conseil d'État il y a quelques semaines, malgré une première victoire devant le tribunal administratif de Rennes. Voyons pourquoi.

Un couple qui louait ses gîtes sur Airbnb et Abritel cherchaient à échapper à la taxe d'habitation

Rappelons que si la taxe d'habitation a été supprimée pour les résidences principales, elle continue de s'appliquer aux résidences secondaires. Selon le Code général des impôts, c'est normalement l'occupant d'un logement au 1er janvier qui doit s'acquitter de cette taxe. Cependant, une exception existe pour les locations saisonnières : le propriétaire devient redevable s'il « peut être regardé comme entendant en conserver la disposition une partie de l'année ».

Le couple en question, qui possède trois gîtes à Cast dans le Finistère, avait bâti sa défense sur un argument qui semblait solide. Leurs biens affichaient des taux d'occupation si élevés, qu'il paraissait impossible qu'ils aient envisagé, au 1er janvier 2022, de s'en réserver l'usage personnel à un moment quelconque de l'année. Cette stratégie visait à échapper à l'application de l'article 1415 du Code général des impôts et donc, échapper au paiement de la taxe d'habitation.

Comme l'explique Capital, l'argumentation avait convaincu le tribunal administratif de Rennes qui, le 29 décembre 2023, avait donné raison aux propriétaires. Pour les juges rennais, l'importance de l'activité locative démontrait bien que les gîtes ne pouvaient être considérés comme des résidences secondaires classiques dont le couple conserverait partiellement la disposition.

Il n'en fallait pas plus pour que le ministère de l'Économie forme un pourvoi devant le Conseil d'État, le 27 février 2024. Bercy estimait que le taux d'occupation, aussi élevé soit-il, ne constituait pas un critère pertinent pour déterminer l'intention des propriétaires quant à la disposition de leurs biens. Qu'a bien pu dire le Conseil d'État ?

Le critère décisif du Conseil d'État sur la taxe d'habitation des meublés touristiques

Dans son arrêt du 23 décembre 2024, le Conseil d'État a contredit le juge de première instance et donné raison à l'administration fiscale, en introduisant un critère déterminant. Il a indiqué que même avec une activité locative intense, les propriétaires conservent toujours « la latitude d'accepter ou de refuser, à leur gré, les propositions de courts séjours », qui leur sont adressées via les plateformes Airbnb, Abritel et autres.

Ce que cela veut dire, c'est que cette liberté fondamentale permet aux propriétaires, s'ils le souhaitaient, de bloquer certaines périodes pour leur usage personnel, comme les week-ends de la Pentecôte ou de l'Ascension. Le Conseil d'État a ainsi jugé que le tribunal administratif de Rennes avait « commis une erreur de droit » en se focalisant uniquement sur le volume des locations effectivement réalisées.

Cette décision vient faire jurisprudence pour l'ensemble des propriétaires de logements destinés à la location saisonnière en France. Elle établit clairement que seule l'absence totale de possibilité légale ou contractuelle de disposer du bien pourrait justifier une exonération de la taxe d'habitation. Pour tous les autres cas, même avec une occupation locative quasi-permanente, l'impôt reste dû dès lors que le propriétaire conserve théoriquement le droit d'utiliser son bien. Vous voilà prévenus.

Tourisme hors saison : Le Poitou-Charentes séduit de plus en plus toute l’année ; une manne pour les professionnels

France 3 Région – Le 3 mars 2025 – Lien vers l’article

Tourisme hors saison : le Poitou-Charentes séduit de plus en plus toute l’année ; une manne pour les professionnels

D'années en années, la saison touristique s'allonge. Autrefois cantonnés aux seuls mois d'été, les touristes partent de plus en plus en plus hors saison. Entre préoccupation écologique et économique, un tourisme local se développe progressivement. De quoi rendre les professionnels optimistes.

'On concurrence les stations de ski, où il y a toujours une incertitude grandissante, malheureusement, au niveau de l'enneigement', constate Olivier Amblard, sur le plateau de France 3. Le directeur de Charentes Tourisme espère bien profiter des difficultés des domaines skiables pour attirer de plus en plus de monde en Charente-Maritime et en Charente. Une donnée essentielle pour les deux départements, car le tourisme y représente deux milliards d'euros par an et 26 000 emplois. Alors même en période hivernale, les destinations alternatives plaisent de plus en plus. Comme on peut le constater un petit peu partout dans le Poitou et dans les Charentes. 

Des conditions météorologiques et économiques favorables au tourisme local ? 

Sur les mois de janvier, février et mars, la fréquentation touristique dans les deux Charentes représente 10 % de la totalité. 'Ce n'est pas une grosse proportion, mais on voit quand même qu'elle est de plus en plus forte. L'avant-saison et l'arrière-saison se développent, si bien que juillet-août ne pèse 'plus que' 47 %', constate Olivier Amblard.

« Il y a également des budgets qui sont largement plus élevés pour partir au ski que pour partir une semaine ou un week-end dans les Charentes. » Olivier Amblard, directeur de Charentes Tourisme

Du fait d'une météo favorable ces dernières semaines, durant les vacances scolaires, le tourisme en campagne et sur le littoral se porte bien, même s'il est encore trop tôt pour avoir des chiffres. 'Il y a également des budgets qui sont largement plus élevés pour partir au ski que pour partir une semaine ou un week-end dans les Charentes', poursuit le directeur de Charentes Tourisme.

Dans le marais poitevin, la saison touristique a, elle aussi, repris bien que le pic d'activité se situe entre avril et septembre. Sur leur barque, Laurent et Muriel sont venus spécialement de Paris pour profiter du calme et de la verdure du Poitou. 'Quand on va dans des coins moins connus, où il y a moins de monde, on est chouchouté quand on fait des visites, à l'hôtel et au restaurant, et ça, ça fait plaisir déjà', sourit Muriel.

Manuel Mercier-Cardinaud, président de l'embarcadère Cardinaud, ouvert à l'année, apprécie également. 'Aujourd'hui, alors que nous sommes en plein hiver encore, il y a eu des personnes qui sont venues faire du vélo, des promenades en barque, il y a du monde dans le restaurant et la boutique… Donc oui, il y a des visiteurs', se réjouit-il. Mais selon lui, pour que cette tendance s'inscrive encore plus, l'offre touristique doit augmenter.

Des mesures pour attirer des touristes toute l'année

Mais depuis quelques années, c'est déjà le cas. Les départements s'adaptent et proposent des randonnées cyclables et pédestres. Le résultat d'une évolution des modes de tourisme, plus proches de la nature ainsi que de la conjoncture économique, qui pousse à partir moins loin. 'Il y a une volonté des deux départements de développer un tourisme tout au long de l'année, c'est évident', confirme Olivier Amblard.

Pour le directeur de Charentes Tourisme, cela passe aussi par les grands évènements, organisés tout au long de l'année pour attirer de tout temps. 'Cette saison des grands évènements a commencé tout début janvier avec le Festival international de la BD d'Angoulême. Elle se prolongera dans quelques semaines par le festival des cerfs-volants à Châtellaillon-Plage', rappelle-t-il.

« Sur la période des vacances scolaires, toutes zones confondues, l'Aquascope a atteint sa jauge maximale tous les jours. » Jérôme Neveux, responsable de la communication du Futuroscope

Au Futuroscope également, la période est plutôt bonne. 'Sur les vacances de février, nous sommes devenus une réelle alternative au ski', assure Jérôme Neveux, responsable de la communication du parc. D'autant plus qu'il s'agit du seul parc d'attraction de France, avec Disneyland, ouvert sur la période. Et pour séduire les familles, les promotions sont de sortie sur la période. 'On constate un allongement du séjour, avec de plus en plus de séjour de deux jours et une nuit. Nos hôtels thématiques plaisent', continue-t-il.

Plus que les hôtels, le nouveau parc aquatique, Aquascope, rencontre un véritable succès. Pour son premier hiver, il a fait le plein. 'Sur la période des vacances scolaires, toutes zones confondues, l'Aquascope a atteint sa jauge maximale tous les jours', annonce Jérôme Neveux.

S'il est encore trop tôt pour avoir des chiffres de la fréquentation touristique de ce début d'année en Poitou-Charentes, la tendance semble bonne. Aidé par une météo clémente, la politique de développement touristique tout au long de l'année semble commencer à porter ses fruits.

Office de Tourisme : Lyon défend mordicus son bureau d’accueil

L’echo Touristique – Le 3 février 2025 – Lien vers l’article

Office de tourisme : Lyon défend mordicus son bureau d'accueil

Alors que l’Office de tourisme de Paris vient de fermer son dernier point d’accueil physique, celui de Lyon maintient le sien, qu’il qualifie de « navire amiral ».

Situé place Bellecour, le Pavillon d’accueil – c’est comme ça qu’il s’appelle – de l’Office de tourisme de Lyon joue un rôle crucial dans la stratégie d’hospitalité de la métropole. « C’est un lieu emblématique – une ancienne orangerie du début du XIXème – au cœur de la ville, ancré dans l’histoire de Lyon » résume Virginie Carton, directrice de l’Office de tourisme, OnlyLyon Tourisme & Congrès.

225 000 visiteurs chaque année

Si l’Office de Tourisme de Paris a accueilli seulement 150 000 visiteurs en 2024 (0,5% du visitorat global), celui de Lyon en reçoit chaque année 225 000 (4,5% comparé aux 4,9 millions de visiteurs reçus en 2022 mentionnés par le portail de statistiques Statista). « En dépit et à cause de l’offre pléthorique digitale, il y en a encore beaucoup qui sont contents de rentrer dans un espace où nous avons des salariés qualifiés » indique Virginie Carton.

Pour informer le public, l’Office de Tourisme de Lyon – 80 salariés au total – s’appuie sur ses conseillers séjours. « Parlant plusieurs langues, ce sont de véritables spécialistes de la destination. Ils ont visité les expositions et les lieux qu’ils recommandent. Ils maîtrisent les enjeux liés aux accès et aux flux touristiques. Cette qualité d’information que l’on ne retrouve pas sur le Net est une véritable garantie d’hospitalité », affirme la directrice.

Stratégie hybride 

Si le digital représente 4,4 millions de visites sur l’ensemble des supports (site, appli) de l’Office de tourisme, il est évident qu’il ne remplace pas l’humain. Le conseiller séjour peut ainsi aiguiller le visiteur vers des parcours pas trop fréquentés et des lieux méconnus, estime l’OT. Un argument qui justifie aussi la défense des emplois.

Sur les 225 000 visiteurs qui transitent chaque année par le Pavillon d’accueil (ouvert tous les jours de 09h00 à 18h00), plus de 50% sont des touristes étrangers. Un chiffre important quand on sait qu’ils ne représentent que 25% de la fréquentation totale de la ville. Ce qui tend à montrer le besoin d’accompagnement pour la clientèle internationale. « On est plus vulnérable quand on est étranger, on ne parle pas forcément français, on a du mal à se repérer dans le métro, dans la rue… Donc ces gens-là, forcément, on les voit deux fois plus » explique Virginie Carton.

43 points d’accueil labellisés

Pour la directrice, « la transformation commerciale est très efficace, facilitant la mise en avant de lieux culturels moins connus et contribuant ainsi à la diversification de l’offre touristique ».

Le Pavillon d’accueil, avec ses 16 collaborateurs permanents, demeure ainsi son « navire amiral ». Il est complété par un réseau de 43 points d’accueil labellisés (musées, campings, parkings…), où les salariés bénéficient d’une formation gratuite au premier accueil touristique. L’objectif est de mailler l’ensemble de la métropole lyonnaise et délivrer « un service d’information de qualité ». Y compris pour ceux qui ne passent pas par la place Bellecour.

Si d’autres grandes villes comme Paris, Londres ou New York ont choisi de fermer leurs espaces d’accueil physique, la Métropole de Lyon – qui finance l’Office de tourisme à hauteur de 4,75 millions d’euros par an sur un budget global de 8,5 millions d’euros – défend un modèle où l’humain et la digitalisation cohabitent, dans une stratégie « phygitale ». Et ce, malgré la montée en puissance du numérique (+46% de consultations du site Internet ces dix dernières années).

Une manne économique

Le point d’accueil physique génère aussi près de 50% des ventes de produits touristiques de l’Office : 50 000 CityPass vendus chaque année, sans oublier les visites guidées, excursions dans le Beaujolais, croisières sur la Saône…

La baisse de fréquentation à l’OT de Lyon, « -40 % en 10 ans » (9,5 millions de nuitées marchandes enregistrées l’an dernier), n’a pas affecté les ventes, assure Virginie Carton. « On fait le job avec de beaux taux de satisfaction » assure-t-elle, soulignant que les visiteurs du Pavillon d’accueil sont désormais plus qualifiés et engagés.

« Les offices de tourisme sont de formidables outils au service des collectivités et des professionnels, qui s’appuient sur eux pour développer l’attractivité de leur territoire. Chaque destination a ses spécificités, et l’Office contribue à sa vitalité » ajoute-t-elle. Pour la directrice, le maintien du Pavillon d’accueil, qui « joue un rôle essentiel dans le développement touristique de la métropole de Lyon », est une évidence.

Airbnb dans le Var : une nouvelle taxe qui va faire flamber vos vacances dès 2025

Var Actu – Le 14 décembre 2024 – Lien vers l’article

Airbnb dans le Var : une nouvelle taxe qui va faire flamber vos vacances dès 2025 !

La TVA sur les locations Airbnb, applicable dès 2025, pourrait renchérir les séjours dans le Var et modifier les habitudes des vacanciers.

À partir de 2025, les locations touristiques sur des plateformes comme Airbnb seront soumises à la TVA, une mesure adoptée par les députés français qui risque de transformer le marché des locations de courte durée. Les vacanciers se rendant dans le Var, région prisée pour ses paysages et son ensoleillement, devront ainsi anticiper un budget plus élevé pour leur séjour.

Pourquoi imposer la TVA aux meublés touristiques ?

Actuellement, seuls les logements touristiques offrant des services hôteliers, comme le petit-déjeuner ou le ménage quotidien, sont soumis à la TVA. La majorité des locations sur Airbnb échappent donc à cette taxe, contrairement aux hôtels.

La nouvelle réglementation considère désormais ces locations comme des activités commerciales, au même titre que les hôtels. Elle vise à rétablir une concurrence équitable dans le secteur touristique. Ce projet s’inscrit également dans une série de réformes destinées à réguler les meublés touristiques, notamment pour lutter contre la spéculation immobilière et les déséquilibres dans le marché locatif.

Quel impact pour les vacanciers ?

Les touristes qui choisissent des locations Airbnb dans le Var devront s’attendre à :

  • Une augmentation des prix : Avec une TVA de 10%, les tarifs des logements pourraient augmenter de manière significative, rendant les séjours moins attractifs par rapport aux hôtels.
  • Moins de choix : Certains propriétaires, découragés par les nouvelles démarches administratives, pourraient arrêter de louer leur logement. Cela réduirait l’offre dans des zones très prisées comme Saint-Tropez, Hyères ou le littoral varois.
  • Un retour vers les hôtels : Avec une réduction de l’écart de prix, les vacanciers pourraient privilégier les hôtels pour leurs services supplémentaires et une gestion simplifiée.

Des changements pour les propriétaires

Pour les propriétaires varois qui louent leur bien sur Airbnb, cette mesure implique de nouvelles contraintes :

  • Obligation de facturer la TVA : Ils devront se conformer à des démarches fiscales similaires à celles des hôtels, ce qui ajoute de la complexité à leur gestion.
  • Moindre rentabilité : Avec des prix plus élevés, la demande pourrait diminuer, réduisant ainsi leurs revenus.
  • Risques de découragement : Certains pourraient renoncer à la location saisonnière à court terme, ce qui impactera l’offre locale.

Un rééquilibrage du marché touristique

Les hôteliers varois saluent cette décision, qu’ils jugent nécessaire pour rétablir une concurrence plus juste. Jusqu’à présent, les plateformes comme Airbnb bénéficiaient d’avantages fiscaux, leur permettant de proposer des prix inférieurs à ceux des hôtels.

Cette mesure s’inscrit dans un cadre européen visant à harmoniser les pratiques fiscales. En France, elle fait partie d’un projet de loi plus large surnommé « anti-Airbnb », qui entend renforcer la réglementation des meublés touristiques et encourager des pratiques plus respectueuses du marché immobilier et de l’environnement.

Un impact à surveiller dans le Var

Avec cette réforme, le marché du tourisme dans le Var pourrait connaître une évolution significative. Les vacanciers devront repenser leur budget et leur mode d’hébergement, tandis que les propriétaires varois devront s’adapter à de nouvelles exigences. Les hôtels pourraient tirer parti de ce changement en regagnant des parts de marché, notamment dans les destinations phares de la région.

ChatGPT lance Operator : l’assistant qui réserve des voyages à votre place

Tourmag.com – Le 24 janvier 2025 – Lien vers l’article

ChatGPT lance Operator : l’assistant qui réserve des voyages à votre place

Un assistant IA capable d'effectuer des tâches à votre place

OpenAI a lancé un nouvel outil baptisé Operator qui accède à Internet et effectue des tâches à votre place. Cette nouvelle fonctionnalité qui devrait être prochainement intégrée à Chat GPT a notamment la capacité de réserver des voyages en toute autonomie...

OpenAI, l'entreprise américaine qui a créé Chat GPT continue d'innover !

Elle vient de lancer Operator, un assistant 'qui peut accéder au Web pour effectuer des tâches à votre place'. Accessible uniquement aux Etats-Unis et aux abonnés Pro moyennant 200 $ par mois, cette nouvelle fonctionnalité 'peut consulter une page Web et interagir avec elle en tapant, en cliquant et en la faisant défiler', à 'l'aide de son propre navigateur'.

Operator dispose d' 'IA capables d'effectuer un travail pour vous de manière indépendante : vous lui confiez une tâche et il l'exécute.' ajoute OpenIa.

Dans le monde de l'IA générative, Operator n'est pas le premier assistant de ce type à voir le jour. Le nouveau modèle Claude 3.5 Sonnet d’Anthropic a été le premier assistant de ce genre à être présenté en octobre dernier. Tous les grands noms de la tech, Microsoft, Apple... travaillent sur des outils similaires.

Pour voir l'outil, rendez-vous sur operator.chatgpt.com. Si, pour l'heure, le déploiement du dernier bébé d'OpenAI se fait progressivement, il devrait intégrer à terme Chat GPT.

Comment fonctionne Operator Chat GPT ?

Il n'est pas possible de le tester si vous êtes basés en Europe. Sur le plan technique, Operator est alimenté par un nouveau modèle appelé Computer-Using Agent (CUA) qui a la capacité d'interagir avec les interfaces utilisateur graphiques : boutons, menus et champs de texte que les utilisateurs peuvent voir sur un écran.

Il suffit de lui décrire la tâche souhaitée pour qu'il l'exécute. L'utilisateur garde toutefois la possibilité de reprendre le contrôle 'à tout moment' explique OpenAI.

'Operator est formé pour demander de manière proactive à l'utilisateur de prendre le relais pour les tâches qui nécessitent une connexion, des informations de paiement ou la résolution de CAPTCHA'.

Operator capable de réserver des voyages

Quelle incidence dans le secteur du voyage ?

Comme le montre la page d'accueil d'Operator, l'outil peut rechercher un lieu de camping pour une famille lors d'un week-end, et à la capacité d'effectuer la réservation.

Il est donc capable d’exécuter des tâches dans le secteur du tourisme, et de réserver un restaurant, un évènement ou un voyage... OpenAi a d'ailleurs noué des partenariats avec plusieurs grands noms du secteur : Booking.com, Tripadvisor, Priceline, Hipcamp, Uber, StubHub et OpenTable.

'Les utilisateurs peuvent personnaliser leurs flux de travail dans Operator en ajoutant des instructions personnalisées, soit pour tous les sites, soit pour des sites spécifiques, comme la définition des préférences pour les compagnies aériennes sur Booking.com'. ajoute le géant de la tech.

L'intelligence artificielle n'en est qu'à ses débuts et n'a pas fini de nous étonner, voire nous inquiéter ! Reste à savoir qui sera responsable en cas d'erreur sur la réservation... Booking.com & Co ou Chat GPT... ?!


Immobilier : les locations touristiques « Airbnb » davantage encadrées

Le Monde – Le 17 janvier 2025 – Lien vers l’article

https://www.lemonde.fr/argent/article/2025/01/17/immobilier-les-locations-touristiques-airbnb-davantage-encadrees_6502513_1657007.html

Accusées de siphonner le parc locatif classique sur certains territoires, les locations de courte durée, de type Airbnb, se voient appliquer des règles plus strictes. Les pouvoirs des élus locaux et des copropriétés sont renforcés, tout comme les sanctions.

En 2022, le ministère du tourisme estimait à « plus de 800 000 » le nombre de biens immobiliers loués en meublés de tourisme. « Près de 20 % des nuitées saisonnières réalisées en France le sont dans un meublé de tourisme mis à la location par un particulier », indiquait par ailleurs un rapport parlementaire de fin 2023.

Accusés d’aggraver la pénurie de logements, ces meublés touristiques sont devenus la bête noire des élus locaux dans de nombreuses villes. Ceux-ci pointent du doigt la rentabilité de ces locations saisonnières, plus élevée que celle des locations de longue durée, ainsi que les faibles contraintes pesant sur les propriétaires concernés, rendant ce type d’investissement plus attractif pour ces derniers.

La loi« visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale » du 19 novembre 2024 doit changer la donne. Ce texte, aussi appelé loi Le Meur, d’après la députée Renaissance Annaïg Le Meur, durcit les règles fiscales, et encadre plus strictement l’activité.


Vers une extension de l’autorisation préalable

Dans nombre de villes, il est interdit de louer un meublé de tourisme sans une autorisation préalable. C’était déjà le cas dans les communes de plus de 200 000 habitants (Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes et Montpellier) et dans les trois départements de la petite couronne parisienne.

Transformer une habitation en meublé de tourisme est en effet considéré comme un changement d’usage : le logement devient un local commercial, ce qui nécessite une « compensation », comme la mise sur le marché d’un autre logement loué en longue durée.Les communes en zones dites « tendues », c’est-à-dire celles soumises à la taxe sur les logements vacants, pouvaient en outre déjà instituer cette autorisation préalable.

Nouvelle disposition depuis novembre 2024 : les communes qui ne sont pas situées en zones tendues peuvent également décider d’imposer ce régime d’autorisation sur délibération motivée du conseil municipal, l’autorisation préfectorale n’est plus requise. « La délibération doit dans ce cas être motivée par un déséquilibre entre l’offre et la demande de logements entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement sur l’ensemble du parc résidentiel existant », explique l’Agence nationale pour l’information sur le logement.

Possibilité de délimiter des secteurs

Les élus peuvent maintenant délimiter des secteurs du plan local d’urbanisme réservés aux résidences principales. Cette mesure concerne les constructions neuves et il faut que la commune soit située en zone tendue, ou que les résidences secondaires représentent plus de 20 % du nombre total d’immeubles à usage d’habitation.

Cette obligation prend la forme d’une servitude inscrite dans l’acte de vente. En cas de non-respect, une astreinte de 1 000 euros par jour peut être appliquée. Lorsque le logement est loué, si le locataire ne respecte pas cette obligation d’utiliser le logement comme résidence principale, cela constituera un motif de résiliation du bail.


Baisse de la durée de location de la résidence principale

Pour les personnes qui louent tout ou partie de leur résidence principale à des touristes en leur absence, l’autorisation n’est pas obligatoire, à condition de ne pas dépasser cent vingt jours par an. Au-delà, le logement n’est plus considéré comme une résidence principale et une autorisation est requise. A compter de cette année 2025, les élus peuvent abaisser ce nombre à quatre-vingt-dix. La règle s’applique à Paris depuis le 1er janvier.

Par ailleurs, sur tout le territoire, les meublés de tourisme doivent être déclarés même s’il s’agit de la résidence principale du loueur. Les démarches se font actuellement commune par commune, ce qui ne permet pas d’avoir une vision générale du nombre de meublés de tourisme sur un secteur. Pour un meilleur contrôle, un téléservice national de déclaration obligatoire devrait être mis en place dans les mois à venir. Un décret doit préciser les pièces justificatives à produire.

Des sanctions durcies

Toute personne qui louerait un meublé de tourisme sans autorisation alors que celle-ci est obligatoire s’expose à une amende civile dont le montant maximal s’élève désormais à 100 000 euros, contre 50 000 euros auparavant.

« Attention, lorsque le logement appartient à un couple ou à une indivision, chaque membre du couple ou de l’indivision peut se voir condamné », rappelle Lorène Derhy, avocate au barreau de Paris. Toute structure qui prête son concours à cette location peut en outre être condamnée à une amende de 100 000 euros par local illégalement transformé. « C’est notamment le cas des agences immobilières et des services de conciergerie », complète Lorène Derhy. Les plateformes qui mettent les biens à disposition ne sont pas concernées par ces sanctions, mais le maire pourra suspendre le numéro de déclaration obligatoire pour louer et émettre une injonction de retirer un logement de la location si la déclaration est erronée ou incomplète.

Davantage de pouvoirs pour les copropriétés

La loi permet désormais aux copropriétés d’interdire les locations de tourisme, qui génèrent parfois des nuisances importantes, si l’interdiction vise les appartements utilisés comme résidences secondaires et si le règlement de copropriété interdit toute activité commerciale.

« Si le règlement prévoit une clause d’habitation bourgeoise exclusive ou bourgeoise simple, c’est-à-dire dans laquelle les professions libérales sont autorisées, il est possible de voter l’interdiction à la majorité des deux tiers des voix », détaille Eric Audineau, avocat spécialisé en immobilier.


Lorsque le règlement ne comporte pas cette clause et autorise les commerces, mais que les nuisances sont importantes, l’immeuble pourra toujours agir en justice pour les faire cesser.

Des exigences de performance énergétique

Enfin, les meublés touristiques doivent être, à compter de 2034, soumis aux mêmes exigences de performance énergétique que les locations de longue durée, sauf si le bien constitue la résidence principale du loueur. A partir de cette date, donc, les biens classés E, F ou G sur un diagnostic de performance énergétique (DPE) seront considérés comme indécents, donc impropres à la location (échéances valables pour la France métropolitaine).

Une mesure s’applique toutefois depuis fin 2024 : pour obtenir une autorisation de mise en location d’un meublé de tourisme, là où la démarche est requise, le propriétaire doit présenter un DPE dont la lettre est comprise entre A et E. Cette dernière mesure n’est prévue qu’en métropole.

« Ca fait vraiment une coupure » : la campagne séduit davantage selon les plateformes de réservation de logement

Europe 1 – Le 9 mars 2025 – Lien vers l’article

«Ça fait vraiment une vraie coupure» : la campagne séduit davantage selon les plateformes de réservation de logement

Les séjours à la campagne connaissent un essor avec une hausse de 60 % des recherches sur Abritel et un doublement des réservations en cinq ans sur Airbnb. Un tiers des hébergements loués via Airbnb sont en zone rurale, offrant une vraie coupure du quotidien.

Pourquoi ne pas profiter du soleil et du retour des beaux jours avec un week-end dans le Cher ou dans l’Eure-et-Loir ? La campagne attire de plus en plus.

Le site de location Abritel a enregistré une hausse de plus de 60% des recherches de locations en Haute-Vienne par exemple. De son côté, la plateforme Airbnb indique que les séjours à la campagne ont doublé en cinq ans.

Un tiers des hébergements Airbnb loués situés en zone rural

Airbnb enregistre une croissance de 10% des réservations effectuées par les Français pour des séjours à la campagne en 2025. La région Rhône-Alpes, le Limousin ou encore le Centre ont le vent en poupe. Stéphanie voyage très régulièrement avec sa famille, comme pour beaucoup, elle recherche la déconnexion.

'On a tous une vie effrénée, les bruits, les réseaux, les écrans... Du coup, partir à la campagne, ça fait vraiment une vraie coupure. On part le vendredi, on revient le dimanche. Les enfants adorent. On va courir, on fait du vélo. Ça coupe réellement avec notre quotidien', explique-t-elle.

Ce n'est pas l'offre des locations qui manque, selon Airbnb, un tiers des hébergements loués sur la plateforme sont en zone rurale, mais ce ne sont pas les destinations touristiques qui attirent le plus, explique Clément Eulry, directeur général d'Airbnb.

'Les dynamiques sont fortes dans l'ensemble des géographies. On voit cependant des tendances encore plus fortes pour des séjours qui sont réalisés à la campagne, en dehors des sentiers battus', détaille le professionnel. Une bonne nouvelle aussi pour les hôtes, avec un revenu moyen de 3.800 euros brut par an.
Les actus de décembre 2024

Bonjour à tous,

Modification du classement des résultats de recherche chez Booking, nouveau référencement des sites Internet chez Google avec l’intelligence artificielle : les plus gros acteurs du numérique s’apprêtent à changer les règles en janvier 2025 et personne ne peut véritablement vous dire comment cela se traduira exactement pour votre activité de gérant de meublé touristique. 

Comme toujours, la dépendance vis-à-vis de ces grands acteurs du tourisme peut compliquer votre activité, en fonction des critères qu'ils définiront. Nous recommandons donc à ceux qui ne l'ont pas encore fait : Vendez-vous en direct ! Créez votre site Internet personnel, en parallèle de vos annonces sur les sites de location, et proposez le paiement en ligne pour réserver votre ou vos meublés. 

Bonne lecture ! 

Comment l’IA transforme la recherche en ligne : outils, taux d’adoption, fiabilité, …

Blog du modérateur – Le 4 décembre 2024 – Lien vers l’article

SEMrush et Statista publient une étude sur l’adoption des technologies d’IA pour la recherche en ligne. Découvrez les éléments clés.

Cela faisait près de deux décennies que Google n’avait pas été challengé sur son terrain. Si le moteur de recherche reste le leader incontesté de la recherche en ligne, l’arrivée de la recherche par IA, grâce à ChatGPT ou à des outils plus spécialisés comme Perplexity, amène la firme de Menlo Park à se réinventer en intégrant à son tour des technologies d’intelligence artificielle générative, avec plus ou moins de réussite.

En cette fin d’année 2024, où en est la recherche par IA ? Semrush et Statista ont tenté d’y répondre à travers une étude analysant le trafic en ligne et les requêtes de recherche. On fait le point !

La recherche par IA se généralise

L’impact de ChatGPT sur la recherche en ligne est visible. Entre 2022 et 2023, les trafics des 3 principaux moteurs de recherche, Google, Bing et Yahoo, ont diminué. À l’inverse, les moteurs de recherche intégrant des technologies IA, comme Brave Search, ont enregistré des gains significatifs de trafic (+211 % pour le moteur de recherche axé sur la confidentialité).

Une adoption qui se manifeste dans les données des utilisateurs. Aux États-Unis en 2024, 112,65 millions d’internautes utilisent occasionnellement des outils boostés par IA pour leurs recherches en ligne, soit près de deux fois plus qu’en 2021. En 2023, ils étaient même 13 millions à utiliser l’IA générative comme principal outil de recherche en ligne. Dans 15 ans, Statista prédit que plus de 240 millions d’Étasuniens adultes utiliseront l’IA pour la recherche en ligne, soit presque la totalité des habitants majeurs du pays.

Pour SEMrush, les professionnels du marketing et du contenu devront s’adapter à cette évolution de la recherche en ligne. Pour cela, il sera nécessaire d’envisager le passage à une recherche plus précise et naturelle.

Les utilisateurs passent d’une recherche par mots-clés à une recherche conversationnelle. Mettez à jour votre stratégie de contenu pour répondre aux questions de manière naturelle, car les utilisateurs s’engagent désormais dans un dialogue avec les outils de recherche.

Recherche par IA : OpenAI et Google se partagent le gâteau

En 2024, 78,4 % des recherches en ligne par IA ont été réalisées grâce à Google, via Gemini, ou avec ChatGPT (voir image de une). Dans le détail, le chatbot d’OpenAI devance son concurrent, ses domaines cumulant 43,1 % des parts de marché, contre 35,3 % pour Google. Perplexity, le moteur de recherche par IA, se classe en troisième position, mais parvient tout de même à capter 12,8 % du trafic.

Bing, malgré l’intégration rapide de technologies d’IA, grâce au partenariat entre Microsoft et OpenAI, ne parvient pas à se faire une place. Le moteur de recherche paru en 2009 ne représente que 3,3 % du trafic généré par l’IA.

ChatGPT Search : quel impact sur la recherche en ligne ?

ChatGPT joue un rôle de plus en plus important dans la recherche en ligne. Entre juin et octobre 2024, le nombre de redirections de ChatGPT vers d’autres domaines a augmenté de 60 %, les domaines cibles uniques passant d’un peu plus de 10 000 à près de 25 000. Pour SEMrush, cette donnée « positionne SearchGPT comme un acteur clé dans le paysage évolutif de la recherche, ce qui souligne l’impact croissant de l’IA sur la façon dont les utilisateurs découvrent et s’engagent avec l’information en ligne ».

Toutefois, l’adoption croissante des outils d’IA et de ChatGPT Search spécifiquement, se révèle également risquée. Une récente étude menée par le Tow Center for Digital Journalism de l’Université de Columbia démontre que l’outil présente de fortes lacunes dans la fiabilité de ses réponses, avec en particulier une incapacité à citer correctement ses sources. Ce manque de fiabilité est ressenti par les utilisateurs, dont 63 % indiquent qu’ils utiliseraient l’IA générative si celle-ci était plus sécurisée.

Sundar Pichai promet des changements profonds pour Google search en 2025

Mcag – Le 6 décembre 2024 – Lien vers l’article

Cela fait quelque temps que Google Search n’est plus en odeur de sainteté auprès des utilisateurs : beaucoup déplorent une qualité des résultats en baisse, tandis que les ajouts liés à l’intelligence artificielle ne convainquent pas vraiment. Face à la débâcle, le CEO de Google se veut rassurant. Sundar Pichai a fait miroiter des « changements profonds » pour son moteur de recherche en 2025.

La déclaration a été faite à l’occasion du DealBook Summit du New York Times. « Je pense que vous serez surpris, même au début 2025, par le genre de choses nouvelles que la recherche pourra faire par rapport à ce qu'elle est aujourd'hui », a-t-il déclaré. Reste à voir si cela passera par l’ajout de nouvelles fonctions d’IA ou par une véritable manœuvre pour réparer le produit et faire revenir les utilisateurs partis voir ailleurs.

Google a tout intérêt à mettre le paquet sur son moteur de recherche, un produit qui génère la majorité de ses revenus. La concurrence s’intensifie, de plus en plus de personnes se tournant vers d’autres plateformes comme TikTok ou ChatGPT quand ils ont besoin d’informations. Un changement d’habitudes qui touche directement son activité de publicitaires, qui devrait pour la première fois en 10 ans passer sous la barre des 50 % de parts de marché l'année prochaine aux États-Unis.

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Booking : Qu’est-ce que la nouvelle notation va changer pour les hôteliers ?

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Le système de notation de Booking changera dès le 1er janvier 2025. Ce recalcul des notes des établissements hôteliers viendra modifier en profondeur la façon dont ils sont perçus en ligne. 

Informés au début du mois de décembre 2024, les hôteliers présents sur Booking ont été prévenus d’un changement de méthode dans le calcul de la notation. Ce dernier prendra effet le 1er janvier 2025 et entraînera le recalcul des notes des établissements. Comme nous l’explique Thomas Yung, directeur associé de My Hotel Reputation, jusqu’à présent, le barème de notation de Booking fonctionnait en faisant la moyenne des notes laissées par les internautes. « Sachant que la plateforme ne garde pas les avis datés de plus de 3 ans », précise-t-il. Désormais, l’OTA souhaite pondérer cette moyenne en donnant un coefficient plus fort aux avis les plus récents, « sans pour autant avoir une information précise sur cette limite de temps », ajoute Thomas Yung.

Les avis « pertinents » vont également avoir plus de poids sur la moyenne des établissements, mais le terme reste flou. « Ce nouveau système est très opaque car les hôteliers n’ont aucune information concernant les critères pris en compte lorsqu’il est question de définir les avis récents ou pertinents ». Sur le mail envoyé aux hôteliers, Booking justifie ce nouveau mode de calcul par la volonté de « refléter l’expérience client la plus récente dans l’établissement. Cela permettra également aux clients de mieux savoir à quoi s’attendre avant leur séjour ». 

Une « charge mentale » alourdie pour les hébergeurs

Le consultant en e-réputation craint que cela fasse augmenter la pression sur les hôteliers, sans réel bénéfice pour eux et leur business. « Pour résumer, Booking nous dit que les avis déposés en ligne seront pris en compte doublement », explique-t-il. Selon lui, l’OTA aurait pu aller beaucoup plus loin pour redéfinir son système de notation : « Booking détient tellement de data qu’il aurait été capable d’analyser les notes selon la nationalité des profils, le délai de réservation du client, ses préférences habituelles ou bien encore donner plus de crédit aux membres de son programme fidélité, Genius ».

Avec ce recalcul et cette nouvelle méthode, Thomas Yung craint que la « charge mentale » des hôteliers concernant l’e-réputation augmente. « Ce système n’est pas transparent et comme d’habitude, cela aura un impact direct sur l’activité des hébergeurs car Booking a une force de frappe considérable », conclut-il. Pour rappel, la note moyenne d’un établissement influence son classement et l’affichage des résultats. Dans ses conditions générales, Booking rappelle néanmoins qu’il ne peut être « tenu responsable des commentaires clients publiés sur la plateforme ». 

Les hôtels peuvent être moins chers sur leur site web que sur Booking.com

L’écho touristique – Le 14 novembre 2024 – Lien vers l’article

La parité tarifaire n’est plus. Suite au DMA, les hôtels sont libres de proposer de meilleurs prix sur leurs canaux directs, et donc d’apparaître plus chers sur la plateforme Booking.com.

À compter d’aujourd’hui, Booking Holdings « doit veiller à ce que son service d’intermédiation en ligne, Booking.com, respecte toutes les obligations pertinentes de la législation sur les marchés numériques (DMA) », selon la Commission européenne.

Mais encore ? La DMA interdit les clauses dites de « parité ». « Par conséquent, les hôtels, les loueurs de voitures et les autres prestataires de services utilisant Booking.com sont désormais libres d’offrir des prix et des conditions différents (y compris meilleurs) sur leur propre site web ou sur d’autres canaux que sur Booking.com », ajoute la commission.

Pas de parité, ni l’équivalent

L’Europe va plus loin. « La réservation ne doit pas introduire d’autres mesures ayant le même effet que les clauses de parité », est-il expliqué. En clair, Booking.com « n’est pas autorisé » à augmenter les taux de commission ou à retirer des annonces d’entreprises qui oseraient afficher des tarifs plus attractifs. Le leader de la réservation hôtelière n’a ainsi pas le droit de pénaliser la politique commerciale des établissements. Reste à savoir s’il ne le fera pas, discrètement, au niveau de son algorithme et des préférences d’affichage…

En tout cas, Booking.com déclare respecter les nouvelles règles du jeu. « À compter d’aujourd’hui, échéance fixée par la Commission européenne, Booking.com répond aux exigences de la loi sur les marchés numériques (Digital Markets Act) dans l’Espace Économique Européen (EEE) », indique l’entreprise néerlandaise dans une déclaration transmise ce jour à L’Echo touristique.

Des amendes en cas de violation des règles

Par ailleurs, les hôtels et autres services touristiques auront accès « en temps réel et en continu » aux données qu’eux-mêmes et leurs clients génèrent via l’utilisation de Booking.

« Les utilisateurs professionnels peuvent désormais choisir de transférer les données qu’ils ont générées sur Booking.com vers des plateformes alternatives ». Et ce, afin de « développer des offres plus innovantes et personnalisées ».

En cas de violation des règles du DMA, la Commission peut imposer des amendes allant jusqu’à 10% du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise. Voire jusqu’à 20% en cas de récidive. Bruxelles pourrait même aller jusqu’à contraindre l’entreprise concernée à vendre certaines activités ou l’empêcher de faire certaines acquisitions.

Des changements pour certains pays

Par courrier, Booking.com a annoncé au printemps à ses partenaires que, à partir du 1er juillet, les obligations de parité des accords ne s’appliqueraient plus à ses établissements partenaires situés dans l’EEE. « Vous n’avez donc pas l’obligation de proposer sur Booking.com des conditions et des tarifs identiques ou plus avantageux que ceux que vous proposez via d’autres canaux en ligne ou hors ligne », précise le géant de la réservation hôtelière. 

Cette annonce ne concernait toutefois pas les établissements situés en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en France, en Italie et au Portugal, précisait alors la plateforme. De fait, les obligations de parité tarifaire ne s’appliquaient plus dans ces pays.

Entré en vigueur début mars, le DMA vise à contrer les abus de position dominante. L’Europe souhaite ainsi mieux protéger l’émergence de start-up.

« Malgré un cadre fiscal moins favorable, la location de courte durée restera plus lucrative que la location longue durée dans les zones touristiques »

Le Monde – Le 23 novembre 2024 – Lien vers l’article

L’économiste Mehdi Farajallah doute, dans une tribune au « Monde », que la réduction des avantages fiscaux prévue par la loi de finances convaincra les propriétaires de renoncer à louer par le biais des plateformes comme Airbnb.

La loi de finances 2025, en réduisant les avantages fiscaux pour les locations meublées de courte durée, vise à encourager les propriétaires à opter pour des baux de longue durée afin de soutenir le marché résidentiel. Mais cette approche uniforme, pertinente dans certaines grandes villes, pourrait s’avérer inadaptée dans d’autres régions où la demande touristique est faible. Une telle mesure pourrait échouer à l’échelle nationale en raison des dynamiques contrastées du marché locatif français.

Les choix des propriétaires utilisant des plateformes collaboratives telles qu’Airbnb dépendent directement des conditions locales (« What Drives Pricing Behavior in Peer-to-Peer Markets », Mehdi Farajallah, Robert G. Hammond, Thierry Pénard, SSRN, 2016). A Paris, où l’afflux touristique reste massif, un propriétaire dans le Marais ou à Montmartre trouvera peu d’incitation à basculer vers un bail de longue durée, même en tenant compte des réductions d’avantages fiscaux.

Des villes comme Chamonix (Haute-Savoie) ont choisi de réguler spécifiquement les locations saisonnières pour répondre à la hausse des prix immobiliers. Mais dans des villes moyennes comme Poitiers, où la demande touristique est moindre, l’incitation à maintenir un logement en location de courte durée est forcément moindre.

Malgré un cadre fiscal moins favorable, la location de courte durée restera plus lucrative que la location longue durée dans les zones touristiques, ce qui freine la réorientation vers des baux classiques. Les « superhôtes » Airbnb, en particulier dans les villes à forte affluence, affichent des taux de remplissage élevés et captent un revenu supérieur parce que les utilisateurs privilégient les logements bien notés (« Trust and Reputation in the Sharing Economy: The Role of Personal Photos on Airbnb », Eyal Ert, Aliza Fleischer et Nathan Magen, SSRN, 2015). Les Jeux olympiques de Paris 2024 illustrent cet attrait financier : des propriétaires parisiens, y voyant une occasion favorable, ont mis leurs logements en location à des tarifs atteignant 800 euros par nuit (Le Monde, 22 juillet).

Des procédures d’expulsion coûteuses

En France, la location de longue durée implique des obligations qui rendent les propriétaires réticents à opter pour ce modèle, surtout dans les zones où l’afflux touristique est saisonnier. Les réglementations visant à protéger les locataires, bien que nécessaires, freinent les bailleurs, qui redoutent les retards de paiement ou des procédures d’expulsion longues et coûteuses (« Digital Discrimination: The Case of Airbnb.com », Benjamin Edelman et Michael Luca, Harvard Business School, 2014). Les jeunes travailleurs et les étudiants peinent de plus en plus à accéder aux locations de longue durée, illustrant ainsi un déséquilibre entre l’offre et la demande de logements (Le Monde, 10 octobre).

En somme, si la loi de finances entend redistribuer les logements touristiques vers le marché résidentiel, ses effets seront probablement variables selon les spécificités locales. Dans les grandes villes touristiques, la pression fiscale pourrait s’avérer insuffisante pour compenser les gains que les propriétaires réalisent par le biais des plateformes de location meublée.

Dans les zones non touristiques, en revanche, l’impact de ces mesures pourrait rester marginal. Une approche plus flexible et contextuelle pourrait offrir de meilleurs résultats, afin de répondre aux besoins diversifiés des villes françaises et garantir un équilibre entre le tourisme et le logement résidentiel.

Interdiction d’AirBnB : New-York va-t-elle rétropédaler ?

L’echo touristique – Le 26 novembre 2024 – Lien vers l’article

A New York, un projet de loi pourrait réhabiliter une partie des annonces type Airbnb, bannies de la ville depuis l’automne 2023.

Surprise. Des membres du conseil municipal ont présenté un projet de loi (n°1107) qui étendrait la location à court terme aux propriétaires de maisons unifamiliales et bi-familiales, indique notre confrère Skift.

De quoi donner un sérieux coup de griffe à la loi locale 18 de la ville de New York, qui interdit la location courte durée des logements entiers depuis septembre 2023. Aujourd’hui, seules les chambres chez l’habitant et les locations longue durée (30 jours et plus) demeurent autorisées. Par conséquent, le nombre d’annonces Airbnb pour des séjours de moins de 30 jours dans la ville est passé de 22 246 en août 2023 à 4 000 en mai 2024, soit une chute de 82%, selon Business Insider.

Lobbying hôtelier en vue

Le projet de loi n° 1107 compte non seulement autoriser les propriétaires de maisons unifamiliales et bi-familiales à les transformer en meublés touristiques, mais aussi les dispenser d’être présents pendant le séjour des clients. Il serait aussi possible d’accueillir jusqu’à quatre adultes (au lieu de deux actuellement) et leurs enfants.

« Les modifications proposées à la loi sur la location à court terme de New York sont une étape positive pour aider les propriétaires à gagner un revenu supplémentaire lorsqu’ils sont hors de la ville et rendre la ville plus accessible aux voyageurs », a déclaré le porte-parole d’Airbnb dans un communiqué. 

Mais, comme le relève Skift, les délibérations sur le projet de loi 1107 devraient être longues et des amendements sont probables. L’industrie hôtelière devrait s’opposer aux changements, et Airbnb redoubler de lobbying alors que d’autres villes veulent corser leur réglementation anti-Airbnb. Les enjeux s’avèrent colossaux à l’heure où plusieurs villes envisagent d’interdire les locations saisonnières (Barcelone) ou les freiner (Athènes, Nice, Val d’Europe près de Paris).

Hôtels à New York : un prix moyen de 417 dollars

New York espérait que la loi locale 18 contribue à atténuer la crise du logement. Mais selon Airbnb, il n’en est rien.

« Il y a un an que la ville a musclé la réglementation, rappelait récemment à L’Echo touristique Emmanuel Marill, directeur Europe, Moyen-Orient et Afrique d’Airbnb. Or un an après, il n’y a pas du tout d’amélioration au niveau du marché immobilier : on observe une augmentation des loyers de 3,4 % sur les 11 premiers mois d’application de la loi. Dans le même temps, les prix des chambres d’hôtels ont explosé, de l’ordre de 7,4% en un an. New York devient une destination compliquée où ne vont plus ceux qui ont moins de pouvoir d’achat. Est-ce cela que les gens veulent ? »

Les tarifs des hôtels à New York atteignent des sommets à l’approche des vacances, confirme le New York Times. Au mois de septembre, le prix moyen d’une chambre d’hôtel à New York en septembre a grimpé à 417 dollars, selon CoStar. Soit le tarif mensuel le plus élevé jamais enregistré dans la ville par d’après cette société d’analyse immobilière, depuis qu’elle a commencé à suivre les données en 1987.

Nous vous souhaitons à tous de très belles fêtes de fin d'année et vous donnons RDV le 15 janvier prochain !

Arnaud et Simon

Les actus de novembre 2024

Que va changer le texte sur l’encadrement des locations touristiques de type AirBnB adopté par le parlement ?

France Info - Le 7 novembre 2024 – Lien vers l’article

La proposition de loi réduit les avantages fiscaux accordés aux propriétaires et offre plus de possibilités aux communes pour réguler l'essor de ces meublés de tourisme. 

Les règles des locations saisonnières sur les plateformes comme Airbnb, Abritel ou encore Booking vont être durcies. Après plusieurs mois de débats, l'Assemblée nationale a définitivement adopté, jeudi 7 novembre, la proposition de loi transpartisane visant à mieux réguler les meublés touristiques, accusés de déséquilibrer le marché du logement. 

Le texte(Nouvelle fenêtre), issu d'un accord en commission mixte paritaire, avait déjà recueilli l'approbation du Sénat mardi. Il 'permettra de donner des outils aux maires et d'équilibrer les règles entre location longue durée et les meublés touristiques', selon la ministre du Logement(Nouvelle fenêtre), Valérie Létard. Après son adoption par le Parlement, franceinfo détaille les grandes mesures de ce texte. 

Une réduction des avantages fiscaux

La mesure phare du texte consiste à réduire les avantages accordés à la location de meublés touristiques par rapport à la location de logements d'habitation. Actuellement, les loueurs de chambres d'hôtes et de meublés touristiques classés (entre une à cinq étoiles) bénéficient d'un abattement fiscal de 71% sur leurs recettes, à condition que ces dernières ne dépassent pas 188 700 euros par an, rappelle le site de l'administration française(Nouvelle fenêtre). Le texte prévoit d'abaisser cet abattement à 50%, comme pour les locations de meublés d'habitation, et de limiter cet avantage fiscal aux loueurs dont les recettes n'excèdent pas 77 700 euros. 

Pour les meublés touristiques non classés, le texte réduit l'abattement à 30%, au même taux que les locations d'habitation de non-meublés. Le plafond de recettes annuelles pour y être éligibles serait abaissé à 15 000 euros, contre 77 700 euros aujourd'hui.

Ce barème, issu d'un compromis entre députés et sénateurs, est toutefois jugé encore 'trop généreux' par les coauteurs de la proposition de loi initiale, le député Iñaki Echaniz (socialiste) et sa collègue Annaïg Le Meur (Renaissance). 'Nous continuerons de porter dans le cadre du budget la nécessité d'aligner la fiscalité entre la longue et la courte durée en augmentant l'abattement sur la location nue', écrit l'élu de gauche dans un communiqué(Nouvelle fenêtre). 

Des procédures plus strictes pour louer 

Pour mieux contrôler ces locations et s'assurer qu'elles restent dans les clous, un numéro d'enregistrement pour tous les meublés, qu'il s'agisse d'une résidence principale ou secondaire, sera désormais systématiquement nécessaire. Cet enregistrement préalable en mairie était déjà appliqué par un nombre croissant de villes, comme Paris, Lyon ou encore les communes du bassin d'Arcachon(Nouvelle fenêtre) plus récemment. Par ailleurs, dans le cas des résidences principales, un justificatif de domicile sera demandé, contre une simple attestation sur l'honneur à l'heure actuelle.

Dans toutes les communes, la création de nouveaux logements en location meublée touristique – hors résidences principales louées occasionnellement dans l'année – sera soumise à une autorisation de changement d'usage, afin que le bien passe du statut d'usage d'habitation à celui d'usage commercial. Le propriétaire d'un logement loué à des fins touristiques devra aussi informer son syndic de copropriété de ce changement d'usage et attester sur l'honneur que son activité est compatible avec le règlement de copropriété.

Des dispositifs de régulation pour les communes

La proposition de loi contient en outre plusieurs dispositifs pour aider les maires à encadrer les locations saisonnières. Elle donne la possibilité aux communes de mettre en place des quotas, ce qui a déjà été expérimenté par une poignée de villes touristiques. Elles pourront aussi réduire de 120 à 90 jours par an la durée maximale pendant laquelle une résidence principale peut être louée aux touristes.

Le texte permet aussi la création de zones réservées aux résidences principales dans le plan local d'urbanisme (PLU) pour les communes possédant plus de 20% de résidences secondaires et celles situées en zones tendues. A Paris, par exemple, une interdiction de nouvelles locations meublées touristiques dans les quartiers de Montmartre, du Marais et aux abords de la tour Eiffel est prévue dans le prochain PLU qui sera voté mi-novembre, explique auprès de l'AFP Ian Brossat, sénateur communiste et conseiller à la mairie de Paris.

Ces mesures mises au vote jeudi satisfont les édiles. 'C'est véritablement un texte qui nous permet d'améliorer les équilibres entre la population touristique et la population permanente', estime sur franceinfo le maire de Chamonix (Haute-Savoie), Eric Fournier. La plateforme Airbnb, dont la France est le deuxième marché, 'regrette' pour sa part ces mesures. 'Bien que nous n'anticipions pas un impact notable sur notre activité, la baisse de la fréquence à laquelle les Français peuvent louer en courte durée leur logement risque de nuire à de nombreuses familles', juge le site de réservations.

Des locations soumises au respect des règles de rénovation énergétique

Comme pour la location classique, le texte généralise 'l'obligation du diagnostic de performance énergétique pour la location de courte durée', explique Iñaki Echaniz. Les nouveaux meublés de tourisme ne pourront être loués qu'à condition d'avoir un diagnostic de performance énergétique (DPE) inférieur à E au moment de l'entrée en vigueur de la loi, et inférieur à D à partir de 2034. 

L'évolution est similaire pour les propriétaires de locations meublées touristiques qui sont déjà sur le marché, mais qui sont considérées comme des passoires énergétiques. Ils auront quant à eux dix ans pour réaliser des travaux et parvenir à l'étiquette énergétique D. 

Les résidences principales louées occasionnellement et les logements meublés touristiques en outre-mer ne sont pas concernés par cette double règle.

Aujourd'hui, 57 % des voyageurs recherchent le site Internet des propriétaires pour ne pas payer les commissions des sites et réserver en direct. 

AirBnB sort vainqueur de l’affrontement juridique face aux hôteliers français

Le Figaro – Le 21 octobre 2024 - Lien vers l’article

Airbnb remporte une bataille judiciaire face à l'UMIH, l'organisation hôtelière française, qui dénonce une concurrence déloyale. La plateforme, jugée conforme aux réglementations, fait face à une nouvelle pression fiscale.

Le tribunal de commerce de Paris a donné raison à la plateforme américaine Airbnb, rejetant l'accusation de concurrence déloyale portée par l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih). L'Umih reprochait à Airbnb de ne pas respecter la réglementation en vigueur, notamment en matière de collecte de la taxe de séjour et d'application des règles locales de location courte durée.

En réponse, Airbnb s'est félicité du verdict, estimant que «cette décision confirme que la plateforme respecte les lois applicables» et que l'initiative de l'Umih n'était qu'une tentative de protéger les intérêts de ses membres. Le tribunal a jugé que les activités d'Airbnb et de l'hôtellerie étaient complémentaires sur la plupart des territoires concernés.

Une décision aux répercussions majeures pour l’hôtellerie

Outre la confirmation du rejet des accusations de concurrence déloyale, le tribunal a également débouté l'Umih de sa demande de dommages et intérêts, fixée à 1,5 million d'euros, et a condamné l'organisation à verser 40.000 euros à Airbnb pour les frais de justice.

Cette décision intervient alors que la location touristique est sous le feu des critiques en France, pays où Airbnb occupe la deuxième place de son marché mondial, après les États-Unis. L'Umih, soutenue par une vingtaine d'hôteliers dans une autre procédure en cours devant le tribunal de Lisieux, compte poursuivre son combat judiciaire jusqu'en cassation.

AirBnB renforce sa présence en France malgré les tensions

Durant les Jeux olympiques de Paris 2024, Airbnb a accueilli plus de 500.000 personnes grâce à des logements jugés plus accessibles que les hôtels. La plateforme continue de collaborer avec les municipalités françaises pour faciliter la collecte de la taxe de séjour et soutenir la réglementation locale. Récemment, Airbnb a déployé son réseau de co-hôtes, initialement lancé en France, permettant à des hôtes de gérer des logements pour le compte d'autres propriétaires, à l'instar d'un service de conciergerie.

Malgré les victoires judiciaires, Airbnb fait face à une pression fiscale croissante. Plusieurs amendements au projet de budget 2025 visent à réduire l'écart fiscal entre les locations meublées touristiques et les locations longue durée, signalant un nouvel enjeu dans la régulation de ce marché en pleine mutation.

Quand les vacances coûtent de plus en plus cher

Le Monde – Le 18 octobre 2024 – Lien vers l’article

Hôtels, vols, loisirs, parcs d’attractions… Les hausses de prix depuis cinq ans ont été largement supérieures à l’inflation. Le secteur du tourisme espère tirer parti des vacances de la Toussaint, qui démarrent samedi en France.

Dans le tourisme, un secteur espère tirer parti des vacances de la Toussaint, qui démarrent samedi 19 octobre en France : les parcs d’attractions. Disneyland, Nigloland, Parc Astérix, la Mer de sable, OK Corral… Qu’il bruine ou qu’il vente, tous ont investi l’imaginaire d’Halloween pour attirer des visiteurs, à grand renfort de squelettes, citrouilles et spectacles de sorcières conçus pour l’occasion.

Le public sera-t-il au rendez-vous ? Alors que la consommation des Français est affectée par la baisse du pouvoir d’achat, ces sorties populaires pâtissent, depuis le début de l’année 2024, de ce contexte, aggravé par une météo peu favorable. Le nombre d’entrées dans les parcs d’attractions a baissé en juin et juillet, selon le Syndicat national des espaces de loisirs, d’attractions et culturels (Snelac) – le mois d’août était meilleur. Et, sur place, les visiteurs ont beaucoup moins dépensé dans les boutiques ou les restaurants.

Pour une famille, les factures sont devenues très salées. A Disneyland, pendant les vacances de la Toussaint, une entrée adulte coûte 124 euros (pour les deux parcs), soit une hausse de 25 % en cinq ans. A Nigloland, il faudra compter 43 euros, contre 32 euros en 2019. « On a perdu une partie de notre public, remarque Sophie Huberson, déléguée générale du Snelac. Mais le secteur résiste, car il a un rôle de soupape sociale : c’est du divertissement pur, qui permet en une seule journée de sortir en famille, de se détourner du quotidien. On résiste aussi en raison des tarifs promotionnels proposés par les comités d’entreprise ou les associations. Cette stratégie fait partie du modèle économique des parcs. »

Le prix moyen d’une nuit d’hôtel a bondi de 26 %

Tout l’univers des vacances a connu, depuis trois ans, de fortes augmentations des tarifs, largement supérieures à l’inflation moyenne : 1,6 % en 2021, 5,2 % en 2022 et 4,9 % en 2023, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). « Dans un esprit de rattrapage post-Covid, les Français ont beaucoup dépensé dans leurs vacances et leurs loisirs. Pendant trois ans, la demande était présente, les professionnels ont augmenté leurs prix sans voir d’effets sur leur fréquentation, constate Jean Pinard, consultant spécialisé dans l’économie touristique. Mais on arrive à la limite de cette logique, avec les tensions sur le pouvoir d’achat, les gens commencent à renoncer. » Cet été, d’après l’Insee, le nombre de nuitées touristiques dans les hôtels, campings ou résidences n’enregistre qu’une légère baisse, amortie par la clientèle étrangère, plus nombreuse.

Dans l’hôtellerie, toutes gammes confondues, le prix moyen d’une nuit d’hôtel a bondi de 26 % depuis 2019, selon les données du cabinet MKG, basées sur 2 400 établissements en France. A Paris, cette hausse est plus marquée : 37 %. Une nuit dans un trois-étoiles coûte désormais 134 euros en moyenne dans le pays, contre 97 euros en 2019. Le tarif moyen d’une location sur Airbnb, en France, a connu une augmentation de 39 % depuis 2019, selon les données extraites par le cabinet AirDNA. Quant au prix moyen d’un billet d’avion vers l’étranger, depuis la France, il s’est renchéri de 32 % entre 2017 et 2023, selon la direction générale de l’aviation civile.

Autre illustration : le prix des séjours au ski. Pour six jours de remontées mécaniques aux Gets, une station de taille moyenne en Haute-Savoie, il faudra compter, cet hiver, 291 euros par adulte, soit une hausse de 28 % en cinq ans. A Val-Thorens (Savoie), parmi les stations les plus chères des Alpes, ce tarif atteint 320 euros (contre 250 euros pour le même forfait lors de l’hiver 2019-2020). Les colonies de vacances ne sont pas épargnées. A l’été 2022, une semaine de tennis à l’UCPA en Seine-et-Marne était proposée à 620 euros. Deux ans plus tard, ce même séjour est à 740 euros (+ 20 %).

Les professionnels avancent de multiples arguments pour justifier ces hausses : flambée des prix de l’énergie, des matières premières, de la blanchisserie, des coûts de transport ou remboursement des prêts garantis par l’Etat accordés durant la pandémie… Le tout combiné à des augmentations de salaires accordées pour attirer des employés, alors que ce secteur fut déserté par les candidats après le Covid-19.

Montée en gamme

Dans certains cas, la hausse des tarifs reflète aussi des opérations de rénovation. C’est le cas pour les Center Parcs, engagés dans un vaste de plan de rénovation de leurs villages. Résultat : une nuit dans un cottage coûte en moyenne 178 euros (chiffres 2023), contre 137 euros en 2019. « Tous les acteurs du tourisme veulent monter en gamme, parce que c’est plus rentable. Mais ce faisant, on abandonne des segments de clientèle, observe Jérôme Pasquet, président des Villages Clubs du Soleil. Ce sont des millions de clients domestiques en moins, qui se compensent en partie par des clients internationaux. »

Ces augmentations de prix ont aussi permis à certains d’améliorer leurs marges. Dans l’hôtellerie, les résultats d’exploitation ont connu une progression nette au cours de ces cinq dernières années, selon le dernier baromètre de l’industrie hôtelière réalisé par KPMG. En particulier pour les hôtels quatre étoiles et plus. Ainsi l’hôtellerie est désormais le secteur le plus recherché par les investisseurs immobiliers. D’autant que le haut de gamme semble échapper à la crise, porté par la croissance de la clientèle étrangère, et par des vacanciers peu sensibles aux hausses de prix.

Face à ces coûts plus élevés, les Français partent moins loin, moins longtemps, moins souvent. « Mais davantage dans l’hébergement non marchand, c’est-à-dire chez la famille ou des amis », observe Didier Arino, dont le cabinet, Protourisme, réalise chaque année une enquête sur les vacances des Français. Ainsi, dans les villages vacances VVF, les durées moyennes raccourcissent, avec « de plus en plus de séjours de quatre à cinq jours et de moins en moins de séjours d’une semaine ou plus », illustre le directeur de ce réseau, Stéphane Le Bihan. Les choix de villages se font davantage à proximité du domicile, et les clients les moins fortunés ont « disparu ». En revanche, « on récupère ceux qui allaient dans des clubs ou campings de gamme supérieure, mais qui sont refroidis par les tarifs », explique Stéphane Le Bihan. Dans ses villages situés à la montagne, les familles « prennent deux ou trois jours de forfait et, le reste du temps, font d’autres activités moins chères, de la randonnée, de la luge », raconte-t-il.

« Ne pas sortir sa carte bancaire en permanence »

Signe des temps, le système d’échange de maisons, qui fait partie de cette galaxie touristique « non marchande », a le vent en poupe. HomeExchange, 175 000 membres, enregistre une croissance de son nombre d’adhérents « de 50 % par an depuis trois ans », indique son président, Emmanuel Arnaud. Cet été, le nombre d’échanges finalisés en France a bondi de 34 % en un an. « La motivation principale est cette volonté de partir pour pas cher. Notre cœur de cible, ce sont les familles avec enfants et notamment les enseignants », précise-t-il.

Autre niche qui en profite : le « tout-compris ». Les clubs de vacances proposant de la pension complète ou de la demi-pension réalisent de bonnes performances. « On paie tout avant, la nourriture comme les activités pour les enfants, alors il y a cette idée qu’on maîtrise son budget. On n’a pas à sortir sa carte bancaire en permanence », raconte Alexis Gardy, président du réseau de clubs Belambra, qui a enregistré une hausse de 9 % de sa fréquentation cet été. Sur Airbnb, la location de très grandes maisons, où plusieurs familles peuvent partager les frais, est également plus recherchée.

« La fracture s’élargit entre ceux qui ont la culture des vacances et vont dépenser de plus en plus pour voyager – quitte à partir un peu moins souvent –, et ceux qui ne partiront plus, parce que les prix ont trop augmenté », observe Jean Pinard. Lui s’inquiète de la manière dont les géants du numérique, de Netflix à Amazon, empiètent sur un temps libre jadis consacré aux loisirs et aux vacances. Pour le tourisme, la bataille pour reconquérir des clients se joue aussi ici.

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Tourisme : « Booster la destination Corse avec une plateforme de réservation en ligne dédiée »

France bleu – Le 22 octobre – Lien vers l’article

La Corse bientôt dotée de sa propre plateforme de réservation en ligne. C’est l’une des mesures issues de la réunion de concertation organisée ce lundi 21 octobre à Bastia par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie et la Chambre de commerce et d’industrie de Corse.

La réunion de concertation organisée ce lundi 21 octobre à Bastia par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Corse a rassemblé les acteurs du tourisme et des transports insulaires pour dresser un bilan de la saison touristique écoulée et esquisser les actions à mettre en œuvre pour 2025.

Si certains secteurs affichent des résultats encourageants, l'été 2024 a montré des disparités selon les régions et les types d’établissements. Karina Goffi, présidente de l’UMIH Corsica et de la commission tourisme de la CCI de région, a fait le point sur ces écarts : « La saison a été meilleure pour les all-inclusive ou le naturisme, qui ont très bien marché. En revanche, d’autres zones ou catégories d’hôtels ont souffert, et il est difficile de comprendre pourquoi un hôtel trois étoiles a bien fonctionné, alors qu’un autre, dans la même région, a connu des difficultés ».

Du côté des transports, Flora Mattei, présidente de l’Office des transports de Corse, a évoqué une dynamique positive dans le secteur maritime : « Avec des chiffres en hausse, notamment grâce à la création de nouvelles routes reliant la Corse à l’Italie », a-t-elle expliqué. En ce qui concerne l’aérien, les résultats sont également prometteurs : « Les flux cumulés, dans le Pumonte et le Cismonte, sont meilleurs qu’en 2019 avec des taux de remplissage avoisinant les 100%, tout opérateur confondu ». Toutefois, la conseillère exécutive de Corse a reconnu que des attentes subsistent, notamment sur la question des tarifs non résidents, qui restent élevés dans un contexte budgétaire difficile.

Vers une meilleure organisation et une stratégie plus durable

Face à ces constats, plusieurs actions ont été discutées pour améliorer l’attractivité de la destination Corse, notamment en dehors de la saison estivale. La déconcentration et l’étalement de la saison touristique sont au cœur des priorités : « Nous avons enregistré près de 4% de passagers en plus au 15 juillet sur l’ensemble des plateformes de transports insulaires, ce qui montre que l’avant-saison progresse. La déconcentration est donc en marche pour lisser les pics de fréquentation estivale », a ajouté Flora Mattei.

Pour Karina Goffi, l’une des actions phares à venir est la création d’une plateforme de réservation en ligne dédiée à la Corse. « Cela permettra de proposer des packages transport-hébergement, tout en réduisant notre dépendance aux géants comme Booking et Expedia. Les partenaires maritimes sont déjà prêts à s’associer et à proposer des tarifs spécifiques sur cette plateforme », a-t-elle précisé. Cette initiative vise à promouvoir directement la Corse et à renforcer l’économie locale. L'élue consulaire a cependant insisté sur l’importance de maintenir Booking pour la visibilité, tout en cherchant « à rediriger les commissions vers les compagnies qui affrètent les passagers pour booster notre destination nous-mêmes ».

Un projet soutenu par l’ensemble des acteurs

Cette plateforme de réservation a reçu l’adhésion des opérateurs maritimes et aériens, notamment EasyJet qui a déjà intégré 58 hôtels corses dans ses offres. « C’est une excellente nouvelle pour nous, car cela permettra de proposer des packages, une formule très demandée aujourd’hui », a affirmé Karina Goffi.

Un sentiment pleinement partagé par Sauveur Grisoni, président du syndicat des activités de plein air. « Il faut que les gens, lorsqu’ils viennent en Corse, viennent pour découvrir notre identité, notre culture, nos professionnels. Nous devons nous démarquer des autres destinations en misant sur notre authenticité. Cette plateforme est un outil essentiel pour y parvenir », conclut-il.

L’écho touristique lance « les sens du monde », son premier podcast

L’echo touristique – Le 30 octobre 2024 – Lien vers l’article et le podcast (45mn)

Tous les mois, Jean-François Rial, le PDG de Voyageurs du Monde, donnera la parole à un expert qui décryptera, pour L’Echo touristique, la marche du monde et son impact sur le secteur du tourisme.

L’élection présidentielle américaine à l’honneur du premier épisode

Pour le premier épisode de ce nouveau format, L’Echo touristique prend la direction des Etats-Unis, à quelques jours d’un rendez-vous qui pourrait changer la face du monde : l’élection présidentielle américaine. Jean-François Rial tend son micro à Catherine Jentile, grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient et lauréate du prix Albert-Londres, qui expose et compare les conséquences de deux scénarios : la victoire de Kamala Harris, et celle de Donald Trump. Un avis éclairé par celle qui a été chef du bureau de Washington de TF1 entre 2016 et 2021, sous la présidence de Trump.

« Il y a une grande évolution », les clients de ce gîte de Dordogne viennent pour des petites périodes

France Bleu – Le 11 novembre 2024 – Lien vers l’article

Avec le 11 novembre ce lundi, c'est le dernier grand week-end de pont de l'année. Au Moulin de la Jarousse à Angoisse, comme dans toute la Dordogne, l'année n'a pas été bonne et le propriétaire remarque des changements dans les habitudes de ces clients.

C'est une année qui a été difficile pour les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration en Dordogne, et partout en France. La météo maussade pendant de longs mois, dont l'été, et l'inflation n'ont pas donné envie aux touristes de partir en vacances. C'est le constat dressé au Moulin de la Jarousse à Angoisse. Le propriétaire, Olivier Loux, était l'invité de France Bleu Périgord ce lundi 11 novembre, à l'occasion du dernier week-end de pont.

Hébergements insolites

'Ça fait 26 ans qu'on a commencé l'aventure, rappelle Olivier Loux. Il y a une grande évolution, maintenant, les gens partent énormément pendant toute l'année, avec des courts séjours, une nuit, deux nuits, trois nuits maximum, pour les semaines ou les quinzaines, ça devient compliqué.' Les réservations ont de plus en plus souvent lieu à la dernière minute, et c'est un phénomène qui est lié à l'envie de découvrir de plus en plus de choses en vacances selon le responsable de ce domaine de 20 hectares avec une trentaine d'hébergements insolites.

L'année n'a pas été bonne un peu partout dans le pays à cause de la météo, mais les trois dernières semaines le soleil a fait son retour, 'c'était mieux que le mois de juillet', dit même le propriétaire. 'Ces vacances de la Toussaint et ce début novembre sont fabuleux, affirme Olivier Loux. L'année est compliquée parce qu'il a plu énormément, pour les vacances de printemps au mois d'avril les gens sont partis plus à l'étranger parce qu'ils voulaient être certains de trouver un peu de soleil.'

Régulation des locations AirBnB

La semaine dernière, le Sénat et l'Assemblée Nationale ont adopté un nouveau texte de loi pour encadrer les locations de meubles touristiques qui ont explosé en France ces dernières. De 300.000 à plus de 1.200.000 en huit ans. Il y aura plus de fiscalité, et plus de souplesse laissée aux mairies pour limiter le nombre de logements placé sur Airbnb dans leurs villes.

'Il faut que ça reste professionnel, se réjouit Olivier Loux. Parce qu'après tout le monde fait tout et n'importe quoi, donc que ça reste professionnel c'est mieux pour moi, c'est bien que ça soit réglementé.' Une bonne nouvelle pour les professionnels de l'hôtellerie, qui interpellent depuis longtemps les pouvoirs publics sur cette concurrence qu'ils considèrent déloyale.

Nous vous donnons RDV le 15 décembre prochain.

Bon week-end

Arnaud et Simon

Les actus d'octobre 2024

Bonjour à tous,

Notre entreprise a fêté ses 5 ans le 16 septembre dernier, nous sommes heureux de célébrer cet anniversaire avec vous. 

Nous avions commencé, après quelques mois d’existence, par la période « Covid », qui soyons honnêtes, n’avait pas été très propice au tourisme et donc à notre activité 😅…

Heureusement… Nous sommes toujours là ! Nous aimerions donc remercier chaleureusement les propriétaires qui nous font confiance depuis tout ce temps, en métropole, en Guadeloupe, en Martinique, en Corse et en Espagne.

Nous remercions également notre partenaire technique, un grand merci à toute l’équipe.

Nous avons plaisir depuis toutes ces années à vous proposer cette revue de presse tous les 15 du mois, permettant une photographie mensuelle des actus importantes liées à la vie des meublés touristiques. Nous espérons qu'elle vous donne satisfaction, n'hésitez pas à nous faire part de vos retours !

Nous avons lancé cette année notre nouveau site www.dormira.fr, permettant de trouver le site Internet des propriétaires de gîtes & chambres d'hôtes pour réserver en direct, sans commission. Merci aux propriétaires qui se sont inscrits (gratuitement), le site prend de l'ampleur grâce à vous ! 

Bonne lecture !

Arnaud & Simon

Les propriétaires de Barcelone s’organisent pour répondre à l’interdiction annoncée des locations touristiques

Le Monde – Le 16 septembre 2024 – Lien vers l’article

Une association de loueurs de logements menace le gouvernement catalan de multiplier les recours en justice contre une nouvelle loi qui a permis à la mairie socialiste de la capitale catalane d’interdire Airbnb et ses équivalents d’ici à fin 2028.

Les propriétaires d’appartements touristiques de Barcelone, menacés d’interdiction en 2029, ont décidé de passer à l’offensive. Lundi 16 septembre, l’association Apartur, qui représente près de 7 000 des 10 000 logements touristiques légaux recensés dans la capitale catalane, a annoncé une pluie de recours contre la Généralité, le gouvernement local.

« La décision de supprimer les appartements touristiques suppose une perte de profits et menace la récupération des investissements effectués par les propriétaires. C’est une forme d’expropriation, une atteinte au droit à la propriété. Le total des plaintes que nous sommes en train de rassembler représente déjà plus de 1 milliard d’euros de demandes d’indemnisation. Et ce n’est qu’un début… », prévient Marian Muro, directrice générale d’Apartur. Elle ne cache pas sa colère.

Le 21 juin, le maire de Barcelone, le socialiste Jaume Collboni, a provoqué l’émoi, en annonçant la suppression de la totalité des appartements touristiques de la ville en novembre 2028. Sa décision s’appuie sur un décret-loi de la Généralité, approuvé en novembre 2023 et limitant à cinq ans au maximum la durée de validité des « licences touristiques » – lesquelles permettent aux propriétaires de louer leur logement aux vacanciers et visiteurs séjournant dans la cité.

« Effets négatifs de la massification touristique »

Jusqu’à présent, ces autorisations étaient perpétuelles. Passé le délai de cinq ans, le décret accorde à chaque municipalité le pouvoir de les renouveler ou pas. En février, le Parti populaire (PP, droite) a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle. En attendant la décision des juges suprêmes espagnols, l’édile a pris la décision la plus radicale : supprimer les Airbnb.

« La ville ne peut pas se permettre un nombre aussi élevé d’appartements touristiques dans un contexte évident de difficultés d’accès au logement et d’effets négatifs de la massification touristique », s’est justifié M. Collboni. Il a rappelé qu’en dix ans, le prix des loyers avait bondi de 68 % en moyenne, bien que, depuis 2014, la ville ait interdit toute nouvelle ouverture de logement touristique. « Ajouter 10 000 appartements au marché de l’immobilier est une décision pertinente, a-t-il encore insisté, en juillet, sur la radio Cadena Ser. C’est l’équivalent de dix ans de construction moyenne de logements privés dans la ville. (…) Et personne n’aime avoir dans son immeuble des appartements touristiques. »

De fait, à Barcelone, la possible suppression des appartements touristiques paraît emporter l’adhésion des habitants. « Cela me semble une très bonne mesure : il faut réguler les Airbnb, miser sur un tourisme de qualité attirant des gens qui respectent la ville et ses habitants. Et il faut que les appartements servent à nous loger, assure Alvaro Molina, programmateur informatique, assis à une terrasse du quartier central du Poble Sec avec des amis, qui opinent. J’ai fait mes calculs et je dois encore vivre six ans chez mes parents pour espérer pouvoir m’acheter un appartement », ajoute le jeune homme de 32 ans.

« Les Airbnb privent les gens de logements dont ils ont besoin : il y a peu d’offres, et à des prix exorbitants, estime aussi Jorina (qui n’a pas donné son nom), une trentenaire néerlandaise qui réside à Barcelone depuis une dizaine d’années, tout en promenant son bébé. Durant la pandémie [de Covid-19], on s’est rendu compte que seuls des touristes vivaient dans le quartier du Raval, car les appartements étaient fermés, il n’y avait plus personne », poursuit-elle.

Pour beaucoup, la crise sanitaire a marqué un tournant dans l’appréciation du phénomène du surtourisme. « Le confinement a permis à de nombreux Barcelonais de redécouvrir les lieux et habitudes auxquels ils avaient peu à peu renoncé à cause de la “touristification” de la ville : pouvoir se promener tranquillement, croiser ses voisins et s’arrêter pour parler, jouer au ballon sur les places avec ses enfants, lire un livre sur un banc, souligne Daniel Pardo, de l’Association barcelonaise pour un tourisme soutenable (ABTS). Lorsque le tourisme est revenu, la perte de cette qualité de vie n’a cette fois pas été progressive, mais brusque et violente. En deux ans à peine, la ville s’est trouvée de nouveau saturée de visiteurs. »

« Besoin d’un changement de modèle »

Du côté des propriétaires, la vision de la mesure est diamétralement opposée. « Supprimer les appartements touristiques est une mesure populiste qui traduit l’incapacité de l’administration à faire face au problème du logement, alors qu’elle n’a pas été capable de construire plus de 1,2 % de logements sociaux », affirme Marian Muro, d’Apartur. « Le problème de Barcelone est son pouvoir d’attraction. Or elle veut être à la fois un hub numérique, une ville universitaire avec de nombreuses écoles de commerce et la championne des congrès professionnels. Il faudra que la mairie explique comment elle entend accueillir le Mobile World Congress ou organiser des événements comme l’actuelle Coupe de l’America en voile en se passant de nos logements. C’est impossible », prédit-elle.

L’analyse de l’ABTS, à l’origine de la plupart des manifestations contre le tourisme de masse ayant eu lieu ces derniers mois dans la cité catalane – y compris celle qui, en juillet, s’est terminée par des tirs de pistolets à eau contre des touristes –, n’est pas si éloignée de celle de Mme Muro. « La ville a besoin d’un changement de modèle : cesser de faire la promotion du tourisme, réduire les places hôtelières et l’hypermobilité favorisée par le trafic aérien à l’aéroport de Barcelone et les bateaux de croisière, arrêter d’organiser des grands événements et des spectacles. Or c’est tout le contraire que nous voyons », affirme M. Pardo. « La suppression des appartements touristiques pourrait être une bonne mesure, puisque nous les considérons comme une utilisation illégitime des logements, mais nous n’y croyons pas… Si le but est de remplacer les Airbnb par des hôtels, nous n’aurons rien gagné. »

Le maire de Barcelone a en effet déclaré qu’il était possible d’augmenter de 5 000 le nombre de places hôtelières dans la ville et de 15 000 dans la zone métropolitaine, afin de compenser la mesure. Il a en outre relancé, avec la Généralité, un projet d’agrandissement de l’aéroport…

Autre article sur le sujet : 

Grand Angle : protestations contre les meublés touristiques, les propriétaires contre-attaquent

France Bleu – 24 septembre – Lien vers le podcast et l’article

Les voyageurs souhaitent de plus en plus réserver en direct depuis le site des propriétaires.  

Booking.com pèse jusqu’à 71% des résas hôtelières en Europe

Mister Travel – Le 23 septembre 2024 – Lien vers l’article

Booking.com pèse jusqu’à 71% des réservations en ligne des hôtels européens. C’est le chiffre donné par l’Hotrec en 2023, une association qui regroupe toutes les organisations patronales et professionnelles hôtelières des principaux pays européens. En France, ce taux serait légèrement inférieur à la moyenne européenne, soit 68,1%. Il s’agit d’un pourcentage réellement considérable.

La réservation en ligne de sites européens est en forte baisse

Le groupe Expedia (qui comporte les sites Expedia, hotels.com, eBookers, et Orbitz) est en deuxième position avec 14,4%. Le portail hôtelier allemand HRS (qui pesait 16,6% des réservations en 2013) connaît la pire dégringolade puisque son poids dans les apports d’affaires des hôteliers est passé de 16,6% en 2013 à 4,6% en 2023. 

Nuances dans le poids représenté par les grandes OTA

Selon l’étude de l’Hotrec, plus l’hôtel est de taille modeste, plus grande est sa dépendance aux OTAs. Si près d’un tiers des hôtels (28%) dépendent des OTA (online travel agency) pour entre 30% et 49% de leurs affaires, un hôtel européen sur cinq (20%) dépend de Booking, Expedia et leurs concurrents à 50%. Pour les hôtels de moins de 20 chambres, la dépendance aux OTAs est encore plus forte puisque les affaires de 27% d’entre eux dépendent des OTAs pour au moins 30% (et jusqu’à 49%) de leurs réservations. Enfin, 27% des hôteliers réalisent au moins la moitié de leurs nuitées uniquement via les OTA.

Une importante décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne

La Cour de justice de l’Union européenne a précisé la semaine dernière que Booking.com ne pouvait pas contraindre les propriétaires d’hôtels à respecter ses clauses de parité des prix en vertu du droit de l’UE. HOTREC , l’association européenne représentant les hôtels, restaurants et cafés, a salué la décision du tribunal.

La clause de parité est un accord contractuel qui interdit aux hôtels de proposer sur leurs propres sites Web des prix inférieurs à ceux de Booking.com.

Sur les réseaux sociaux, l’association a commenté : “L’arrêt rendu aujourd’hui dans l’affaire C-264/23 garantit la sécurité juridique en Europe. En vertu de la loi sur les marchés numériques (DMA) , Booking.com est déjà désigné comme une plateforme de contrôle d’accès. Le droit de l’UE interdit les clauses de parité et impose d’autres obligations importantes”

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Consommation d’eau : les acteurs du tourisme sont engagés mais peuvent mieux faire

Banque des territoires - Le 8 octobre 2024 – Lien vers l’article

Une étude de la direction générale des Entreprises a scruté la consommation d'eau dans le secteur touristique. L'hébergement, en tête des prélèvements, réalise des efforts, quand d'autres domaines, liés aux sports et aux loisirs, ont des besoins accrus.

Les acteurs du tourisme sont fortement engagés pour économiser l'eau mais de nombreux efforts restent à fournir pour envisager une transition durable du secteur sur les enjeux hydriques, indique la direction générale des Entreprises (DGE) du ministère de l'Économie dans une étude récente.

Pour la DGE, il s'agissait de mieux connaître le secteur pour lui permettre de travailler à sa transition durable dans le cadre du plan Eau, qui vise à réduire de 10% les prélèvements en eau d'ici 2030, par rapport à 2022, dans l'ensemble de l'économie.

Les villages-vacances en tête des prélèvements

Dans un secteur touristique qui consomme chaque année 335 millions de m3 d'eau, l'hébergement totalise 59% des prélèvements. Parmi les types d'hébergement, les 'autres hébergements' (auberges de jeunesse, locations entre particuliers, résidences secondaires, etc.) sont les plus consommateurs, avec 85 millions de m³, mais pour seulement 132 litres par personne et par nuitée, loin derrière les 439 litres des villages-vacances ou des résidences de tourisme avec espace aquatique, ou même les 323 litres en hôtels 4 et 5 étoiles, dont 40 à 45% pour le nettoyage des chambres et des sanitaires. En hôtellerie de plein air, la consommation moyenne par personne et par nuitée est de 183 litres, dont environ 70% pour les sanitaires et douches. En outre, dans les 50% de campings français disposant d'une piscine, celle-ci pèse pour 25% des prélèvements d'eau.

La restauration représente le deuxième poste de prélèvement en eau de la filière (27% du total). La DGE explique l'importance de cette consommation par le grand nombre d'acteurs et la forte activité du secteur plus que par l'intensité de l'usage de l'eau 'qui reste faible'. On relève toutefois une nette différence entre la restauration traditionnelle (46,9 litres par couvert) et la restauration rapide (8,2 litres par couvert).

Neige et golfs : beaucoup d’eau, peu d’usagers

Derrière l'hébergement et la restauration, deux domaines touristiques ressortent pour leurs prélèvements en eau 'particulièrement intenses pour un nombre d'acteurs et d'usagers relativement réduit'. D'abord, la production de neige, avec 29,1 millions de m³ par an (9% du total). Rapporté aux 54 millions de journées-skieurs, 'le prélèvement est environ de 530 litres par skieur et par journée', soit bien plus que dans le secteur de l'hébergement. Le second est l'entretien des golfs (3% du total), sachant qu'un 'dix-huit trous' utilise en moyenne 50.000 m³ d'eau par an. Pour ces deux domaines, la DGE note des 'tendances qui vont à l'accroissement des besoins en contexte de dérèglement climatique'.

Les autres sources de prélèvements en eau du secteur touristique se répartissent entre les sites de loisirs (dont les parcs aquatiques qui prélèvent en moyenne 237 litres par visiteur), les sites culturels et le transport fluvial.

Si de nombreux efforts restent à faire 'pour correspondre aux réalités environnementales actuelles', la DGE estime 'que les acteurs du tourisme, malgré des sensibilités et des maturités variées, sont largement engagés pour économiser l'eau'. Ainsi 94% des hôtels interrogés dans le cadre de l'étude disent sensibiliser leurs clientèles aux économies d'eau et 71,2% être équipés d'appareils économiseurs d'eau pour le nettoyage.

Autre article sur le même thème : 

Sécheresses, tourisme, agriculture… Et si demain, on n’avait plus d’eau ?

BRUT – le 27 septembre 2024 – Lien vers la vidéo

Les réseaux sociaux génèrent-ils vraiment des ventes dans le tourisme ?

La Quotidienne – Le 4 octobre 2024 – Lien vers l’article

Une nouvelle étude réalisée par Phocuswright révèle que les médias sociaux ne sont plus seulement une source d’inspiration pour les voyageurs mais constituent désormais une force puissante qui stimule les réservations et influence les décisions clés tout au long du parcours du voyageur.

Le rapport, intitulé « F Is for Funnel: Social Media and the Path to Travel Purchase », révèle comment les voyageurs se tournent de plus en plus vers les plateformes sociales non seulement pour rêver de leur prochain voyage, mais aussi pour le planifier et le réserver.

L’étude a révélé que 65 % des voyageurs qui ont utilisé les réseaux sociaux pour planifier leur voyage ont pris une décision d’achat ou de visite en fonction du contenu qu’ils ont vu.

Cette influence s’étend à toutes les catégories démographiques, les jeunes voyageurs, les voyageurs fréquents et ceux qui se lancent dans des voyages internationaux étant particulièrement sensibles à l’influence des réseaux sociaux.

Près de trois voyageurs internationaux sur quatre ont pris des décisions en fonction du contenu des réseaux sociaux lors d’un voyage récent.

Des conclusions réjouissantes

La conversion est reine – Près des deux tiers des voyageurs de moins de 55 ans qui ont utilisé les réseaux sociaux pour planifier leur voyage ont converti, effectué un achat ou visité une destination en fonction du contenu des réseaux sociaux, ainsi que 53 % des plus de 55 ans.

Au-delà de l’inspiration – Les réseaux sociaux sont utilisés pour la planification active des voyages, avec 39 % des convertisseurs utilisant les réseaux sociaux pour comparer des options et des prix spécifiques.

Le contenu visuel l’emporte – Les images (55 %) et les vidéos de courte durée (53 %) sont les deux types de format les plus susceptibles de produire une conversion.

L’authenticité est essentielle – Les voyageurs recherchent un contenu authentique qui présente des expériences réelles, à la fois positives et négatives.

Le contenu généré par les utilisateurs (UGC) est considéré comme particulièrement digne de confiance, avec une couche supplémentaire de crédibilité intégrée dans le contenu auto-publié sans aucun enjeu financier.

Les voyageurs utilisent une variété de plateformes de réseaux sociaux pour planifier leurs voyages, avec Facebook (69 %), Instagram (68 %) et YouTube (65 %) en tête, et TikTok (47 %) gagnant en popularité parmi les convertisseurs.

Nous vous souhaitons une bonne fin de saison, avec les vacances scolaires qui arrivent. 

Passez de bons moments si vous êtes avec vos proches !

Nous vous donnons RDV le 15 novembre prochain.

Arnaud et Simon

Les actus de septembre 2024

Bonjour à tous,

Nous sommes très heureux de vous retrouver, après une pause estivale concernant cette revue de presse. Nous espérons que vous avez pu profiter de vos proches et réussi à vous reposer, même si la période n’est pas la plus calme pour tous les propriétaires ou gérants de locations saisonnières !

Avec le réchauffement émerge un désir de « vacances à la fraiche » et une quête de « refuges climatiques »

Le Monde – Le mardi 6 août 2024 – Lien vers l’article

Si globalement les effets de plus en plus visibles du changement climatique influencent peu les choix de destination des vacances d’été, quelques signaux laissent pourtant apparaître de nouvelles dynamiques.

Lorsque de fortes chaleurs s’abattent sur la France, il est une péninsule où les thermomètres grimpent moins qu’ailleurs : le Cotentin. Là-bas, entre le nez de Jobourg et le port de Goury, dans ce territoire qu’on appelle aussi « la petite Irlande », le chercheur Matthieu David mène une enquête auprès des touristes, pour comprendre les raisons de leur présence sur ce territoire. Il en ressort que la « quête de fraîcheur » est une motivation centrale pour la moitié des vacanciers interrogés – une forme d’adaptation, selon le géographe, des flux touristiques au changement climatique.

« Pour certains, cette quête est stratégique : ils souhaitent éviter les grosses chaleurs du Sud. Pour d’autres, ce choix est tactique : ils décident au dernier moment de venir, en réaction à une anticipation d’un épisode de canicule », explique ce doctorant à l’université de Caen, qui consacre sa thèse à ce « refuge climatique ». Le succès touristique du Cotentin, qui a vu son nombre de visiteurs progresser d’environ 13 % en dix ans, serait un « signal faible » de nouvelles logiques touristiques, relève Matthieu David.

De nouvelles dynamiques

D’autres indices pointent dans ce sens. A l’échelle française, alors que l’essentiel des infrastructures et de l’emploi touristique se situe, hors Paris, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, de nouvelles dynamiques apparaissent. Tous types d’hébergements confondus, entre 2019 et 2022, les trois régions qui ont enregistré les plus fortes progressions en termes de nuitées touristiques sont la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire, selon l’Insee. L’Occitanie était en recul sur la même période. En 2023, la fréquentation des hôtels, campings et hébergements de tourisme de Provence-Alpes-Côte d’Azur a baissé de 1,1 % par rapport à 2022, à rebours de la tendance nationale (+ 2,3 %).

L’hôtellerie de plein air profite particulièrement de cette tendance au rééquilibrage Nord-Sud. Les campings normands ont doublé, en vingt ans, leur nombre de nuitées – alors que leur nombre n’a pas augmenté. Même tendance en Bretagne : « On est passés de 8 millions à 14 millions de nuitées entre 2012 et 2023, illustre Nicolas Dayot, président de la Fédération de l’hôtellerie de plein air. On a de plus en plus de primo-visiteurs, alors que, traditionnellement, la Bretagne attirait surtout des “habitués”. Parmi les néoconvertis, il y a des gens qui fuient les chaleurs du Sud. »

Toutefois, ces signaux restent difficiles à interpréter : le facteur climat n’est qu’un élément explicatif, parmi d’autres, des choix de destinations. Les touristes sont influencés par une multitude d’éléments comme l’offre d’hébergements disponibles, leur prix, la proximité, la présence d’amis ou de membres de la famille, les propositions des comités d’entreprise… « Et ce que l’on constate, c’est qu’il y a beaucoup d’inertie dans ces choix, car ceux-ci sont souvent contraints », remarque Jean Pinard, consultant spécialisé dans l’économie touristique.

La chaleur n’a pas un effet repoussoir

Malgré ce lent rééquilibrage, le Sud et la Méditerranée continuent, l’été, d’attirer en masse les vacanciers, guidés par l’héliotropisme. Incendies en Crète, sécheresse en Espagne, chaleur extrême en Sicile, multiplication des épisodes caniculaires partout (la France connaissait 1,7 jour de vagues de chaleur par an avant 1989, elle en a subi 9,4 sur la dernière décennie, selon Météo-France) : tout cela n’a qu’un impact marginal sur les flux de touristes, selon tous les experts interrogés. « Dans les enquêtes menées auprès des touristes, les effets repoussoirs, ce sont la pluie, le vent, les basses températures. Pas la chaleur », observe Nicolas Dayot.

Dans les agences de voyages françaises, les cinq pays qui enregistrent, cet été, le plus grand nombre de réservations sont tous potentiellement soumis à de très fortes températures : l’Espagne, la Grèce, la Tunisie, l’Italie et le Maroc, selon des données fournies par la société Orchestra au Monde. En 2023, la Grèce, qui a subi une canicule de deux semaines à plus de 40 °C, a aussi battu ses records de recettes touristiques, avec une hausse de 16,5 % sur un an, selon des données de la Banque centrale hellénique. L’été 2024 s’annonce du même acabit. Même si, mi-juin, trois touristes étrangers sont décédés (à Symi, à Samos et Corfou) pendant un épisode de canicule, alors qu’ils avaient entrepris de marcher sous un soleil de plomb. Même si le mois de juillet a été le plus chaud jamais enregistré dans le pays.

Loin de repousser les voyageurs, les sites touristiques les plus touchés par les chaleurs extrêmes essaient plutôt de développer des logiques d’adaptation. La ville de Toulouse a par exemple aménagé son planning de visites guidées : désormais, elle propose une session hypermatinale, à 7 h 30, et d’autres le soir, à partir de 21 h 45. Autour de l’Acropole, à Athènes, la Croix-Rouge grecque distribue des bouteilles d’eau aux visiteurs lors des pics de chaleur.

« Coûts supplémentaires »

« Les touristes ne vivent pas les canicules de la même manière que les résidents. Ils ne travaillent pas, profitent des zones climatisées dans les hôtels ou les musées, ils peuvent choisir leurs heures de sorties », pointe Wolfgang Cramer, directeur de recherche au CNRS, qui a étudié l’impact du changement climatique sur le tourisme en Méditerranée. Mais, selon lui, cette situation ne pourra qu’évoluer. Davantage que les fortes chaleurs ou les paysages calcinés, ce sont les hausses de prix qui vont finir par pousser les touristes vers des contrées plus fraîches. « La multiplication des canicules va entraîner des coûts supplémentaires pour les hébergeurs et les restaurateurs. Ces destinations sont appelées à devenir de plus en plus chères. Et si l’aviation liée au tourisme diminue, ce qui est une nécessité pour limiter le changement climatique, cela aura aussi un effet sur les prix. »

« Des tour-opérateurs continuent d’envoyer des gens en Grèce l’été, alors que l’expérience sur place est très dégradée. A terme, ils seront victimes de leur inertie : ils ont intérêt dès maintenant à proposer autre chose », commente Julien Buot, président d’Agir pour un tourisme responsable. Lui estime que les agences de voyages devraient « relocaliser » leurs propositions, adapter leur saisonnalité, et réserver l’usage de l’avion à des séjours plus qualitatifs.

Un autre facteur pourrait influencer la distribution des flux touristiques : le vieillissement de la population. Selon une enquête menée auprès de 6  000 Européens par l’association European Travel Commission, les voyageurs de plus de 55 ans sont les plus enclins à éviter les zones chaudes et à privilégier les lieux avec des conditions météo plus stables. En outre, « les délais entre les réservations et les séjours se raccourcissent, ce qui rend les choix de destination de plus en plus “météo sensibles” », observe Olivier Petit, du cabinet In Extenso.

La stratégie de la « Coolcation »

Signe des temps : de plus en plus de territoires se saisissent de l’argument « fraîcheur » dans leur marketing. Cet été, la station Saint-Martin-de-Belleville, dans les Alpes (Savoie), déploie une offre d’activités avec un mot d’ordre : échapper à la canicule. « Ici, les nuits sont fraîches ! », clame l’office de tourisme. Pour attirer les voyageurs, l’Allier insiste sur la douceur de son climat et ses activités « pour rester au frais ou à l’abri des ultraviolets ».

Des pays comme la Norvège et la Suède jouent aussi cette stratégie promotionnelle de la « coolcation » – contraction de l’anglais cool (fraîcheur) et vacation (vacances) –, afin d’attirer des touristes venus du sud de l’Europe. En 2023, le nombre de nuitées d’étrangers a augmenté de 22 % en Norvège et de 11 % en Suède. Au Danemark, l’été 2023, il n’y a jamais eu autant de Français : les nuitées enregistrées pour les touristes hexagonaux ont bondi de 27 % en un an.

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Un été atypique pour les vacances 2024 des français

La Quotidienne - Le lundi 2 septembre 2024 – Lien vers l’article

Les Entreprises du Voyage exposent leur premier le bilan concernant les mois de juillet et août : On apprend ainsi que les Français ont été moins nombreux cet été à partir en vacances par l’intermédiaire des opérateurs de voyages.

« Les premiers chiffres confirment le sentiment d’attentisme ressenti dès le mois de juin en matière de prise de décision pour les départs en juillet« , commente Valérie Boned, la Présidente du Syndicat EDV.

La baisse pour juillet est de 1 4 % en nombre de dossiers par rapport à juillet 2023 toutes destinations confondues, avec une baisse marquée pour la France.

Les Français ont privilégié le mois d’août, les départs ont retrouvés des couleurs, bien meilleur que juillet cependant en recul de 3 % par rapport à août 2023.

« Il est intéressant de noter que le « panier moyen » a progressé en juillet de 3,4 % par rapport à 2023, et de 1,6 % en août. Il avait déjà beaucoup progressé en 2023, cette tendance persiste donc« .

La conjoncture : élections, dissolution, Jeux Olympiques et Paralympiques ont clairement un impact sur l’été que nous venons de vivre, mais le contexte international et le pouvoir d’achat sont également des éléments qui pèsent sur les décisions des Français.

On constate une grande stabilité des destinations, la France et essentiellement le bassin méditerranéen sont les destinations d’été préférées.

Pour septembre, à date, les réservations sont également en retrait par rapport à la même date en 2023

Les Français se décident particulièrement tardivement à réserver par rapport à leur date de départ, le bilan à fin septembre permettra de décrypter si la baisse du mois de juillet sera rattrapée par un mois de septembre qui est choisi par de plus en plus de touristes qui le peuvent pour prendre leurs congés d’été.

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À Paris, la cour des comptes déplore une politique du tourisme déplorable

Le Monde – Le mercredi 4 septembre 2024 – Lien vers l’article

La concurrence entre les structures de la Ville et celles de la Région chargées de la promotion touristique entraîne « dilution et redondance », et n’a « aucun sens » pour les touristes, estime la Cour des comptes dans deux rapports parus vendredi 30 août.

Faire la promotion d’une destination, informer les touristes, former les professionnels du secteur, produire des analyses… Voilà quelques missions des comités régionaux du tourisme (CRT), des structures peu connues rassemblant chacune plusieurs dizaines de salariés, sous tutelle des régions. Le plus souvent, chaque CRT travaille main dans la main avec les comités départementaux du tourisme (d’autres structures, au niveau des départements), et avec les offices de tourisme, rattachés à une ville ou à une agglomération.

Mais à Paris, les choses sont plus compliquées, tant la « ville centre » est prépondérante dans l’attractivité touristique de la région. Alors, entre l’office de tourisme de la Ville de Paris (80 salariés) et le CRT d’Ile-de-France (70 salariés), difficile de comprendre qui fait quoi. Une situation qui entraîne des « redondances », une « dilution des responsabilités », une multiplication des marques, et de la « confusion » chez les partenaires, estime la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France, dans deux rapports mis en ligne vendredi 30 août au sujet de ces structures.

Une belle illustration du millefeuille administratif français, qui, depuis l’étranger, doit sembler bien curieux. Ainsi, le CRT comme l’office de tourisme disposent chacun de leurs propres sites Internet, déclinés en différentes versions pour promouvoir Paris auprès des touristes, des agences, des voyageurs d’affaires… Pas de porte d’entrée unique : « Les canaux de communication s’additionnent en autant d’organismes compétents », note la Cour des comptes.

Doublon et confusion

A cela s’ajoutent des « marques » distinctes, déclinées dans différents supports et actions de communication : Paris Je t’aime pour l’office de Tourisme, Visit Paris Region pour le CRT. Les deux structures ont aussi une marque commune pour certaines actions communes, Paris Is Yours. Si la Cour salue cette volonté de rapprochement, cette nouvelle marque génère, selon les magistrats, « encore plus de confusion ». Aussi, chaque structure produit ses statistiques et ses bilans de fréquentation, avec des périmètres et des sources différents − ce qui peut ajouter à la confusion. Elles sont également en doublon sur la vente de certains produits touristiques et tickets.

« Cet empilement de compétences, épousant l’organisation territoriale française, n’a aucun sens pour un touriste. L’approche par destination, autour d’une marque unique, des messages, supports de promotion et données communs, et non dispersés par acteurs ou territoires, apparaît la plus pertinente », indique la Cour. Qui ajoute que cette « dispersion » constatée en Ile-de-France « dépasse le seul enjeu de la dissémination de moyens ». « Elle dessert la puissance de la destination, par la confusion d’image qui en résulte, et elle est susceptible de semer le doute sur la fiabilité de la destination. »

D’autres capitales ont fait un travail de rationalisation. La Cour des comptes cite Amsterdam, qui a créé un site et une marque uniques, sous le nom d’« I Amsterdam », et qui propose « un panel d’activités dépassant le seul cadre de la ville d’Amsterdam, avec un marketing important pour promouvoir l’aire métropolitaine ».

Une coopération « fragile »

Les deux structures ne sont pas en guerre, comme ce fut le cas il y a quelques années. Depuis 2018, à la faveur d’un renouvellement des directions des deux côtés, les deux organismes ont mutualisé diverses actions de promotion. Avant, un partenaire − un musée, un groupe hôtelier − pouvait partir deux fois à Madrid ou Shanghaï pour faire la promotion de Paris : une fois avec l’office de tourisme, une fois avec la région. « Désormais, on fait ce type de promotion en commun », illustre Christophe Decloux, directeur du CRT d’Ile-de-France, qui, depuis un an, fait partie de l’agence d’attractivité Choose Paris Region.

Toutefois, aucune convention n’existe entre les deux structures. « L’absence d’institutionnalisation de la coopération rend cette dernière fragile, et ne la fait reposer que sur la volonté des directeurs », souligne la Cour. Une fusion avait été évoquée, mais jamais réalisée. La piste de la création d’un groupement d’intérêt économique qui engloberait l’action des deux organismes, ainsi que celle d’autres offices de tourisme de la région, est appuyée par les magistrats.

De quoi imaginer des économies, d’autant que la Cour pointe du doigt les difficultés financières rencontrées par l’office de tourisme de la capitale. La baisse de la subvention de la Ville, depuis 2017 (4,5 millions d’euros par an, contre 6,5 millions auparavant), n’a pas été compensée par une hausse suffisante de ressources propres de l’office, qui « peine à équilibrer ses comptes » − notamment parce que ses ressources propres, issues de la billetterie, ont du mal à décoller. La structure, qui gère un budget d’environ 6 millions d’euros, était déficitaire de 185 000 euros en 2022, dernier exercice analysé. D’après l’office de tourisme, les pertes étaient du même ordre en 2023.

Nous vous souhaitons une arrière-saison la plus réussie possible et vous donnons RDV le 15 octobre prochain.

Arnaud et Simon

Les actus de mai 2024

Chiffres-clés 2023 des meublés de tourisme

ADN Tourisme – Le 1er mai 2024 – Lien vers la synthèse

  •  179 400 meublés de tourisme classés sont comptabilisés au 31 décembre 2023, ce qui représente un total de 878 600 lits.
  • Entre 2022 et 2023, le parc global est en retrait de -4%, après une forte progression entre 2021 et 2022 (+11%)
  • 42% des meublés sont classés en catégorie 3 étoiles et 34% en catégorie 2 étoiles (soit plus de 3 meublés sur 4 dans ces deux seules catégories).
  • 38% des meublés ont une capacité de 3 ou 4 personnes, 26% de 5 ou 6 personnes et 21% de 1 à 2 personnes.
  • La capacité d’accueil moyenne est de 4,9 personnes.

Label « destination d’excellence » : « Oui on en a besoin », reconnait le président de l’Association française des Maîtres Restaurateurs

France Info – Le 21 avril 2024 – Lien vers l’article

À partir du 1er mai, les entreprises du tourisme pourront obtenir ce label si elles garantissent un 'haut niveau de qualité de l'accueil et des services' ainsi qu'un 'haut niveau d'exigence en matière de développement durable'. 

  • 'Oui on en a besoin', reconnaît Alain Fontaine, chef, propriétaire du restaurant 'Le Mesturet' à Paris et président de l’Association française des Maîtres Restaurateurs. Il était invité samedi 21 avril sur France info pour réagir au nouveau label pour le tourisme 'destination d’excellence'. 
  • À partir du 1er mai, les entreprises du tourisme pourront obtenir ce label si elles garantissent un 'haut niveau de qualité de l'accueil et des services' ainsi qu'un 'haut niveau d'exigence en matière de développement durable et de protection de l'environnement', selon un arrêté publié samedi. Le dispositif est géré par Atout France.
  • Pour Alain Fontaine ce 'label d'Etat' qui englobe 'l'hôtellerie ou encore les restaurants est important pour que les touristes sachent que l’État s'intéresse à cette économie'. Alain Fontaine estime qu''il n'était pas normal que le label 'Qualité tourisme' [qui existe depuis 2005] n'intéresse que 5 000 professionnels du secteur, il fallait booster cela'. 

 De nouvelles attentes sur l’écologie

  •  Il reconnaît que le label 'Qualité tourisme' était 'un peu vieillissant' et que 'de nouvelles choses sont arrivées' comme 'l'anti-gaspi, les recharges des voitures électriques sur les parkings de certains hôtels et de certains restaurants ou encore l'accessibilité qui n'était pas au centre du débat en 2005. Ça fait partie des services que l'on doit'.
  • Mais, selon le restaurateur, pour que ça fonctionne, 'il faut que l’État prenne en charge ce label en termes de communication'.

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Baromètre Ancoris : « L’investissement touristique est de plus en plus stratégique pour les territoires »

L’echo Touristique – Le 23 avril 2024 – Lien vers l’article

  • D’après le dernier baromètre publié par Ancoris, l’investissement touristique continue de croître en France, soutenu par des stratégies plus matures tant du côté des investisseurs que des territoires.
  • L’investissement touristique est toujours en pleine croissance en France. En témoigne le baromètre annuel de l’investissement touristique publié par Ancoris. En 2023, le nombre de projets d’investissement touristique a augmenté de 13,8% par rapport à l’année précédente, confirmant ainsi la tendance à la hausse observée ces quatre dernières années.
  • « C’est le signe d’un optimisme généralisé, aussi bien du côté des investisseurs que des collectivités », décrypte Guillaume Gady, le directeur général d’Ancoris. « Neuf professionnels sur dix estiment que l’attractivité de leur territoire s’est renforcée depuis la crise sanitaire », observe-t-il également. 
  • Les investisseurs, eux, ont visiblement toujours envie de se mettre au vert : 64% des projets ciblent un environnement rural. « La crise sanitaire a joué en la faveur des territoires ruraux », rappelle Guillaume Gady. Un choix lié en grande partie au développement de l’hôtellerie de plein air. Pour autant, cette tendance ne tient pas qu’au seul appel de la nature. Si la campagne attire les investisseurs, c’est aussi parce que le foncier y est plus disponible, et donc plus accessible.
  • La filière de l’hôtellerie, notamment de plein air, s’inscrit comme l’un des moteurs majeurs de l’innovation touristique, portée par de nouveaux concepts comme les hébergements insolites ou les éco-domaines haut de gamme. La filière représente 33% des projets en 2023 (73 projets détectés), soit 40% de plus qu’en 2022.
  • « Ces projets, toujours plus nombreux et capitalistiquement intensifs, revêtent une importance stratégique pour les territoires, notamment pour les zones rurales qui bénéficient de leur expansion », selon Ancoris.
  • A condition, sans doute, qu’une offre d’activités suffisante se développe pour occuper ces touristes venus chercher un bol d’air. C’est ce que semble confirmer une nette hausse (+105%) du nombre de projets d’activités et de loisirs détectés par Ancoris. En 2023, ils ont représenté 10% des projets identifiés par la structure. On retrouve notamment dans ces projets d’investissements de nombreux parcs de loisirs de plein air, situés au cœur de la nature. « Ces parcs jouent un rôle essentiel dans la création d’une identité de destination et servent souvent de porte d’entrée sur le territoire. » Parallèlement, Ancoris observe une montée en puissance des parcs de loisirs indoor multiactivité, capables d’accueillir des visiteurs toute l’année, favorisant ainsi le tourisme quatre saisons.

« Tout coûte plus cher »

  • Côté budget, l’enveloppe allouée dépasse les 3 millions d’euros pour un quart des projets. Pour 55%, il s’agit de la reprise d’équipement, d’une création de site pour 33%. « Les besoins en financement sont importants parce que les projets sont chers, explique Guillaume Gady. Tout coûte plus cher, le foncier, mais aussi les matières premières. »
  • Et ce, alors que l’accès au financement s’est considérablement restreint ces dernières années. « Pour qu’un projet soit pérenne, il faut quand même avoir les reins très solides au début de l’aventure », avertit Guillaume Gady.
  • Ce contexte chahuté freine-t-il la concrétisation des  projets ? « C’est tout le contraire, poursuit-il. Le niveau de maturité des investisseurs est de plus en plus élevé. Ils savent que le secteur peut être soumis à des crises. Cette prise de conscience les pousse à se professionnaliser davantage. Ils viennent désormais avec des fonds nécessaires pour avoir une visibilité suffisante sur les premières années. Les territoires, les collectivités, pour qui l’investissement touristique est un sujet encore relativement nouveau, ont eux-mêmes rehaussé leur niveau d’exigence. C’est un cercle vertueux où tout le monde se tire vers le haut en termes de professionnalisation, ce qui permet d’éviter les catastrophes industrielles. »
  • Pour les territoires, l’investissement touristique s’affirme en effet de plus en plus comme une priorité stratégique. Le tourisme se positionne ainsi comme un axe essentiel, au même titre que d’autres enjeux pour 64% des acteurs interrogés.
  • Comme les années précédentes, la RSE fait de plus en plus partie intégrante des projets d’investissement touristique. La part des projets détectés pouvant démontrer un engagement dans au moins une dimension de la RSE (sur la base de 417 projets) grimpe de neuf points, passant de 22% en 2022 à 37% en 2023.
  • « Il est essentiel que les professionnels publics du développement touristique dans les territoires puissent guider les investisseurs touristiques dans leur implantation tout en soutenant les opérateurs déjà présents dans leur adaptation aux transitions en cours, souligne Ancoris. Face aux défis environnementaux, aux évolutions des filières touristiques et aux nouvelles attentes des clients, ces opérateurs doivent moderniser leur offre pour répondre aux demandes futures. » 

Des projets très mobiles

  • Et du côté des investisseurs, quels sont les critères décisifs ? « La disponibilité de solutions d’accueil immobilières ou foncières s’impose de plus en plus fortement comme un critère décisif dans l’acte d’investissement », analyse Ancoris.
  • C’est d’ailleurs là une des particularités – et des atouts – de l’investissement touristique. Ville, campagne, mer ou montagne : contrairement à d’autres filières, à l’image des activités industrielles ou innovantes par exemple, plus dépendantes d’un écosystème économique, un bon projet touristique peut s’implanter… à peu près n’importe tout. D’où une concurrence accrue entre les territoires.
  • Pour une majorité des projets qualifiés par Ancoris, la localisation n’est d’ailleurs pas définie au préalable. 59% d’entre eux peuvent être qualifiés de « très » ou « assez » mobiles.
  • Autres freins potentiels : l’image et la notoriété du territoire (37% des sondés), les problématiques liées au PLU (34%), la concurrence des autres destinations (25%) ou la faiblesse des flux touristiques (24%). 

Malgré tout, les signaux restent au vert. Mais jusqu’à quand ?

  • « Je ne possède pas de boule de cristal, mais je pense qu’il y a encore une vraie marge de manœuvre, anticipe Guillaume Gady. La façon de faire du tourisme a changé, la façon de partir en vacances aussi. On a besoin d’une offre beaucoup plus diversifiée. Certaines zones sont en phase de restructuration ou devront s’y engager dans les années à venir, je pense notamment à la montagne. Là et ailleurs dans l’Hexagone, une partie du parc immobilier nécessite également d’être renouvelée. Ces évolutions engendreront de nouveaux besoins en investissement. »

Etude YouGov pour PayPal : 1 français sur 4 utilise le paiement fractionné pour planifier ses voyages

Tendance Hôtellerie – Le 23 avril 2024 – Lien vers l’article

Les Français font attention au prix lors de la réservation de leurs voyages

  • 7 Français sur 10 indiquent que l’inflation impacte à la baisse la façon dont ils organisent leurs voyages : temps sur place, budget, activités... nombreux sont ceux qui revoient l’attribution de leur budget. Il n’est donc pas étonnant que pour 54 % des répondants, le prix soit le critère le plus important lors de la réservation d’un voyage. Selon l’étude, le budget individuel moyen de 62,5 % Français réservé aux voyages se situe entre 0 et 1 000 €. Seule une minorité de participants (21,7 %) indique consacrer entre 1 000 € et 2 000 € à cet effet.
  • Si le budget des Français est revu à la baisse, ces derniers ne comptent pas pour autant se priver de voyager : bien au contraire. Un tiers des Français a prévu de faire un voyage dans les 12 prochains mois, et 33 % en prévoient même plusieurs. L’optimisation des coûts reste une priorité, 38,2 % des Français choisissent par exemple des destinations moins chères, tout comme la facilité et rapidité de réservation, qui demeurent décisives pour 34,9 % des répondants.

Le paiement fractionné : un moyen d’optimiser la gestion du budget voyage

  • Dans ce contexte, les Français sont en recherche constante d’outils pour faciliter les paiements tout en respectant leur budget, sans pour autant réduire leurs occasions de voyager.
  • Aujourd’hui, 1 Français sur 4 déclare utiliser le paiement fractionné pour financer son voyage : 31% des 25-44 ans l’utilisent. Plus de la moitié des Français (53 %) planifient leurs voyages via les principaux sites de réservation en ligne. Parmi ces derniers, près de 30 % utilisent le paiement fractionné. Plus que d’étaler les dépenses sur plusieurs mois, cette solution permet aux Français de mieux gérer leur budget en leur offrant plus de flexibilité pour planifier leurs voyages.
  • Les voyages restent un élément essentiel dans la vie des Français qui, malgré le contexte économique difficile, ont besoin de s’évader. Notre mission chez PayPal est de démocratiser les services financiers, de faciliter le quotidien de nos consommateurs en leur proposant des solutions adaptées et flexibles comme le paiement en quatre fois sans frais. Une fois approuvée, cette offre pouvant aller de de 30 à 2000 euros, permet à nos consommateurs de mieux gérer leurs achats, en toute sécurité et sans pénalité de retard. Elle permet également d’accompagner les e-commerçants du tourisme et du voyage dans leur développement., déclare Francis Barel, Directeur PayPal France.

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Train, bus, métro : bientôt un « titre unique » pour tous les transports de France

L’Echo Touristique - Le 25 avril 2024 – Lien vers l’article

Un seul titre de transports, que vous preniez le métro à Rennes, le bus à Marseille ou un Vélo’v à Lyon. Ce projet fou va être testé en 2024.

  •  Le 23 avril 2024, Patrice Vergriete, le ministre délégué aux Transports, Louis Nègre, le président du Groupement des autorités responsables de transport (GART), et les représentants de Régions de France ont tenu le premier comité de pilotage sur le projet de « titre unique de transport national ». L’objectif est de lancer une première expérimentation d’ici fin 2024.
  • Le projet consiste à mettre en place un titre de déplacement unique pour tous les services de transport existant sur le territoire français. Il était porté par Clément Beaune, l’ancien ministre délégué chargé des transports, qui y voyait une véritable opportunité pour simplifier l’accès des utilisateurs aux mobilités et innover dans l’usage des transports. Il est donc repris par son successeur, Patrice Vergriete, qui y voit lui aussi un moyen pour réduire la part des trajets réalisés seul en voiture. Et ainsi diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports.

Une plateforme de l’État pour gérer tous les transports

  • Mais l’objectif est ambitieux. Imaginez plutôt. Un seul et même titre de transport. Quel que soit le territoire ou le mode de transport choisi. Dès 2024, une expérimentation d’un « support universel » sera lancée dans certains territoires, permettant aux citoyens de souscrire à un service de post-paiement via une application mobile. Cette approche innovante sera progressivement étendue à de nouveaux territoires.

L’objectif est de faire de l’État l’interlocuteur central en fournissant une plateforme nationale d’interopérabilité.

  • « Il est indispensable de permettre à chacun de pouvoir accéder à l’ensemble de l’offre publique de mobilité, sans devoir à chaque fois s’adapter à la diversité des supports et des titres propres à chaque réseau de transport, voire à chaque type de service (train, bus, vélo, autopartage, covoiturage, trottinettes…) », a indiqué Louis Nègre, le président du GART.

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A New-York, la régulation d’AirBnB a créé un « Far West » immobilier

Usbek & Rica – Le 1er mai 2024 – Lien vers l'article

En septembre 2023, New York adoptait de nouvelles régulations extrêmement strictes en matière de location de courte durée. Huit mois plus tard, Airbnb a laissé place à un marché noir que The Guardian décrit comme un véritable « Far West », alimenté grâce aux groupes Facebook et aux stories Instagram.

  •  « Un chemin clair à destination des hôtes qui respectent les règles de la ville. » Voilà comment Christian Klossner, directeur exécutif de la task force policière new-yorkaise Office of Special Enforcement (OSE), résumait en septembre 2023 la nouvelle politique de la ville en matière de location touristique. Depuis cette date, les propriétaires ne sont autorisés à louer un logement pour moins de trente jours qu’à deux personnes maximum, et uniquement s’ils vivent eux-mêmes sur place – l’objectif étant de répondre à une crise du logement sans précédent dans la Big Apple. De fait, les locations éphémères de logements en famille ou entre groupes d’amis ont donc quasiment disparu des radars. Notamment sur Airbnb, maître incontesté de la location de courte durée aux quatre coins du monde depuis une quinzaine d’années.

 Hôtels exorbitants

  • Quel futur ce nouveau paysage dessine-t-il pour New York et les autres métropoles tentées de l’imiter ? La journaliste du Guardian Zoe Rosenberg a cherché à répondre à cette question complexe dans un article à la fois sérieux et savoureux, publié sur le site du quotidien britannique le 25 avril. Le premier élément qui en ressort est bien sûr celui d’un rétrécissement de l’offre légale. Selon le site spécialisé AirDNA, les annonces pour des séjours de moins de 30 jours ont chuté de 83 % depuis août 2023, date à laquelle la réglementation a commencé à être appliquée. Théoriquement, la seule option restante est celle d’hôtels à des prix exorbitants, « rarement en dessous de 300 dollars la nuit ». D’après Jan Freitag, analyste au sein de la société immobilière CoStar Group, les tarifs hôteliers ont augmenté à un rythme deux fois supérieur à celui de l’inflation entre le premier trimestre de cette année et le premier trimestre 2023.
  • Suffisant pour dissuader la plupart des voyageurs et ainsi permettre aux New-Yorkais de retrouver la quiétude d’un monde sans touriste ? L’équation est plus compliquée que cela, notamment parce qu’il est désormais de coutume de se tourner « vers le marché noir de la location, où les groupes Facebook, les publications Craigslist, les stories Instagram et le bouche à oreille sont devenus des incontournables », explique The Guardian, évoquant un véritable « Far West ». Résultat, des comptes entièrement dédiés aux sous-locations comme Book That Sublet NYC essaiment, quand des services plus anciens d’échanges d’appartement comme HomeExchange ou HomeLink trouvent désormais un second souffle. Et la journaliste de citer en guise d’exemple cette story Instagram postée par une locale : « Salut tout le monde, je sous-loue ma chambre (…) pendant quatre jours à Pâques ! Si vous êtes intéressé et que vous pouvez faire avec les chiens et les colocataires impolis, envoyez-moi un DM ! » 

 Effets limités

  • Pratique ou contraignant ? C’est selon. Force est de constater, en tout cas, que la nouvelle loi n’a pas permis de mettre fin à toutes les inégalités en matière de logement. L’article cite notamment le cas de Tehsin Pala, une étudiante de 24 ans jonglant entre sa thèse, ses cours et sa recherche d’emploi, dont la famille vivant en Inde est bientôt censée lui rendre visite. « C’est la première fois qu’ils viennent à New York et je voulais leur offrir une bonne expérience, confie-t-elle (…) mais je ne sais plus trop quoi faire. À 400 dollars la nuit, je n’ai pas assez d’argent pour leur payer l’hôtel. » Même son de cloche du côté du jeune Colombien Juan José Tejada, qui sera de passage à New York en juillet prochain pendant neuf jours aux côtés de son meilleur ami. «  J’ai 25 ans, je voyage avec mon meilleur ami et on n’a pas beaucoup de budget…  », regrette-t-il, ajoutant avoir eu des difficultés pour finaliser le paiement de son logement « parce que beaucoup [de propriétaires ou de locataires] passent par des services de virement que nous n’avons pas en Colombie ».
  • Autre conséquence logique des mesures précitées, de plus en plus de voyageurs se tournent vers les villes de l’Etat voisin du New Jersey, situées juste de l’autre côté du fleuve Hudson. Selon AirDNA, la zone serait même « le marché à la croissance la plus rapide pour la demande Airbnb dans le pays ». De quoi repousser le problème sans y mettre un terme pour autant, le New Jersey risquant de subir à son tour des arrivées massives de touristes… et donc une hausse mécanique des loyers que New York peine toujours, de son côté, à enrayer. « Les partisans des nouvelles réglementations pensaient que limiter les locations à court terme suffirait à ramener les locations à long terme sur le marché – et peut-être à faire baisser les loyers dans cette ville notoirement chère. Or ces effets à grande échelle tardent à se faire sentir », résume l’économiste Jamie Lane.
  • Autant de dilemmes encore loin de concerner la France, où la limite de location dans les grandes villes est fixée à 120 jours par an – sans aucune autre restriction. À l’inverse, depuis 2021, Barcelone interdit les locations d’appartements complets de moins de 31 jours, tout comme Amsterdam. En Allemagne, Munich et Stuttgart limitent de leur côté le nombre de jours de location à 60 et 70 jours respectivement. Quand Florence et Rome restreignent – voire interdisent carrément – l’implantation de logements Airbnb dans leur centre historique, là encore sans éviter les problèmes des marchés noirs émergents… Preuve que personne n’a encore trouvé de recette miracle face aux nouveaux usages générés par la révolution Airbnb.

Nous vous donnons RDV le 15 juin prochain.

Bon mois de mai !

Arnaud et Simon

Les actus d'avril 2024

Vacances, destinations, digital : les 10 tendances à retenir en 2023

L’Echo Touristique – Le 12 mars 2024 – Lien vers l’article

Le taux de réservation en ligne des prestations de vacances bondit de neuf points en un an. C’est l’un des marqueurs forts du baromètre Opodo réalisé par le cabinet Raffour Interactif.

« Travel Revenge » et « Travel Agent Revenge vont-ils de pair ? En tout cas, les Français ont davantage réservé en agence de voyages, expliquait l’an passé Raffour Interactif pour Opodo. Mais ce matin, le cabinet d’études a indiqué que la tendance s’était inversée : les réservations en ligne de vacances et de loisirs s’envolent. C’est l’une des 10 tendances du 22e baromètre annuel qu’il a réalisé pour Opodo (méthodologie ci-dessous), portant sur 2023. 

  1. Selon le baromètre, 43% des Français sont partis en court séjour marchand en 2023 (1 à 3 nuits de loisirs consécutives), contre 41% en 2022, et 39% en 2021. Un record absolu, sur 22 ans, pour ces week-ends faciles à organiser.
  2. 41% des Français sont partis en long séjour marchand* (contre 42% en 2022), soit autant qu’en 2019. C’est là que les Français sacralisent le plus gros budget annuel, quitte à le fractionner.
  3. 42% sont partis en longs séjours non marchands (famille, amis, résidence secondaire), comme en 2021 pendant la pandémie. C’est trois points de plus qu’en 2022. La nature « gratuite » de logement et les retrouvailles comptent parmi les motivations principales.
  4. Au total, 34 millions de Français ont pris au moins un long séjour marchand ou non marchand l’an passé. Soit 60% de la population, contre 59% en 2022. Soit un niveau comparable à 2019. Autrement dit, 40% ne partent pas en vacances, surtout par manque d’argent, mais pas seulement. 
  5. Parmi les Français partis en 2023, 77% ont choisi la France (contre 79% en 2022, et 81% en 2019). 49% ont mis le cap sur l’étranger ou les Drom Com (contre 44% en 2022, 52% en 2019). Nous ne sommes pas revenus au niveau pré-pandémie, mais nous nous en approchons.
  6. Toujours parmi les Français partis en 2023, 82% ont préparé en ligne leurs séjours/loisirs. Soit six points de plus qu’en 2022. Sur ce critère, 2019 demeure néanmoins l’année record (84%).
  7. ...et 67% ont utilisé leur smartphone pour préparer ou réserver leurs séjours/loisirs (65% en 2022). D’avril à décembre, 59% des réservations du groupe eDreams Odigeo ont été effectuées depuis un smartphone.
  8. 65% des Français partis ont réservé en ligne tout ou partie des prestations de leurs séjours de loisirs (contre 56% en 2022, et 60% en 2019). Les deux dernières années, le pourcentage reculait, un « creux dû à la pandémie » selon Guy Raffour, fondateur du cabinet éponyme. « Nous sommes en période inflationniste, nous cherchons le meilleur rapport qualité-prix » sur Internet, explique-t-il. Le taux était de seulement 38% en 2010. Le boom de la réservation en ligne doit inciter tous les acteurs du tourisme à être toujours plus facilement réservables en ligne, estime le cabinet d’études. Globalement, les Français souhaitent de plus en plus des séjours personnalisés, en combinant différentes prestations avant ou pendant leur séjour.
  9. Partir en vacances constitue-t-il un besoin vital en 2024, quitte à sacrifier d’autres dépenses ? 46% disent oui, contre 52% un an plus tôt. L’inflation générale (4,9% en 2023) et les contraintes de pouvoir d’achat expliquent ce taux qualifié de « bas » par Raffour Interactif.
  10. Last but not least, 10 millions de Français sont partis avec 3 types de séjours l’an passé. C’est le symbole de la fracture sociale entre ceux qui ont les moyens de multiplier les escapades et ceux qui ne peuvent pas…

Le budget vacances pour l’été en baisse de près de 200 euros pour une famille de quatre 

France Bleu – Le 17 mars 2024 – Lien vers l’article

  • Pour la première fois depuis la pandémie de Covid-19, le budget vacances est en régression en France, avec une baisse de près de 200 euros pour une famille de quatre personnes, indique ce dimanche sur franceinfo le cabinet de conseil Pro-tourisme.
  • 'Le budget vacances pour l'été est en diminution de près de 200 euros pour une famille de quatre personnes', affirme ce dimanche sur franceinfo Didier Arino, directeur général du cabinet de conseil Pro-tourisme, alors que la 47ème édition du Salon mondial du Tourisme se termine à Paris.
  • Cette régression intervient 'pour la première fois post-pandémie' de Covid-19, selon le cabinet. Elle est due selon Didier Arino à 'l'impact de la légère hausse du chômage, d'un contexte géopolitique anxiogène et du fait que les Français ont puisé dans leurs économies les années précédentes pour pouvoir partir en vacances'.

Un « pouvoir d’achat rogné par les charges incompressibles »

  • Parmi les plus touchés, les 'artisans, commerçants, agriculteurs' dont 'les taux de départ en vacances plongent', alors qu'à l'inverse 'les cadres et les salariés de la fonction publique ou des grandes entreprises arrivent à peu près à maintenir leur taux de départ en vacances, voire à le faire progresser'.
  • Cela illustre 'un écart entre ceux qui sont fragilisés, qui vivent dans l'incertitude' et 'ceux qui ont la sécurité de l'emploi' ou qui ont 'des revenus tout à fait conséquents'. Certaines familles, qui ont 'un pouvoir d'achat rogné par les charges incompressibles et une inquiétude sur leur avenir' renoncent ainsi en partie aux vacances ou 'décident de partir moins longtemps ou moins loin'.
  • Parmi ceux qui partent le plus, 'les habitants aisés des grandes métropoles, notamment les Parisiens (...) notamment durant la période des Jeux olympiques'.

Une saison morose pour le tourisme ?

  • Le cabinet Pro-tourisme souligne que ces Français des grandes métropoles partiront davantage à l'étranger. Combiné avec une diminution du budget des autres, 'ce n'est pas une bonne nouvelle pour la destination France'.
  • Or, si l'on 'parle beaucoup des JO' et notamment de la clientèle étrangère qu'ils vont drainer, 'ce sont seulement deux millions d'étrangers qui viendront, et une partie de la clientèle ne viendra pas en France justement parce qu'il y a les JO et que les prix pratiqués sont plus élevés', explique Didier Arino.
  • Toutefois, 'la situation peut s'améliorer', estime-t-il : 'Si les acteurs du tourisme font des promotions, s'ils renoncent à cette montée des prix tout à fait excessive, peut-être que ça déclenchera des achats de dernière minute'.

L’environnement, critère secondaire

  • La préoccupation environnementale devient secondaire, avec selon les chiffres du cabinet de conseil Pro-tourisme seulement 6% des vacanciers qui se disent prêts à payer plus cher pour des vacances plus écologiques.
  • 'Ils ont envie que les professionnels du tourisme s'engagent dans cette voie d'un tourisme durable, mais ils ne veulent pas payer plus pour cela', analyse le directeur du cabinet. 'De la même façon, on nous avait prédit la fin des destinations soleil du fait de la canicule l'an dernier ou des incendies. La réalité, c'est que la demande se porte vers les destinations étrangères de la Méditerranée, vers le sud de la France', notamment à cause de 'l'impact d'une météo pluvieuse dans l'Hexagone'. 'Cette année encore, comme avant la pandémie, on a une progression de la mer au détriment des destinations rurales ou de montagne', pourtant plébiscitées dans les intentions de départ.

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Les voyageurs souhaitent de plus en plus réserver en direct depuis le site des propriétaires. 

Mais... 

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Avec Google, vous pouvez dorénavant créer des itinéraires de voyage ! 

FredZone - Le 28 mars 2024 – Lien vers l’article

  • Dans une course effrénée pour intégrer l’intelligence artificielle générative dans tous les aspects de nos vies, Google vient d’annoncer une nouvelle fonctionnalité qui pourrait bien révolutionner la façon dont nous planifions nos vacances. En effet, l’entreprise de Mountain View déploie une mise à jour de son expérience de recherche générative (Search Generative Experience, SGE) qui permettra aux utilisateurs de créer des itinéraires de voyage personnalisés à l’aide de l’IA. Apprenez-en plus.

Un assistant virtuel pour des vacances sur-mesure

  • Imaginez pouvoir demander à un assistant virtuel de “planifier un séjour de trois jours à Philadelphie axé sur l’histoire”. En quelques instants seulement, l’IA générative de Google vous proposera un itinéraire complet comprenant des attractions touristiques incontournables, des restaurants de choix et même des options de vols et d’hébergements, le tout organisé par tranches horaires.
  • Pour composer ces itinéraires sur mesure, l’IA puise dans un vaste réservoir de données provenant de sites web, d’avis d’utilisateurs, de photos et d’autres informations partagées en ligne. En analysant ces données, l’intelligence artificielle est capable de créer des programmes de voyage parfaitement adaptés à vos préférences et centres d’intérêt.

Une expérience de planification repensée de A à Z

  • Bien que les itinéraires proposés ne soient pour l’instant que des suggestions, sans possibilité de réserver directement les services, cette nouvelle fonctionnalité marque un tournant majeur dans l’expérience de planification de voyage. Google explore ainsi de nouvelles façons d’intégrer son moteur d’IA dans des domaines clés pour les consommateurs.
  • Par ailleurs, de nombreux acteurs du secteur du voyage suivent de près le rôle que l’IA générative pourrait jouer dans les services touristiques à l’avenir. Certains y voient une opportunité passionnante, tandis que d’autres restent prudents face à cette disruption technologique.
  • Avec cette mise à jour, Google se positionne en concurrent direct des startups comme Mindtrip et Layla. En effet, ces derniers proposent déjà des assistants IA dédiés à la planification de voyages. Cependant, le géant de la recherche dispose d’un avantage de taille : sa capacité à collecter des données précieuses sur les intentions d’achat des utilisateurs dans le domaine du voyage.

D’autres déploiements annoncés

  • Au-delà de cette nouvelle fonctionnalité, Google a également annoncé d’autres mises à jour liées au voyage. Il s’agit notamment de l’affichage des prix des billets d’avion directement dans les résultats de recherche et l’intégration de fonctionnalités de réalité augmentée pour visualiser les attractions touristiques.
  • Cette offensive sur le marché du voyage semble faire partie d’une stratégie plus large de Google visant à intégrer son IA générative dans un maximum de domaines. Cependant, il est encore trop tôt pour déterminer si cette approche sera couronnée de succès.

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Le camping bat tous les records

Le Journal de l’Economie – Le 8 avril 2024 – Lien vers l’article

L’attrait touristique croissant de la France

  • En 2023, les campings français ont enregistré un total de 141 millions de nuitées, surpassant ainsi les records précédents et démontrant une progression constante de l'attrait pour le tourisme de plein air. Nicolas Dayot, président de la Fédération Nationale de l'Hôtellerie de Plein Air (FNHPA), a mis en lumière cette croissance lors d'une conférence de presse, en se réjouissant d'une augmentation de 4,4% par rapport à l'année précédente et de 9,3% par rapport à 2019, considérée comme l'année de référence pré-pandémique.
  • Cette hausse est principalement attribuée à l'afflux de touristes internationaux, en particulier des voisins européens, qui ont constitué près de 30% de la fréquentation totale des campings français l'année dernière. Cette tendance reflète un regain d'intérêt global pour la France en tant que destination touristique, comme en témoigne l'augmentation des recettes touristiques internationales, qui ont atteint 63,5 milliards d'euros en 2023, surpassant les performances de l'année de référence 2019.
  • Alors que les campings du littoral continuent de jouir d'une popularité indéniable, une tendance surprenante a été observée : une croissance plus dynamique de la fréquentation dans la moitié nord de la France par rapport au sud. Cette évolution est en partie attribuée au changement climatique, suggérant une réorientation potentielle des flux touristiques à l'avenir. Néanmoins, les régions sud restent très prisées, concentrant la moitié de la fréquentation totale et la majorité des capacités d'accueil.

Les campings haut de gamme gagnent en popularité

  • Le secteur fait face à l'impact de l'inflation, avec une augmentation moyenne des prix de 6% dans les campings français en 2023. Cette hausse des prix reflète à la fois une montée en gamme de l'offre et les défis économiques actuels. Les emplacements nus, offrant une option plus abordable, connaissent une popularité croissante, représentant 51% de l'offre et 45% des nuitées.
  • La préférence croissante pour les campings 4 et 5 étoiles au détriment des catégories inférieures révèle une demande pour des services et équipements de qualité. Pour soutenir cette montée en gamme, notamment chez les petits campings, la FNHPA prévoit de lancer un dispositif de soutien en partenariat avec la Banque des Territoires.
  • Les réservations pour 2024 affichent déjà une tendance positive, avec une augmentation de 6% par rapport à l'année précédente. Cet engouement anticipé pour les vacances en camping s'explique par une réservation plus précoce des séjours, particulièrement chez les familles, et par une recherche accrue du meilleur rapport qualité-prix dans un contexte économique tendu.

Graphique : les réseaux sociaux façonnent les expériences de voyage

Statista – Le 4 avril 2024 – Lien vers l’article

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Infographies- Comment les multiloueurs d’AirBnB participent à la crise du logement dans les grandes villes françaises

France TV Info – Le 6 avril 2024 – Lien vers l’article

  • A Paris et dans les principales agglomérations du pays, le leader de la location de courte durée fait grimper les prix et réduit le nombre de logements disponibles. En cause notamment : des habitations entièrement dédiées au Airbnb et détenues par une poignée de propriétaires.
  • Sur le boulevard des Italiens, en plein centre de Paris, la présence de touristes avec leurs valises n'étonne personne. Depuis quelques années, les voyageurs ont investi les appartements haussmanniens qui longent l'artère. Ces vacanciers boudent désormais les hôtels et ont pris l'habitude de louer un appartement en ligne. Pour cela, ils réservent le logement vacant d'un particulier sur une des plateformes spécialisées.
  • Signes de leur présence accrue de ces biens loués pour une courte période, des petites boîtes en plastique noir sécurisées ont fleuri dans les entrées et sur les paliers. Elles permettent aux visiteurs de récupérer les clés de l'appartement. 'C'est sans arrêt', soupire un voisin, évoquant les allées et venues des touristes. 'Cela fait déjà quelques années qu'on en voit régulièrement dans le quartier', constate, résignée, une autre voisine.
  • Dans plusieurs grandes villes, la progression d'Airbnb s'est faite au profit d'une offre de plus en plus commerciale. Finie, la chambre d'amis louée trois semaines par an, désormais une partie des bailleurs présents sur les plateformes sont devenus des professionnels de la location touristique. En mettant à disposition des touristes appartements et maisons une grande partie de l'année, ces loueurs participent à assécher le marché de l'immobilier. On est bien loin du 'matelas pneumatique' ('airbed' en anglais) qui donne son nom à l'entreprise leader de la location de courte durée, Airbnb.

Ce sont les plus fragiles qui sont les plus concernés

  • Cette situation touche particulièrement les destinations touristiques. Outre Paris, des villes comme Bordeaux ou La Rochelle sont concernées. Ces logements consacrés une grande partie du temps aux vacanciers sont autant de biens qui ne permettent plus d'héberger les habitants permanents. Dans son rapport (PDF) consacré au logement, l'ONG Oxfam notait ainsi l''impact direct sur le nombre de logements disponibles en longue durée' de ces plateformes. 'Ce sont les plus fragiles qui sont concernés par ces effets d'éviction, comme les étudiants ou les saisonniers', explique Sylvain Dejean, économiste spécialiste du numérique.
  • Il n'existe pas de chiffrage précis du nombre de ces logements qui ne se trouvent plus dans le marché classique en France. A Paris, un rapport sénatorial de 2018 expliquait que 'le ministère de la Cohésion des territoires estime que le nombre de logements détournés du parc locatif traditionnel par une mise en location irrégulière sur Airbnb y est proche de 20 000'.
  • Comme le montre la plateforme d'observation des locations Airbnb en Ile-de-France mise en place par des chercheurs de l'université Paris-Cité, plusieurs indicateurs témoignent de cette dynamique : la croissance du nombre de logements entiers mis en location, l'augmentation du nombre d'annonces de certains hôtes ou encore la durée de location par an.
  • 'Désormais, la location touristique de courte durée est devenue un segment de l'offre touristique en France', résume Francesca Artioli, urbaniste. En février 2024, Airbnb seule cumule près de 563 000 annonces, d'après AirDNA, une entreprise spécialiste des données Airbnb à destination des loueurs. En 2019, la start-up Trackeet estimait qu'à Paris, Airbnb représentait 76% des annonces de locations de courte durée, rappelait l'Institut Paris région dans un rapport (PDF) en 2021.

Des multiloueurs toujours plus nombreux

  • Dans de nombreuses villes en France, ce marché continue de croître, à la faveur d'une poignée de multiloueurs. Ils disposent souvent de plusieurs appartements, la plupart du temps entièrement consacrés à cette activité, loués sur Airbnb. Dans certains quartiers de la capitale en juin 2023, d'après les données Inside Airbnb, une association qui collecte toutes les annonces en ligne sur le site, plus de la moitié des annonces venaient d'hôtes qui sont des multiloueurs.
  • Toujours d'après les données d'Inside Airbnb, dans le centre historique de Lyon, au mois de juin, près de 45% des offres sont mises en lignes par quelqu'un gérant plusieurs hébergements.
  • Une situation qui se vérifie souvent sur les grandes villes touristiques, notamment sur la côte Atlantique. Dans le centre-ville de La Rochelle, près d'un logement sur six est consacré à la location touristique, d'après l'émission 'Complément d'enquête' diffusée en janvier. 'A Bordeaux aussi, ce phénomène a pris beaucoup d'importance', relève aussi Victor Piganiol, géographe.
  • Car si la plateforme n'a pas inventé le système de la location touristique de courte durée, elle l'a rendu 'plus efficace' et 'plus rentable', soulignaient en 2019, les auteurs d'une étude publiée dans la revue scientifique Environment and Planning A: Economy and Space. De son côté, Airbnb affirme qu'en France, seuls 8% des meublés de tourisme sont dédiés exclusivement à la location touristique. 'L'immense majorité des biens proposés sur Airbnb sont loués occasionnellement par des familles françaises lorsqu'elles s'absentent, et dont la location n'a de facto aucun impact sur le logement', ajoute l'entreprise.

Le plus gros multiloueur cumule plus de 2300 annonces

  • Pourtant, sur la plateforme, on trouve de plus en plus de ménages privés qui investissent dans un ou plusieurs logements qu'ils gèrent eux-mêmes et surtout des sociétés spécialisées. Une partie de ces hôtes qui cumulent des centaines d'annonces sont en réalité des entreprises de gestion locative.
  • A Paris, en juin 2023, le plus gros multiloueur est 'Cocoonr', une agence qui cumule près de 2 300 annonces dans toute la France, selon données d'Inside Airnb analysées par franceinfo. Ces entreprises se chargent de publier les annonces sur le site, d'accueillir les touristes, de s'occuper du ménage…
  • Pourtant, cette activité commerciale n'est pas toujours amenée comme telle sur la plateforme. 'Emilie', qui se présente par exemple comme un particulier à Lyon, s'occupe de la gestion de 24 logements. Elle est également la gérante d'une PME spécialisée dans l'hébergement touristique et autres hébergements de courte durée.

Des prix tirés vers le haut 

  • Dans un nombre (certes restreint) de zones des métropoles françaises, la percée des multiloueurs professionnels ne fait pas que réduire l'offre d'hébergements. 'Cela crée un effet de rareté, ce qui fait aussi grimper les prix', observe Julie Le Gallo, enseignante-chercheuse en économie. Elle note également un aménagement 'pour les touristes, en mettant des arbres, en créant des parcs… Tout ça fait prendre de la valeur à un bien et se reflète dans son prix'. 
  • Ces prix élevés entretiennent le phénomène. Plus lucrative, la location touristique de courte durée participe à accroître les revenus de ces multiloueurs, qui sont alors d'autant plus en capacité d'investir dans de nouveaux logements à mettre en ligne sur le site. 'Et cette structuration du marché a des conséquences politiques très nettes, car il est beaucoup plus difficile de réguler quelque chose qui est très gros et très institutionnalisé, qu'un système à peine naissant', analyse Francesca Artioli.
  • La plupart des grandes métropoles tentent néanmoins de réglementer ces pratiques. Les communes disposent de quelques outils : instaurer des quotas, limiter le nombre de jours de locations, forcer les propriétaires à compenser les logements retirés du parc des résidences principales…
  • Mais leurs prérogatives pourraient être élargies grâce à une proposition de loi bientôt examinée au Sénat. Votée par l'Assemblée nationale en janvier, elle vise à 'encadrer les meublés de tourisme', avec notamment une fiscalité moins avantageuse pour les bailleurs et des pouvoirs élargis pour les mairies. Un projet de loi européen traitant de la transparence des activités des plateformes est également à l'étude.
  • Depuis 2019 et la loi Elan, les plateformes sont tenues de communiquer aux mairies qui en font la demande des données sur les locations sur leur territoire. Hormis ce dispositif, peu de moyens permettent de se faire une idée précise du phénomène à l'échelle nationale. Ces enjeux sont aiguisés par la perspective des Jeux olympiques de Paris, en juillet et août. 'Les grands événements sont des accélérateurs de la mise sur les marchés des locations touristiques de courte durée. Mais parfois aussi, en conséquence, des accélérateurs de régulation', nuance Fransceca Artioli.
  • De son côté, Airbnb affirme'soutenir, via des actions concrètes, les réglementations en vigueur et souhaiter collaborer avec davantage de villes françaises dans la mise en place de règles locales afin de protéger l'offre de logements et la capacité des familles à compléter leurs revenus'. Mais d'après Oxfam, les dépenses de lobbying de l'entreprise américaine ont été multipliées par cinq ces dix dernières années.

Nous vous donnons RDV le 15 mai prochain.

Bon mois d'avril !

Arnaud et Simon

Les actus de mars 2024

Niche fiscale AirBnB : recours d’un sénateur pour faire respecter une réduction de l’abattement fiscal

Le Figaro – Le 16 février 2024 – Lien vers l’article

  • Un sénateur a annoncé vendredi un recours pour faire respecter une baisse de l'abattement fiscal pour les logements de type Airbnb, mesure retenue par erreur par le gouvernement dans son budget 2024. «On ne vote pas la loi pour ne pas l'appliquer», s'est indigné vendredi Ian Brossat. L'élu communiste fait référence à un couac survenu lors de l'examen du budget de l'État adopté fin 2023 : le gouvernement avait alors oublié de supprimer un article introduit par l'opposition visant à réduire fortement l'abattement fiscal des meublés touristiques, alors qu'il en avait la possibilité.
  • Une note du Bulletin officiel des finances publiques dédiée aux impôts, publiée mercredi, précise pourtant qu'il sera «admis que les contribuables puissent continuer à appliquer aux revenus de 2023 les dispositions (...) antérieures» au vote de ce budget. «L'absence de mise en application du texte est illégale et représente un manque à gagner gigantesque pour les finances publiques», a ajouté Ian Brossat en annonçant saisir la justice administrative et promettant «un recours» devant le Conseil d'État.

Une baisse de 30% de l’abattement fiscal

  • À l'initiative de sénateurs de plusieurs bords, l'article adopté lors de l'examen du projet de budget 2024 cet automne prévoyait de faire baisser l'abattement fiscal sur les locations de meublés touristiques à 30% (au lieu de 71%) dans les zones qui rencontrent des difficultés d'accès au logement. Le gouvernement, s'il avait accepté de revoir la niche fiscale, était défavorable à l'idée de réduire à ce point l'abattement, et aurait pu retirer la mesure du texte lors de l'utilisation de l'article 49.3.
  • Mais il avait laissé passer cet article dans la version définitive du budget, une «erreur» qui «sera corrigée dès la prochaine loi de finances», a rappelé le ministère de l'Économie et des Finances. «Afin de limiter les conséquences de l'application rétroactive» de la mesure, «il a été admis que les contribuables puissent continuer à appliquer les dispositions alors en vigueur», indique-t-on encore au ministère. «Très concrètement, cette mesure aurait sinon contraint les propriétaires concernés par les baisses de seuil à reconstituer a posteriori une comptabilité alors qu'ils n'étaient jusqu'alors pas soumis à cette obligation», a-t-on ajouté.

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« Cette décision envoie un signal aux stations de ski » : la justice annule le projet d’aménagement de l’Alpe d’Huez

France 3 Auvergne Rhône Alpes – Le 21 février 2024 – Lien vers l’article

  • L'expansion immobilière est ralentie à l'Alpe d'Huez. Jeudi 15 février, le tribunal administratif de Grenoble a annulé le Plan Local d'Urbanisme de la commune. France Nature Environnement, qui contestait le projet, se félicite de cette décision. La mairie, elle, s'aligne.
  • L’Alpe d’Huez stoppée dans son élan. Le tribunal administratif de Grenoble a annulé, jeudi 15 février, son Plan Local d’Urbanisme (PLU). Datant de 2019, cette feuille de route prévoyait, entre autres, la création de 2400 nouveaux lits touristiques. Objectif : retrouver la capacité d’accueil des années 1990, pour atteindre 31 000 lits à l’horizon 2034.
  • 'La juridiction a considéré que le rapport de présentation du document est insuffisant et insincère concernant l’analyse des besoins et potentiels de réhabilitation de l’immobilier de loisir', précise France Nature Environnement (FNE) Isère, qui avait déposé un recours en janvier 2020 contre ce projet.
  • Depuis la loi Montagne II, les stations doivent dresser un diagnostic sur le besoin d’aménagement. Pour les militants, ce plan était aussi 'déconnecté des enjeux liés au réchauffement climatique', précise Elodia Bonel, juriste au sein de la fédération.
  • Qui dit création de nouveaux lits touristiques, dit la construction d’établissements. 'Des nouveaux aménagements, ça signifie toujours plus de foncier, plus de terres agricoles et naturelles détruites. Ce n’était pas envisageable'.
  • La station de montagne enregistre 60 % de lits touristiques « froids », c’est-à-dire des lits occupés moins de quatre semaines par an. 'En créer d’autres était illogique. C’est ce que pointe le rapport. Cette décision envoie un signal aux stations de ski. Il faut qu’elles soient raisonnables dans leurs projets immobiliers'.

Tout le monde d’accord ?

  • 'On comprend les remarques de FNE. Il n’y a absolument aucun conflit', précise Jean-Yves Noirey, maire de l'Alpe d'Huez. Lui respecte la décision du tribunal administratif. 'Nous ne sommes pas surpris. C’était un projet volontairement agressif, car à l’époque, l’économie de la station allait mal, les propriétaires ne louaient plus, il y avait de moins en moins de lits touristiques ce qui faisait craindre notre santé économique'.
  • Pour remonter la pente, la municipalité a investi dans les remontées mécaniques. 'On les a rendues plus performantes, pour que le domaine skiable soit exploité dans son ensemble. La fréquentation a suivi, l’économie avec'. La mairie mise également sur des événements, notamment en période d’été.
  • 'On partage le même combat que France Nature Environnement. Nous les connaissons, et nous les comprenons. Maintenant, je leur pose une question : comment faire pour assurer la survie des villages en montagne ? Nous cherchons des solutions, nous pouvons nous tromper'.
  • Un nouveau PLU doit être présenté dans les prochains mois, beaucoup plus allégé. FNE assure de son côté rester attentive. Un projet de la municipalité avait déjà été retoqué en 2019. 'Seule la réhabilitation du parc immobilier existant' reste la seule solution pour assurer l’activité de l’Alpe d’Huez.

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Vacances d’hiver : « La fin du décalage des vacances pourrait être quelque chose de très positif pour les familles, et surtout, ça serait moins inégalitaire », estime Jean Viard

France Info – Le 11 février 2024 – Lien vers l’article

Les vacances d’hiver commencent. Mais partir en vacances devient, pour beaucoup de nos concitoyens, un véritable luxe. Le sociologue Jean Viard est en compagnie de Thomas Séchier.

Les vacances d'hiver ont débuté ce week-end, pour la zone C (Paris, Montpellier, Toulouse). On parle beaucoup de ceux qui partent à la montagne, mais il s'agit en réalité d'une minorité. Très peu de Français partent au mois de février.

franceinfo : Est-ce que les vacances sont devenues un luxe aujourd'hui ?

  • Jean Viard : Alors il y a deux choses. On n'est jamais beaucoup partis en hiver. Ceux qui partent, c'est 6 ou 7% des Français. On était peut-être un peu plus nombreux aussi, pour une raison, c'est qu'il y a plus de neige. Il y avait de la neige dans des stations plus basses, souvent très simples, avec un remonte-pente, mais ça permettait d'aller à la neige en famille, dans des maisons familiales de vacances, des choses comme ça, or, toute une partie de ces stations ont déjà disparu. Et comme il y a moins de stations, les prix montent, parce qu'effectivement il reste de plus en plus les stations du haut des montagnes, donc il y en a moins, c'est plus cher. Vous avez parfois des séjours à 15 000 € par famille.

Donc des vacances de riches ?

  • Ça devient des vacances de riches, et ça va l'être de plus en plus avec le réchauffement climatique. Peut-être que les Jeux olympiques des Alpes en 2030, c'est le chant du cygne au fond de la neige. Après, il y a une autre question, c'est : pourquoi on arrête tous les Français, ou tous les enfants de France, parce qu'il y en a 6 ou 7% qui vont à la neige. Moi, ça m'a toujours fait un peu sursauter, parce que les autres, ils vont passer 15 jours devant la télé, alors qu'on dit qu'ils sont trop devant les écrans. Oui, c'est bien gentil, mais si on avait une réflexion sur ce type de temps.

Vous dites : il faudrait supprimer ces vacances de février ? 

  • Mais moi je dis qu'il faudrait en tout cas arrêter de les étaler. Et c'est pareil pour Pâques. On a besoin de se voir, les familles sont étalées, un Français sur deux ne vit pas dans son département de naissance, pour vous donner qu'un seul chiffre. Donc ça veut dire que forcément, les cousins, les cousines, tout ça, ils ne sont pas au même endroit et les vacances, c'est là où on se rencontre. Quand on étale, on casse ça. Pourquoi ? Au nom de l'économie touristique qui est légitime, donc moi je propose qu'on fasse comme en Italie, qu'on donne une semaine de vacances 'italienne' où on peut partir en famille n'importe quand.
  • Ça veut dire qu'on profite de moments où c'est moins cher, parce qu'il y a un moment il faut donner plus de souplesse, et il faut rassembler en se disant, c'est d'abord le lieu de la famille. 70% des gens partent en vacances en famille. Donc il faut respecter les professionnels, mais il faut donner de la souplesse. Je pense que la semaine 'italienne', la fin du décalage des vacances pourrait être quelque chose de très positif, et puis surtout, ça serait moins inégalitaire.
  • Vous avez regardé les émeutes de juin dernier dans les banlieues, ces gamins qui ont cassé, ils ne partent pas en vacances. Les vacances, c'est devenu un symbole social. C'est le lieu de la liberté, c'est le lieu de l'apprentissage amoureux. Il faut le dire aussi, pour les adolescents, c'est là qu'on se rencontre, etc. Si vous restez dans votre quartier, forcément ça ne vous aide pas tellement à vous intégrer.

Ce qui compte, c'est le voyage, c'est le fait de quitter son domicile, ce n'est pas forcément d'aller très loin ?

  • Évidemment. Le but, c'est changer de regard sur sa vie. Moi je dirais le voyage, ça intègre. Le voyage ça intègre parce que ça met de la distance avec ma vie habituelle, ça intègre parce que je rencontre l'autre. Il faut défendre le voyage. On est dans une grande guerre climatique. Il faut moins polluer, mais il faut trouver des moyens de voyage moins polluants. Mais il faut surtout défendre le voyage, la découverte de l'altérité, la découverte d'un paysage, de gens, de mœurs, de cuisines... C'est essentiel pour faire humanité.

Historiquement, comment a évolué notre rapport aux vacances ? Est-ce qu'elles sont devenues plus essentielles aujourd'hui, est-ce qu'on en a plus besoin qu'avant ?

  • Les vacances de masse, c'est récent. Les congés payés, c'est 1936, et jusqu'en 1936, il y avait un peu des élites qui allaient, quand on lit Proust, effectivement à Bath en Angleterre, à Divonne-les-Bains, au bord de la mer, mais c'était une bourgeoisie ou une aristocratie surtout. Les vacances populaires, ça va surtout se développer après la dernière guerre, et ça ne devient majoritaire que dans les années 70/80, ça 40 à 50 ans qu'on a dépassé les 50% de départ en vacances.
  • Aujourd'hui, on est à près de 80%, mais il y en a 20% qui prennent de courtes vacances, mais c'est déjà important. Ils découchent, et ne vont peut-être qu'à 30 kilomètres deux jours chez la tante, mais déjà c'est un petit déplacement, c'est un petit regard, et regardez comment après quand on revient au travail, on a un rapport très différent, y compris sur son emploi, sur sa vie. Les vacances, il y a, avant de partir, je séjourne et je reviens, et je me dis : comment elle est ma vie ?

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« Les imaginaires touristiques sont assez pauvres, et incompatibles avec les défis écologiques »

L’Echo Touristique - Le 12 mars 2024 – Lien vers l’article

Une plage de sable fin fait toujours rêver les Français, plus que toute autre image. Doit-on, et surtout peut-on changer les imaginaires touristiques ? C’est la question que nous avons posée à Marie Stutzmann, anthropologue spécialiste des transformations et de l’innovation.

Vous avez mené une mission sur les imaginaires touristiques pour l’Agence régionale du Tourisme (ART) Grand Est en interrogeant des habitants. En quoi consistent ces imaginaires et comment évoluent-ils ?

  • Marie Stutzmann : Les imaginaires touristiques sont les représentations mentales – images et éléments de langages – qui façonnent et conditionnent la manière dont nous percevons le monde et donc les destinations. En travaillant sur le sujet pour l’ART, j’ai été frappée de constater que les imaginaires touristiques collectifs restent assez pauvres. Il se résument souvent à un soleil lointain, à une plage de sable fin, avec une chaise longue. Les vacances de rêve demeurent synonymes de voyages aux Seychelles ou à Bali. En ce sens, le tourisme a créé dans son développement une sorte de diktat dans lequel les gens sont enfermés. Nous restons bloqués, comme engourdis dans les années 70 et 80, avec des images du tourisme stéréotypées, même s’il y a un désir de vacances plus proches et de tourisme plus responsable. Il y a d’ailleurs un décalage entre la vision des professionnels du tourisme et la réalité de la demande.

Pour vous, ces imaginaires touristiques sont-ils ringards ?

  • Marie Stutzmann : Ils sont en tout cas incompatibles avec les défis écologiques actuels. Au fond, j’ai quasiment les mêmes imaginaires touristiques que mon fils et que ma mère. Nous rêvons avant tout de partir loin. Nous ne sommes pas trop nombreux (il n’y a pas de surtourisme). Mais nous avons tous les mêmes aspirations et les mêmes rêves inconscients.

Peut-on faire évoluer ces imaginaires touristiques ?

  • Marie Stutzmann : Il est impossible de les changer rapidement, comme un logiciel. Les imaginaires touristiques évoluent par toutes petites vagues. Comment ? En créant de nouvelles expériences. En travaillant sur l’hybridation des offres, soit des offres de transition via de nouvelles expériences, de nouveaux récits de voyage.

Comment ?

  • Marie Stutzmann : Au delà du déclaratif, les Français ont envie de partir loin en avion même s’ils se déclarent écolos. Ils aspirent néanmoins à sortir du diktat de la société. J’ai décrypté trois besoins latents, qui sont comme des territoires de valeurs : la reconnexion à leurs proches et au territoire, la diminution de la pression sociale, le développement d’un autre rapport au monde. C’est intéressant de travailler sur des offres qui répondent à de telles attentes encore inconscientes afin de libérer les consommateurs des imaginaires collectifs. J’ai vu le retour à la vacance poindre, ne rien faire sauf se reposer. On peut ainsi aider les voyageurs à sortir, par exemple, du diktat de la performance. Et évoluer vers un tourisme qui prend soin de l‘environnement, plus protecteur, un tourisme régénératif.

Quelle est pour vous la définition du tourisme régénératif ?

  • Marie Stutzmann : Le tourisme a en partage un paysage et un territoire qui est souvent de plus en plus fatigué par la fréquentation et les aménagements. Le tourisme régénératif prend corps quand une entreprise prend conscience de la pression qu’elle exerce sur les ressources. Alors, elle décide de faire évoluer son modèle économique pour créer de la valeur autrement, afin de non seulement limiter l’impact négatif et laisser souffler le territoire pour qu’il se régénère.

Nous vous donnons RDV le 15 avril prochain.

Bon mois de mars !

Arnaud et Simon

Les actus de février 2024

Voyage-Tourisme : premier secteur e-commerce en nombre de clients

Le 1er février 2024 – Quotidien du tourisme – Lien vers l’article

Selon l'étude en ligne menée par Toluna Harris Interactive, le domaine du Voyage et Tourisme est le premier secteur d'activité du e-commerce en France en nombre d'acheteurs. 

Cette analyse a été réalisé du 20 au 30 Octobre 2023 auprès de 2026 internautes âgés de 15 ans et plus, représentatifs des Français sur les critères de sexe, âge, CSP, région, taille d’agglomération dont 1 985 cyberacheteurs 12 derniers mois.

  • Avec près de 6 cyberacheteurs sur 10 (59,3%), les sites de Voyage et Tourisme se classent en tête des produits/services achetés sur Internet, avec 66% des 25 à 34 ans, 70% des professions supérieures et 66% des habitants des agglomérations de plus de 100 000 habitants. 
  • Le secteur détrône la Mode qui suit avec 54,3%. Viennent ensuite les produits culturels physiques (49,4%), les produits techniques et électroménagers (45,6%) et les jeux et jouets (43%).
  • Le secteur progresse de 4,4 points en 1 an. Ce dynamisme provient notamment des 35 ans et plus (+8 points), mais aussi des professions modestes (+5 points), ainsi que des agglomérations hors région parisienne, notamment les petites agglomérations (+15 points) et les agglomérations de 100 000 habitants et plus (+9 points).

La réservation d’hébergement, la première catégorie du secteur Voyage et Tourisme

  • Près de la moitié des cyberacheteurs (45%) a effectué au moins un achat au cours des 12 derniers mois sur un site d’hébergement. Ce sont les professions supérieures, les plus acheteuses sur cette catégorie avec 59% des cyberacheteurs, les 25-34 ans (56%), les habitants des grandes agglomérations (54%) et les familles avec enfants (52%).
  • Booking.com et airbnb sont les leaders sur la catégorie réservation d’hébergement avec respectivement 36% et 30% de cyberacheteurs. Hôtels.com, E. Leclerc et Leboncoin viennent ensuite mais avec des taux de pénétration plus faibles.

Les sites de e-commerce de transport 

  • 29% des cyberacheteurs ont effectué au moins un achat au cours des 12 derniers mois sur un site de transport (billets avion / train / bus…).
  • SncfConnect et Air France sont les leaders des sites e-commerce sur la catégorie transport

Des différences importantes entre les générations 

  • Les 25-34 ans sont les acheteurs les plus actifs, ils multiplient les sites d’hébergement et de transport (3,5 sites d’achat contre 2,8 en moyenne). Parmi les sites d’hébergement, les plus représentés : Booking.com (25%), airbnb (24%), Hotels.com (11%), Leboncoin (10%). Ils achètent également sur les sites de transport ferroviaire et aérien : OUIGo (13%), AirFrance (12%), Ryanair (12%), SncfConnect (11%). 
  • Les 15-24 ans sont plus souvent acheteurs sur les sites de transport (41% contre 29% en moyenne) et notamment ferroviaires et bus : SncfConnect (20%), Blablacar (12%), Transavia (12%) et Flixbus (10%)
  • Les 50 ans et plus sont les moins actifs sur les sites d’hébergement comme de transport (2,4 sites d’achat contre 2,8 en moyenne). Booking.com est largement en première place avec 35% d’acheteurs, devant airbnb (25%) et E.Leclerc (15%). Parmi les sites de transport, Easyjet obtient un bon score 11%, alors que SncfConnect (7%) et Air France (6%) sont plus en retrait.

La présence d’enfants et notamment de jeunes enfants : un impact sur les choix

  • Les foyers avec enfants sont également des cyberacheteurs actifs sur cette catégorie (3,1 sites d’achat contre 2,8 en moyenne) et notamment sur les sites d‘hébergement : 52% ont effectué un achat (contre 45% en moyenne). 
  • Si Booking.com (30%) et airbnb (26%) restent les deux premiers sites d’achat, l’âge des enfants a un impact sur le choix des sites : pour les familles avec jeunes enfants (moins de 6 ans), les sites des enseignes à image prix bas, E. Leclerc (13%), Cdiscount (12%), Lidl voyages (5%) bénéficient d’un meilleur taux de pénétration. C’est également le cas des sites d’annonces Leboncoin (13%) et Locasun (4%), de ventes privées : Veepee (8%), Showroomprivé (5%), Verychic (5%), mais aussi de campings : capfun (8%), et de Clubs : Belambra (5%), Maeva (5%), Club Med (5%), et enfin, les sites les Chambres-hôtes.fr (4%) et gites.fr (4%). 
  • Les parents de grands enfants (16 ans et plus) diversifient moins leurs sites d’achats que ce soit pour l’hébergement comme pour le transport.

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Etude VVF : le futur des vacances et loisirs en période d’inflation 

Le 6 février 2024 – Tendance Hôtellerie – Lien vers l’article

Avec une inflation qui reste le sujet de préoccupation principal des Français, ces derniers continuent à faire évoluer leur consommation de vacances et de loisirs. Néanmoins, les vacances restent un moment privilégié dont les Français ne comptent pas se passer. Dans ce contexte, comment envisagent-ils le futur de leurs vacances et de leurs loisirs ?

Questionnaire administré en ligne du 18 janvier au 28 janvier 2024 auprès d’une population âgée de 18 ans et plus, 3 720 répondants, dont 17 % ayant déjà loué chez VVF au cours des 10 dernières années.

Inflation et futur des vacances

Les craintes liées à l’impact de l’inflation sur les vacances augmentent

  • L’inflation / la baisse du pouvoir d’achat est toujours le premier facteur qui pourrait impacter négativement les vacances et elle est ressentie par un nombre croissant de Français (64 % vs 51 % en février 2023). La fin du mois est une préoccupation nettement plus vive que la fin du monde : ils sont près de trois fois moins à craindre les phénomènes météorologiques (24 %) et seulement 11 % les contraintes environnementales qui les obligeraient à voyager par exemple moins loin et / ou moins souvent.
  • Il faut noter que le nombre de répondants qui affirment que pouvoir partir en vacances risque de devenir de plus en plus compliqué augmente de deux points par rapport à février 2023 (66 % vs 64 %).

Pour près de 90 % de Français, l’inflation a modifié ou va modifier leur façon de partir en vacances

  • L’augmentation des personnes craignant pour leur pouvoir d’achat va de pair avec l’augmentation de celles qui affirment que l’inflation a modifié ou va modifier leur façon de partir, passant de 73 % en mai 2023 à 86 % en janvier 2024. Le ressenti est également plus vif puisque les Français qui estiment que l’impact est fort a doublé (34 % vs 17 %) tandis que ceux qui ceux qui ne constatent aucun impact a été divisé par deux (14 % vs 27 %).

L’hébergement : première victime de l’inflation

  • On a demandé à ceux qui ont modifié ou qui s’apprêtent à modifier leur façon de partir, de choisir quelle est la principale mesure prise (une seule réponse possible). Le choix d’un hébergement moins onéreux s’impose pour 21 % des répondants. Mis à part ceux qui peuvent se permettre de partir hors saison (16 %), le fait de partir moins loin pour économiser sur les frais de transport recueille 16 % des suffrages. 11 % optent pour une destination moins chère (station moins connue…).

Malgré les contraintes budgétaires, les Français aiment voyager pour rompre avec leur quotidien

  • Si l’inflation pèse sur le budget vacances, les Français ont besoin de partir, et un tiers préfère réduire la durée de ses séjours pour pouvoir partir plus souvent (34 %). D’ailleurs, les très grandes vacances d’été n’ont plus la côte : 82 % les diminuent pour pouvoir partir sur d’autres périodes de l’année avec des séjours plus courts contre 18 % qui concentrent la majorité de leurs congés en été.

Une grande majorité ne renoncera à aucune de ses vacances habituelles

  • Séjours plus courts, choix d’hébergements ou de destinations moins chers … permettent à 70 % des Français de maintenir l’ensemble des vacances qu’ils ont l’habitude de prendre. Néanmoins, pour ceux qui renoncent à partir sur une ou plusieurs périodes, les premières vacances concernées sont celles de février (20 %), suivies par celles de Toussaint et de Noël (ex-aequo à 17 %), de Pâques (14 %) et enfin d’été (12 %).

Inflation et futur des loisirs

L’impact de l’inflation encore plus redouté pour le futur des loisirs

  • L’inflation / la baisse du pouvoir d’achat sont ressenties encore plus vivement comme pouvant impacter négativement les futurs loisirs (70 % l’affirment contre 64 % pour les vacances). On a vu lors des précédentes études l’attachement des Français pour leurs vacances mais à l’heure des choix, ce sont les loisirs qui en font les frais.

Côté « loisirs », le budget « restaurant », première victime du pouvoir d’achat, celui des activités sportives régulières préservé

  • On a demandé à ceux pour qui l’inflation / la baisse du pouvoir d’achat a entraîné ou va entraîner des conséquences sur les loisirs et activités quelles sont les deux premières mesures qu’ils vont prendre. Les deux premiers budgets visés sont ceux des sorties au restaurant (60 %) et le sport saisonnier comme le ski, la location de bateaux… (34 %). A l’inverse, celui du sport au quotidien est préservé comme l’abonnement à un club, à la piscine, au tennis… même si 16 % des Français le revoient à la baisse.

Malgré des arbitrages de budget, les Français aiment se divertir en vacances

  • Les Français sont peu nombreux à être tout à fait d’accord avec l’affirmation selon laquelle les loisirs et activités en vacances n’auront à l’avenir aucune importance (7 %). Quant à ceux qui les voient de plus en plus sous le signe du farniente, ils sont 13 %. 
  • Malgré les arbitrages dus à l’inflation, ces activités et loisirs restent importants et ne sont pas nécessairement synonymes d’activités payantes. Les répondants pensent qu’à l’avenir, les vacanciers voudront des activités pour enfants (38 %), des activités « all inclusive » (26 %) -sans doute pour maîtriser leur budget- et une offre de restauration (25 %). Malgré le fait qu’elle soit la première visée par les restrictions budgétaires, elle reste dans le top 3 des attentes, mais en vacances, il s’agit souvent de « petite restauration ».
  • Viennent ensuite des activités culturelles et découverte du patrimoine (gastronomie, monuments et histoire …) à 23 %, des activités récréatives à pratiquer en famille ou entre amis (19 %), des offres « bien-être » (spa, sauna, hammam…) à 16 %, des activités et loisirs sportifs (15 %) dont on vient de voir c’était un des deux premiers budgets victime du pouvoir d’achat.

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Hospitalité : l’Espagne championne d’Europe, la France encore à la traîne

Le 29 janvier 2024 – L’echo touristique – Lien vers l’article

Encore une fois, la France figure en mauvaise position d’une étude sur l’hospitalité des pays européens.

  • C’est un constat récurrent. Si la France est la première destination touristique mondiale, ce n’est pas grâce à son hospitalité.
  • Les touristes étrangers critiquent souvent l’accueil en France. Il y a une dizaine d’années, Julien Barnu et Amine Hamouche écrivaient déjà dans leur livre « Industrie du tourisme – Le mythe du laquais » (Presse des Mines) : « C’est du désamour des Français, voire de leur mépris, que le tourisme souffre. Mieux accueillir devrait être une idée partagée par tous ».
  • Aujourd’hui, peu de choses ont fondamentalement changé. C’est en tout cas ce que laisse supposer la dernière étude Holidu, plateforme allemande spécialisée dans la location de vacances où la France figure à la 12e position (sur 25). Alors bien sûr, il faut toujours prendre des pincettes avec ces études qui sont multiples et parfois à la méthodologie douteuse. Mais les critères choisis pour cette étude sont variés. S’ils ne sont pas forcément exhaustifs, ils donnent tout de même une bonne vue d’ensemble au niveau de l’hospitalité des 25 pays européens.

L’Espagne en première position

  • Les sept critères sélectionnés pour définir l’hospitalité sont : le nombre d’arrivées touristiques selon l’OMT, la connaissance de l’anglais selon les données de l’ EF English Proficiency Index 2023, la convivialité, notamment pour les familles, d’après le classement du magazine d’information américain US News, la volonté d’aider grâce les données d’une enquête publiées dans le CAF World Giving Index 2022 de la Charities Aid Foundation, la qualité du service des taxis avec les experts du développeur d’Essential Living, les critiques sur les principaux sites touristiques grâce à la proportion d’avis 5 étoiles dans le nombre total d’avis sur Tripadvisor sur les 50 sites les plus touristiques de chaque destination et le nombre de vols à la tire grâce à l’aide des données des statistiques de vol de la police nationale/
  • Pour ce classement (ci-dessous), c’est l’Espagne qui est la destination de vacances la plus hospitalière d’Europe. L’Espagne est l’une des premières destinations au niveau mondial. Et chez nos voisins, l’expérience positive commence souvent à l’aéroport, avec les services de taxi. Dans aucun autre pays, les chauffeurs de taxi ne sont plus sympathiques et plus serviables qu’en Espagne, estime Holidu. De manière générale, sur le continent, dans les îles Baléares ou Canaries, les visiteurs apprécient particulièrement leur séjour dans le pays et se sentent traités avec une extrême hospitalité, est-il expliqué.

L’Italie brille pour les familles

  • Dans cette étude sur l’hospitalité, le Portugal puis la Turquie complètent le podium. La Turquie se distingue par sa remarquable serviabilité. Selon l’enquête, 75% des personnes interrogées ont aidé quelqu’un qu’elles ne connaissaient pas auparavant au cours de l’année écoulée. Ce chiffre est particulièrement impressionnant si on le compare à d’autres pays comme l’Allemagne, où cette valeur n’est que d’environ 54%.
  • De son côté, l’Italie se distingue comme le leader en matière de convivialité familiale. Les familles en vacances y bénéficient d’une atmosphère chaleureuse et accueillante, qui se reflète dans les installations adaptées aux enfants, les activités culturelles et une attitude détendue envers les plus petits voyageurs. Cette culture centrée sur la famille fait de l’Italie une destination idéale pour les vacanciers avec enfants.

Les pays anglophones avantagés

  • En revanche, rien ne tue l’ambiance des vacances que de se faire voler à la tire. Voici la surprise : la Suède, souvent considérée comme un pays calme, présente le risque de vol à la tire le plus élevé, suivie de près par le Royaume-Uni, selon les statistiques de la police. Ces destinations de vacances populaires ont enregistré l’année dernière environ 2 000 cas pour 100 000 habitants.
  • Enfin, pour communiquer avec les touristes, la connaissance de l’anglais joue un rôle clé. Les pays anglophones comme le Royaume-Uni et l’Irlande bénéficient ici clairement d’un avantage naturel. Mais l’anglais est également facile à maîtriser pour d’autres régions d’Europe, par exemple aux Pays-Bas, dans les pays scandinaves, en Autriche, en Islande et en Belgique. Cela rend les voyages plus agréables et plus faciles pour les touristes étrangers.

Ils pourront continuer leurs locations AirBnB malgré le véto de la copropriété

Le 7 février 2024 – Le Figaro Immobilier – Lien vers l’article

Le Tribunal de Lisieux a débouté, le 2 février, le syndicat des copropriétaires d’un immeuble situé à Deauville de sa demande d’interdiction de la pratique de la courte durée au sein de l’immeuble.

  • C’est une décision de justice qui «vient rebattre les cartes de la location Airbnb en copropriété», comme le clame haut et fort Me Xavier Demeuzoy, avocat spécialisé en droit des locations saisonnières. Le Tribunal de Lisieux a effectivement débouté le syndicat des copropriétaires d’un immeuble situé à Deauville (14) de sa demande d’interdiction de la pratique de la courte durée au sein de l’immeuble, le 2 février.
  • Le syndicat de copropriétaires estimait que la location de type Airbnb était commerciale, ce qui était incompatible avec le règlement de copropriété. Selon lui, le règlement de copropriété prévoit que les appartements ne peuvent être affectés qu’à un usage bourgeois et d’habitation et que l’essentiel des copropriétaires sont occupants. La copropriété a alors poursuivi cinq propriétaires de la résidence de la Seigneurie à Deauville composée de 200 copropriétaires devant le tribunal judiciaire de Lisieux.
  • Le Tribunal a estimé que la qualification commerciale résulte du caractère habituel de son exercice. Or, selon Me Demeuzoy, ses clients ne louent pas leur bien sur Airbnb de manière habituelle: «Mes clients ont tous pour point commun d’avoir acheté un appartement à Deauville et s’y rendre régulièrement pour leurs vacances ou le week-end. Comme tout propriétaire, lorsqu’ils n’étaient pas présents, ils le mettent occasionnellement en location via la plate-forme Airbnb pour amortir notamment les charges courantes de copropriété». La décision de justice stipule que «la première de ces pièces établit certes l’existence d’au moins une location touristique de courte durée, activité non contestée par les défendeurs, mais elle est insuffisante pour caractériser objectivement des actes d’habitude. Il n’est pas justifié de prestations hôtelières ou parahotelières annexes».

La courte durée difficile à freiner dans les stations balnéaires

  • «Cette décision est une victoire historique pour tous les loueurs de courte durée en copropriété situés notamment dans les stations balnéaires et un signal fort envoyé aux copropriétés. La courte durée s’inscrit dans l’ADN même des stations balnéaires depuis plus de 100 ans et n’a pas attendu l’arrivée d’Airbnb en France en 2015 pour exister et perdurer», commente Me Demeuzoy. «Faire interdire la courte durée dans ces immeubles situés en bord de mer reviendrait notamment à fermer littéralement le tourisme dans toutes les villes balnéaires de France.» Un jugement qui rappelle celui de la Cour d’appel de Pau du 13 décembre 2017 où il était stipulé que «la location meublée de courte durée pourrait difficilement être prohibée dans une zone touristique comme Anglet ou de nombreux logements bourgeois sont loués à la semaine pendant l’été». Il s’inscrit également dans la lignée de l’arrêt de la Cour de cassation du le 25 janvier dernier précisant que l’activité de courte durée n’était pas nécessairement une activité commerciale et donc contraire aux dispositions bourgeoises d’un règlement de copropriété.
  • Airbnb aurait-il trouvé grâce aux yeux de la justice alors qu’une proposition de loi visant à alourdir la fiscalité de la location saisonnière a été adoptée à l’Assemblée Nationale le 29 janvier? «Si la loi Le Meur adoptée en première lecture par l’assemblée nationale et qui doit encore être adoptée par le Sénat souhaite restreindre la faculté de pratiquer la courte durée en France, force est d’admettre qu’au sein des copropriétés, le juge reste un rempart à toute interdiction systématique et abusive au sein de chaque immeuble», conclut Me Demeuzoy. Attention toutefois, cette décision de justice ne doit pas faire oublier que chaque immeuble dispose de son propre règlement de copropriété et qu’il est nécessaire d’analyser au cas par cas la possibilité de pratiquer la courte durée, comme le rappelle l’avocat.

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Et en bonus, si vous avez encore soif de lecture :

Environnement & climat :

Mobilité et transports :

Innovations & applis :

Juridique :

  • Meublés de type AirBnB : fiscalités, quotas, priorité aux résidences principales, les députés durcissent les règles (Le Monde)

Nous vous donnons RDV le 15 mars prochain.

Bon mois de février !

Arnaud et Simon

 

Les actus de janvier 2024




Cet article date de septembre 2022 et étudie la réservation des hôtels, mais la logique est exactement la même pour les meublés touristiques. Nous nous permettons donc de vous le représenter pour cette newsletter de janvier, car il nous parait très pertinent pour votre activité. 

Bien entendu, vous retrouvez ensuite les articles du mois qui nous ont semblé intéressants. 

Bonne lecture !

Hôtellerie : en cinq ans, la part de voyageurs réservant en direct a bondi de 40 %

L’Écho touristique - Le 8 septembre 2022 – Lien vers l’article

C’est l’une des tendances fortes identifiées par Coach Omnium dans sa dernière étude sur les attentes et comportements d’achats des clientèles hôtelières françaises et européennes.

  • Pour les hôteliers, capter en direct la clientèle pour s’affranchir – autant que possible – de la dépendance aux OTA est une préoccupation permanente. Et visiblement, leurs efforts paient. C’est en tout cas ce qui ressort de la dernière étude* publiée par Coach Omnium. « Si ces plateformes en ligne ont toujours autant de succès comme moyen de trouver et de commander des séjours hôteliers selon 65 % des voyageurs interrogés, notre sondage de 2022 révèle que la part de clients qui réservent en direct auprès des hôtels – en plus ou à la place de passer par des OTAs, selon les séjours – a bondi à 70 % contre 30% en 2017 », souligne ainsi Coach Omnium.
  • Un « phénomène inattendu », pour la société d’études marketing et économiques spécialisée dans le tourisme et l’hôtellerie, qui s’explique par « de nouvelles habitudes insoupçonnées ». Selon Coach Omnium, les voyageurs auraient ainsi tendance à utiliser les OTA pour choisir un établissement en fonction de leurs critères grâce aux moteurs de recherche de ces plateformes, avant de se rendre sur le site Internet de l’hôtel. Si le prix est plus avantageux, et que d’autres critères sont remplis, tels que l’e-réputation, ils effectuent alors la réservation. « Au grand bonheur des hôteliers qui économisent ainsi une commission à payer à l’intermédiaire qui leur a uniquement servi – gratuitement – de vitrine ou d’appât, note Mark Watkins, le fondateur de Coach Omnium. La condition reste tout de même que les sites des hôtels soient professionnels, rassurants et attrayants. »

Le prix, nerf de la guerre

  • L’idée encore fortement ancrée que les OTA type Booking ou Expedia semble donc progressivement s’estomper. Depuis 2015 et l’intervention de l’Autorité de la concurrence, en coordination avec la Commission européenne, les hôteliers peuvent en effet proposer des tarifs inférieurs à ceux affichés sur le site de Booking.com sur leur canal de vente hors ligne, ce qui n’était pas le cas auparavant. 
  • Un élément d’autant plus important que le prix est – plus que jamais – le nerf de la guerre. D’après la même étude, parmi les critères de choix d’un établissement, le prix vient en deuxième position (75% des personnes sondées). « Cet item a augmenté en importance car ils étaient 58% à le mentionner lors de notre précédent sondage mené en 2017″, relève Coach Omnium. Le premier critère reste la localisation (88% des personnes interrogées y font référence). Les avis en ligne arrivent en troisième position (importants pour 46% des clients d’hôtels). Le nombre d’étoiles défini en fonction du classement hôtelier, dépoussiéré en avril dernier, n’est en revanche pris en compte que par 16% des personnes interrogées… contre 64% en 2009.
  • Une fois l’hôtel présélectionné, 86% des voyageurs vont regarder parfois ou systématiquement les notes, photos et commentaires publiés par les autres clients sur les sites dédiés (Booking, TripAdvisor, Expedia…). Des avis jugés plus fiables que tout label ou publicité, pointe également Coach Omnium.

* Etude quali-quantitative réalisée en juin 2022, à compte d’auteur par Coach Omnium, par sondage en face-à-face, auprès de 621 clients d’hôtels, français et européens, représentatifs de la clientèle hôtelière en France, par gamme, par CSP, par fréquence de séjours et par origine.

À Amsterdam et à Edimbourg, de nouvelles règles pour limiter les échanges de maisons

Le Monde – Le 24 décembre 2023 – Lien vers l’article

Sur le modèle de ce qui a été fait avec Airbnb, ces deux villes veulent faire payer les utilisateurs de plates-formes comme HomeExchange.

  • C’est un microcosme qui se développe à la marge de l’hébergement touristique, mais qui connaît un essor fulgurant. En un an, le nombre d’inscrits sur HomeExchange, l’un des sites leaders de l’échange de maisons, a bondi de 50 %. Au total, 150 000 personnes, dont un tiers de Français, ont enregistré leur maison ou leur appartement sur cette plate-forme, qui se rémunère en demandant à ses membres une cotisation annuelle de 160 euros.
  • Le système s’est développé jusque-là sans entraves. Mais aux Pays-Bas et en Ecosse, les pouvoirs publics s’inquiètent de le voir se déployer hors de tout contrôle, craignant d’avoir affaire à un futur Airbnb. A la différence de la plate-forme américaine, HomeExchange n’implique cependant pas d’échange d’argent : l’accueil de personnes chez soi permet de percevoir des points (des « guest points »). Une monnaie virtuelle utilisable pour se rendre ensuite dans une maison ou un appartement.
  • Mais la municipalité d’Amsterdam estime que cette forme de transaction place le système dans la case des locations touristiques. La plate-forme HomeExchange recense 2 000 logements disponibles dans la métropole hollandaise, ce qui en fait un acteur majeur de l’offre d’hébergement. « Sauf que les logements sont loin d’être libres tout le temps ! Ils sont prêtés deux ou trois semaines par an », rétorque Emmanuel Arnaud, le directeur de HomeExchange. Au total, en 2023, 3 900 groupes ou familles sont venus à Amsterdam par HomeExchange, soit 71 000 « nuitées touristiques » (nombre total de nuits par personne).

Contrôles et sanctions

  • A partir du 1er mars 2024, la ville va appliquer des restrictions similaires à celles qui concernent Airbnb. Les utilisateurs de HomeExchange et d’autres sites d’échanges devront enregistrer leur logement sur le site de la municipalité, payer un permis annuel (43 euros), limiter le prêt de leur logement à trente jours par an, et signaler à la ville dès lors qu’ils recevront des personnes chez eux. La ville interdit aussi d’utiliser ce système avec une résidence secondaire, et restreint à quatre maximum le nombre de personnes accueillies par logement (sauf les familles avec plus de deux enfants). Des contrôles, avec sanctions associées, sont prévus à partir de 2025.
  • « Amsterdam mène depuis de nombreuses années une politique visant à lutter contre les locations touristiques, car cela a des conséquences négatives sur la qualité de vie dans certains quartiers de la ville », explique Rory van den Bergh, porte-parole de la ville d’Amsterdam, qui a déployé diverses actions pour limiter l’impact du tourisme de masse. En 2023, elle a par exemple lancé une campagne sur les réseaux sociaux (« Stay away ») pour décourager la venue de visiteurs nuisibles à la tranquillité des résidents, à savoir les groupes « d’hommes de 18 à 35 ans », Britanniques en particulier.
  • Edimbourg, qui a vu son nombre de touristes grimper en flèche au cours de la dernière décennie, a mis en place des règles similaires à celles de la métropole hollandaise. Celles-ci sont entrées en vigueur depuis le 1er octobre, et encore plus strictes. Un exemple : les personnes qui prêtent leur logement doivent payer une licence annuelle, fonction du nombre de couchages affiché sur leur annonce. Le montant n’a rien d’anecdotique : pour cinq personnes, il atteint 600 livres (690 euros). Une partie de ces règles sont applicables dans toute l’Ecosse.

« Méconnaissance de notre système »

  • « Tout cela créé un vent de panique chez nos utilisateurs en Ecosse et aux Pays-Bas », reconnaît Emmanuel Arnaud, qui a dû rembourser à certains membres leur cotisation. Ces nouvelles réglementations, si elles venaient à se déployer ailleurs, constituent un vrai risque pour cette entreprise parisienne de 160 salariés, qui devrait dégager en 2023 un chiffre d’affaires de 23 millions d’euros. Mais aussi pour les autres acteurs de ce marché comme HomeLink, SwitchHome ou Intervac.
  • Selon le directeur de HomeExchange, l’échange de maisons ne devrait pas être traité de la même façon que les locations à court terme de type Airbnb. « Nous n’avons pas le même impact. Nous ne retirons pas du marché immobilier des hébergements pour les résidents, nous n’avons pas d’effet sur la hausse des prix, et nous amenons des touristes dans des quartiers qui ne sont pas les plus fréquentés. Ces règles témoignent d’une méconnaissance de notre système », plaide-t-il, ajoutant que leurs utilisateurs sont avant tout des familles. « L’échange de maisons est l’une des manières les moins chères de voyager. Dans un contexte d’inflation, ce serait dommage de restreindre cette liberté. »

Les jeunes et le tourisme – Bertrand Réau professeur de sociologie au CNAM

ADN TOURISME – Le 11 janvier 2024 – Lien vers l’article

Cette note aborde plusieurs points clés sur le tourisme des « jeunes ». Premièrement, elle met en évidence la diversité des initiatives et des sources d’information sur le tourisme des jeunes en raison du manque de données institutionnelles stabilisées. Deuxièmement, elle interroge la pertinence des catégories d’âge traditionnelles en faveur d’une approche générationnelle basée sur l’année de naissance. Troisièmement, elle souligne le rôle crucial du numérique dans les choix de vacances des jeunes, mettant en avant l’autonomie qu’ils revendiquent dans la construction de leurs projets de voyage. Enfin, elle soulève les tendances de voyage des jeunes, dont l’aspiration à la mer, la préférence pour les voyages en famille, et l’influence du numérique sur leurs choix.

Les « jeunes », de qui parle-t-on ?

  • Les rapports The power of youth travel (2011, 2016), produits par la WYSE Travel Confederation en collaboration avec l’Organisation Mondiale du Tourisme, soulignent que le tourisme des jeunes représente plus de 23 % du tourisme international, avec 336 millions de voyageurs, englobant divers types de voyages (études, travail, séjours au pair ou linguistiques, volontariat international) (Moisy, 2023). Les usages du temps de vacances des « jeunes » sont variés et plus étalés dans l’année que ceux de leurs aînés. En ce sens, ce temps participe au développement des « jeunes » et représente un enjeu important pour comprendre les aspirations des « touristes de demain ». Les études que nous allons mentionner ici portent sur des 18-34 ans. Une nouvelle approche axée sur les générations, largement présente dans les études marketing et les documents de communication, redéfinit la jeunesse. Les générations X, Y, Z, Alpha ne sont plus définies par l’âge, mais par l’année de naissance. Cette perspective souligne la discontinuité entre les jeunes d’aujourd’hui et ceux d’hier, avec une absence de caractéristiques stables et partagées (Moisy, 2023). A travers ces deux focales, âge et génération, que disent les études des comportements des « jeunes » ?

Des aspirations comparables à leurs aînés ?

  • Selon l’Etude Ipsos Digital, « Les jeunes et le tourisme, auprès des 18-34 ans » (mai 2023), les plus jeunes (18-24 ans) envisagent de voyager davantage en Europe (50%), tandis que leurs aînés (25-34 ans) privilégient la France (53%). La voiture reste le mode de transport favori (65%), suivi de l’avion (54%) et du train (35%). Concernant l’hébergement, les jeunes privilégient majoritairement les hôtels (51% pour un long séjour, 53% pour un court séjour) et utilisent fréquemment des locations touristiques via des plateformes comme Airbnb (40%). Les vacances préférées des jeunes sont en majorité à la mer (55%), suivies de celles axées sur la tranquillité et la déconnexion (43%).
  • Ainsi, les jeunes ayant fréquentés la mer pendant leur enfance (55%) continuent à privilégier cette destination à l’avenir (51%). Enfin, 57% des jeunes préfèrent partir en famille, tandis que 35% aiment voyager avec des amis et 46% avec un conjoint. Par rapport à leurs parents, les jeunes déclarent majoritairement voyager plus en avion (35%), autant en train (33%) et autant en voiture (49%). Globalement, au regard des résultats de cette étude, les pratiques des « jeunes » semblent assez proches de celles de leurs aînés. Certaines aspirations diffèrent néanmoins et les modalités de ces pratiques évoluent comme en attestent les études sur le numérique.

Génération Z et numérique…

  • Nicolas De Dianous analyse l’influence des médias sociaux sur les choix touristiques des jeunes clients. La génération Z se distingue, ainsi, par une utilisation différente des réseaux sociaux, axée sur le suivi des tendances, le divertissement et l’exploration de nouveaux univers (De Dianous, 2023). Cette génération privilégie YouTube, TikTok, Instagram et Snapchat comme principales plateformes sociales. YouTube demeure leader chez les jeunes, tandis que TikTok gagne en popularité grâce à ses fonctionnalités créatives et son algorithme addictif. Snapchat attire le plus grand nombre de jeunes visiteurs quotidiens en France. Les voyages sont une thématique favorite, avec une recherche active de destinations “instagrammables”.
  • Ainsi, les jeunes de moins de trente ans sont fortement influencés par les médias sociaux et les avis en ligne dans leurs choix de voyages. Selon une étude de Photobox en 2022 (cité par De Dianous, 2023) 36 % des 18-34 ans utilisent Instagram, Pinterest ou TikTok pour choisir leur destination, atteignant 44 % chez les 18-24 ans et 47 % chez les 25-34 ans. Environ la moitié des jeunes utilisent activement les réseaux sociaux pour préparer leurs voyages, et 37 % des 25-34 ans affirment poster constamment sur les réseaux sociaux pendant leurs voyages. Est-ce que ces usages du numérique s’accompagnent de nouvelles pratiques ?

De nouveaux leviers pour une sensibilisation écologique ?

  • La préoccupation climatique est élevée parmi les jeunes, avec 79% des 18-34 ans considérant la situation comme très préoccupante à alarmante, et 73% estimant que des changements significatifs dans nos modes de vie sont nécessaires. Pourtant, seulement 25% des jeunes voient l’avion comme le poste de consommation individuelle ayant le plus d’impact sur le dérèglement climatique. Dans la pratique, le coût du trajet demeure le principal critère de choix de destination pour 43% des jeunes, avant les activités sur place (33%) (Greenpeace, Baromètre des pratiques de voyage des jeunes, décembre 2022).

« La jeunesse n’est qu’un mot » : pour un nouveau paradigme d’analyse par les pratiques

  • « Le marketing générationnel » montre des limites, à l’heure où les populations d’une même tranche  d’âge sont en réalité très morcelées. Appliqué au tourisme, on peut se demander ce que cela modifie dans le sens donné aux vacances par les plus « jeunes » lorsque le voyage est installé comme une pratique sociale « valorisée », relayée et soutenue par les influenceurs, que les transports sont divers et accessibles, que le départ en vacances est connu depuis le plus jeune âge… Mais là encore, l’uniformisation que constitue la catégorie « jeune » voile la réalité des écarts entre des populations socialement très différentes. Qu’il s’agisse des inégalités en matière de départs en vacances (OVLEJ, 2022) ou des fortes différences dans les modes de vie des différentes catégories sociales dès le plus jeune âge (Lahire, 2019 ; Octobre, 2019), la « jeunesse » recouvre des réalités très variées. Au final, il serait sans doute plus constructif de s’intéresser réellement à cette diversité de modes de vie en prenant en compte des éléments structurants tels que, par exemple, le lieu d’habitation, les études, le premier emploi, l’autonomie financière, la mise en couple, l’arrivée d’un enfant, l’achat d’un logement, les inégalités de ressources sociales, économiques, culturelles et familiales en fonction des milieux sociaux et les trajectoires de vacances depuis l’enfance qui influencent les pratiques à l’âge adulte.

Bertrand Réau, professeur de sociologie au Cnam,

Titulaire de la chaire “Tourisme, voyages et loisirs” et chercheur associé au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique

Nous vous donnons RDV le 15 février prochain.

Bon mois de janvier !

Arnaud et Simon

 

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Les actus de décembre 2023

Le parlement et le conseil européen s’accordent pour renforcer la transparence sur les plateformes de location courte durée

Le Monde – Le 16 novembre 2023 – Lien vers l’article 

Cette amélioration de la transparence « va renforcer la confiance pour les utilisateurs » et permettre de lutter contre les « activités illégales », s’est félicitée Rosenna Morillo Rodriguez, secrétaire d’Etat espagnole au tourisme.

  • Le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne ont trouvé un accord, dans la nuit de mercredi 15 à jeudi 16 novembre, pour renforcer la transparence dans la collecte de données sur les plates-formes de location de courte durée, type Airbnb, a annoncé le Conseil européen, qui représente les Vingt-Sept, jeudi.
  • Cette nouvelle régulation « crée un ensemble simple et facile de règles d’information pour les plates-formes et facilite la procédure d’inscription pour les hôtes », s’est félicitée Rosenna Morillo Rodriguez, secrétaire d’Etat espagnole au tourisme, dont le pays assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne.
  • Cette amélioration de la transparence « va renforcer la confiance pour les utilisateurs » et permettre de lutter contre les « activités illégales », a-t-elle ajouté. Principale plate-forme dans ce secteur, Airbnb s’est dit « en faveur d’une réglementation européenne », soulignant qu’elle avait lancé un appel en ce sens « dès 2021 ».
  • « Ces règles serviront d’exemples au niveau mondial en matière de réglementation des locations de courte durée et donneront des orientations claires aux plates-formes et aux autorités », a précisé la plate-forme. Ces mesures vont ainsi aider les autorités à disposer de suffisamment d’informations pour mieux contrôler l’activité de ces plates-formes de location de courte durée, comme Airbnb.

L’accord doit encore être formellement adopté

  • Cette dernière a fait l’objet d’une saisie de 779 millions d’euros par les autorités italiennes qui l’accusent de ne pas avoir collecté une taxe sur les revenus locatifs perçus par les propriétaires entre 2017 à 2021. Ces plates-formes numériques devront ainsi transmettre tous les mois de manière automatisée, les données sur le nombre de nuitées louées et de clients aux autorités publiques.
  • Ces mesures vont « garantir aux communautés locales de disposer de l’information dont elles ont besoin pour soutenir un développement durable du secteur de la location de courte durée », s’est félicité de son côté le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton.
  • Selon la Commission européenne, à l’origine de cette proposition, ces mesures vont harmoniser les exigences en matière d’inscription des hôtes. Une fois inscrits, les hôtes vont recevoir un numéro d’enregistrement unique, qui sera affiché et vérifié. L’accord doit encore être formellement adopté par les deux institutions. Les Etats membres auront ensuite deux ans pour appliquer la directive.

AirBnB : Durcissement en vue pour le régime fiscal de ces locations

France Info – Le 27 novembre 2023 – Lien vers l’article

Les locations Airbnb sont dans le viseur des parlementaires. Ce week-end les sénateurs se sont attaqués à la niche fiscale de ces meublés touristiques.

  • C’était à l’occasion du débat sur le budget, samedi 25 novembre dans la soirée. Le sénat a retenu un amendement de Max Brisson, élu LR de Biarritz qui réduit l’abattement dont bénéficient ces locations. Aujourd’hui, les biens touristiques classés proposés à la location, via des plateformes comme Airbnb, bénéficient d’un système d’imposition très avantageux : 71% d’abattement sur les loyers perçus avec Airbnb, contre 50% pour les meublés classiques et seulement 30% pour les locations classiques vides.
  • Autant dire que cela pousse les propriétaires à préférer louer leurs biens sur ces plateformes, à la nuit ou à la semaine à des tarifs plus élevés qu'en location classique, au mois, ou à l'année. C'est tellement attrayant qu’il y a presque 800 000 logements loués via ces plateformes, trois fois plus qu’en 2016. Cette progression fulgurante déstabilise le marché immobilier notamment dans les zones dites tendues, là où il y a peu de logements disponibles, comme dans les stations touristiques, ça crée des tensions, car les habitants n’arrivent plus à se loger.
  • Les sénateurs ont tout simplement aligné le régime fiscal Airbnb sur celui des locations normales avec un abattement de 30% dans les zones tendues, en y ajoutant, une limite : ne pas dépasser 15 000 euros de recettes. Et dans les zones rurales les sénateurs ont aussi maintenu un régime dérogatoire, mais avec un taux d’abattement un peu plus élevé.
  • Mais cette proposition ne va pas rester en l'état dans le texte final car le gouvernement la trouve beaucoup trop radicale. Certes, l’exécutif souhaite lui aussi revoir le régime fiscal de ces locations Airbnb, car il voit bien que dans certaines zones, ce n'est plus tenable, mais il travaille sur une proposition plus souple. Il y aura des différences selon les zones et les biens, mais globalement l’abattement fiscal se situerait plutôt autour de 50% avec un plafond assez élevé, mais autour de 70 000 euros de revenus.

Des changements possibles dès 2024

  • Pour l’exécutif, ces locations Airbnb ne doivent pas être trop durement bridées car dans certaines régions elles dopent le tourisme. Il y a une dizaine de jours, l’exécutif a lancé une mission parlementaire sur la fiscalité de ces locations, dont les conclusions doivent être rendues en début d’année prochaine. En attendant, le gouvernement prévoit de réintroduire un amendement dans le budget, quand il reviendra à l’Assemblée et comme ce texte sera sans doute adopté via un 49.3, on est presque sûrs que, dès l'an prochain, louer son bien en Airbnb sera, en tout cas, un peu moins intéressant pour les propriétaires qu’aujourd’hui.

Qui est Résavia et que fait-elle ?

Résavia est une entreprise française située en Loire-Atlantique (44), indépendante de tout site de location de meublés touristiques, accompagnant les propriétaires de gîtes. 

Notre activité :

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À Saint-Malo, AirBnB délogé en appel d’une habitation

Le Monde – Le 29 novembre 2023 – Lien vers l’article

Que deviennent les histoires une fois les articles parus ? Cette semaine, « M Le magazine du Monde » revient sur l’épineux sujet des locations saisonnières en Bretagne et sur le combat victorieux d’une Malouine pour reconquérir la tranquillité de son logis.

  • Nil Caouissin, l’élu de l’Union démocratique bretonne, l’avait suggéré dans un manifeste sorti à l’occasion des élections régionales de 2021 : pourquoi ne pas mettre en place un statut de résident en Bretagne ? L’idée, consistant à réserver l’acquisition des biens immobiliers dans les zones les plus recherchées à des ¬personnes ayant déjà vécu un an au même endroit, avait alimenté un sérieux débat.
  • Parmi les citoyens intéressés par cette proposition, la Malouine Véronique Deschamps. Celle qui a jeté l’ancre il y a plus de trente ans dans la cité fortifiée fait partie des quelques centaines d’habitants à l’année intra-muros. Elle s’inquiète du devenir de ce fief très touristique, où le phénomène Airbnb a pris une ampleur considérable, avec des milliers d’annonces recensées.
  • La coiffeuse au civil en a même fait les frais. La maison historique où elle réside est divisée en trois appartements et a vu arriver, en 2016, une location saisonnière de courte durée dans l’un d’eux. Valises à gogo et passages ininterrompus ont envahi ce logis fait de bois et de torchis. « J’ai vu ce lieu si petit se transformer en un hall de gare, et mon adresse devenir une destination touristique », pointe-t-elle inlassablement. Alors qu’elle écrivait une « lettre aux Malouins » pour avertir de la situation en 2018, signée par six cents personnes, elle cofondait un an plus tard le collectif Saint-Malo, j’y vis… j’y reste !
  • Parallèlement, elle entamait un combat judiciaire contre les propriétaires de l’appartement loué sur des plates-formes comme Airbnb ou Booking, au motif du « trouble anormal de voisinage ». Une « qualité de vie altérée », selon ses mots, à laquelle cette lanceuse d’alerte voulait mettre un terme. « J’avais le choix entre subir et me taire ou vendre et partir, confie-t-elle. J’ai préféré une troisième option : me battre et avoir peur tout le temps. »

Ce qu’il s’est passé depuis

  • Si le statut de résident n’a pas vu le jour en Bretagne, la problématique du logement, elle, s’est encore intensifiée. En juillet 2023, la chambre régionale des notaires recensait une augmentation annuelle de 9,4 % du prix médian d’un appartement ancien à Saint-Malo, pour s’établir à 4 810 euros le mètre carré. Il était, à titre de comparaison, à 2 650 euros en 2015.
  • Dans un contexte déjà brûlant, Saint-Malo avait adopté, en 2021, une réglementation très restrictive en instaurant des quotas de locations de courte durée par quartier (12,5 % pour l’intra-muros). Son maire, Gilles Lurton (LR), estime que la mesure « a au moins mis un frein à l’inflation du phénomène, qui prenait une proportion industrielle ». Et reconnaît une prise de conscience tardive à ce sujet de la part des institutions.
  • Et, le 24 août, la cour d’appel de Rennes a donné raison à Véronique Deschamps, a appris M Le magazine du Monde, lui accordant une indemnisation au titre du préjudice subi. La cour a également confirmé l’arrêt de l’activité de location de courte durée dans l’immeuble, requise par le tribunal judiciaire en première instance deux ans auparavant pour non-respect du règlement de copropriété et de sa clause d’« habitation bourgeoise ». Il n’y a donc plus de va-et-vient incessants dans cette ancienne maison intra-muros. Une décision qui fait émerger une jurisprudence favorable à l’habitat permanent. « On aboutit à une présomption de nuisance provenant des locations de courte durée », explique Cyrille Moncoq, l’avocat de Véronique Deschamps.
  • D’après le jugement, les immeubles d’habitation à caractère résidentiel ne sont pas compatibles avec la location pratiquée via Airbnb qui nuit à leur tranquillité. « D’autres personnes pourraient s’appuyer sur cette décision » pour faire reconnaître cette inadéquation, indique l’avocat, qui prend en charge de plus en plus de dossiers comme celui de la Malouine un peu partout en Bretagne.
  • Sept ans après les débuts de son action en justice, et alors que les députés ont déposé une proposition de loi pour une régularisation plus importante des plates-formes comme Airbnb, mardi 28 novembre, Véronique Deschamps ne réalise pas encore sa victoire. Elle formule malgré tout un vœu : « J’aimerais me dire que mes enfants auront la possibilité de vivre ici. »
Les actus de novembre 2023

Tourisme : AirBnB affiche sa volonté de tendre la main aux maires des zones tendues

Ouest-France – Le 26 octobre 2023 – Lien vers l’article

https://www.ouest-france.fr/economie/immobilier/tourisme-airbnb-affiche-sa-volonte-de-tendre-la-main-aux-maires-des-zones-tendues-643688b4-734c-11ee-8ee4-6d23d2858b34

La plateforme Airbnb ne s’est pas transformée en association à but non lucratif mais elle cherche un moyen de contrer les foudres qu’elle s’attire en pleine crise du logement.

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Un décret publié fin août est venu allonger à 3 697 la liste des communes classées en zone tendue. L’un des effets concerne la régulation des locations de meublés de tourisme.

Le nouveau classement des communes en zone tendue, appelée par l’administration« TLV », permettra à 2 259 nouvelles communes « touristiques » les plus tendues de majorer jusqu’à 60 % la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et d’appliquer les réglementations existantes sur l’encadrement des meublés de tourisme (numéro d’enregistrement et procédure de changement d’usage).

Si la commune vote ce dispositif, le numéro d’enregistrement sera exigé par les plateformes pour publier une annonce. Aujourd’hui, les communes peuvent déjà s’en saisir, même hors zone tendue. Mais toutes ne le font pas « car les problématiques sont hétérogènes à travers les 35 000 communes françaises. Pour certaines, Airbnb est une aubaine pour la rénovation ou le tourisme, pour d’autres ces locations de courtes durées sont une nuisance », confirme Alain Chrétien, maire de Vesoul (Haute-Saône), membre du bureau de l’AMF « tourisme ».

Qu’annonce AirBnB ?

« Dans les villes ayant déjà voté le changement d’usage et l’enregistrement, Airbnb bloquera les annonces de meublés de tourisme dépourvues d’un numéro d’enregistrement », explique à Ouest-France Emmanuel Marill, directeur France et Europe d’Airbnb. La plateforme continuera aussi à bloquer à 120 jours des locations de résidences principales.

Pourquoi la plateforme tend la main aux maires ?

Alors qu’Airbnb subit de nombreuses critiques sur sa responsabilité dans la crise du logement, la plateforme veut donner des outils aux maires, pour mieux appliquer la loi. « Je tends la main à toutes les villes du Grand Ouest, et partout en France, pour aider les maires à mettre en place ce dispositif dont les critères peuvent évoluer selon les besoins du territoire. Airbnb donnera accès à ces villes à une interface nommée Portail des territoires permettant de signaler des annonces ne respectant pas les règles, afin qu’on les supprime. Nous partagerons aussi avec elles de nouvelles données sur l’activité des hébergeurs (adresse, nombre de jours de location, revenus des hôtes locaux…) », indique Emmanuel Marill.

Quels effets les règlementations ont-elles ?

« Elles fonctionnent. Cela a contribué à limiter la spéculation dans ces villes », assure Emmanuel Marill. Il met en avant une étude commandée par la plateforme qui minimise l’impact de la prolifération des meublés de tourisme en France. Elle montre que sur un million, seulement 80 000 meublés de tourisme sont dédiés uniquement à la location touristique. À noter qu’une loi visant à supprimer l’avantage fiscal de la location meublée (notamment de tourisme) par rapport à la location nue n’a pas été retenue dans le projet de loi de finances 2024.

« Early Booking » : Les Français anticipent de plus en plus leurs réservations pour les vacances d’hiver

Le Monde – Le 11 novembre 2023 – Lien vers l’article

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/11/11/early-booking-les-francais-anticipent-de-plus-en-plus-leurs-reservations-pour-les-vacances-d-hiver_6199545_3234.html

Pour profiter des prix les plus bas, les vacanciers sont de plus en plus nombreux à faire leurs réservations plusieurs mois à l’avance.


Cette année pour les vacances d’hiver, Angèle, 20 ans, ses parents et son copain, ont choisi de faire « de bonnes affaires ». Quatre mois avant de partir, ils ont déjà réservé les vols, les logements et les activités pour un voyage itinérant de neuf jours au Canada. « On a payé 1 600 euros de frais de logement pour quatre. Je pense qu’on en aurait facilement eu pour 600, voire 1 000 euros, de plus en réservant seulement deux ou trois semaines à l’avance », estime la jeune femme.

La tendance du « early booking » (réservation anticipée), qui rime avec des offres promotionnelles des acteurs du tourisme, est davantage plébiscitée pour 2024, et notamment pour les vacances d’hiver. Inquiets à l’idée de devoir payer plus cher pour leurs séjours à la montagne en raison de l’inflation, ou de ne pas trouver de places dans les zones de haute altitude, où il y a de plus grandes chances qu’il neige, les Français sont de plus en plus nombreux à réserver le plus tôt possible.

« Nous avons 2 700 adultes de plus qu’en 2022 qui ont déjà réservé leur séjour aux sports d’hiver », affirmait, mardi 31 octobre, l’Union nationale des centres sportifs de plein air (UCPA). De son côté, la Fédération nationale des résidences de tourisme (FNRT) mentionne « 41 % des résidences de tourisme et de villages de vacances déjà réservés pour cet hiver, contre 38 % en 2022 à la même période ».

Ces progressions étaient attendues par les acteurs du tourisme, qui ont, pour certains, proposé des promotions dès le mois d’août pour la période hivernale. La FNRT avait prévu 20 % de réduction, 10 % du côté de l’UCPA, qui enregistre 54 % de réservations de plus qu’en 2022 sur les séjours « adultes » à la neige. « Le “early booking” permet, entre autres, aux entreprises d’ajuster et de relocaliser le nombre de salariés en fonction des lieux les plus demandés par les vacanciers », explique Arnaud Aymé, PDG pour la France du cabinet de conseil Sia Partners.

Risque de saturation de l’offre ferroviaire

Marqués par un hiver 2022 placé sous le signe de la diminution de l’enneigement en montagne, les vacanciers ont les yeux rivés sur les prévisions météorologiques. Nicolas Beaurain, PDG de la plate-forme de réservations Maeva, qui enregistre une augmentation de 33 % de son nombre de dossiers en un an sur les vacances d’hiver, constate que ses clients « vont vers des valeurs sûres », en citant notamment les stations savoyardes de Val Thorens, Les Arcs ou La Plagne. « Des destinations à plus de 1 800 mètres d’altitude, où il y a plus de chances d’avoir de la neige, assure-t-il. Ils réservent bien à l’avance car ils savent qu’elles sont très demandées. »

Une tendance adoptée par les Français pour le logement, mais également pour le transport, notamment pour le train. « L’offre ferroviaire est rapidement saturée si on s’y prend trop tard. Les vacanciers risquent donc de se retrouver sans train ou avec des billets qui coûtent extrêmement cher parce qu’ils n’en restent que très peu », détaille Arnaud Aymé. De son côté, la SNCF a assuré jeudi 2 novembre que l’ensemble de ses TGV et Intercités seront en circulation tout l’hiver, soit environ 700 trains quotidiens. Elle ajoute que « certaines lignes à destination des montagnes sont renforcées », en renouvelant par exemple la ligne saisonnière à grande vitesse Ouigo Paris Gare de Lyon - Bourg-Saint-Maurice avec un aller-retour quotidien, du 14 décembre au 24 mars.

Vacances de la Toussaint : le bilan est mitigé pour les gîtes de l’Isère

Francebleu.fr – Le 3 novembre 2023 – Lien vers l’article

https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-du-6-9-france-bleu-isere/vacances-de-la-toussaint-le-bilan-est-mitige-pour-les-gites-de-l-isere-9929151

Météo maussade, inflation... Les explications sont multiples mais le constat est là : les gîtes de France en Isère ont un peu moins attiré cette année pour la Toussaint. Mais Bruno Bernabé, le directeur des gîtes dans le département, est optimiste pour la suite de la saison.

Les vacances de la Toussaint se terminent ce week-end et le bilan est tout juste 'correct' pour les gîtes de France en Isère. 'Mais c'est un tassement de la fréquentation logique après les années euphoriques depuis le Covid', estime Bruno Bernabé, le directeur des gîtes dans le département

'Le taux d'occupation cette année était de 67% pour la première semaine et 70% pour la deuxième, alors qu'on dépassait les 70% l'année dernière', constate Bruno Bernabé. 'On n'a pas eu les réservations de dernière minute qu'on faisait habituellement'.

En attendant la neige

La faute à qui ? 'La météo, c'est certain', estime le directeur des Gîtes de France en Isère. 'Les vacanciers qui se décident au dernier moment le font souvent en fonction de la météo'.

La réussite de la suite de la saison dépend donc beaucoup de la météo. 'Le phénomène de dernière minute va encore jouer à fond à Noël', estime Bruno Bernabé. Alors forcément, l'arrivée de la neige ce vendredi en Isère, à moins de mille mètres d'altitude le réjouit : 'C'est une bonne nouvelle, vous allez en parler, des images de paysages enneigés vont tourner, etc.' s'enthousiasme le directeur des gîtes de France.

https://www.alliance-france-tourisme.fr/posts/observatoire-economique-du-tourisme-octobre-2023

https://drive.google.com/file/d/1fsKwg2ghu54es1RpyhK-8SY98-zt-RRO/view
Les actus d'octobre 2023

Sébastien Bazin, PDG d’ACCOR : « Dans cinq ans maximum, l’hôtellerie domestique chinoise aura dépassée en taille celle des Etats-Unis »

Le Monde - Le 18 septembre 2023 - Lien vers l’article

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/09/18/sebastien-bazin-pdg-d-accorhotels-dans-cinq-ans-maximum-l-hotellerie-domestique-chinoise-aura-depasse-en-taille-celle-des-etats-unis_6189838_3234.html#xtor=AL-32280270-%5Bdefault%5D-%5Bandroid%5D 

Le patron du premier groupe hôtelier français et sixième mondial livre sa vision de l’avenir du tourisme. Face à l’afflux, au cours de la prochaine décennie, de clients chinois et indiens, il anticipe une pénurie majeure de l’offre d’hébergement.

« Quand un tiers de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable, on ne peut pas continuer à créer des hôtels comme avant. » Lorsqu’on l’interroge sur l’avenir, le patron d’Accor assure concilier le développement de son groupe avec les enjeux climatiques et de biodiversité. Sébastien Bazin, à la tête depuis dix ans du sixième groupe hôtelier mondial, l’affirme : l’adaptation sera dans les années qui viennent son « plus grand chantier ». D’ailleurs, ce sont des questions environnementales qui l’ont poussé, dit-il, en mai 2022, à renoncer à l’ouverture d’unRaffles à Mykonos, en Grèce.

A-t-il pour autant l’intention de modérer la croissance du groupe ? Notamment dans les pays peu soucieux de leur empreinte carbone ? Aucunement. « Accor continuera à grandir là où on a besoin de lui en respectant la planète », insiste le PDG, dont le mandat court jusqu’en 2026, sous-entendant que seule l’Europe aurait envie de ralentir.

De fait, les besoins sont là. Soutenue par la croissance des classes moyennes dans les pays émergents, la demande en chambres d’hôtel devrait croître de 5 % à 7 % au cours des quarante prochaines années, alors qu’en face, l’offre à disposition, elle, continuera sur un rythme de 1,5 % à 2 %. « On avait un rapport de un à deux dans le manque de chambres ; on va passer de un à trois », insiste-t-il, alors que le nombre de voyageurs pourrait exploser de 1,5 milliard à 2 milliards dans la décennie qui vient.

L’Inde, le plus grand gisement de croissance

Sur les dix dernières années, Accor n’a eu de cesse de chercher des relais de croissance dans les pays à forte dynamique démographique. Dans ce que le groupe dénomme la « Grande Chine », qui comprend notamment Taïwan et Hongkong, le géant hôtelier a ainsi ouvert, depuis 1984, près de 640 hôtels, tandis que 390 sont en développement. « Dans cinq ans maximum, l’hôtellerie domestique chinoise aura dépassé en taille celle des Etats-Unis en ayant commencé quarante ans plus tard, dans les années 2000 », pronostique-t-il, reconnaissant que la seule façon de s’ancrer dans ce pays est de le faire à l’aide d’un acteur local.

Accor a cédé entre 2019 et 2023 la participation qu’il détenait dans le groupe hôtelier chinois Huazhu – « l’opération la plus lucrative qu’ait menée le groupe » –, mais l’entreprise compte toujours à son capital, à hauteur de 12 %, Jin Jiang, le numéro un de l’hôtellerie dans ce pays.

A son sens, les acteurs chinois semblent moins à l’affût aujourd’hui qu’ils ne l’étaient dans les années 2010 pour investir dans l’hôtellerie européenne – de « mauvaises opérations financières » et « un marché domestique en croissance » les en ont quelque peu détournés. Cette situation pourrait n’être cependant que temporaire ; d’autant que le numéro un ou deux mondial sera sans doute, selon lui, chinois d’ici peu(c’est actuellement l’américain Marriott). « Un groupe comme Jin Jiang est déjà quatrième mondial, avec environ 14 000 hôtels et Huazhu n’est pas loin de 10 000 établissements », détaille Sébastien Bazin. Selon le classement MKG, Jin Jiang aurait déjà plus d’hôtels que Marriott mais pas plus de chambres.

Dans l’hôtellerie internationale, le plus grand gisement de croissance d’ici aux cinq prochaines années se trouverait cependant au sein du sous-continent indien. « Ce qu’on a connu avec les Etats-Unis, puis la Chine, maintenant, on va le connaître avec l’Inde », estime-t-il, alors que le nombre d’Indiens qui voyagent à l’étranger pourrait plus que tripler à cet horizon.

En témoignent les commandes d’avions mirifiques du conglomérat Tata et de la compagnie IndiGo, en juin, lors du Salon du Bourget. Dans ce pays, « Accor est le deuxième groupe étranger après Marriott mais avec seulement trente-huit hôtels », explique le PDG, précisant que ce marché, très morcelé, reste difficile d’accès aux étrangers pour des questions administratives. Les Indiens, de leur côté, n’ont que peu investi en Europe.

L’Arabie saoudite, nouvel eldorado


Depuis deux ans, alors que les Américains ont réduit la voilure, 95 % des investissements hôteliers ne proviennent plus que de deux régions du monde : Singapour et le Golfe.Des marchés où le groupe français compte aussi se développer, d’autant qu’il a entrepris un virage vers le haut de gamme. Début septembre, Accor s’est ainsi allié à un fonds émirati pour mener à bien des projets à Dubaï dans des hôtels de luxe.

Comme d’autres, la multinationale n’a pas non plus résisté aux sirènes de la démesure de l’Arabie saoudite, où l’argent coule à flots pour développer le tourisme – ce sont 2 000 milliards de dollars (1 875 milliards d’euros) qui doivent y être investis – et créer des marinas avec toutes les marques mondiales de luxe, principalement sur la côte ouest du pays. « C’est le modèle de Dubaï, en plus haut de gamme, avec des chambres à 800 dollars ou 1 000 dollars la nuit », décrit M. Bazin. Le groupe – avec 28 000 employés sur place – y a signé « un tiers des prochains projets ».

Des milliards qui font oublier l’autoritarisme du régime. Le PDG se défend en mettant en avant la dimension sociale de son investissement. « Dans le pays, il y a 33 millions d’habitants dont 70 % ont moins de 35 ans et l’enjeu du prince héritier [Mohammed Ben Salman, dit “MBS”] est de faire travailler la jeunesse saoudienne », justifie-t-il, alors que désormais 40 % des salariés des nouveaux établissements doivent être des ressortissants de ce pays : « On va former des milliers de Saoudiens sur place », se félicite-t-il.

Revers de la médaille de cette forte internationalisation, l’Europe a vu son poids au sein du groupe réduit de moitié en dix ans. Sur le Vieux Continent, où les pénuries de main-d’œuvre ont particulièrement marqué le secteur après la pandémie de Covid-19, la situation serait en train de se normaliser progressivement, estime M. Bazin.

A l’été 2022, chez Accor, ce manque d’effectif tournait autour de 15 %. « Nous étions en panique, d’autant que nous savions que la saison allait être bonne. Certains établissements ont dû fermer des étages », décrit-il. Aujourd’hui, ce chiffre aurait été divisé de moitié environ. « Ce qui reste problématique, et on l’a vu cet été, c’est le nombre de gens qui signent un CDD ou un CDI, et qui s’en vont du jour au lendemain. Certains n’appellent même pas pour le dire. Cela n’existait pas avant, les gens respectaient les contrats », regrette le PDG.

300 millions de clients

Sans être meilleure que celle de 2022, en matière de taux d’occupation, la saison estivale devrait être finalement de bon augure financièrement en raison de la hausse des tarifs. « Ces derniers atteignent des niveaux d’ailleurs vraiment trop élevés », admet M. Bazin, précisant que seuls les franchisés ont le pouvoir de les fixer, Accor ayant vendu ses murs en 2018.

Cette inflation lui fait-elle craindre une plus forte concurrence d’Airbnb ? Curieusement, non, il la juge moins critique qu’il y a quelques années dans la mesure où la plate-forme, pour contourner le durcissement de la réglementation, a connu « une croissance phénoménale » en dehors des grandes agglomérations, ce qui impacterait moins directement son groupe.

« C’est incroyable le nombre de gens qui voyagent désormais à trois heures de chez eux », confirme le PDG. En France, par exemple, « les Cévennes, la Creuse, qui étaient des régions peu fréquentées, le deviennent ». Sur les 300 millions de clients que compte le groupe, un tiers voyagerait en moyenne deux fois par mois : « ils partent le jeudi soir, reviennent le lundi, en voiture ou en train, et télétravaillent souvent le vendredi et le lundi ». Un phénomène qui tend à se retrouver presque partout dans le monde.

Locations meublées saisonnières : le gouvernement va faire passer à 50 % l’abattement fiscal

BFM TV – Le 26 septembre 2023 – Lien vers l’article

https://www.bfmtv.com/immobilier/locations-meublees-saisonnieres-le-gouvernement-va-faire-passer-a-50-l-abattement-fiscal_AV-202309260860.html 

Dans un entretien au Parisien, Bruno Le Maire souligne qu'un taux à 71% est une 'incitation à ne pas mettre son logement à la location' à l'année.

Mauvaise nouvelle pour les propriétaires qui proposent leurs biens en location meublée sur les plateformes de type Airbnb et bonne nouvelle pour ceux qui ont du mal à trouver une location.

Dans un entretien au Parisien, Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, annonce que l'abattement fiscal dont peuvent bénéficier les propriétaires de biens mis en location meublée va passer de 71 à 50%. Il s'agit avant tout de débloquer le marché locatif classique complètement grippé actuellement.

Faire revenir ces appartements sur le marché classique

'Aujourd’hui, environ 100.000 logements loués en France bénéficient d’un abattement fiscal de 71%. C’est énorme! C’est une incitation à ne pas mettre son logement à la location, puisque vous pouvez gagner autant d’argent en trois mois qu’en une année!' explique-t-il.

'Nous réduirons cet abattement fiscal à 50% comme pour les autres logements meublés pour que ces Airbnb reviennent sur le marché' annonce le locataire de Bercy.

Le ministre de l'Économie fait ici référence à la fiscalité de la location en meublé non professionnel (LMNP) pour lequel il existe deux options: le micro-BIC ou le régime réel. En micro-BIC, il existe un abattement de 50% pour tous les meublés si les revenus de cette activité ne dépassent pas 72.600 euros par an. Autrement dit, seulement la moitié de vos revenus tirés de la location meublée sont imposables. Mais cet abattement passe à 71% pour les meublés de tourisme classés et les chambres d’hôtes.

3916 euros de revenus AirBnB par an

Cependant, de nombreux propriétaires optent plutôt pour le régime réel dans lequel vous pouvez déduire toutes vos charges (la taxe foncière, les charges de copropriétés, les frais de gestion, les assurances liées au logement, les travaux, les frais de notaires, les intérêts d'emprunt et l'ensemble des dépenses d'entretien...) ainsi que prendre en compte l'amortissement du prix d'achat du bien immobilier et des meubles.

En location vide, il existe également 2 régimes: le micro-foncier (si les revenus bruts n'excèdent pas 15.000 euros) et le régime réel. En micro-foncier, il existe un abattement mais de seulement 30%. En régime réel, vous pouvez déduire l'ensemble de vos charges. En revanche, vous ne pouvez pas prendre en compte l'amortissement du prix d'achat, contrairement à une location en meublé.

Selon une étude publiée par le cabinet de conseil économique Asterès, et commandée par Airbnb, un particulier a gagné 3916 euros brut en 2022 grâce à sa location Airbnb. Il s'agit ici d'une médiane, avec 50% des hôtes ayant gagné plus et 50% ayant gagné moins.

Une fois pris en compte toutes les taxes et les impôts, les gains médians s'établissent à 3086 euros nets l'an dernier.

La chute de la maison AirBnB à New-York

Le Monde – Le 4 octobre 2023 – Lien vers l’article

https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2023/10/04/la-chute-de-la-maison-airbnb-a-new-york_6192293_4500055.html 

Afin de lutter contre la crise du logement, la municipalité démocrate a durci les règles de la location touristique de moins d’un mois. Une législation aux effets scrutés par les élus du monde entier.

New York a décidé de durcir son offensive face à Airbnb, accusée d’accentuer la sévère crise du logement qui frappe la Grosse Pomme. Des règles très strictes ­existaient déjà, mais la mairie ne s’était pas donné les moyens de les faire respecter. C’est désormais chose faite. Pour les séjours de moins de trente jours, les propriétaires n’ont plus le droit de louer un appartement entier, doivent être physiquement présents dans le logement lorsque leurs visiteurs y demeurent et ne peuvent pas y accueillir plus de deux personnes.

Depuis le 5 septembre, une nouvelle loi impose aux hôtes de s’enregistrer au préalable auprès de la municipalité s’ils veulent louer leur bien pour moins d’un mois. Quant aux plates-formes – Airbnb en tête, mais aussi Booking.com ou VRBO –, elles doivent vérifier la validité du numéro d’enregistrement et transmettre à la ville des données mensuelles relatives aux hébergements et aux activités des logeurs.

Ceux qui ne respecteraient pas ces règles s’exposent à une amende pouvant atteindre 5 000 dollars (4 740 euros) en cas de récidive, et les plates-formes, à des pénalités s’élevant à 1 500 dollars par transaction illégale. Résultat : sur Airbnb, entre août et début septembre, le nombre d’annonces de courte durée est passé de 22 400 à 6 800, soit une chute de 70 %, selon le site Inside Airbnb, qui milite contre la plate-forme de San Francisco en documentant son activité dans le monde entier.

Fin août, la municipalité avait indiqué avoir accordé 257 numéros d’enregistrement sur 3 250 demandes. Elle ne communique plus sur le sujet depuis. Pour les touristes ayant déjà effectué une réservation avec une arrivée prévue avant le 1er décembre, le séjour sera maintenu, a précisé Airbnb. Après cette date, il sera annulé et remboursé.

Une explosion des prix

Confrontée à une pénurie de logements, la ville démocrate de New York espère ainsi faire revenir ces appartements dans le circuit locatif ­traditionnel. Depuis la pandémie, les prix ont explosé, et trouver une location à un montant décent relève de l’exploit. En août, un appartement à Manhattan – du studio au quatre-pièces – se louait au prix mensuel moyen de 5 550 dollars (+ 5,8 % sur un an) et à Brooklyn, très recherché pour ses « browstones » – ces petites maisons typiques à plusieurs étages avec jardin – 4 400 dollars (+ 10,6 % sur un an), selon le cabinet immobilier Douglas Elliman.

La ­mairie met aussi en avant les nuisances engendrées par les courts séjours dont se plaint fréquemment le voisinage. De son côté, Airbnb a dénoncé des règles « punitives et contraignantes », qui reviennent à « une interdiction de fait des locations de courte durée » dans la ville. Elle les a contestées en justice mais a été déboutée en août. « Je pense que, malheureusement, la situation à New York n’est pas près d’être résolue avant longtemps », a déploré, le 21 septembre, sur la chaîne CNBC, le cofondateur et directeur général de la plateforme, Brian Chesky.

Avec Rhoar (Restore Homeowner Autonomy & Rights), l’association qu’elle a cofondée il y a quelques mois, Lisa Grossman espère encore pouvoir convaincre la mairie d’agir pour les propriétaires qui, comme elle, louaient sur des courtes périodes un ou deux appartements, souvent situés dans leur brownstone. La New-Yorkaise rappelle que l’argent généré leur permet de payer leurs impôts fonciers, leur prêt immobilier ou de compléter leurs revenus. Mais, selon elle, « très peu » d’entre eux mettront leur appartement sur le marché de la longue durée. « Pourquoi ? Parce que c’est leur maison, ils y habitent et ils veulent garder de la flexibilité. Au mieux, ils basculeront vers de la location de plus de trente jours », assure-t-elle. Elle-même s’est résolue, il y a deux ans, à passer sur cette durée de moyen terme, moins régulée, après avoir été verbalisée pour ne pas avoir respecté les règles en vigueur.

Le lobby hôtelier se frotte les mains

Murray Cox, fondateur d’Inside Airbnb, veut y croire. « Ça ne se fera pas du jour au lendemain, mais ces appartements retourneront vers le marché locatif de longue durée et les gagnants seront la grande majorité des New-Yorkais, qui veulent un environnement résidentiel stable. » En attendant, Lisa Grossman voit surtout le lobby hôtelier, réputé proche du maire démocrate de la mégalopole Eric Adams, se frotter les mains. « Les prix des chambres sont très élevés et ils ne vont pas baisser, juge celle qui est aussi agente de voyages. Pour les touristes qui viennent en famille, ça va devenir impossible de se loger car il est très rare de trouver une chambre avec deux lits doubles à New York. »

Plusieurs villes, comme Barcelone, Paris ou plus récemment Florence, ont déjà fortement encadré Airbnb. Dans la capitale française, il est toujours possible de mettre en location de courte durée sa résidence principale, mais pas plus de cent vingt jours par an. New York a désormais l’une des « réglementations les plus restrictives » au monde, souligne Murray Cox. Cela ne semble pas inquiéter son patron, Brian Chesky, qui estime que la Grosse Pomme ne représente plus aujourd’hui qu’« un faible pourcentage » de l’activité de son entreprise. « En termes financiers, c’est peut-être une goutte d’eau dans l’océan mais sur le plan symbolique, c’est une autre histoire, répond Murray Cox. Tout le monde regarde attentivement ce qui est en train de se passer à New York… »

Les actus de juillet 2023

Tourisme : qu’est-ce qui décourage les voyageurs séniors ?

The Conversation – Le 15 juin 2023 – Lien vers l’article

https://theconversation.com/tourisme-quest-ce-qui-decourage-les-voyageurs-seniors-207261?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2015%20juin%202023%20-%202655326776&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2015%20juin%202023%20-%202655326776+CID_557b0c3e1d755a4ba27039c9d6d0824f&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Tourisme%20%20quest-ce%20qui%20dcourage%20les%20voyageurs%20seniors 

Les voyageurs seniors représentent aujourd’hui une source essentielle de croissance pour l’industrie touristique. Ceci s’explique par plusieurs raisons. Tout d’abord, le nombre de personnes âgées augmente fortement dans un contexte de vieillissement de la population mondiale. En outre, la génération actuelle de seniors apprécie particulièrement le tourisme et, entre 60 et 75 ans, la durée des séjours est plus longue que pour les plus jeunes. Les seniors voyagent également davantage pendant la « saison intermédiaire », c’est-à-dire la période entre la haute et la basse saison, ce qui contribue à allonger la saison touristique.

Cependant, l’accès à ces différents bénéfices n’est possible que si les retraités sont en mesure de voyager lorsqu’ils le souhaitent. La compréhension de ce qui peut les empêcher de voyager reste donc essentielle pour leur permettre d’accéder aux expériences touristiques.

La réalisation d’une étude qualitative menée auprès de 15 seniors âgés de 60 à 85 ans, présentée en mai dernier lors de l’Academy of Marketing Science Annual Conference, nous a permis d’identifier plusieurs types d’obstacles au voyage.

« J’aurais aimé parler anglais »

Les contraintes liées aux loisirs, qui varient avec l’âge, peuvent être classées en trois catégories, comme l’expliquent les chercheurs américains Duane W. Crawford, Edgar L. Jackson et Geoffrey Godbey : les contraintes intrapersonnelles, interpersonnelles et structurelles.

Les contraintes intrapersonnelles, qui se réfèrent à des contraintes internes et psychologiques telles que l’expérience antérieure, la culpabilité, le manque de confiance en soi d’un individu, sont les plus puissantes. Elles influencent naturellement les préférences en matière de loisirs. Sur ce plan-là, nos interviewés évoquent d’abord le déclin des capacités physiques, de l’énergie ou encore de la difficulté à s’adapter à un nouvel environnement.

Ces contraintes concernent notamment l’impact psychologique du vieillissement : la difficulté à quitter le domicile est ainsi souvent mentionnée par nos répondants. Enfin, le manque de ressources en matière de communication est évoqué, les interviewés faisant référence à leur capacité limitée à parler une autre langue que le français. Jeanne, 63 ans, regrette ses lacunes :

« J’aurais aimé parler anglais car c’est une langue internationale. Les quelques mots que je connais, ce n’est pas suffisant pour échanger. Ça me ralentit un peu par exemple pour aller aux États-Unis ».

Les contraintes interpersonnelles, d’ordre social et culturel, sont liées à l’association avec d’autres individus. Elles comprennent, par exemple, le fait de ne pas avoir de partenaire avec qui pratiquer l’activité. Nos répondants âgés soulignent souvent l’absence de compagnon de voyage à la suite d’un veuvage ou un divorce. Liliane, 76 ans, évoque également un partenaire qui ne partage pas les mêmes envies : « Mon mari et moi, nous avons des goûts opposés en matière de voyages : il veut aller au soleil, sous les cocotiers. Je n’aime pas la chaleur. Je préférerais aller dans des pays plus froids ! »

Enfin, les contraintes structurelles sont externes à l’individu et de nature contextuelle. Elles reflètent les ressources nécessaires pour s’engager dans l’activité de loisir considérée et comprennent, par exemple, le fait de ne pas avoir assez d’argent. À ce sujet, nos répondants mettent parfois en avant des ressources insuffisantes ou encore la difficulté à se séparer d’un animal de compagnie. Claudine, 74 ans, explique ainsi :

« Je dois mettre mon chien dans un chenil quand je pars. Je n’ai pas d’autre solution, alors je le fais mais les inconvénients prennent alors le pas sur le plaisir de partir en voyage ».

De même, nos interviewés citent leur manque de disponibilité (notamment à cause d’actions de bénévolat ou de soutien à la famille), la peur de laisser leur maison sans surveillance, mais aussi une offre de voyage qu’ils considèrent comme inadéquate. Gilles, 66 ans, regrette par exemple le peu de flexibilité qu’offrent les voyages organisés :

« J’aime beaucoup la nature, j’aime donc prendre mon temps et m’arrêter où je veux pour admirer les paysages. Lors d’un voyage en groupe, j’aimerais m’arrêter quelque part, mais je ne peux pas le faire parce que nous devons être ailleurs à une heure précise ».

Profiter de la vie

Les seniors constituent un potentiel économique indéniable pour les professionnels du tourisme mais leur consommation de voyages diminue jusqu’à s’arrêter complètement en raison de ces nombreuses contraintes.

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Pourtant, comme nous l’avons expliqué dans un autre travail de recherche, les voyages génèrent des émotions positives et des bénéfices spirituels qui contribuent au bien-être des seniors : donner un sens à sa vie, se révéler ou encore de mieux comprendre les autres et leur relation avec la nature. En outre, à un âge où le senior est conscient de sa propre mortalité, les voyages permettent de profiter de la vie et de se créer des souvenirs.

La compréhension de ces freins à voyager semble donc nécessaire afin d’aider les professionnels du tourisme à adapter leurs services et leurs offres dans un contexte de vieillissement de la population. Plusieurs recommandations peuvent ici être faites pour ces professionnels, comme proposer des voyages prenant en compte l’avancée en âge de ces touristes. Ces séjours peuvent être calibrés pour éviter des temps de trajets trop longs et des transports trop fatigants, avec prise en charge dès le domicile. Le croisiériste Costa Cruises a même développé une offre réservée aux plus de 65 ans.

Il conviendra également d’assurer la surveillance du domicile lors de l’absence du senior ainsi que la garde de leur animal de compagnie. Autant de préconisations qui permettront de lever les freins à voyager des seniors et les aideront à leur procurer bien-être physique et psychologique.

En Bretagne, le nombre de toursites sera limité sur l’île de Bréhat cet été

Ouest-France - Le 14 juin 2023 – Lien vers l’article

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/en-bretagne-le-nombre-de-touristes-sera-limite-sur-lile-de-brehat-cet-ete-b99ce2d0-0aba-11ee-aae5-62a99b916a45 

Olivier Carré, le maire de l’île de Bréhat (Côtes-d’Armor), a officiellement signé, mercredi 14 juin 2023, l’arrêté limitant le nombre de visiteurs. Le seuil est fixé à 4 700 touristes entre le 14 juillet et le 25 août.

« Pas plus mais mieux. » En ce mercredi 14 juin 2023, la phrase est martelée par Olivier Carré, maire de l’île de Bréhat (Côtes-d’Armor), qui affiche sa volonté de limiter le nombre de touristes afin d’améliorer leur accueil sur l’île. Dans la matinée, le premier édile a officiellement signé l’arrêté de police qui instaure un seuil de fréquentation quotidienne de 4 700 visiteurs, entre le 14 juillet et le 25 août inclus, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 14 h 30.

« Cette régulation ne s’applique pas aux résidents permanents et secondaires, aux services de sécurité et aux professionnels venant travailler sur le site. Le nombre total de personnes s’élèvera donc à 5 350 », précise Olivier Carré. Et de rappeler les pics enregistrés en 2021 et 2022, qui ont atteint 5 600 à 6 000 passages sur certaines journées. « C’est un compromis. On pensait proposer un chiffre inférieur. Mais on a senti une inquiétude de la part des socio-professionnels. Donc on est au-dessus du minimum qu’ils ont fixé pour supporter l’impact économique. »

Des quotas pour les compagnies maritimes

Fanny Chappé, maire de Paimpol (Côtes-d’Armor) et conseillère régionale référente du territoire, insiste sur le « travail de concertation » mené par l’équipe municipale. Trente-deux réunions ont ainsi été organisées depuis janvier 2023 avec tous les acteurs concernés.

Chaque compagnie maritime devra respecter un quota de passagers entre 8 h 30 et 14 h 30 : 3 000 visiteurs pourront embarquer sur les bateaux des Vedettes de Bréhat, dans le cadre de la délégation de service public. Les trois sociétés (Vedettes de Bréhat, Sur Mer Bréhat et Armor Navigation) se partageront les 1 700 restants. La quantité est proportionnelle à la capacité de transport des voyageurs. L’opération a pour but d’inciter les touristes à réserver en ligne.

« L’idée, c’est aussi de les inciter à venir en dehors des mois de juillet et d’août, et à préférer le samedi et le dimanche qui, contrairement aux idées reçues, ne sont pas les journées les plus fréquentées », souligne Olivier Carré. Autre enjeu, « inviter les touristes à prendre les chemins de traverse plutôt que l’autoroute du phare du Paon », explique le maire, soucieux de préserver l’île classée « site d’exception naturel et culturel » depuis 2020.

Premier bilan fin 2023

Une première qui pourrait essaimer ailleurs, selon Gilles Pagny, conseiller départemental et représentant des îles du Ponant : « Je pense à l’Île-aux-Moines (Morbihan). Lorsque les personnes sont insatisfaites car elles n’ont pas pu manger, on se rend compte qu’il faut faire quelque chose. »

Quant au contrôle du seuil, Olivier Carré compte sur les compagnies maritimes : « Elles nous donneront le nombre de personnes embarquées. Et on vérifiera de temps en temps le nombre d’accostages. » Un deuxième arrêté interdira les NUC (navires de plaisance à utilisation commerciale).

Sécheresse, canicule et maillots de bain : dans le sud de la France, les professionnels du tourisme contraints de s’adapter pour passer l’été

France Info – Le 7 juillet 2023 – Lien vers l’article

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/secheresse-canicule-et-maillots-de-bain-dans-le-sud-de-la-france-les-professionnels-du-tourisme-contraints-de-s-adapter-pour-passer-l-ete_5875868.html 

Avec le réchauffement climatique, les vagues de chaleur vont être plus longues, plus fréquentes et plus intenses, entraînant une augmentation du risque de sécheresse et d'incendies pendant ces mois qui voient les vacanciers affluer dans le Sud.

'Sea, sex and sun' pour les touristes. Mais pour ceux qui les hébergent, les conseillent, les occupent et les servent, le refrain à la mode sonne beaucoup moins glamour : flexibilité, résilience et incertitude. Où qu'ils exercent, les professionnels du tourisme doivent de plus en plus composer avec les conséquences du changement climatique et notamment les canicules, les risques d'incendies et de restrictions d'eau liées à la sécheresse. De nombreux territoires, parfois privés d'eau depuis de longs mois, sont en situation de crise, alors que s'ouvre la saison touristique estivale.

Dans la quasi-totalité des Pyrénées-Orientales, département particulièrement touché cette année, le remplissage des piscines individuelles est interdit (en PDF). Heureusement pour le tourisme local, le remplissage des bassins à usage collectif est lui toujours autorisé, sous conditions. Les jacuzzis et spas peuvent aussi continuer à fonctionner s'ils sont raccordés à 'un système de récupération totale et de réusage des eaux'.

« L’an I d’un nouveau tourisme »

Ces restrictions, Brice Sannac, propriétaire de l'hôtel-spa des Elmes, à Banyuls-sur-Mer, les avait déjà anticipées. Pour faire un nouveau bond en avant vers la sobriété en eau, l'établissement quatre étoiles, logé entre la mer et les vignes à flanc de coteaux, a dépensé 'un peu plus de 10 000 euros'. Une somme qui a permis de rediriger les eaux de filtrage des bassins 'afin que chaque goutte utilisée pour le loisir serve une seconde fois', de bâcher les piscines la nuit 'pour éviter l'évaporation', ou encore de baisser le niveau de remplissage d'eau des machines à laver.

'Dans l'hôtellerie, avant d'être des hébergeurs, on est des 'bricol'tout'. On sait réagir vite', explique le trentenaire, qui avait déjà, par souci écologique, équipé la bâtisse de persiennes et choisi pour l'extérieur l'ombre d'arbres endémiques peu gourmands en eau. Président de la section départementale de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih66), Brice Sannac concède que ces nouveaux impératifs 'en ont fait râler quelques-uns, mais cette gestion en bon père de famille a été comprise et acceptée par la grande majorité des professionels du secteur', assure-t-il. 'Une petite contribution à l'effort de guerre' pour mieux gérer la ressource en eau qui, à l'entendre, va dans le sens de l'histoire. D'ailleurs, cette saison marque, selon lui, 'l'An I d'un nouveau tourisme'.

'Maintenant, il faut aller plus loin. Je ne veux plus que de l'eau potable aille dans les toilettes. Ce dont on a besoin, c'est d'un fonds de dotation pour faire de la région un laboratoire de ces nouvelles pratiques.'

Brice Sannac, propriétaire d'un hôtel-spa dans les Pyrénées-Orientales

à franceinfo

En attendant, en concertation avec les pouvoirs publics et la chambre d'agriculture, les eaux de filtrage des piscines et des spas sont mises à disposition des exploitants ou des mairies, par exemple pour nettoyer les espaces publics. 'Nous ne sommes pas en compétition. Ça ne sert à rien d'avoir de beaux hôtels si les communes ne peuvent pas nettoyer les rues !' En mai, à Salses-le-Château, à quelques kilomètres au nord de Perpignan, les gérants d'un camping ont fait don aux pompiers des mètres cubes qui stagnaient dans la piscine, destinés à la vidange. Ce geste alors inédit pourrait rapidement devenir un symbole des bons usages, alors que les établissements de plein air espèrent réduire leur consommation d'eau jusqu'à 30%.

Pas d’eau, mais du vélo

Là où les aléas du climat ont déjà frappé, l'adaptation s'impose dans la douleur. Dans son camping de la Drôme, idéalement situé au bord de la rivière, Nathalie Vernay a dû mettre au chômage technique le personnel chargé d'une activité canoé, contrainte l'été dernier par le faible débit du cours d'eau. Cette année, elle n'a affecté qu'un seul saisonnier à plein temps à cette mission. 'Il est trop tôt pour savoir comment la situation va évoluer', explique la propriétaire, raisonnablement optimiste après les pluies de la fin du printemps. 'Avec un seul parcours ouvert à l'été 2022, on a connu une grosse baisse de chiffre d'affaires. C'est devenu encore plus difficile d'anticiper. Tout se fait à la dernière minute.' 

'Si on est une entreprise qui propose une seule typologie d'offres, dépendante de la quantité et de la qualité de l'eau d'un lac ou d'une rivière, diversifier son activité est une question de survie', résume Guillaume Cromer, président d'ID-Tourisme et trésorier du réseau Acteurs du tourisme durable. Or, cette question de l'adaptation du secteur du tourisme et des loisirs au changement climatique émerge à peine. 'Autour du lac de Serre-Ponçon [dans les Hautes-Alpes], le syndicat mixte a engagé une réflexion sur les outils d'accompagnement des professionnels. Forcément, quand la plage recule de 15 mètres, ce n'est pas bon pour le nautisme', poursuit-il. 'Cet exemple a été très médiatisé l'été dernier, mais il en existe déjà partout : comment fait-on quand il y a trop de moustiques en Camargue ? Que les parasites s'attaquent aux forêts ? Que l'on ne peut pas sortir à midi parce qu'il fait 40°C à l'ombre ?'

Dans le Verdon, une destination prisée pour ses activités aquatiques, la sécheresse de 2022 a fait son petit effet sur les entrepreneurs locaux. 'Avec des prestataires qui ont été limités dans leur activité, les offres vélo se sont développées partout', explique Malo Le Meil, animateur du Verdon à vélo au sein de l'association Vélo Loisir Provence. 'Pour un prestataire plutôt rafting par exemple, avoir quelques vélos, ça permet d'avoir toujours quelque chose à proposer aux clients. Même des prestataires qui ont des offres pour faire du quad nous disent qu'ils proposent maintenant plutôt du vélo l'été, parce qu'il fait trop chaud', ajoute-t-il.

L’été, « saison morte » ?

Accompagnateur en montagne basé à Apt (Vaucluse), Olivier Léonard a vu la demande des randonnées à la journée s'effondrer en été en quelques années. 'On développe des offres 'lever de soleil' et 'coucher de soleil'. De plus en plus, les préfets prennent des arrêtés de fermetures de massifs pour la journée ou l'après-midi, alors on part plus tôt le matin. C'est de toute façon plus agréable pour tout le monde', relève l'accompagnateur, qui propose également aux randonneurs de grimper à la belle étoile. Un décalage des heures, mais aussi des saisons : les touristes affluent désormais fin mai ou début octobre, quand les conditions sont optimales. Le professionnel estime ainsi quela vision saisonnière qui domine encore dans les institutions en charge du tourisme est 'dépassée'.

'On a des demandes de groupes de randonneurs jusqu'à mi-novembre. Ça n'arrivait pas il y a dix ans. Je suis sollicité en décembre, janvier... Et l'été, c'est quasi fini. Ça devient une saison morte pour moi en Luberon.'

Olivier Léonard, accompagnateur en montagne

à franceinfo

Plus en altitude, le changement touristique est, à l'instar du changement climatique, encore plus marqué, explique le géomorphologue Ludovic Ravanel, directeur de recherche au CNRS et membre de la Compagnie des guides de haute montagne. 'Il y a encore quelques années, on vendait des sommets : le Mont Blanc, le Mont Rose, le Cervin... Désormais, une pratique impulsée par de jeunes guides consiste à vendre des 'expériences'. Si les conditions sont bonnes, ça peut s'envisager du jour au lendemain. Mais un touriste qui vient du 10 au 15 août, aucun guide ne peut lui garantir à l'avance qu'il aura accès à telle ou telle chose.' Ici, la fonte des glaciers et du permafrost rend la pratique de plus en plus dangereuse. Alors des guides prennent des vacances en été. 'Dans les années 1980 ou 1990, c'était inimaginable. C'était le cœur de la saison.'

Pourtant, la montagne est de plus en plus plébiscitée par les vacanciers, à la recherche d'un peu de fraîcheur et d'une destination 'nature'. 'Un basculement s'opère doucement', remarque la géographe Sylvie Clarimont, spécialiste des interactions entre climat et tourisme à l'université de Pau. 'On revient aux premières formes de tourisme au XIXe siècle, quand les élites allaient plutôt à la mer l'hiver et en montagne l'été, pour le thermalisme.' A tel point que le conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques a mis en place un programme 'Réussir ma rando' pour sensibiliser ce nouveau public estival aux us et coutumes de la pratique et du territoire.

Des départements stigmatisés

Installé à Balizac, en Gironde, Manu Obry propose notamment des bivouacs dans les arbres. Mais il n'a pas pu travailler pendant tout l'été 2022 car une partie de son 'bureau' est partie en fumée dans les incendies qui ont ravagé le département. Ces dernières semaines, des orages violents ont mis en péril cette partie de son offre, vouée à terme à diminuer. 'C'est trop aléatoire. Economiquement, ça ne va pas. Depuis des mois, c'est réservation, annulation, réservation, annulation...'

Sa crainte désormais : que les pouvoirs publics restreignent encore l'accès à la forêt, au nom d'un risque que ces professionnels de la nature sont justement les plus à même d'évaluer. 'Qu'une décision préfectorale s'applique sans discernement parce qu'il y a une alerte canicule et m'empêche de travailler, moi qui suis tous les jours de l'année dans la forêt, c'est difficile à gérer', déplore-t-il, de plus en plus attentif à la nécessité de partager les rudiments de la protection de cet écosystème.

Ces professionnels craignent aussi que l'exposition médiatique des difficultés rencontrées dans leur territoire ne dissuade la clientèle. 'La façon dont les choses sont présentées stigmatise tout un département', regrette Brice Sannac, l'hôtelier des Pyrénées-Orientales. 

'On m'a appelé pour me demander s'il y avait de l'eau dans la piscine. Bien sûr que oui. Nous faisons notre part, mais les villages privés d'eau sont isolés et à l'autre bout du département.'

Brice Sannac, propriétaire d'un hôtel-spa dans les Pyrénées-Orientales

à franceinfo

Dans les Alpes-Maritimes, Lionel Richard, guide spécialisé dans le canyoning et la via ferrata, dresse un constat similaire : 'Il y a pas mal de confusion... Un voisin m'a demandé s'il y avait de l'eau dans le canyon. Même au plus fort de la sécheresse l'an dernier, des endroits sont restés tout à fait praticables. On sait où aller, c'est notre métier'. Et dans les gorges du Verdon ou au lac de Serre-Ponçon, les professionnels insistent : la sécheresse de 2022 n'a pas transformé ces coins de paradis en désert aride. Du moins, pas encore.

Pourquoi entre 35% et 40% des français de partiront pas en vacances cet été

Le Monde – Le 4 juillet 2023 – Lien vers l’article

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/07/04/pourquoi-entre-35-et-40-des-francais-ne-partiront-pas-en-vacances-cet-ete_6180514_3234.html 

La proportion de personnes qui renoncent à des congés est en hausse. Si les enquêtes d’opinion mettent en avant des raisons professionnelles ou personnelles, la raison la plus souvent invoquée reste, et de loin, le manque de moyens, à 44 %.

« D’habitude, j’arrive à mettre de côté pour les vacances, et on part une semaine dans un camping, à une ou deux heures de route, en faisant les courses avant pour limiter les frais. Mais là, avec tous les prix qui ont augmenté, j’ai dû piocher dans ce budget pendant l’année. Et les tarifs de l’essence et du camping sont trop élevés », regrette Zeinaba (elle n’a pas souhaité donner son nom), 34 ans, mère célibataire du Havre (Seine-Maritime), dont le salaire net ne dépasse pas 1 300 euros par mois.

L’hôpital, où elle est employée comme aide-soignante de nuit, manquant de personnel, elle travaillera tout l’été et emmènera ses quatre filles au parc ou à la piscine les après-midi. « Les vacances, c’est une façon de les féliciter et de les motiver pour l’école. C’est très dur pour elles de ne pas partir. Une copine de ma fille lui a dit qu’elle était une clocharde ! »

Entre 35 % et 40 % des Français ne prévoient pas de partir cet été, selon des sondages IFOP pour Paris Première et CSA pour Cofidis, publiés en juin. Des chiffres en hausse de 14 points par rapport à 2022, d’après le premier institut, et de 3 points, d’après le second. Si certaines personnes interrogées mettent en avant des raisons professionnelles ou personnelles, la raison la plus souvent invoquée est cependant, et de loin, le manque de moyens, à 44 %.

« Trop cher »

C’est le cas d’Abdelkader (il n’a pas souhaité donner son nom), 57 ans, maçon finisseur à Grenoble, qui a perdu plus de la moitié de ses revenus en raison d’un long arrêt maladie qui aurait dû être mieux indemnisé en étant reconnu comme un accident du travail. « J’espère, comme en 2022, pouvoir parfois aller passer la journée au bord d’un lac, pour 4 euros l’entrée, même si j’ai eu beaucoup de frais à cause du contrôle technique de ma voiture… »

C’est aussi le cas de Bernard(prénom d’emprunt), cuisinier au centre d’action sociale de la Ville de Paris, dix ans d’ancienneté, un salaire net de 1 550 euros et une prime mensuelle de 110 euros obtenue après une longue grève, fin 2022.

« Comme je n’ai pas d’enfant, j’évite en général de partir l’été, car c’est trop cher. Je ne serai pas seul cette année : mon collègue électricien, père de trois enfants, restera chez lui. Une autre collègue voulait juste aller un long week-end à Toulouse avec sa fille, mais, quand elle a vu le prix des billets de train, elle a renoncé. »

Même chose encore pour Jean-Claude (prénom d’emprunt), fonctionnaire territorial de 59 ans, et pour son épouse, à la retraite. « On ne pourra pas aller passer une semaine dans la famille, même si c’est tout près, car cela revient plus cher que de rester chez nous, confie cet habitant de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). On aide juste nos enfants à partir en vacances. Parce qu’on n’a pas le choix et que c’est notre choix… »

« Le premier budget que les gens suppriment »

Les personnes vivant en milieu rural sont 64 % à déclarer avoir dû renoncer à partir en vacances en raison d’un manque d’argent, contre 58 % de la population générale, indique un autre sondage IFOP pour l’association Familles rurales. « L’inflation a été plus durement ressentie : il fallait chauffer des logements plus grands et moins bien isolés qu’en ville, et il est difficile de s’y passer de la voiture, constate Jean-Baptiste Baud, responsable des relations institutionnelles au sein de l’association. Mais, en milieu rural comme en ville, ce sont ceux qui ont peu de ressources qui partent le moins. »

Dans l’Eure, le Secours populaire a accueilli 18 % de personnes de plus cette année, et il a revu à la hausse le nombre d’enfants qu’il emmènera au parc Astérix, lors d’une Journée des oubliés des vacances. Sa secrétaire générale, Catherine Luffroy, se désole : « Les gens ont encore plus de mal à partir avec l’inflation, alors qu’ils ont encore plus besoin de prendre l’air après le Covid. »

« Les vacances, c’est le premier budget que les gens suppriment », constate aussi Christelle Lardeux-Coiffard, maire adjointe Horizons chargée des solidarités actives à Angers. La ville a décidé de maintenir le dispositif Vacances pour tous de son centre d’action sociale et de communiquer plus largement à son sujet. S’y ajoute une aide aux loisirs, élargie aux parents qui n’ont pas la garde de leurs enfants et aux grands-parents, afin de financer une sortie au zoo ou dans un parc aquatique.

La précarité isole


Selon Aurélie Mercier, chargée de projets et de plaidoyer au département solidarités familiales du Secours catholique, « il faut accompagner les personnes sur le plan financier, mais il faut aussi lever d’autres freins : beaucoup estiment ne pas avoir droit aux vacances, parce qu’ils sont au chômage ou inactifs, alors qu’il est encore plus important de souffler quand on est obligé de compter les centimes toute l’année. Et il y a beaucoup de peurs : de quitter son domicile, de prendre le train, de ne pas être à l’aise une fois sur place et d’être jugé. La précarité isole énormément les personnes ».

Deux propositions de loi ont été déposées ces dernières semaines à l’Assemblée nationale, avec pour objectif de rendre le droit aux vacances effectif. L’une, signée par des députés des quatre groupes de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), prévoit aussi des « mesures d’urgence », parmi lesquelles la gratuité des péages autoroutiers lors d’un aller-retour en voiture ou un billet illimité de TER à 29 euros.

L’autre est une proposition de loi citoyenne, élaborée après deux années de travail d’ATD Quart Monde avec des personnes en situation de pauvreté. Elle préconise, parmi de nombreuses mesures, la création d’un guichet unique centralisant les aides au départ en vacances et leur harmonisation à la hausse.

La tendance des vacances en mode sobriété heureuse

France Inter – Le 7 juillet 2023 – Lien vers l’article

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-chronique-environnement/chronique-environnement-du-vendredi-07-juillet-2023-9363167 

Podcast de 2mn37 à écouter

Interview. Christian Mantei : « Ce que l’on appelle à tort la saison peut courir jusqu’à fin octobre »

Corse Matin – Le 26 juillet 2023 – Lien vers l’article

https://www-corsematin-com.cdn.ampproject.org/c/s/www.corsematin.com/article/economie/1847681118380914/interview-christian-mantei-ce-que-lon-appelle-a-tort-la-saison-peut-courir-jusqua-fin-octobre?amp 

Christian Mantei, président d’Atout France, l’opérateur de l’Etat en matière de tourisme, fin connaisseur de l’île dont il est originaire, livre à Corse-Matin son expertise sur une saison qui fait débat quand ce n’est pas polémique. Entretien.

La Corse accuse le coup d’une nette baisse de fréquentation cet été. Un cas isolé ?

Il semble que le Sud-Est connaisse également un fléchissement, même s'il est difficile de le quantifier pour l'heure. En ce qui concerne la Corse, il va falloir passer au crible les volumes aériens et maritimes et chercher à savoir pour quelles raisons on ne les retrouve pas dans les hébergements marchands. Parmi les pistes à examiner, la montée en puissance du locatif, mais aussi une tendance des vacanciers, cette année, à louer des bateaux pour séjourner dans les ports.

Les socioprofessionnels tirent la sonnette d’alarme, ils ont raison ?

En tout cas, il faut s'interroger et développer notre capacité de discernement en laissant de côté les analyses au doigt mouillé. Ce point est essentiel car nous devons mettre à la disposition de la décision politique, CdC ou État, notre capacité d'expertise. En nous demandant, notamment, quelle part profite à chaque créneau touristique, sachant qu'il n'est pas exclu d'enregistrer des écarts importants d'un mode d'hébergement à l'autre.

Coût du transport, inflation galopante et réchauffement climatique qui rebute plus qu’il n’attire, expliquent-ils totalement cette désaffection pour le territoire insulaire ?

Il ne suffit pas de sonder les Corses pour savoir s'ils sont favorables au tourisme ou pas. L'enjeu consiste également à mener des enquêtes approfondies sur nos différentes clientèles. On se doute que la canicule et l'inflation ont des effets, mais sans avoir en main tous les éléments. En outre, l'idée n'est pas seulement de consulter nos clients, mais aussi ceux qui n'en font pas partie. L'absence renseigne autant que la présence.

L’arrière-saison, moins peuplée, moins chère, moins caniculaire, va-t-elle se substituer aux mois de juillet et août en termes de chiffre d’affaires ?

Depuis une quinzaine d'années, le mois de septembre est au moins aussi porteur que le mois de juillet. Nous assistons à une évolution structurelle de ce que l'on appelle à tort la saison. En réalité, cette dernière peut courir jusqu'à fin octobre, ce qui est fondamental, au passage, parce que cet étalement va déterminer le type de visiteurs que l'on va essayer de séduire.

La surfréquentation des sites ne cesse d’être pointée en Corse mais aussi ailleurs en France où les collectivités n’hésitent plus à opter pour des quotas. Vrai casse-tête ou faux problème ?

C'est un sujet qui appelle des solutions techniques. Je préfère l'expression 'pic de fréquentation' au terme de 'surtourisme' qui laisse penser que le phénomène s'exerce toute l'année avec une problématique sur douze mois et des difficultés à y remédier durant une période longue. Tandis qu'un pic de fréquentation représente une séquence de dix ou quinze jours dans les lieux les plus recherchés et vulnérables. Dans ce deuxième cas, on parvient à réguler en lissant la fréquentation, en informant en amont, en adaptant sa gestion au niveau des parkings, des déchets générés, des horaires, etc. À Saleccia, la semaine dernière, les propos du président de l'exécutif, Gilles Simeoni, qui ont mis en rapport un développement encadré et des mesures de préservation indispensables dans ce site prisé, m'ont paru plutôt très équilibrés. La clé : établir les bonnes jauges.

Doit-on, aujourd’hui, radicalement changer de modèle touristique, à fortiori lorsque l’on est sur une île ?

Évoquer un modèle renvoie à ceux qui l'animent, les visiteurs. Quels marchés prôner pour une évolution qualitative qui ne tient pas seulement dans la création de valeur ajoutée, mais réside aussi dans l'approche de ce qui est pertinent pour l'île. Au-delà, il s'agit d'être précis lorsque l'on évoque la nationalité des vacanciers, ce critère n'étant plus assez fin pour décrypter un comportement. Les bassins émetteurs vers la Corse, la région parisienne, Paris, Marseille, Lille, se travaillent différemment. De la même façon, les segments de clientèles, seniors, jeunes, tourisme culturel, de nature, s'appréhendent à la carte. Soyons pointus dans nos choix de promotion. L'avantage d'une île ? Une maîtrise plus grande en matière de transports.

Précisément, le positionnement de Volotea sur la prochaine délégation de service public aérienne, une mise en garde ?

Cela signifie d'abord que la Corse est désirable aux yeux des investisseurs et des compagnies. De surcroît, la concurrence peut être bénéfique. Alors qu'EasyJet prenait de l'ampleur sur Nice, d'aucuns avaient déploré une clientèle peu dispendieuse, ce qui est faux. Face à Volotea, la seule réponse, c'est d'être compétitif. Air Corsica et Air France ont démontré qu'ils savaient faire.

Dans le Béarn, un camping renouvelle sa clientèle avec une stratégie numérique efficace

France Numérique – Le 10 juillet 2023 – Lien vers l’article

https://www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/developpement-commercial/dans-le-bearn-un-camping-renouvelle-sa-clientele-avec

Stéphane Lallier, repreneur du camping Beau rivage, réussi à accélérer sa croissance grâce à une stratégie numérique à 360° : refonte de son site Internet, campagnes de référencement naturel, d’emailings, présence sur des plateformes et sur les réseaux sociaux lui ont permis de renouveler sa clientèle dans un contexte économique marqué par le Covid. 

Chaque année, les Trophées numériques de la CPME, dont France Num est partenaire, distinguent des TPE et des PME qui ont su s’approprier les outils et les potentialités offertes par l’ère numérique pour grandir, développer les compétences de leurs salariés, acquérir de nouveaux marchés, attirer de nouveaux clients, réduire leurs coûts, développer leur notoriété, être vecteurs d’inclusion, etc.

Sthéphane Lallier, repreneur du camping Beau rivage, situé Navarrenx dans les Pyrénées atlantiques, a été sélectionné parmi les candidats pour concourir au prix « Développement » qui récompense l’entreprise qui a mis à profit le numérique pour développer son activité, conquérir de nouveaux clients ou de nouveaux marchés.

Une stratégie de croissance qui intègre le numérique dès le début

Stéphane Lallier, rachète le camping en 2019. Dès le début il a pleinement conscience de l’importante de la communication numérique pour une activité d’hébergement touristique de plein air. Il est indispensable d’aller chercher les clients sur le web. En effet, l’image de la région du Béarn reste à promouvoir. Les touristes ne passent pas par hasard devant le camping.

Dès l’acquisition du camping il lance des actions pour se développer avec le numérique :

  • il fait appel à une agence spécialisée en e-réputation, afin de générer des avis clients sur le net. Le fait d’inciter les clients à poster des avis en ligne a permis de tripler le nombre d’avis clients en 3 ans ;
  • il fait traduire le site internet, qui était déjà disponible en 3 langues, en espagnol ce qui a permis de doubler la clientèle espagnole  dès 2020 ;
  • des campagnes d’email sont envoyées 4 à 8 fois par an aux clients ;
  • il multiplie les posts sur les réseaux sociaux ;
  • il fait la promotion de son offre auprès de plateformes et d’agences de voyages (OTA) ;
  • il initie quelques premières actions pour optimiser le référencement naturel (SEO) du site.

La majorité de ces actions a été réalisé par Stéphane qui y a consacré beaucoup de temps, aidé par des confrères et la Fédération Nationale de l'Hôtellerie de Plein Air. La seule dépense c’est le recours à l’agence en e-réputation.

Le numérique participe à sauver une saison marquée par le Covid

15 jours avant d’ouvrir le camping pour la 1ère saison en 2020, la pandémie du Covid se déclare et le camping reste fermé jusqu’en juin. Les précédents propriétaires de l’entreprise étaient anglais et réalisaient 50 % de leur chiffre d'affaire avec la clientèle britannique…. qui n’a pas pu voyager en 2020 et guère davantage en 2021 avec la double contrainte du Covid et du Brexit. Les réservations des clients anglais chutent de 90 % en 2020 et de 70% en 2021.

L’investissement consenti avant la saison est payant : grâce aux actions numériques mises en place avant la pandémie, la baisse du chiffre d'affaire en 2020 n’est que de 20 %. Afin de compenser cette perte, Stéphane Lallier redouble d’efforts en 2021 pour développer sa présence numérique.

Une accélération de la stratégie numérique initiée

Convaincu d’avoir identifié la clientèle à laquelle il doit s’adresser et de comprendre ses attentes, il décide de lancer une campagne de publicité en ligne sur les moteurs de recherche pour cibler ces prospects. Les mots-clés testés permettent d’améliorer la communication en ligne au fur et à mesure, notamment pour refondre le site internet dont une nouvelle version est lancée mars 2022.

Le nouveau site internet, réalisé par une agence web est très réussi : très clair, il présente bien l’offre du camping.

Il noue aussi des partenariats avec des plateformes en ligne et des OTA afin d'adresser de nouvaeux marchés étrangers comme les Pays Bas et l’Allemagne.

Avec succès. Cette stratégie numérique a permis :

  • de diversifier la clientèle qui compte de de plus en plus de clients néerlandais, belges, allemands, suisses et espagnoles.
  • d'augmenter le chiffre d'affaire 2021 de 50 % par rapport à 2020 et même de 17% par rapport à la période pré Covid. En 2022, son CA est en hausse de 37% par rapport à 2021 grâce notamment au lancement du nouveau site internet !
  • d'enregistrer, au 13 avril 2023, des réservations en hausse de 46 % par rapport à l'année passée, notamment grâce au travail de référencement naturel initié en 2022.

Retrouvez Résavia sur le site France Numérique : https://www.francenum.gouv.fr/activateurs/resavia

https://www.lechotouristique.com/article/en-montagne-les-elus-furieux-apres-lannulation-dun-projet-touristique?utm_medium=social&utm_source=linkedin 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/07/03/accuse-d-envenimer-la-crise-du-logement-airbnb-a-la-contre-offensive_6180287_3234.html 

https://pro.gitesdewallonie.be/informations-utiles/conseils-booster-reservations-gite-chambres-dhotes 

Aout

https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/07/20/punaises-de-lit-et-locations-saisonnieres-un-terrain-propice-mais-une-prevention-qui-fait-defaut_6182756_3224.html 

https://www.lefigaro.fr/voyages/la-saison-est-foutue-la-destination-corse-est-elle-en-perte-de-vitesse-20230719 

Les actus de juin 2023

Dans l’Hérault, un projet immobilier touristique barré par la pénurie d’eau

Les Echos – Le 29 mai 2023 – Lien vers l’article

https://www.lesechos.fr/pme-regions/occitanie/dans-lherault-un-projet-dimmobilier-touristique-barre-par-la-penurie-deau-1947307 

L'Etat durcit le ton face à la pénurie d'eau. Le préfet de l'Hérault donne un avis défavorable à un projet privé de golf et de complexe touristique à Montagnac. Le sous-préfet de Lodève ne délivre plus de permis de construire dans trois communes.

Face au manque d'eau dans l'Hérault, l'Etat tranche. Le préfet de l'Hérault, Hugues Moutouh , a émis récemment un avis défavorable au projet d'immobilier de loisirs du domaine de Lavagnac à Montagnac, entre Montpellier et Béziers. Il évoque « un contexte de sécheresse précoce et de nécessaire préservation de la ressource en eau ». Le projet prévoit la création d'un golf international de 18 trous, 650 logements, un spa, un hôtel et un restaurant, des infrastructures requérant environ 300.000 m3 d'eau par an puisés dans le fleuve Hérault.

Irrigation agricole, réglementation et sécurisation de la ressource en eau… Le réseau hydraulique régional, exploité par la compagnie BRL, est sous tension. « Nous n'avons plus la capacité de satisfaire les besoins en eau du golf de Lavagnac. Ce qui était initialement un projet d'aménagement touristique immobilier attrayant pose aujourd'hui la question de sa comptabilité avec les effets du changement climatique sur le territoire méditerranéen », analyse Jean-François Blanchet, directeur général de BRL .

« Trop de contraintes »

Présenté par le promoteur, le changement de voilure (réduction à 410 logements, procédé de traitement de la station d'épuration, moindre consommation d'eau) n'a pas convaincu le préfet, connu pour sa poigne. Le projet semble condamné. « Ce n'est qu'un avis rendu. Nous attendons les motivations de cet avis », veut croire Luigi Pisano, gérant de Thesis Ingénierie, chargé des études, sans plus de commentaires. Des villas de luxe, vendues à prix d'or (plus de 1,1 million d'euros pour 160 m2, soit 7.000 euros le m2), sont toujours commercialisées sur Internet.

« Selon moi, c'est un arrêt définitif. Les nappes phréatiques sont historiquement basses. Le Syndicat mixte du bassin du fleuve Hérault interdit tout nouveau prélèvement depuis 2018. Il y a trop de contraintes », résume Christophe Morgo, le maire de Villeveyrac - une commune du secteur -, qui a déjà émis deux avis défavorables au projet, en 2010 et en 2020, lors de la Commission locale de l'eau du bassin de l'Hérault.

Le cas du golf de Montagnac pourrait par ailleurs faire jurisprudence. « Tout projet de conception ancienne mérite d'être réinterrogé, avertit Hugues Moutouh. J'en appelle à la responsabilité des porteurs de projets pour que les questions environnementales soient pleinement prises en compte » dans un département qui attise les convoitises immobilières. La pénurie d'eau a des impacts plus lourds de sens, à savoir sur le logement au quotidien. Au nord de Montpellier, Argelliers, Montarnaud et Saint-Paul-et-Valmalle, des communes attractives desservies par l'autoroute A750 sont ainsi stoppées net dans leur élan démographique. « Tant que la ressource en eau n'est pas suffisante, je refuserai les demandes de permis de construire », conclut Eric Suzanne, sous-préfet de Lodève.

Logement touristique : les gîtes de France veulent continuer de rajeunir leur image

Actu.fr – Le 18 mai 2023 – Lien vers l’article

https://actu.fr/bretagne/vannes_56260/logement-touristique-les-gites-de-france-veulent-continuer-a-rajeunir-leur-image_59621970.html

Le congrès national des Gîtes de France s’est tenu à Vannes (Morbihan) le mercredi 17 mai 2023. Sylvie Pellegrin, présidente nationale des Gîtes de France, a échangé avec les adhérents sur l’avenir de l’entité.

Toucher les jeunes

La fédération nationale des Gîtes de France, c’est 42 000 adhérents en France dont 1 300 (pour 1 700 logements) dans le Morbihan. Le réseau veut se mettre dans l’ère du temps. « Notre clientèle a rajeuni après la crise sanitaire de la Covid-19 », débute Sylvie Pellegrin. 

Pour toucher cette cible des 25-35 ans, une campagne de publicité sur Topito, TikTok ou encore Spotify est lancée.

Le site Internet a été refondue récemment. Dans les prochains mois, une application mobile sera lancée à l’horizon 2024.

La clientèle des Gîtes de France reste très familiale. Les propriétaires notent l’augmentation des réservations la veille pour le lendemain depuis quelques années.

La crainte de sanctions pour les meublés touristiques

Les Gîtes de France observent le développement des restrictions pour les meublés de tourisme. Pour eux, ils ne proposent pas de « meublés de tourisme sauvage. Ils en appellent au gouvernement pour une distinction spécifique pour les Gîtes de France.

« On est une institution, une structure associative et fédérale qui a reversé 21,3 millions d’euros en taxe de séjour l’an dernier, dont 347 000 € dans le Morbihan », rappelle la présidente. 

Sylvie Pellegrin défend un modèle différent des nouveaux acteurs comme Airbnb pour ne pas le citer :

« Notre fédération existe depuis 1955 (premier gîte en 1951) et on a été les premiers en tout. On a fait du tourisme durable, social, écoresponsable avant tout le monde. On est même à l’origine de l’agritourisme, car, au départ, l’idée était d’apporter un complément de ressources et d’éviter la désertification des campagnes. »

Une agence commerciale (Auray dans le Morbihan) et une plateforme téléphonique avec un interlocuteur physique sont disponibles pour les clients. De plus, « tous nos hébergements sont visités et contrôlés au moins une fois tous les cinq ans », avancent les Gîtes France.

Bruno LEMAIRE veut réformer la fiscalité très favorable des locations type AirBnB

Le Parisien – Le 9 juin 2023 – Lien vers l’article

https://www.leparisien.fr/economie/bruno-lemaire-veut-reformer-la-fiscalite-tres-favorable-des-locations-type-airbnb-09-06-2023-KOEQGGKQ4ZHQHBB2VHRFGOV7NA.php 

Ces meublés touristiques bénéficient d’un abattement forfaitaire de 71%, beaucoup plus que les meublés classiques et les locations vides. Une proposition de loi qui devait être examinée mi-juin à l’Assemblée nationale a néanmoins été reportée.

L’ubérisation de l’économie est aussi née d’avantages fiscaux, souvent au détriment du marché plus traditionnel. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire s’est dit « favorable » vendredi à une réforme de la fiscalité très avantageuse des meublés touristiques type Airbnb, jugeant les effets d’aubaine « trop importants », alors que ces locations sont accusées d’aggraver le mal-logement sur le territoire.

« Sur Airbnb, on s’y est déjà attaqué, on a réduit la durée à 120 jours », a déclaré vendredi Bruno Le Maire sur RMC/BFMTV, en référence à la durée maximale de location autorisée pour les résidences principales. « Ce qui m’interroge, c’est que nous gardions une fiscalité favorable pour les Airbnb. Je suis ouvert à une réforme de la fiscalité sur les Airbnb pour qu’elle soit équivalente à celle d’autres logements ».

« Nous réformerons cette fiscalité »

Les loueurs de meublés touristiques classés (de 1 à 5 étoiles) bénéficient aujourd’hui d’un abattement forfaitaire de 71 % jusqu’à 176 200 euros de recettes, contre 50 % pour les meublés classiques, et 30 % pour les locations vides dans la limite de 15 000 euros de loyers. « Nous allons travailler, faire des propositions à la Première ministre et au président de la République, mais j’ai du mal à comprendre la fiscalité très favorable qui s’applique aujourd’hui à Airbnb », a déclaré le ministre.

« Nous réformerons cette fiscalité. La seule question est celle de la justice : à partir du moment où il y a des effets d’aubaine trop importants, une fiscalité trop favorable, il n’y a pas de raison de garder cette fiscalité qui conduit à des excès », a-t-il ajouté. Une proposition de loi transpartisane visant à réguler les locations meublées a été reportée sine die alors qu’elle devait être examinée mi-juin à l’Assemblée nationale. Elle visait entre autres à resserrer le barème des abattements fiscaux accordés en cas de location de meublés de tourisme, en tenant compte de certains cas particuliers comme les stations de montagne.

Lors des conclusions lundi du volet logement du Conseil national de la refondation, la Première ministre Élisabeth Borne a toutefois annoncé une remise à plat de la fiscalité des locations, souhaitant que ce chantier « complexe » débouche « dans le prochain projet de loi de finances ». Selon Airbnb France, des centaines de milliers de Français louent un logement sur Airbnb, pour un revenu médian de 3 800 euros par an.

Logement : quel encadrement pour les meublés touristiques ?

France Inter – Podcast de 37 mn– Le 12 mai 2023 – Lien vers le podcast

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-du-vendredi-12-mai-2023-3249697 

Une proposition de loi transpartisane visant à encadrer les meublés touristiques  sera examinée en juin prochain. Ces derniers prennent de plus en plus de place sur le parc locatif, au détriment d’une grande partie des ménages. Quels sont les encadrements nécessaires ?

La France est le deuxième marché mondial d’Airbnb, après les Etats-Unis. Nettement plus rentables que les locations à l’année pour les propriétaires, ce type de meublés touristiques a envahi les parcs locatifs ces dernières années. Résultat, les prix augmentent et de nombreux ménages habitant dans certaines zones touristiques ne trouvent tout simplement plus à se loger .

Face à de telles dérives, une proposition de loi transpartisane visant à encadrer ces pratiques sera présentée en juin. Une des mesures phares serait de réduire la niche fiscale dont bénéficie ce type de logement. Les abattements fiscaux peuvent en effet monter jusqu’à 71%. Réduire le nombre de nuitées tout en augmentant le nombre de contrôles sont également des pistes envisagées.

Meublés touristiques : un collectif citoyen se crée pour imposer une régulation

France Info – Le 21 mai 2023 – Lien vers l’article

https://www.francetvinfo.fr/economie/immobilier/meubles-touristiques-un-collectif-citoyen-se-cree-pour-imposer-une-regulation_5859809.html 

Exode des habitants, fermeture des petits commerces et de classes d'écoles, manque de main d'œuvre... Ce collectif a dénoncé mercredi les différents effets du 'surtourisme' dans les zones concentrant le plus de meublés touristiques.

Un nouvel acteur pour lutter contre la crise du logement. Un collectif citoyen national, visant à imposer une régulation du marché des locations de courte durée sur des plateformes de type Airbnb, a été présenté à la presse, mercredi 31 mai. Cette coordination, créée en avril, regroupe une vingtaine de collectifs locaux sur tout le territoire et entend devenir un interlocuteur privilégié du gouvernement pour réguler les meublés touristiques.

Exode des habitants, fermeture des petits commerces et de classes d'écoles, manque de main d'œuvre, villes mortes hors saison... Les membres du collectif ont énuméré les différents effets du 'surtourisme' dans les zones concentrant le plus de meublés touristiques.

'Dans ma rue, on peut estimer que la moitié des immeubles sont occupés par des Airbnb, et dans la vieille ville, 23 immeubles ont été déclarés en péril parce qu'ils n'ont pas été entretenus. Ce n'est pas un propriétaire d'Airbnb qui refait la toiture', a décrit Brigitte Cottet, membre de l'Association des résidents de la vieille ville d'Annecy.

Une « fiscalité inversée » pour les gens « qui louent à l’année »

La création de ce collectif intervient une semaine après l'annonce du report d'une proposition de loi transpartisane de régulation des locations touristiques.

Parmi les revendications, la coordination réclame l'extension du nombre de communes classées en zone tendue, afin de permettre des mesures de régulation comme des quotas ou des compensations à l'échelle intercommunale. Elle demande aussi une 'fiscalité inversée en faveur des gens qui louent à l'année'.

Le collectif entend aussi démontrer que la réponse à la crise du logement ne réside pas uniquement dans la construction, mais aussi dans l'augmentation de la part de résidences principales dans le parc immobilier des communes.

60% des français raccourcissent leurs vacances pour entrer dans le budget

Tourmag – Le 25 mai 2023 – Lien vers l’article

https://www.tourmag.com/60-des-Francais-raccourcissent-leurs-vacances-pour-entrer-dans-le-budget_a118815.html

60% des Français ont décidé de raccourcir leurs projets de vacances pour entrer dans le budget, dans un contexte de hausse des prix. 52 % d’entre eux ont également changé leurs projets de vacances, selon le baromètre édité par Sofinco.

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Selon le baromètre de la consommation et du quotidien publié par Sofinco, les Français doivent revoir leurs habitudes pour s’offrir des vacances dans un contexte inflationniste, même si les intentions de départ cet été restent stables (-2pts par rapport à 2022).

Le budget moyen anticipé augmente de 8% par rapport à l’année dernière (1 512 euros contre 1 396 euros en juillet 2022. Pour les foyers avec enfants, ce budget moyen est supérieur et est estimé à 1 641 euros contre 1 498 euros en 2022, soit une hausse de 9%.

Dans ce contexte, partir en vacances demande un effort financier à plus de sept Français sur dix (71%). Un quart d’entre eux déclare réduire son budget transports (28%) ou alimentation (25%) pour pouvoir partir cet été.

Parmi les 40% de Français qui ne prévoient pas de partir cet été, plus de la moitié avoue ne pas en avoir les moyens (58%) et attendra les offres de dernière minute pour éventuellement envisager un séjour cet été (40%).

Image 2

Afin de ne pas faire exploser leur budget, les futurs estivants prévoient des durées de séjour plus courtes que les années passées. Ainsi, ils seront 10% à partir moins d’une semaine (+2pts vs 2022 et +5pts en 10 ans), 36% à partir une semaine (+2pts vs 2022 et +12pts en 10 ans), 32% à partir deux semaines (-4pts vs 2022). Seuls 22% partiront trois semaines ou plus (stable par rapport à 2022).

Au global, plus d’un Français sur deux (52%) déclare que la situation économique actuelle les incite à revoir leurs projets de vacances.

La proportion de Français qui déclare limiter autant que possible l’impact environnemental de ses vacances est en baisse de 7 points par rapport à 2022 (41%).Et les trois quarts d’entre eux le font tant que cela n’impacte pas à la hausse leur budget vacances.

On constate là aussi une différence entre le discours et les actes. Car les Français ont bien conscience de l’intérêt du tourisme écoresponsable.

La grande majorité estime que ce type de tourisme est une solution efficace pour préserver l’environnement (72%, -3 pts vs 2022), que cela donne le sentiment d’être utile à la société (70%, -4 pts) et de découvrir de nouveaux endroits (78%, -5 pts). Mais les vacances écoresponsables sont encore plus qu’avant perçues comme chères par les interviewés (73%, +4 pts vs 2022) et compliquées à organiser (60%, +5 pts).

Une tendance identique aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, la tendance est la même. Selon une étude réalisée aux Etats-Unis par Bankrate 80 % des vacanciers qui vont partir cet été modifient leurs plans en raison de l'inflation.

Pour faire cadrer leurs budgets vacances, les Américains choisissent des hébergements ou destinations moins chères (29%), voyagent moins de jours (26%), parcourent une distance plus courte (23%), font le choix de la voiture au lieu de prendre l'avion (26%) ou s'engagent dans des activités moins chères. (28%).

Les actus de mai 2023

Tous les 15 du mois, nous vous proposons une sélection d’articles liés à votre activité de location de gîtes ou chambres d’hôtes. Exceptionnellement, nous avons décalé la publication à ce lundi 22 mai. Nous avons été sollicités par beaucoup de nouveaux clients dernièrement et nous avions besoin, nous aussi, de profiter de ce long week-end prolongé. Pour nous rattraper, nous vous proposons ce mois-ci pas moins de … 7 articles ! Bonne lecture à vous.

Une fréquentation touristique des vacances de printemps boostée par les jours fériés

ADN Tourisme – Le 19 mai 2023

https://www.adn-tourisme.fr/frequentation-touristique-de-printemps/ 

Grâce à un calendrier nettement favorable cette année, offrant pas moins de 3 week-ends « prolongés » et à l’allongement de la période d’une journée (lundi 8 mai), la fréquentation des vacances de printemps 2023 s’achève sur un bilan positif pour les destinations françaises, à l’exception de certaines zones de montagne.​ Les perspectives de fréquentation durant les weekends de l’Ascension et de la Pentecôte sont bonnes, voire en hausse pour 1/3 des destinations.

François de Canson Président d’ADN Tourisme : « Le bilan des vacances de printemps est bon, grâce à un calendrier qui a favorisé les weekends prolongés. Cette dynamique semble se poursuivre avec les ponts à venir (Ascension et Pentecôte) qui s’annoncent avec une progression pour au moins 1/3 des destinations françaises, que ce soit en zones rurales, urbaines ou littorales. Pour ces 2 derniers week-ends prolongés du printemps, stratégiques en termes de chiffres d’affaires pour les professionnels, les réservations de dernière minute directement liées à la clémence de la météo, seront déterminantes.​ »

-  La fréquentation française est en progression de +15% par rapport au printemps 2022 et s’élève à plus de 103,6 millions de nuitées touristiques

-  Près de 60% des destinations répondantes estiment que la fréquentation des vacances de printemps 2023 est supérieure à celle des vacances de printemps 2022 (contre 30% à la même période l’an dernier).​

-  Cette progression s’explique notamment par un calendrier extrêmement favorable cette année (présence de 3 possibilités de « ponts » durant la période, contre 1 seul en 2022), mais aussi parce que la période de congés était plus longue (avec le lundi 8 mai, dernier jour de congés de la zone C).​

-  Les trois semaines des vacances concernées par un weekend prolongé sont en progression ; a contrario, la 2ème semaine, qui ne comptait pas de jour férié, est en retrait.

-  La 2ème quinzaine des vacances (comprenant la totalité des vacances de la zone C, la moitié de celles de la zone B et 2 week-ends prolongés) a été la plus fréquentée en termes de nuitées.

-  Le week-end de Pâques, pour lequel la fréquentation est en retrait (-11%) au regard des très bons résultats 2022 (mais il s’agissait du seul pont l’année dernière sur cette même période), reste le pic de fréquentation de la période, suivi de très près par le week-end du 1er mai puis celui du 8 mai.​

-  10 destinations concentrent à elles-seules 30% des nuitées françaises comptabilisées sur la période. Les destinations privilégiées sont essentiellement en zones littorales atlantique et méditerranéenne (Charente-Maritime, Var, Vendée, Hérault ou Morbihan) ainsi que Paris.

-  La fréquentation étrangère globale est en progression moyenne de +15% au regard des précédentes vacances de printemps

-  Cette fréquentation progresse en ville (pour 52% des répondants) et oscille entre stabilité et baisse pour les secteurs littoraux et ruraux.

-  La clientèle européenne est plus particulièrement en progression pour 48% des répondants, et en stabilité pour 27% d’entre eux, avec des retraits plus marqués pour les zones de montagne.​

-  Pour la majorité des destinations, la période s’est déroulée « comme prévu » (53%) avec des disparités selon les espaces

-  En espace rural, tant pour la clientèle française qu’étrangère, le bilan de fréquentation est majoritairement satisfaisant et en progression au regard des vacances de printemps de l’année précédente.​

-  La satisfaction est de mise pour les destinations littorales qui sont plus de 3 sur 5 à annoncer une progression de leur fréquentation sur la période, avec notamment une progression de fréquentation française pour 64% des répondants.​

-  Si 62% des destinations urbaines ont connu une hausse de fréquentation par rapport à 2022, elles semblaient néanmoins s’attendre à de meilleurs résultats (28% d’entre elle jugeant la période “moins bien que prévu”). Près de 2 destinations sur 4 annoncenten effet une réduction de la fréquentation française. A contrario, la fréquentation européenne et la fréquentation long-courriers progressent pour respectivement 48% et 52% des répondants.

-  La zone montagne est celle qui a le plus souffert sur la période avec près de 60% de destinations pour lesquelles la fréquentation est en retrait. Outre le fait que de nombreuses stations ont déjà fermé leurs domaines, la concurrence avec les destinations rurales et littorales est forte en cette période de l’année.​

Lien vers le document de synthèse : https://drive.google.com/file/d/17Koqfjp3Bw8OeV4cu-JkADj4uvBzt_HT/view

« Chambres », paiement différé… Les nouvelles options d’AirBnB sont-elles si révolutionnaires que ça ?

Le Figaro – Le 10 mai 2023

https://www.lefigaro.fr/voyages/airbnb-que-valent-vraiment-les-nouvelles-fonctionnalites-20230510

La plateforme américaine de location touristique opère une mue et annonce la «plus grande mise à jour de son histoire». Vraiment ? On a testé.

«La plus grande mise à jour de l'histoire d'Airbnb» : c'est à coups de superlatifs, comme elle sait si bien les utiliser, que la plateforme américaine a annoncé le 3 mai dans un communiqué la mise en place d'une série de fonctionnalités. 50 nouveautés, précisément, « en réponse aux remarques formulées par les hôtes et les voyageurs». Une communication qui intervient dans un contexte particulier pour le site de locations touristiques. Alors qu'Airbnb a enregistré un nombre record de réservations au premier trimestre, le cours de son action a chuté de 11% à Wall Street le 10 mai. En cause : le ralentissement prévu de son activité dans les mois à venir.

Une décélération causée entre autres par l'envolée des prix des nuitées Airbnb, bien supérieure à l'inflation. Entre la période pré-Covid (2018-2019) et 2022, les tarifs ont gonflé de 16,4% en moyenne en France, considérée l'un des principaux marchés de la plateforme, où elle est d'ailleurs accusée d'assécher le marché locatif.

Cette moyenne masque de véritables flambées dans certaines zones très prisées, comme le Pays basque, où la hausse des tarifs dépasserait... 100% sur la période, selon les relevés d'AirDNA, spécialiste de l'analyse du marché de la location de courte durée. Avec ces nouvelles fonctionnalités, la firme de location entre particuliers dirigée par Brian Chesky veut changer le discours ambiant et proposer une formule «plus abordable» pour ses clients en période inflationniste. Convaincant ? On a testé.

Un onglet « chambres » plus visible

La nouveauté

Elle est présentée comme la nouveauté phare de la plateforme. L'onglet «Chambres » est dépeint comme «une approche revisitée du concept original d'Airbnb». Il reprend l'idée de dormir chez l'habitant, dans une chambre à part. L'innovation tient, d'après un communiqué de la plateforme, en plusieurs points. Le « passeport hôte » livre quelques informations clés sur la personne dont vous partagerez la demeure (profession, animaux de compagnie, mais également hobbies ou chanson préférée). De nouvelles fonctionnalités permettent également de savoir si la chambre que vous réservez possède un verrou ou encore si la salle de bains est partagée.

On en pense quoi ?

Du neuf avec du vieux ? Décrite comme la plus grande nouveauté de cette salve de changements, la possibilité de ne louer qu'une chambre chez l'habitant était à l'origine, la seule option de location sur Airbnb. La start-up avait vu le jour à San Francisco en août 2008 sur une idée simple : sous-louer une chambre d'appartement dans un contexte de flambée des loyers et de manque de capacité hôtelière. Dans la nouvelle version de la plateforme, la catégorie «Chambres» n'est donc qu'une fonctionnalité préexistante mise en avant. En revanche, le passeport hôte, en livrant plus de détails sur le logeur, permet de personnaliser un peu plus l'expérience du voyageur. Le véritable «plus» de cette catégorie tient tout de même dans les fonctionnalités liées à la sécurité, puisque les voyageurs soucieux de leur intimité et de leur sûreté pourront choisir des chambres où ils peuvent fermer la porte à clef.

Des instructions de départ plus claires

La nouveauté

La procédure d'arrivée est généralement bien détaillée dans les annonces Airbnb, mais les instructions de départ étaient beaucoup moins précises. Désormais, l'annonce liste les tâches à réaliser avant de rendre ses clés : rassembler les draps et serviettes usagés, éteindre les lumières et appareils, verrouiller portes et fenêtres, etc. Ces informations sont envoyées automatiquement au client à 17 heures la veille du départ, via une notification sur l'application. L'hôte peut également programmer un message personnalisé à l'heure de son choix. Pour signaler que vous quittez le logement, une touche « Informer votre hôte de votre départ » enrichit l'appli. Une manière de donner le feu vert pour le ménage (si l'option est souscrite) et de préparer le logement pour les prochains vacanciers.

On en pense quoi ?

Des notifications pour ceci, des instructions pour cela… Les voyageurs ne risquent-ils pas de se lasser des séjours trop « téléguidés » ? Le bénéfice se lit plutôt du côté du propriétaire, nanti d'un arsenal numérique plus complet pour faire respecter l'heure de départ. Et s'assurer que le ménage sera effectué dans les temps pour enchaîner les locations.

Des facilités de paiement

Les nouveautés

Ménager ses clients dans leurs dépenses. À travers plusieurs nouvelles fonctionnalités, Airbnb tente de faciliter l'acte d'achat et généralise le paiement différé. Pour cela, la plateforme a noué un partenariat avec l'entreprise suédoise Klarna, aux États-Unis et au Canada. L'objectif ? Permettre aux voyageurs d'étaler le paiement de leurs séjours sur six semaines. Et en payant jusqu'à quatre fois sans intérêt. Pour les réservations de plus de 500 dollars, il est également possible de payer par mensualités. On l'aura compris avec le libellé monétaire, cette fonctionnalité est pour l'instant limitée à l'Amérique du Nord. Elle sera étendue à d'autres zones dans l'année. Par ailleurs, si l'hôte annule dans les 30 jours précédant l'arrivée, la plupart des voyageurs recevront un crédit instantané. Et pourront l'utiliser instantanément pour réserver un autre séjour.

On en pense quoi ?

La France ne bénéficie pas encore de ces nouvelles fonctionnalités, très intéressantes du point de vue du pouvoir d'achat. Elles permettent d'éviter des dépenses trop importantes en une fois. Elles facilitent les locations, jusqu'à nous faire oublier les prix parfois très élevés d'Airbnb.

En conclusion

Airbnb renoue avec son principe d'origine en remettant en avant la catégorie «Chambres» chez l'habitant. Avec ses autres nouveautés, dont le paiement différé et le crédit instantané à valoir sur une nouvelle réservation en cas d'annulation par l'hôte, la plateforme entend répondre aux critiques les plus fréquentes qui, d'après ses dirigeants, lui étaient adressées. Qui plus est, dans un contexte d'inflation galopante. Ces changements suffiront-ils à apaiser les usagers excédés de l'augmentation des tarifs sur la plateforme ? Une question à laquelle répondront, après la bourse, les utilisateurs.

Tourisme : les paradoxes des 18-34 ans

Banque des Territoires – Le 11 mai 2023

https://www.banquedesterritoires.fr/tourisme-les-paradoxes-des-18-34-ans

Les jeunes aspirent au voyage : 89% des 18-34 ans pensent partir entre une et deux fois (pour 37% d'entre eux) ou entre trois et cinq fois (35%) au cours des trois prochaines années, mais leurs choix ne sont pas toujours ceux que l'on pourrait imaginer. Tel est le principal enseignement d'une étude d'Ipsos digital pour Alliance France Tourisme intitulée 'Les jeunes et le tourisme' et publiée le 4 mai.

En termes de destination, 49% de jeunes souhaitent privilégier la France, 44% souhaitent voyager plus en Europe et 29% entendent privilégier les pays lointains. La mer est le lieu de vacances plébiscité par 59% des 25-34 et 49% des 18-24 ans, devant les circuits, découvertes et parcs de loisirs et d’animation (31%), la montagne (30%), la ville (28%), la campagne (26%) et les activités culturelles, festivals et grands rassemblements (25%).

De manière assez surprenante, alors que les jeunes estiment que l’impact écologique détermine toujours (17%) ou souvent (36%) le choix de leur mode de transport, ils affirment partir plus que leurs parents (35%) ou tout autant (29%) en avion. Plus largement, ils privilégient la voiture (65%), devant l’avion (54%), le train (35%) et le bus (17%).

Côté hébergement, une légère majorité opte pour l'hôtel (51% pour un long séjour, 53% pour un court séjour), alors que la solution Airbnb séduit 40% des 18-34 ans. Sur les longs séjours, les locations de vacances attirent 31% d'entre eux, les campings 24% et les auberges de jeunesse seulement 7%, 'malgré les efforts réalisés ces dernières années' par celles-ci, souligne l'étude.

Enfin, les chèques-vacances sont présents dans le financement des vacances de 11% des 18-24 ans et 18% des 24-34 ans, alors même que l'ANCV (Agence nationale pour les chèques-vacances) propose une aide pouvant financer jusqu’à 80% des vacances des 18-25 ans. 'Le taux peu élevé interroge sur l’accessibilité de ces chèques à l’égard des jeunes qui pourraient utilement en bénéficier', pointe l'étude.

Vacances d’été : en Corse, des prix délirants et des réservations en berne

Le Figaro – Le 4 mai 2023

https://www.lefigaro.fr/voyages/vacances-d-ete-en-corse-des-prix-delirants-et-des-reservations-en-berne-20230504 

La crainte d'une saison touristique au ralenti plane sur l'île. Les acteurs du tourisme n’ont, pour la plupart, pas débuté la saison en beauté et constatent une diminution drastique des demandes pour la haute saison estivale.

Avec 10,1 millions de nuitées enregistrées en Corse entre avril et septembre 2022, les hôtels, campings et autres résidences de l'île de Beauté ont vu leur fréquentation progresser lors de la dernière saison estivale par rapport à la même période en 2019, année précédant la pandémie, selon une enquête de l'Insee publiée le 30 novembre dernier. Mais en ce début mai 2023 et à l'approche de l'été, l'enthousiasme n'y est pas pour certains acteurs du tourisme. «Tout le monde est inquiet pour cette saison, déplore Karina Goffi, présidente de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie Haute-Corse. On a démarré plus tard que d’habitude. Normalement, début avril nous sommes quasiment tous ouverts, mais cette année certains attendent jusqu’au 15 mai.» La dirigeante de l'UMIH Corsica assure aussi qu’il y a un «très grand retard sur juillet-août : environ 50% de réservations en moins, toutes catégories d’établissements confondues et ce sur l’ensemble de l’île».

Dans les gîtes, le taux d’occupation atteignait 68% en juillet et 75% en août 2022. «Cette année, nous enregistrons jusqu’à 10 points de moins sur les deux mois», regrette de son côté Dominique Chilotti, directrice des gîtes de France en Corse. Même ressenti dans les campings où Alain Venturi, président de la Fédération Corse de l’hôtellerie de plein air, constate qu’«il n’y a plus de demande excédentaire en haute saison, comme c’était le cas six ans auparavant. Je ne veux pas être pessimiste, je pense que l’on peut se rattraper, mais nous sommes en effet en retard principalement pour la haute saison.» Trois raisons principales à cette diminution drastique, selon eux : l’augmentation des prix de l’aérien et du maritime, le coût de la vie sur l’île et la concurrence des logements Airbnb.

Pourtant, le comparateur de location de voiture Carigami a dévoilé, le 26 avril, son classement des destinations les plus chères et plus abordables en 2023. Surprise, la Corse figurerait parmi les destinations les plus accessibles cet été. En cause : une baisse des prix des locations de voiture. On pourrait alors croire que les vacanciers se rueraient sur cette destination pour passer l’été au soleil, mais la réalité est plus complexe. Alexandre Lucchini, président de Corsica location, a en effet dû baisser le prix de ses locations de voitures d’environ 20%. «D’habitude, à la mi-février nous sommes complets pour toute la saison d’avril à octobre. Cette année, les réservations n’ont commencé qu’en mars et on a rempli seulement 40%. La faute selon lui, aux prix des logements, au coût de la vie mais aussi à la hausse des prix des compagnies aériennes, avec qui nous fonctionnons beaucoup, qui ne sont désormais plus aussi attractifs qu’avant.» Karina Goffi se défend : «En effet, nous avons tous dû augmenter nos prix de 7 à 10% car tous nos frais ont explosé : lavage du linge, salaires… Nous sommes également de plus en plus obligés de nourrir, loger et blanchir nos saisonniers afin de recruter du personnel. Il faut bien répercuter ces coûts.»

Aller en Corse en voilier, les débuts d’une alternative décarbonée au ferry ou à l’avion

Le Monde - Le 16 avril 2023

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/04/16/aller-en-corse-en-voilier-les-balbutiements-d-une-alternative-au-ferry-ou-a-l-avion_6169759_3234.html 

Sailcoop, qui a lancé ses premières traversées à la voile en 2022, va proposer des départs tous les jours cet été. Cette entreprise, qui espère multiplier ses liaisons vers d’autres îles, évolue dans un cadre juridique et économique incertain.


Elle pensait y échapper, mais le répit aura été de courte durée. Alors que le voilier venait de quitter le port de Calvi (Haute-Corse), et que la houle commençait à monter, Pauline Adler s’est coltiné un bon mal de mer, qui l’a paralysée pendant deux heures. Nausées, état vaseux, haut-le-cœur… « Mon compagnon avait pris un médicament en prévention, il s’en est mieux sorti… Heureusement, ça passe », se souvient cette consultante spécialisée en « zéro déchet », qui vit en Dordogne. L’été 2022, le couple et leur fille de 8 ans ont été parmi les premiers passagers à tester cette nouvelle ligne de transport à voile entre le continent et la Corse, mise en place par l’entreprise Sailcoop. La famille avait pris le ferry pour l’aller, et pour le retour, s’est laissé tenter par cette option – par souci écologique autant que par volonté d’avoir une expérience différente. Un trajet que Pauline et Benjamin Adller qualifient aujourd’hui de « magique », avec dauphins, baleines et poissons-lunes sur la route.

Si en 2022, Sailcoop avait assuré une vingtaine de traversées au cours de l’été, cette coopérative passe à la vitesse supérieure, avec un second voilier et davantage de trajets, à partir du 20 avril. En juillet et en août, ses deux monocoques de 15 mètres partiront tous les jours depuis Calvi ou Saint-Raphaël (Var), avec six à huit passagers. « L’enjeu, c’est de développer un mode de transport décarboné, une alternative moins polluante à l’avion ou au ferry », explique Maxime de Rostolan, le fondateur de Sailcoop.

20 heures de voyage

La demande sera-t-elle au rendez-vous ? « On a déjà un tiers des places réservées », répond cet ingénieur de 42 ans, qui avait jusqu’ici lancé divers projets autour de la permaculture, de l’agroécologie… Et qui ne prend plus l’avion depuis dix ans. Les vacanciers intéressés devront, en tout cas, accepter une certaine promiscuité, et ne pas être pressés. Car il faut environ vingt heures pour rallier le continent et l’île de beauté. En cas de très mauvais temps, Sailcoop annule la traversée et a négocié avec une compagnie de ferry, qui accepte de prendre ses passagers le jour même. Et en cas d’absence de vent, il faut s’attendre à faire une partie du trajet… à moteur. Enfin, il faut compter 240 euros par personne l’aller simple avec nuit en cabine (contre 80-100 euros pour le ferry, hors véhicule), avec les repas inclus.


Le lancement de cette liaison à la voile a été un parcours semé d’embûches pour Sailcoop. La commission régionale de sécurité de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), une instance consultative qui dépend de la direction des affaires maritimes, et qui compte en son sein des armateurs de ferrys ou navettes, a formulé un avis négatif au développement de ce projet.

Cette position avait initialement été suivie par l’Etat. En effet, les voiliers de Sailcoop comptant moins de 12 places, ils relèvent du code des « navires de plaisance à usage commercial », qui n’ont pas le droit d’effectuer de lignes régulières. « Les armateurs se méfient, car ils ont peur que cela ouvre une brèche. Pas tant pour des bateaux à voile, mais plutôt pour des Zodiac hyperpuissants qui entreraient de manière anarchique », estime Grégoire Théry, de Sailcoop. La coopérative a contesté la décision de l’Etat au tribunal administratif, mais avant que la procédure n’aille à son terme, elle a obtenu en 2022 une autorisation délivrée à titre expérimental, notamment au nom de l’intérêt écologique de cette initiative.

Construction d’un catamaran spécifique

Outre la sécurisation de son cadre juridique, l’avenir de Sailcoop dépendra de sa capacité à monter en puissance assez rapidement. Pour être rentable sur cette ligne corse, elle devrait disposer d’au moins « 8 à 10 bateaux », indique Maxime de Rostolan, qui emploie actuellement quatre salariés permanents dans son entreprise.

Sailcoop souhaite surtout se positionner sur d’autres lignes, plus courtes et possiblement plus rentables, avec des bateaux à voile à plus large capacité – qui entreraient cette fois directement en concurrence avec les navettes traditionnelles. Sailcoop envisage des liaisons, à partir de 2024, vers Porquerolles ou Port-Cros, puis les Glénans, Groix… sur le modèle tracé par Iliens, une compagnie qui relie Quiberon à Belle-Ile à la voile depuis 2021. Pour cela, la coopérative va se lancer dans la construction d’un catamaran spécifique à ce type de distances – un investissement de 1,6 million d’euros.

Les annonces comportant des photos professionnelles comptent 63% de clics en plus

Tour Hebdo – Le 3 mai 2023

https://www.tourhebdo.com/actualites/economie/les-annonces-comportant-des-photos-professionnelles-comptent-63-de-clics-en-plus-778361.php 

Pour 80% des voyageurs, le choix de la villagiéture dépend des photos. Sur les plateformes de réservation, le taux d’engagement fait un bond de 138% quand elles disposent de photos professionnelles.

Les comportements des internautes, sur les différents sites de prestataires d’hébergements de loisirs, sont sans équivoque : les réservations dépendent en grande partie de la qualité des visuels. D’où la nécessité pour les professionnels du tourisme d'améliorer leur référencement sur le net.

Alors que l'image prend une place de plus en plus importante dans l'acte d'achat, les acteurs de l'hôtellerie ont bien conscience de la nécessité qui s'impose à eux : se démarquer en montrant l'offre telle qu'elle est.

Tourisme : l’Etat augmente sa dotation pour faciliter les départs en vacances de plus fragiles

20 minutes – Le 20 avril 2023

https://www.20minutes.fr/economie/4033654-20230420-tourisme-etat-augmente-dotation-faciliter-departs-vacances-plus-fragiles 

Les crédits accordés à l’agence nationale pour les chèques-vacances vont augmenter de 1,3 million d’euros en 2023. Quelque 15.000 personnes devraient en bénéficier.

  • L’Etat va augmenter son soutien à l’agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV) d’environ 40 % en 2023.
  • La mesure profitera notamment aux personnes âgées dépendantes, aux femmes victimes de violences et aux enfants protégés.
  • Quelque 10.000 résidents des régions et départements d’outre-mer devraient aussi bénéficier de la nouvelle enveloppe.

« Les vacances, ce n’est pas que du repos. C’est aussi le moment pour sortir du quotidien, découvrir d’autres horizons, d’autres cultures. Les difficultés économiques que connaissent certains foyers ne doivent pas entraver ces départs », revendique Olivia Grégoire (Renaissance). En déplacement à La Baule et à Guérande (Loire-Atlantique) ce vendredi, la ministre déléguée en charge du Tourisme annoncera une augmentation d’environ 40 % des moyens accordés à l’agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV), dont l’une des missions est de mener des actions en faveur des départs en vacances de personnes fragiles ou ayant des revenus modestes.

Quelque 3,4 millions d’euros seront ainsi versés en 2023 par l’Etat à l’ANCV, dont 1,3 million d’euros supplémentaires par rapport à 2022. Ces crédits doivent « permettre à 15.000 personnes de bénéficier d’une aide financière pour partir en vacances », indique le ministère en charge des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme.

Aide renouvelée pour l’Outre-mer

L’objectif de cette augmentation de moyens est, notamment, de faciliter les séjours touristiques des personnes âgées dépendantes et de leurs aidants, des femmes victimes de violences, ainsi que des enfants protégés par le champ de l’aide sociale à l’enfance. Les moyens serviront aussi à financer des « colos apprenantes » pour les enfants de salariés ou entrepreneurs résidant dans les quartiers prioritaires de la ville. Quelque 2.500 enfants devraient en bénéficier.

Enfin, l’aide aux départs en vacances des résidents des DOM-TOM, qui avait été mise en place à titre expérimental l’an dernier, est prolongée en 2023. Près de 10.000 bénéficiaires sont attendus, précise le ministère.

Les actus d'avril 2023

Investissement touristique en France : les destinations rurales, grandes gagnantes de 2022

L’Echo Touristique – Le 16 mars 2023

https://www.lechotouristique.com/article/investissement-les-destinations-rurales-grandes-gagnantes-de-2022 

Pour l’implantation de nouveaux projets touristiques en 2022, les zones rurales se taillent la part du lion avec près de 6 projets sur 10 détectés par Ancoris, qui livre son nouveau baromètre de l’investissement touristique.

C’est bien connu, les investisseurs préfèrent quand les signaux sont au vert. Et ils l’étaient bel et bien en 2022, avec une hausse de 16% des projets touristiques détectés par Ancoris*, spécialiste de la détection et du développement de projets d’implantations d’entreprises en France. Ce qui est plus récent, en revanche, c’est un penchant nouveau des investisseurs pour le vert chlorophylle et l’air de la campagne, qui ne cesse de se confirmer depuis la crise du Covid. 

Une tendance forte que l’on retrouve dans le dernier baromètre de l’investissement touristique établi par Ancoris. « Ce que je retiens de l’année 2022, c’est l’attrait des investisseurs touristiques pour les destinations vertes et rurales, cela se ressent vraiment dans les échanges que nous avons avec eux », confirme Guillaume Gady, le directeur général et cofondateur d’Ancoris. Et si ce tourisme vert et durable est très plébiscité par les investisseurs, c’est parce qu’il l’est aussi par les vacanciers, analyse-t-il. « La clientèle recherche de l’authenticité et de la proximité, parfois de l’aventure ou des expériences, avec cette idée de reconnexion à la nature. L’an dernier, 59% des investisseurs avec qui nous avons mené des discussions orientaient leurs recherches d’opportunité sur des milieux ruraux. » 17% des projets identifiés concernaient des zones urbaines, 14% le littoral et 9% seulement la montagne.

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Des projets connectés à la nature… Et au digital

Un appétit nouveau pour les zones rurales fait émerger des destinations hors des scopes habituels. Et ces nouveaux lieux de séjours prisés des voyageurs en quête de déconnexion n’auraient sans doute pas pu voir le jour sans les plateformes digitales. « Quand vous créez une entreprise, il y a deux éléments clés : le produit que vous proposez, et l’accès au marché, détaille Guillaume Gady. L’accès au marché, c’est la possibilité de faire connaître votre produit à ses clients potentiels. Aujourd’hui, les moyens de commercialiser des destinations et les offres d’hébergement sont beaucoup plus larges que par le passé, je pense notamment aux plateformes de réservations en ligne. La digitalisation de la commercialisation des hébergements a permis l’accès au marché d’une offre implantée sur des sites peu ou pas connus. » Et si les mastodontes occupent en toute logique le terrain, d’autre plateformes ont fait des séjours à la campagne et/ou durable leur spécialité. Le créneau est investi par un nombre croissant de jeunes pousses telles que Ty-Win, WeGoGreenR, GreenGo et autres Moovert.

21% des investissements dépassent les 3 millions d’euros

Portée par les mêmes tendances, l’hôtellerie de plein air confirme sa bonne dynamique. Représentant 28% des projets identifiés (+7 points vs 2021), le secteur devance même l’hôtellerie (25% des projets identifiés, -5 points) en nombre de projets d’implantation détectés par Ancoris. Pour Guillaume Gady, cet attrait des investisseurs s’explique là aussi par la hausse de la demande et par la montée en gamme du secteur, qui lui permet désormais de proposer différentes typologies d’hébergement. Sans doute les problématiques de pouvoir d’achat pourraient-elles conforter cet engouement de la part des vacanciers, pense Guillaume Gady. L’an dernier, le premier hébergeur marchand de France a engrangé quelque 130 millions de nuitées, soit un million de plus qu’en 2019.

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Les montants investis sont quant à eux de plus en plus importants. La moitié des projets identifiés représentent plus d’un million d’euros d’investissements. 21% d’entre eux dépassent même les 3 millions d’euros. « Les concepts émergents sont des projets qui demandent un investissement financier de plus en plus important, explique Guillaume Gady. Créer des hébergements tels que des cabanes dans les arbres, par exemple, demande beaucoup d’argent. En premier lieu parce qu’ils s’étendent sur de grands espaces fonciers, et que les prix augmentent un peu partout en France. La qualité des constructions entre aussi en ligne de compte. On constate une ambition très forte de créer des projets qui soient non seulement connectés à la nature mais aussi en harmonie avec le respect de l’environnement. Et qui dit respect de l’environnement dit coûts de construction plus conséquents. »

Et 2023 dans tout ça ?

Ancoris a également enregistré sur l’année 2022 une augmentation des projets de création de sites. Ils atteignent même un record en ce début d’année 2023 avec 47% des demandes, contre 29% sur la même période l’an passé. « Une tendance qui restera cependant à confirmer sur l’ensemble de l’année », précise, prudent, Ancoris. Car le contexte reste plus difficile à appréhender, avec des éléments qui ne font habituellement pas partie du référentiel des investisseurs, rappelle Guillaume Gady. Comme, entre autres exemples, la hausse du coût de l’énergie.

Mais pour l’heure, après une année 2022 très porteuse, les premiers mois de 2023 se placent eux aussi, et presque contre toute attente, sous de très bons auspices. « Que ce soit le tourisme, l’industrie, le commerce de centre-ville, la dynamique est très forte, rapporte Guillaume Gady. Nous avons  un démarrage d’année 2023 supérieur aux niveaux de 2022 et 2021. » Et ce malgré la crise géopolitique européenne qui se poursuit, l’inflation, la hausse des taux et des banques de plus en plus frileuses pour prêter. « Avec tous ces paramètres, on pourrait penser que cela va provoquer un ralentissement du marché. Et là, nous avons tous sauf un ralentissement, constate Guillaume Gady, qui note toutefois un léger recul des reprises et rachats. Le marché continue à investir, et ça c’est un bon signal. »

De bonnes perspectives pour le tourisme français ce printemps, marqué notamment par le retour des clientèles étrangères

ADN Tourisme – 5 avril 2023

https://www.adn-tourisme.fr/intention-depart-printemps-2023/ 

ADN Tourisme, 11 Comités régionaux de tourisme, et Atout France dressent un état des lieux des intentions de séjours en France pour les clientèles françaises et internationales pour ce printemps 2023.

La moitié des Français expriment l’envie de partir ce printemps, dont 87% en France

49% des Français ont l’intention de partir en week-end et/ou en vacances d’ici fin juin, soit une proportion légèrement supérieure à la période pré-pandémie (43% d’intentions de départ en avril 2019 par exemple). Les intentions de voyage totales apparaissent cependant en retrait par rapport à l’an dernier, période marquée par une forte volonté de voyager en sortie de période de restrictions. La France est toujours la destination privilégiée (par 87% des clientèles domestiques), en léger retrait par rapport à l’an dernier (89%).

Les intentions sont concentrées sur le week-end de Pâques et les vacances de Printemps et, comme l’an dernier, 90% des répondants souhaitant partir à cette période ont ciblé la France comme destination

Comme en 2022, les prévisions de séjour sont plutôt orientées vers le littoral et la campagne (respectivement 33% et 31%) et dans des hébergements marchands (y compris locatif) pour 64% des répondants.

Les comportements en termes de mobilité restent stables par rapport à l’an dernier :  la voiture reste de loin le moyen de transport privilégié pour se rendre à destination (63% en 2023, même proportion qu’en 2022), avec une légère augmentation de la part du train (15% contre 14%).

Malgré le contexte économique, les répondants ne déclarent pas de réduction de la durée prévisionnelle de séjour (toujours 5 jours). 70% des répondants envisagent des réductions de leur budget vacances, avec notamment des arbitrages sur la gamme des hébergements.

Des intentions de départs des clientèles internationales, toutes destinations confondues, à un bon niveau

Pour les 6 mois à venir, les intentions de départs des clientèles internationales affichent une grande stabilité par rapport à celles observées en mars 2022, selon l’étude Atout France et TCI Research. Cette étude se focalise sur les populations actives en termes de voyage lors des dernières années.

Ainsi, ces intentions de voyage s’élèvent à 91% pour les Britanniques, à 87% pour les Allemands, à 80% pour les Néerlandais, à 93% pour les Italiens, à 95% pour les Espagnols et à 87% pour les Américains.

Point notable : les concrétisations de ces intentions, donc les réservations, sont à la hausse (+ 5 points) pour la majorité des marchés, montrant la confiance en l’avenir et également l’envie de réserver à l’avance pour profiter des meilleurs prix.

Les intentions de départs vers la France toujours fortes

Les intentions de séjour vers la France sont stables en comparaison avec mars 2022 sur les marchés britannique (9% des voyageurs actifs déclarent souhaiter se rendre en France), allemand (8%) ou suisse (14%). Les Etats-Unis confirment la belle tendance observée l’an dernier, en France (6%). Les intentions progressent par ailleurs sur les marchés asiatiques, notamment chinois et japonais. 31% des clientèles chinoises ayant l’intention de voyager à l’international souhaitent se rendre en France, intention attisée par la fin des restrictions. La France est de loin la première destination européenne privilégiée.

En termes de destinations pour leur prochain séjour en France, le littoral est le plus fréquemment envisagé et les destinations urbaines confirment leur retour en force, notamment pour les touristes sud-européens (47%, contre 48% pour le littoral), ainsi que les marchés lointains (48% pour les destinations urbaines, en particulier Paris, porté par les intentions du marché chinois, et littorales).

Les clientèles internationales confirment leur rôle fortement contributeur en termes de dépenses, avec un budget moyen journalier par personne de 212 €/jour pour les clientèles lointaines (244€/jour pour les Etats-Unis notamment), 166€/jour pour l’Europe du Sud et 161€/jour pour l’Europe de l’Ouest.

Saint-Malo s’enfonce dans une crise du logement en dépit de quotas sur les locations AirBnB

Le Monde – Le 12 avril 2023

https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/04/12/en-depit-de-quotas-sur-les-locations-airbnb-saint-malo-s-enfonce-dans-une-crise-du-logement_6169141_3224.html

Des meublés touristiques non autorisés se louent sous le manteau en l’absence de contrôle. Les investisseurs aguerris n’achètent plus dans la cité corsaire mais se reportent en partie sur Cancale, Dinard ou Dinan, qui, à leur tour, réglementent.

Les épreuves de spécialité du bac sont terminées et, au café de l’Hôtel de l’univers, serrés à plusieurs sur les fauteuils club, des lycéens déjeunent dans un joyeux brouhaha. Un dernier vestige de vie normale dans un centre-ville, « l’intra-muros » de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), en voie de muséification. « Ça fait du bien », s’émeut Véronique Deschamps, une des voix locales qui se battent afin de préserver une place pour les habitants, face à des investisseurs et à des touristes « qui veulent consommer Saint-Malo ».

Dans la ville close, à l’intérieur des remparts de granit qui ceinturent le cœur historique de la ville bretonne, il reste encore un lycée, privé. « Mais toutes les administrations et les services publics sont partis : le tribunal, l’hôtel des impôts, le commissariat, la sous-préfecture, la bibliothèque, le bureau de poste, énumère Mme Deschamps, cofondatrice du collectif Saint-Malo, j’y vis, j’y reste. Il y a dix ans, il y avait des gens qui travaillaient, qui habitaient intra-muros, des écoles, et des vacanciers qui louaient l’été, mais ça ne se remarquait pas. Et puis j’ai vu que notre vie disparaissait. » Dernier départ en date, l’« Hydro », l’école de la marine marchande, vaste bâtiment austère emblématique du « rocher », doté d’une vue époustouflante sur la baie de Saint-Malo, n’accueillera plus d’élèves à la rentrée prochaine.

Le centre historique, si pittoresque, a vu des boutiques de biscuits bretons remplacer pharmacies et commerces de proximité. La dernière boucherie a baissé le rideau. Un œil averti repère en revanche sur de nombreuses portes d’immeubles des « boîtes à clés », réservées aux hôtes de location saisonnière de type Airbnb ou Abritel. Une armoire sécurisée pour une trentaine de clés a également été installée dans la laverie. Sillonnant les ruelles pavées sur son vélo-cargo, la factrice reconnaît : « Dans certaines rues, je n’ai que deux ou trois habitants à l’année à qui distribuer le courrier. »


L’une des réglementations les plus restrictives de France

Pourtant, en juin 2021, la mairie avait frappé un grand coup pour stopper la transformation des logements en meublés touristiques et remettre des appartements en location ou à la vente à destination des ménages qui travaillent à Saint-Malo. La situation était devenue critique : selon l’agence immobilière Giboire, « 30 % des logements de la ville close étaient en location sur des plates-formes de type Airbnb ». La ville adopte alors l’une des réglementations les plus restrictives de France.

A compter de cette date, les locations saisonnières doivent obtenir une autorisation, accordée pour une durée de trois ans, limitée à une par famille, refusée aux sociétés civiles immobilières (SCI). Cet agrément est surtout soumis à des quotas, qui fixent un nombre limité de meublés par secteur géographique de la ville (centre historique, littoral, secteur urbain rétro littoral…), selon la règle du « premier arrivé, premier servi ». Quotas aussitôt remplis, quelque 500 dossiers s’accumulant sur la liste d’attente de la mairie. Intra-muros, seules 365 autorisations sont délivrées, soit 12,5 % des logements du quartier.

A l’évidence, ces règles n’ont pas permis de renverser la situation. A l’entrée de la ville close, du château, où la mairie a installé ses bureaux, plafonds ouvragés en bois et tapisserie médiévale au mur, Gilles Lurton, le maire (Les Républicains) de Saint-Malo, estime que sa réglementation « a freiné la mise en location d’un certain nombre de logements en courte durée ». « Si nous n’avions pas pris ces mesures, nous aurions aujourd’hui des quartiers, comme l’intérieur des remparts ou le secteur balnéaire, dans lesquels quasiment tous les logements seraient loués en courte durée », estime-t-il. La ville de 47 000 habitants compte aujourd’hui 26 % de résidences secondaires, mais ces dernières années, 40 % des logements vendus sont partis pour un tel usage. « Donc, si on laissait faire, on risquait de monter à un taux de 60 % de résidences secondaires », assure Gilles Lurton.

Des appartements « qui ne partent pas très vite »

Depuis la mise en place des quotas, des investisseurs ont jeté l’éponge, à l’image de l’ancien porte-parole du club d’hôtes Airbnb de Saint-Malo, Thierry Dorance-Houssay, qui a vendu pour investir ailleurs, peut-être en Grèce ou au Portugal. « Il n’était pas question de demander un agrément, je ne voulais pas d’une épée de Damoclès au-dessus de ma tête tous les trois ans, lors du renouvellement des autorisations, explique-t-il, en s’offusquant contre cette mairie qui traite encore plus mal les propriétaires que l’adjoint communiste à la Mairie de Paris. »

L’agence immobilière Giboire, au cœur de la ville intra-muros, a vu se réduire le flux d’acquéreurs aguerris ou professionnels, « alors qu’avant les quotas c’était le raz-de-marée, nous recevions des demandes quasi quotidiennes pour investir en Airbnb à Saint-Malo », témoigne Martin Giboire. Pour autant, le marché immobilier ne s’est pas détendu. « Nous avons aujourd’hui, en tout et pour tout, un appartement à louer à Saint-Malo, un T2, poursuit-il. Et cinq à vendre intra-muros, qui auparavant auraient été des cibles idéales pour faire du Airbnb mais qui ne partent pas très vite. » Les prix paraissent désormais trop élevés pour des logements privés de l’atout Airbnb.


Agnès Bardoux, responsable de l’agence immobilière Nestenn, dans une rue commerçante du quartier Saint-Servan, à l’extérieur des remparts, n’a pas « constaté d’“effet waouh” ». Pour cette professionnelle, la ville continue de s’enfoncer dans une véritable crise du logement. « Avec le Covid et les confinements, beaucoup de monde est arrivé à Saint-Malo, pas mal de Parisiens, des Rennais aussi, avec le TGV, c’est rapide et pratique. »

« Des gens qui dorment dans leur voiture »

Les prix de l’immobilier se sont envolés, d’environ 30 %, parfois 40 %, selon les quartiers. En bord de mer, le long de la digue, ils atteignent facilement 10 000 à 12 000 euros le mètre carré. Les achats de résidences secondaires couplés au phénomène Airbnb ont asséché le marché de la location. « Pour la première fois de ma vie, et cela fait vingt-six ans que je fais de l’immobilier, je vois à Saint-Malo des gens qui nous ont demandé une location et qui, en attendant, dorment dans leur voiture. Ce sont des personnes qui bossent en entreprise, qui ont les moyens de payer un logement, mais qui n’en trouvent pas, s’afflige Agnès Bardoux. On imaginait, avec les quotas, pouvoir loger les gens plus facilement, indique-t-elle. Je ne sais pas où est parti le parc locatif saisonnier, parce que je ne l’ai pas retrouvé à la vente ni à la location à l’année. »

Ronan (son prénom a été changé), quadragénaire, habitant à l’année dans un bel édifice ancien d’intra-muros, détient une partie de la réponse. Deux appartements au rez-de-chaussée de son immeuble continuent d’être loués en courte durée sur les plates-formes, alors qu’ils n’ont pas demandé d’agrément à la mairie, chacun étant détenu par une SCI. « Non seulement ils n’entrent pas dans les quotas, mais en plus notre règlement de copropriété n’est pas compatible avec la location saisonnière », souligne Ronan, qui a écrit puis envoyé un constat d’huissier à la mairie. En vain. Les professionnels de l’immobilier constatent eux aussi que des meublés non autorisés continuent d’être loués « sous le manteau ». « Une réglementation, si elle n’est pas appliquée, ça ne sert à rien », se désole Ronan.

A la mairie, on reconnaît que, « pour le moment, il n’y a pas eu d’amende, car on veut prendre le temps de mettre le règlement en place, ça n’a pas été facile ». « Nous avons un recours de propriétaires de locations saisonnières devant le tribunal, il faut que nous passions cette étape avant de lancer des contrôles réguliers et poussés »,justifie Gilles Lurton.

« Des jeunes retraités de la région parisienne et rennaise »

En attendant, la ville close, qui a perdu un tiers de ses habitants entre les années 1990 et 2018, se bat pour conserver sa dernière supérette, un Carrefour City, « que les propriétaires des locaux voulaient remplacer par des apparthôtels de luxe, raconte Philippe Colas, président du comité de quartier du centre-ville historique Réveillons Saint-Malo. Ce projet semble abandonné, mais le loyer pourrait être multiplié par trois, ce qui ne serait pas tenable ».

Si elle n’a pas encore tenu toutes ses promesses, la réglementation de Saint-Malo a, en revanche, produit des dommages collatéraux sur les autres communes touristiques environnantes. A quelques kilomètres de la cité corsaire, Cancale, Dinard et Dinan ont vu des investisseurs se rabattre sur leur marché immobilier et transformer des logements en locations saisonnières. « Leur nombre est en forte hausse depuis deux ans,affirme Didier Lechien, maire (Horizons) de Dinan. Il y a l’effet crise sanitaire bien sûr, mais c’est aussi la conséquence indirecte des mesures prises à Saint-Malo. Un de mes voisins a, par exemple, acheté plusieurs appartements pour les louer en meublés touristiques, ici à Dinan, faute de pouvoir continuer à Saint-Malo. »

« L’effet vases communicants est inacceptable, nous avons un intérêt global à réagir et j’appelle de mes vœux une réponse collective », plaide Pierre-Yves Mahieu, maire (divers droite) de Cancale, qui compte aujourd’hui 40 % de résidences secondaires. Soit un peu moins que Dinard, désormais au-dessus du seuil des 45 %, tandis que les prix au mètre carré y ont grimpé de 40 % depuis 2019. « Ce sont essentiellement de jeunes retraités de la région parisienne et rennaise qui achètent. En vingt ans, la population des plus de 75 ans a été multipliée par deux, alors que nos effectifs scolaires ont été divisés par deux », détaille Arnaud Salmon, le maire (Horizons) de l’élégante station balnéaire aux villas Belle Epoque.

Abroger la niche fiscale AirBnB

Mais la riposte s’organise. Dinan vient de rendre obligatoire la déclaration de changement d’usage pour les locations saisonnières. « C’est une première étape, prévient le maire, si ça ne suffit pas, on passera aux quotas ou à un système de compensation » – un logement transformé en meublé touristique devant être compensé par la transformation d’un commerce en habitation, comme à Paris. Dinard a, de son côté, demandé il y a quelques mois au préfet l’autorisation de réguler. Elle attend son feu vert pour limiter, à partir de 2024, le nombre de meublés touristiques par propriétaire, « pour agir sur ceux qui en font une industrie ».

Pour ces élus, le préalable serait toutefois que le gouvernement abroge la niche fiscale dont bénéficient les propriétaires de logements Airbnb : les revenus générés par la location saisonnière peuvent, en effet, bénéficier d’un abattement allant jusqu’à 71 % des montants perçus. « Tant que le Parlement n’aura pas changé ça, les maires auront l’impression de se battre contre des moulins à vent », lance Didier Lechien. Le gouvernement a jusqu’à présent écarté la suppression de cette niche, mais cette position s’annonce difficile à tenir.

En juin 2022, un rapport sur la « Lutte contre l’attrition des résidences principales dans les zones touristiques », commandé par plusieurs ministères, dont Bercy, à trois services d’inspection, dont celle des finances, indiquait que « les incitations en faveur des meublés de tourisme continu[aient] de mobiliser une part importante de la dépense fiscale » et recommandait « d’en accélérer l’extinction définitive », les outils de fiscalité sur les logements devant « permettre d’inciter à l’usage en tant que résidence principale ». Une ligne qu’adoptent de plus en plus de parlementaires, y compris de la majorité.

AirBnB, Booking : La gestion des locations touristiques se pose en Bretagne

Hit West – Le 11 avril 2023

https://hitwest.ouest-france.fr/airbnb-booking-ou-abritel-la-gestion-des-locations-touristiques-se-pose-en-bretagne 

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L’encadrement des biens sur les plateformes

Le boom des locations Airbnb n'est pas sans inquiéter : les collectivités redoutent une raréfaction des locations à l'année, au profit de ces locations touristiques. Les communes sont de plus nombreuses à rendre obligatoire la déclaration et l'enregistrement du logement, quand une nouvelle annonce est créée sur une plate-forme.Une démarche soutenue par Airbnb, et en vigueur désormais à Lorient.

Un encadrement que comprend Albert Yvard, interrogé par Yann Launay : 'il ne faut surtout pas que le marché de la courte durée devienne trop présent, ce qui nuirait aux habitants. Tous les logements ne peuvent pas être mis en Airbnb, parfois ils sont mal situés et on refuse aussi beaucoup de biens parce que je dis clairement aux clients qu'il vaut mieux laisser le bien en location longue durée : par exempleune maison à Lorient avec trois chambres n'a rien à faire sur le marché de la courte durée parce qu'elle nr va rien apporter.C'est un bien qui va être destiné à la longue durée et pas sur la courte durée.'

Le cercle vertueux

Pour le jeune entrepreneur, il ne faut pas opposer de façon excessive les locations Airbnb et les locations de longue durée : 'ce sont deux marchés totalement différents mais il faut un marché régulé. Moi, je trouve cela dommage de voir une maison avec des volets fermés. Mon but, c'est d'ouvrir les volets des résidences secondaires pour faire profiter aux gens, pour les restaurateurs, pour les commerces et la vie locale. Tous ces volets fermés contribuent aussi à la pénurie de logements parce que si tout le monde ouvrait ses volets et proposait son bien en location de n'importe quelle façon, la pénurie de logements et les loyers baisseront. Ce serait un cercle vertueux.'

Les actus de mars 2023

Face à la désertion des salariés des hôtels, restaurants et campings, le douloureux réveil des employeurs

Le Monde – Le 26 février 2023 – Lien vers l’article

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/02/26/face-a-la-desertion-des-salaries-des-hotels-restaurants-et-campings-le-douloureux-reveil-des-employeurs_6163342_3234.html 

Branle-bas de combat chez Sandaya. En ce mois de février, ce groupe de campings a lancé son plan d’attaque pour recruter 2 400 personnes : animateurs, cuisiniers, réceptionnistes, agents de nettoyage, responsables de sites… L’objectif : éviter de se retrouver, comme la saison 2022, avec plusieurs centaines de postes vacants et des problèmes en cascade. « Dans les restaurants, on avait dû fermer certains jours ou réduire les horaires. Le ménage, c’était très compliqué aussi. On a fait appel à des boîtes d’intérim, mais ça nous a coûté très cher et ce n’était pas le service qu’on attendait », expose François Georges, le patron du groupe.

En 2023, chez Sandaya, tout un catalogue de nouvelles mesures est en train d’être déployé : augmentation des salaires (jusqu’à + 20 % pour certains métiers), création d’une prime à la cooptation (jusqu’à 250 euros) pour tout employé qui recommande un candidat de son entourage, d’une prime de retour (de 200 à 500 euros) pour ceux qui reviennent d’une année sur l’autre, hausse « d’un tiers » du nombre de logements proposés au personnel… « Les premiers signaux semblent dire que ça marche », relève François Georges.

Le secteur du tourisme réussira-t-il à repenser ses emplois afin de les rendre plus attractifs ? Depuis la pandémie de Covid-19, les difficultés de recrutement se sont aggravées, notamment car les longues périodes d’interruption et de ralentissement global de l’activité, en 2020 et en 2021, ont poussé nombre de salariés à bifurquer vers d’autres horizons.

Chez Belambra, parmi les450 saisonniers réguliers, 175 ont « disparu » depuis. « Des gens qui nous étaient fidèles depuis des années ont posé le crayon et nous ont dit : je peux plus, relate Alexis Gardy, le président de ces clubs de vacances. Ils ont passé du temps en famille, ils ont eu du temps pour réfléchir à leur avenir. Avec le recul, certaines contraintes liées au secteur leur sont devenues insupportables. »

En France, environ 250 000 postes seraient à pourvoir rien que dans l’hôtellerie et la restauration. « On a beau avoir fait une année 2022 extra, on aurait pu faire 5 % à 10 % de plus si on n’avait pas réduit l’offre en raison d’un manque de personnel. Et cela commence à donner lieu à des frictions entre employeurs, qui se piquent leurs meilleurs éléments », commente Christian Mantei, président d’Atout France.

« Absence de considération »

Dès lors, comment attirer davantage de jeunes vers ce secteur ? Il y a du pain sur la planche, car c’est toute la vision de ces métiers qu’il faut repenser, explique Dominique Marcel, président de l’Alliance France Tourisme, un groupe de réflexion qui a produit un rapport sur ce sujet, fin 2022. « On a un problème culturel avec les métiers du tourisme, qui sont assimilés à de la servitude », observe-t-il.

La question des rémunérations est au cœur du sujet. Mais, au-delà, ce sont bien les conditions d’emploi qui sont montrées du doigt

Une spécificité très française : la marchandisation du patrimoine, de la culture et les relations de services qui y sont associés ne sont pas perçues comme des activités « nobles », explique Julien Barnu dans un essai intitulé Industrie du tourisme : le mythe du laquais (Presses de l’Ecole des mines, 2014). « Le résultat, c’est que ces emplois sont assimilés à une voie de garage, à des jobs d’été sans perspectives. Ils ne sont pas envisagés comme des vecteurs d’ascension sociale. Cette absence de considération se reflète dans l’offre de formations, pas très lisible, avec peu d’établissements prestigieux », poursuit Dominique Marcel.

La question des rémunérations est bien au cœur du sujet – même les grilles ont été revalorisées en 2022, avec une augmentation moyenne de 16 % des salaires. Mais, au-delà, ce sont bien les conditions d’emploi qui sont montrées du doigt. Travail le week-end, le soir, coupures en milieu de journée non rémunérées entre deux services, jours de repos non choisis, heures supplémentaires très fréquentes et pas toujours payées, disparition des pourboires, difficultés à se loger dans les zones les plus touristiques…

« Il faut que le secteur réagisse, car il est en danger. Les entreprises doivent balayer devant leur porte », estime Dominique Marcel. Lui appelle à un « choc d’attractivité », qui passe notamment par l’adaptation des postes pour les rendre plus alléchants : davantage de polycompétence, un management moins hiérarchique, une attention plus forte à l’équilibre avec la vie privée, un surcroît de formation…

Des employeurs disent que cette situation leur a ouvert les yeux sur certaines difficultés, en particulier sur le logement des salariés. C’est sur ce point que le parc d’attractions Nigloland, dans l’Aube, a concentré ses efforts : en 2022, il a fait construire une résidence de 12 studios pour ses saisonniers, et en ajoute 12 autres en 2023, pour un montant total de 4 millions d’euros.

Bataille du recrutement

« Il faut ça pour attirer des cuisiniers et des réceptionnistes et des manageurs », affirme Rodolphe Gélis, directeur de ce parc. Il a aussi mis en place d’autres dispositifs : « prime au kilomètre » pour les salariés motorisés, ainsi qu’une prime de 100 euros pour les salariés qui n’enregistrent aucune absence injustifiée dans le mois. En ce qui concerne les salaires, « on a regardé la concurrence autour de nous, et on a mis un euro de plus par heure ».

L’autre problème du secteur, c’est la proportion de CDD de saisonniers qui, s’ils peuvent attirer certains profils, sont aussi des obstacles pour nombre de candidats en quête de stabilité. Pour fidéliser son personnel, Sandaya convertit de plus en plus de postes en CDI, même si ses campings sont fermés d’octobre à avril.

« On propose par exemple à un cuisinier de faire, pendant les périodes de fermeture, des petits travaux sur site de peinture, de jardinage. Ils prennent aussi leurs vacances à ce moment. On arrive à s’arranger », note François Georges. Les propriétaires des hôtels de luxe Les Domaines de Fontenille ont, pour leur part, décidé de garder certains hôtels ouverts en février et mars « pour fidéliser [leur] personnel avec des CDI, même si l’activité n’est pas rentable pour [eux] à cette période », constate Frédéric Biousse, le PDG.

Dans cette bataille du recrutement, tous les employeurs ne luttent pas à armes égales. Dans les zones rurales, la situation est bien plus tendue, comme en témoigne le directeur du PAL, un parc animalier situé dans l’Allier, important recruteur local (350 saisonniers l’été). « On a de fortes difficultés à trouver des candidats. Et parmi les personnes convoquées aux entretiens, à peine une sur deux se déplace », déplore Arnaud Bennet, qui a fait appel en urgence à des travailleurs polonais en passant par une agence spécialisée. L’expérience n’a pas été concluante.

« La bonne nouvelle, c’est que si le secteur a connu beaucoup de départs depuis le Covid, il attire aussi de nouvelles personnes en quête de reconversion. Question profils, nous avons évolué : nous sommes beaucoup plus ouverts qu’avant », affirme Christophe Laure, directeur de l’Intercontinental de Paris, qui a recruté récemment nombre d’anciens salariés de l’aérien, des hôtesses, des stewards… et même un ex-pilote de ligne, qui fait ses débuts en cuisine comme chef de brigade.

Réchauffement climatique : « La station de Métabief est un exemple d’anticipation, on n’est pas dans le déni »

France 3 Régions – Le 20 février 2023 – Lien vers l’article

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/haut-doubs/rechauffement-climatique-la-station-de-metabief-est-un-exemple-d-anticipation-on-n-est-pas-dans-le-deni-2717758.html 

Ce lundi 20 février 2023, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, était en visite à Métabief dans le Doubs. Il est venu à l’invitation de la station familiale de ski de Franche-Comté qui prépare depuis 2015 son nouveau visage, alors que la neige va se faire de plus en plus rare.

Une douceur printanière. De la neige encore sur quelques pistes. Du vert au loin dans le paysage. Le décor de cette visite ministérielle résume à lui seul, l’enjeu du réchauffement climatique dans les stations de moyenne montagne. Depuis 2015, la station du Doubs a réfléchi, travaillé à un nouveau modèle. Investissement dans une luge 4 saisons, télésiège pour attirer les fans de VTT à toutes les saisons…choix de ne pas renouveler certains équipements lourds…. La station est désormais un modèle, cité même en exemple par la presse britannique.

Le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires est venu saluer le travail réalisé par cette petite station. “Métabief est un exemple d’anticipation, on n’est pas dans le déni. Ce qui se passe à Métabief, ce qu’il va falloir faire ailleurs en France, et pas seulement pour les stations de ski” a rappelé Christophe Béchu. 

“Le réchauffement climatique, ce n’est pas une théorie, c’est une réalité. En France, c’est déjà +1,7 degrés d'augmentation en moyenne…. la montagne est en première ligne, on le voit avec la fonte des glaciers, mais aussi la diminution de l’enneigement. On a un tiers à deux tiers des stations de ski françaises qui seront confrontées dans les 30 ans à des difficultés récurrentes d’enneigement, y compris au-delà de la moyenne montagne” a précisé le ministre au micro de notre journaliste Franck Menestret.

Le ski alpin, une manne financière, d’emplois auxquels s’attachent encore certains « climatosceptiques »

Une vision qui n’est pas la bonne selon Philippe Alpy, président du syndicat mixte du Mont d'Or. La station de Métabief a fait le choix de réunir ces dernières années tous les acteurs autour d’une table, de ne plus investir dans des remontées mécaniques neuves, de miser sur un tourisme quatre saisons, d’accompagner les vacanciers dans la nature, comme le sommet du massif du Mont d’Or. Ce travail va se poursuivre. “C’était important que le ministre puisse voir ce que ce laboratoire a pu produire en termes d’accompagnement de l'environnement montagne sur la transition climatique, car c’est reproductible. Notre expérience, il faut qu’on la partage” estime l’élu.

Un plan avenir montagne accompagne depuis 2021 les territoires de montagne pour qu’ils construisent un modèle touristique à la fois plus diversifié et plus durable. Le gouvernement doit annoncer en 2023 son plan d’adaptation au changement climatique. Une troisième version de ce plan qui tiendra compte des nouvelles projections en termes de réchauffement climatique, a précisé à Métabief le ministre Christophe Béchu.

Proposition de loi anti-AirBnB : « C’est aux spéculateurs qu’il faut s’attaquer, pas aux petits propriétaires »

L’Echo Touristique – Le 15 février 2023 – Lien vers l’article

https://www.lechotouristique.com/article/proposition-de-loi-anti-airbnb-cest-aux-speculateurs-quil-faut-sattaquer-pas-aux-petits-proprietaires

Les plateformes de locations saisonnières sont visées par un projet de loi porté par le PS. Un texte que réprouve farouchement le président de l’Union Nationale pour la Promotion de la Location de Vacances (UNPLV).

L’Echo touristique : Les députés socialistes ont déposé une proposition de loi notamment contre la « niche fiscale » des meublés touristiques type Airbnb (de 29% de taux d’imposition). Votre réaction ?

Dominique Debuire (président de l’UNPLV) : Je n’accepte pas le terme de niche fiscale. C’est une disposition fiscale, avec un objectif bien précis : inciter les locations saisonnières à monter en gamme, ce qui s’inscrit dans le plan Destination France présenté en 2021. D’ailleurs, plus nous avons de dispositifs permettant d’identifier les locations saisonnières, mieux c’est. Moins il y aura de locations « sous le manteau » pour reprendre les propos de Thierry Marx (président de l’Umih, Ndlr). Officiellement, le projet de loi vise à encourager la location d’hébergements à l’année. Le deuxième vœu, moins avoué, c’est la concurrence entre trois types d’hébergement : l’hôtellerie traditionnelle, la location, l’hôtellerie de plein air. L’hôtellerie pousse pour qu’on mette des bâtons dans les roues de la location touristique, et elle se trompe de combat. Dans les faits, l’abattement fiscal, peu de propriétaires s’en saisissent : environ 15% des meublés de tourisme sont officiellement classés, et peuvent donc à ce titre bénéficier de l’avantage fiscal. 

Vous dîtes clairement qu’on cherche à mettre des bâtons dans les roues des locations saisonnières ?

Dominique Debuire : Oui, il suffit de lire les déclarations. La proposition de loi est populiste. La location de meublés est pourtant une catégorie de logements plébiscitée et complémentaire, notamment lors d’événements comme les JO 2024. Cela permet parfois de lutter contre le phénomène des volets clos. Les propriétaires ne sont pas des spéculateurs, même s’il peut y avoir des abus. Nous souhaitons que le droit de propriété soit respecté.

Il est aussi question, dans la proposition de loi, de réduire le nombre de nuitées de 120 à 60, pour une résidence principale…

Dominique Debuire : Je ne vois pas en quoi le passage à 60 jours pourrait inciter à convertir la location saisonnière en baux annuels. C’est un effet d’annonce. De toute façon, les personnes qui louent 4 mois par an, soit 120 jours, ne sont pas légion.

Que faut-il faire, face aux abus, dans un contexte de crise du logement dans de nombreuses villes ?

Dominique Debuire : Certaines villes ont commencé à mettre en place des règles drastiques. Faut-il éradiquer les locations touristiques comme le souhaite le pays basque ? Non. Une personne qui travaille à Paris ou ailleurs peut très bien acheter une maison dans son village natal, dans le pays basque par exemple, et la mettre un peu en location pour l’entretenir. C’est aux spéculateurs qu’il faut s’attaquer, pas aux petits propriétaires. On fait souvent l’amalgame. Nous ne disons pas qu’il ne faut rien faire. Mais nous devons privilégier des mesures justes et proportionnées.

Certaines municipalités sont tentées de mettre en place des quotas… C’est une option que vous seriez prêts à considérer dans les zones tendues au niveau du logement ?

Dominique Debuire : Le terme de quota est un peu difficile à accepter, et forcément subjectif. Qui peut préjuger des bons quotas… Il faudrait des études sur les effets escomptés sur le logement. Nous ne nions pas les problèmes de logement, mais c’est (trop) facile de faire des locations touristiques des boucs émissaires. Nous pourrions par exemple imaginer de limiter à une voire deux résidences secondaires au maximum pour un même propriétaire, dans une ville donnée. Il faut effectivement dissuader les investisseurs spéculateurs et encourager les petits propriétaires qui se donnent les moyens de rénover leurs biens.

Combien le locations saisonnières compte la France ?

Dominique Debuire : Entre 800 000 et 900 000. La majorité appartiennent à de petits propriétaires, qui louent souvent moins que 120 jours par an, pour avoir un revenu d’appoint.

L’hiver sans ski : le filon de « l’or blanc » s’est tari au Mont Serein, sur la face nord du Ventoux

20 Minutes – Le 20 février 2023 – Lien vers l’article

https://m-20minutes-fr.cdn.ampproject.org/c/s/m.20minutes.fr/amp/a/4023878 

« 20 Minutes » lâche son tire-fesses et imagine à quoi pourraient ressembler des hivers sans chausser les skis, à cause du réchauffement climatique et du modèle économique d’un secteur qui ne correspond plus toujours aux envies des Français

  • Qui dit vacances de février, dit, pour environ 13 % des Français, vacances au ski et marques de bronzage autour des yeux. Enfin disait. Avec le réchauffement climatique et l’inflation galopante, la pratique du ski alpin pendant les vacances d’hiver court le risque de disparaître peu à peu.
  • Conscient du danger, le secteur, qui revendique un chiffre d’affaires d’1,5 milliard d’euros par an, tente de s’adapter aux attentes des usagers en station et de développer des alternatives au tout ski.
  • Chaque semaine jusqu’à la fin des vacances scolaires pour toutes les zones, « 20 Minutes » s’interroge sur l’avenir du ski alpin en France.
  • Ce lundi, nous vous emmenons au Mont Ventoux, sur la station du Mont Serein, qui, faute de neige, n’a pas encore pu ouvrir ses pistes cette année.

Quelques congères éparses se laissent aller au bord des derniers lacets d’asphalte serpentant vers la station de ski du Mont Serein, située sur la face nord du Ventoux. Nous sommes à 1.400 mètres d’altitude et, à l’ombre, le thermomètre affiche 5,5 degrés en cette mi-février. Il n’est pas loin de midi. Assis sur un muret de pierres sèches, Romain, sa compagne et leurs deux jeunes enfants mangent un cornet de glace au soleil. « On essaye de venir une fois par an, pour les petits », explique ce couple venu d’Alleins, petite commune des Bouches-du-Rhône voisin. L’enneigement ? « C’est triste », concèdent-ils. La couche de neige atteint 3 à 5 centimètres au mieux. « Enfin, pour la luge, ça va. On arrive à s’amuser ». Comme Romain et sa famille, ils sont environ 200 pour ce second jour de vacances scolaire de la zone C à être venus dans cette station atypique.

La neige de poule aux œufs d’or à cerise sur le gâteau

En cet hiver 2022/2023, la piste de luge a bien été la seule à ouvrir, aidée par le seul canon à neige de la station alimenté par un réservoir de 300 mètres cubes. Ses douze kilomètres de pistes et sept téléskis permettant d’accéder au pied du sommet culminant à 1912 mètres n’ont, elles, pas encore vu la pointe d’un bâton de ski. L’hiver dernier, le domaine skiable avait partiellement ouvert neuf jours ; en 2019, ce fut vingt jours, tout rond. « C’est peu dire que nous sommes sur une spirale descendante », acquiesce le dernier loueur de ski de la station. En soixante années passées aux Mont Serein, l’homme sait de quoi il parle. A présent, il ne loue plus que des luges. Sa centaine de skis, snowboards et autres chaussures, prennent la poussière sur les racks. Son dernier confrère a jeté l’éponge l’année dernière.

Ici, « l’évidence du réchauffement climatique » saute à ses yeux, comme à ceux de chacun. Et avec, c’est tout un raisonnement économique qu’il faut repenser et refaçonner. « Nous devons inverser le modèle », introduit Christophe Quierard, le nouveau directeur de la station arrivé de Tignes en septembre 2022. De poule aux œufs d’or, la neige est devenue « cerise sur le gâteau », illustre Céline, directrice adjointe, à la station depuis dix-huit ans. « Pour résumer, les activités déployées de mai à septembre, doivent nous permettre de dégager assez de ressources pour entretenir l’outil industriel », poursuit le nouveau directeur. Par « outil industriel », il entend les sept téléskis de la face nord, les deux de la face sud, deux dameuses, une motoneige et ses cinq salariés en CDI.

Car lorsque neige il y a, les revenus sont aux rendez-vous et il faut se tenir prêt à accueillir jusqu’à 1.500 skieurs venus des départements voisins. « Si nous arrivons à ouvrir dix jours l’entièreté du domaine skiable en pleine saison, nous effectuons autant de recettes que sur toutes les activités hors neige du reste de l’année », détaille-t-il. En novembre 2019, les trois jours d’ouverture, assez tôt dans la saison pour que les mordus de ski de la région y viennent dérouiller leurs carres, avaient produit 14.000 euros de recettes. Les dix jours de Noël 2021 avaient rapporté 24.000 euros. Autant de petits bas de laine - le dernier conséquent remonte à 2015 où la station avait cumulé une cinquantaine de jours d’enneigement - qui doivent leur permettre de tenir le temps de définitivement inverser la vapeur.

Avec quelques idées déjà lancées pour développer les activités de mai à septembre. Deux accrobranches créés il y a deux ans sont venus compléter la piste de luge d’été, inaugurée en 2018. Des attractions qui s’ajoutent au karting de descente existant depuis près de vingt ans et au « bike park » conçu sur la face sud. Tous deux utilisant les téléskis de la station pour remonter karts et vélos, d’où la nécessité de les préserver. A cela s’ajoutent de nouveaux projets : des parcours de randonnées pédagogiques et de stellarium, le Mont Ventoux étant un lieu idéal pour observer les étoiles.

« Notre objectif est de générer 30 % de chiffre d’affaires supplémentaire sur la belle saison et de parvenir à l’équilibre budgétaire pour 2024 », ambitionne Christophe Quierard. Car pour l’heure la station prévoit cette année environ 60.000 euros de pertes d’exploitation. Un trou comblé bon an mal an par un modeste « trésor de guerre » laissé dans les caisses par le syndicat mixte et des subventions de la collectivité locale (la communauté d’agglomération Ventoux comtat venaissin) qui a créé l’an dernier une SPL (Société publique locale) après avoir récupéré la gestion du site. Un temps envisagé, l’équipement de la station en canons en neige alimentés par une bassine de rétention d’eau, n’aura pas lieu. « Serait-ce bien raisonnable écologiquement ? », interroge le directeur.

Le réchauffement climatique de fossoyeur à salvateur ?

Ainsi, la station du Mont Serein s’apprête à tourner un siècle d’histoire. Les prémices du ski s’y sont développées de ce côté du Ventoux dès les années 1920. Les premières remontées mécaniques datent de 1930. Un aménagement fortement poursuivit à l’aube des années 1960 dans cette station qui compte une centaine de lits où loger. Bon marché et familiale, elle profite pleinement de sa localisation géographique. Nichée au cœur de la Provence, à mi-chemin entre Marseille et Montpellier, elle draine un important bassin de population qui peut y venir à la journée. Les communes alentour y envoient alors leurs clubs de ski respectifs s’entraîner sur les deux pistes homologuées par la Fédération française de ski pour le slalom et la descente. Les écoliers de la région découvrent les joies des sports d’hiver dans des classes de neige aujourd’hui rendues désuètes, entre renforcement des normes pour les hébergements collectifs et les difficultés budgétaires des mairies.

La fin de la neige en abondance a parachevé le tout au tournant des années 2010. « Les températures ont tellement changé », souffle Mireille, une habituée venue de Gordes, à une bonne heure de route de là. « En dix-huit ans, j’ai vu le climat changer, revient Céline, employée de la station. Il y a des arbres de plus en plus haut. L’été, on a aussi des cigales, ce qu’on n’avait pas avant », a-t-elle constaté. Car cette station de moyenne montagne présente cette particularité d’être sous influence d’un climat méditerranéen durement exposé au dérèglement, entre réchauffement et baisse des précipitations.

L’élévation générale des températures pourrait toutefois se muer en planche de salut. La direction de la station compte sur les personnes en quête d’air frais lorsque le cagnard assomme la plaine et le bord de mer voisin. « Quand il fait trop chaud en bas l’été, les gens viennent manger ici », observe le propriétaire d’un des trois restaurants de la station. Pour l’heure et en cette saison, il propose encore tous les classiques des menus de montagne, avec raclette, tartiflette et autre reblochonade à la carte. Mais en dessert, ce jour-là, les glaces ont la cote auprès des clients installés en terrasse. De celle-ci sont visibles les Alpes-du-Sud et leurs sommets coiffés de courtes calottes blanches de neige qui sonnent, vu d’ici, comme un écho du passé. Pour combien de temps encore ?

Tourisme en France : les Français font « de moins en moins d’arbitrage sur ces moments de détente », explique un cabinet d’analyse sur l’activité touristique

France Info – Le 18 février 2023 – Lien vers l’article

https://www.francetvinfo.fr/economie/tourisme/tourisme-en-france-les-francais-font-de-moins-en-moins-d-arbitrage-sur-ces-moments-de-detente-explique-un-cabinet-d-analyse-sur-l-activite-touristique_5666108.html 

'Il y a une dizaine d'années, quand on achetait une maison on mangeait des pâtes et on ne partait plus en vacances, aujourd'hui c'est moins vrai', assure samedi sur franceinfo Vanguélis Panayotis, président de MKG Consulting.

Après la période de Covid, 'on se rend compte que les Français font de moins en moins d'arbitrage sur ces moments de détente', explique samedi 18 février sur franceinfo Vanguélis Panayotis, président de MKG Consulting (cabinet d'analyse sur l'activité touristique) alors que les vacances d'hiver démarrent pour la zone C. On constate actuellement une hausse de 11% de fréquentation dans les stations de montagne par rapport à l'avant Covid en 2019. 

franceinfo : Comment explique-t-on cette embellie ? Est-ce que les budgets vacances sont sacralisés ?

Vanguélis Panayotis : [Pendant la période de Covid], il y avait une vraie frustration de la part des Français de ne pas retrouver ces moments de partage et de sport en famille, de vacances au ski pour la saison, dans un contexte qui est malheureusement parfois anxiogène. C'est une vraie découverte après cette période de Covid, on se rend compte qu'on fait de moins en moins d'arbitrage sur ces moments de détente. Il y a une dizaine d'années, quand on achetait une maison on mangeait des pâtes et on ne partait plus en vacances, aujourd'hui c'est moins vrai, on va peut-être manger des pâtes mais on ne va pas faire d'arbitrage. On parle beaucoup du pouvoir d'achat et des inquiétudes liées à l'inflation. Mais ce n'est pas quelque chose qu'on observe à date, peut-être que si ça continue on aura des éléments là-dessus mais là on ne voit pas les Français faire clairement des arbitrages.

Pendant les fêtes de fin d'année, les hôtels ont connu une hausse de la fréquentation, avec plus de 600 000 nuitées supplémentaires par rapport à 2019, comment l'explique-t-on ? C'est le retour des touristes étrangers ?

Oui clairement. On a eu un retour des Américains dans les destinations haut de gamme à commencer par Paris. Il y a un effet de parité euro-dollar qui a été très favorable à cette clientèle américaine. Il y a le 'revenge travel' également : cette frustration qu'on a vécu depuis deux ans et elle n'est pas que française, tout le monde avait envie de revoyager. À part la clientèle asiatique ou des cas particuliers comme la clientèle russe, tout le reste du monde a retrouvé cette envie de voyager et comme la France est un pays attractif qui cristallise beaucoup de fantasmes sur la gastronomie, la Tour Eiffel, les musées... on a bénéficié à plein régime de ce rebond.

Concernant le tourisme d'affaires, le fait d'être obligé de voyager pour son travail, la reprise est plus lente dans ce secteur ?

Pour l'instant, avec les chiffres que l'on a, on voit que les événements professionnels avec les salons se portent plutôt bien. C'est assez surprenant, il y a quelques contrastes mais globalement c'est plutôt positif. On est quasiment au niveau de 2019.

Quelles sont vos prévisions pour cette année en France concernant le tourisme ?

On a un été qui s'annonce très bon avec des réservations hautes pour certaines destinations. Certains lieux sont remplis à 40% pour le mois de juin. Il ne faut pas trop tarder pour réserver si on veut encore trouver des prix intéressants. On a une bonne dynamique au moins jusqu'à septembre et on pense que l'année va se terminer positivement pour le secteur. Aujourd'hui, les gens recherchent de l'expérience donc les villages de vacances, l'hôtellerie de plein air, le tourisme d'itinérance en louant des vans... Tout ce qui amène un surplus d'expérience c'est vraiment ce que les gens recherchent.

AirBnB et Abritel jugées responsables de leurs contenus

Le Monde - Le 6 mars 2023 – Lien vers l’article

https://www.lemonde.fr/argent/article/2023/03/06/airbnb-et-abritel-jugees-responsables-de-leurs-contenus_6164273_1657007.html 

Deux juridictions ont estimé que les plates-formes de location saisonnière n’étaient pas des « hébergeurs ». Elles les ont condamnées à indemniser les personnes lésées par leurs annonces.

Serait-ce la fin de l’impunité pour les plates-formes de location saisonnière ? Alors qu’elles déclinent toute responsabilité sur les contenus de leurs publications, au motif qu’elles ne feraient que les « héberger »,deux d’entre elles, Airbnb et Abritel HomeAway, viennent d’être jugées « éditrices » de ces contenus et condamnées à indemniser les personnes lésées par ces derniers.

Airbnb avait été attaquée par une propriétaire, Mme X, qui lui demandait – une première – de lui rembourser, « solidairement » avec une locataire, les sous-loyers (51 939 euros) illicitement perçus par celle-ci. Mme X lui reprochait d’avoir fourni à sa locataire l’aide logistique nécessaire pour sous-louer, sans vérifier que son bail l’y autorisait.

Abritel avait été assignée par quelque quatre-vingt-dix utilisateurs de son site, victimes de faux propriétaires ayant empoché le montant de leur location de vacances. Regroupés en collectif et conseillés par le même avocat que Mme X, Me Jonathan Bellaiche, ils lui reprochaient de ne pas les avoir remboursés.

« Rôle actif »

Les deux plates-formes répondaient qu’elles s’étaient contentées de fournir un service d’hébergement en ligne. Or la loi pour la confiance dans l’économie numérique (article 6) dit que les hébergeurs ne peuvent voir leur responsabilité engagée s’ils n’avaient pas connaissance du caractère illicite du contenu stocké.

Cette loi ne traçant pas de ligne de démarcation entre hébergeurs et éditeurs, la jurisprudence s’en charge. Elle dit qu’un hébergeur n’effectue que des opérations « techniques » sur les contenus (classification par mots-clés, formatage…), tandis qu’un éditeur joue un « rôle actif » sur les données qu’il stocke.

Me Bellaiche a donc soutenu qu’Airbnb et Abritel jouent un rôle actif sur la mise en relation des hôtes et des voyageurs en ce qu’elles peuvent, notamment, censurer les annonces qui ne correspondent pas à leur« politique de contenu »ou à leurs conditions générales, ou qui ne respectent pas leurs consignes de présentation.

La cour d’appel de Paris l’a suivi, le 3 janvier, et a donné satisfaction à Mme X. Le tribunal judiciaire de Paris a, de même, jugé, le 21 février, qu’Abritel n’exerce pas un « rôle d’hébergeur purement passif », et qu’il est responsable de ses contenus.

Le tribunal a, en conséquence, reproché à Abritel de ne pas avoir mieux signalé à ses utilisateurs le risque de « parasitage » de ses publications par des escrocs, qui, sur les photos des vrais propriétaires, font apparaître, en surimpression, des messages exigeant de les contacter directement, en quittant le site, pour réserver puis pour payer. Il l’a condamnée à verser quelque 100 000 euros aux plaignants.

Ces deux condamnations, si elles sont confirmées, pourraient marquer un tournant pour les plates-formes… et leurs utilisateurs.

Bonus :

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-3/12-13/secheresse-dans-le-var-des-communes-decident-de-suspendre-les-permis-de-construire_5675621.html 

https://www.francetelevisions.fr/et-vous/notre-tele/a-ne-pas-manquer/sur-le-front-pourquoi-le-train-est-il-toujours-plus-cher-15763

Les actus de février 2023

Le Parti Socialiste engage la bataille contra l’avantage fiscal des locations AirBnB

Le Monde - Le 11 février 2023

https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/02/11/le-parti-socialiste-engage-la-bataille-contre-l-avantage-fiscal-des-locations-airbnb_6161415_3224.html

Les députés socialistes l’ont prise au mot. Le 1er février, la députée Aurore Bergé, présidente du groupe parlementaire Renaissance, a déclaré, lors d’une conférence organisée par la Fondation Abbé Pierre, qu’« Airbnb est un fléau sur un certain nombre de communes », notamment dans les zones les plus tendues, et a martelé que l’avantage fiscal réservé aux propriétaires de meublés de tourisme « ne fonctionne pas ». « Ce n’est pas normal que l’on ait une niche fiscale qui suravantage le fait de mettre son appartement en location de tourisme, a conclu Mme Bergé. Donc, on supprime la surcote (…). Je n’ai pas de tabou en la matière. »

Quelques jours plus tard, jeudi 9 février, les élus du Parti socialiste (PS) déposaient une proposition de loi en ce sens à l’Assemblée nationale – elle est actuellement en attente de validation. Porté par le député PS des Pyrénées-Atlantiques Inaki Echaniz, le texte comporte en réalité toute une série de mesures pour lutter « contre la spéculation locative et favoriser l’accès au logement dans les territoires en tension ».

La première disposition de cette proposition de loi, que Le Monde a pu consulter, vise donc à supprimer la niche fiscale dont profitent les meublés touristiques de courte durée, loués le plus souvent sur des plates-formes comme Airbnb. Ces locations étant considérées comme une activité commerciale, contrairement à la location non meublée classique, qui rapporte des revenus fonciers, les revenus générés peuvent bénéficier d’un abattement allant jusqu’à 71 % des montants perçus, pour peu qu’ils ne dépassent le plafond de 176 200 euros. Les gîtes ruraux pourraient, eux, conserver leur avantage fiscal.

Fraude des « baux mobilité »

Première destination touristique mondiale, la France a longtemps cherché à massifier son offre de locations saisonnières, en octroyant des avantages fiscaux à leurs propriétaires. Mais la vague massive de transformation d’appartements en meublés touristiques, alimentée par le succès d’Airbnb, participe désormais largement aux difficultés d’accès au logement sur toute une partie du territoire. A la fin de 2021, l’Hexagone recensait ainsi plus de 800 000 locations saisonnières (+ 18 % par rapport à l’année précédente).


« Elles génèrent des revenus très importants, souvent beaucoup plus élevés que ceux provenant des locations de longue durée, mais restent aujourd’hui très peu taxées », déplore Sarah Coupechoux, chargée d’étude à la Fondation Abbé Pierre, qui soutient la proposition de loi.

Le texte veut, par ailleurs, durcir les conditions de location des meublés de tourisme. D’une part, en rendant leur enregistrement obligatoire sur tout le territoire. D’autre part, en abaissant le nombre de jours de locations autorisés pour les résidences principales, qui passerait de 120 à 60 nuitées par an. « Il faut mettre fin à cette hypocrisie, personne n’est absent de sa résidence 120 jours par an, nous voulons empêcher la triche », justifie Inaki Echaniz.

Également dans le viseur du député, la fraude croissante aux « baux mobilité », d’une durée de 1 à 10 mois, qui sont non renouvelables. Des propriétaires bailleurs l’imposent à leurs locataires pour pouvoir récupérer le logement pendant les vacances d’été, le proposer alors sur des plates-formes de type Airbnb à des prix exorbitants, avant de reprendre les anciens occupants à la rentrée de septembre. C’est notamment le cas dans les villes côtières du Pays basque. La proposition socialiste cherche, enfin, à relever le taux plafond de la « surtaxe sur les résidences secondaires » (une majoration de la taxe d’habitation) et veut autoriser son application par toutes les communes où la tension est forte entre offre et demande de logements.

Le groupe PS voudrait profiter des prochaines « semaines transpartisanes », fraîchement instaurées à l’Assemblée nationale, consacrées au travail parlementaire et aux propositions de lois consensuelles, pour obtenir l’examen de la sienne.

Au-delà de l’intérêt de la patronne des députés Renaissance, Aurore Bergé, pour une suppression de principe de la « niche fiscale Airbnb », le texte séduit à gauche au-delà des rangs du PS. « Il faut encadrer Airbnb et cette proposition va dans le bon sens », réagit François Piquemal, député « insoumis » de la Haute-Garonne. « Nous soutenons le texte, cette aberration fiscale doit être abolie », ajoute Ian Brossat, porte-parole du PCF, maire adjoint de Paris chargé du logement.

A l’automne, le gouvernement s’était opposé à des amendements au projet de loi de finances pour 2023 remettant en cause cette niche. « Au moins, nous lançons le débat pour sortir de l’immobilisme », insiste Inaki Echani .

Note Résavia : nous relayons ici un article datant du mois de novembre 2022, puis les extraits d’un 2ème article de décembre 2022 sur la mise en application des annonces faites par AirBnB. Ces nouveautés sont aussi appliquées par le site Booking suite aux demandes des locataires d’un prix global total.

AirBnB. L’affichage des prix va devenir plus transparent et prendra en compte les frais cachés

Ouest-France – Le 18 novembre 2022

Airbnb. L’affichage des prix va devenir plus transparent et prendra en compte les frais cachés (ouest-france.fr)

Airbnb va permettre à ses utilisateurs d’afficher les prix totaux des annonces sur son site dès décembre 2022. Certains usagers de la plateforme avaient en effet la mauvaise surprise de voir leur facture augmenter de plus de 100 € au moment de payer, en raison de frais cachés.

Airbnb a annoncé lundi 7 novembre 2022 que son site afficherait de façon plus claire les prix totaux compris dans les annonces à partir de décembre prochain, rapporte CNN. De nombreux utilisateurs s’étaient en effet plaints depuis plusieurs mois de « frais cachés » dans les annonces, faisant parfois augmenter la facture de plus de 100 € au moment de payer.

À l’heure actuelle, sur le site de la plateforme de location saisonnière, les prix affichés ne sont en effet que les prix par nuit du logement proposé, ou les prix pour l’ensemble des nuits demandées, en fonction des paramètres de la recherche. Mais certains frais, comme le nettoyage, ne sont pas inclus dans ce calcul, et ne sont visibles qu’au moment de payer.

Des prix plus transparents

Dès décembre prochain, plusieurs changements pourraient ainsi être apportés. Un bouton « Afficher le prix total » devrait être mis en place pour éviter aux utilisateurs les mauvaises surprises. De cette manière, les résultats de la recherche afficheront directement la tarification totale (avant ou après taxe, selon les régions), et non le prix par nuit. Sur la page de l’annonce, un détail complet de ce prix, avec les différents frais de service, les éventuelles réductions et les taxes, sera aussi précisé.

En parallèle, en raison des difficultés économiques actuelles, Brian Chesky, le PDG d’Airbnb, a annoncé que de nouveaux outils seront mis en place dès le début de l’année 2023 pour permettre aux hôtes de fixer des prix plus compétitifs. « Nous apparaissons comme une alternative abordable aux hôtels, et le caractère abordable est particulièrement important aujourd’hui » a déclaré Brian Chesky sur Twitter. Enfin, Airbnb pourrait prochainement mieux accompagner les hôtes dans la gestion des différentes tâches assignées aux invités avant leur départ.

AirBnB simplifie l’affichage des prix sur son application

Fredzone - 19 décembre 2022

https://www.fredzone.org/airbnb-simplifie-laffichage-des-prix-412829

La plateforme de location de logements particuliers avait annoncé en novembre dernier qu’elle allait revoir sa politique d’affichage de prix. Le but poursuivi est bien sûr de parvenir à une solution qui facilite la vie aux utilisateurs.

La société a finalement tenu parole puisqu’elle a récemment annoncé un bouton inédit. Celui-ci devrait permettre aux clients d’afficher en un clic le prix de leur séjour tout frais compris.

Avec le nouveau bouton, il sera possible pour n’importe qui d’obtenir la somme totale à supporter dans le cadre de son séjour. Il suffira pour le client d’Airbnb d’activer l’option une fois connectée à son compte utilisateur. L’algorithme de recherche se chargera ensuite d’évaluer le prix total du séjour (avant taxes) dans le classement des résultats de recherche. L’affichage du prix des propriétés par nuitée perdra par conséquent sa priorité dans les résultats de recherche.

Visiblement, l’entreprise ne semble pas appliquer soudainement les nouveaux paramètres de recherche. Certains utilisateurs pourraient être habitués à voir le prix de la nuit. La bascule se fera progressivement. Airbnb a d’ailleurs déclaré qu’elle prévoyait de faire du « prix tout compris » un paramètre par défaut dès l’année prochaine.

Le tourisme en France après le Covid-19 : des séjours locaux et en plein-air

Le Monde - Le 19 janvier 2023

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/01/19/le-tourisme-en-france-apres-le-covid-19-fait-la-part-belle-aux-sejours-locaux-et-en-plein-air_6158447_3234.html

En 2022, le secteur a été marqué par la bonne santé des parcs de loisirs et des campings, le retour de la clientèle internationale et de fortes hausses de prix dans l’hôtellerie. La nouvelle année s’ouvre sur de nombreuses incertitudes.

Après deux années de pandémie qui ont bouleversé le secteur, 2022 a été celle du retour à la normale pour le monde du tourisme. La reprise de l’activité est confirmée, même si les principaux indicateurs observés au niveau national – nombre de visiteurs, taux d’occupation des chambres d’hôtel, nombre de passagers dans les aéroports… – restent inférieurs à ceux qui avaient été constatés en 2019, année de référence avant la crise sanitaire. Les recettes touristiques devraient tout de même atteindre 50 milliards d’euros en 2022.

Parmi les grands gagnants de 2022 figurent les campings. Pendant l’été, ils ont enregistré des fréquentations record (+ 7,5 % par rapport à 2019). Envie de nature relancée depuis les confinements, budgets plus serrés, regain du tourisme de proximité : l’« hôtellerie de plein air » attire aussi une nouvelle clientèle car elle monte en gamme, avec de plus en plus d’hébergements en dur, des piscines toujours plus pharaoniques…

Les parcs d’attractions, autre forme de tourisme de proximité, ont aussi été à la fête tout au long de l’année. En Ile-de-France, Aventure Floréval et Winnoland ont connu des hausses de fréquentation de 27 % et 29 % par rapport à 2019, selon le bilan du comité régional du tourisme (CRT). En Loir-et-Cher, les pandas du zoo de Beauval n’ont jamais été observés par autant de monde : le site et ses hôtels ont accueilli deux millions de visiteurs en 2022 (+ 25 % par rapport à 2019). Du jamais-vu.

Taux d’occupation encore inférieurs

Les parcs de loisirs de la Compagnie des Alpes (Parc Astérix, Futuroscope…) enregistrent aussi des performances exceptionnelles avec dix millions de visiteurs, soit 6 % de plus qu’avant la pandémie. Et même si le prix des billets a beaucoup augmenté, les touristes dépensent encore plus que d’habitude lors de leur passage (dans l’hôtellerie, les boutiques, la restauration…), note la Compagnie des Alpes.

A contrario, les principaux monuments parisiens se sont désengorgés en 2022, notamment en raison de l’absence de la clientèle asiatique. Le Musée du Louvre a compté 20 % de visiteurs en moins par rapport à 2019. Versailles a vendu 17 % de billets en moins.

Avec un tiers de pèlerins en moins par rapport à l’avant-pandémie, Lourdes (Hautes-Pyrénées) respire. Mais dans la cité mariale, de nombreux établissements hôteliers se trouvent en difficulté.

Au niveau national, les taux d’occupation dans les hôtels ne sont pas revenus à leurs niveaux de 2019 (– 4,4 points, selon le bilan annuel du cabinet MKG). Il faut dire que les prix des chambres ont beaucoup augmenté (+ 14 % depuis 2019), plus vite que l’inflation. L’hôtellerie de luxe détient la palme des plus fortes hausses des tarifs (+ 23 %), portée par une clientèle peu sensible aux prix. Dans ce secteur, le revenu par chambre s’est envolé ; les projets d’ouvertures se multiplient.

L’hôtellerie a également repris des couleurs grâce au retour de la clientèle internationale, américaine et européenne en particulier. En revanche, si le tourisme d’affaires a redémarré en 2022, il reste à un niveau largement inférieur à celui qui était constaté avant la pandémie. Et ce alors que les entreprises réduisent, notamment pour des enjeux environnementaux, leurs déplacements. En Ile-de-France, les salons professionnels enregistrent 1,3 million de visiteurs en moins par rapport à 2019, selon le bilan du CRT.

Face à la concurrence d’autres formes d’hébergement (campings, Airbnb…), les résidences de tourisme connaissent aussi des difficultés. Après avoir frôlé le crash en 2021, Pierre & Vacances-Center Parcs (PVCP), repris par des investisseurs britanniques au printemps, sort la tête de l’eau. Le groupe se déleste peu à peu de ses résidences Pierre & Vacances les moins rentables et mise surtout sur la montée en gamme de ses Center Parcs, avec de gros investissements de rénovation. Un nouveau parc a ouvert au printemps 2022 en Lot-et-Garonne, l’un des rares projets que le groupe ait réussi à faire aboutir en France.

2023, année incertaine

L’année 2023 s’ouvre sur de nombreuses incertitudes. L’inflation se traduit par des coûts plus élevés pour les établissements (salaires, énergie, matières premières…), qui menacent en premier lieu les petits hôtels. De fortes tensions persistent sur le recrutement : les rémunérations et les conditions de travail peinent à attirer les candidats, en particulier les saisonniers. La question du logement des salariés dans les zones les plus touristiques devient de plus en plus délicate.

En outre, les Français sont partis un peu moins en vacances hors de leurs régions et le nombre de nuitées touristiques a tendance à baisser depuis quelques mois, par rapport aux années précédentes, observe Atout France dans sa dernière note de conjoncture. Dans son bilan de la saison estivale, l’organisme notait déjà que le contexte économique global avait entraîné un raccourcissement des séjours et de nouveaux arbitrages budgétaires, avec une réduction, par exemple, des dépenses de restauration.

En Occitanie, les fréquentations touristiques ont été bonnes cette année, notamment au pont du Gard, à Carcassonne ou à la Cité de l’espace, à Toulouse, explique Jean Pinard. Mais le directeur du CRT de la région se demande si l’été 2022, marqué par les conséquences très visibles du réchauffement climatique, ne va pas détourner les touristes de sa région, soumise aux fortes chaleurs. Lui parie surtout sur la croissance de la clientèle locale, notamment celle qui ne part pas en vacances. « Aujourd’hui, les gens résistent car ils ne veulent pas rogner sur leurs vacances. Mais à un moment, au niveau du portefeuille, ça va coincer », estime-t-il. Selon les statistiques d’Atout France, 44 % des Français ne sont pas partis en vacances à l’été 2022.

Les actus de janvier 2023

Classement / épi / étoile / label

Les avis clients ont-ils plus de valeur que les labels ?

Sur AirBnB, les prix flambent depuis 2019 : « La demande est forte, donc on tente, et ça part »

Le Monde – Le 27 décembre 2022 – Lien vers l’article

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/12/27/sur-airbnb-les-prix-ont-flambe-depuis-2019-la-demande-est-forte-donc-on-tente-et-ca-part_6155763_3234.html#xtor=AL-32280270-[default]-[android] 

En France, entre août 2018 et août 2022, le tarif moyen d’une nuitée pour un logement a augmenté de 16,4%. Une inflation galopante particulièrement visible à Paris (+61%), sur la côte atlantique, en PACA ou en Normandie.

« C’est moi ou Airbnb n’est plus une alternative réaliste à un hôtel ? ! ? Ces prix sont ridicules !!! Et avec tous les frais supplémentaires !!! » Ce tweet du célèbre joueur de football américain Cameron Jordan, suivi par plus de 264 000 abonnés, date du printemps 2021 et n’est pas une protestation isolée. De l’autre côté de l’Atlantique, les tarifs pratiqués par les hôtes de la plate-forme Airbnb sont devenus un sujet de crispation.

CARTE

« Airbnb est presque aussi cher qu’un hôtel, et les frais croissants suscitent l’indignation des utilisateurs », titrait, le 14 août, le quotidien canadien The Globe and Mail. Le Wall Street Journal renchérissait, le 16 septembre : « Bienvenue dans votre Airbnb, les frais de nettoyage s’élèvent à 143 dollars [135 euros] et vous devrez encore laver le linge. »

Dans sa lettre aux actionnaires publiée en août, le groupe de San Francisco indiquait que le prix moyen d’une nuit louée s’élevait en moyenne à 164 dollars au deuxième trimestre 2022, « ce qui représente une augmentation de 40 % par rapport à la même période en 2019 », et précisait que ce tarif moyen avait « augmenté dans toutes les grandes régions par rapport à l’année précédente ».

Très fortes disparités

La flambée n’épargne pas la France. Entre août 2018 et août 2022, le prix moyen d’une nuitée pour un logement entier a augmenté de 16,4 %, selon la plate-forme AirDNA, qui fournit des données d’analyse du marché aux hôtes désireux d’affiner leurs tarifs ou aux investisseurs. Cette moyenne masque toutefois de très fortes disparités. AirDNA, qui enregistre chaque jour les données disponibles sur le site Airbnb, a fourni au Monde le nombre d’annonces et leur prix en « logement entier » (c’est-à-dire sans prise en compte des chambres chez l’habitant) pour plus de 150 communes, des villes touristiques ou de taille importante.

Une augmentation des prix généralisée

Le prix moyen des nuits réservées dans des logements entiers en 2020, 2021 et 2022 a été comparé au prix en 2019. Les prix fournis par Airdna étant en dollars, ils ont été convertis en euros avec le taux de conversion du mois concerné. Ce graphique n'est pas exhaustif. Les villes disponibles ont été choisies par le Monde en trois pôles : les 50 plus grandes villes françaises, certaines stations balnéaires et stations de sports d'hiver.



Résultat : 40 % des villes étudiées connaissaient entre janvier et octobre 2022 des tarifs plus élevés de 30 % par rapport à la même période en 2019. Une inflation galopante particulièrement visible à Paris (+ 61 %) et dans certaines villes de banlieue (+ 44,8 %, par exemple, à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis), ainsi que sur la côte atlantique (+ 38,8 % à Hendaye [Pyrénées-Atlantiques], + 38,6 % à Capbreton [Landes] et + 31,9 % aux Sables-d’Olonne [Vendée]), en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 66,4 % au Pradet [Var], + 56,8 % à La Seyne-sur-Mer [Var ]) ou en Normandie (+ 39,1 % à Sainte-Adresse [Seine-Maritime], + 33,3 % au Havre).

A rebours, les prix ont reculé à Tourcoing (− 7,5 % en 2022 par rapport à 2019 dans la ville du Nord), en partie à cause de la hausse du nombre d’annonces, qui a presque triplé sur la période. A Roubaix (Nord), le nombre de logements disponibles a doublé, bénéficiant sans doute des restrictions mises en place à Lille depuis 2019. Dans les stations de sports d’hiver des Alpes, l’augmentation des prix a aussi été moindre (+ 6,7 % à Saint-Gervais-les-Bains [Haute-Savoie], par exemple).

Airbnb France rétorque que la méthode utilisée par AirDNA n’est qu’« une photographie au moment T des prix affichés des logements restant disponibles pour une date et une destination »,et estime que « les prix sont stables depuis début 2021 en France », avec un « prix moyen des nuits réservées lors des trois premiers trimestres 2022 (…) de 130 euros par nuit », en prenant cette fois en compte les chambres chez l’habitant.

Moins d’annonces dans les grandes villes soumises aux restrictions

Le nombre d'annonces de logements entiers en 2020, 2021 et 2022 a été comparé au même nombre en 2019. Les villes disponibles ont été choisies par le Monde en trois pôles : les 50 plus grandes villes françaises, certaines stations balnéaires et stations de sports d'hiver.

Sophie (son prénom a été changé), la trentaine, occupe un bon poste d’observation. Elle a créé, il y a quatre ans, un service de conciergerie sur la côte basque. Elle gère l’accueil et le départ des hôtes, le service de ménage, loue le linge à un prestataire et s’occupe des annonces sur la plate-forme Airbnb pour le compte des propriétaires.

Les prix ont commencé à augmenter en 2020 avec la crise sanitaire du Covid-19, « parce que les Français ne partaient plus à l’étranger et se sont rués vers le littoral, puis ça a été crescendo en 2021 et en 2022 », témoigne-t-elle. La jeune femme travaille pour des propriétaires établis à Paris, Marseille ou Genève, qui louent leurs résidences secondaires, parfois des villas de quatre ou cinq chambres, dont l’une est « déjà bookée » depuis trois semaines pour l’été 2023, à plus de 12 000 euros la semaine.

« C’est assez rentable »

« Pour fixer les prix, je fais une étude de ce qui est pratiqué sur le marché, puis je propose une fourchette au propriétaire »,explique-t-elle. Airbnb propose bien son propre outil pour conseiller au loueur un tarif « qui lui permettra de bien louer », dixit un salarié de la plate-forme. « Mais ils sont trop bas,souligne Sophie, qui ne l’utilise pas. Les loueurs veulent attirer plus de voyageurs et prendre leurs commissions. » Airbnb prélève en effet des frais de 3 % auprès des loueurs, et d’environ 12 % auprès des voyageurs.

Sophie a, elle, tout intérêt ce que les biens se louent cher. « Nos revenus dépendent du prix de location,détaille-t-elle. Si je parviens à louer à 12 000 euros la semaine au lieu de 10 000 euros, c’est 400 euros d’honoraires de plus pour moi par semaine. » Ou comment le recours aux conciergeries alimente l’augmentation des tarifs sur la plate-forme.

Sans passer par un professionnel, Sandrine, la quarantaine, a elle aussi revu ses prix à la hausse. Spécialiste du financement de projets immobiliers, elle a acheté une maison de quatre chambres en lisière de la station balnéaire du Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais), et l’a mise en location sur Airbnb en janvier à 180 euros la nuit, auxquels s’ajoutaient 50 euros de ménage. Puis elle a monté son prix à 200 euros la nuit au printemps, à 220 euros à l’automne, et à 250 euros pour les fêtes de fin d’année, en passant les frais de ménage à 80 euros. Soit 43 % de hausse dans l’année.

« La demande est forte. Les gens veulent se mettre au vert, donc on tente, et ça part, notamment avec la clientèle belge », explique Sandrine. Quant au prix du nettoyage, « avec tous les Airbnb, c’est devenu difficile de trouver des femmes de ménage ». En louant trois week-ends par mois, la jeune femme rembourse le crédit de sa maison. « C’est assez rentable, reconnaît-elle, mais, avec l’inflation, le budget loisir des voyageurs baisse, et j’ai un peu moins de demande. »

Installé en Haute-Loire, Jean-Luc Petetin, retraité de 71 ans, a lui aussi monté ses prix. Il a voulu réaliser un investissement en achetant un petit trois-pièces de 43 mètres carrés dans la station de sports d’hiver de Serre Chevalier-Chantemerle (Hautes-Alpes). Mis en location à la semaine sur Airbnb à l’été 2019, à 120 euros la nuit, l’appartement est passé à 160 euros en 2020, après la réalisation de travaux.

« J’ai eu recours à un architecte décorateur. C’est du haut de gamme »,précise le propriétaire, avant d’expliquer qu’il augmentera encore les tarifs cet hiver, en raison de la hausse des prix de l’électricité. Il garde un œil sur la concurrence : « Mon appartement six places reste moins cher qu’une nuit dans un hôtel 3 étoiles pour deux personnes »,affirme-t-il.

Certes, la comparaison avec un hôtel n’est pas toujours pertinente, tant il s’agit de services différents. Dans une location touristique, il est possible de cuisiner et de faire sa lessive, tandis que l’hôtel a ses atouts : stationnement gratuit, accueil à toute heure, parfois piscine, voire navette gratuite depuis l’aéroport… Mais l’écart de prix ne joue plus systématiquement en faveur des locations touristiques.

La chambre chez l’habitant, bien meilleur marché


À Paris, le prix moyen d’une nuit sur le site Airbnb atteignait, selon AirDNA, 248 euros en septembre, contre un prix moyen en hôtellerie de 274 euros, d’après les données de MKG Destination, qui obtient ces tarifs en divisant le chiffre d’affaires hébergement par le nombre de chambres vendues. L’écart était encore plus serré à Lille (110 euros sur la plate-forme, 117 euros à l’hôtel), et, à Chamonix, l’hôtel revenait même moins cher : 140 euros en moyenne, contre 210 euros sur Airbnb.

Au Pays basque, « les tarifs des studios, à 150 ou 200 euros durant l’été, sont sensiblement les mêmes que ceux des hôtels, estime Sophie. Le reste de l’année, les Airbnb reviennent moins cher. » Dans cette région, comme en Bretagne, en Corse et dans toutes les zones touristiques, la gourmandise de propriétaires appâtés par l’opportunité financière de louer leur résidence secondaire à des tarifs toujours plus chers tire les prix de l’immobilier, réduit le nombre de biens disponibles et accentue les difficultés d’accès au logement. Elle renchérit aussi le coût des vacances, alors que l’arrivée d’Airbnb en France au début des années 2010 avait permis d’alléger ce budget.

Signe que les prix s’emballent, Airbnb enregistre une hausse des locations des chambres privées « chez l’habitant », bien meilleur marché que le logement entier, qui fut le cœur de l’activité de la plate-forme à son lancement. Au premier semestre, les recherches pour ce type de séjour ont progressé de 25 % par rapport à la même période de 2019. Les réservations de groupes augmentent aussi. « Les habitudes de voyage évoluent pour diminuer le coût des vacances », souligne le groupe de San Francisco. « Nous devons être abordables » sur le plan tarifaire, a d’ailleurs déclaré son patron, Brian Chesky, à l’Agence France-Presse, mi-novembre.

À Paris et dans sa banlieue, les loueurs Airbnb ont toutefois en ligne de mire l’organisation des Jeux olympiques (JO) d’été dans la capitale en 2024, avec de très fortes hausses des prix à la clé. Airbnb, partenaire du Comité international olympique et un des principaux sponsors de la compétition, dit avoir été contacté par le gouvernement, car « l’offre hôtelière ne suffira pas au vu des besoins ». « Il y aura une hausse des prix, et tout l’enjeu sera d’inciter de nombreux Parisiens et Franciliens à louer, indique Emmanuel Marill, directeur Europe, Moyen-Orient et Afrique chez Airbnb, ce qui permettra de redonner des bénéfices des JO aux populations locales. »

À en demander toujours davantage, les propriétaires risquent toutefois un retour de bâton. Après quatre hausses consécutives de tarif en douze mois pour sa maison près du Touquet, Sandrine s’inquiète de recevoir moins de demandes. « Donc j’envisage de baisser un peu mes prix en début d’année prochaine », dit-elle.

Qui est Résavia et que fait-elle ?

-  Résavia est une entreprise privée française, indépendante de tout site de location de meublés touristiques

-  Nous envoyons tous les 15 du mois aux propriétaires de gîtes et chambres d’hôtes une revue de presse concernant les meublés de tourisme : actualités, sujets de fond, nouveautés et informations de secteurs d’activité proches pouvant amener des idées, etc…

-  Nous paramétrons vos annonces et vos tarifs après vous avoir conseillé, sur les sites AirBnB, Abritel et Booking sur des périodes choisies de l’année

-  Nous créons et paramétrons votre site Internet avec paiement par CB et prise de caution par empreinte bancaire, afin de maximiser les locations directes sur les périodes de haute saison, afin d’évites les commissions des sites de location.

Les avis des propriétaires clients de Résavia : ici

Voyage et climat : les chiffres à retenir du rapport de l’organisation mondiale du tourisme

Le Figaro – Le 5 janvier 2022 – Lien vers l’article

https://amp-lefigaro-fr.cdn.ampproject.org/c/s/amp.lefigaro.fr/voyages/voyage-et-climat-les-chiffres-a-retenir-du-rapport-de-l-organisation-mondiale-du-tourisme-20230105 

Dans son dernier rapport, l'organisation revient sur les initiatives en faveur de l'environnement mises en place par les acteurs du secteur. Si les efforts existent, il reste des progrès à faire.

Les chiffres sont là : le tourisme représente environ 8% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Pis : en 2019, il était prévu que les émissions liées aux déplacements de loisir augmentent d'au moins 25% d'ici à 2030 dans le cas d'un scénario de statu quo. Afin d'aider le secteur à déterminer ce qu'il est urgent de revoir, l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), émanation des Nations unies, a mené la première enquête mondiale sur les efforts d'action climatique des acteurs du voyage.

Il y a quelques jours, elle en a dévoilé les résultats dans un rapport (téléchargeable ici). Pour le mener à bien, 1 139 entreprises (principalement des hébergements et des voyagistes), destinations et organisations de 131 pays ont été questionnées entre juin et août 2021. Mesure des émissions de gaz à effet de serre, compensation et atténuation de ces émissions, planification de leur action climatique… L'OMT a passé au crible leurs initiatives pour réduire leur impact sur l'environnement. Nous avons épluché pour vous ce copieux rapport.

75% des professionnels se disent « engagés pour le climat »

Une bonne nouvelle ouvre ce rapport : 75% des professionnels du tourisme assurent être «engagés en faveur du climat». Le moteur d'un tel engagement ? Le fait que leur activité professionnelle et leur environnement aient été « impactés » par le dérèglement climatique. L'enquête de l'OMT liste les multiples impacts du réchauffement climatique sur les destinations touristiques, quelle que soit la région du globe. Ces conséquences peuvent prendre la forme d'épisodes de sécheresse, d'incendies, d'inondations ou encore de manque de neige. Les acteurs du tourisme interrogés déplorent également la hausse des coûts de leur activité, liée à l'augmentation des prix des ressources rares comme l'eau. Ils pointent aussi la difficulté de planifier des activités en intégrant l'aléa des variations de température et de climat. Malgré tout, 47,3% des acteurs confessent ne pas avoir de plan d'action défini pour lutter contre le réchauffement climatique (contre 27,8% qui assurent le contraire).

75% des acteurs du tourisme ne mesurent pas leurs émissions de gaz à effets de serre

L'Organisation mondiale du tourisme dresse un constat moins encourageant : plus des trois quarts (75,4%) des répondants ne mesurent pas leurs émissions de gaz à effet de serre. Une grande partie d'entre eux (38,7%) expliquent qu'ils ne savent pas comment réaliser un tel chiffrage. A contrario, 20,7% des professionnels du tourisme ont à cœur de mesurer leurs émissions. Parmi eux, on trouve aussi bien des entreprises du tourisme (26,8% d'entre elles le font) que des destinations (elles sont 10% à le faire). À titre informatif, par « bilan des gaz à effet de serre », on entend l'évaluation du volume total de gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère sur une année par les activités d'une entité (entreprise ou destination).

68% des interrogés ne compensent pas leurs emmissions de gaz à effets de serre

Autre écueil souligné par l'Organisation mondiale du tourisme : l'absence pour beaucoup de compensation de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ce terme recouvre l'ensemble des mesures permettant de contrebalancer les émissions produites par une entité. Pour ce faire, l'entité passe la plupart du temps par une entreprise qui fait l'intermédiaire avec les représentants du projet compensant les émissions. Ce projet, peut aussi bien relever du reboisement que de l'amélioration de la gestion de déchets par exemple. Et, comme sur celle de la mesure des émissions de gaz à effet de serre, les professionnels du tourisme ont encore une marge de progression sur cette question. En effet, 68,7% des interrogés ne compensent pas. 10,7% des répondants le font, sous la forme de projets de reforestation, de restauration du corail ou encore de protection de la mangrove par exemple.

Le message de l'OMT en bref : sur bien des points, les professionnels du tourisme doivent encore s'améliorer et prendre une part plus active dans la lutte contre le réchauffement climatique. Au cours de l'enquête, la plupart des acteurs du tourisme ont de leur côté déclaré avoir besoin de plus de soutien pour pouvoir prendre des mesures efficaces et cohérentes. L'OMT abonde en soulignant la nécessité d'un développement conjoint des outils et de la formation pour soutenir les professionnels du tourisme dans cet effort.

La classification hôtelière par étoiles permet-elle vraiment d’améliorer la satisfaction client ?

Excelia – Lien vers l’article

https://www.excelia-group.fr/a-propos-dexcelia/le-blog-excelia/la-classification-hoteliere-par-etoiles-permet-elle-vraiment 

Classification hôtelière et satisfaction client

Vous avez peut-être pu voir à la télévision, pendant les fêtes, le documentaire consacré à Auguste Escoffier, illustre cuisinier du début du 20e siècle. On y évoque en particulier sa longue association avec César Ritz, inventeur de l’hôtellerie de luxe. Et l’on découvre surtout qu’à l’époque, un hôtel était notamment reconnu comme luxueux, parce qu’il proposait une salle de bains privative dans chacune de ses chambres. 

Un service – la location d’un hébergement en hôtel, un voyage en train, etc.- est constitué d’un ensemble d’attributs, ou éléments de service. Ainsi, les attributs recherchés par la clientèle fortunée d’un hôtel tel que le Savoy à Londres lors de son inauguration en 1899 sont, outre une offre de restauration exceptionnelle (merci Chef Escoffier !), la présence de salles de bains en chambre. C’est peu de dire que les canons du luxe ont quelque peu évolué depuis !

Avec LLosa (19971, 19992), on distinguera les éléments de service qui ont toujours un impact sur la satisfaction du client (pondération fixe des attributs), des attributs dont l’effet sur la satisfaction est contingent à leur performance (pondération variable des attributs). Ainsi la propreté d'une chambre d’hôtel est un attribut à pondération variable : si la chambre est sale, cela impactera très fortement la satisfaction, alors que le fait qu’elle soit propre n’affecte pas la satisfaction du client parce que c’est considéré comme une norme. Les gestionnaires et investisseurs hôteliers avisés concentreront leurs efforts sur les attributs de service pour lesquels la marge de tolérance du client (Johnston, 19953) est la plus faible, c’est-à-dire pour lesquels il n’est pas du tout disposé à accepter une 'non-confirmation de ses attentes'4 : propreté d’une chambre, disponibilité d’un wifi de qualité... 

Si les systèmes de classement par étoiles (tel celui proposé par Atout France dans le cas de l’hôtellerie française) visent à garantir la satisfaction des clients (Callan, 19955), le fait qu’un hôtel quatre étoiles soit en conformité avec la classification ne garantit pas pour autant de rassurer le client sur la confirmation de ses attentes. Pas si simple en effet… d’abord parce que pour citer Kotler (Kotler et al.,20146), le produit proposé par un hôtel est une combinaison d’éléments tangibles (présence d’une douche ou d’une baignoire en chambre, présence d’un spa dans l’hôtel…) et intangibles (l’attention portée aux hôtes pendant le séjour…), ces derniers étant difficilement encodables dans une norme. Ainsi, la présence d’un service de voiturier, quoique exigée pour un 5 étoiles en France, ne garantit pas que ce dernier soit parfaitement attentionné. 

L’autre limite, de taille, à un système de classification hôtelière est qu’il s’adosse à une nomenclature des attributs définie par des experts de l’hôtellerie, qui livrent ainsi leur perception des attentes des clients vis à vis d’un hôtel étoilé : surface de la chambre, présence d’un dispositif de réveil, etc. Or, il faut se rappeler que le client s’appuie, pour le choix de son hôtel, sur un ensemble d’outils numériques facilitant la comparaison entre les hôtels d’une même destination. Ce processus d’achat ‘digital’ se déroule selon un processus où le prix (Lallement et al., 20137) et les avis clients (e-réputation) jouent un rôle déterminant (Gretzel et al., 208), ces derniers inspirant plus confiance que le nombre d’étoiles ou les informations communiquées directement par l’hôtel. Les attentes d’un client vis-à-vis d’une expérience de séjour se forgent ainsi par la comparaison des hôtels d’une même destination, et la rareté d’un attribut de service (par exemple, la possibilité de commander un repas en chambre, ou ‘room service’) constitue un critère déterminant le choix, alors que le fait de disposer d’un restaurant ne conférera pas d’avantage de différenciation si les hôtels de classe similaire de la destination en proposent également un. Plus que la conformation à un cahier des charges national ne tenant pas compte des spécificités des destinations, c’est la capacité à proposer des services rares au sein de la destination qui est la véritable source de satisfaction client et d’avantage concurrentiel. 

Les classifications hôtelières en étoiles sont ainsi des nomenclatures d’attributs définies par des experts hôteliers (tableau ci-dessus) qui présentent l’inconvénient de ne tenir compte ni de la rareté d’un attribut au sein d’une destination9, ni des attentes effectives des clients d’une destination spécifique en matière d’éléments de service. 

Il conviendrait d’imaginer un dispositif alternatif permettant à chaque hôtelier le pilotage de son offre de services en privilégiant les éléments de services prisés par les clients de la destination et suffisamment rares au sein de l’offre existante pour conférer un avantage concurrentiel. Le traitement massif et informatisé d’avis postés en ligne (Booking.com, Tripadvisor, etc.) permettrait ainsi l’identification des éléments de service attendus pour la destination pour ensuite croiser les résultats avec un inventaire systématique des services proposés par l’hôtel et ses concurrents. L’hôtelier serait ainsi en mesure de décider les ajustements dans son offre susceptibles de lui conférer un avantage concurrentiel, de type océan bleu10.

https://www.lefigaro.fr/voyages/hotels/tourisme-neoaubergistes-l-eloge-de-la-ruralite-20221228

L'actu de décembre 2022

Région de La Baule : « L’énergie pas chère, c’est fini » estime ce restaurateur qui a fait appel à une courtière

Actu.fr – Le 12 décembre 2022

https://actu.fr/pays-de-la-loire/le-pouliguen_44135/region-de-la-baule-lenergie-pas-chere-cest-fini-estime-ce-restaurateur-qui-a-fait-appel-a-une-courtiere_55809345.html

Faisant face à la flambée des prix en électricité, Alexandre Thiebaud, patron de deux établissements au Pouliguen a fait appel à une courtière en énergie.

Alexandre Thiébaud, patron du restaurant Café Jules et de la crêperie Le Bateau ivre sur le port du Pouliguen (Loire-Atlantique) a beau refaire ses comptes, l’optimisme n’est pas au rendez-vous.

La faute à l’augmentation des tarifs en électricité et gaz. 

« Un tarif qui pourrait tripler »

Aujourd’hui lié par un contrat d’électricité reconductible (CER) avec EDF, le prix du MWh est à 200€… Mais après mars prochain, date de l’échéance annuelle, la donne va changer.

La dernière révision en octobre, j’ai eu de la « chance », le prix n’a que doublé. Mais l’an prochain, je m’attends au pire, cela pourrait doubler à nouveau, voire tripler. Maintenant, l’énergie pas chère, c’est fini. (Alexandre Thiébaud)

Appel à une courtière en énergie

Alors pour limiter la casse, le restaurateur a fait appel à une courtière en énergie.

Le syndicat UMIH 44 (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) qu’il préside bénéficie d’un partenariat avec Opéra énergie.

Chaque adhérent peut faire appel à Charlotte Robin-Voyer.

Son rôle : renégocier auprès des fournisseurs en gaz et électricité les contrats de ses clients et faire marcher la concurrence. 

Un marché trop incertain

Les analystes le disent, la stabilité du marché n’est pas prévue avant fin 2024, début 2025, entre temps, les prix vont être multipliés par 3 voire 6… On conseille d’aller vers des contrats à court terme, sur un an à deux ans, et d’anticiper chaque échéance. Il y a quand même trop d’incertitudes vis-à-vis du marché, des événements mondiaux.

Charlotte Robin-Voyer, courtière à Opéré Energie.

Anticiper et renégocier 18 mois avant l’échéance est une des clés pour éviter une escalade de prix selon la professionnelle qui avait sonné l’alerte auprès de certains chefs d’entreprise et de restaurateurs-hôteliers il y a déjà quelques mois.

Peu de marge de manœuvre

Pour Alexandre Thiébaud, la facture qui jusque-là oscille autour de 20 000€ TTC par an pourrait arriver à 80 000€, « cela voudra dire trouver 60 000 euros pour équilibrer les comptes, réduire les investissements, rogner sur les marges… Car avec l’augmentation des matières premières et de la masse salariale, on a peu de variables d’ajustement. Si ce n’est fermer davantage. »

C’est d’ailleurs ce qu’envisagent certains clients de Charlotte Robin-Voyer : ils fermeront leur entreprises ou hôtel entre janvier et mars pour éviter de consommer. 

En novembre, l’activité était là souligne Alexandre Thiébaud et les fêtes approchent. La période n’est donc pas propice à réduire la voilure…

C’est comme cet été, c’est quand les gens sont là qu’il faut pouvoir les accueillir, justement pour passer ce type d’événement… et l’hiver.

Car les chiffres de l’Umih ont de quoi inquiéter : selon le syndicat, EDF annoncerait des prix en 2023 se situant entre 900 et 1500€ du mWh, « en temps normal, il se situait à 40€. » 

BFM Immo: Ces stations de ski où les passoires thermiques sont légion et où la location va devenir impossible.

Le 29 novembre 2022 – BFM IMMO
https://www.bfmtv.com/immobilier/renovation-travaux/ces-stations-de-ski-ou-les-passoires-thermiques-sont-legion-et-ou-la-location-va-devenir-impossible_AV-202211290033.html 

Alors que le gouvernement veut interdire à la location les meublés de tourisme ayant une trop mauvaise isolation, de nombreuses stations de ski ne vont pas pouvoir rénover en urgence l'ensemble de leur parc immobilier.

La saison de ski approche et vous avez d'ailleurs peut-être déjà réservé vos prochaines vacances. Profitez-en car les locations saisonnières seront bientôt soumises aux mêmes obligations de rénovation que le reste du parc locatif. Or, c'est bien dans les stations qu'on trouve les parts les plus importantes de passoires thermiques. Heero, spécialiste de la rénovation des logements, en profite pour faire un classement* des stations en fonction de leur DPE. Un palmarès que vous dévoile ce mardi matin BFM Business en exclusivité.

En tout, 70 stations ont été analysées. Avec un constat alarmant : en moyenne en France entière 16,9% de logements sont considérés comme des passoires thermiques (étiquettes F et G au titre du diagnostic de performance énergétique ou DPE), contre près de 50% en moyenne dans les villes abritant des stations de ski.

Les écarts sont toutefois élevés selon les massifs et les stations: la part des logements énergivores va de 15% à Bellefontaine dans le Jura, station la mieux notée du classement, à 90% de logements considérés comme des passoires énergétiques à Isola 2000 dans les Alpes du Sud.

Les stations où il y a le plus de logements énergivores (plus de 50% de passoires thermiques) se concentrent majoritairement dans les Pyrénées et les Alpes. Inversement, les stations où les logements sont les mieux isolés (moins de 33% de passoires thermiques) se situent plutôt dans les Vosges, le Jura et le Massif central.

Un parc de logements vieillissants

Plusieurs facteurs contribuent: l’altitude, la zone géographique ou encore l’âge de construction des bâtiments. Aujourd’hui, beaucoup de stations construites dans les années 70 se retrouvent donc confrontées à la nécessité d’entretenir leur parc de logements devenus vieillissants sous peine de ne plus pouvoir le louer

'Les stations de ski qui risquent de voir leur parc locatif diminuer de moitié dès 2028, soit dans 5 ans seulement! Pour certaines d’entre elles, il sera matériellement impossible de rénover l’ensemble des logements concernés d’ici là', estime dans son étude Heero.

>> Voir le classement complet à la fin de cet article.

Les pires stations:

  • Isola 2000 (Alpes du Sud): 90% de passoires thermiques
  • Piau Engaly (Pyrénées): 86%
  • La Pierre St Martin (Pyrénées): 79%
  • Puy Saint Vincent (Alpes du Sud): 76%
  • Barèges (Pyrénées): 74%
  • Morzine-Avoriaz (Alpes du Nord): 73%
  • Les Angles (Pyrénées): 73%
  • Font Romeu (Pyrénées): 71%
  • Pouyvalador (pyrénées): 71%
  • Le Grand Valtin (Vosges): 71%

Les stations les plus performantes :

  • Bellefontaine (Jura): 15%
  • Le Markstein (Vosges): 18%
  • Le Champ du Feu (Vosges): 20%
  • La Combe Saint Pierre (Jura): 21%
  • La Mongie (Pyrénées): 26%
  • Ventron (Vosges): 29%
  • Alti Aigoual (Massif Central): 29%
  • Le Grand Bornand (Alpes du Nord): 29%
  • Les Fourgs (Jura): 30%
  • Bussang (Vosges): 31%

« Il faut se limiter à 3 ou 4 vols dans une vie » selon Jean-Marc Jancovici

TourMag – Le 24 novembre 2022

https://www.tourmag.com/Il-faut-se-limiter-a-3-ou-4-vols-dans-une-vie-selon-Jean-Marc-Jancovici_a116370.html 

Il est devenu en quelques années l’une des figures nationales de la lutte contre le réchauffement climatique, Jean-Marc Jancovici était l’invité de la matinale de France Inter. Le patron du Shift Project connu pour ses punchlines et son désamour des médias mainstream, l’ingénieur est venu rappeler l’urgence, mais surtout le passage à l’action en limitant notamment « le nombre de vols à 3 ou 4 dans une vie entière ».

Le patron du Shift Project souffle le chaud et le froid sur l'actualité

Il est devenu l'une des figures nationales les plus écoutées et influentes sur le sujet du changement climatique, Jean-Marc Jancovici est aussi un fervent défenseur de la taxe carbone.

Invité de la matinale de France Inter, ce jeudi, l'ingénieur est revenu l'urgence de la situation et l'inexorable besoin de passer à l'action.

'Les émissions de CO2 ne peuvent pas croitre indéfiniment, ni même rester constantes, cela n'existe pas dans un monde fini. La seule question est de savoir : qu'est-ce qui les fera baisser un jour ?

Est-ce notre volonté ou les évènements extrêmes ? Je rappelle que le pic de production de pétrole conventionnel date de 2008, celle de pétrole de sable bitumineux sans doute de 2018, nous allons devoir faire avec moins
' expliquait au micro de la radio, Jean-Marc Jancovici.

Sauf que pour le moment, seuls le covid et le Conflit en Ukraine ont poussé les pays à agir. Le premier par un arrêt total de l'économie mondiale et des voyages, l'autre par une sobriété en raison de potentielles pénuries d'énergie.

Croissance verte : « C’est un mythe » selon Jean-Marc Jancovici

Les solutions ne viendront pas des COP.

Alors que ces réunions internationales s'empilent comme des éditions du dictionnaire Larousse, les émissions de gaz à effet de serre vont établir un nouveau record en 2022.

'Il y a des COP depuis 1995, le fonctionnement même d'une COP fait que ça ne peut pas contraindre des pays qui ne voudraient pas avancer sur le sujet.

Elles sont régies par des processus onusiens, sauf au Conseil de sécurité, toutes les décisions sont prises à l'unanimité par consensus,
' résume de façon amère, l'ingénieur.

Nous comprenons bien par cette illustration, que la solution ne puisse être internationale, sauf évènement externe du type épidémie ou guerre mondiale.

Le problème doit être traité au niveau européen, voire national. Sauf que même à ce niveau, l'actuel gouvernement mise encore sur une croissance verte qui est une utopie, à en croire le patron du Shift Project.

'C'est un mythe, Elisabeth Borne fait un métier qui consiste à dire que tout est sous contrôle. Pas de croissance économique, pour l'Etat veut dire croissance qui baisse des recettes fiscales et spectre du chômage.

La révolution industrielle nous a sorti des énergies renouvelables, représentant la totalité de l'énergie. Nous verrons si cette transition aura un intérêt dans un contexte sans mondialisation,
' prédit celui qui est aussi membre du Haut Conseil pour le climat auprès du Premier ministre.

« L’avion est né et va mourir avec le pétrole » selon Jean-Marc Jancovici

Si le président du think-tank est connu pour ses envolées pour une économie décarbonée, il a aussi ses ambigüités, avec notamment une appétence forte pour le nucléaire.

Cette source de production serait selon lui, l'une des solutions miracles pour opérer la transition de façon rapide et sûre.

Sauf que nous voyons actuellement les limites de la technologie, avec des réacteurs à l'arrêt en France, faisant craindre des pénuries pour l'hiver à venir. Pour en revenir à l'actualité, alors que les actions se multiplient dans les musées et les expositions de par le monde.

'Les soupes sur les tableaux c'est anecdotique. Nous avons sali une vitre. Je ne considère pas que ce soit plus immoral que quelque chose d'autre.

Je peux comprendre le sentiment d'exaspération d'une partie des gens face à la mollesse pour avancer, alors même qu'une partie de l'opinion publique comprend que nous allons devoir changer des choses,
' analyse Jean-Marc Jancovici.

Et d'ailleurs une partie même de la population française critique ouvertement le tourisme pour son impact sur le changement climatique, pour l'ingénieur, à l'avenir il sera nécessaire de limiter drastiquement le nombre de vols à 3 ou 4 dans une vie, aussi pour les riches ou les pauvres.

« Entre 3 ou 4 vols dans une vie »

Et Léa Salamé d'interroger son invité de la matinale sur les voyages familiaux, ceux qui rentrent dans leur pays d'origine ou voyage pour le travail et pas seulement pour les vacances.

Que leur dire et comment faire ?

'L'avion représente 8% du pétrole mondial, il est né avec le pétrole et va mourir avec lui. Il n'existe pas de solution technique à l'échelle (industrielle, ndlr) pour conserver les quelques milliards de passagers aériens par an.

Ils verront moins souvent leur famille.

Pour gérer moins, il existe deux options : gérer par les prix ou les quantités. Je trouve que de gérer par les quantités est plus égalitaire que par les prix. Après ça peut être 2 ou 5 vols, je n'ai pas fait les calculs.

Les gens qui prennent l'avion pour aller dans un hôtel club, un voyage organisé, la découverte des autres civilisations est un terme qui peut paraitre exagéré,
' conclut Jean-Marc Jancovici.

Le secteur du tourisme prend (en partie) lui aussi conscience de l'urgence.

Depuis quelque temps, Jean-Pierre Mas (article) ou encore Jean-François Rial (article) ne cesse à longueur de discours de parler d'un quota carbone, pour limiter les émissions de la population.

Une idée qui fait son bonhomme de chemin, alors même que la solution miracle pour décarboner l'aérien est toujours attendue, à l'échelle industrielle et sans flambée des prix.

L'actu de novembre 2022

Vers une interdiction des passoires thermiques sur AirBnB

Les Echos – Le 25 octobre 2022 – Lien vers l’article

https://www.lesechos.fr/industrie-services/immobilier-btp/vers-une-interdiction-des-passoires-thermiques-sur-airbnb-1872790 

Le ministre délégué à la Ville et au Logement Olivier Klein a promis des « garde-fous » pour éviter que les logements énergétiquement les moins performants, appelés à être exclus de la location classique, ne puissent basculer vers de la location meublée de courte durée.

Voilà des semaines que le secteur attendait des réponses sur ce sujet. Ce mardi, le ministre délégué à la Ville et au Logement, Olivier Klein, a clarifié sa position sur BFM Business : les logements mis à disposition sur les plateformes de locations touristiques entre particuliers de type Airbnb seront bien concernés par les interdictions de louer à venir frappant les « passoires thermiques » .

« Oui, très clairement le cadre [juridique, NDLR] va évoluer […]. Il faut qu'on travaille pour que les règles soient les mêmes pour tous les logements. Et qu'on ne risque pas de faire sortir [du parc de logements classiques, NDLR] des logements dont on a besoin pour loger nos concitoyens », a indiqué le ministre. « On se donnera les moyens de mettre tous les garde-fous nécessaires », a-t-il ajouté - sans préciser concrètement de quelle façon.

Faille dans le dispositif

La législation fixe un calendrier précis : tous les logements classés G au titre du diagnostic de performance énergétique (DPE) seront interdits à la location en 2025. Puis ce sera au tour des F en 2028 et des E en 2034, a posé la loi Climat et Résilience. Et dès le 1er janvier 2023, les logements les plus énergivores - dont la consommation énergétique dépasse les 450 kWh par mètre carré et par an -, ne pourront plus être remis en location en métropole.

Mais les meublés touristiques échappent pour l'instant à ces contraintes. Professionnels de l'immobilier comme élus locaux alertent le gouvernement depuis des mois sur ce qu'ils considèrent comme une faille dans le dispositif. Et sur le risque de voir des appartements ou maisons sortir de la location classique pour atterrir sur des sites comme Airbnb. Ceci à l'heure où, un peu partout en France, le marché immobilier locatif est de plus en plus tendu - en particulier s'agissant des petites surfaces.

Il y a un mois, la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim) a même chiffré le risque. Elle indiquait que selon un sondage 6 % des propriétaires bailleurs de passoires thermiques avaient l'intention de se tourner vers la location meublée de courte durée. De son côté, Airbnb, sans doute soucieux d'éteindre une éventuelle polémique, a annoncé début octobre le déblocage d'une aide à la rénovation énergétique pour les propriétaires inscrits sur sa plateforme.

Sujet fiscal

La prise de position d'Olivier Klein était donc très attendue. « Qu'il s'agisse des passoires thermiques qui basculent chez Airbnb comme du régime fiscal honteusement avantageux des meublés touristiques, voici deux sujets importants sur lesquels nous alertions et c'est une bonne nouvelle que le ministre du Logement s'en saisisse », a indiqué sur Twitter Anthony Leroi, le directeur de cabinet de Ian Brossat, l'adjoint au Logement de la maire de Paris.

Car ce mardi, Olivier Klein a aussi indiqué que « sur Airbnb, il y a des niches fiscales qui me semblent très avantageuses. On y travaille ». Dans son projet de budget pour 2023, le gouvernement a pourtant retoqué trois amendements visant à mettre fin à ces fameuses niches. Et à aligner la fiscalité sur les revenus fonciers des locations longue durée et celle sur les revenus des locations de courte durée.

« Je ne souhaite pas qu'on fasse ça dans la précipitation », s'est justifié le ministre. A priori, le gouvernement a cependant les cartes en mains pour se décider. L'Inspection générale des finances (IGF) lui a récemment remis un rapport sur le sujet. Rapport que l'exécutif n'a pas souhaité rendre public.

« Notre modèle d’aménagement de la montagne est désormais obsolète »

Le Monde – Le 25 octobre 2022 – Lien vers l’article

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/10/22/notre-mode-le-d-amenagement-de-la-montagne-est-de-sormais-obsole-te_6146898_3232.html 

Plus de 300 acteurs économiques, habitants et pratiquants de la montagne expriment, dans une tribune au « Monde », leur « reconnaissance à ceux qui se mobilisent pour défendre ce qui peut encore être sauvé ».

Dans les montagnes, jusqu’en ville et dans les médias, les échos de désaccords, de résistances et de conflits résonnent : les uns veulent construire, les autres veulent protéger. L’avenir de la montagne est en train de se jouer. Nous sommes des montagnards d’origine ou d’adoption, actrices et acteurs du tissu économique, pratiquants attachés à ces grands espaces sauvages ; nous sommes les habitants de cet écosystème sauvage à l’équilibre précaire mis en danger par les activités humaines.

Cette tribune est écrite depuis Annecy (Haute-Savoie) et se répand partout où résonnent en ce moment les noms de Beauregard, de Cenise, du Danay ou du Semnoz. Notre propos s’adresse à toutes les montagnes, et surtout à celles et ceux qui les façonnent, par leurs actions de tous les jours et leurs décisions engageant l’avenir. En cherchant à réfléchir ensemble et avec bon sens, voici les réflexions que nous souhaitons partager et les questions que nous souhaitons poser.

Nous avons bien profité de tout ce que la montagne nous a donné depuis une soixantaine d’années ! Nous avons tous des souvenirs inoubliables sur un télésiège, une piste bien damée ou une terrasse d’altitude, et nous sommes nombreux à avoir bénéficié de l’essor économique phénoménal lié à l’or blanc.

Ecrire un nouveau chapitre sur les stations et le sport d’hiver

Nous sommes conscients que cette activité économique remarquable est toujours un moteur pour les départements de montagne, un employeur direct et indirect majeur et une force structurante essentielle pour nos territoires. Il est tout à fait logique que l’aménagement de la montagne soit au cœur de nos réflexions.

Nous sommes cependant convaincus que le modèle d’aménagement d’hier ne peut plus être la réponse aux questions d’aujourd’hui et aux enjeux de demain. Toujours plus de parkings, toujours plus de remontées mécaniques, toujours plus d’infrastructures, toujours plus de retenues collinaires pour toujours plus de neige artificielle… nous pensons que ce modèle est désormais obsolète.

Ce mode de fonctionnement, aussi efficace fût-il ces dernières décennies, ne peut plus apporter les mêmes résultats. Nous sommes reconnaissants aux femmes et aux hommes qui se mobilisent et nous mobilisent pour défendre ce qui peut encore être sauvé. Et nous saluons les communes et collectivités pionnières qui innovent et nous guident vers un tourisme durable et résilient, porteur d’autres espoirs et conquêtes.

C’est probablement en protégeant cette montagne et sa nature que nous trouverons les clés des modèles économiques de demain, des nouvelles voies où nous engager avec confiance vers d’autres sommets que ceux que nous avons déjà conquis… Concernés et motivés, nous répondons présents pour, collectivement, ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de la montagne et imaginer, ensemble, le futur des stations et des sports d’hiver.

Cette tribune est signée par plus de trois cents acteurs économiques, habitants et pratiquants de la montagne. Voir la liste complète des signataires.https://www.tribune-pour-nos-montagnes.fr/

Près de 5000 communes pourraient bientôt surtaxes les résidences secondaires

Ouest-France – Le 31 octobre 2022 – Lien vers l’article

https://www.ouest-france.fr/societe/logement/pres-de-5-000-communes-pourraient-bientot-surtaxer-les-residences-secondaires-59ca4382-552c-11ed-839c-e6751279409d 

Dans la version définitive de la première partie du budget 2023, le gouvernement a retenu des mesures fiscales qui visent à augmenter les taux de la taxe sur les logements vacants mais aussi à étendre le nombre de communes qui pourraient appliquer la surtaxe d’habitation sur les résidences secondaires. Reste encore à savoir comment. Des maires normands de petites communes rurales submergées par les résidences secondaires montent au créneau.

De plus en plus de communes font face à des difficultés pour loger leurs habitants. L’une des explications vient de la transformation d’habitation principale en résidence secondaire. Les communes du littoral, et l’Ouest en particulier, vivent ce phénomène qui n’est pas sans conséquence sur leurs activités économiques. Des stations balnéaires se transforment en village fantôme l’hiver, des écoles ferment faute d’élèves, des travailleurs locaux sont poussés à s’éloigner pour se loger, des services de santé disparaissent… Pour tenter notamment d’endiguer cette problématique de logement, et améliorer les finances locales des communes, un amendement retenu dans le cadre du projet de la loi de finances 2023 apporte des solutions.

Que représentent les résidences secondaires en France ?

En 2021, les résidences secondaires représentent 10 % des 35,3 millions des locaux taxables, soit 3,53 millions. Selon l’Insee, 40 % des résidences secondaires se situent sur le littoral contre 16 % en montagne. Deux tiers des résidences détenues par un ménage français le sont par des ménages de 60 ans et plus. « L’an dernier, sur dix cessions de maisons dans ma commune, neuf ont été transformées en résidences secondaires. Soit pour des particuliers ou des gîtes », illustre Jean-Marie Rocques, maire de Montfarville commune littorale de 800 âmes dans la Manche. « Ces résidences secondaires participent à l’inflation immobilière dans notre zone. En parallèle notre population vieillit, les services disparaissent », dénonce-t-il.

Quelles sont les taxes sur les logements vacants et les résidences secondaires déjà en vigueur ?

La taxe sur les logements vacants est basée sur la valeur locative du logement (comme la taxe d’habitation). Le taux appliqué est 12,5 % la première année d’un logement vide et de 25 %, s’il demeure vide les années suivantes. Mais pour l’heure, cette taxe concernait exclusivement les zones d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants, et celles où l’offre et la demande de logement sont dites « tendues ». Soit dans 1 140 communes.

Dans ce millier de communes, les maires peuvent aussi décider d’appliquer, ou non, la taxe sur les résidences secondaires. La majoration de taxe d’habitation y a été autorisée en 2014, avec un maximum de 20 %. Ce plafond a été porté à 60 % en 2017.

Mais cet outil fiscal n’est pas à la portée de tous les maires, notamment ceux les plus concernés par la présence de résidences secondaires, car leur commune n’est pas forcément classée en zone tendue.

Pourquoi en parle-t-on ?

Des amendements dans le cadre du projet de loi de finances 2023 ont été retenus. L’un pour augmenter le taux de la taxe des logements vacants de 12,5 % à 17 % la première année et de 25 à 34 % les suivantes. Un autre pour élargir son périmètre d’application ainsi que celui de la taxe sur les résidences secondaires.

Selon une note parlementaire transmise au ministère de l'Economie, voici les zones où les résidences secondaires et les logements vacants pourraient être surtaxés. | INFOGRAPHIE OUEST-FRANCE

En clair, il s’agira d’un outil fiscal supplémentaire pour cinq fois plus de communes, principalement sur les façades atlantiques et méditerranéennes, en Corse et dans les zones de montagne. Le député Xavier Roseren (Renaissance) qui a porté cet amendement explique à Ouest-France : « Cet outil ne va pas résoudre le problème du logement mais il s’agit de recettes complémentaires qui pourront être utilisées par les maires pour investir dans des logements sociaux ou des projets d’accession sociale ».

Comment réagissent les propriétaires ?

Mal. « Avec la fin de la taxe d’habitation sur les résidences principales, on se tourne une nouvelle fois vers les propriétaires privés. Cela va continuer à comprimer l’offre de logements », estime Christophe Demerson, président de l’union des propriétaires immobiliers.

Comment les maires perçoivent-ils cette mesure ?

Certaines mairies, comme celle des Sables-d’Olonne, demandaient à l’État de justement être classées dans en zone tendue. Mais des maires normands s’inquiètent de la mise en place de cette nouvelle mesure. Car si l’amendement retenu dans le PLF précise bien que le critère d’appartenance de la commune « à une zone d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants » est supprimé, un décret doit encore préciser quelles communes y seront éligibles ou pas.

Jean-Marie Rocques, maire de Montfarville (Manche) avec trois autres édiles normands montent au créneau pour ne pas faire partie des oubliés. « Nous demandons que les communes littorales, et limitrophes, ainsi que les communes touristiques et de montagne y soient éligibles ».

Le député Xavier Roseren se veut rassurant : « Le décret ne s’étendra pas seulement aux communes touristiques, il compte aller plus loin en constituant une liste plus large à partir d’une mesure de la tension immobilière avec deux paramètres qui seront pris en compte : les prix élevés à l’achat et à la location, et la proportion élevée de résidences secondaires par rapport à l’ensemble du parc de logements. »

L’élu de Haute-Savoie souhaite « qu’aucune commune impactée ne soit oubliée. »

D’après les estimations de Bercy, transmises à Ouest-France par l’équipe parlementaire du député « cette mesure étendra la possibilité de la surtaxe sur les résidences secondaires à 4 000 communes supplémentaires du littoral et en montagne principalement ».

Que redoutent les maires ?

Ne pas voir leur commune dans la liste des 5 000 visées et de ne pas pouvoir se saisir de ce levier fiscal qui pourra redonner un peu d’air à leurs finances locales.

Dans le cadre d’une loi de finances de 2020, il est prévu que dès 2023 les communes seront contraintes de faire évoluer dans les mêmes proportions le taux de la taxe foncière sur le bâti (payée par les propriétaires) et celui de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. En clair, si un maire veut faire payer plus cher ses résidents secondaires, les propriétaires d’une résidence principale dans la commune vont aussi devoir mettre la main au portefeuille. « C’est une aberration. Dans ma commune, de nombreux locaux ont des petites retraites. Il est impensable que j’augmente leur taxe foncière. Mais j’aimerais augmenter la taxe sur les résidences secondaires et me servir de la moitié de ces recettes fiscales pour diminuer au maximum la taxe foncière sur le bâti pour mes administrés », explique Jean-Marie Rocques.

D’autres élus ont alerté le ministère de l’Économie sur cet écueil administratif qui aura pour conséquence « de faire peser sur les foyers modestes, mais propriétaires de leur logement, la même augmentation de taxe que les propriétaires de résidences secondaires qui, par définition, sont plus favorisés financièrement » détaillait Olivier Paccaud, sénateur de l’Oise (Républicain) dans une question adressée à Bercy.

Mais Xavier Roseren assure à Ouest-France qu’un amendement retenu dans le PLF 2023 prévoit que « toutes les communes qui figureront dans cette liste publiée par décret pourront augmenter leur taxe d’habitation sur les résidences secondaires sans être obligées d’augmenter celle sur le foncier bâti dans les mêmes proportions. » Sans cela, cet outil fiscal perdait de sa portée.

La commission européenne va réglementer le partage des données des locations de courte durée

TOM Travel – Le 9 novembre 2022 – Lien vers l’article

https://www.tom.travel/2022/11/09/la-commission-europeenne-va-reglementer-le-partage-de-donnees-des-locations-de-courte-duree/?amp

La Commission européenne vient de publier un nouveau règlement sur les données générées par les opérateurs de plateformes de locations de courte durée en Europe, tels Airbnb, Booking.com ou encore Expedia. Il vise à instaurer plus de transparence et de traçabilité.

Aujourd’hui, les réservations de locations de courte durée représentent environ un quart de toutes les réservations d’hébergement au sein de l’Union Européenne. Leur développement a suscité de nombreuses critiques, notamment dans certaines villes confrontées à une pénurie de logements et à une hausse des prix.

C’est pourquoi la Commission européenne vient d’adopter une proposition de règlement relatif à la transparence de ces plateformes de locations de courte durée tels Airbnb, Booking.com ou encore Expedia. Ce règlement vise à faciliter le partage des données provenant des hôtes et des plateformes numériques afin d’aider les autorités publiques à garantir un développement plus équilibré de ce genre de locations dans le cadre d’un secteur touristique durable.

Ce qui va changer :

  • Les hôtes devront fournir plusieurs informations sur le(s) bien(s) mis en location (nombre de personnes pouvant être accueillies, s’il s’agit d’une résidence principale ou secondaire, coordonnées, etc.). Une fois enregistré, ils recevront un numéro d’enregistrement unique. Il permettra d’identifier l’hôte plus facilement, même s’il est présent sur plusieurs sites à la fois. Si les informations ne sont pas suffisamment mises à jour, les hôtes pourront perdre leur numéro d’enregistrement et être radiés des plateformes.
  • Les plateformes numériques devront vérifier de manière aléatoire si les hôtes possèdent bien un numéro d’enregistrement unique et si celui-ci est valide.
  • Une fois par mois, les plateformes de locations de courte durée devront transmettre, de manière automatisée, les données sur le nombre de nuitées louées et de clients aux autorités publiques via un site créé à cet effet.
  • Toutes les données qui seront partagées de manière anonyme alimenteront le futur espace européen de données pour le tourisme et profiteront ainsi à toute l’industrie afin de créer de nouveaux services innovants.

Pour entrer en vigueur, le règlement doit encore être examiné en vue de son adoption par le Parlement européen et le Conseil. Une fois adopté, les États membres disposeront d’un délai de deux ans pour le faire appliquer.

L'actu d'Octobre 2022 : Comment bien référencer son site Internet sur Google ?

Bonjour à tous,

On nous pose souvent la question : « Comment bien référencer son site Internet sur Google ? ». 

Il existe évidemment des solutions techniques, payantes ou non, mais notre réponse est souvent celle-ci : la solution la plus efficace est de décider d’un nom commercial pour votre meublé, si ce n’est pas déjà fait et de bien le mentionner dans le nom de vos annonces sur les différents sites de location.

Les locataires souhaitant réserver en direct avec vous auront toujours le même réflexe : choisir le gîte ou la chambre d’hôte sur l’un des sites de location, puis retrouver vos coordonnées sur Internet en tapant le nom du meublé puis la commune sur laquelle il est localisé, afin de ne pas payer les commissions.

Le simple fait de disposer d’une fiche Google Business à jour et d’un site Internet personnel suffiront alors à vous retrouver.

On insistera toujours sur le fait d’avoir un site Internet proposant un calendrier des disponibilités à jour et de pouvoir réserver en direct, avec un paiement par CB. Si les locataires font leurs recherches tranquillement dans leur canapé à 22h, pas sûr que de votre côté vous aurez envie de répondre sur le champ et pas sûr que les locataires attendent votre réponse le lendemain pour réserver.

Bonne lecture !


Booking et autres Expédia réduits au rôle de comparateurs ?

Le 15 septembre 2022 - L’écho Touristique - Lien vers l'article

Pires amis ou meilleurs ennemis des hôteliers, les grandes plateformes sont toujours au zénith en termes d’audience et de ventes. Mais leur avenir comporte de vraies incertitudes.

  • En cinq ans, la part de voyageurs réservant en direct auprès des hôteliers européens a bondi de 40%, selon le cabinet d’études Coach Omnium. Autrement dit, les internautes auraient ainsi tendance à utiliser les OTA pour choisir un établissement, grâce aux puissants moteurs de recherche de ces plateformes, avant de se rendre sur le site Internet de l’hôtel. Si le prix est plus attractif, ils effectuent alors la réservation en direct. Les Booking et autres Expedia sont ainsi réduits à un rôle de comparateurs. Ce qui les prive de précieuses commissions d’intermédiation…
  • Ce qui a changé ces dernières années, c’est le comportement du voyageur, mais aussi la maturité digitale des prestataires de voyage. Hôteliers et compagnies aériennes ont, pour beaucoup, investi massivement dans la digitalisation de leurs services. Notamment sur le mobile, pour être à portée de mains de tout un chacun. Et les mobinautes n’hésitent plus, du coup, à acheter en direct.
  • Par conséquent, les géants de la réservation en ligne sont-ils en péril ? Aucune inquiétude pour eux, à ce stade, comme en témoignent leurs résultats financiers. Même sur l’année dernière, toujours marquée au fer rouge par le Covid-19.
  • Sur l’ensemble de ses activités, Booking Holdings a engrangé, au niveau mondial, un chiffre d’affaires de 10,96 milliards de dollars en 2021… Expedia, 8,6 milliards de dollars, pour des ventes globales de 72 milliards. Les deux géants américains remontent bien la pente depuis 2019. Mais, à moyen terme, ils restent plus vulnérables que par le passé. D’autant que l’internaute est un infidèle chronique, prêt à changer de crèmerie pour épargner deux euros… Et il sait que les hôteliers peuvent parfois proposer des tarifs inférieurs à ceux affichés sur les OTA, ce qui n’était pas le cas avant 2015. 
  • Ce n’est pas un hasard si, prudent, Expedia voit plus d’opportunités dans le B2B que dans le B2C. « Expedia est devenue une entreprise technologique de premier plan, avec des milliers d’ingénieurs et de spécialistes de la donnée » nous expliquait au printemps Greg Schulze, senior VP, Strategic Travel Partners du groupe Expedia. Et, pas bête, le groupe prépare un programme de fidélité trans-marques.
  • Quant à Google, il arrête son bouton « Book on Google » pour les vols et les hôtels. De quoi surprendre plus d’un opérateur du voyage… Petit flash-back : avec le rachat du spécialiste de l’aérien ITA Software pour 700 millions de dollars en 2010, le géant de la recherche avait fait trembler les agences en ligne et traditionnelles ainsi que les comparateurs. Depuis, suite au lancement de Google Flights et de Google Hotels, nombre d’acteurs redoutaient que le groupe californien enfile le costume d’une agence de voyages. Plus maintenant. Google dit, lui aussi, que les clients préfèrent réserver en direct, « sur des sites web partenaires ». Et surtout, il doit préférer se concentrer sur ses recettes publicitaires… astronomiques.


AirBnB change les règles pour louer un appartement dans 33 villes du Var et des Alpes-Maritimes

Le 19 septembre 2022 – Var Matin - Lien vers l'article

Airbnb a annoncé, lundi 19 septembre, l'obligation pour les propriétaires de logements à la location de disposer d'un numéro d'enregistrement dans plusieurs communes du Var et des Alpes-Maritimes.

  • Pour louer son appartement sur Airbnb, les propriétaires devront maintenant fournir un numéro d'enregistrement. C'est l'annonce faite ce lundi 19 septembre par l'opération dans un communiqué.
  • Le but est notamment de contrôler les logements acquis ou utilisés exclusivement pour une activité de location touristique, ce qui réduit l’offre de la population locale pour se loger dans certains quartiers.
  • L’autre enjeu est de veiller au respect des obligations, en identifiant par exemple les annonces illégales, comme des résidences étudiantes, des logements sociaux ou des logements vétustes.

32 villes du Var, 1 dans les Alpes-Maritimes

  • La mesure entre en vigueur dès ce lundi dans 32 villes du Var et une commune des Alpes-Maritimes.
  • L’enregistrement obligatoire sera déployé sur ces communes en deux étapes : A partir d’aujourd’hui, tous les hôtes créant une nouvelle annonce de logement entier loués en courte durée sur Airbnb doivent obtenir et afficher un numéro d’enregistrement sur leur annonce pour accueillir des voyageurs. A partir du 14 décembre 2022, la procédure d’enregistrement obligatoire sera étendue à l’ensemble des hôtes proposant des logements entiers loués en courte durée dans ces villes.
  • Sont concernées dans le Var: Bormes-les-Mimosas, Cuers, Gassin, Grimaud, Le Lavandou, Le Plan-de-la-Tour, Ramatuelle et les 25 villes de l’agglomération de la Provence Verte et de la Communauté de Communes Provence Verdon (Bras, Brue-Auriac, Carcès, Châteauvert, Correns, Cotignac, Entrecasteaux, Esparron-de-Pallières, Fox-Amphoux, Ginasservis, La Roquebrussanne, Le Val, Montfort-sur-Argens, Montmeyan, Nans-les-Pins, Néoules, Ollières, Pontevès, Pourrières, Rians, Rocbaron, Saint-Martin-de-Pallières, Tourves, Varages et Vins-sur-Caramy).
  • Dans les Alpes-Maritimes, seule Villeneuve-Loubet est pour l'instant intégrée dans le dispositif.

Une procédure gratuite

  • 'Cette action concrète marque une nouvelle étape des engagements d’Airbnb pour un tourisme responsable, destinés à soutenir les réglementations locales et à favoriser un développement responsable de la location de courte durée en France', explique Airbnb dans son communiqué.
  • Concrètement, les hôtes doivent se rendre sur le site de leur mairie pour obtenir un numéro d'enregistrement. 'Enregistrer un logement est simple, immédiat et gratuit', précise Airbnb, qui ajoute avoir créé une page spéciale d'aide pour les propriétaires. 


[Etude] Tourisme de proximité : un atout économique et écoresponsable pour la France

Le 26 septembre 2022 - Groupe Pierre et Vacances 

Lien vers l'article - Lien vers l’étude  

Depuis 2010, les touristes de proximité ont représenté de manière constante plus de la moitié des nuitées touristiques du pays. Un phénomène qui, naturellement présent en France grâce à ses atouts touristiques et ses infrastructures de transport, se développe aujourd’hui face aux nombreux enjeux économiques et environnementaux. 

  • Asterès, think-tank économique et le Groupe Pierre & Vacances Center-Parcs se sont associés afin de proposer une étude définissant et analysant, pour la première fois, le poids économique et environnemental du tourisme de proximité en France.
  • Un phénomène défini dans cette étude comme les touristes s’étant rendus sur un lieu de vacances en France à moins de 500 km de chez eux.

Synthèse chiffrée de l’étude 

  • Part du tourisme de proximité dans l’économie touristique française
    • 57% des nuitées et 42% des revenus touristiques totaux en 2019
    • 41% emplois touristiques en France
  • Impacts du tourisme de proximité dans l’économie nationale
    • 100 Milliards EUR de chiffre d’affaires total sur le territoire en 2019
    • 760 000 emplois 
  • Par euro dépensé, les effets d’entrainement d’un touriste de proximité sont supérieurs à ceux d’un Français au quotidien et d’un touriste longue distance
  • Par nuitée, un touriste de proximité émet 5 fois moins de CO2 qu’un touriste longue distance. 
  • Le tourisme de proximité bénéficie particulièrement aux régions rurales
  • Le tourisme de proximité génère la majorité des revenus et des emplois issus de la consommation touristique dans neuf régions françaises sur treize (toutes à l’exception de l’Ile-de-France, de la région PACA, des Pays de La Loire et du Grand Est). 
  • Entre 4 000 et 46 000 emplois directs générés ou maintenus selon les régions par le tourisme de proximité en 2019 
  • Le tourisme de proximité est particulièrement présent dans les régions attirant peu de touristes internationaux
  • Le tourisme de proximité génère largement moins de CO2 que le tourisme longue distance
  • Au global, l’impact environnemental du tourisme de proximité est largement inférieur à celui du tourisme longue distance. 
  • Le tourisme de proximité génère seulement 23% des émissions de CO2 du secteur touristique pour 57% des nuitées. 
  • Cette différence s’explique en totalité par les transports, alors que l’avion est largement plus polluant que la voiture ou le train, même à kilométrage égal. Un trajet de 800 km en avion émet 6 fois plus de CO2 qu’un trajet de 300 km en voiture.
  • Le tourisme de proximité agit comme un filet de sécurité en cas de crise touristique
  • Le tourisme de proximité a eu un effet stabilisateur  lors de la crise de la Covid en 2020-2022. 

En prenant les tendances de fréquentation des résidences et domaines du Groupe Pierre & Vacances-Center Parcs on obtient que :  

  • La part des visiteurs locaux a gagné 23 points (de 70% à 93%) entre les trois premiers mois de 2020 et les trois derniers mois de 2021.
  • En 2022 la part des visiteurs locaux est redescendue à 74%, ce qui suit la tendance observée lors des attentats de Paris en 2015. 

En bref, lors d’un choc, les touristes de proximité prennent le relais, ce qui permet de stabiliser le secteur, avant le retour des touristes longue distance une fois le choc terminé.


Réchauffement climatique : 40% des Français pensent changer leurs projets de vacances l’an prochain

Le 7 octobre 2022 - L’écho Touristique - Lien vers l'article

Pour limiter l’impact environnemental mais aussi les désagréments, de nombreux Français pensent faire évoluer leurs plans de vacances en 2023.

  • D’un été caniculaire et de terribles images d’incendies, il reste visiblement des traces. Selon une enquête exclusive menée par BVA pour Maeva, les événements climatiques de cet été pèseront dans la balance pour les vacances de l’an prochain. « Un avant-après été 2022 est-il en train de se dessiner ? », interroge l’étude. Les chiffres qu’elle rapporte tendraient à le laisser penser.
  • De fait, 54% des sondés envisagent de nouvelles alternatives pour limiter l’impact environnemental de leurs vacances. 33 % d’entre eux évoquent la possibilité de partir moins loin pour réduire les émissions carbone liées à leurs déplacements. 19% indiquent un mode de transport moins polluant pour se rendre sur leur lieu de vacances. Et 15% mentionnent un hébergement écoresponsable.
  • Sur la question générale de l’impact environnemental des vacances, 76% des Français interrogés se disent prêts à renoncer à l’avion pour rejoindre les destinations courtes distances. 64% envisagent même le train pour se rendre sur leur lieu de vacances, selon cette étude. 84% des Français se disent également disposés à renoncer à visiter certains lieux pour les préserver. 81%, à se baigner dans une piscine moins chaude, ou encore 68% à se passer totalement de climatisation en été.

Le budget reste le frein principal

  • Mais face aux températures extrêmes qui ont sévi cet été, les touristes veulent aussi trouver des solutions pour limiter les désagréments. 72% envisagent de mettre en place des stratégies individuelles d’adaptation, par exemple : choisir une destination où il ne fait habituellement pas trop chaud comme la montagne (37%) ou encore privilégier des vacances près d’un point d’eau (26%) et même réserver à la dernière minute en fonction de la météo (26%).
  • Alors que le gouvernement vient de dévoiler son plan de sobriété énergétique, 77% des personnes interrogées se déclarent prêtes à être hébergées dans des lieux chauffés à 19 degrés maximum. Pour diminuer la consommation d’énergie, 40% des sondés citent comme pistes la fermeture des piscines extérieures chauffées (40%), l’arrêt des canons à neige (22%) et l’augmentation des offres privilégiant le train ou le bus pour se rendre en station.
  • Mais à la question « quels sont les freins qui vous empêchent le plus d’agir pour limiter votre impact environnemental durant vos vacances ? », le budget reste le motif principalement identifié pour 41% des répondants. 26% déclarent se sentir « freinés » par la complexité en termes d’organisation ou encore de devoir s’imposer des contraintes en vacances (22%).En cinq ans s’est développé un « Airbnb des champs », en réponse aux problèmes posés par sa présence dans les hauts lieux du tourisme. Une conquête très organisée, qui pallie la disparition de l’hôtellerie rurale.
L'actu de Septembre 2022 : Les Labels français s'associent à AirBnB et Booking

Après un été très chargé pour tout le monde, nous sommes très heureux de vous retrouver pour cette rentrée.

Nous fêtons ce mois-ci nos 3 ans d'activité et nous tenions à remercier tous nos clients propriétaires de gîtes et de chambres d’hôtes qui nous font confiance, avec qui pour certains une relation de proximité s’est créée 😊

Nous remercions aussi chaleureusement notre partenaire technique, sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui, merci donc à toute l’équipe d’ITEA ! 😉

Nous vous souhaitons une bonne lecture de l’actualité de l’été des meublés touristiques !


La SACEM réclame des droits d’auteurs aux propriétaires de location saisonnière

BFM – Le 15 juillet 2022

https://www.bfmtv.com/immobilier/location/la-sacem-reclame-des-droits-d-auteur-aux-proprietaires-de-location-saisonniere-et-elle-a-le-droit_AN-202207150274.html

Des propriétaires de maisons et appartements en location saisonnière reçoivent actuellement des courriers de la Sacem leur réclament 223 euros par an. Et ce n'est pas une arnaque.

Les propriétaires de biens en location saisonnière sont-ils actuellement victimes d'une arnaque de grande ampleur? La question mérite d'être posée. En effet, beaucoup d'entre eux reçoivent des courriers de la Sacem, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, leur réclamant des droits d'auteur, raconte Le Parisien. Un forfait annuel de 198,01 euros hors taxe soit 223,97 euros toutes taxes comprises.

Les ménages concernés ne voient pas le rapport entre la location saisonnière d'un bien immobilier et les droits d'auteur. Pourtant, explique la Sacem, si 'les exploitants de gîtes mettent une télévision, radio, lecteur CD… à disposition de leurs clients afin de rendre leur séjour plus agréable', les œuvres diffusées doivent être rétribuées.

Que risquent les propriétaires qui refusent de payer la facture? Le Parisien précise que la Sacem leur enverra une lettre de relance de 'mise en conformité juridique'. Si le paiement n'est toujours pas effectué, les propriétaires risquent une amende pouvant aller jusqu'à 300.000 euros.

« Notre démarche est légale »

Jean-Félix Choukroun, directeur du service clients de la Sacem, assure au Parisien que 'notre démarche est légale, elle répond à une mission d’intérêt général inscrite dans le Code de la propriété intellectuelle. Dès lors que des œuvres protégées sont diffusées – de manière directe ou enregistrée – dans des locaux proposés au commerce comme l’est une location saisonnière, il y a un acte de communication au public soumis à droits d’auteur'.

Et il ajoute: 'Dans le cas d’une location saisonnière, cela représente 105 à 110 jours de location en moyenne par an, ça revient à 2 euros par jour, ça reste raisonnable, estime le représentant de la Sacem. Et si l’hébergeur se fait connaître de lui-même et contractualise en ligne, il bénéficiera d’une remise de 20% chaque année'.

Et attention car la Sacem peut réaliser des contrôles. Jean-Félix Choukroun affirme au Parisien: 'Nos 150 agents sur le territoire sont autorisés à entrer légalement dans les domiciles entre deux locations pour vérifier l’existence d’un téléviseur ou d’une radio'. Pourtant, en principe, personne ne peut entrer dans un logement privé sans l'autorisation d'un juge. BFM Immo a contacté la Sacem sur ce point et nous attendons une réponse de leur part.

Un « arrêt CNN » datant de 1994

Mais la Sacem a-t-elle vraiment le droit de récupérer ces droits d'auteur? C'est ce qu'indique l'organisme sur son site. Par ailleurs, deux réponses du ministère de la Culture à deux questions de sénateurs, en 2004 et 2005, semblent également le confirmer.

A l'époque, le ministère de la Culture avait précisé que 'la Sacem est amenée à réclamer le paiement d'une rémunération aux établissements hôteliers diffusant des programmes télévisés dans les chambres de leurs clients. Cette demande est fondée sur l'article L. 122-2 du Code de la propriété intellectuelle, qui soumet à l'autorisation de l'auteur la représentation de son oeuvre'. Le ministère faisait ici notamment référence à un arrêt de la Cour de cassation datant de 1994 et surnommé l'arrêt CNN (car l'affaire concernait un hôtel proposant à ses clients de regarder des chaînes de télévision étrangère). Or dans cet arrêt, les juges estiment que 'l'ensemble des clients de l'hôtel, bien que chacun occupe à titre privé une chambre individuelle, constitue un public à qui la direction de l'établissement transmet les programmes de télévision'. La même logique s'appliquerait aux meublés de tourisme et donc aux locations Airbnb, même si les clients ne sont pas dans le logement en même temps.

Par ailleurs, la loi précise bien (article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle) qu'il n'y a une exception aux droits d'auteur que lors des 'représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille'. Or, des vacanciers Airbnb ne font pas partie du cercle familial.

Par ailleurs, dans sa question datant de 2005, le sénateur Yves Krattinger souligne explicitement que dans 'la quasi-totalité des Gîtes de France de Haute-Saône, l'activité d'accueil touristique ne rentre pas dans le champ des activités professionnelles. En aucun cas, ce type de location saisonnière, compte tenu des investissements réalisés et du temps consacré à l'accueil, ne laisse envisager une réalité économique'. Ce qui n'empêche pas le ministère de là encore justifier l'action de la Sacem. Celle-ci 'est amenée à recouvrir auprès des propriétaires d'hébergements touristiques une rémunération pour la diffusion de programmes de télévision et de radio dans le cadre de leur activité'. Là encore, la même logique s'appliquerait aux logements Airbnb, que cette activité soit professionnelle ou non.

Pour les chambres d'hôtes, une circulaire ministérielle du 23 mars décembre 2013 allait dans le même sens. 'La diffusion des oeuvres musicales est soumise à autorisation et au paiement de deux redevances distinctes que doivent acquitter les loueurs de chambres d'hôtes notamment lorsqu'ils mettent des postes de télévision et/ou des chaînes hi-fi à disposition des personnes accueillies', précisait ainsi la circulaire. Nous ne trouvons cependant pas trace d'une décision ou d'une circulaire spécifique concernant les locations Airbnb en meublés de tourisme.

Dans une affaire opposant l'équivalent de la Sacem espagnole à un hôtel, la justice européenne avait également donné des précisions sur ce que signifie la communication au public. Dans un arrêt du 7 décembre 2006, la Cour de justice de l'Union européenne indique que 'la simple fourniture d'installations physiques, telle que celle d'appareils de télévision installés dans les chambres d'un établissement hôtelier, ne constitue pas, en tant que telle, une communication au public au sens de la directive 2001/29 sur l'harmonisation de certains aspects du droit d'auteur et des droits voisins dans la société de l'information. En revanche, la distribution par l'établissement hôtelier d'un signal permettant la communication d'oeuvres, au moyen de ces appareils, aux clients installés dans les chambres de cet établissement, quelle que soit la technique de transmission du signal utilisée, constitue un acte de communication au public'.

Cependant, dans une autre affaire, opposant cette fois-ci l'équivalent de la Sacem en Suède à une société louant des voitures équipées de postes de radio, la CJUE avait aussi réalisé certaines distinctions sur la notion de communication au public. Et elle avait donné tort aux ayants droits voulant imposer les loueurs de véhicules. Dans son arrêt du 2 avril 2020, la CJUE soulignait notamment que 'la fourniture d’un poste de radio intégré à un véhicule automobile de location, qui permet de capter, sans aucune intervention additionnelle de la part de la société de location, la radiodiffusion terrestre accessible dans la zone où le véhicule se trouve' était assimilable à de 'la simple fourniture d’installations destinées à permettre ou à réaliser une communication' et non à une communication au public. Un point juridique que pourraient invoquer les propriétaires qui louent leur bien sur Airbnb et qui contesteraient en justice les demandes de la Sacem.


Le Monde – Le 11 juillet 2022

Comment AirBnB a conquis la France des clochers
https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/07/11/comment-airbnb-a-conquis-la-france-des-clochers_6134244_3234.html#xtor=AL-32280270-[default]-[android]

En cinq ans s’est développé un « Airbnb des champs », en réponse aux problèmes posés par sa présence dans les hauts lieux du tourisme. Une conquête très organisée, qui pallie la disparition de l’hôtellerie rurale.

Au chapitre des satisfactions récentes de Marielle Terouinard, responsable du « club d’hôtes » Airbnb de l’Eure-et-Loir, citons celle-ci : « Avant, les Parisiens faisaient leurs kékés dans les réunions de club, maintenant c’est nous ! Les gens rougissent parfois d’être de la campagne ; là, c’est une belle revanche. » Airbnb, plate-forme de location de meublés de tourisme dont la France est le deuxième marché mondial, chouchoute la ruralité. La start-up cible la France des clochers, où elle ne fait pas l’objet des mêmes critiques que dans les capitales européennes et, désormais, sur le littoral touristique.

Là, habitants et édiles lui imputent la hausse des prix de l’immobilier et les difficultés de logement. Dans les villages, on loue le possible réveil de placettes endormies, l’argent de la taxe de séjour, les euros qui tombent pour compléter une retraite, entretenir une vieille maison de famille. Mme Terouinard n’est qu’enthousiasme : « On parle beaucoup du tort qu’Airbnb fait à la ville, alors que chez nous, ça redonne une dynamique. A Châtillon-en-Dunois [Eure-et-Loir], il n’y a pas de problème de place ! » Cet été, « plusieurs centaines de milliers d’annonces », selon la plate-forme, toujours évasive sur ses données, devraient accueillir les escapades campagnardes des Français et des étrangers.

Selon Airbnb, en mars, 35 % de ses annonces en France étaient dans le monde rural, 8 points de plus qu’en 2017. Sa définition est large : est rural ce qui est situé ni dans une aire urbaine, ni sur le littoral, ni à la montagne. Les nuitées réservées dans ces territoires ont crû de 80 % au premier trimestre par rapport à 2019. Elles approchent les taux d’occupation d’autres territoires, et une réservation sur cinq vient de l’étranger. Une carte de France d’Airbnb établie en 2021 montre un territoire presque intégralement recouvert, à l’exception d’une partie des Landes, de la Beauce, et de la Marne ou des Ardennes.

« Il y a un Airbnb des champs, qui atteint des zones peu ou pas concernées par le phénomène touristique auparavant », souligne Victor Piganiol, géographe du tourisme à l’université Bordeaux-Montaigne, coauteur de la carte avec Vincent Aulnay, un activiste anti-Airbnb. Il observe « une microdiffusion autour de centralités touristiques. Le tourisme en France est très localisé, en raison de la place de l’Etat aménageur ou d’initiatives privées avec les stations de montagne. Airbnb permet de fixer des touristes ailleurs, dans la moyenne montagne ou le long des cours d’eau, Loire, Saône ou Dordogne ».

Proximité de lieux saturés

Tandis que l’offre stagne, voire régresse dans les villes où la régulation se fait plus intense, elle croît franchement dans les villes moyennes, le rural ou le littoral peu touristique. Les données transmises par le site AirDNA donnent la mesure de l’explosion de l’offre, sur Abritel et Airbnb, dans les petites communes, entre 2017 et 2019, puis en 2022. Une analyse détaillée montre la création de marchés de report à proximité de lieux saturés d’hébergements, ou proches de grands équipements touristiques, comme les parcs d’attractions ou zoologiques, situés en zone rurale.

C’est sans doute dans ces coins désertés de France que renaît l’idée originelle de la start-up : arrondir les fins de mois, assurer l’entretien de la maison en louant la chambre du petit qui a voulu voir plus grand. Quel investisseur immobilier pourrait juger rentable de racheter des maisons à Salins-les-Bains, petite cité thermale du Jura (de 30 à 77 annonces entre juin 2019 et 2022), ou à Saint-Geniès (Dordogne), village historique du Périgord noir où l’offre a doublé en trois ans ? A la campagne, Airbnb retrouve ses hôtes idéaux, comme Mme Terouinard, qui loue deux maisons familiales dans son village de 800 habitants, à des familles le week-end ou à des ouvriers en semaine, « pour payer les charges et l’électricité ».

Le directeur Europe du groupe, Emmanuel Marill, a les yeux qui brillent : « On arrive en récession, les gens vont avoir besoin d’argent pour payer les factures d’électricité ou de fioul… » L’hébergement par des particuliers à la campagne n’a rien de nouveau. Les labels Clévacances ou Gîtes de France ont fait le lit des Airbnb, Booking ou Abritel, plates-formes conquérantes aux mille promesses : clientèle plus jeune, plus internationale, inscription simple et gratuite, revenus garantis. En 2022, qui se méfie encore de l’économie collaborative ? Dix ans que l’on revend poussettes et bandes dessinées sur Leboncoin.

La greffe prend donc, au point que, selon Emmanuel Marill, « une dizaine de fédérations départementales des Gîtes de France sont connectées sur Airbnb pour y mettre l’offre de leurs adhérents ». L’organisme évalue entre 10 % à 15 % le nombre de maisons inscrites simultanément sur les plates-formes,et insiste sur la stabilité de son offre, autour de 50 000 établissements dans la France rurale. Pour recruter des hôtes au-delà de sa clientèle naturelle, les jeunes urbains mondialisés, Airbnb a mis à profit sa science du lobbying et sa puissance de communication.

« Dispositif vertueux »

La start-up est allée chercher la France rurale où elle se trouve : stands au Salon de l’agriculture, publicités avec Karine Le Marchand, animatrice de l’émission « L’amour est dans le pré », don à la Fondation du patrimoine, partenariat avec l’Association des maires ruraux de France (AMRF) ou avec le département d’Eure-et-Loir… Cet adoubement par des collectivités interroge, dans la mesure où l’entreprise pratique l’optimisation fiscale en rapatriant ses revenus en Irlande et a longtemps résisté à l’application de la loi face aux villes touristiques.

« Il y a eu des débats sur la fiscalité… Il y en a moins désormais qu’Airbnb collecte la taxe de séjour, répond John Billard, secrétaire général de l’AMRF. L’Etat nous a piqué notre taxe d’habitation, ne fait rien pour valoriser la ruralité, alors à nous de faire la démonstration qu’elle est une chance et de trouver des partenaires qui la mettent en valeur. Pour nous, c’est un dispositif vertueux. » Les plates-formes numériques peuvent-elles remédier à la crise de l’hébergement touristique en milieu rural ? Quelque 500 campings municipaux, très souvent ruraux, ont disparu en dix ans, subissant le même sort que les campings à la ferme.

Un millier d’hôtels ruraux ont fermé en dix ans, selon le cabinet In Extenso, soit 12 000 lits perdus. Il ne reste que 4 000 établissements en zone rurale ; si certains surnagent, en témoignent les bons résultats du réseau Logis Hôtels, le sort des plus bas de gamme semble scellé. Les meublés de tourisme ne remplissent pas vraiment la même fonction : en raison du manque de flexibilité sur les arrivées, ils peuvent difficilement accueillir les ouvriers ou VRP qui remplissaient cette hôtellerie rurale, souligne Samuel Couteleau, d’In Extenso.

« L’hôtellerie répond à des besoins parfois différents et, à côté des maires qui essayent de favoriser les plates-formes, certains se battent pour maintenir le dernier hôtel de la commune, constate l’expert. En milieu rural, c’est aussi un bar, un restaurant, un lieu qui fait vivre le village et accueille le tourisme d’affaires qui peut exister. » Les annonces sur Airbnb ne suffiront pas à transformer certains coins de campagne française en destinations touristiques. Il faut y ajouter une offre de restauration et d’activités, recréer des services, trouver un positionnement marketing pour, à terme, susciter des investissements financiers plus durables. C’est à ces conditions seulement que les « clubs d’hôtes » des départements ruraux pourront continuer de pavoiser.


Crise du logement : « il y a quatre millions de résidences secondaires en France, le pays au monde qui en a le plus par habitant », souligne Jean Viard

France Info – Le 2 juillet 2022

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/question-de-societe/crise-du-logement-il-y-a-quatre-millions-de-residences-secondaires-en-france-le-pays-au-monde-qui-en-a-le-plus-par-habitant-souligne-jean-viard_5204419.html#xtor=CS2-765-[autres]- 

La crise du marché du logement dans les régions touristiques, c'est la question de société du jour avec le sociologue Jean Viard. D'ailleurs, une manifestation a lieu aujourd'hui à Quiberon, en Bretagne, opération 'plage morte' pour dénoncer l’inaction des élus locaux face à la part grandissante des résidences secondaires et des locations de courte durée. La crise du logement en Bretagne a atteint des niveaux jamais égalés, d'après le collectif Dispac'h qui organise ce rassemblement. On en est là. 

franceinfo : De fait Jean Viard, dans les zones touristiques, les habitants sont en concurrence avec les touristes, pour ce qui est de se loger ? 

Jean Viard : Alors, il y a deux choses : la Bretagne découvre ce qu'on connaît depuis longtemps sur la Côte d'Azur ; ça fait 20 ans en Provence qu'il y a ce genre de phénomène. Ceci dit, c'est vrai que la grande pandémie a déplacé des dizaines de milliers de familles, qui ont quitté les très grandes villes, le long des voies de chemin de fer, pour travailler dans de petites villes ou dans des villages, à condition qu'il y ait de bons systèmes éducatifs. Et la Bretagne est typique de cela. Donc il y a effectivement des arrivants, une partie d'ailleurs, ce sont des résidences secondaires qui se sont installées là, à l'année, qui vont à Paris ou à Lyon une fois par semaine.

Une autre partie, c'est effectivement des gens qui viennent s'installer, qui font concurrence aux locaux. Après avec cette manifestation, il faut faire attention. Elle est poussée par des gens qui sont assez pour l'autonomie de la Bretagne, ils le disent dans leur texte. Après, moi je connais bien Quiberon. Il y avait des petits villages, y a Quiberon même. Mais le reste, ce n'était pas construit, parce qu'il y a trois villages de pêcheurs. Donc les maisons qui ont été construites ont été construites pour être des résidences secondaires, sinon, il n'y avait pas de maisons. Donc, ils n'ont pas 'pris' les maisons des habitants, il faut faire attention aux discours.

Après, il y a effectivement 4 millions de résidences secondaires en France. C'est le pays au monde où il y en a le plus par habitant. Et la plupart de ces résidences secondaires appartiennent à des gens qui habitent dans le centre des très grandes villes, très souvent, pas très loin. Il y a aussi des Parisiens, mais pour beaucoup, ce sont des Bretons qui ont ces maisons. C'est d'ailleurs aussi le cas à l'année dans les campings bretons. Mais la pandémie a renforcé ça, et donc il y a des nouvelles concurrences.

A La Baule par exemple, où il n'y a pas eu de construction de logement social depuis 30 ans, il y a un énorme problème pour que les gens qui travaillent et des gens qui ont des salaires à 1510, 1800 euros puissent se loger, et puis il y a effectivement cette concurrence avec les enfants du pays, donc ça nécessite des politiques souples, ça nécessite de réserver quelques lopins dans les aménagements pour des gosses du coin etc. En Provence, on a un peu appris cette mécanique, mais dans des régions comme la Bretagne, je crois qu'il va falloir s'y mettre aussi.

Les locations touristiques, c'est pointé du doigt. Tout ça, ça fait monter les prix et ça rend bien difficile pour certaines familles le fait de pouvoir trouver où se loger...

C'est absolument évident. Encore une fois, Airbnb quand on respecte les règles, l'idée était géniale, puisque l'idée c'est : quand moi je pars, je loue ma maison et donc je finance mon voyage avec la location. C'était ça à l'origine, et ça ne devrait être que ça. Ce qui est vrai, c'est qu'il y a des gens qui louent des apparts ou qui les possèdent et qui font des Airbnb toute l'année. Il me semble qu'effectivement il faut mettre des inspecteurs, mais c'est aux communes de vérifier, parce effectivement ce n'est pas la loi, mais l'idée de départ était une bonne idée.

Et en plus Airbnb, ça s'adresse aux familles. Le gros problème quand vous circulez avec des enfants, c'est que la plupart des hôtels sont équipés pour des couples. Donc l'idée était excellente. C'est pour ça qu'il ne faut pas la tuer. Mais il y a des gens qui en ont profité, qui ont exagéré, qui chassent l'habitant pour faire des super marges en détournant Airbnb de son projet.

Là ou les résidences secondaires posent un vrai problème, c'est à Paris, où il y a 150.000 résidences secondaires à peu près, et ce sont des appartements qui étaient déjà là. A Paris, les 150.000 résidences secondaires, là, vous chassez l'habitant. A Amsterdam, je crois qu'ils ont interdit les résidences secondaires dans la ville. Moi, ma position, c'est de dire à Paris, il faut remettre en question les résidences secondaires, qu'on les interdise, pour que les gens puissent se loger décemment.


Booking élargit son offre de locations saisonnières avec Clévacances

Tourmag – Le 28 juillet 2022

https://www.tourmag.com/Booking-com-elargit-son-offre-de-locations-saisonnieres-avec-CleVacances_a114932.html

Alors que les appartements et autres hébergements indépendants continuent de séduire les voyageurs, Booking.com enrichit son offre en s'associant avec Clévacances.

Depuis le 20 juillet 2022, l’ensemble des hébergements proposés par Clévacances sont disponibles à la réservation sur la plateforme qui comptabilise désormais plus de 6,6 millions d’hébergements alternatifs au sein de 30 catégories (maisons, appartements, gîtes et logements uniques).

'Les réservations d’hébergements indépendants représentent 31% de l’ensemble des nuitées réservées sur Booking.com (au 1er trimestre 2022).

Notre partenariat avec le label CléVacances est une étape importante qui permet de répondre aux besoins de nos clients avec une marque de confiance pour leur offrir un plus large choix tout en garantissant leur sécurité, leur confiance et le niveau de services
', a déclaré Malena Gufflet, directrice générale France de Booking.com, dans un communiqué.

'Notre label est entré dans l'ère de la connectivité et de la distribution. Clévacances et Booking.com scellent ce partenariat afin de promouvoir une offre d’hébergements labellisés et un tourisme authentique à dimension humaine, en France comme à l’étranger', a commenté, pour sa part, Christian Biancaniello, Président de CléVacances.

L'actu de juin 2022 : La législation des meublés se durçit

Meublés de tourisme : au Pays basque, la compensation retoquée

La Gazette des communes – Le 9 juin 2022 - Lien vers l’article

https://www.lagazettedescommunes.com/810356/meubles-de-tourisme-au-pays-basque-la-compensation-retoquee/

Dans la communauté d’agglomération du Pays basque, la transformation d’un local en habitation à l’année doit contre­­balancer la mise sur le marché d’un meublé de tourisme depuis le 1er juin. Mais dans une ordonnance du 3 juin, les juges des référés du tribunal administratif de Pau a suspendu ce nouveau régime d’autorisation de changement d’usage de locaux d’habitation pour les locations meublées de courtes durées.

[CA du Pays basque (Pyrénées-Atlantiques) 158 communes • 312 300 hab.] La communauté d’agglomération du Pays basque est la première intercommunalité à mettre en place le système strict de la « compensation » pour les meublés de tourisme. Jusque-là, seules des métropoles s’étaient lancées : Paris­, Bordeaux­ et Nice. Le règlement adopté le 5 mars, mais attaqué devant le tribunal administratif de Pau, s’appli­que aux 24 communes de la zone tendue. Le principe : une résidence principale peut être louée en meublé touristique au maximum 120 jours par an ; au-delà, son propriétaire devra proposer, à partir de juin, la compensation. Quant aux propriétaires de résidences secondaires, il leur faudra instituer cette compensation dès la ­première nuitée.

Cependant, les juges des référés du tribunal administratif de Pau, dans une ordonnance du 3 juin, ont suspendu ce règlement. Le tribunal a relevé que les modalités de la compensation prévues sont particulièrement restrictives, rendant cette obligation difficilement accessible et entrainant une méconnaissance du principe de proportionnalité. Les juges ont aussi considéré que ce règlement impose aux personnes morales qui exercent leur activité dans le secteur de la location de courtes durées de meublés de tourisme de se soumettre, dès le 1er juin, à un régime très strict d’autorisation, sans être assorti de mesures transitoires : cela méconnaît le principe de sécurité juridique. La condition d’urgence est remplie aussi : les requérants, acteurs du secteur, ont démontré l’atteinte grave et immédiate que la délibération en litige porte à leurs intérêts.

Le 7 juin, la communauté d’agglomération a réagi en annonçant son intention de se pourvoir devant le Conseil d’Etat.

Méthode drastique

Le règlement intercommunal prévoit qu’en demandant à la mairie le changement d’usage de son logement pour en faire un meublé de tourisme, le propriétaire devra proposer en contrepartie un local – bureau, commerce, garage… – qu’il a transformé en habitation à l’année. Ce système permet de « reconstituer la “perte” d’un logement par la création d’un autre », indique la délibération adoptée début mars, et ce, sans puiser dans le parc disponible. De plus, « le logement mis sur le marché de la location à l’année doit avoir la même surface et être situé dans la même commune que le meublé de tourisme, précise Marie-Hélène Hourquet­, directrice de l’habi­tat de l’interco. Ces règles s’appliquent aux personnes physiques comme morales, notamment les sociétés civiles immobilières ».

Pour les résidences secondai­res, la compensation se met en place dès la première nuitée. La méthode est drastique car seuls les professionnels de l’immo­bilier ou les multipropriétaires pourront « créer » un nouveau logement en contrepartie. Mais les élus du Pays basque ont voulu frapper fort. Et pour cause : les locations de meublés de tourisme ont fait un bond de 130 % entre 2016 et 2020. Et la population locale a de plus en plus de mal à trouver des logements accessibles à l’année.

Contrôle nécessaire

Toutefois, des dérogations sont accordées dans deux cas. D’une part, afin de faciliter le logement des étudiants, il est possible de louer son bien à un étudiant pendant neuf mois, puis en meublé touristique pendant trois mois en été. D’autre part, le règlement autorise la conversion d’un local en meublé de tourisme si celui-ci se situe dans la résidence principale du propriétaire. En effet, ces locaux ne sont pas adaptés à la location à l’année (accès non différenciés, charges non individualisées…).

Pour définir ce règlement, « une dizaine de réunions ont été organisées sur une période de un an entre élus et agents des 24 communes concernées », relate Roland Hirigoyen, vice-président chargé de l’habitat, du logement et de la politique de la ville.

La réglementation est pour le moment suspendue, dans l’attente d’un jugement sur le fond. Et reste un grand chantier à entreprendre pour ­assurer la réussite de la mesure, si elle est in fin validée : le contrôle. Celui-ci visera à vérifier que les logements en location de courte durée ont bien obtenu le changement d’usage et rempli les conditions demandées. « Il faut pour cela des moyens humains. Afin de mettre en place un contrôle efficace, nous envisageons un service mutualisé au niveau de l’agglomération », ajoute Roland­ ­Hirigoyen.

Focus

Une mesure polémique

La compensation des meublés de tourisme déplaît à certains édiles du Pays basque. Pour le maire d’Hendaye, cité par « Sud-Ouest », cette mesure pourrait porter atteinte à l’économie locale et aux ménages ayant acheté un bien pour compléter leurs revenus. A l’opposé, un maire d’une commune située à l’arrière du ­littoral, en zone non tendue, souhaite pouvoir adopter le règlement – il doit demander une dérogation au préfet. Les effets du dispositif pourront être évalués d’ici deux ans. « Selon nos projections, le règlement est susceptible de concerner 11 000 résidences secondai­res, soit 6,5 % du parc global de logements au Pays basque, évalue Marie-Hélène­ Hourquet­, la directrice de l’habitat. L’idée est qu’une partie soit remise sur le marché de la location classique. » A ­Bordeaux, la compensation a entraîné une forte réduction du nombre d’annonces de meublés de tourisme : 4 000 d’entre elles ont disparu.


Cap Corse : 11 communes s’organisent pour contrôler le nombre de locations saisonnières

France 3 Régions – Le 7 juin 2022 – Lien vers l’article

https://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/cap-corse-11-communes-s-organisent-pour-limiter-le-nombre-de-locations-saisonnieres-2555964.html

Pour faire face au développement des locations meublées proposées sur des plateformes dédiées, le préfet de Haute-Corse a pris 11 arrêtés visant à réguler la conversion des logements en meublés touristiques dans le Cap Corse. Anne-Laure Santucci, maire de Luri, explique ce dispositif et ses objectifs à France 3 Corse ViaStella.

Barrettali, Cagnanu, Canari, Ogliastru, Olmeta di Capicorsu, Luri, Morsiglia, Nonza, Petracurbara, Pino, Siscu. Ces 11 communes du Cap Corse ont chacune obtenu un arrêté préfectoral autorisant les changements d'usage des locaux d'habitation.

Ce dispositif permet ainsi à ces municipalités de pouvoir réguler la conversion des logements en meublés touristiques. Un dispositif d'ores et déjà utilisé à Paris où un changement d'affectation n'est possible que si le propriétaire compense cette conversion en transformant en locaux à usage d'habitation des locaux commerciaux d'une superficie jusqu'à trois fois plus importante que celle du logement considéré.

Selon les estimations de la communauté de communes du Cap Corse, regroupant 18 villages, ces offres représentent actuellement 70 % du parc locatif. Anne-Laure Santucci, maire de Luri, répond aux questions de France 3 Corse.

  • Comment s'est organisée la réflexion de ces 11 communes autour de ce dispositif ?

En analysant les données à notre disposition, nous nous sommes rendu compte qu'il y avait des trous dans la raquette entre le nombre de locations saisonnières présentes sur nos communes et la somme des taxes de séjour reversée. Il faut savoir que cette taxe de séjour est intégralement reversée à l'office de tourisme de l'intercommunalité afin de faire la promotion d'autres offres locatives.

Avec les plateformes dédiées, tout est déclaratif et nous nous sommes interrogés sur les réponses à apporter. Afin de percevoir des financements à hauteur de la location, nous avons opté pour la régulation. Nous nous sommes rapprochés d'un avocat spécialisé qui nous a informé des outils existants et qui nous a proposé l'instauration de la procédure d'autorisation préalable de changement d'usage des locaux destinés à l'habitation prévue aux articles L.631-7 et suivants du Code de la construction et de l'habitation. Puis nous avons déposé notre demande au préfet de Haute-Corse qui, au vu de la taille des communes concernées, est l'autorisation administrative en la matière et qui a tout de suite compris.

Quelles compensations comptez-vous instaurer et quels types de locations sont visés par ces arrêtés préfectoraux ?

Ces arrêtés permettent à ceux qui voudraient changer d'usage des locaux d'habitation, après autorisation de la commune, d'obtenir un numéro déclaratif. Ce numéro sera ensuite renseigné directement par le loueur sur les plateformes et la taxe de séjour sera automatiquement payée. Cela permettra aussi à chaque commune de maîtriser les changements et donc l'offre de locations meublées.

Le Cap Corse bénéficie d'une activité touristique attractive grâce à sa localisation privilégiée, mais aussi parce qu'il est situé dans l'aire d'attraction de Bastia. C'est une zone sauvage et l'on voit aussi une sorte de flux migratoire des gens du sud de la Corse ce qui contribue aussi à l'attractivité du territoire. Le but n'est pas de stigmatiser les locations meublées, mais nous souhaitons aussi favoriser d'autres offres comme les hôtels, les campings ou encore les gîtes. Lorsque quelqu'un loue ce type d'hébergement, la taxe de séjour est directement payée et face aux offres déclaratives, on peut parler de concurrence déloyale.

Comment allez-vous organiser les contrôles ?

Avec ces numéros déclaratifs, nous aurons une liste des locations meublées et ce sera la communauté de communes qui contrôlera. Et si nous nous apercevons que le nombre de ces locations devient incontrôlable, nous réfléchissons à une seconde mesure.

Elle est inspirée de ce qui est déployé dans certaines communes du Pays Basque qui font face aux mêmes problématiques que les nôtres. Elle permet de délimiter à l'intérieur même d'une commune ou d'un hameau des zones qui sont soumises à des zones de tensions. Dans ces espaces, il est parfois impossible pour les habitants de se loger à l'année, et si quelqu'un souhaite y proposer une location meublée, elle est dans l'obligation de disposer d'un logement, de surface égale, à louer à l'année. Ce projet pourrait être étendu dans le Cap Corse dans plusieurs mandatures.

Il faut garder en tête que nous ne visons pas, par exemple, un couple de personnes âgées qui pour arrondir ses fins de mois loue un studio durant un ou deux mois. Nous visons plus les gens qui en font un véritable business. Ceux qui peuvent acheter une dizaine d'appartements dans un immeuble et n'en faire que du locatif meublé.

Espérez-vous donner l'exemple à d'autres communes ou intercommunalités insulaires ?

Nous avons l'impression d'être innovants dans ce domaine. La problématique que nous rencontrons est la même dans tous les territoires touristiques. Nous sommes confrontés à une non-régulation de ces plateformes au niveau international et on ne peut pas participer à cette expansion. Il ne me semble pas que ce dispositif soit déployé ailleurs en Corse et si nous pouvons servir d'exemple c'est très bien. 


AirBnB rend obligatoire l’enregistrement

La Dépêche – Le 4 juin 2022 – Lien vers l’article

https://www-ladepeche-fr.cdn.ampproject.org/c/s/www.ladepeche.fr/amp/2022/06/04/airbnb-rend-obligatoire-lenregistrement-10337734.php 

Airbnb a annoncé la mise en place de l’enregistrement obligatoire dans neuf nouvelles villes en France dont Albi.

Désormais, les hôtes ne pourront plus louer de logements entiers pour des séjours de courte durée tant qu’ils n’auront pas affiché le numéro d’enregistrement obtenu en mairie sur leur annonce. Les hôtes peuvent l’obtenir en suivant quelques étapes simples et gratuites sur le site web des municipalités.

Airbnb fournit également à ces municipalités des ressources supplémentaires pour leur permettre de contrôler efficacement le respect des réglementations locales tout en continuant à bénéficier de l’impact économique positif généré par le tourisme. Les municipalités auront accès au portail des territoires, une ressource innovante développée par Airbnb, qui fournit aux collectivités locales des outils adaptés au contrôle du numéro d’enregistrement et des données afin de mieux appréhender les tendances de voyage au niveau local.

Ces actions concrètes marquent une nouvelle étape des engagements d’Airbnb pour un tourisme responsable, destinés à soutenir la réglementation de la location de courte durée et à favoriser les voyages responsables au cœur de la reprise économique en France. A date, l’enregistrement obligatoire est effectif dans une quarantaine de villes, comme Paris, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Biarritz et Bayonne. Il continuera à être déployé dans de nouvelles villes durant les prochains mois.

Pour rappel, en parallèle, Airbnb collecte automatiquement la taxe de séjour dans 29 000 communes françaises depuis 2018 – y compris avant la mise en place de l’enregistrement – et leur reverse les montants correspondants deux fois par an, avec des données détaillées sur l’activité des hôtes.


En piqure de rappel, voici un article sur la déclaration des revenus issus de la location meublée touristique :

https://reassurez-moi.fr/guide/impots/airbnb

L'actu de mai 2022 : Une excellente saison contrebalancée par un recrutement compliqué
Meublés de tourisme classés – Chiffres clefs 2021

ADN Tourisme – Le 28 avril 2022 – Lien vers l’article

https://www.adn-tourisme.fr/meubles-classes-2021/ 

Lien vers le bilan au format PDF : https://drive.google.com/file/d/1TOOcVxIZ_rI6ObrxVCPSnaiLjWcUo4yC/view

Chaque année, ADN Tourisme dresse un état lieu des meublés classés sur les territoires grâce aux données transmises par les organismes de contrôle sur la plateforme CLASS.

Dans le cadre de sa mission d’accompagnement de l’activité de classement des meublés de tourisme, ADN Tourisme met à disposition des CDT/ADT la plateforme « Class » qui permet de répondre à l’obligation réglementaire de transmission de la liste des meublés classés.

Chaque année, l’analyse du contenu de cette base permet à ADN Tourisme, d’éditer un document spécifique « les chiffres-clés des meublés de tourisme », qui permet d’observer de manière assez fine le parc des meublés de tourisme à l’échelle nationale.

-  167 000 meublés de tourisme classés sont comptabilisés au 31 décembre 2021, ce qui représente un total de 815 900 lits.

-  Entre 2020 et 2021, le parc global progresse de +18%, en forte hausse au regard de l’évolution de +4% constatée entre les années 2019 et 2020.

-  Plus de 3 meublés sur 4 sont classés en catégories 2 et 3 étoiles.

-  39% des meublés ont une capacité de 3 ou 4 personnes.

-  La capacité d’accueil moyenne est de 4,9 personnes.

-  En moyenne, chaque département compte 1 686 meublés, avec de fortes disparités territoriales (de 15 100 meublés en Savoie à une vingtaine en Guyane).

Tourisme : 2022 s’annonce comme une année de « belle reprise »

Banque des territoires - Le 16 avril 2022 – Lien vers l’article

https://www.banquedesterritoires.fr/tourisme-2022-sannonce-comme-une-annee-de-belle-reprise

Jean-Baptiste Lemoyne, ministre délégué chargé du tourisme, tire un bilan positif de la saison de ski 2021-2022 et envisage positivement la fréquentation touristique de l’été prochain sous l’impulsion de la clientèle française mais aussi grâce aux retours de certains touristes étrangers. Dans le cadre de cette reprise, les difficultés de recrutement se font d’autant plus sentir

Deux ans après le début de la crise sanitaire et les restrictions de déplacement qui en ont découlé dans le monde entier, et en France en particulier, Jean-Baptiste Lemoyne, ministre délégué chargé du tourisme, a estimé mardi 26 avril lors d'une conférence de presse que le secteur du tourisme connaissait une 'belle reprise'. Amené à s'exprimer sur la conjoncture de ce début d'année 2022, il a salué tant les bons résultats de la saison hivernale que les heureuses perspectives pour le printemps et l'été.

'La saison de ski a été excellente, a déclaré le ministre, malgré un démarrage sans les Britanniques qui sont massivement revenus dès le 15 janvier. Nous sommes en croissance sur pratiquement tous les massifs avec des chiffres d'occupation record pour certains.' Jean-Baptiste Lemoyne a détaillé ces hausses de fréquentation : +10% dans les Pyrénées ou encore +20% dans les stations iséroises par rapport à 2019. Se dessine désormais la perspective d'un retour de la France à la première place des destinations de sports d'hiver alors qu'elle était devancée ces dernières années par les États-Unis et l'Autriche.

La montagne, une destination privilégiée

Ces chiffres du ministère sont confirmés par les acteurs du secteur. Toujours ce 26 avril, l'Observatoire national des stations de montagne (ONSM) estimait dans un prébilan de la saison que les stations de ski avaient bénéficié d'un 'retour à la normale porté par les vacanciers français'. Le taux d'occupation des lits s'établit pour la saison en cours à 69%, contre 70% pour 2019-2020. Selon un communiqué de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), 'la montagne reste malgré tout une destination privilégiée pour un quart des Français'. Les élus notent encore que 'le critère environnemental commence également à s’imposer comme un facteur de choix de la destination touristique'. L'ANMSM fait même état de projections 'encourageantes' pour la saison 2022-2023 puisque les intentions de départ des Français pour la montagne sont en forte hausse pour atteindre potentiellement 35% de part de marché.

Plus près de nous, les résultats du week-end de Pâques ont été jugés 'très satisfaisants' par Jean-Baptiste Lemoyne. Et cette reprise s'observe y compris dans les grandes villes, des territoires qui, selon le ministre, 'ont longtemps été plus pénalisés que les autres et où il existait une difficulté à faire revenir une clientèle internationale'. Paris a par exemple connu un taux d'occupation hôtelière de 91,7% durant le week-end de Pâques, soit +3,7 points par rapport à la même période en 2019. Ce phénomène se conjugue avec le retour d'une clientèle étrangère 'long courrier' en provenance, notamment, des États-Unis et du Canada, une hausse de l'occupation des hôtels 5 étoiles et des prix moyens en augmentation de 30%. 'L'Île-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur tirent ces moyennes vers le haut', a encore commenté Jean-Baptiste Lemoyne.

Un été « très très dynamique »

Les prévisions pour l'été prochain ne sont pas en reste. Pour l'hôtellerie de plein-air, on s'achemine vers une 'très, très belle saison', avec +24% de réservations à ce jour par rapport à 2019 et +30% si l'on prend le chiffre d'affaires prévisionnel. Des taux 'aussi impressionnants' sont également enregistrés pour l'hôtellerie. Le secteur aérien reprend lui aussi 'des couleurs', selon Jean-Baptiste Lemoyne qui, citant la Fnam (Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers), annonce que l'on retrouvera 100% du niveau de 2019 sur les courts et moyens courriers, tandis que les longs courriers devraient se situer à 85-90% par rapport à l'avant-crise sanitaire, 'car les trajets vers l'Asie demeurent encore pénalisés et qu'il existe dans ces pays des politiques 'zéro Covid' très contraignantes pour la mobilité'. Du côté des entreprises du voyage, la situation n'est toutefois pas encore rétablie puisque l'on reste à -15% d'activité par rapport à 2019, les voyages d'affaires demeurant les plus pénalisés.

Si la France est plébiscitée par les Américains, les Belges, les Italiens ou les Espagnols, qui en font leur première destination étrangère, le ministre délégué au tourisme s'est félicité que 'les Français [soient] une exception européenne dans le sens où ils sont une majorité (60%) à envisager de rester dans leur pays de résidence, et la saison d'été peut être très, très dynamique'.

En termes de destinations, près de 50% des prévisions de départ concernent le littoral. Les destinations urbaines retrouvent la deuxième position (29% des intentions de voyages) devant les territoires ruraux et de montagne qui avaient séduit les Français au plus fort de la pandémie, en 2020 et 2021. On observe enfin une 'augmentation du goût pour l'itinérance', a noté le ministre délégué au tourisme : 22% des Français envisagent ce mode de vacances (+7%).

Postes à pourvoir

Mais cet engouement ne sera pas sans poser quelques difficultés. 'Il va falloir se préparer à faire face', a prévenu Jean-Baptiste Lemoyne en pointant la 'dimension recrutement'. Selon le baromètre BMO (besoins en main-d'œuvre) de Pôle emploi, il y aurait en effet 360.000 postes à pourvoir dans le secteur HCR (hôtellerie, cafés, restaurants).

En guise de solutions, le ministre a d'abord évoqué les 'éléments travaillés par les partenaires sociaux eux-mêmes, comme l'accord de revalorisation des grilles [salariales] qui peut atteindre jusqu'à 16% et peut participer à l'attractivité des métiers'. Mais au-delà de la rémunération, il s'agit également de trouver de 'nouveaux équilibres en termes d'organisation du travail'. Comprenez : aménager des horaires qui conviennent mieux aux salariés du secteur.

De son côté, le gouvernement met en place une campagne de promotion des métiers du tourisme dotée de 9 millions d'euros sur le modèle de ce qu'a fait l'armée 'avec une campagne très impactante', a reconnu Jean-Baptiste Lemoyne. Par ailleurs, en partenariat avec l'Institut français du tourisme, la plateforme monemploitourisme.fr vise à rapprocher l'offre et la demande dans le secteur. 'Elle est très utile à la préparation de la saison estivale', a conclu le ministre délégué.


Au Mont-Saint Michel, des touristes mais pas assez de saisonniers

France 3 Région- Le 15 avril 2022 – Lien vers l’article

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/manche/au-mont-saint-michel-des-touristes-mais-pas-assez-de-saisonniers-au-2525844.html

Avec les vacances de Pâques et une météo estivale, c'est la grosse affluence au Mont-Saint-Michel. Sauf que restaurateurs et hôteliers peinent à trouver du personnel pour renforcer leurs équipes. Près de 300 postes sont à pourvoir.

Il y a des images qui ne trompent pas. Voir cette Grande rue noire de monde, où les touristes flânent entre les magasins de souvenirs et les restaurants. Voir ce flot continu sur les longs escaliers menant à la merveille... Fini la quiétude monacale pour le Mont-Saint-Michel, la saison a commencé, la période de l'année où vient la très grande majorité des 2,5 millions des visiteurs annuels !

Les 25 restaurants de ce site si prisé sont vite pris d'assaut, mais les files d'attente risquent de s'allonger encore plus que d'habitude, car en cuisine comme dans les salles ou à la vente, les employés manquent. A la crêperie du chapeau rouge par exemple, la responsable a dû fermer une salle de son restaurant et adapter ses horaires. 'Je fais ce que je peux, je commence le matin vers 8h jusqu'à 17h, le temps ensuite de refaire la mise en place, le ménage', détaille Nadine Payen. 'Je ferme une journée par semaine.'

Des annonces et des jobs-dating sans succès

Depuis mi-mars, les annonces se sont multipliées sur internet pour trouver plus de 300 personnes. Des commis de cuisine, réceptionnistes, agents d’entretien, barman ou encore conseillers de ventes. Mais rien n'y fait, c'est la pénurie de main d'œuvre. Le job-dating organisé n'a attiré que 50 candidats !

'Dans l'ancien monde, on postait des annonces sur internet et les gens nous contactaient. Aujourd'hui, c'est nous qui allons les chercher', témoigne Léo Vannier, directeur général du groupe la Mère Poulard. 34 postes sur 120 sont encore à pourvoir pour les vacances dans ses différents établissements. 'On a notre carnet d'adresse, et on les connait ces jeunes-là, donc c'est à nous d'aller les chercher sur le terrain.' 

Sauf que visiblement, le métier a de plus en plus de mal à séduire. 'On n'a pas beaucoup de temps pour nous, les salaires sont assez bas, on n'a pas nos week-ends, pas les jours fériés', témoigne Kilian Campan qui vient d'accepter pourtant un CDD de huit mois dans un hôtel du rocher.

En plus, l'hébergement est souvent un casse-tête pour les saisonniers, d'abord par manque de biens, mais aussi car les prix pratiqués sont inaccessibles pour de jeunes travailleurs. 'Il n'est pas simple de se loger sur place ou à proximité directe', admet Hervé Bijon, directeur du développement à l'établissement public national du Mont-Saint-Michel. 'L'objectif c'est qu'à l'avenir on ait des solutions plus appropriées pour accueillir ces salariés saisonniers.' Une étude est actuellement en cours dans les communes alentour pour augmenter les capacités d'accueil et faciliter le transport des employés sur le Mont.

Les saisonniers, en position de force ?

Même l'office de tourisme est en difficulté de recrutement, alors qu'on imagine que les horaires y sont plus classiques. Avant le très attendu week-end de Pâques, deux postes sont encore à pourvoir. 'On s'en sort un peu mieux que les autres, mais ça été extrêmement laborieux, on a reçu beaucoup moins de candidatures que les autres années', admet Noëmie Monpays, directrice adjointe de l'office de tourisme Mont-Saint-Michel. 

Ironie de l'histoire, ce sont les emplois les moins précaires qui sont le plus dur à pourvoir, ceux de six mois pour couvrir l'ensemble de la saison. Cette semaine, elle a trouvé quelqu'un et s'estime 'chanceuse', même si ce nouveau salarié ne commencera vraiment que le 1er mai. 'On a reçu un CV, fait un entretien... Coup de chance, la personne était super et voulait bien venir travailler pour nous.'

Des webinaires pour essayer de comprendre cette situation de crise

Les professionnels locaux du tourisme discutent évidemment entre eux de cette situation inédite, et plusieurs explications semblent se dessiner.

D'abord, le confinement semble avoir fait bifurquer de voies nombre de saisonniers. 'Travailler dans le tourisme, c'est un métier passion, clairement', souligne Noëmie Monpays. 'Des personnes qui étaient au chômage à cause du Covid ont changé de métier, et finalement trouvé un confort de vie familial, des horaires de bureau...'

Et elle ne nie pas que oui, 'on paye les 30 dernières années de très mauvaises conditions de travail'. Certains ont su évoluer, mais pas tous. Et le secteur n'a pas bonne réputation aujourd'hui : 'des salaires pas assez valorisés, des heures supplémentaires par toujours bien payées, des coupures trop importantes dans la journée pour faire faire aux salariés les deux services de repas, en 11h-15h et 18h-22h. Ça change, il faut que ça change !'

Enfin, avant, beaucoup d'étudiants de l'enseignement supérieur finissaient leurs études tôt, mais le Covid a reporté des stages longues durées qui ne sont aujourd'hui pas encore finis. 'On a tenté de contacter nos habitués, mais ils nous répondent qu'ils ne sont pas encore libre, pas avant le 1er juillet...'

Autant de raisons qui provoquent cette situation jamais vue dans la Baie du Mont-saint-Michel, un lieu pourtant habitué à jouer avec les saisons avec 2.200 emplois touristiques en moyenne annuelle, et plus de 3.000 sur juillet et août.


Meublés de tourisme classés – Chiffres clefs 2021

ADN Tourisme – Le 28 avril 2022 – Lien vers l’article

https://www.adn-tourisme.fr/meubles-classes-2021/ 

Lien vers le bilan au format PDF : https://drive.google.com/file/d/1TOOcVxIZ_rI6ObrxVCPSnaiLjWcUo4yC/view

Chaque année, ADN Tourisme dresse un état lieu des meublés classés sur les territoires grâce aux données transmises par les organismes de contrôle sur la plateforme CLASS.

Dans le cadre de sa mission d’accompagnement de l’activité de classement des meublés de tourisme, ADN Tourisme met à disposition des CDT/ADT la plateforme « Class » qui permet de répondre à l’obligation réglementaire de transmission de la liste des meublés classés.

Chaque année, l’analyse du contenu de cette base permet à ADN Tourisme, d’éditer un document spécifique « les chiffres-clés des meublés de tourisme », qui permet d’observer de manière assez fine le parc des meublés de tourisme à l’échelle nationale.

-  167 000 meublés de tourisme classés sont comptabilisés au 31 décembre 2021, ce qui représente un total de 815 900 lits.

-  Entre 2020 et 2021, le parc global progresse de +18%, en forte hausse au regard de l’évolution de +4% constatée entre les années 2019 et 2020.

-  Plus de 3 meublés sur 4 sont classés en catégories 2 et 3 étoiles.

-  39% des meublés ont une capacité de 3 ou 4 personnes.

-  La capacité d’accueil moyenne est de 4,9 personnes.

-  En moyenne, chaque département compte 1 686 meublés, avec de fortes disparités territoriales (de 15 100 meublés en Savoie à une vingtaine en Guyane).

L'actu d'avril 2022 : Bilan de l'hiver et prévisions

Vacances d’avril 2022 : un bilan positif, notamment en montagne

ADN-Tourisme.fr – Le 16 mars 2022

https://www.adn-tourisme.fr/vacances-dhiver-2022-un-bilan-positif-notamment-en-montagne/ 

Grâce à une enquête auprès de ses adhérents, ADN Tourisme dresse un premier bilan des vacances d’hiver 2022 : 68% des répondants estiment que la fréquentation est en progression au regard de la même période l’an dernier. Cette proportion monte à 95% pour les zones montagne, où certains répondants n’hésitent pas à parler de saison « historique ».​ Un bilan dans l’ensemble satisfaisant pour tous les types d’espace, mais à nuancer pour les zones rurales et littorales qui avaient, en 2021, bénéficié du report des clientèles « montagne » du fait de la fermeture des remontées mécaniques.​

Dans la continuité des observations des dernières vacances de Noël, le premier bilan de fréquentation de ces vacances d’hiver 2022 est donc positif, s’étant déroulé « comme prévu » pour 56% des répondants et même « mieux que prévu » pour 26% des répondants.​

Si la présence de la clientèle française est unanimement constatée, le retour de certaines clientèles européennes de proximité est
particulièrement remarqué sur les espaces urbains, littoraux mais surtout de montagne (belges, néerlandais, allemands et anglais sont le plus souvent cités).​

L’échantillon de zones analysé à partir de la téléphonie mobile (Flux Vision Tourisme – Orange – ADN Tourisme) confirme ces tendances : la fréquentation française des vacances d’hiver 2022 est supérieure à celle de 2021 (+21%), mais également à celle de 2020 (+7%). La fréquentation européenne est, quant à elle, en forte progression, tout en restant en retrait de l’ordre de -12% au regard des fréquentations des vacances d’hiver 2020 (qui, pour mémoire, se déroulaient juste avant les premières restrictions sanitaires).

Les zones de montagne sont les plus enthousiastes avec 95% des répondants satisfaits des fréquentations enregistrées, ceci après une saison complète de fermeture des remontées mécaniques. Une météo clémente et un bon taux d’enneigement a participé à ce bon taux de fréquentation. La clientèle française a dépassé les prévisions, voire battu des records de fréquentation sur certains secteurs. La clientèle étrangère reste en revanche toujours en retrait, même si le retour des européens de proximité est remarqué.​

72% des destinations urbaines annoncent une fréquentation en hausse au regard des vacances d’hiver 2021, mais toujours en retrait au regard des résultats 2020 pour 63% des répondants. Le retour des clientèles étrangères est également remarqué.​

Les destinations littorales sont les plus mitigées quant au déroulé de cette période, « en baisse » ou « en stabilité » pour la majorité des répondants (54%).​

Dans les espaces ruraux, on note une certaine déception, avec une fréquentation « moins bien que prévue » pour 1 répondant sur 4. Cette déception est toutefois à nuancer car néanmoins conforme aux attentes de 58% d’entre eux. Ces espaces, qui avaient bénéficié du report des clientèles de montagne l’an dernier, apparaissent comme ceux qui ont le plus de mal à retrouver leur niveau « d’avant » (pour 67% des répondants).


Printemps 2022 : L’envie de vacances en France est forte pour les français et les clientèles internationales en dépit du contexte sanitaire et géopolitique.

ADN-Tourisme.fr – Le 6 avril 2022

https://adn-tourisme.fr/depart-en-vacances-printemps-2022/ 

Pour la première fois, ADN Tourisme (avec les 13 CRT métropolitains) et Atout France dressent un état des lieux du désir de vacances en France pour les clientèles françaises et internationales pour ce printemps 2022.

Alors que 70% des Français ont ainsi prévu de partir entre avril et juin 2022, l’Hexagone est également la destination européenne privilégiée pour les clientèles américaine, belge, italienne et espagnole. L’attractivité de la destination France pour les clientèles internationales se confirme, avec une hausse en moyenne de 15 à 20 points des intentions de voyage dans les prochains mois et des taux de réservation en avance.

Ni le contexte sanitaire, ni la situation géopolitique, ni même la tenue des élections ne semblent entraver les envies d’évasion au printemps… mais également à l’été.

Plus de 10 jours de vacances ce printemps pour les français !

Contraints pendant près de deux ans à limiter leurs déplacements, les Français ont des envies de liberté. Ils sont ainsi 70 % à avoir d’ores et déjà prévu de réaliser un ou plusieurs séjours hors de leur domicile entre avril et juin 2022, période au cours de laquelle plusieurs possibilités d’évasion existent : week-end de Pâques, vacances de printemps, pont de l’Ascension et/ou de la Pentecôte.

Les vacances de printemps recueillent pour l’heure le maximum de suffrages, la moitié des partants prévoyant de voyager au cours de cette période, et presque autant lors du week-end de Pâques. Ces partants réaliseront en moyenne 2,2 séjours et passeront au total près de 10,6 jours hors de chez eux sur cette période de 3 mois. En termes de mode d’hébergement, 29% des séjours devraient avoir lieu en hôtellerie, 23% chez des parents ou amis, 16% en location meublée et 9% en camping.

Les séjours urbains et à l’étranger attirent de nouveau

Si le littoral et la campagne restent les espaces privilégiés pour ces pauses printanières (respectivement 35% et 29% des séjours prévus), le milieu urbain, boudé dans le contexte sanitaire des deux dernières années, retrouve des couleurs, et attire un quart des séjours programmés ce printemps. L’Hexagone reste une valeur sure mais 11% des séjours devraient avoir lieu à l’étranger. Pour mémoire, en mai 2021, seules 5% des intentions de départ portaient sur un séjour hors de nos frontières. Dans ces conditions, la part de marché de l’avion progresse (13%), quand celle de la voiture recule (63%) et celle du train se stabilise (14%).

1 français sur 5 ne souhaite pas partir d’ici l’été

Parmi ces 20 % de Français, les contraintes financières, liées directement ou non aux prix élevés des carburants, arrivent en tête des motifs de non-départ. Ils sont également nombreux à n’avoir ni l’envie, ni le besoin de partir ou à privilégier d’autres périodes de l’année pour leurs vacances. 18% évoquent encore le contexte sanitaire, 13% souhaitent être présents pour les élections présidentielles.

Une forte envie des clientèles internationales de sortir de leurs frontières

Sur les marchés européens et long courrier étudiés (Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne et Etats-Unis), les intentions de départ en vacances pour les 6 prochains mois sont en hausse de 15 à 20 points par rapport à l’année dernière, avec des taux s’échelonnant de 79 à 95% selon les marchés enquêtés.

Signe de cette confiance en l’avenir malgré les incertitudes, le poids des marchés domestiques est en forte baisse sur tous les marchés au profit des déplacements internationaux.

Plus spécialement sur le printemps, les intentions de voyage à l’international dans un pays européen sont élevées, avec des séjours prévus au cours des 3 prochains mois. C’est le cas notamment du marché britannique : plus des 2/3 d’entre eux envisagent un séjour d’ici le mois de juin 2022.

La France en bonne position pour bénéficier de la reprise du tourisme international

La France attire et constitue la destination N°1 en Europe pour les clientèles américaine, belge, italienne et espagnole. Son attractivité auprès des clientèles britanniques retrouve des couleurs, après la bonne dynamique observée dans les stations de montagne au premier trimestre 2022. Les destinations littorales sont, comme l’année dernière, très recherchées, avec une belle remontée également des destinations urbaines. L’image de la France apparaît globalement très positive en Europe et aux Etats-Unis.

En termes de freins aux projets de séjours en France, le contexte géopolitique actuel est en tête des craintes exprimées par les différents marchés européens, reléguant, par la même occasion, celle d’une reprise épidémique, au 3ème rang des préoccupations. Le marché américain semble à ce stade moins impacté par la guerre en Ukraine. Il est également à noter que la variable économique, liée à la forte inflation actuelle, se classe d’ores et déjà au 2ème rang des craintes exprimées.

Quels projets pour les Français cet été ?

Là encore, les Français veulent renouer avec la normale. En mai 2021, 72% des Français prévoyaient de partir à l’été. Fin mars 2022, ils sont déjà 71% à avoir des projets pour les vacances estivales, même si parmi eux un tiers ne sait pas encore à quoi elles ressembleront. Dans tous les cas, ils sont moins nombreux que l’an passé à rechercher des destinations françaises ou des espaces moins fréquentés et à être vigilants quant aux conditions sanitaires ou d’annulation. En revanche, 68% signalent que leur budget sera réduit compte tenu de l’inflation et 42% attendent de voir l’évolution du conflit ukrainien pour réserver.


Dans le Gard, les étrangers redonnent le sourire aux professionnels du tourisme

Le Monde – Le 13 avril 2022

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/04/13/dans-le-gard-les-etrangers-redonnent-le-sourire-aux-professionnels-du-tourisme_6122024_3234.html

Après deux ans d’absence, les Allemands, les Belges et les Suisses ont repris leur quartier de printemps dans la région d’Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi.

« Ça fait du bien d’entendre parler étranger à cette période de l’année ! » A Aigues-Mortes (Gard), à quelques kilomètres de la Méditerranée, ce restaurateur se remet à parler l’anglais avec satisfaction. Au pied des remparts de la cité de Saint-Louis, l’avant-saison redonne le sourire aux professionnels du tourisme. Après deux printemps blancs pour cause de pandémie, le retour des vacanciers venus d’Europe du Nord se constate jusqu’à Port Camargue, le plus grand port de plaisance d’Europe.

« Les Allemands, les Belges et les Suisses ont retrouvé leurs habitudes d’avant la pandémie, explique Stéphan Baptiste, membre du groupement des hôteliers du Grau-du-Roi, la seule commune gardoise située en bord de mer. C’est assez réconfortant pour nous. Ils ont un bon pouvoir d’achat et font vivre la station hors période estivale. On a une hausse d’environ 50 % du nombre de clients étrangers en quelques semaines. » Cet optimisme se nourrit aussi par des réservations qui annoncent un bel été. « C’est une clientèle qui s’engage, poursuit l’hôtelier. Les familles nous réservent des séjours longue durée avec des formules non annulables et non remboursables. »

« Venir en période creuse »

Dans le département du Gard, le tourisme représente 13 % du PIB. Si les deux dernières saisons estivales « ont été très bonnes sur le littoral », reconnaît Stéphanie Aillet, directrice de l’office du tourisme au Grau-du-Roi, la station balnéaire a bien souffert du contexte sanitaire, amputant les retombées de l’avant et de l’après-saison, qui attirent d’habitude une clientèle de retraités. La baisse de la clientèle étrangère était estimée à 40 % en 2020 et 2021.

« Ici, historiquement, nous avons une grande clientèle allemande », explique Jean-Marc Groul, directeur fondateur de l’aquarium marin Seaquarium, ouvert depuis 1989. « Ces deux dernières années, les Suisses et les Belges ont fait de la résistance et venaient encore. On s’est habitués, hors saison estivale, à n’entendre parler que le français. C’est vrai que, depuis plusieurs semaines, les Allemands mais aussi les Néerlandais sont de retour. »

« Les réservations se font à la dernière minute, quasiment toute l’année. La pandémie a renforcé ce phénomène de courts séjours » Stéphanie Aillet, directrice de l’office du tourisme au Grau-du-Roi

Dans la cité médiévale voisine d’Aigues-Mortes, le petit train embarque pour vingt minutes de promenade les familles belges et leurs jeunes enfants, des retraités allemands, aussi. Boris et Amber expliquent « avoir regardé le calendrier des vacances françaises et allemandes pour venir en période creuse ». « C’est tout nouveau ! explique-t-on à l’office du tourisme. Les touristes étrangers reviennent tout juste. »

Quartier Port du Roy, une marina apparue dans les années 1990 entre Aigues-Mortes et le Grau-du Roi-et largement commercialisée à l’époque à Londres, les propriétaires anglais n’étaient pas revenus au mois de mars depuis 2019, tels Ben Singh et son épouse. « C’est la période que je préfère, raconte celui qui vit en périphérie de Bristol, mais qui s’installe au bord de l’eau plusieurs semaines par an, jusqu’à début juillet. Il y a moins de monde à cette période de l’année, le soleil est moins fort. Ça nous avait manqué ! »

« Se faire plaisir »

Le retour de la clientèle européenne est facilité par les lignes aériennes. « L’aéroport de Montpellier est à vingt minutes de voiture, rappelle Stéphanie Aillet. Les lignes de Berlin, Bruxelles, Copenhague, Oslo et les Pays-Bas ont une réelle répercussion sur la fréquentation, avec une clientèle qui détient un bon pouvoir d’achat. Sans compter les Belges qui viennent en voiture… Nous sommes la plage la plus proche de l’A7 ! »

Cette tendance pourrait s’accentuer, puisque l’aéroport de Nîmes, à 40 kilomètres, développe aussi des lignes européennes à bas tarifs. La ligne Nîmes-Dublin a ouvert, le 29 mars. La responsable affirme aussi rencontrer des touristes « qui ont besoin d’être dehors, au grand air, et maintenant en toute saison. Avec les phénomènes Airbnb et Booking, les réservations se font à la dernière minute, quasiment toute l’année. La pandémie a renforcé ce phénomène de courts séjours ».

De l’autre côté du Vidourle, petit fleuve qui sépare les départements du Gard et de l’Hérault, le Casino Partouche, fermé aux printemps 2020 et 2021, constate également une nette reprise de l’activité. Cette année « ne peut être que meilleure », note Romain Almeida, même si, dans cet établissement, le public est avant tout français. « Il y a néanmoins quelques personnes venues d’Europe qu’on n’a pas forcément l’habitude de voir », note le directeur adjoint, qui constate, ces dernières semaines, « une nette hausse du panier moyen ». Auparavant établie à 45 euros, la moyenne des dépenses par client a grimpé à 65 euros, ces derniers mois. « Les gens ont envie de se faire plaisir. Il faut dire aussi que, durant deux ans, ils ont pu faire des écono

L’actu de mars 2022 : Faut-il continuer les locations du samedi au samedi ?

Dans l’actualité ce mois-ci, nous avons sélectionné quatre articles que nous avons choisi de publier en entier. Deux articles sont consacrés à la législation des meublés : le premier sur un accord entre certains sites de location et l’État pour analyser le respect des 120 jours de location par an. Le second concerne la nouvelle législation mise en place par les collectivités locales pour les meublés touristiques du Pays Basque. Les deux autres articles de fond, tirés du Monde, abordent la problématique des locations en montagne du samedi au samedi pour le premier et la question du renouveau des activités de montagnes face aux enjeux climatologiques. Bonne lecture à vous.


Le cercle vicieux des locations à la semaine pour les vacances à la montagne

Le Monde – Le 19 février 2022

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/02/19/vacances-a-la-montagne-les-locations-du-samedi-au-samedi-provoquent-d-irremediables-bouchons_6114344_3234.html

L’industrie du ski française s’est organisée autour de l’hébergement du samedi au samedi. Un concept figé, malgré la demande des clients, les embouteillages et un mauvais bilan carbone.

-  Printemps 1991. La montagne française prépare ses Jeux olympiques d’hiver, à Albertville (Savoie), et s’inquiète d’une préoccupation nouvelle : « Les embouteillages monstres sur les routes alpines », selon les mots du sénateur socialiste du Rhône Franck Sérusclat (1921-2006), qui s’en émeut dans une question écrite au gouvernement. Il les impute aux locations à la semaine, qui commencent le samedi. N’ayez crainte, répond en substance le ministre délégué au tourisme de l’époque, Jean-Michel Baylet, lequel a réuni les organisations professionnelles : « Le problème des semaines courtes, des week-ends allongés et d’un assouplissement des dates de départ et de retour a été posé. » Les professionnels de la neige ont promis, dit-il, d’assouplir les modalités de location afin d’étaler les arrivées.

-  Trente ans plus tard, le samedi 19 février, début des vacances scolaires de la région parisienne, devrait drainer plus de 35 000 véhicules sur la seule RN90, qui dessert les grandes stations de la Tarentaise. Le trafic est rouge tous les samedis, entre fin janvier et mi-mars ; beaucoup plus calme les autres jours. Bison futé arrive à la même conclusion que les habitants, qui ne sortent plus de chez eux ce jour-là : trente ans d’évolution des modes de vie n’ont pas suffi à régler l’enfer du samedi, qui semble une donnée immuable du tourisme de montagne.

-  Au téléphone, lorsqu’on mentionne le « samedi-samedi », Laurent Vanat éclate de rire. C’est parce qu’il est Suisse et que, vu de chez lui, cet enfer du samedi est un phénomène bien français. « C’est un problème monstre de votre industrie du ski ! Et c’est insoluble, figé dans le béton. » Consultant spécialisé dans le tourisme de montagne, il a fait le tour des stations du monde entier, et il le certifie : ce sixième jour est une obsession française. « Dans le Colorado, 60 % des skieurs viennent en avion, mais il en arrive tous les jours. En Suisse ou en Autriche, il y a bien davantage d’hôtels, qui sont plus flexibles que les hébergeurs français. »

Cercle vicieux et autobloquant

-  Selon Laurent Vanat, l’écosystème de la montagne a formé un « cercle vicieux, autobloquant ». Car celui qui souhaite sortir du système aura des difficultés à se loger ou même à se rendre dans les Alpes autrement qu’en voiture. La SNCF propose des liaisons entre la province et les Alpes durant les vacances scolaires de février, mais uniquement le samedi. Comme le Thalys depuis Bruxelles. Elle refuse de préciser le niveau de son offre, mais évoque « quatre à cinq fois plus de trafic le samedi que le vendredi ». Les aéroports de Grenoble et de Chambéry accueillent les deux tiers de leurs vols le samedi, et celui de Genève déborde ce même jour.

-  Les cours de ski sont également calqués sur le modèle « samedi-samedi », avec des sessions de cinq ou six jours qui commencent dimanche ou lundi. Pour des cours sur trois jours ou le week-end, prière de demander un devis personnalisé.

-  Aucune étude approfondie n’a été menée sur le sujet, pourtant identifié par tous les acteurs de la montagne. Tous conviennent que c’est la faute de l’autre. De la SNCF, qui ne mettrait pas assez de trains à disposition les autres jours. Des hébergeurs, qui veulent éviter les trous dans leurs calendriers et simplifier leur logistique. Des clients, enfermés dans leurs habitudes. Des domaines skiables, qui profitent du samedi pour mettre leur personnel au repos.

-  La Compagnie des Alpes, qui exploite la majorité des grands domaines du massif et étend son emprise sur le reste de la chaîne (distribution, hébergement, école de ski), jure vouloir s’extraire de cette « sacro-sainte semaine du samedi-samedi ». « Tout le monde se dit que ce serait bien. Mais, à un moment, il faut le faire, s’exclame son directeur général, Dominique Thillaud. Il faut lâcher un trapèze et agripper l’autre. »

Risque

-  Délégué montagne d’Atout France, l’organe national de promotion touristique, Sylvain Charlot décrit « un round d’observation qui dure depuis quarante ans ». « Toute la chaîne de l’offre doit s’activer pour bouger, et c’est difficile. Si je suis un maillon, vais-je prendre le risque de développer autre chose que le samedi-samedi ? Si les autres ne le font pas, je suis mort. »

-  Beaucoup d’observateurs s’entendent pour désigner les hébergeurs comme les principaux responsables du blocage, et notamment les résidences de tourisme, qui dominent le marché dans les stations de Savoie et de Haute-Savoie. Le leader à la montagne, Pierre & Vacances, dit s’aligner sur les attentes des clients, en imposant les arrivées le samedi. Le Club Med, autre acteur majeur, ne dit pas autre chose. Il a pourtant fait le choix d’arrivées le dimanche. Ses clients profitent ainsi de l’absence de bouchons et d’une journée de ski plus fluide le samedi.

-  Les études sur les attentes des skieurs montrent surtout une demande de souplesse. Parmi ceux arrivés le samedi par la route, sondés en 2019 par le cabinet G2A, seuls 31 % souhaitent arriver à tout prix ce jour-là. Ils sont aussi nombreux à vouloir basculer le dimanche et 41 % à préférer le vendredi. Notamment pour éviter les bouchons.

-  Quant à la durée de séjour, selon une étude d’Atout France, les amateurs de montagne privilégient un séjour de quatre jours, puis cinq jours. « L’option sept jours n’arrive qu’en 5e position, s’étonne Sylvain Charlot. L’offre n’est pas du tout en adéquation avec la demande, qui évolue vers les courts séjours. »

Un frein aux arrivées en train

-  Outre des embouteillages monstres, surtout lorsqu’il neige, ce système a deux conséquences. En premier lieu, il empêche le report modal dans les transports, qui représentent 57 % des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie de la neige. Le samedi, la SNCF ne peut pas mettre davantage de matériel à disposition. Les autres jours, elle ne le souhaite pas, estimant que la demande n’est pas là. C’est ainsi que la proportion de skieurs arrivant en train reste marginale, d’autant plus que deux trains de nuit ont été supprimés ces dernières années.

-  Pour cette même raison, les projets d’ascenseurs valléens, financés à grands frais par les collectivités pour décarboner les derniers kilomètres entre la vallée et la station, seraient, en l’état, d’une utilité relative : ces télécabines seront bien incapables d’absorber les arrivées du samedi et risquent de tourner à vide les autres jours.

-  Seconde conséquence : la montagne, dont 30 % des lits touristiques sont vides sur l’ensemble d’une saison d’hiver, perd très probablement des clients. Rebutés par les bouchons du samedi ou par l’impossibilité de déroger au séjour d’une semaine. « Quand on observe la tendance des “city breaks” [séjours de courte durée] et la flexibilité des catégories socioprofessionnelles qui vont au ski, on passe sans doute à côté d’une clientèle », estime Sylvain Charlot. « De plus en plus, quand les gens ont des “irritants”, comme des bouchons, ils ne réservent pas », confirme Michaël Ruysschaert, directeur général de l’Agence Savoie Mont-Blanc.

Les hébergeurs commencent à bouger

-  Selon les élus locaux, il suffirait que 20 % des arrivées du samedi se déportent sur d’autres jours pour régler une grande partie du problème. Un horizon à la portée du système, qui commence lentement à bouger sous la pression des élus. Le schéma de cohérence territoriale (SCoT) de la Tarentaise, où se trouvent les plus grandes stations, impose ainsi aux nouvelles unités touristiques de commercialiser au moins 70 % des séjours d’hiver « hors du traditionnel samedi-samedi ».

-  Depuis 2016, Pierre & Vacances propose des arrivées flexibles et des courts séjours sur ses temps faibles. Hors février, le samedi ne représente plus que la moitié des arrivées. Certains hébergeurs mettent désormais la moitié de leur stock à disposition pour des séjours du vendredi au lundi, hors vacances scolaires. Entre 2012 et 2018, les stations de l’Isère en ont même fait un argument marketing, avec l’opération « Skiez en décalé ».

-  L’essor des plates-formes de location entre particuliers a aussi permis de fluidifier le marché, alors que de très nombreux lits sont inoccupés une grande partie de l’hiver. Airbnb est parti à la conquête des Alpes, avec l’argument de sortir du carcan de la location à la semaine, répondant à la demande d’une clientèle plus jeune, citadine et sans enfants.

Les chiffres des arrivées dans les meublés touristiques en Savoie et Haute-Savoie, communiqués par AirDNA, sont la preuve d’un système plus flexible : le samedi a représenté un quart des arrivées en janvier 2021 et 2022, et la moitié en février 2020, durant les vacances scolaires. Lors des prochains Jeux olympiques d’hiver en France, le problème sera peut-être réglé : les Alpes du Sud réfléchissent à une candidature pour 2034 ou 2038.


Tourisme : l’Etat et les plateformes lancent l’expérimentation d’un outil d’échange avec les communes

Banque des Territoires – Le 25 février 2022

https://www.banquedesterritoires.fr/tourisme-letat-et-les-plateformes-lancent-lexperimentation-dun-outil-dechange-avec-les-communes?pk_campaign=Flux%20RSS&pk_kwd=tourisme-culture-loisirs&pk_source=Actualit%C3%A9s%20Localtis&pk_medium=RSS%20Thematique 

-  Le ministère de l'Économie et des Finances (direction générale des entreprises), le ministère du Logement (direction de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages) et celui chargé du Tourisme annoncent le lancement de l'expérimentation d'une interface 'visant à faciliter les échanges de données entre les intermédiaires de location de meublés de tourisme et les communes'. L'expérimentation porte sur cinq communes volontaires : Bordeaux, Lyon, La Rochelle, Nice et Strasbourg. On notera l'absence de Paris, pourtant la plus concernée par les locations touristiques meublées, mais qui est en froid avec les plateformes. Du côté de ces dernières, cinq sites participent à l'expérimentation : Booking.com, Airbnb, Clévacances, Expedia et Leboncoin. La maturation de ce projet semble avoir été assez lente, puisque le communiqué du ministère de l'Économie et des Finances précise que le projet a été 'initié dès l'automne 2020'.

-  En pratique, il s'agit de la mise en œuvre d'une disposition de la loi Elan du 23 novembre 2018, complétée par la loi Engagement et proximité du 27 décembre 2019. Ces textes prévoient en effet que les communes ayant mis en place une procédure d'enregistrement des meublés de tourisme sont en droit de demander à une plateforme de location 'le décompte du  nombre de  jours  au  cours  desquels  un  meublé  de  tourisme  a  fait  l'objet  d'une  location  sur  leur territoire'. En pratique, de nombreuses communes ont décidé de recourir à cette possibilité à partir de décembre 2019. Cette montée en charge 'a fait apparaître de nouveaux besoins qui nécessitent une adaptation des modalités techniques de transmission'.

-  La solution numérique expérimentale a été développée avec l'aide du pôle d'expertise de la régulation numérique (PEReN). Elle présente plusieurs avancées par rapport au dispositif actuel : harmonisation et simplification des transmissions entre les plateformes de location et les communes, ou encore digitalisation et automatisation des échanges afin d'accélérer et de faciliter la mise à disposition de l‘information grâce à une plateforme de consultation pour les communes. Celles-ci pourront ainsi suivre en temps quasi réel la situation des locations meublées sur leur territoire, et notamment l'approche et l'atteinte du plafond de location annuel de 120 jours. Autre avantage : la mutualisation de l'effort de correction et de réconciliation de données pour les communes (plusieurs plateformes étant généralement actives sur une même commune), la base d'adresse nationale ayant vocation à être utilisée pour consolider les adresses et exploiter des outils cartographiques.

-  De leur côté, les plateformes, répondant aux demandes de collectivités, déploient la mise en place de l'enregistrement obligatoire des logements proposés à la location touristique meublée (qui permet aussi le prélèvement de la taxe de séjour). Dans un communiqué du 15 février, Airbnb annonce ainsi la mise en place de l'enregistrement obligatoire à Marseille et à Nice.


La montagne face au changement climatique : penser un avenir sans ski

Le Monde – Le 4 mars 2022

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/03/04/la-montagne-face-au-changement-climatique-penser-un-avenir-sans-ski_6116056_3234.html#xtor=AL-32280270-%5Bdefault%5D-%5Bios%5D 

La menace qui plane sur les stations n’est pas seulement écologique, elle est aussi économique. Car si le tournant est souvent pensé, il est rarement financé.

Analyse.

-  Clément Noël, champion olympique de slalom aux JO de Pékin, a appris à skier dans une station qui n’existe plus. Elle se trouvait dans les Vosges, au-dessus du village de Ventron. Une auberge vieille d’un siècle, un premier téléski puis, dans les années 1980, une vraie station familiale, où les petits Vosgiens, dont Clément Noël, découvraient les rudiments de la glisse.

Il y eut ensuite de plus en plus d’hivers sans neige, des saisons réduites aux vacances scolaires de février, qui ne suffisaient plus à rentabiliser les infrastructures. Ce mois-ci, les remontées mécaniques ne fonctionnent plus. Thibaut Leduc, dont la famille exploitait la station depuis trois générations, est mort au printemps 2021. Auparavant, il avait décidé d’arrêter les frais et portait un projet de reconversion hôtelière adaptée à l’évolution climatique, avec spa mais sans ski. Sa décision avait révolté la commune, estimant qu’il n’avait pas donné sa chance à la perpétuation de ce trésor local, longtemps synonyme d’activité économique et de renommée régionale.

-  Les débats sur la transition touristique, voire économique, crispent logiquement les communes où le ski a apporté notoriété, vacanciers et emplois saisonniers. Ils se tendent d’autant plus lorsque la suite n’a pas été préparée, comme c’est le cas partout, ou presque, dans les montagnes françaises. C’est pourtant là que le changement climatique est le plus rapide et le plus visible. Voilà vingt ans qu’en dépit des projections alarmantes des climatologues, l’avenir des territoires de montagne est un impensé des décideurs locaux, qui rappellent que le ski les a sauvés de la désertification tout en tentant de continuer à entretenir cette manne avec la construction de nouveaux programmes immobiliers.

Sélection naturelle

-  L’hiver 2021, sans remontées mécaniques en raison de la pandémie de Covid-19, a donné une idée de ce qui les attend dans un futur pas si lointain – entre vingt et trente ans pour les stations de moyenne montagne, des Alpes du Sud ou des Pyrénées-Orientales. Les stations des Alpes et des Pyrénées au-dessus de 2 000 mètres d’altitude peuvent tenir au-delà, peut-être jusqu’à la fin du siècle, selon les scénarios de réchauffement planétaire, mais avec un besoin croissant de neige artificielle, et donc d’eau.

-  Une sélection naturelle entre les stations se dessine. Les plus élevées, les plus septentrionales et les plus orientées au nord, les plus accessibles aux grands bassins de population résistent le mieux aux hivers sans neige et peuvent donc continuer à investir. A la clé, sans doute, une nouvelle hausse des coûts, donc des prix payés par les touristes, conséquence de la rareté.

-  La menace n’est pas seulement climatique. Elle est aussi économique, car le contexte à venir s’annonce moins favorable : hausse du coût de l’énergie pénalisant l’exploitant comme les clients, possible taxation d’un secteur aérien qui convoie les clientèles les plus dépensières, influence majeure d’acteurs au modèle chancelant comme les résidences de tourisme. Mais surtout, absence de renouvellement du parc de skieurs et concurrence avec d’autres formes de tourisme et de loisirs.

-  Pour toutes ces raisons, les géographes et économistes qui étudient l’industrie du ski posent sur elle un regard navré. Le chercheur Vincent Vlès, dont les travaux sur les Pyrénées font autorité, fait le tour des barrières cognitives qui empêchent de préparer l’avenir, dans un article publié en 2021 (« Anticiper le changement climatique dans les stations de ski : la science, le déni, l’autorité »). Il cite l’écrivain Julien Gracq : « C’est énervant, les gens qui croient trop dur que les choses seront comme toujours elles sont. » (Le Rivage des Syrtes, 1951).

« Dépendance au sentier »

-  En s’éloignant des stations, en descendant dans les parcs naturels, dans les exécutifs départementaux ou régionaux, le tournant est pensé, affirmé, mais rarement financé. Ce sont encore les subventions aux canons à neige et aux infrastructures du ski alpin qui phagocytent les budgets publics. La diversification touristique hivernale et l’aménagement d’une offre estivale sont dans les têtes. Elles ne peuvent être qu’un complément de revenus pour le ski, comme l’a montré l’hiver 2021 : affluences très bonnes par endroits, mais revenus directs insignifiants.

-  Il est bien plus risqué, électoralement surtout, de penser la fin du ski dans certaines stations et un avenir différent, avec une multiplicité des modèles, comme il en existe en Autriche, en Suisse ou aux Etats-Unis : stations résidentielles d’agrément, pour celles à moins d’une heure des grandes villes ; destinations touristiques de bien-être – ce qui implique des bouleversements paysagers et le retour à une échelle humaine ; ou retour du territoire à la nature, au pastoralisme, à l’agriculture de montagne.

-  L’hiver 2021 semble toutefois avoir fait sauter quelques tabous et blocages. Des ponts ont été jetés entre les partisans de la transition et les gestionnaires de remontées mécaniques. Des propriétaires de résidences secondaires s’impliquent davantage. De nouveaux résidents accèdent aux responsabilités municipales avec des discours de rupture. Qu’en restera-t-il après l’hiver 2022, marqué par une fréquentation très élevée grâce à un alignement des planètes favorable ?

-  Le phénomène de la « dépendance au sentier », autrement dit l’influence des orientations passées sur les décideurs publics, reste prégnant. Dans un opuscule récent, Touche pas au grisbi ! (Inverse, 46 p., 10 euros), le journaliste et écrivain Guillaume Desmurs rappelle que dans les années 1960, le président du conseil général de Savoie, Joseph Fontanet, avait poussé le développement de l’industrie du ski afin de préparer un avenir sans métallurgie, malgré une certaine opposition attachée à cette industrie et au thermalisme. Qui sera le Fontanet des années 2020 ?


Meublés touristiques : la communauté d’agglomération Pays Basque approuve la nouvelle règle de compensation

France Bleu Nouvelle Aquitaine - Le 5 mars 2022

https://www.francebleu.fr/infos/politique/la-communaute-d-agglomeration-pays-basque-1646469196

-  La communauté d'agglomération Pays Basque (CAPB) a voté ce samedi 5 mars la nouvelle réglementation concernant les meublés touristiques. Sur les 232 conseillers communautaires, 220 étaient présents : 169 ont voté pour, 8 contre et 33 se sont abstenus (les dix autres n'ont pas pris part au vote), soit plus de 80 % pour le 'Oui', moins de 4 % pour le 'Non' et près de 16 % d'abstention. À partir du 1er juin 2022, les propriétaires qui voudront mettre en place une location saisonnière permanente d'une résidence secondaire devront obligatoirement proposer un autre bien à la location à l'année, dans la même commune.

11000 logements concernés dès le 1er juin

-  Selon l'Agence d'urbanisme Atlantique et Pyrénées (Audap), les hébergements de courte durée ont augmenté de 130% entre 2016 et 2020. Dans le détail, à partir du 1er juin 2022, pour pouvoir louer un logement pour une courte durée dans les 24 communes de la zone tendue du Pays basque, il faudra :

o  Proposer un autre bien immobilier pour une location à l'année ;

o  Que ce bien soit situé dans la même commune ;

o  Et que ce bien soit un local qui n'était pas destiné au logement, n'était pas un commerce, ni situé au rez-de-chaussée. Un local qu'il faudra donc transformer en logement.

o  La mesure concerne les locations de résidence principale supérieures à 120 jours par an et toutes les résidences secondaires.

Les exceptions

o  Les logements loués au moins neuf mois de l'année aux étudiants ;

o  Les locations faites à l'intérieur de la résidence principale.

-  'On ne va pas se le cacher, le but est de contraindre' - Daniel Olçomendy, vice-Président de la CAPB, co-auteur du texte. 

La mesure n'est pas rétroactive. La conséquence est que sur les 16.000 logements concernés par cette réglementation (loués sur les plateformes Abritel et Airbnb, selon le décompte de l'Audap), 11 000 meublés seront concernés dès le 1er juin prochain. Les propriétaires doivent appliquer la mesure au moment où ils refont une demande d'autorisation du logement (qui dure trois ans). 

-  En préambule du vote, Roland Hirigoyen, co-auteur du texte et vice-président de la CAPB en charge de l'Habitat et du Logement, a rappelé que la réglementation a été rédigée grâce à cinq comités techniques et cinq comités de pilotage organisés en 2021.

Une mauvaise réponse à un problème - Kotte Ecenarro, maire d'Hendaye

-  Après la présentation du texte, le premier élu à prendre la parole et se positionner contre la réglementation est le maire d'Hendaye : 'Je ne regrette pas d'avoir contribué cette semaine au débat un peu vif sur le sujet, reconnait Kotte Ecenarro. [...] C'est une mauvaise réponse à un problème. Nous allons certes bloquer les locations saisonnières, mais je doute que les biens concernés soient remis à la location à l'année'. Selon l'édile, à Hendaye, seulement 3 % des propriétaires actuels consultés seront disposés à vouloir louer à l'année.

-  La réglementation de compensation concerne donc 24 communes. Mais elle a été votée par les 220 élus de la CAPB présents ce samedi. Elle ne suffira pas à contrer la vague de spéculation immobilière qui s'abat sur le Pays basque depuis quelques années. Roland Irrigoyen rappelle que l'encadrement des loyers, la réhabilitation logements vacants et les mesures fiscales favorisant les locations à l'année, sont tout aussi essentiels. 'Outre les mesures fiscales, ces dernières mesures font partie du PLH' voté le 2 octobre dernier, rappelle le vice-président à la CAPB.

L’association Alda salue « une avancée majeure »

-  Un premier bilan de cette réglementation sera effectué en 2024, via la clause de revoyure. 'Et nous mettrons tout sur la table', prévient Emmanuel Alzuri, maire de Bidart, tout en étant pendant deux ans 'particulièrement vigilant sur l'évaluation du dispositif.'

-  De son côté, l'association Alda, fer de lance du projet, salue une avancée majeure, dans un communiqué publié dès l'annonce du résultat. 'En mai 2021, Alda avait réalisé un travail de chiffrage révélant pour la première fois l'importance massive de cette pratique qui a vampirisé l'équivalent d'un quart du parc locatif privé local dans la zone tendue, démontrant l'urgence à agir', écrit Xebax Christy, son coprésident. 

'En juin, nous avions produit une note juridique soulignant que la compensation était tout à fait applicable au niveau de l'agglomération Pays Basque', poursuit-il. 'Reste maintenant à préciser la question essentielle de qui s’assurera du contrôle de l’application de cette mesure, et avec quels moyens exacts.'

L’actu de février 2022 : La réouverture des frontières pousse à l’optimisme

Bonjour à tous,

Nos voisins européens et de nombreux pays du monde entier réouvrent chacun à leur tour leurs frontières aux voyageurs. Cette nouvelle pourrait sembler anecdotique pour ceux d’entre vous qui ne bénéficient pas ou peu des réservations des touristes étrangers. Elle démontre pourtant l’optimisme et la confiance des gouvernements pour une période à moyen ou long terme, car ils ne procéderaient pas à ces réouvertures sans avoir des arguments solides. Restons cependant une nouvelle fois prudents, après avoir connu une période d’optimisme semblable il y a quelques mois avant l’arrivée du variant omicron.


Etude sur les nouvelles aspirations des français en matière de vacances

ADN Tourisme – Le 24 janvier 2022

https://www.adn-tourisme.fr/etude-sur-les-nouvelles-aspirations-des-francais-en-matiere-de-vacances/ 

-  Recherche d’expériences de proximité et de voyages porteurs de sens, succès du « consommer local » et des destinations « nature »… Depuis maintenant deux ans, la crise sanitaire a vu émerger des tendances touristiques largement commentées. Emergentes, embryonnaires ou prégnantes, qu’en est-il vraiment ? Comment la crise a-t-elle rebattu les cartes ? Afin de suivre et mesurer les tendances des aspirations des Français en matière de vacances, une étude nationale, pilotée par Tourisme Bretagne en partenariat avec ADN tourisme, UNAT nationale et 10 Unions régionales ainsi que 11 Comités régionaux du tourisme, dévoile ses résultats.

o  De la détente et de la relaxation privilégiées en priorité par les Français: ils souhaitent prendre leur temps pendant leurs vacances (62%) afin de se reposer et se ressourcer au calme (61%).

o  Dépaysement, déconnexion, découverte et enrichissement : 78% des Français souhaitent découvrir des paysages et 68% de nouveaux endroits. Une forte demande aussi pour les découvertes patrimoniale (69%) et gastronomique (54%). Ils confirment être en recherche de dépaysement pour trancher avec leur quotidien (63%). 54% des Français ressentent le besoin de s’affranchir des contraintes horaires.

-  Entre les séjours réalisés précédemment et ceux qu’ils souhaitent réaliser à l’avenir, la recherche de confort et de bien-être ainsi que le retour à la nature vont s’intensifier, respectivement +10 points et +4 points entre les séjours déjà réalisés et ceux à venir. Ils privilégieront des hébergements confortables et privatifs au cœur d’environnements reposants propices au ressourcement et aux retrouvailles avec leurs proches, loin de l’agitation des destinations bondées. La question du temps est cruciale : actuellement, les séjours en hébergement marchand durent en moyenne 1 semaine mais idéalement ils viseraient 2 à 3 semaines de vacances ! A cela, s’ajoute la volonté de pratiquer un tourisme plus « slow » propice à la contemplation des paysages et au respect de la nature.

-  Certaines tendances existent depuis plusieurs années, mais leur progression s’est accélérée en réponse directe à la crise

o  Pouvoir télétravailler sur son lieu de vacances: 74% des Français pourraient adopter cette pratique s’ils en avaient la possibilité ;

o  Éviter de prendre l’avion(65%) ;

o  Opter pour un hébergement mobile, tels que le camping-car, van, fourgon (58%) ;

o  Réserver à la dernière minute(54%).

-  D’autres devraient rester sur le long terme et s’intensifier :

o  Vivre une expérience particulière voir unique (71%) ;

o  Voyager de manière plus responsable (70%) ;

o  Vivre comme un local (69%).

-  Les vacanciers « farniente » (qui représentent 37% des vacanciers français) sont souvent des familles actives avec enfants avant tout en recherche de calme. Pour 70% d’entre eux, les vacances idéales devront se dérouler à la mer, pour se détendre et se relaxer (52%) en priorité. Plus que les autres, ils souhaitent à l’avenir être acteurs de leurs vacances (83%). Plus jeunes, les hyperactifs (10% des vacanciers français) ont moins de budget mais pratiquent de multiples activités au cours de leurs vacances (90%). Pour leurs vacances idéales, 74% d’entre eux sont plus enclins à partir à l’étranger mais aussi à l’aventure (70%).

-  Les attentes des Français en matière de vacances idéales restent simples et réalistes : des vacances conviviales (56% en couple, 48% en famille et 23% entre amis), permettant avant tout le dépaysement et la déconnexion (39%), la découverte et l’enrichissement (38%). La recherche du beau temps est aussi le premier élément essentiel à la réussite de leurs vacances (38% des citations)


De l’Australie à la Grèce, le monde rouvre ses frontières aux voyageurs vaccinés

L’Echo Touristique – Le 7 février 2022

https://www.lechotouristique.com/article/de-laustralie-a-la-grece-le-monde-rouvre-ses-frontieres-aux-voyageurs-vaccines 

C’est un large mouvement de libération qui se propage à travers la planète. Au grand soulagement des pros du secteur et des voyageurs.

Est-ce enfin le bout du tunnel ? Bien malin celui qui pourra l’affirmer, tant la pandémie a joué les prolongations depuis deux ans. Mais, factuellement, le tourisme connaît une vraie période de détente des mobilités, aux quatre coins de la planète. Plusieurs pays ont effet décidé d’assouplir leurs conditions d’entrée, du moins pour les personnes vaccinées. De bon augure pour les ventes de voyages, qui enregistrent une embellie depuis une bonne quinzaine de jours.

-  Grèce : C’est officiel depuis le week-end dernier, la Grèce n’exige plus de test de dépistage du coronavirus pour les détenteurs d’un certificat de vaccination européen, désireux d’entrer sur son territoire à partir de lundi. C’est une mesure sanitaire, mais aussi un levier de communication afin de stimuler la saison estivale… avant certains concurrents.

-  Portugal : Dans le même esprit, dès aujourd’hui, les visiteurs en possession d’un certificat Covid numérique de l’UE ou de tout autre justificatif de vaccination reconnu sont dispensés de présenter un test négatif à leur arrivée dans le territoire national, annonce le Portugal. Pendant ce temps, la France songe en haut-lieu à l’abandon du test obligatoire à l’arrivée sur son territoire, un test qui freine les mobilités internationales.

-  Maroc : Ce lundi 7 février rime également avec l’ouverture des frontières bien au-delà de l’Europe. C’est aujourd’hui que le Maroc rouvre son espace aérien après plus de deux mois de fermeture. Pour mémoire, tout voyageur doit être vacciné, et présenter le résultat négatif d’un test PCR réalisé dans les 48h avant le départ.

-  Australie : A quasiment l’autre bout du globe, l’Australie vient d’annoncer qu’elle rouvrait ses frontières aux touristes entièrement vaccinés à compter du 21 février 2022. Cette nouvelle marque les esprits. Le pays avait en effet imposé des restrictions d’entrée sur le territoire parmi les plus strictes au monde. Cette décision symbolise également l’abandon de la politique dite « zéro Covid », en vigueur dans certains pays d’Asie-Pacifique.

-  Russie : Enfin, dans une interview accordée au journal russe Izvestia et repérée par Action-visas, l’Agence fédérale du tourisme russe propose d’introduire des visas électroniques pour les citoyens de nombreux pays. La balle est dans le camp du ministère des Affaires étrangères. S’il accepte, les touristes et voyageurs d’affaires français pourraient se voir délivrer un e-Visa valable 60 jours pour effectuer un séjour jusqu’à 16 jours, selon Action-visas.


Le tourisme devrait retrouver son niveau d’avant pandémie en 2024

Lapresse.ca – Le 18 janvier 2022

https://www.lapresse.ca/voyage/2022-01-18/le-tourisme-devrait-retrouver-son-niveau-d-avant-pandemie-en-2024.php 

-  Les arrivées de touristes internationaux dans le monde ne devraient retrouver leur niveau d’avant pandémie qu’en 2024, selon un baromètre publié mardi par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui prévoit un début d’année 2022 encore « perturbé » par le variant Omicron.

-  Selon l’agence onusienne basée à Madrid, le nombre d’arrivées de touristes internationaux a progressé de 4 % dans le monde l’an dernier par rapport à 2020, tout en restant inférieur de 72 % à celles de 2019, année ayant précédé le début de la pandémie de COVID-19.

-  « Le rythme du redressement » est resté « lent et inégal d’une région du monde à l’autre en raison des différences » relatives aux « restrictions sur la mobilité (aux) taux de vaccination et (aux) niveaux de confiance des voyageurs », explique l’OMT.

-  En Europe et dans les Amériques, les arrivées de visiteurs étrangers ont ainsi rebondi respectivement de 19 % et 17 % sur un an. Au Moyen-Orient, elles ont au contraire reculé de 24 % par rapport à 2020, tandis qu’en Asie-Pacifique, elles ont chuté de 65 % et restent inférieures de 94 % au niveau de 2019.

-  Pour 2022, les experts de l’OMT jugent les perspectives « plus favorables », même si la situation devrait rester « perturbée » en début d’année, en raison de la vague récente de cas de COVID-19, dopée par le variant Omicron.

-  Les arrivées de touristes internationaux devraient grimper de « 30 % à 78 % » par rapport à 2021, tout en restant très inférieures à 2019. Selon une majorité d’experts, le retour au niveau prépandémie n’interviendra ainsi « qu’en 2024 » voire après.

-  Le redémarrage du tourisme international est attendu avec impatience par les professionnels du secteur, mais aussi par de nombreux pays, dont l’économie a été mise à mal par la pandémie.

-  Selon l’OMT, la « contribution économique du tourisme » a ainsi plafonné à 1900 milliards de dollars l’an dernier dans le monde. Un chiffre très éloigné des 3500 milliards de dollars rapportés par le secteur en 2019.


Faire du Tourisme une « priorité nationale » : l’appel au secours du secteur aux candidats à la présidentielle

Le Figaro – Le 10 février 2022

https://www.lefigaro.fr/voyages/urgent-de-faire-du-tourisme-une-priorite-nationale-l-appel-du-secteur-aux-candidats-a-la-presidentielle-20220210

Pour que la France conserve son titre de première destination touristique mondiale, de grands noms du secteur appellent à mettre l'accent sur le numérique et les formations d'excellence.

Alliance France Tourisme (AFT), association qui regroupe une vingtaine de grands groupes du secteur (Accor, Homair, Pierre et Vacances, GL Events...) interpelle les candidats à la présidentielle avec une dizaine de propositions pour «souligner l'enjeu national que représente le tourisme». «C'est un des secteurs les plus importants de l'économie, le plus créateur d'emplois et le plus touché par la crise Covid », a expliqué à l'AFP Dominique Marcel, président de l'association. Le secteur du tourisme représentait, en 2019 avant la pandémie, 7,4% du PIB en 2019 et 9,5% des emplois.

Parmi la dizaine de propositions tirées du livre blanc que l'association a publié en octobre, les professionnels du secteur estiment « urgent » de restructurer « la dette Covid » sur 10 ans à taux fixe afin de « sauvegarder la relance ». « Beaucoup d'entreprises sont dans des situations très difficiles », selon M. Marcel et «la concurrence avec les autres pays va s’exacerber ». « La France n'est déjà plus le premier pays en termes de dépenses touristiques », prévient-il.

Autre proposition « urgente » selon Alliance France Tourisme : la souveraineté numérique. « Le secteur du tourisme numérique doit faire l'objet de régulation et les données doivent être recueillies pour être traitées comme une question stratégique pour l'économie française. » Les entreprises touristiques sont en effet de plus en plus dépendantes de la visibilité en ligne et pour faire face aux « professionnels étrangers de l'e-tourisme rémunérés par des commissions conséquentes », l'AFT qui demande la « mobilisation des moyens de l'État (Insee, Banque de France, ministère de l'Économie) alliés aux Régions et grandes entreprises du secteur ».

L’actu de janvier 2022 : Un début d’année en demi-teinte

Bonjour à tous,

Une fois de plus, la pandémie de Covid fait la une de l’actualité avec la propagation fulgurante du variant Omicron. Tous les Français sont touchés et nombreux sont ceux qui ont dû rester cloitrés chez eux ces dernières semaines en étant ou positifs ou cas contacts.

Les annulations ont donc été nombreuses pendant les périodes des fêtes de fin d’année et les réservations se font timides pour la majorité des départements et des meublés touristiques.


Tourisme hivernal : une confiance en demi-teinte

groupe-ecomedia.com/ - Le 12 janvier 2022

https://groupe-ecomedia.com/tourisme-hivernal-une-confiance-en-demi-teinte/

-  « À peine 50 % des professionnels de la montagne de l’Ain sont confiants pour la saison hivernale. Seuls les prestataires de loisirs affichent aujourd’hui leur optimisme (86 %), enneigement et conditions météo permettant la pratique des activités hivernales dans des conditions optimales » évoque Ain Tourisme dans son baromètre de l’activité touristique de décembre. Les niveaux de réservation, encore timides, sont pour le moment jugés « moyennement satisfaisants (53 %) » par les professionnels du secteur. Avec le manque de clientèle étrangère, la crise sanitaire reste le principal frein à ces réservations, même si celles de « dernière minute » peuvent toujours changer la donne.

-  En revanche, l’étude montre que des hébergeurs sont satisfaits par ce début de saison, « en particulier les hébergements collectifs, grands gîtes et meublés, recherchés par une clientèle désireuse de passer les fêtes en famille ou entre amis à la montagne ». Ce qui n’est pas le cas des chambres d’hôtes qui ne sont que « 30 % à se montrer optimistes ». Le secteur de la restauration est également dans l’incertitude.

-  Pour 60 % des répondants à l’enquête d’Ain Tourisme, les niveaux de réservation sont en retrait par rapport à une fin d’année « normale », en particulier concernant la clientèle étrangère. Mais les taux d’occupation des locations entre particuliers (Abritel, Airbnb) étaient plus élevés en fin d’année que fin 2020.

-  Dans le secteur du tourisme de montagne aussi, la tension sur le marché du travail se fait ressentir. Une raison à cela : de nombreux salariés ont quitté la branche, en France comme à l’étranger, et ils ne semblent pas vouloir revenir. Dans l’Hexagone, dans l’hôtellerie-restauration, pas moins de 237 000 employés ont quitté le navire entre février 2020 et février 2021. Résultat, même quand la clientèle est là, elle a du mal à être servie. Dès lors, comment accompagner la reprise économique si les bras manquent ? Une question que vont ressasser les responsables d’établissements, déjà très occupés, par ailleurs, par la mise en place des mesures barrières.

-  Selon une étude retranscrite sur entreprises.gouv.fr, le portail de la Direction générale des Entreprises, la montagne en hiver attire de nombreux Français : chaque année, un résident sur dix (9 %) réalise plusieurs voyages à la montagne l’hiver, près de deux sur dix (18 %) y séjournent chaque année et un sur quatre (25 %) occasionnellement. Un résident sur deux (48 %) ne part jamais à la montagne l’hiver. Parmi les résidents qui ne sont pas partis à la montagne au cours des trois derniers hivers, plus de la moitié (52 %) sont intéressés par la destination. Le principal frein au départ, notamment pour les jeunes, est le coût d’un tel séjour.


Tourisme : les Français prudents pour les vacances de février

https://www.europe1.fr/economie/tourisme-les-francais-prudents-pour-les-vacances-de-fevrier-4085096

europe1.fr – Le 29 décembre 2021

-  Si les professionnels du Tourisme ont accueilli avec joie le retour des touristes français en décembre, les prochaines semaines restent incertaines. Difficile de prévoir des vacances en raison de la pandémie de coronavirus et du durcissement des mesures sanitaires par le gouvernement.

-  Après près de deux ans à limiter leurs déplacements, les Français reprennent la route des vacances. Si le mois de décembre enregistre de bons chiffres, après les retrouvailles de fin d'année , les prévisions du tourisme pour le mois de février restent toutefois floues. Pour les Français, hors de question de réserver d'ores et déjà leur prochain séjour dans un contexte de pandémie de coronavirus qui pousse le gouvernement à durcir les mesures sanitaires. Ce qui n'est pas sans conséquences le secteur du tourisme.

-  'On est à 1/4 du niveau de réservation de la même date de 2019', détaille au micro d'Europe 1 Jean-Pierre Mas, Président du syndicat des Entreprises du Voyage. 'Il y a trois-quarts de chute. Les Français n'anticipent pas leurs vacances. Ils sont pris par le climat anxiogène qui n'encourage pas à prendre des décisions de voyage à long terme.'

-  Jean-Baptiste Lemoyne, ministre délégué chargé du Tourisme, et invité d'Europe Midi, relativise ces chiffres. Le Ministre  explique que le comportement des Français 'évolue avec la crise'. 'Les Gîtes de France font 7 points de plus de réservation qu'en 2019, au mois de décembre, avant la crise', détaille-t-il. 'Les Logis de France sont à +20% en décembre. Il y a eu un rebond du tourisme français cet été, cet automne et cet hiver encore.' Et les stations de ski voient elles aussi les files d'attente s'allonger au bas des télésièges en décembre 'avec 9/10 stations satisfaites', selon le Ministre. Les stations souffrent par contre, de l'absence de la clientèle britannique. Mais là aussi, pour février, les Français n'ont rien concrétisé.

La plupart des propriétaires font le choix de s’occuper eux-mêmes de toute la gestion de leurs meublés touristiques. D’autres préfèrent déléguer certaines tâches, parce qu’ils n’ont pas le temps, pas les connaissances ou ponctuellement lorsqu’ils partent en vacances.

Nous travaillons avec certaines entreprises, nous vous partageons leurs contacts si besoin :

-  Les conciergeries Home Partner : de nombreuses agences sont réparties sur le territoire en métropole et dans les DOM-TOM, consulter leur site Internet pour trouver le contact le plus proche de chez vous : Site Internet https://www.homepart.net/ ou email : dev@homepart.fr

-  LocLinge : si vous voulez que l’entreprise récupère votre linge sale à votre domicile et vienne vous livrer le linge propre, c’est possible ! Vérifiez si votre localité est desservie en vous rendant sur le site Internet https://www.loclinge.com/fr/ ou en appelant le 05 46 46 69 37

-  ComptaCom : Vous n’avez jamais trop regardé si vous pouviez trouver des économies d’un point de vue fiscal ? Vous hésitez entre les différents statuts et vous ne savez pas lequel est le plus adapté à votre situation financière ? Le cabinet d’expertise comptable ComptaCom peut vous renseigner : 02 43 64 17 27 ou lmnp@compta.com

L'actu de Décembre 2021 : Pourquoi créer son site Internet personnel ?

Bonjour à tous,

Tout d’abord, nous tenons à vous souhaitez de passer de bons moments avec vos proches pour ces fêtes de fin d’année.

Pour ce mois de décembre, nous donnons les raisons de créer un site Internet personnel pour son ou ses meublés touristiques, en plus des annonces mises en ligne sur les sites de location.

Nous empruntons un article rédigé par nos amis belges, la fédération des gîtes et chambres d’hôtes de Wallonie sur ce sujet.

Pourquoi créer un site web pour votre gîte ou chambre d’hôtes ?

GitesdeWallonie.be

https://pro.gitesdewallonie.be/informations-utiles/pourquoi-creer-un-site-web-pour-votre-gite-ou-chambre-d-hotes

Téléphone, emailing, bouche-à-oreille, réseautage : la liste des outils disponibles pour toucher de nouveaux clients est longue. Un site web, lui, est la pierre angulaire de votre stratégie marketing et renforce énormément l'efficacité de vos actions de promotion et de vos autres outils (ex: réseaux sociaux, blog, etc.).

Un site web bien pensé est essentiel pour plusieurs raisons :

-  Il constitue la 'vitrine' de votre hébergement en termes de promotion et améliore sa notoriété.

-  Il est le reflet de l'image que vous souhaitez donner à votre hébergement.

-  C'est un investissement à long terme et profitable à votre activité.

-  Il permet à vos clients de trouver de l’information sur votre hébergement et vos services 24h/24 et 7j/7.

-  Il est accessible partout dans le monde.

-  Il permet de vous démarquer et de vous mettre en avant.

-  Il participe à l'augmentation de votre taux d'occupation.

La première étape est de bien réfléchir à votre projet : posez-vous les bonnes questions !


La conception d'un site web se mûrit longtemps à l'avance et nécessite de se poser des questions 'clés'. Ne négligez jamais cette étape, cela vous évitera des soucis futurs et ne sera que positif en termes de communication de votre gîte ou chambre d'hôtes.

-  Quel est l’objectif de votre site web ? Vendre ? Informer ?

-  Quel est votre public cible ?

-  Qu’est-ce qui intéressent vos clients sur le Web ?

-  Que font vos concurrents ?

-  Quel budget avez-vous à consacrer pour la création de votre site web ?

Votre site doit être visible des internautes : veillez à bien le référencer !

-  Améliorer son positionnement dans les moteurs de recherche est aujourd’hui devenu trop important pour être relégué au second plan. Le référencement doit être pensé dès la conception du site.

-  Créer une fiche Google My Business 

Rendez-vous sur https://www.google.com/intl/fr_be/business/

  • Une fiche correspond à une adresse. Si vous avez plusieurs hébergements, il faut créer des fiches distinctes.
  • Différentes informations peuvent être encodées : la description de l’offre, l’adresse et les coordonnées, le site web, des photos, vidéos, les informations sur les infrastructures spécifiques telles que piscine, jardin, jaccuzzi, etc., les moyens de transports les plus proches, actualités, les atouts touristiques proches, etc.

Google My Business rassemble toutes les informations qu’il a trouvées sur votre hébergement en une seule fiche.
Un lien est systématiquement fait avec Google Maps qui permettra également à l’internaute de trouver la fiche liée à votre gîte ou chambre d’hôtes s’il fait une recherche cartographique.
Ces fiches « Google My Business » sont paramétrées pour s’afficher sur tous les smartphones en donnant l’information essentielle. 

Un site clair, convivial et riche en informations : pensez à l'ergonomie !
Votre site doit donner envie aux visiteurs de poursuivre leur visite. Les informations doivent être trouvées rapidement. En effet, les internautes zappent de plus en plus vite d’un site à l’autre lors d’une recherche. Un site a moins d’une minute pour capter l’intérêt. Il est donc nécessaire que l’information se trouvant sur votre page d’accueil soit très claire afin que l’internaute ne passe son temps à rechercher l’information. Pour ce faire, créez des rubriques spécifiques (telles que Accueil, Chambres, Activités/Région, Tarifs et Réservations, Accès, Contacts,…).

Un site responsive design 

Ce critère concerne l’affichage des sites web sur les écrans de smartphone et de tablette. La visualisation d’une page diffère en fonction de la taille de l’écran. Nous sommes nombreux à consulter Internet grâce à nos smartphones et nos tablettes. Ce point ne doit pas être négligé.

Le contenu de votre site web : n'oubliez pas de le penser et de le faire vivre !

Quelles sont les informations à diffuser ?

-  Des contenus intéressants et originaux liés à votre gîte ou chambre d’hôtes. Mettez en avant votre hébergement et présentez vos forces, particularités (services, labels, etc.), la région, vos partenaires, les activités et événements, vos coups de cœur, vos conseils, etc. Racontez votre histoire, présentez-vous et expliquez votre philosophie.

-  Des photos de qualité : les photos que vous mettrez sur votre site ont un rôle prépondérant et obtiennent sans aucun doute le meilleur taux d’engagement de la part de vos futurs clients. Sélectionnez-les méthodiquement et veillez à leur qualité. N’hésitez pas à alimenter votre fonds photographique régulièrement selon les actualités, les saisons et les informations que vous diffusez. Ciblez les endroits suivants : les extérieurs du gîte (façade, alentours, jardin, terrasse), l'intérieur (les chambres, la salle de bains et les pièces de vie).

-  Les tarifs : le budget alloué aux vacances est un facteur important dans le choix des touristes, il est donc important qu'ils puissent trouver cette information sur votre site web. Dans le cas contraire, ils zapperont plus facilement !

-  Les coordonnées : indiquez votre nom, e-mail, téléphone, adresse et plan d'accès. Vous pouvez également intégrer un formulaire de contact. Ces informations peuvent être complétées par une photo de vous... reflet d'un accueil convivial.

-  La capacité de l'hébergement : il est essentiel que vous renseigniez le nombre de chambres et la capacité d'accueil car c'est un facteur de choix.

-  Les statistiques : analysez continuellement les statistiques de fréquentation de votre site web pour vous forger une idée de la visibilité. 

-  La réactualisation des informations : pour une question de crédibilité, votre site ne peut pas rester statique, il doit 'vivre' !

-  Un site multilingue : internet est un média mondial, votre site devra nécessairement être traduit en plusieurs langues, et prioritairement en néerlandais et en anglais. En effet, un touriste étranger préférera consulter un site dans sa langue maternelle que dans une langue qui n’est pas la sienne où il ne comprendra pas tout. Le changement de langue doit donc être facilité.

-  Un moteur de réservation en ligne : pour permettre aux visiteurs de votre site web de réserver facilement votre hébergement, il est conseillé d'intégrer un moteur de réservation en ligne. 

-  Le calendrier de disponibilités : disposer d'un calendrier mis à jour en temps réel est essentiel pour satisfaire vos 'futurs' hôtes et constitue un bon comportement relationnel vis-à-vis de ces derniers avant leur arrivée. 

Un nom de domaine pertinent : proche de votre thématique !

Le nom de domaine est l'adresse URL de votre gîte ou chambre d'hôtes sur le web.

Comment choisir votre nom de domaine ?

-  Il doit être pérenne et bien pensé dès le début : en effet, lorsque votre adresse internet sera diffusée à travers vos outils et que le référencement sera effectif, il sera très difficile de le changer.

-  Votre nom de domaine doit être le reflet de votre accueil : le nom de votre hébergement peut être un bon choix car il indique directement aux internautes qu'ils vous ont trouvé.

-  Une fois défini, vérifiez qu'il soit libre d'achat et envisagez des extensions telles que .fr, .com, .eu, .net

-  Veillez à rester propriétaire de votre nom de domaine : si vous passez par un tiers, vérifiez à ce que votre nom figure sur le titre de propriété. Si vous le faites vous-même, restez attentifs aux délais de renouvellement du nom de domaine.

Faites connaitre votre site web : outils et liens

  • Un des conseils que nous vous donnons est de diffuser un maximum l’adresse de votre site web. Différents canaux sont pertinents : les réseaux sociaux, les outils papiers (cartes de visite, flyers,etc.) ou les interactions avec d'autres sites web à travers des liens.
  • Intégrez des liens vers d'autres sites web. Quels liens devez-vous privilégier ?
    - Optez pour des liens pertinents en termes de référencement qui ont un lien avec votre activité et qui peuvent susciter de l'intérêt à vos hôtes.
    - Privilégiez les liens qui ont une valeur ajoutée pour l'internaute afin de le convaincre à venir chez vous.
    - Les échanges avec d'autres structures : vérifier régulièrement que ces liens soient encore actifs. 
    - N'oubliez pas de faire des liens qui ouvrent une nouvelle page du navigateur quand on clique dessus... il serait dommage de perdre l'internaute. 

Chaque locataire a ses habitudes lorsqu’il loue un meublé pour ses vacances. Les uns vont être rassurés par le fait de passer par AirBnB, d’autres par Booking, d’autres par Gîtes de France, etc… Et une partie ne va vouloir réserver que par le biais du propriétaire en direct.

Posséder son site Internet permet donc d’atteindre cette typologie de locataires, qui va analyser toutes les possibilités de location de meublé sur tous les sites, puis réserver par le biais du propriétaire, sans intermédiaire.

Si vous souhaitez vous offrir un cadeau pour Noël, nous vous offrons jusqu’au 24 décembre la création et la gestion de votre site Internet pour un an, d’une valeur de 96 € TTC. (Uniquement valable en souscrivant à notre abonnement mensuel)

Votre site sera créé sur ce modèle : modèle de votre site Internet https://demo300-171-siteprop.itea.fr/

Demandez-nous un devis ICI ! https://www.resavia.com/inscription.html

Bonnes fêtes de fin d’année !

L'actu de Novembre 2021 : Pensez comme les locataires… Soyez flexible ! 

L’Autriche, les Pays-Bas, l’Allemagne et d’autres pays d’Europe connaissent une recrudescence des cas de de Covid-19 en ce début d’hiver et vont appliquer de nouvelles règles plus strictes contre les personnes non vaccinées. La France n’est pas (encore) touchée par cette reprise de la pandémie, mais les locataires d’hébergements touristiques peuvent se retrouver anxieux à l’idée de réserver un logement avec des conditions d’annulations trop strictes. Si vous aviez modifié vos conditions d’annulation pour revenir à une situation « normale », peut-être pourriez-vous diminuer à nouveau le temps d’annulation ?ces délais ?

Que ce soit l’étude demandée par Booking ou les nouveautés annoncées du site AirBnB, la tendance est à la flexibilité aussi pour la destination des voyageurs. Le lieu des vacances ne se fait plus forcément pour un lieu de visiteune situation géographique, mais bien pour les spécificités de votre logement ! Paramétrez donc consciencieusement vos annonces, ce serait dommage de passer à côté de réservations pour des critères non cochés ou des tarifs mal saisis…

Voyages – Quelles seront les grandes tendances de 2022 ?

L’ECHO TOURISTIQUE – Le 20 octobre 2021 – Lien vers l’article

https://www.lechotouristique.com/article/voyages-quelles-seront-les-grandes-tendances-de-2022?utm_source=newsletter-1039&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter-1039

-  Le grand retour des voyages sera-t-il pour l’année prochaine ? Les voyageurs en tout cas, piaffent d’impatience. C’est ce qui ressort de l’étude menée Booking, qui livre ses prévisions pour 2022.

Les voyages c’est la santé

-  Si les conditions sanitaires le permettent, le voyage pourrait bien être une thérapie post-Covid. Selon l’étude, 79% des Français interrogés affirment en effet que voyager contribue davantage à leur santé mentale et émotionnelle que d’autres formes de repos et de détente. Après avoir vécu pendant presque deux ans périodes de confinement et restrictions de déplacements, les bénéfices des voyages sur la santé et le bien-être sont même plus évidents que jamais selon l’étude : 64% des Français sondés déclarent que l’impossibilité de voyager leur a fait prendre conscience de l’importance qu’avaient les voyages pour leur bien-être.

-  De même, 76 % des voyageurs français s’accordent à dire que leur santé émotionnelle s’améliore lorsqu’ils savent qu’ils vont partir en vacances. Un argument tout trouvé pour les voyagistes et les agences.

Exit le télétravel

-  En revanche, qu’on l’appelle « Teletravel » ou « Workation », le mélange du travail et des vacances semble avoir du plomb dans l’aile à en croire cette étude. « Contrairement à 2021, où travail et loisirs avaient tendance à s’entremêler, 69% des sondés français affirment qu’ils banniront toutes les tâches professionnelles pendant leurs vacances », rapporte l’OTA. Et en dépit de la flexibilité offerte par le télétravail, 68% des personnes interrogées expliquent qu’elles comptent opter pour des vacances plus courtes, mais en coupant totalement avec le travail,  plutôt que de rester plus longtemps dans leur destination en continuant leur activité professionnelle.

-  La quête de sens, elle, restera importante. Selon l’étude, près des trois-quarts des Français (72%) sont à la recherche d’expériences authentiques et représentatives de la culture de leur destination. Parallèlement, 56% des Français interrogés s’accordent sur l’importance d’organiser des séjours qui bénéficient aux communautés locales et 71%  des sondés veulent que l’argent qu’ils dépensent pendant leurs séjours profite aux populations locales.

-  Les voyageurs veulent créer du lien, et plus si affinités. « Pour beaucoup, la pandémie a été synonyme d’absence de nouvelles rencontres, observe Booking. En 2022, les vacances seront donc l’occasion d’élargir son cercle de connaissances et de nouer de nouvelles relations. 56% des sondés français déclarent vouloir faire de nouvelles rencontres lors de leurs séjours. Ils sont d’ailleurs 55% à être impatients à l’idée de se socialiser pendant leurs congés et 35% à vouloir séjourner dans une destination à la vie nocturne animée, pour pouvoir rencontrer de nouvelles personnes. Les Français prévoient aussi d’utiliser leur application de rencontres préférée pendant leurs vacances, les voyages étant propices à la recherche de l’âme sœur. 39% des Français sondés espèrent vivre une histoire d’amour lors de leur prochain séjour. »

Des voyages désorganisés

-  Autre élément significatif de cette étude : après avoir dû vivre avec de nombreuses contraintes en raison de la pandémie, les Français veulent retrouver de la spontanéité et sont prêts à composer avec les imprévus. « 71% des Français préféreront ainsi des vacances flexibles au cours desquelles ils pourront se laisser porter plutôt que de suivre un itinéraire où chaque activité aurait été planifiée », note Booking. L’année à venir sera aussi celle des voyages improvisés, selon l’étude : les voyageurs semblent enclins à réagir de manière positive aux aléas des voyages, affirme Booking. La tendance « dernière minute » a encore semble-t-il de beaux jours devant elle.

-  69% des Français interrogés affirment en outre qu’ils accepteront toutes les opportunités de séjour, si leur budget le leur permet. Et pour les 42% qui ont fait des économies et ne sont pas partis en voyage depuis le début de la pandémie, l’argent ne sera pas un critère déterminant pour leurs séjours en 2022. Les sondés français sont 48% à envisager d’effectuer de nouveaux types de séjours. De plus, 71% affirment qu’ils seront heureux de visiter n’importe quelle destination, tant que cela leur permet de changer de cadre et d’effectuer le type de voyage qui les intéresse, rapporte Booking.

La techno à la rescousse

-  S’ils acceptent plus facilement de composer avec une part d’imprévu, les voyageurs veulent s’appuyer sur les outils offerts par les nouvelles technologies. Ils sont 59% à être intéressés par un service innovant qui pourrait prédire dans quels pays il sera possible de voyager sans risque, plusieurs mois à l’avance. De même, 56% utiliseraient un outil suggérant automatiquement des destinations dans lesquelles il est facile de se rendre, dans le contexte actuel des restrictions liées à la pandémie.

-  Attention toutefois : si les voyageurs acceptent certes plus facilement l’imprévu, c’est à condition de ne pas en être de leur poche. La flexibilité reste une priorité pour les voyageurs français de 2022 et un enjeu majeur pour les professionnels qui doivent l’intégrer à leur politique commerciale. Les voyageurs veulent en effet désormais savoir qu’ils ne perdront pas leur argent (46%), et qu’ils pourront annuler (41%) ou modifier (40%) gratuitement leurs réservations. Il s’agit de leurs trois priorités les plus importantes, assure Booking.

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AirBnB : trois nouvelles fonctionnalités qui vont changer la vie des voyageurs

LE FIGARO – Le 10 novembre 2021 – Lien vers l’article

https://www.lefigaro.fr/voyages/conseils/airbnb-trois-nouvelles-fonctionnalites-qui-vont-changer-la-vie-des-voyageurs-20211110

Nouveaux filtres de recherche

-  Dénicher un chalet au pied des pistes, fuir la civilisation ou s'offrir une nuit dans une villa de luxe. Ça vous tente ? Lancée en mai 2021, l'option «je suis flexible» permet de rechercher un séjour en précisant non pas sa date ou sa destination mais le type d'hébergement désiré : avec piscine, dans une ferme, sur une île ou encore dans une cabane dans les arbres. L'étendue de dates sur lesquelles il est possible d'effectuer des recherches va être élargie à 12 mois, contre six auparavant.

-  La recherche s'étoffe également de quatre nouveaux filtres : pleine nature, près des pistes, atypiques et luxe. À vous ce « village Médiéval » de Toscane, cinq maisons avec conciergerie et chef cuisinier à 18.500 euros la nuit. Comment ça « hors de prix » ?

Tester le débit de la connexion Internet

-  C'est la hantise des télétravailleurs : poser ses bagages, ouvrir son ordinateur portable et se rendre compte avec effroi que la connexion wifi ne vaut pas mieux qu'un abonnement ADSL de 2005. Pour rassurer ceux qui souhaitent participer à leurs réunions Teams depuis leur lieu de villégiature, la plateforme propose désormais de tester le débit de la connexion Internet du logement envisagée depuis chez soi.

AirBnB : 50 nouvelles fonctionnalités débarquent sur la plateforme pour affronter l’hiver

CLUBIC – Le 9 novembre 2021 – Lien vers l’article

https://www.clubic.com/airbnb/actualite-392268-airbnb-50-nouvelles-fonctionnalites-debarquent-sur-la-plateforme-pour-affronter-l-hiver.html

Les hôtes vont avoir l’esprit un peu plus tranquille

-  Nous parlions tout à l'heure des hôtes Airbnb, c'est-à-dire toutes celles et ceux qui louent leur logement aux utilisateurs. Ils sont aujourd'hui 4 millions dans le monde. Pour offrir une protection complète à ses hôtes, Airbnb lance AirCover. Ce module gratuit offre toute une panoplie d'avantages aux hôtes, de la protection contre les dommages à l'assurance responsabilité civile (à hauteur de 800 000 euros pour les deux), en passant par la protection contre les dommages causés par un animal et la protection contre les pertes de revenus en cas d'annulation d'une réservation due à un dommage.

-  La protection AirCover ne s'arrête pas là et propose aux hôtes un accompagnement financier pour pallier les frais engagés par ces derniers en cas de nettoyage en profondeur. Le délai de signalement des dommages est porté à 14 jours, et les remboursements en cas de dommage causés par les voyageurs promettent d'être plus rapides (9 jours en moyenne).

Des logements à l’accessibilité grandement renforcée

-  L'accès aux logements Airbnb est renforcé avec le contrôle de l'accessibilité. L'application propose aux voyageurs vivant avec un handicap de trouver un logement adapté bien plus facilement, à l'aide de 13 critères, comme la recherche d'un logement avec une « entrée de plain-pied » ou avec une « largeur de l'entrée de la chambre supérieure à 81 centimètres », etc.

Les sites de réservation ont dû faire face comme vous à la crise du COVID-19, en s’adaptant aux nouveaux modes de voyage et aux « vagues » de reprise de l’épidémie.

Les plateformes de réservation se sont transformées afin de répondre rapidement à ces attentes.

Nous vous conseillons donc fortement :

-  De maintenir ou de revenir à des conditions d’annulation très souples face à la montée probable du COVID-19 en ce début d’hiver,

De paramétrer tous les champs des annonces sur tous les sites où vous êtes référencé. Qui dit nouvelles fonctionnalités disponibles, par AirBnB par exemple, dit nouvelles fonctionnalités à remplir pour arriver dans les résultats de recherche des voyageurs
L’actu d’octobre 2021 : Une demande de tourisme plus éthique

Les touristes sont donc de plus en plus attentifs à leur façon de voyager, que ce soit le moyen de transport pour accéder à leur destination, leur hébergement ou leur façon de consommer une fois sur place. De plus en plus observée avant 2020, la pandémie du COVID-19 aura été un accélérateur phénoménal de cette mouvance.

Le gouvernement, sans parler pour le moment de location touristique, va dans ce sens en interdisant dès 2023 par une loi la location de meublés dits « passoires énergétiques ».

Est-ce une simple mouvance pratiquée par une poignée de voyageurs ou est-ce une véritable mutation du tourisme ? Comment évaluer l’impact environnemental de votre meublé, quels sont les moyens pour l’améliorer et comment communiquer sur vos atouts environnementaux ?

Tourisme durable : à quoi ressembleront les vacances de demain ?

Geo.fr – Le 8 avril 2021

https://www.geo.fr/voyage/tourisme-durable-a-quoi-ressembleront-les-vacances-de-demain-204348

-  « Dans le cadre d'un prochain voyage, 61% des Français se disent prêts à payer plus cher des produits locaux et 44% sont prêts à payer leur séjour plus cher dans sa globalité pour voyager de manière respectueuse de l'environnement. Enfin, concernant l'hébergement et le moyen de transport, 40% sont disposés à débourser une somme plus importante pour une alternative durable. »

-  Pour Nathalie Bel Baussant, directrice des programmes de tourisme durable de Teragir, ces données n'ont rien d'étonnant : « La transformation écologique et sociale du secteur du tourisme n'est pas une alternative. Le développement durable est une nécessité. »

Une transition essentielle pour répondre aux attentes des consommateurs, mais pas que, comme le souligne Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable et des relations institutionnelles internationales de Kering : « Il y a effectivement un enjeu financier, mais aussi éthique. Les entreprises du secteur s'engagent parce qu'elles sont convaincues d'avoir un rôle citoyen à jouer. Tout le monde a envie de protéger la planète. »

-  Une prise de conscience qui semble s'être accentuée durant la crise sanitaire. En effet, 61% des Français se sentent davantage préoccupés par la préservation de la nature et de l'environnement depuis la pandémie. 'Ce genre de période amène une accélération des transitions, décrypte Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État chargé du Tourisme. Ce développement durable va devenir une composante essentielle de la croissance du secteur. Les Français sont aujourd'hui en quête d'un éco-tourisme accessible financièrement. A nous de le trouver !'

-  Toujours selon le sondage mené par l'Ifop pour les Rencontres du Tourisme Durable, voyager de manière responsable et durable s'inscrit dans le respect du mode de vie des habitants locaux pour 68% des interrogés et la consommation des produits locaux (55%). Les Français se disent également disposés à choisir un vol ou une destination de voyage en fonction du taux d'émissions de carbone des avions (55%).

-  La transformation écologique doit aussi venir des plateformes de voyages en ligne selon les personnes sondées. En effet, 85% regrettent de ne pas avoir accès à des sélections spécifiques de séjours respectueux de l'environnement et responsables.

-  Malgré les idées reçues, vacances écolos ne riment pas nécessairement avec absence de confort, même si 'la notion de confort a évolué ces dernières années', rappelle Sven Boinet, président honoraire de l'Alliance France Tourisme. Pour Nathalie Bel Baussant, 'il ne faut pas oublier le confort qui ne se voit pas, comme l'utilisation de produits de nettoyage qui ne sont pas nocifs pour le client et le personnel par exemple'.

-  Un accompagnement humain et financier de la part des institutions publiques semble indispensable pour permettre aux acteurs du secteur du tourisme de répondre aux attentes et exigences des voyageurs. 'Mais c'est une pression positive, conclut Christian Mantéi. Cette demande des consommateurs est une alliée pour nous encourager à produire différemment.'

Slow-tourisme ; une tendance accentuée par le Covid-19

Geo.fr – Le 17 août 2021

https://www.geo.fr/voyage/slow-tourisme-une-tendance-accentuee-par-le-covid-19-205737

-  Parmi les principales évolutions du tourisme à l'ère du Covid-19 : l'essor des mobilités douces. Vous connaissiez peut-être le 'flygskam', ce mot suédois intraduisible qui désigne la honte de prendre l'avion, mais connaissez-vous le 'train brag', la fierté de prendre le train ? Ces nouveaux mots montrent l'importance croissante des mobilités douces, alors que le Parlement français a définitivement adopté à la fin du mois de juillet le projet de loi Climat et Résilience, inspiré des travaux de la Convention Citoyenne pour le Climat. Parmi les mesures phares : l'interdiction des vols intérieurs quand il existe une alternative en train de moins de 2h30.

-  A la faveur des restrictions de déplacement, les Français ont redécouvert les city-breaks dans l'Hexagone, avec un regain d'intérêt pour des capitales régionales comme Bordeaux, Toulouse ou encore Marseille. 'Les Français se disent prêts à payer des séjours un peu plus chers pour rester en France, ou en Europe', avance Stéphane Botz. De quoi renforcer la 'relocalisation touristique' constatée par le cabinet KPMG, qui parle de 'voyager moins loin, moins longtemps et moins cher'.

-  Du fait de ce nouveau tourisme ultra-local, 'les hébergements cherchent à répondre à l'immédiateté du besoin, dans un rayon de 100 kilomètres autour des zones urbaines', explique Stéphane Botz. Il semble en effet que les Français optent de plus en plus pour des lieux de villégiature au cœur de la nature, dans des cabanes, des 'tiny houses' ou encore des 'lodges', par exemple. L'on assiste également au 'renouveau de l'hôtellerie de campagne' avec des tendances émergentes comme l'agritourisme, pointe le rapport de KPMG. 'Les gens cherchent à déconnecter et à renouer avec ce qui est essentiel, avec une réalité non-professionnelle', justifie Stéphane Botz, qui précise que la notion de respect de l'environnement est en essor chez tous les modes d'hébergement.

Interdiction à la location des logements avec une forte consommation d’énergie dès 2023

Gouvernement.fr – Le 31 mars 2021

https://www.gouvernement.fr/interdiction-a-la-location-des-logements-avec-une-forte-consommation-d-energie-des-2023

-  Le Gouvernement va interdire à la location les logements dits « passoires énergétiques » à partir de 2023. Et modifie en ce sens le critère de performance énergétique d'un logement.

-  Le seuil maximal de consommation d'énergie finale d'un logement sera fixé à 450 kWh/m2 à compter du 1er janvier 2023 pour la France métropolitaine.

-  Le critère de performance énergétique (DPE), qui établit si un logement est décent, a été modifié en ce sens par un décret paru au Journal officiel le 13 janvier 2021.

-  Autrement dit, à compter du 1er janvier 2023, un logement sera qualifié d'énergétiquement décent lorsque sa consommation d'énergie (chauffage, éclairage, eau chaude, ventilation, refroidissement...), estimée par le DPE et exprimée en énergie finale par mètre carré et par an, sera inférieure à 450 kWh/m2.

-  Les logements concernés (90 000 au total, dont 70 000 privés) ne pourront alors plus être proposés à la location, passée cette échéance.

-  Le projet de loi Climat et résilience, actuellement en discussion à l'Assemblée nationale, propose d'aller plus loin et d'interdire la location de toutes les passoires thermiques à partir de 2028 (article 41).

-  L’objectif serait triple :

o  Protéger les locataires contre les factures d’énergie trop élevées ;

o  Laisser le temps nécessaire aux propriétaires pour faire des travaux de rénovation des logements qu’ils louent ;

o  Réduire nos émissions à gaz à effet de serre.

Lancement de l’étiquette environnementale

Lanotetouristique.com – Le 6 janvier 2021

https://lanotetouristique.com/lancement-etiquette-environnementale/

-  Cette nouvelle étiquette environnementale, également nommée « affichage environnemental », s’appuie sur un outil de calcul qui permet de délivrer une note d’impact environnemental officielle A B C D ou E en mesurant les différents types d’impacts tels que retenus par l’ADEME, Agence de la Transition Ecologique, tels que le bilan carbone, l’eau, l’énergie, les produits bio/locaux, la gestion des déchets…

-  L’affichage environnemental permet aux consommateurs de comparer divers produits d’une même catégorie. L’étiquette environnementale pour les locations meublées de tourisme va permettre aux consommateurs-voyageurs de bénéficier d’un nouveau critère environnemental lorsqu’ils louent un hébergement touristique pour leurs séjours de loisirs ou d’affaire.

-  A l’instar des autres étiquettes environnementales déjà bien connues des consommateurs (textile, énergie, électro-ménager…) l’ensemble du dispositif de l’étiquette environnementale pour les meublés de tourisme est élaboré sous l’égide de l’Ademe et du Ministère de l’Environnement.

-  En France, plus de 800 000 propriétaires de meublés de tourisme sont concernés par le dispositif de l’étiquette environnementale (gîtes, locations de meublés de tourisme, appartements, villas, résidences de tourisme). L’étiquette environnementale va permettre aux propriétaires de meublés de tourisme d’intégrer une démarche de progrès en valorisant l’impact environnemental de leur hébergement via une communication environnementale positive qui leur permettra de se différencier de la concurrence.

-  Les voyageurs qui privilégient de plus en plus les locations d’hébergements touristiques et qui sont soucieux de l’impact environnemental de leurs séjours vont pouvoir choisir leurs meublés de tourisme via un indicateur facilement compréhensible avec la notation de A à E qui sera visible via différentes plateformes de réservation touristiques engagées dans le tourisme durable et sera affiché sur les différents supports de communication des hébergements.

-  « En 2019, 73 % des voyageurs internationaux ont l’intention de séjourner au moins une fois dans un hébergement éco-responsable » selon l’étude de la plateforme de réservation d’hébergements touristiques Booking .com.

Avec l’étiquette environnementale et la note d’impact entre A, B, C, D et E les voyageurs vont bénéficier d’un indicateur fiable et pourront ainsi :

o  Choisir via les plateformes de réservation publiques et privées une location de vacances engagée dans une démarche environnementale

o  Visualiser, via l’étiquette environnementale des meublés de tourisme, les actions engagées

o  Réserver un meublé de tourisme qui correspond à leurs valeurs

o  Participer activement au travers de son choix de consommation de séjour à la réduction de l’impact environnemental des activités et des hébergements touristiques

Comment partir en voyage sans passer par AirBnB ou Booking ?

Start.lesechos.fr – Le 11 mai 2021

https://start.lesechos.fr/au-quotidien/voyage-expatriation/comment-partir-en-voyage-sans-passer-par-airbnb-ou-booking-1314125

[…]Pour beaucoup, ils auront le réflexe Airbnb, Booking et consorts. D'autres préféreront utiliser des sites de logements partagés alternatifs. Qu'ils proposent un voyage écoresponsable, thématique ou totalement incongru, ces sites gagnent à être connus.

-  VAOVERT :

https://www.vaovert.fr/

Née en 2018, cette plateforme d'hébergements met en relation des voyageurs soucieux de leur empreinte environnementale et des hôtes « écoresponsables ». La recherche de logements est tout ce qu'il y a de plus classique : une barre de recherche, agrémentée d'une carte interactive et d'un mini-calendrier. Pas besoin de s'inscrire pour consulter les résultats, seulement si vous décidez de réserver sur le site. Différence avec Airbnb : chaque logement est noté de 1 à 3 selon son niveau d'écoresponsabilité et la commission est presque deux fois moins élevée. Le site rassemble aujourd'hui 1.200 logements, mais dit être en pleine croissance : + 20 % d'activité en 2020 malgré les confinements par rapport à l'année précédente. Pour encourager le tourisme de proximité, le périmètre de l'offre est limité à la France métropolitaine.

-  We Go GreenR :

https://www.wegogreenr.com/

Si vous n'avez toujours pas trouvé, rendez-vous sur We Go GreenR. Même ambition d'un tourisme vert et local, authentique et responsable, la plateforme lancée il y a un an à peine a sélectionné, sur une grille d'évaluation maison baptisée le « Greenscore » (une note de 1 à 5), 1.100 hébergements dits écoresponsables. Mais, la start-up prévoit un doublement (ou presque) de son offre d'ici la fin mai 2021 et les demandes de réservations ont été multipliées par six depuis les dernières annonces gouvernementales. Le périmètre couvre aussi la France, mais le site est en cours de traduction en anglais, espagnol et néerlandais « pour que nos voisins frontaliers puissent trouver une alternative responsable lorsqu'ils se rendent en France », explique la jeune pousse. Et, au final, est-ce que l'écoresponsabilité fait monter la facture ? « A zone géographique et niveau de confort équivalent les prix sont les mêmes que sur Airbnb et Booking », répond la start-up.

-  GreenGo :

https://www.greengo.voyage/

Sur le même modèle et pour multiplier vos chances de trouver un endroit « vert » où dormir, vous pouvez également visiter le site baptisé GreenGo. Lancée en février dernier, l'offre est encore limitée à 500 logements, répartis chez plus de 200 hôtes en France. Mais, la start-up est elle aussi en expansion puisqu'en à peine trois mois, leur catalogue a quadruplé. Le fonctionnement est similaire : les hôtes et leurs hébergements sont évalués par un score environnemental. C'est ce que les quatre fondateurs ont appelé le label « AFER » pour authenticité, français, équitable et responsable. Le tout pour un « juste prix », revendique GreenGo qui travaille notamment avec des agriculteurs.

NB : non, vous ne venez pas de lire trois fois le même paragraphe, si ces trois start-up ont adopté le même modèle, leur singularité réside dans leur méthode d'évaluation. Notre conseil est de tester les trois à chaque fois (au moins pour l'instant) car l'offre reste quand même limitée…

ADEME

Vous pouvez télécharger ce guide complet proposé par l’ADEME, si vous voulez aller plus loin : « Hébergeurs touristiques : quelles actions mettre en place pour un tourisme durable »

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwiGppyR78vzAhVMQBoKHRXUC58QFnoECAoQAQ&url=https%3A%2F%2Fwww.ademe.fr%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fassets%2Fdocuments%2Fguide_bretagne_hebergeurs_2021.pdf&usg=AOvVaw1s3OJE3cbgb0WADkqf2gDT

Conclusion :

Le voyage au sens large a commencé sa mue.

Le besoin de partir à la découverte de nouveaux paysages ou d’autres cultures se fera davantage dans un environnement géographique proche et de manière plus douce.

Il passera par des moyens de transport plus respectueux de l’environnement. Le site de la SNCF propose maintenant un éco comparateur https://www.oui.sncf/train/comparateurco2 entre moyens de transports, l’ADEME et d’autres structures ont mis en ligne un site Internet permettant de calculer rapidement et de manière simple notre empreinte carbone https://nosgestesclimat.fr/, des organismes permettent pour les propriétaires de meublés touristiques d’évaluer leur impact environnemental et de les accompagner dans leur transition.

De nouveaux sites de location d’hébergements touristiques, cités plus haut, vous accompagnent aussi en ce sens et le gouvernement obligera les propriétaires par des textes de loi à prouver que leur hébergement respecte les critères demandés dans des échéances proches.

La transition environnementale est en route et des outils sont mis à votre disposition : si vous ne vous êtes pas encore lancés, c’est le moment !

L'actu de Septembre 2021 : Restés au pays, les touristes français ont sauvé la saison estivale

Le Monde – Le 1er septembre 2021

-  Près de six Français sur dix sont partis en week-end ou en vacances en juillet-août, avec un allongement de la durée de séjour. Ce taux de départ, en hausse de six points par rapport à 2020, selon ADN Tourisme, la fédération nationale des institutionnels du tourisme, s’est concentré sur la France à 89 %, un chiffre presque équivalent à 2020, lorsque se rendre à l’étranger semblait particulièrement risqué.

-  Cette francophilie estivale devrait contribuer à une fréquentation touristique dans les mêmes eaux que celle du cœur de l’été 2019. Pas de quoi compenser les fermetures du début d’année, soulignent aussitôt les hébergeurs, dont le bilan estival ne pourra être dressé qu’à l’issue d’un mois de septembre qui se présente bien.

-  Dix-huit mois de crises ont un peu changé le touriste français, plus attentif à son corps et à son environnement. Pas au point, toutefois, de lui faire perdre l’envie de soleil. Plus que la situation sanitaire, c’est le ciel qui a servi de boussole aux vacanciers en cet été maussade. De retour au travail, ceux ayant cédé à la mode de Bretagne promettent qu’on ne les y reprendra plus et ceux qui ont aperçu le soleil auraient presque le bronzage honteux.

-  A la rentrée, les professionnels du tourisme sont comme leurs clients : ils parlent de la météo. La Bretagne et la Normandie, seuls territoires en retrait par rapport à l’été 2020, blâment la grisaille. « Avec la situation sanitaire, beaucoup de gens se sont mis dans un mode “dernière minute”, et, dans ce cas-là, vous ajustez en fonction de la météo », constate Michael Dodds, à la tête du comité régional du tourisme (CRT) de Normandie.

-  « Beaucoup de gens ont quitté un temps incertain pour aller vers le beau, ils se sont déplacés entre les régions, observe Christian Mantei, président de l’organe de promotion Atout France. Ce mode de découverte est une tendance qui se confirme. » Au cœur de l’été, les hébergeurs des territoires où le mercure restait bloqué ont vu les réservations s’arrêter. Le Sud-Est a soudain débordé, malgré la flambée du variant Delta.

-  « La tendance est à des vacances de plus en plus actives, constate Jean Pinard, directeur du CRT d’Occitanie, où les flux ont augmenté de 11 % par rapport à 2019. La notion de santé et de bien-être est de plus en plus prégnante, on ne vient pas uniquement pour se reposer. » Les territoires ruraux dotés de rivières, de fleuves, de forêts ou de sentiers emblématiques en profitent pleinement, tandis que les activités couvertes ou à forte densité ont continué de pâtir du contexte pandémique.

-  Ce panorama ne fait pas oublier la situation critique que connaissent Lourdes (Hautes-Pyrénées), la montagne et surtout l’Ile-de-France (le Grand Paris aura attiré moitié moins de touristes entre juin et août qu’il y a deux ans). La capitale et sa région pesant un quart des 180 milliards d’euros de recettes touristiques françaises en 2019, la consommation touristique globale ne reviendra pas de sitôt au niveau prépandémique.

Jean VIARD : « Le tourisme va entrer dans une nouvelle époque »

Ouest-France – Le 6 septembre 2021

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-jean-viard-le-tourisme-va-entrer-dans-une-nouvelle-epoque-0ab6a4c4-0e25-11ec-8af2-d250ac520fa1

Presse Océan : Des milliards de personnes confinées, des avions cloués au sol… Quels vont être les impacts de la pandémie sur le tourisme ?

Jean Viard : « Ce que vit l’humanité est énorme. C’est le début d’une nouvelle époque, une vague de changement culturel gigantesque : quelle sera sa puissance ? Pour le tourisme, c’est une année zéro, après 300 ans de développement constant. »

Quels seront les changements les plus profonds ?

« Nous étions le nez dans le guidon. Les boussoles de l’industrie du tourisme étaient les progressions de l’affluence, du chiffre d’affaires et de la marge. Avec cette pandémie, la nature et l’homme se sont affrontés. C’est un détonateur écologique. Le climat évolue : l’homme comprend qu’il a blessé son cadre de vie naturel. Nous nous interrogeons : quel est le sens de notre existence ? La qualité de vie prend le pas sur le « combien gagnes-tu ? ». Des pratiques de transhumance s’accélèrent. Avec les confinements et le télétravail, on voit des gens déménager. Ils seraient ainsi 2 millions de Français. Et où vont-ils ? Dans les endroits qui leur plaisent : le plus souvent sur leurs lieux de vacances. »

Les grands voyages, à l’autre bout du monde, c’est fini ?

« Nous l’avons vu cet été, les gens sont allés en vacances près de chez eux. Ils ont hésité à partir à l’étranger. Il y a eu des blocages : « Comment comprendre ce que me dira le médecin de langue étrangère si j’attrape le virus durant mon voyage ? » Nous nous sommes aussi rendu compte que nous pouvions passer d’excellentes vacances en France. Il n’est pas impératif d’aller très loin pour être dépaysé et se reposer. Le phénomène des résidences secondaires va s’accélérer. La nature progresse. Le local va prendre de l’importance. »

Le bonheur des vacances est dans le « près » ?

« Le voyage va rester parce qu’il réunifie l’humanité. C’est un moteur de transformation sociale : la mobilité fait le brassage. Nous avons le sentiment d’un commun à travers la diversité des cultures. Avec l’accélération du tourisme depuis cinquante ans, nous avons même pu nous construire des projets de vie de voyages. Nous partons dès l’enfance et jusqu’à 80 ans. Des personnes peuvent faire 200 voyages dans leur vie. La démocratisation des voyages et des vacances n’est pas terminée. »

Conséquence de la démocratisation des voyages : des lieux étouffent…

« Il y avait 60 millions de touristes internationaux en 1968, 1,5 milliard en 2019. Les couches sociales moyennes sont entrées dans les pratiques touristiques avec une accélération sur le dernier demi-siècle. Il faut réguler la fréquentation sur les lieux de l’hyper-désir. À Venise, par exemple, je doute que les habitants avaient envie de voir revenir les grands paquebots dans la lagune. »

Comment réguler les flux touristiques ?

« Il y a des endroits mal gérés, où la pression doit diminuer. Avec le numérique, nous pouvons gérer les flux dans le temps en étalant les possibilités de réservation des billets. Nous pouvons aussi jouer sur les capacités d’hébergement. Il faut réguler Air BnB. Il y a une phase de transition technologique, avec des accélérations. Nous pouvons cadrer ces pratiques avec des valeurs plus écologiques. »

https://www.ouest-france.fr/economie/tourisme-les-voyageurs-locaux-ont-sauve-la-saison-en-europe-7409981

Nous vous donnons RDV le 15 octobre prochain pour les prochaines actualités liées aux meublés touristiques.

L'actu d'août 2021 : l’arrivée du Pass sanitaire bouleverse-t-elle le tourisme ?

Le gouvernement est passé à l’étape supérieure pour tenter d’endiguer la progression du variant Delta et en terminer avec le COVID. Le Pass sanitaire est désormais obligatoire pour accéder à la quasi-totalité des infrastructures touristiques. Devez-vous le demander à l’arrivée de vos locataires ? Le bilan de fréquentation touristique à mi-saison estivale a-t-il été impacté par ces annonces ?


Pass sanitaire : ce qui va changer dans les locations de vacances, gîtes et chambres d’hôtes

France 3 Régions – Le 9 août 2021

  • « Conformément au décret d'application de la loi du 5 août 2021, le pass sanitaire est exigé dès le premier client dans toutes les locations qui proposent le petit-déjeuner ou une table d'hôtes. »
  • « Où le Pass Sanitaire est-il exigé ? De la même façon, il est obligatoire dans toutes les locations qui proposent des activités ou des espaces communs : salon, cuisine, piscine, spa, etc. Sont donc concernés les hôtels disposant d'un espace de restauration, les pensions de famille, les résidences de tourisme, les gîtes de groupe, les campings, les chambres d'hôtes et les gîtes avec équipements communs.»
  • « Où le Pass Sanitaire ne sera-t-il pas obligatoire ? Au final, seuls les gîtes individuels ne proposant que l'hébergement échappe à l'obligation du pass sanitaire. Ce type de location est d'ailleurs particulièrement prisé depuis le début de la crise sanitaire. L'été dernier, les vacanciers ont fait ce choix pour garantir leur indépendance et éviter les contacts. Une pratique qui se confirme cette année et qui devrait encore s'ancrer davantage, avec la mise en place de ce pass sanitaire. »
  • « Comment annuler son séjour en l’absence de Pass Sanitaire ? Vous avez réservé un emplacement dans un camping ou une chambre d'hôtel et vous n'êtes pas vacciné ou du moins pas complètement ? L'absence de pass sanitaire n'est pas un motif d'annulation. Comme le rappelle le réseau de locations Gîtes de France, 'le projet de loi étant connu de tous depuis début juillet, en cas d'annulation d'un séjour en raison de l'absence de pass sanitaire, ce sont les conditions générales de vente qui s'appliquent'.
  • « Qui contrôle quoi ? La vérification de ce passeport vaccinal exige une organisation très exigeante pour les établissements. Les responsables des hôtels, campings, chambres et tables d'hôtes et autres résidences de tourisme doivent habiliter nommément les personnes autorisées à contrôler les justificatifs. Ainsi, un registre doit être mis en place qui détaille les personnes habilitées, la date de cette habilitation, les jours et horaires de ces contrôles. »

Tourisme : le bilan du mois de juillet est « plutôt positif », selon ADN Tourisme

France Info – Le 1er août 2021

  • « Le bilan touristique du mois de juillet est 'plutôt positif', a indiqué dimanche 1er août sur franceinfo Christian Mourisard, président d'ADN Tourisme. Cette fédération regroupe Offices de tourisme de France, Tourisme & territoires, et Destination régions. 'Je suis optimiste pour le mois d'août, si nous continuons la vaccination', poursuit le président d'ADN Tourisme. »
  • « À ce stade, 'on ne peut pas dire' que la saison touristique est 'mauvaise', ajoute Christian Mourisard. Il a souligné que 'les plus forts taux d'occupation d'hébergement, on les retrouve dans les gîtes et dans les hébergements de plein air' comme 'les campings'. Selon lui, 'il y a une volonté de séjourner à la campagne, en basse montagne ou en montagne' et le 'désir de partir' des Français 'l'a emporté largement sur la crainte'. »
  • 'L'absence remarquée de la clientèle internationale' fait du tourisme urbain 'le grand perdant' de la saison estivale, selon le président d'ADN Tourisme. Cette absence se fait d'autant plus ressentir 'à Paris'. 'Il y a un mot totalement rédhibitoire dans le monde du tourisme : c'est le risque', analyse-t-il. Au vu de 'la situation sanitaire' en France, il 'ne voit pas des gens prendre un quelconque risque pour essayer de passer des vacances de rêve'.

Les hôtes du Var sont ceux qui ont le plus bénéficié de la reprise du tourisme, selon AirBnB

Ouest France - Le 10 août 2021

  • « Selon une étude réalisée par Airbnb, le Var est le département qui a le plus bénéficié de la reprise de l’activité touristique, rapporte Var-Matin, lundi 9 août. Dans le Var, ces propriétaires d’appartements ou de maisons ont ainsi perçu pas moins de 4 millions d’euros. Ils sont « suivis par les hôtes du Vaucluse (2,5 millions d’euros), des Pyrénées-Atlantiques (2,3 millions), de la Charente-Maritime (1,8 million d’euros) et de la Gironde (1,6 million), entre autres », a indiqué Airbnb dans un communiqué. L’entreprise américaine a également révélé que les hôtes français avaient gagné en moyenne 1 200 € l’été dernier. »
  • « Si la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur était l’une des destinations les plus prisées par les 37 millions de Français qui avaient prévu de partir de vacances, cela devrait changer pour cette seconde partie d’été. « Les zones rurales et de montagne sont en vogue, avec le Doubs, en Bourgogne Franche Comté, désigné comme la première destination montante », a ajouté Airbnb. »

Le Pass sanitaire est donc entré en vigueur au début de ce mois d’août. Les hébergeurs proposant une location touristique sans petit-déjeuner, table d’hôte ou sans espace commun destiné à plusieurs voyageurs ne sont donc pas soumis au contrôle de ce Pass.

L’envie de voyager, toujours à l’écart des grandes villes, prédomine. Le littoral, la campagne et la moyenne montagne sont toujours plébiscités.
L'actu de juillet 2021 : Le Pass sanitaire obligatoire va-t-il boulverser la saison touristique ?

L’annonce d’Emmanuel Macron va-t-elle venir bouleverser une saison estivale touristique pourtant très bien partie ? 

Le gouvernement impose le pass sanitaire dès le 21 juillet pour l'accès aux lieux de culture et de loisirs, puis à partir du 1er août aux cafés, restaurants, centres commerciaux et à tous les transports proposant des trajets longs. 

Même si ces mesures ne concernent pas les meublés touristiques, l'impossibilité de prendre les transports permettant de les rejoindre et celle d'accéder aux infrastructures présentes sur leurs lieux de vacances pourraient-elles décourager certains Français de partir ?


Vacances d’été 2021 : 52% des Français réservent via AirBnB et autres Booking

L’Echo Touristique – Le 7 juillet 2021

  • « Une enquête de l’Observatoire Cetelem décrypte comment les Français organisent leurs vacances cet été en termes de préparation, de budget et de destinations. Une saison qui reste marquée par la menace du variant Delta et l’avancée de la vaccination. »
  • « Premier enseignement, les Français qui souhaitent partir en vacances envisagent majoritairement de passer par des plateformes de location en ligne type Airbnb et Booking (52%). Cette tendance est encore plus marquée parmi les franciliens (59%). »
  • « Quid du pays de destination ? La plupart des Français « songent à une destination au sein du territoire national (82%) », détaille l’étude. Toutefois, 3 Français sur 10 pensent voyager ailleurs en Europe. Les pays situés en dehors du Vieux Continent ne drainent que 18% des suffrages. Sans surprise, au regard de ces choix, les vacanciers prévoient le plus souvent de faire le trajet en voiture (82%) »
  • « Naturellement plébiscitée des familles, la mer séduit la plus grande majorité des vacanciers français : 83% pensent passer au moins un moment en milieu balnéaire durant leurs congés. Suit la campagne (68%), tandis que la montagne est envisagée par un vacancier sur deux (50%). Au chapitre de l’hébergement, la location entre particuliers rencontre un succès certain (45%), notamment chez les moins de 35 ans (65% d’entre eux). »

Le Covid-19 fait pleurer les campings mais sourire les gîtes

Centre-Presse – Le 12 juillet 2021

  • « La pandémie redistribue les habitudes d'hébergements touristiques. Les emplacements des campings sont désertés au profit des locations en dur, synonymes de distanciation volontaire. »
  • « Exténués par les restrictions sanitaires et les privations de liberté liées aux confinements, les Français veulent des vacances sans contrainte. Sans masque et loin de la foule pour échapper aux règles sanitaires. Et surtout aux sanitaires en commun ! Une distanciation sociale volontaire, en somme, qui explique une impressionnante désaffection des campings au profit des locations en dur, dans les gîtes et chambres d'hôtes. »
  • « Même dans des gros campings comme le Futuriste, à Saint-Georges-lès-Baillargeaux, c'est la douche froide : dix emplacements réservés sur 123 disponibles. « Les gens réservent à la dernière minute, je n'ai pas de projection, indique la gérante, Valérie Terny. Les vacances scolaires démarrent à peine mais les étrangers sortent difficilement de chez eux. »
  • « La situation des campings tranche avec celle des gîtes, chambres et maisons d'hôtes. Tous les professionnels et propriétaires contactés font preuve d'un grand optimiste pour cet été 2021. « Pour le mois de juillet, ça se remplit bien, confirme Marie-José Lebas, à Montamisé. Il y a des demandes, ça n'arrête pas! » Même constat au Manoir de la Blonnerie, à Vellèches, pour Marie-France Pasquinet : « Pour les réservations, ça va. On sent que les gens ont envie de partir en vacances, ils en ont ras le bol. Ils veulent de l'espace, de la verdure et pas trop de monde. Au gîte de Marigny Narbonne, à Ingrandes-sur-Vienne, Damien Nivert n'a eu aucun mal à remplir ses réservations : « C'est plein pour le mois d'août. » « Habituellement, le département de la Vienne n'est pas considéré comme très sexy par les touristes. Mais cette année, c'est très recherché, s'étonne Bénédicte Butruille, propriétaire d'une résidence de tourisme aux Petites Minardières, à Senillé-Saint-Sauveur. Ils ne veulent que la campagne, pas de masque et pas de normes sanitaires ! »

Emmanuel Macron : ces annonces du 12 juillet qui concernent le tourisme

L’Echo Touristique – Le 12 juillet 2021

  • « L’Etat d’urgence sanitaire est déclaré dès mardi 13 juillet pour la Martinique et La Réunion. Dans ces deux territoires d’outre-mer, un couvre-feu sera instauré. Deux raisons principales sont invoquées : un niveau de vaccination « très insuffisant » et « des hôpitaux sous forte pression ».
  • « Le président de la République a aussi prévenu : la démarche générale sera de faire porter les restrictions sur les non-vaccinés. Dès cette semaine, les contrôles aux frontières seront « encore » renforcés pour les personnes revenant de pays à risques, avec un isolement contraint pour les voyageurs non vaccinés. »
  • « Le pass sanitaire sera étendu aux lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes de plus de 12 ans, à partir du 21 juillet. Sont compris dans ce périmètre les parcs d’attractions – en général hostiles à cette mesure -, les spectacles, les festivals. Il faudra donc avoir été vacciné, présenter un test négatif récent ou test prouvant un rétablissement du Covid 19, et en faire la preuve via l’application TousAntiCovid ou un document papier. »
  • « À compter du mois d’août, le pass sanitaire sera élargi aux cafés, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux, ainsi qu’aux voyages en avions, trains et cars pour les trajets de longue distance. « Seuls les vaccinés et les personnes testées négatives pourront accéder à ces lieux, qu’ils soient d’ailleurs clients, usagers ou salariés. » 
  • « Cet automne, les tests PCR deviendront payants, sauf prescription médicale. L’objectif, là encore, est d’encourager la vaccination plutôt que la multiplication des tests. »

Voyages Outre-mer : trois questions qui se posent après les annonces d‘Emmanuel Macron

France Tv Info – Le 13 juillet 2021

Faudra-t-il un pass sanitaire pour voyager depuis et vers les outre-mer ?

  • « De fait, le pass sanitaire est déjà en vigueur pour voyager depuis et vers les Outre-mer. Pour embarquer, le voyageur droit présenter un test négatif au coronavirus ou pouvoir prouver qu’il a un schéma vaccinal complet. »
  • « Ce qui est déjà en place est même plus contraignant que les mesures annoncées par Emmanuel Macron hier. Pour voyager depuis ou vers les Outre-mer, même avec schéma vaccinal complet, les voyageurs doivent présenter un test PCR négatif. »

Les habitants des collectivités d’Outre-mer risquent-ils d’être privés du précieux sésame ?

  • « Les collectivités d’Outre-mer, notamment la Nouvelle-Calédonie ou la Polynésie, ont leur propre système de vaccination. L’enjeu est de savoir si le certificat de vaccination délivré par les autorités de ces collectivités sera compatible avec les applications utilisées ailleurs en France. Si non, une personne, même totalement vaccinée, ne pourra pas bénéficier du pass sanitaire. »
  • « Nos confrères de Nouvelle-Calédonie la 1ère avaient révélé début mai que la preuve de vaccination fournie aux Calédoniens ne répondait pour l’instant pas aux critères en vigueur dans l'Hexagone. »

Pass sanitaire : les professionnels du tourisme appellent à des aménagements voire à un report début septembre

Les Echos – Le 13 juillet 2021

  • « L'annonce de la mise en oeuvre du pass sanitaire à compter du 21 juillet ou début août a pris à froid les professionnels de la filière du tourisme et des loisirs. Au-delà de la spécificité des métiers - villages de vacances ; campings ; parcs de loisirs… -, les responsables d'organisation patronale et chefs d'entreprise en pointent les difficultés voire les dénoncent, sans pour autant faire fi de l'enjeu sanitaire. »
  • « Nous nous heurtons à des gens qui n'ont aucune connaissance du terrain », tonne notamment le président du syndicat des parcs de loisirs Snelac, Arnaud Bennet - par ailleurs gérant-fondateur du parc Le Pal dans l'Allier -, avant d'ajouter : « On recommençait à retrouver un peu de solidité financière après des mois d'arrêt. Là, c'est la mort assurée. On va perdre de 50 % à 60 % de fréquentation ». Les gros opérateurs du secteur - Disneyland Paris, Compagnie des Alpes (Parc Astérix, Futuroscope, Walibi Rhône-Alpes…), Puy du Fou - assurent néanmoins de leur capacité à être prêts à temps. »
  • « Pour autant, bien des acteurs de la filière tourisme soulignent tout à la fois le manque de temps pour se préparer à un dispositif qui les prend de court, et les difficultés qu'il engendre. »
  • « Du côté des parcs de loisirs, on s'inquiète notamment de la lourdeur à gérer avec, entre autres, des flux de visiteurs arrivant souvent en grand nombre en matinée, tandis que les exploitants de clubs de vacances ou de campings mettent en exergue le casse-tête de devoir, sur le papier, contrôler plusieurs fois par jour des clients entre restaurant, piscine, et moments d'animation, entre autres. »
  • « Ce n'est pas gérable. Il faudrait pouvoir contrôler au début du séjour », observe notamment, à ce propos, le délégué général de l'union des opérateurs du tourisme social et solidaire Unat, Simon Thirot. « On a déjà eu une « saison blanche » pour le ski, on ne peut pas se permettre de gâcher l'été », rappelle, pour sa part, un exploitant de villages de vacances sous couvert d'anonymat, compte tenu des discussions en cours avec les pouvoirs publics. »
  • « Par ailleurs, le caractère familial de la clientèle est rappelé par les professionnels d'où la question lancinante de la vaccination des enfants de douze ans au moins ou des tests. Le délégué général de l'Unat s'interroge aussi, au nom de ses adhérents, sur le contrôle s'agissant des colonies de vacances et des personnes en situation de handicap. »
  • « Outre le public, la filière s'alarme de la complexité de la mise en œuvre du pass sanitaire en matière de ressources humaines, d'autant que les opérateurs font appel à de jeunes saisonniers, loin d'être vaccinés en l'espèce. Faute de vaccination, les exploitants seraient de facto amenés à vérifier des tests PCR deux à trois fois par semaine… »
  • « En conséquence, ils redoutent une déperdition de personnels, alors que « le secteur du tourisme est en tension complète ». A l'instar du président du Snelac, ils rappellent aussi que de « nombreux établissements se situent en zones rurales, loin des centres de vaccination ou de tests »… 
  • « Au bout du compte, les professionnels plaident pour des « aménagements » voire un report du dispositif de pass sanitaire début septembre tout comme les organisations patronales de l'hôtellerie-restauration. « Nous demandons qu'un équilibre soit trouvé entre le sauvetage des vacances d'été et une lutte contre le virus. Des aménagements donc », déclare notamment le président de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air, Nicolas Dayot. »
  • « Nous sommes tous dans la logique d'une accélération de la vaccination. Nous pouvons faire le pass sanitaire pour le 1er septembre. Nous avons prouvé l'an dernier que nos parcs ne sont pas des clusters », observe son homologue du Snelac. Arnaud Bennet s'étonne aussi qu'« on veuille imposer la vaccination aux parcs de loisirs alors qu'on laisse au personnel soignant jusqu'au 15 septembre pour se faire vacciner »… Déjà évoquée, la « souplesse » des pouvoirs publics s'impose manifestement. »

Les nouvelles mesures prises par le gouvernement étaient pressenties, mais l'obligation du pass sanitaire et la soudaineté des dates imposées a pris de court tous les acteurs du tourisme, tout comme les citoyens Français. 

Les meublés touristiques pourraient, malgré toutes ces annonces, tirer leur épingle du jeu parmi tous les types d'hébergements. L'accès aux logements sans contrôle du pass sanitaire et la possibilité de profiter de la nature et des loisirs de plein air autour des meublés pourraient être des arguments déterminants.

L'actu de juin 2021 : Doit-on repartir dans un tourisme 'd'avant-COVID' ?

Depuis plus d’un an, le secteur du tourisme est dépendant de l’évolution du nombre de contaminations et d’hospitalisations dues au Covid-19 : si les chiffres sont mauvais, les français ne partent pas. À contrario, si la situation sanitaire s'améliore, les restrictions gouvernementales sont peu à peu levées et les réservations décollent. Nous sommes actuellement dans cette dynamique positive et l’été s’annonce encore plus prometteur que celui de l’année dernière. En effet, en plus des français voyageant dans l'Hexagone s'ajouteront les premiers touristes étrangers autorisés à venir dans notre pays. 

Un nouvel enjeu politique se dessine alors : doit-on repartir ou non dans un tourisme de masse pratiqué avant le Covid-19 ?



Google Travel : connaître les conditions de voyage entre zones géographiques

Le géant américain met à disposition un nouveau service nommé « Google Travel » permettant de savoir en temps réel les règles pour se déplacer entre territoires. Le voyageur doit indiquer son lieu de départ et de destination. La plateforme lui indique alors si ce trajet est possible et dans quelles conditions : test à présenter au départ et/ou à l’arrivée, vaccin obligatoire, voyage non autorisé, … 

Vous pourrez ainsi renseigner vos locataires étrangers sur les possibilités de venir chez vous.

Pour essayer, cliquez ici.


Tourisme : où pourra-t-on voyager à partir du 9 juin ?

Rtl.fr Le 8 juin 2021

  • « Pourra-t-on vraiment voyager à l’étranger à partir de demain comme l’a annoncé le gouvernement ? Dès demain le monde nous appartient à nouveau, un peu. En effet, ce mardi 9 juin, ce sera une nouvelle étape du déconfinement puisque ce sera la fin des motifs impérieux pour voyager hors de l’Europe. »
  • Pour savoir où se rendre, le gouvernement a publié une carte où le monde est divisé en trois couleurs :
    •  Les pays en vert où les vaccinés pourront voyager sans contrainte, les non-vaccinés sur présentation d'un test PCR négatif de moins 72 heures au retour.
    • Les pays en orange où les vaccinés pourront voyager sur présentation d'un test PCR négatif de 72 heures, les non-vaccinés pour un motif impérieux uniquement.
    • Enfin les pays en rouge où les vaccinés ne pourront voyager que pour un motif impérieux, en aucun cas pour des motivations touristiques. Le gouvernement déconseille tout voyage de loisirs vers ces pays.
  • En regardant ce planisphère touristique, on s’aperçoit déjà que la majorité des pays sont en orange et qu’il y a donc des contraintes même pour les vaccinés. Concernant les pays en vert ça prête à confusion puisque à partir du 9 juin, on pourra y voyager, mais pas forcément s’y rendre, bienvenue en absurdie.
  • Il n'y a d'ailleurs pas forcément de réciprocité sur l'accueil des touristes. Par exemple, la France a placé le Japon et l’Australie en vert donc d’accord pour que nos touristes y aillent mais ni le Japon et ni l’Australie n’autorisent de touristes sur son territoire. Sur son site l’ambassade du Japon ne délivre plus de visas et le site de l’ambassade d’Australie précise que ses frontières extérieures sont fermées jusqu’à nouvel ordre.
  • D'autres misent sur le tourisme vaccinal. C’est le cas de la Russie dont certains tour operators propose une formule, 'place rouge-sputnik V' ou Cuba qui a fait des spots tv avec un slogan incitatif, 'une plage, un mojito , un vaccin '. Mais ce ne sont pas des vaccins reconnus en Europe donc pas de QR code pour le pass sanitaire.

Tourisme : la grande opération séduction

TF1 – Le 27 mai 2021




Tourisme en Gironde : « Nous nous attendons à battre des recors de fréquentation cet été »

20 minutes.fr  Bordeaux – Le 8 juin 2021

  • Des voyants qui virent tous au vert. A la faveur des mesures de déconfinement, de la situation sanitaire qui reste sous surveillance, mais semble s’améliorer, et d’une météo enfin clémente, les professionnels du tourisme en Gironde retrouvent peu à peu le sourire.
  • « La saison se présente bien, nous assure-t-on au camping Le Ranch, à Naujac-sur-mer. On a beaucoup de réservations de dernière minute, et cela monte progressivement depuis le déconfinement. Le public était dans l’attente de l’évolution de la situation sanitaire, et du temps aussi, mais là c’est parti. »
  • « Les prévisions pour le mois de juin et pour cet été sont au top, confirme Nicolas Jabaudon, directeur de l’office de tourisme Médoc Atlantique. A tel point que l’on s’attend à battre nos records de fréquentation de 2019 – qui était une année record - malgré l’absence de quelques nationalités étrangères. Sur une année normale, nous avons une proportion de 65 % de Français, cette année cela devrait être 80 %. On sent cependant que les Allemands commencent à revenir. »
  • « ll y avait déjà eu une fréquentation importante durant les week-ends de mai, rappelle pour sa part la présidente de Gironde Tourisme, Pascale Got. Cela se confirme dans les réservations du mois de juillet, qui sont conséquentes puisque VVF annonce sur le littoral 75 % de réservations. Il y a un engouement pour le littoral et les grands espaces de découverte. » Pascale Got note aussi « qu’il pourrait y avoir un panier de dépenses supérieur à l’année dernière. Les gens ont envie de se faire plaisir et semblent avoir envie de dépenser durant leurs vacances. »
  • « Bordeaux Métropole se projette déjà vers l’automne : Du côté de Bordeaux, on est aussi optimiste, même si ce n’est pas le même engouement que pour le littoral. « C’est une reprise douce pour le moment, il nous manque de la clientèle, observe Olivier Occelli, directeur général de l’office de tourisme de Bordeaux Métropole. Mais nous avons des perspectives plutôt bonnes sur juillet et août. On aura beaucoup de dernière minute je pense, et on fonde de bons espoirs sur un début de retour de la clientèle étrangère. »
  • « Mais Olivier Occelli se projette déjà sur l’après. « Un point clé pour nous, ce sera l’automne, car le tourisme d’affaire a une part aussi importante que le tourisme d’agrément. Si tout redémarre correctement, on a des perspectives pour septembre assez fortes, avec déjà des réservations. Pour renouer avec la majeure partie de notre clientèle, cela se fera en 2022, avec un retour à la normale espéré en 2023. » Tout cela à condition bien entendu, qu’une nouvelle vague épidémique ne vienne pas casser ce scénario. »

Un autre tourisme est-il possible ? De la petite station des Alpes jusqu’en Thaïlande, la pandémie de Covid-19 a servi d’électro-choc

Le Monde – Le 1er juin 2021

  • Key West, station balnéaire de Floride, pointe méridionale des Etats-Unis, n’a rien, a priori, contre le tourisme. En 2019, 1,2 million de croisiéristes ont débarqué dans cette ville de 25 000 habitants. C’est pour eux qu’elle limite la place des voitures en centre-ville, ripoline ses maisons caribéennes, entretient l’ancienne demeure d’Ernest Hemingway, tolère les artistes de rue sur les quais à l’heure du coucher de soleil. C’est grâce à eux qu’elle connaît l’un des taux de chômage les plus bas des Etats-Unis. 
  • Mais quand les touristes ont cessé de venir, au printemps 2020, des habitants de Key West ont réagi de manière contre-intuitive : ils ont réclamé un référendum sur l’avenir de la croisière. En novembre 2020, plus de 60 % des votants ont répondu « oui » à la limitation du nombre de croisiéristes quotidien, à l’interdiction des géants des mers – plus de 1 300 personnes à bord – et à la priorisation des navires les moins polluants.
  • Les motivations étaient avant tout environnementales : l’arrivée des gros bateaux de croisière abîme la barrière de corail, l’un des principaux attraits de l’archipel des Keys. Mais l’économie fut au cœur de la campagne : après un an sans croisières, interdites aux Etats-Unis en raison de l’épidémie de Covid-19, les résultats des principaux acteurs touristiques demeuraient très satisfaisants. L’apocalypse promise par l’industrie de la croisière à la moindre tentative de freinage n’avait pas eu lieu.
  • C’est l’une des conséquences d’un tourisme mis sur pause : de la petite station des Alpes à l’un des pays les plus visités du monde, la Thaïlande, plusieurs territoires en ont profité pour revoir leur politique de développement touristique. Comme si le Covid-19 avait servi d’électrochoc et d’encouragement à agir sur un phénomène largement pensé comme incontrôlable ; quand il était pensé.
  • « En l’absence de touristes, le quotidien des opérateurs publics et privés du tourisme a aussi radicalement changé. Les premiers ont eu le temps de la réflexion, puisque la pandémie empêchait l’action. Les seconds ont dû se concentrer sur la recherche de financements, et bien souvent tendre la sébile à l’Etat. « On voit poindre un questionnement quant aux bases sur lesquelles on pourrait repartir de ce terrible choc. On en est au tout début », estime Rémy Knafou, professeur émérite de géographie à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne »
  • Islande, Hawaï, Nouvelle-Zélande : il faut se tourner vers les îles dont le développement touristique repose sur les ressources naturelles pour trouver les débats les plus avancés. La question de la préservation de la poule aux œufs d’or – la nature – et des retombées concrètes pour la population locale est partout posée. En Thaïlande, le ministre de l’environnement envisage de fermer ses parcs nationaux plusieurs fois par an pour « que la nature se revitalise et que les gardiens puissent s’occuper des parcs ».
  • « Les destinations doivent être plus digitalisées et les acteurs mieux coordonnés, avec une seule application pour l’ensemble du tourisme en ville, juge Doug Lansky, conférencier sur les questions de surtourisme. C’est paradoxal, mais pour qu’une ville surfréquentée redevienne authentique et agréable à visiter, elle doit être aussi digitalisée qu’un parc Disney. Si tout est connecté de manière intelligente, comme chez Disney, alors cette ville ressemblera moins à un parc d’attractions. »
  • « L’ennui, ajoute-t-il, est que les agences touristiques doivent souvent combiner des impératifs contradictoires : le politique leur demande à la fois de gérer le tourisme et de faire venir un maximum de visiteurs. Et seul le pouvoir politique a les moyens de poser des contraintes aux opérateurs dont l’intérêt immédiat, après la pandémie, sera de renouer avec des recettes jusque-là si profitables. »
  • Historiquement, les gouvernements ont plutôt tendance à abandonner l’aménagement du tourisme aux opérateurs privés et à leur poser le moins de contraintes possible. A Key West, il ne sera pas tenu compte du référendum sur l’avenir des croisières : les républicains de Floride ont manœuvré au Parlement pour empêcher son application. Et le propriétaire du port de Key West est devenu un généreux donateur du gouverneur Ron DeSantis.

Emmanuel Macron appelle à soutenir le tourisme en prenant ses vacances en France

BFMtv.com – Le 2 juin 2021

  • 'En 2021, les vacances, c'est en France', a lancé Emmanuel Macron ce jeudi. En déplacement dans le Lot, le président a annoncé un 'plan de reconquête' du tourisme. Le but : améliorer la formation des professionnels, l'offre numérique et promouvoir un tourisme vert et patrimonial.
  • Lors d'un déplacement à Saint-Cirq-Lapopie (Lot), Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi un 'plan de reconquête' à venir pour le secteur du tourisme. Durement frappé par la crise, le secteur espère rebondir cet été. Le président a d'ailleurs encouragé les Français à réserver dans le territoire.
  • Le tourisme 'va continuer à être aidé car la reprise est progressive, qu’il y a encore des jauges', affirme Emmanuel Macron. De nouveaux investissements seront donc déployés 'dans les prochaines semaines, dans les prochains mois et dans les prochaines années' car c'est 'un plan à horizon 50', assure le président de la République.
  • Ce 'plan de reconquête' vise à 'réinventer le modèle' de notre tourisme. 'On peut faire encore beaucoup mieux', 'on le sait, on l’a appris de cette crise', certifie le président de la République.
  • Parmi les volets évoqués par Emmanuel Macron, 'l'amélioration de la formation et des qualifications' des professionnels et l'instauration de 'passerelles entre les différents métiers du secteur du tourisme, hôtel café restaurant'.
  • Autre chantier important : le numérique. Car aujourd'hui, 'on réserve par le numérique et ce sont parfois des plateformes étrangères qui captent une partie de la valeur', déplore Emmanuel Macron. L’État veut donc aider les entreprises à investir dans le numérique et même, participer à 'bâtir nos plateformes françaises'. Le but : construire une 'offre française' qui permettrait de garder 'la valeur dans notre pays', affirme le président.

« Les gens se sont précipités » : les locations de maisons entre particuliers en hausse de 30% pour les vacances

FranceTvInfo.fr - Le 3 juin 2021

  • Louer une maison à la mer pour l'été devient mission impossible. Partout en France, les demandes de maisons se sont envolées.
  • Albert a l'habitude de proposer sa belle maison dans le Var à presque 3 000 euros la semaine au plus fort de la saison. Une maison à l'abri des regards, la Côte-d'Azur sans la foule : il avoue avoir 'beaucoup de demandes, plus que d'habitude cette année. C'est de l'ordre de 15 à 20% en plus à peu près.'
  • Cette année, le propriétaire a coché la case 'Remboursement en cas de crise sanitaire'. 'Les gens se sont précipités, assure-t-il. Ça a débridé les choses. J'ai encore deux, trois semaines à caser pour faire la saison, mais disons que cette année, je ne me plains pas.'
  • Corinne Jolly, directrice du site PAP.fr, confirme : il y a davantage de demandes. Selon une étude du site, il y a 30% de réservations en plus par rapport à 2019. Et les prix grimpent, en hausse de 11 à 12%. Mais les locataires ont une parade. 'La grosse demande cette année, c'est une maison avec plutôt une grosse capacité par rapport à d'habitude parce qu'on voit qu'en moyenne, les gens vont partir avec une personne de plus qu'en 2019, avec plusieurs familles notamment ou avec des amis, explique-t-elle. Finalement, le budget par personne n'augmente pas tant que ça, donc les maisons l'emportent, dans lesquelles on a de la place et dans lesquelles on a déjà ses amis.'
  • Cela fait 19 ans que Guy Raffour et son cabinet, spécialisé dans les études marketing dédiées au tourisme de loisir et d'affaires, observent les vacances des Français. Lui non plus n'avait jamais vu un tel engouement pour la maison individuelle, à la mer ou ailleurs. 'Ça peut être le littoral mais dans une petite ville, à 10 km de la mer, ça peut être pas très loin de chez eux, précise l'expert. Comme c'est souvent des endroits qui sont 'ruraux', il n'y a pas forcément d'infrastructures touristiques traditionnelles, et la maison y répond particulièrement parce que ça permet de se divertir sur place, parce qu'il y a des jeux de pétanque, un trampoline, une piscine... C'est comme chez soi, mais ailleurs !'. Donc pas de masque, pas de gel, pas de distances obligatoires... Des vraies vacances, enfin !
L’actu de mai 2021 : Les français veulent voyager et se mettre au vert

Les français ont envie de se ressourcer au plus proche de la nature, en campagne ou à la mer. AirBnB l'a bien compris, en axant toute sa stratégie et sa communication sur les meublés situés sur ces lieux géographiques. La plateforme délaisse donc pour le moment les meublés touristiques présents dans les grandes périphéries urbaines, désertées par les touristes depuis l’arrivée du COVID. Les données collectées par ADN Tourisme et les Comités Régionaux du Tourisme dans leur enquête vont dans le même sens. L'administration Atout France se focalise quand à elle sur les touristes provenant de chez nos voisins européens, l’activité du tourisme dépend aussi de leur retour progressif dans notre pays.


Vacances d’été 2021 : des conditions de réservation encore très souples

Le Figaro.fr - Le 24 avril 2021 

  • Nouvel été sous le signe du Covid-19 en perspective pour les vacanciers. En France, campings, plateformes de location d'hébergement ou clubs de vacances tablent sur une (forte) demande de la clientèle hexagonale entre juin et septembre.
  • Une situation déjà vécue l'été passé : plus de 90% des Français posant des congés en juillet - août étaient restés au pays, selon une étude Raffour. « Malgré la crise, ça s’était plutôt très bien passé l’été dernier, donc on est optimiste pour la saison à venir», positive Céline Bossane, directrice générale de la marque Huttopia, chaîne de camping haut de gamme en pleine nature. « On pense que l’été va être bon mais atypique, comme l’année dernière, où le mois d’août avait été exceptionnel », abonde Grégory Sion, directeur général de Pierre & Vacances, qui prédit un été «encore une fois franco-français». Il espère néanmoins -à l'instar de nombreux professionnels du tourisme- « un peu plus d’anticipation», la tendance à l'ultra dernière minute, s'étant accrue depuis le début de la pandémie.
  • L'expert de location de maisons et appartements de vacances Abritel, en tant qu'intermédiaire, n'intervient pas dans la fixation des tarifs et les politiques d'annulation, qui sont du fait des propriétaires des biens loués. Toutefois, précise la plateforme, « les vacanciers sont plus enclins à réserver en amont leurs vacances d'été car ils savent qu'ils pourraient bien souvent annuler sans frais si besoin était ». Depuis mai 2020, Abritel incite les loueurs à assouplir leurs conditions d'annulation. Pour faciliter la recherche des internautes, un filtre a été ajouté. « Il permet aux vacanciers de ne rechercher que les annonces aux conditions d'annulation flexibles qui permettent un remboursement total en cas d'annulation, à une date proche du séjour. »
  • Chez le leader mondial du marché Airbnb, les hôtes ont le choix entre trois politiques d'annulation. Dans le cas des hôtes « flexibles » (à favoriser en cas d'incertitude), le voyageur doit annuler au moins 24 h avant l'heure locale d'arrivée s'il veut bénéficier d'un remboursement intégral. Selon la plateforme, la majorité des annonces ont des politiques d'annulation flexibles ou modérées, qui permettent un remboursement intégral pour les annulations effectuées, jusqu'à J-5 et quelles que soient les circonstances. Là aussi, un nouveau filtre de recherche permet de ne sélectionner que les hébergements « flexibles ».


Le géant du tourisme AirBnB part à l’assaut des campagnes françaises

France TV Info - Centre-Val-de-Loire - Le 25 avril 2021

  • Le géant du tourisme Airbnb s'associe à l'association des maires ruraux de France pour s'implanter davantage en milieu rural. En Centre-Val de Loire, les acteurs du secteur semble favorable à un développement de l'offre dans la région, peu importe le moyen.
  • 'Airbnb, ce n'est pas une fin, c'est un moyen.' Voilà la philosophie de l'association des maires ruraux de France (AMRF), qui a renouvelé le 14 avril dernier son partenariat avec le géant du tourisme américain, enrichi de nouveaux objectifs. En 2019, les deux avaient conclu une alliance inédite, visant à développer le tourisme rural.
  • Deux ans plus tard, les deux partis estiment avoir gagné leur pari. 'On est satisfaits de ce partenariat, donc on le renouvelle', s'enthousiasme John Billard, secrétaire général de l'AMRF et maire du Favril, en Eure-et-Loir. 
  • Un renouvellement avec quelques lignes en plus. Ce partenariat mouture 2021 annonce un objectif ambitieux : 15 000 nouveaux logements loués sur Airbnb d'ici à la fin 2021. Pendant ce temps, l'AMRF met sa communication au service de la plateforme de réservation en ligne, qui s'engage à reverser, sur un fonds dédié, 100 euros pour chaque nouvelle annonce créée en milieu rural. 
  • Si bien que le tourisme rural a le vent en poupe. 'J'étais il y a une heure dans un centre de réservation à Orléans, et ils sont submergés d'appels depuis l'annonce de la levée des dix kilomètres le 3 mai', assure Luc Thomas, responsable Gîtes de France pour le Loiret et le Centre-Val de Loire.
  • L'apparition d'un concurrent aussi massif qu'Airbnb ne semble pas faire peur à Luc Thomas. Au contraire : pour lui, la création de nouvelles possibilités d'hébergement sur la plateforme de réservation est une bonne chose. 'Plus on a d'offres sur un territoire, plus on est en capacité d'attirer les touristes.' En somme, l'offre devrait créer la demande.
  • C'est en tout cas l'expérience vécue par Marielle Terouinard, une des ambassadrices de la plateforme dans l'Eure-et-Loir (où Airbnb avait conclu son premier partenariat public/privé pour développer le tourisme durable en France en 2018).  Loueuse par Airbnb depuis 9 ans à Châtillon-en-Dunois, auparavant labellisée Clévacances, elle affirme bénéficier 'd'une ouverture sur le monde qu'on n'avait pas avant'.
  • Alors, pour Luc Thomas de Gîtes de France, 'la concurrence devrait être limitée puisqu'on n'a pas les mêmes clientèles', malgré la mise à mal des pratiques et tarifications traditionnelles des maisons d'hôtes depuis l'arrivée d'Airbnb. Et, de toute façon, 'on a aussi des hôtes labellisés Gîtes de France qui louent sur Airbnb', confesse-t-il.
  • Un rapport du Comité régional du tourisme note ainsi que le taux d'occupation moyenne des hôtels du Centre-Val de Loire a diminué de 30% entre mars 2019 et mars 2021, alors que le nombre de nuits réservées dans la région par l'intermédiaire de plateformes en lignes telles Airbnb et HomeAway, a augmenté de 19% sur la même période.


Mai 2021 : Un peu plus de 2 français sur 5 ont déjà fait leurs bagages !

ADN TOURISME - le 11 mai 2021 (Cliquer ici pour les détails de l’étude) 

  • Avec l’annonce d’un retour progressif à la normale, les 13 Comités Régionaux de Tourisme métropolitains et ADN Tourisme ont mené conjointement une enquête auprès de 4 000 Français du 3 au 7 mai 2021 afin de connaître leurs envies et leurs projets en matière de vacances, à court et moyen termes.
  • Contraints dans leurs déplacements depuis plusieurs semaines, l’envie d’évasion des Français est là. 45 % d’entre eux ont prévu de partir au cours du mois de mai, une proportion qui atteint même 55 % chez les Franciliens. Des chiffres encourageants car voisins voire légèrement supérieurs à ceux observés en 2019 !
  • Si le week-end de l’Ascension sera privilégié (58 % des intentions de départ), le week-end de la Pentecôte ne sera pas en reste (51 % des intentions de départ). De nombreux partants sont prêts à partir plus d’une fois dans le mois (1,7 séjour en moyenne), soit, toujours en moyenne, près de 7 nuits en dehors de leur domicile.
  • La prudence reste cependant de mise. Au cours de cette période, 95 % des séjours auront lieu en France, et plus particulièrement sur le littoral et à la campagne. Les destinations de proximité seront privilégiées. Les habitants du Sud-Ouest optent davantage pour des séjours en Nouvelle-Aquitaine ou en Occitanie ; ceux du Sud-Est davantage en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes ou Occitanie, ceux d’Ile-de-France en Bretagne ou Normandie… Ce sera aussi l’occasion de revoir ses proches.
  • Et pour l’été ? A ce jour, 72 % des Français ont prévu de partir en vacances au cours de l’été. Pour 19 % d’entre eux, la destination de séjour n’est pas arrêtée mais 68 % prévoient d’ores et déjà de séjourner en France. Plus largement, les Français adapteront cette année encore leurs projets de vacances, de week-ends au contexte sanitaire. Ainsi, 90 % des Français se montreront vigilants sur les démarches sanitaires mises en œuvre, 89 % privilégieront les destinations françaises pour leurs week-ends ou séjours en 2021, 83 % choisiront un hébergement annulable facilement et gratuitement en dernière minute. Bonne nouvelle par ailleurs pour les professionnels du tourisme : la majorité des Français n’a pas prévu de réduire son budget vacances, ni la durée de ses séjours.


La France bat le rappel des touristes européens, mais dépend de l’évolution de la pandémie

Le Monde – Le 11 mai 2021

  • « Nous sommes enfin en train de sortir durablement de cette crise sanitaire. » Les propos optimistes tenus par le premier ministre, Jean Castex, dans Le Parisien du lundi 10 mai, viennent à l’appui des opérateurs et promoteurs du tourisme en France, lesquels tentent de refaire leur retard vis-à-vis de leurs concurrents espagnols ou italiens.
  • Les Français avaient anticipé et, faisant fi du détail des réouvertures, réservent massivement des séjours depuis l’annonce du déconfinement en trois temps. Cet enthousiasme concerne l’été, mais aussi les week-ends de mai et juin, où l’affluence devrait être forte sur les littoraux.
  • La confirmation de l’ouverture, dès le mercredi 19 mai, des terrasses, des restaurants d’hôtel, des musées, des piscines de camping ou des parcs à thèmes facilite le lancement de la campagne de promotion menée par Atout France dans l’Hexagone et à l’étranger.
  • Dans un hypothétique monde post-Covid-19, la France vendue aux touristes européens n’est plus le pays de la tour Eiffel, du champagne ou de La Joconde, mais un immense espace vert bordé de lieux de baignade. Un ponton sur le lac, les rives d’un fleuve ou une mer turquoise : Atout France mise sur les mobilités douces – vélo, bateau, kayak –, le « slow tourisme » et la nature.
  • Les visuels destinés à mettre en valeur les treize régions métropolitaines explorent toutes les nuances de bleu et de vert et montrent des familles et des jeunes couples débarrassés de leur masque et profitant d’un espace infini, accompagnés du slogan : « Ce qui compte vraiment ». Cette campagne, pour la première fois coordonnée entre les treize comités régionaux du tourisme, se déploiera d’ici à la fin du mois de mai « sur les marchés où la situation le permet ». Dix pays européens sont ciblés, dont cinq (Belgique, Pays-Bas, Suisse, Allemagne et Grande-Bretagne) concentrent 75 % des efforts.
  • La persistance de la crise sanitaire a contraint la France à attendre la dernière minute pour tenter de séduire les touristes potentiels. Ses principaux concurrents – l’Espagne, l’Italie et la Grèce, notamment – ont pu, grâce à un recul de l’épidémie à l’orée du printemps, rouvrir leurs musées et établissements et se vendre à toute l’Europe, au moment où l’Hexagone était contraint de procéder à un reconfinement, avec des hôpitaux débordés.
  • « Le fait d’être en zone rouge, de ne pas être déconfiné, de ne pas avoir rouvert les musées ou Disneyland Paris est un gros souci vis-à-vis de l’étranger », estime Adeline Fiani, directrice du tour-opérateur KTS, qui organise des séjours en France pour le compte de distributeurs belges et britanniques, entre autres. Elle déplore un calme plat en ce qui concerne les réservations et se projette plutôt sur la rentrée de septembre.
  • Toutefois, le retard pris n’est pas rédhibitoire pour le tourisme désintermédié, qui concerne la majorité des visiteurs européens : les réservations de dernière minute pour l’étranger ne sont plus rares, et la France a l’avantage d’être facilement accessible. Les automobilistes belges, néerlandais et suisses avaient ainsi soutenu le tourisme tricolore en août 2020.
  • « En ce moment, la parole politique vaut autant qu’une campagne », souligne Christian Mantei, le président d’Atout France. A condition que le pays ait, d’ici là, atteint ses objectifs en matière de vaccination et soit revenu à un niveau d’incidence raisonnable. « La vraie bataille continue à être sanitaire. Il faut qu’on la gagne. C’est la clé, poursuit M. Mantei. Le niveau d’incidence est observé, comme la flexibilité commerciale. »
  • « On a bon espoir que les Britanniques puissent venir. La campagne s’adresse à eux », note Jean-Baptiste Lemoyne, tout en précisant : « Elle a vocation à faire venir nos amis européens à l’arrière-saison également, en septembre et octobre. » La France espère alors compter sur le retour des touristes américains. Et, ce faisant, pouvoir renouer avec ses fondamentaux de l’ère prépandémique : tour Eiffel, champagne et Joconde.


Le gouvernement a également prolongé jusqu'au 30 juin 2021 la validité du chèque numérique de 500€ pour les propriétaires de meublés touristiques disposant d'un N° de SIRET. Ce chèque vous aide à vous numériser : financement de la création / gestion de votre site Internet, financement de la création / gestion / synchronisation de vos annonces, mise en place du paiement sur votre site.


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(Consultez les avis des clients de Résavia)

L'actu d'Avril 2021 : Un mois compliqué… Avant la délivrance ?

Ce nouveau confinement marque un coup d’arrêt pour tous les hébergeurs touristiques français. Les réservations de dernière minute avaient pourtant bien fonctionné, la majorité des meublés affichaient complet pour le week-end de Pâques, avec des vacances d’avril de bon augure.

Ce manque à gagner du mois d’avril semble être le dernier mauvais souvenir de cette année COVID, avant un été déjà bien parti en terme de réservations et une avant/après saisons qui pourraient être sauvées par les retraités vaccinés en soif de voyage. Tout dépendra alors de la campagne de vaccination mise en place par l’Etat.


Coronavirus : vers une saison estivale touristique en demi-teinte ?

RTL.fr, le 12 avril 2021

-  « Clément Beaune, le secrétaire d'État aux Affaires Européennes n'a pas voulu dire […] si on pourrait voyager normalement pour les prochaines vacances d'été. On va revivre des congés de juillet et août en France comme en 2020 ? Cela y ressemble ! Alors, bien entendu, ce serait politiquement très risqué de prendre un engagement sur le calendrier. »

-  « Dans quelques jours, on va comptabiliser plus de 100.000 morts de la Covid-19 en France et on ne sait pas encore si les restrictions actuelles vont faire baisser la courbe. Mais le retroplanning est cruel, c'est vrai !

Si on se fait vacciner cette semaine, en comptant 6 semaines pour la deuxième injection et 15 jours de plus avant d'être pleinement immunisé, cela nous emmène début juin. Cela veut dire que la France risque de rater ses vacances d'été. Au niveau du tourisme international, il y a un risque de décrochage qui sera vite interprété comme un décrochage plus global de notre économie. »

-  « En Île-de-France, par exemple, il y a eu 33 millions de touristes en moins (essentiellement des étrangers qui ne sont pas venus). Cela représente un trou de 15 milliards de recettes pour la première région de France. Mais, ce n'est pas le plus inquiétant. Le vrai risque, c'est de repartir plus tard que les autres.Trop tard. Et de manquer l'énergie du rebond qu'il y aura forcément au moment du redémarrage. Bruno Le Maire rappelait, la semaine dernière, que l'activité aérienne avait retrouvé son niveau normal en Asie, tournait à 80% aux États-Unis et à 40% en France. On ne peut pas se contenter d'être dans l'aspiration des chinois et des américains. » 

-  « La France touristique ne doit pas se comporter comme des 'suceurs de roues' en cyclisme. La France risque donc de rester sur la liste noire des voyageurs cet été. Les Américains et les Chinois sont très sensibles aux questions de risques sanitaires, donc on risque de contourner le pays cet été et de refouler les français qui voudraient voyager si on n'a pas atteint un niveau de vaccination suffisant. »

-  « Le passeport vaccinal, un passage obligé ? C'est un souci pour la première destination touristique mondiale. Le tourisme représente 10% du PIB de la France en temps normal, c'est presqu'autant que l'industrie. 3 millions d'emplois dans le pays dont beaucoup de saisonniers. En 2020, on a perdu 61 milliards dans tout le pays, 1/3 des recettes touristiques annuelles. Et la concurrence va se faire entre pays européens pour le coup. Cela relance l'idée du passeport vaccinal. C'est un débat qui nous attend dans les prochaines semaines : comment faire en sorte qu'on puisse voyager et accueillir des touristes dans nos aéroports, dans nos magasins, dans nos musées et dans nos restaurants. C'est ce qui fait l'attrait du pays. La France avait cette particularité d'accueillir des touristes qui ne faisaient que passer mais qui partaient dépenser leur argent en Grande Bretagne ou en Espagne. Les touristes dépensaient déjà plus en Espagne ou aux États-Unis qu'en France avant la Covid-19. »


Reconfinement : de nombreux gîtes fermés en Alsace, mais des réservations pour plus tard

France Bleu Alsace, le 12 avril 2021

-  « Depuis l'annonce du reconfinement, les annulations pleuvent dans les gîtes en Alsace. Beaucoup d'hébergements ferment au moins jusqu'à début mai. Dans le Haut-Rhin, ils sont nombreux à fermer leurs portes, au moins jusqu'à début mai, en attendant des jours meilleurs. La consolation vient des réservations pour les mois qui viennent. De nombreux séjours sont réservés pour juin, juillet et août. »

-  « A Orbey, dans la vallée de Kaysersberg, Sébastien Salomon doit fermer à contrecœur. Pendant un mois, ses trois chambres doubles et sa suite familiale vont rester vides. Il peut accueillir jusqu'à dix personnes en tout. 'C'est annoncé au dernier moment. On doit gérer les annulations, revoir nos stocks et attendre que ça aille mieux' souligne Sébastien Salomon. 

Même chose pour Guy Renel, qui loue sept chalets aux 'Lodges des Hauts de Pairis', sur les hauteurs d'Orbey. Installé depuis plus d'une vingtaine d'années, il va faire le dos rond et profiter de cette période calme pour faire des travaux. 'On n'a pas le choix. Mais heureusement nous ne sommes plus dans la situation où il faut faire absolument du chiffre, on va attendre que ça passe,' analyse le gérant. »

-  « La seule éclaircie dans cette période difficile, c'est un bon taux de réservation pour les prochains mois […]. ' Nous faisons des réservations tous les jours, comme en 2019. Les gens se projettent pour les prochains mois, avec des réservations pour juin, juillet, août et toute la partie de l'automne. On s'adapte et il faut-être réactif tous les jours,' assure Serge Mézin. »


AirBnB : les locations en baisse à Paris, mais une hausse record des réservations dans toute La France

Forbes.fr, le 12 avril 2021

-  « La pandémie continue de faire des ravages sur le tourisme à l’échelle mondiale. Toutefois, certaines tendances commencent à se dessiner. En France, Paris a connu une forte baisse du nombre de locations Airbnb, tandis que le reste du pays a enregistré une augmentation constante des réservations l’année dernière. »

-  « Si l’on en croit les chiffres de Airbnb, la France séduit, Paris beaucoup moins. C’est en tout cas ce qu’il ressort d’un rapport récent de Airdna, un site Internet qui suit les données de Airbnb. Globalement, le service de location est resté étonnamment robuste dans le monde entier, malgré la covid-19. « De janvier à juin 2021, Airbnb a perdu 5 % de ses réservations totales, mais le service a depuis récupéré cette perte et augmenté ses réservations de 2,5 % par rapport aux niveaux prépandémie », indique le rapport. »

-  « Néanmoins, une nette tendance ressort de ces chiffres : en France et dans le monde entier, les voyageurs s’éloignent des grandes villes. Pour réaliser ce rapport, Airdna a compilé et comparé les données des réservations en février 2021 et en février 2020. Parmi les principaux marchés nationaux pour Airbnb, la France est le pays qui a connu la plus forte augmentation du nombre de réservations. »

-  « « La France est le pays ayant enregistré la plus forte augmentation du nombre d’unités actives dans presque toutes les régions, notamment autour de la vallée de la Loire et dans le nord avec la Bretagne où les petites villes et les stations balnéaires ont continué à attirer des clients », précise le rapport. »

-  « Cependant, les réservations ont chuté de 3,2 % à Paris et le nombre de réservations totales de 23 %. Cette situation n’est pas aussi grave que dans des villes comme Amsterdam, New York, Toronto ou Pékin. Pour Paris, cela reflète un désir croissant de s’échapper de la capitale chaque fois qu’un nouveau confinement est prononcé. Cette tendance est également le reflet de l’envie de la population parisienne de quitter la capitale et sa région pour s’installer à plus long terme dans de petites villes ou des zones rurales. »


Hébergement touristique : le rush de la clientèle locale

France Info Guadeloupe, le 2 avril 2021

-  « Pas de touristes à l’horizon. Depuis l’exigence de motifs impérieux pour se déplacer entre l’hexagone et la Guadeloupe, les voyageurs se font de plus en plus rares.

Conséquence : les hôtels tournent au ralenti. Du coup, les professionnels du secteur misent sur une clientèle locale. Le long week-end Pascal constitue donc une bonne opportunité. Mais du côté des hôtels du Gosier, malgré un programme alléchant, on est bien loin du taux de remplissage. »

-  « En revanche, pour les propriétaires de gîtes et autres bungalows, cela fonctionne bien mieux : le taux de remplissage atteint en moyenne les 80%. Certains affichent même complet. »


Vacances d’été : les réservations commencent déjà

France Info économie, le 6 avril 2021

-  «Les réservations pour les vacances d'été ont débuté. Dans la Drôme, des patrons d'établissements affichent déjà presque complets.

-  « Pour les vacances d'été, les Français rêvent de soleil, de montagne et de grands espaces. Beaucoup ont anticipé pour s'assurer un repos au vert, comme sur un site de 280 hectares bordé de lavandes, au cœur de la Drôme provençale. Dans les gîtes de Jacques Laget, il est déjà trop tard pour réserver de juin à août. 'Les gens continuent de nous appeler pour savoir si on a vraiment des disponibilités', affirme le gérant, persuadé que le confort est le critère qui prime cette année. »


Confinement : en Alsace, face aux annulations en pagaille, les professionnels misent tout sur l’été

France 3 Région, le 6 avril 2021

-  « Sauver la période estivale, c'est désormais l'objectif absolu et le seul horizon que se fixent les professionnels 'Pour juillet, on est déjà rempli à moitié. Si les choses se passent bien, je pense notamment à la vaccination, on devrait vivre une bonne période estivale, y compris en juin et en septembre, des mois prisés par les retraités qui, en théorie, auront eu accès au vaccin,' juge Serge Mezin, optimiste. »

-  « 'On sent en tout cas qu'il y a un engouement, un peu comme l'an passé à la même période, renchérit Christophe Bergamini qui avait vu la station du Lac Blanc être prise d'assaut. Les gens ont besoin d'air et je suis convaincu que lorsque la situation sanitaire le permettra, le tourisme repartira dans la région, même si cela se fait à la dernière minute.'

-  « Ultime précaution, la possibilité pour les touristes d'annuler en dernière minute et d'être remboursés sans se voir imposer un report de séjour ou un avoir. 'C'est la méthode du client satisfait, justifie Serge Mezin. Les gens ont parfois peur de réserver mais je peux les rassurer sur ce point. Nous avons par exemple déjà remboursé, pour les vacances de printemps, plus de 6.000 euros depuis jeudi 1er avril.' Une souplesse accrue pour inciter à la confiance, en espérant que la lumière arrivera enfin au bout du tunnel et de ce mois de restrictions imposées par l'exécutif. »

L'actu de Mars 2021 : Pas de calendrier = Peu de réservations

Les français ont besoin de s’aérer et de partir en vacances ou en week-end : tous les sites de réservations explosent sous les demandes de réservation depuis mi-février. Le couvre-feu, la fermeture des bars et restaurants, la fermeture des lieux de visite sont contraignants, mais non bloquants pour les vacanciers.


Les gîtes d’Indre-et-Loire font mieux que limiter la casse pour ces vacances de février

France Bleu Indre-et-Loire – Le 23 février 2021

-  « Avec un taux d'occupation supérieur à 60% la semaine dernière et cette semaine, les gîtes d'Indre-et-Loire font aussi bien voire mieux que l'an dernier. Malgré l'épidémie de Covid et la fermeture des châteaux de la Loire. Des vacanciers, parisiens notamment, attirés par la campagne tourangelle. »

-  « Avec un taux d'occupation de 62% depuis la semaine dernière, les gîtes d'Indre-et-Loire font aussi bien que l'an dernier ( + 1% ). S'il redescend sous les 55% la semaine prochaine, pas de panique, les clients réservent de plus en plus à la dernière minute. » 

-  « 'Proximité, destination campagne sont les atouts de la Touraine', explique Fabienne Houdayer, la directrice départementale des Gîtes de France. 'Et puis le produit gîte est porteur en ce moment puisqu'on loue une maison, on est autonome, on a une cuisine pour se faire à manger. Le protocole sanitaire est bien en place.'

-  « En revanche, et c'est tout sauf une surprise, aucune visibilité pour la suite. Si elle compare à 2019 l'état des réservations pour le printemps, le retard est très conséquent. Entre 30 et 40% de réservations de moins pour la période d'avril à juin. Mais rien d'alarmant pour Fabienne Houdayer : 'On n'a aucune visibilité pour le printemps, les vacanciers vont réagir au dernier moment.' »


Les prévisions pour l’été sont à prendre avec précaution mais sont également plutôt rassurantes :

Tourisme et Coronavirus : à quoi faut-il s’attendre pour les vacances d’été ?

RTL.fr – Le 12 mars 2021

-  « Le tourisme s'apprête à rebondir au printemps, selon certaines études, parce que ça correspondra sans doute aussi à la montée en puissance des campagnes vaccinales et on n'a pas abandonné l'espoir que la chaleur affaiblisse la Covid-19. Et, de toute façon, il y a un appétit de vacances qui reste très fort dans les enquêtes d'opinion. »

-  « On va donc partir sans doute partir en France avec une composante de plus par rapport à l'année dernière, l'épargne constituée par ces français/vacanciers qui sera certainement utilisée si les restaurants et autres lieux de loisirs rouvrent. En gros, ce sera comme l'été 2020 mais avec du pouvoir d'achat en plus. »

-  « Actuellement, on patiente en surfant entre les confinements et les couvre-feux comme l'année dernière où on était coincé à la maison. On aura sans doute aussi un redémarrage avec cette fameuse courbe en K, c'est ce que nous a dit l'INSEE hier soir. En K parce que vous aurez deux France : une qui redémarre et une qui chute.Comme l'année dernière. Souvenez-vous, sur le plan du tourisme, on avait eu la moitié des français qui étaient partis en vacances à 94% en France. »


Pourtant, nous constatons encore trop d’annonces sur des sites Internet de location ou sur des sites Internet de propriétaires de meublés touristiques avec uniquement un descriptif et un numéro de téléphone ou formulaire de contact.


Vous êtes confrontés à une concurrence de propriétaires de meublés qui utilisent des outils capables de tout faire en temps réel : proposer un calendrier avec les dates encore disponibles et les dates déjà prises à l’instant T, avec la possibilité pour le locataire de réserver en direct.


Les locataires prennent rarement le temps d’aller « fouiller » sur Internet les annonces qui ne proposent pas ces calendriers mis à jour en temps réel. Il faut sinon prendre contact avec le propriétaire par email ou téléphone puis s’assurer que les dates choisies sont bien libres.


Les locataires iront au plus simple et feront leur choix de vacances ou week-end sur les sites proposant des calendriers mis à jour en temps réel et proposant la réservation instantanée.


Devez-vous mettre en ligne une annonce sur AirBnB, Abritel ou Booking ?

Les propriétaires qui font de la location touristique depuis des années n’auront pas forcément besoin de ces sites. Ils connaissent les locataires qui reviennent d’années en années et bénéficient du réseau de connaissance de leurs clients. Ils sont souvent d’ailleurs équipés d’un site Internet personnel performant permettant de générer et d’envoyer les contrats de location automatiquement une fois que le locataire aura procédé au paiement par CB depuis leur site.

Pour ceux qui débutent la location ou qui n’ont pas encore ce réseau, mettre en ligne une annonce sur ces sites permet deux choses :

-  Profiter de ces sites comme « annuaire » et être visible. Si vous avez un site Internet personnel, les locataires vous trouveront sur ces sites et chercheront votre contact direct pour éviter les commissions. Il faut donc être présent sur les sites qui reçoivent le maximum de visites au niveau national : Booking, puis AirBnB, puis Abritel, puis…

-  Obtenir des réservations instantanément par leur biais. Les sites prennent des commissions allant de 3% jusqu’à plus de 20% côté propriétaire, à vous d’adapter vos tarifs ou non.


Quel est l’intérêt d’avoir son propre site Internet ?

Si vous proposez un site Internet personnel de votre meublé touristique, vous pourrez éviter pour vous et vos locataires de payer une commission. Vous ne dépendrez plus ou moins des AirBnB/Booking/Abritel.

Mais proposer un site Internet sans calendrier et sans paiement par CB n’est pas suffisant. Les locataires restent très « zappeurs » et vont privilégier les sites avec réservation.

Proposer le paiement par CB vous évitera également les attentes de chèque d’acompte permettant de bloquer des dates de réservation de vos locataires potentiels.

L’actu de février 2021 : Préparez-vous aux réservations de dernière minute

Le gouvernement n’a finalement pas tranché pour un nouveau confinement, la solution du couvre-feu aura donc été privilégiée. Mais peut-on parler d’une situation favorable à la location de meublés ou au tourisme de manière générale ?


Vacances : les locations saisonnières ont la cote auprès des français

7 février 2021 - BFM
  • « Alors qu'agents de voyages, hôteliers et croisiéristes rongent leur frein, la filière des locations de vacances n'a pas trop à se plaindre de la situation. Pour leurs prochaines vacances, les Français préfèrent clairement trouver une maison ou un appartement à la mer. »
  • « La location saisonnière d’appartement et de maisons a certes souffert de la crise. Mais bien moins que l’hôtellerie. HomeToGo, le plus gros moteur de recherche de locations de vacances au monde, observe une hausse globale de la demande.'
  • « Pour se faire une idée des conséquences de la crise sur ce marché où l’offre est essentiellement détenue par des particuliers, on doit se contenter de sondages. Amivac (filiale du goupe SeLoger) a ainsi confié à Opinion Way le soin d’interroger un échantillon de 754 Français propriétaires d’une résidence mise en location au moins une partie de l’année. 71% d’entre eux estiment que 'l’épidémie a impacté négativement leur activité de location'. Mais on ignore l’ampleur du préjudice subi.
  • 'Toujours selon ce sondage, deux propriétaires sur trois n'ont pas fait le plein pendant les vacances de Noël. Mais seule la moitié d'entre eux déclarent une baisse de leur taux de remplissage 'supérieure ou égale à 20%' Sachant que les grandes métropoles sont désertées par les touristes depuis près d’un an, il est facile d’identifier ceux qui ont le plus pâti de la crise.'
  • « Toute la filière touristique dresse le même constat : la montagne est la grande perdante de cet hiver. Les rumeurs successives de reconfinement et la permanence de la fermeture des remontées mécaniques pénalisent la montagne, d’ordinaire privilégiée pour les vacances de février. Les autres destinations résistent mieux' souligne-t-on chez Abritel. »
  • « Pour les vacances de printemps, HomeToGo constate, sur la version française de son site, que la Martinique et la Guadeloupe reste dans le peloton de tête des recherches des internautes hors métropole, alors que les Antilles ne figuraient pas dans le top 10 il y a un an. Bretagne, Corse et Normandie figurent également parmi les régions qui attirent le plus ceux qui prévoient de partir autour de Pâques ou pour les ponts de mai. »
  • « Au-delà des destinations qui font plus facilement le plein de clients, comment expliquer l’engouement des Français pour la location saisonnière ? Première raison invoquée par ceux qui, en temps normal, auraient pu opter pour un hôtel : cela résout le problème de l’ouverture ou non des restaurants, puisqu’on peut y cuisiner. La deuxième raison est d’ordre sanitaire.
  • 'Dans les parties communes d’un hôtel on croise beaucoup de monde' souligne Jonas Upmann, le directeur de la communication de HomeToGo. Le brassage permanent est encore plus de mise dans un club de vacances. Dernière raison: lorsqu’on loue une maison ou un appartement, on s’y rend généralement en voiture, alors que les séjours à l’hôtel sont plus souvent associés à un déplacement en train ou en avion, double source de stress avec les risques d’annulation et de transmission du virus. »


Que font les français pour les vacances de février ?

6 février 2021 – Ouest-France

  • « Les soirs de discours du Premier ministre, le site de réservation de la SNCF a pris l’habitude d’être en surchauffe. À la hausse ou à la baisse. Jeudi 3 février 2021, lorsque Jean Castex a confirmé que les Français pourraient partir en vacances, OUI. sncf a enregistré une hausse des réservations de 36 %. »
  •  « Le réseau des offices de tourisme a enregistré une baisse de 60 % des réservations. Mais celles qui sont réalisées, le sont au dernier moment.  82 % des trajets réservés ces quatre derniers jours sont pour des voyages imminents ​, précise la SNCF. Même constat pour le réseau Gîte de France, qui observe des réservations  d’ultra-dernière minute, qui pèsent ces derniers jours entre 30 et 40 % des réservations globales ».
  • « Pour une partie des Français, les vacances de février sont traditionnellement celles du ski. Les stations ne feront pas le plein cette année. La perte de chiffres d’affaires est estimée à 5 milliards d’euros, avance Christian Mourisard, président d’ADN Tourisme, qui rassemble les offices de tourisme. Gîte de France observe un  taux d’occupation sur les destinations montagne en retard de 10 % à 15 % par rapport à l’an dernier. »
  • « Avec les restrictions aux frontières et l’obligation d’un test PCR négatif au retour, ces vacances de février seront franco-françaises. Gîte de France note de nouvelles destinations par rapport à l’an dernier, comme les régions Occitanie, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, Paca et Normandie. Chez Cocoonr, site de location d’hébergement de courte et moyenne durée, on voit une hausse des réservations pour le littoral, notamment sur la cote d’Emeraude : Saint-Malo, Dinard… ​. Un avis partagé par la SNCF. Les trajets avec les plus fortes augmentations par rapport aux vacances d’hiver 2020 concernent principalement des destinations proches des littoraux. »
  • « Avec un couvre-feu à 18h, on change de type d’hébergement. ​« Sans restaurant, les clients ne vont pas à l’hôtel. Ils ne vont pas commander des pizzas toute la semaine pour les manger dans leur chambre ​, s’agace Christian Mousard. Les touristes se reportent vers les gîtes petits ou grands ​mais pas sur les chambres d’hôtes qui n’ont pas de cuisine ​, précise-t-on chez Gîte de France. »
  • « Depuis bientôt un an, les professionnels du tourisme doivent s’adapter en permanence.  On fait un pas en avant, puis deux pas en arrière. Dans notre métier, nous sommes habitués à nous adapter selon les aléas géopolitiques ou climatiques. Mais là, on ressent une lassitude. Nous sommes suspendus aux décisions politiques ​, résume Marie-Laure Pecot, conseillère de voyages près d’Angers. »


Les mesures anti-Covid sont une « catastrophe » pour le tourisme aux Antilles

12 février 2021 - Le Figaro

  • « Sauf motif impérieux, les visiteurs ne peuvent plus se rendre en Guadeloupe et en Martinique, qui accueillent d'ordinaire 160.000 métropolitains en février. »
  • « Agences de voyages, tour-opérateurs, doivent gérer une avalanche d'annulations de réservations de voyages. En cause : les dernières restrictions sanitaires qui imposent depuis le 1er février 2021 aux voyageurs de l'Hexagone de justifier d'un déplacement pour motif impérieux pour venir en Guadeloupe, en Martinique ou à Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Si tel est le cas, les visiteurs doivent présenter un test PCR négatif à l'entrée et au retour, et respecter sept jours d'isolement. »
  • « Ces mesures ont été décidées pour protéger ces territoires d'Outre-mer des variants du Covid. Elles sont cependant incomprises des professionnels du tourisme, qui les ressentent comme une forme d'injustice. «La semaine prochaine les Franciliens qui commencent leurs vacances pourront partir en Bretagne ou sur la Côte d'Azur. Y louer un AirBNB... Alors que l'on confine complètement des départements d'Outre-mer où il n'y a quasiment pas de cas positifs. Il y a deux poids, deux mesures, on a du mal à comprendre », témoigne Gilbert Cisneros, patron d'Exotismes, tour-opérateur spécialiste du voyage dans les îles. »
  • « La haute saison touristique - de novembre à début avril - avait pourtant bien démarré dans les Antilles françaises. «La période du 15 décembre au 15 janvier en Guadeloupe et en Martinique, la saison était repartie pratiquement au niveau de 2019. Une vraie lumière après des mois compliqués», poursuit Gilbert Cisneros. »
  • « C'est catastrophique d'interdire l'accès aux Antilles, s'alarme aussi Jean-Pierre Mas, des Entreprises du Voyage, d'autant qu'en décembre les vacances se sont très bien passées. En Guadeloupe, 40.000 métropolitains sont venus et il n'y a pas eu un cas de Covid !», glisse-t-il. D'ordinaire, en février, 100.000 métropolitains viennent passer des vacances en Guadeloupe et 60.000 en Martinique. «Cette année il y aura personne. Il faut que le gouvernement revienne à la raison», presse-t-il. En Martinique, le directeur du CMT, le Comité martiniquais du tourisme, s'attend à une saison blanche au moins jusqu'à l'été. «La fin des restrictions pour motifs impérieux est corrélée au taux de vaccination des Martiniquais. Maintenant on mise tout sur le deuxième semestre», indique François Baltus Languedoc.


Vacances scolaires : « Les réservations ont explosé, finalement ces vacances ne seront peut-être pas ratées » se réjouit le site PAP.fr

12 février 2021 – France Info

  • « Les Vosges, le Jura, la Bretagne ou la campagne ont le vent en poupe au contraire des stations de haute-montagne, détaille la présidente du site de réservations De Particulier à Particulier.
  • « 'Depuis le début de ce mois-ci - avec les annonces du gouvernement de non-reconfinement - les réservations ont explosé [...] On a sérieusement rattrapé le retard [...] Finalement, ces vacances ne seront peut-être pas ratées', s'est réjouie vendredi 12 février sur franceinfo Corinne Jolly, présidente de PAP.fr. »
  • «« La SNCF a vendu cette semaine 800 000 places de TGV, presqu'autant que sur la même période en 2019. Même tendance pour les réservations de bus. Autre point à souligner, Corinne Jolly affirme que les Français pensent déjà à l'été : 'il y a un vrai optimiste' et les gens commencent à réserver. »
  • « Y a-t-il des différences de réservations en fonction des zones ?
  • Le bilan est différent selon les destinations. Pour la montagne, ce n'est pas terrible : -18% au niveau national mais la montagne est à -34%. Les Alpes en particulier sont à -57%. Les Alpes, c'est le ski alpin et avec la fermeture des remontées mécaniques c'est plus compliqué. En revanche, les stations de moyenne altitude fonctionnent très bien : le Jura et les Vosges ont des grosses progressions avec quasiment deux fois plus de réservations que l'année dernière. Et puis, il y a des destinations de report comme le littoral - la Bretagne marche bien - ou la campagne. »
  • « Qu'est-ce qui est recherché pour ces vacances ? Des appartements ? Des maisons ?
  • Les maisons sont très recherchées en ce moment, comme pour l'immobilier. Là, on n'est pas du tout dans le tourisme de masse ou industriel donc les grandes résidences qu'il y avait à la montagne, ce n'est pas du tout ce qui était recherché en ce moment. Ce qui est recherché, ce sont des maisons dans lesquelles on peut rester à l'intérieur et être bien puisque tout est fermé, les restaurants notamment, donc on ne va pas vivre dehors. L'idée est donc de passer un moment en famille à l'intérieur dans des environnements plutôt calmes où on peut faire des balades. »
  • « Avez-vous de la visibilité pour Pâques notamment ? Pour l'instant, les Français ne les anticipent pas trop. En tout cas, ils les anticipent beaucoup moins que les vacances d'été pour lesquelles les réservations ont sérieusement commencé. Il y a donc un vrai optimiste pour l'été avec le réchauffement des températures et le vaccin, tout le monde pense que l'été sera comme l'année dernière, c'est-à-dire une parenthèse dans la crise sanitaire. Là encore, je pense que ça va ressembler à ce qu'on a eu l'année dernière : des maisons. L'arrière-pays avait très bien marché : le Vaucluse, les Landes... Des coins tranquilles avec éventuellement des grandes maisons où on peut aller à deux familles, ce qui permet de retrouver ses proches qu'on a tendance à moins voir en ce moment. »


Nous vous invitons, si vous ne l’avez pas encore fait, à diminuez au maximum le délai d’annulation proposé aux locataires. Ce paramétrage est indispensable pour déclencher des réservations pendant cette période où les locataires se décident au dernier moment pour partir. Nous le préconisons et le paramétrons sur tous les annonces et sur les sites Internet personnels de nos clients, dès qu’ils nous l’autorisent.

L’actu de janvier 2021 : Soignez le référencement de vos annonces
Le début d'année est l’occasion de prendre le temps de bien paramétrer chacune de vos annonces sur les sites Internet et de bien renseigner votre site personnel si vous en avez un. Dans certains secteurs géographiques, le nombre de meublés touristiques est important et vous devez donner l’envie aux locataires de choisir votre meublé plutôt qu’un autre dès le premier regard. Plus vos annonces seront précises et de qualité, meilleur sera votre référencement. Bien que ces conseils puissent paraître évidents pour certains, nous les listons ci-dessous.
Comment bien paramétrer ses annonces et son site ?

Améliorez la qualité de vos photos
On le répète à nouveau car nous constatons trop souvent des photos floues, pixelisées, mal cadrées : la qualité de vos photos est primordiale ! Une photo lumineuse, de très bonne qualité avec une pièce rangée et décorée donnera envie de passer un moment dans votre logement. Classez vos photos par pièce, l’intérieur puis l’extérieur par exemple. Si vous n’êtes pas un photographe dans l’âme, pas de soucis ! Peut-être connaissez-vous quelqu’un dans votre entourage qui pourrait vous rendre ce service ? Si ce n’est pas le cas, pensez aux photographes professionnels, le retour sur investissement est assuré. Le nombre de photos doit également être important et toutes les pièces de votre logement doivent être représentées. Minimum 15 photos !
Pour votre photo principale, prenez une photo de l’extérieur par beau temps, présentant votre meublé dans son environnement, si vous le pouvez.

Demandez des commentaires
À chaque départ de locataire, vous devez demander à votre locataire de rédiger un commentaire. C’est ce qui déclenchera la confiance des internautes lorsqu’ils regarderont votre annonce ou votre site. Ne demandez pas à vos locataires de vous mettre une « bonne note », ce serait mal perçu. Mais soyez confiant dans vos prestations et en la bienveillance de vos locataires. En cas de commentaire négatif, répondez à chaque fois de manière courtoise. Vous prouverez ainsi que vous êtes de bonne composition et prêt à vous améliorer si cela est nécessaire. Plus vous aurez de commentaires, plus vous prouverez que votre logement a été loué à de nombreuses reprises et dans de bonnes conditions. Les locataires ne prennent pas le temps de regarder une annonce sans commentaires, à moins que le tarif proposé soit bien en dessous du marché.
Vous devez avoir au minimum 3 commentaires sur AirBnB par exemple pour que ceux-ci s’affichent dans le moteur de recherche du site.

Mettez à jour de vos calendriers
Quoi de plus désagréable pour les locataires que de devoir demander au préalable si le logement est bien disponible ? Préférez la réservation instantanée et assurez-vous de bien synchroniser les calendriers de vos annonces, notamment sur votre site Internet personnel. Le fait d’être en réservation instantanée vous positionnera dans le haut du classement.
Si vous êtes dans l’obligation d’annuler une location parce que vous vous retrouvez dans une situation de double réservation, les sites en tiendront rigueur et vous déclasseront au-delà de 1 annulation par an.

Paramétrez tous les champs
Plus votre annonce sera remplie dans chaque onglet et pour chaque option, plus vous gagnerez en référencement, votre annonce passant en tête des résultats de recherche. Prenez le temps nécessaire et complétez toutes les rubriques de chaque annonce.

Optez pour un tarif complet
Pour simplifier la lecture de votre tarif, englobez toutes les options tarifaires dès que vous le pouvez : personnes supplémentaires, draps, serviettes, chauffage, … Si vous-même vous vous demandez quel tarif votre locataire va payer, pensez à votre locataire qui sera perdu et ira vers une annonce plus claire dans le devis. Préférez un tarif qui ne vous pénalise pas mais qui prendra tout en compte, quel que soit le nombre de personnes accueillies et de lits occupés.
Pour les longs séjours, proposez des réductions, sauf si c’est une période très demandée. Comparez vos tarifs aux gîtes correspondant à vos prestations et situés sur votre zone géographique.

Soyez réactif
Lorsque vous recevez une demande de réservation ou si un internaute vous pose une question, les sites Internet de location favoriseront les propriétaires réactifs. Soignez le titre de vos annonces Pour trouver le meilleur titre pour votre annonce, pensez aux locataires qui sont déjà venus chez vous. Que recherchaient-ils et qu’ont-ils apprécié ? Choisissez le critère le plus important, ne cherchez pas à tout lister. Si c’est la vue, mettez-le en avant ! Ou une piscine, le nombre de chambres, le calme pendant cette période de COVID, etc…
Utilisez des lettres minuscules, les majuscules font fuir. Choisissez un adjectif définissant bien votre meublé : isolé, romantique, lumineux, confortable et ne choisissez pas de superlatifs comme « super ». Utilisez tous les caractères mis à votre disposition. Vous pouvez utiliser des sigles pour gagner de la place, tant qu’ils n’empêchent pas la compréhension immédiate de votre titre.
Si vous êtes situé à côté d’un site touristique ou d’un transport : une gare, une station de métro, marquez-le.

Adaptez votre annonce à cette période exceptionnelle de COVID
Nous sommes toujours dans une période touristique compliquée : couvre-feu à 18h pour certains départements et 20h pour d’autres, remontées mécaniques interdites en station, risque de nouveau confinement ou de conditions plus strictes, séjours des étrangers soumis à condition…
Pourtant, 70% des français restent prêts à voyager et à louer un meublé. Il faut donc adapter vos conditions commerciales permettant de rassurer vos locataires potentiels :
- Vos conditions d’annulation sont définies en nombre de jours avant l’arrivée de vos locataires pendant lesquels le locataire pourra annuler sans aucun frais. Diminuer cette période permettra de rassurer vos locataires si une nouvelle décision était prise par le gouvernement juste avant leur arrivée.
- Précisez comment le nettoyage est effectué et augmentez le tarif du ménage si besoin. Cette augmentation sera un gage de temps passé à tout désinfecter et nettoyer.
- Précisez dans le titre que vous êtes attentifs au respect des conditions d’accueil.
- Modifiez votre descriptif en expliquant vos nouvelles modalités d’accueil sans contact physique, ce que vous avez mis en place depuis, si vous pouvez vous adapter aux spécificités demandées par vos locataires, si vous appliquez le protocole sanitaire de l’UNPLV, précisez que vos locataires trouveront des affiches dédiées au protocole dans votre logement …

Le paramétrage de ses annonces est donc un travail fastidieux qu’il ne faut pas négliger, nécessaire à l’obtention de réservations. Ce travail doit aussi être fait sur votre site Internet si vous en avez un. Bien préparer l’aspect commercial est aussi important que de mettre à disposition un gîte, un appartement, un hébergement insolite avec des prestations de très bonne qualité.

L’actu de décembre 2020 : L'espoir pour 2021

La fin d’année est une fois de plus paradoxale. Les décisions gouvernementales pour tenter de stopper le COVID ont à nouveau un effet immédiat sur les réservations : pour certains territoires c’est une véritable aubaine, pour d’autres c’est la douche froide. Les territoires d’outre-mer bénéficient de réservations du « dernier moment » par le repli d’une partie des voyageurs habitués aux vacances « au ski », tandis que les acteurs de la montagne mettent en avant les sports nordiques et d’autres loisirs « bien-être » pour stopper l’hémorragie due à l’interdiction d’ouvrir les remontées mécaniques.  L’annonce de la découverte d’un vaccin, puis de son homologation et de son arrivée en France en 2021 nous délivrera-t-elle de cette année 2020 « exceptionnelle »?


Sécurité. Flexibilité. Technologie : ce qu’attendent les français pour voyager dans les prochains mois

Tour hebdo – Le 18 novembre 2020

Une nouvelle étude publiée par Amadeus montre que les voyageurs français comptent sur plusieurs conditions primordiales afin d’être rassurés et ainsi pouvoir voyager à nouveau :

-  42% des voyageurs français ont peur d'être bloqués dans leur pays de destination

-  42% s'inquiètent des mesures de quarantaine imposées par leur gouvernement

-  34% craignent finalement une expérience de voyage moins agréable et moins fluide

Reste tout de même l'envie de partir toujours présente :

-  73% des Français interrogés souhaitent ne pas avoir à moins se déplacer du fait de leurs craintes liées au Covid-19

-  Pour 37% des voyageurs, des politiques de modification, d'annulation et de paiement flexibles s'avèrent indispensable

-  À cela s'ajoutent le besoin de ne pas avoir à s'isoler (pour 31% des sondés) et le sentiment que la destination est sûre (30%)

En France, 91% des personnes interrogées déclarent en effet que les technologies pourraient réduire leurs craintes en matière de voyages. Ces dernières leurs permettraient de bénéficier d'avantages non négligeables : réduction des files d'attente et des regroupements dans les espaces publics, avertissement en avance en cas de retard, informations sur les restrictions en cours dans le pays de destination ou encore accès aux informations pendant tout le voyage.


Les annonces de Macron et Castex ont-elles eu un effet sur les réservations ?

Tourmag - Le 26 novembre 2020

-  Depuis l’allocution d’Emmanuel Macron puis de Jean Castex, plusieurs opérateurs constatent un frémissement dans les réservations. Si les niveaux restent bien loin de ceux de 2019, il n’empêche que c’est un premier signe positif depuis septembre pour les professionnels du tourisme.

-  Didier Sylvestre, directeur général adjoint en charge du commercial le constate : 'Nous engrangeons des réservations, on sent vraiment que ça bouge. Nous faisions depuis 15 jours beaucoup de devis pour des départs pour les vacances d'hiver et de février, et ils sont en train de se concrétiser.

-  Nous ouvrirons toutes les agences avec des horaires aménagés et nous réaugmenterons les horaires de présence au niveau du tour-opérating' précise Aurélien Aufort qui prévoit un véritable démarrage avec l'arrivée du vaccin.

-  Alors certes les niveaux restent loin de ceux de 2019, mais comme l'explique Philippe Sanguard, Directeur de Boomerang- Kappa Club : 'Nous commençons à voir le bout du tunnel, cela prouve qu'il y a une envie, et une demande'.

-  'Depuis hier nous avons multiplié par 4 les réservations'. Là aussi la nuance est de mise : 'nous partons de très bas mais les appels ont repris et c'est incomparable avec ce qui se passe depuis les deux derniers mois'.


Déconfinement : les réservations de billets d’avion se sont envolées

Le Figaro - Le 7 décembre 2020

-  Malgré les incertitudes qui pèsent encore sur la situation sanitaire, et donc sur le déconfinement, les Français projettent à nouveau de voyager par les airs à l'occasion des vacances de Noël. À la suite de l'allocution présidentielle du 24 novembre, annonçant la levée des restrictions de déplacement à partir du 15 décembre, le nombre de recherches et de réservations de billets d'avion a bondi. Cette tendance particulièrement marquée au lendemain de l'annonce est toujours observable depuis.

-  «Le trafic sur notre site a doublé à la suite de l'allocution présidentielle, avec une augmentation de 110% des recherches entre 20h et 21h par rapport au créneau horaire précédent l'allocution, soit 18h-19h ce même jour», rapporte Guillaume Rostand, porte-parole de Liligo, moteur de recherche de voyages. En ce début du mois de décembre, la tendance reste à la hausse avec «un trafic en croissance». Même observation chez son concurrent Kayak, qui enregistre un bond de 115% des recherches sur les vols domestiques les 24 et 25 novembre par rapport aux 22 et 23 novembre. »

-  Air France par exemple constate que les réservations sur les liaisons en France ont triplé ces derniers jours par rapport au mois de novembre.

-  Ce coup d'accélérateur dont bénéficient les vols domestiques s'explique par les réunions familiales prévues pour les fêtes, d'après Liligo. Mais les DOM-TOM sont également les grands gagnants du déconfinement progressif prévu par l'exécutif. «Les régions d'Outre-mer font partie de notre top destinations hors France», affirme le site de comparateur. Elles bénéficient des métropolitains qui comptent retrouver leurs proches, «mais également des touristes, pour qui ces régions sont moins contraignantes que d'autres d'un point de vue sanitaire».

-  Mais malgré cette petite bouffée d'air frais, cela ne suffit pas pour autant au secteur aérien pour remonter la pente, car le taux de réservations reste bien inférieur à celui de l'année dernière. Une réalité observée par Kayak: «Les recherches de voyages sont toujours durement touchées avec des niveaux de recherche en baisse entre -36% et -44% entre le 30 novembre et le 6 décembre 2020 par rapport aux mêmes dates en 2019,» explique le site. Par ailleurs, tous les acteurs du secteur restent prudents sur l'évolution de cette tendance, car il n'est pas encore dit que la France atteindra ses objectifs sanitaires pour se déconfiner, ce qui pourrait changer la donne pour le secteur aérien.


COVID-19 : les locations saisonnières pour Noël en chute de 60%, du jamais vu en Savoie-Mont-Blanc

France 3 région – Auvergne Rhône Alpes - Le 8 décembre 2020

-  'Nous devrions être à moins 60% pour les vacances de Noël » témoigne Emmanuel Boan, gérant de l’agence Boan de Megève qui fête son soixantième anniversaire. C’est du jamais vu, constate-t-il avant d’ajouter : les clients britanniques, d’Europe de l’Est et européens ne viendront pas.'

-  Pour le président de la FNAIM Savoie-Mont-Blanc, Jean-Jacques Botta … 'Nous espérons que, malgré la fermeture des remontées mécaniques, l’offre de service et commerciale soit à même de conforter les envies de séjour à la neige, car nous perdrions encore un chiffre d’affaires irrécupérable'.

-  'Nous n’avons enregistré à ce jour que 40% de réservations pour les locations de cet hiver. Le manque à gagner est déjà considérable', déplore Jean-Jacques Botta.

Tout comme vous, nous attendons avec impatience un retour à des conditions de travail et de vie normales. En attendant… Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année !

L’actu de novembre 2020 : Être résilient... Et préparé

Le nouveau confinement décidé le par l’Etat nous plonge à nouveau dans l’attentisme, même si certains hébergements comme les meublés touristiques sont autorisés à ouvrir pour accueillir les professionnels en déplacement.


Quels conseils pouvons-nous vous donner ?

  • Ne descendez pas vos tarifs pour les séjours courts, mais proposez des réductions pour les séjours plus longs de 15 jours ou un mois.
  • Soyez transparents sur vos conditions d’annulation et n’hésitez pas à écrire dans vos descriptifs vos conditions d’annulation, en plus de ce que vous avez pu cocher dans les cases prévues par les différents sites d’annonces. Plus vous diminuerez le délai d’annulation pour vos locataires potentiels, plus vous maximiserez votre taux de réservation.
  • De la même manière, mettez en avant la connexion Internet de votre meublé. Si vous n’avez pas Internet ou si la connexion est mauvaise, pensez à souscrire un abonnement permettant une bonne navigation. De plus en plus de locataires voudront télétravailler dans votre location, en plus d’aller sur Internet pour leur utilisation personnelle. Les fournisseurs continuent de proposer des RDV d’installation pendant le confinement et vous avez des offres à partir de 15€ par mois.
  • Continuez à expliquer les mesures de nettoyage que vous mettez en place par rapport au COVID.
  • Si vous faites de la prospection commerciale, visez une clientèle locale, 200km ou 2h autour de votre location. Proposez des cartes cadeaux de séjour de votre meublé à offrir pour Noël.
  • Demandez à votre Office de Tourisme si vous pouvez partager une de leurs vidéos de votre territoire sur votre site Internet, ou tout autre support commercial.
  • Si vous ne l’avez pas encore fait, profiter de ce moment pour planifier le classement de votre meublé afin d’obtenir un abattement de 71% au lieu de 50 sur vos recettes. Vous valoriserez aussi votre location sur les sites de réservation.


Même s'il ne faut pas se baser uniquement sur les prévisions, la plupart des études prévoient le même engouement des français pour le voyage que lors du premier déconfinement le 11 mai. Il faut donc s’attendre à des réservations « de dernière minute » dès l’annonce officielle du déconfinement.


Le tourisme reste pour beaucoup de spécialistes l’un des secteurs les plus porteurs pour les années à venir, mais avec des perspectives décalées dans le temps.

Soyons patients et résilients… Tant que nos trésoreries le permettront.

L'actu d'octobre 2020 : Ce qui nous attend pour fin 2020 et 2021

Nous faisons le point ce mois-ci sur les réservations attendues dans les mois à venir et sur l'actualité de certains acteurs du monde de la réservation : AirBnB, Abritel, Gîtes de France.
 
Le figaro.fr -  – 10 octobre 2020
  • « Les réservations sont en baisse de 50% dans l'Hexagone, par rapport à l'an passé. À quelques jours du début des vacances, le secteur est inquiet. »
  • « Selon les dernières données du cabinet spécialisé ProTourisme, les réservations de nuitées dans les hébergements marchands (hôtels, campings, locations de meublé ou encore villages de vacances) sont en baisse de 50% en France, par rapport à l'an passé, et de 80% pour les destinations à l'étranger. »
  • « Les gîtes et les campings de certaines régions tirent leur épingle du jeu», explique Didier Arino, directeur associé de Protourisme. La Bretagne, le pays basque et le sud des Landes, semblent tirer leur épingle du jeu, avec une augmentation des réservations dans les gîtes et les campings. »
  • « «Entre la reprise de l'épidémie et le climat anxiogène, rien n'est réuni pour que les réservations puissent rebondir cet automne», analyse Véronique Brizon, directrice générale de ADN Tourisme. »
  • « Cette année, les Français «hésitent à aller voir leurs familles de peur de contaminer les parents et grands-parents», note également Didier Arino. »
  • « «Avec les nouvelles annonces gouvernementales tous les 15 jours, le client va attendre le dernier moment pour se décider», explique Véronique Brizon. Dans la soirée de jeudi, le ministre de la santé Olivier Véran a écarté la possibilité d'une limitation prochaine des déplacements sur le territoire. Une bonne nouvelle pour les Français, qui souhaitent s'assurer qu'ils ne resteront pas bloqués dans une région s'ils décident de partir en vacances. Les professionnels espèrent également que la météo sera au rendez-vous dans les prochaines semaines. »

Changement de stratégie pour AirBnB
La plateforme de réservation AirBnB va faire son introduction en bourse fin 2020 et devrait changer sa façon de prélever les commissions. Aujourd’hui, les propriétaires sont prélevés de 3% par réservation et les locataires de 12%. En 2021, AirBnB devrait ne plus demander de frais aux locataires et faire la bascule côté propriétaire en demandant… 15%.

Le site avait déjà opéré un changement du prélèvement des frais en 2019, en proposant le choix à l’hôte de garder sa commission de 3% et le restant pour le locataire, ou de prendre à sa charge la totalité des commissions.

Ce changement permettra à AirBnB de simplifier la lecture des frais pour le locataire et principalement d’ouvrir son marché à l’hôtellerie qui ne peut pas adapter sa tarification au prélèvement actuel de la plateforme. L’objectif est donc de concurrencer des sites tels que Booking, qui à l’inverse d’AirBnB, s’étaient ouverts au marché des meublés touristiques il y a quelques années.


Homeway et Abritel du groupe Expedia vont se regrouper sous la marque VRBO
t.o.m - – 26 juin 2020

Le groupe Expedia a commencé la simplification de son nom de marque destiné aux meublés touristiques en choisissant VRBO. Si vous avez une annonce sur HomeAway ou Abritel, attendez-vous à voir une modification du nom des sites dans les semaines ou mois à venir :

« Au fil des ans, la marque Vrbo a constamment surpassé HomeAway auprès des voyageurs en famille. L’unification de nos marques de location de vacances sous la marque Vrbo nous permet de concentrer nos énergies à offrir la meilleure expérience de voyage possible aux familles du monde entier » a déclaré Peter Kern, vice-président et directeur général du groupe Expedia.

Pour Expedia, cette simplification est synonyme de mutualisation des coûts en matière de marketing notamment et servira à asseoir la notoriété de Vrbo, que le groupe a choisi l’an dernier comme étendard de ses services de location de vacances.

L’independant.fr -  21 septembre 2020
  • « Le jeudi 17 septembre, à l'heure pour l'agence de développement touristique de l'Aude (ADT) et des professionnels du secteur de tirer un premier bilan de la saison 2020, les Gîtes de France avaient été désignés comme l'un des seuls acteurs à avoir pu tirer leur épingle du jeu. Une rareté pour une filière en grande souffrance, parmi les plus touchés par l'impact du confinement et plus largement de l'épidémie de Covid avec 3,7 millions de nuitées perdues par rapport à 2020. »
  • « Le carton Gîtes de France : Ce bilan des deux mois d’été a été présenté au sein du Domaine de Bouheben, à Layrac, comme pour tirer un coup de chapeau au succès de ces locations. 'Un taux record pour la saison de Gîtes de France 47' se félicite Jacques Bilirit. Ce retour à la campagne, vers les grands espaces après cette période d’enfermement, a bien évidemment profité au Lot-et-Garonne. »
Ladepeche.fr – On a eu un retour de 400 000 sur les chèques solidarité – 24 septembre 2020
  • « Pour les gîtes, la fréquentation est nettement supérieure pour les hébergements labellisés (Gîtes de France, Clévacances). »
Ouest-France.fr - Sarthe. « Les touristes français sauvent la saison estivale » - 15 septembre 2020
  • 'Les réservations ont repris dès la fin du confinement, d’abord pour le tourisme de proximité, puis pour les visiteurs de toute la France, rassure Sophie Franczak, directrice de l’association Gîtes de France Gers Gascogne. La saison estivale a été plutôt positive'. En effet, le taux de remplissage des gîtes du département est en hausse pour cet été : 62 % en juillet (contre 56 % en 2019) et 86 % en août (+8 % par rapport à l’année précédente). Septembre et octobre connaissent aussi de bons résultats.
  • 'Nous avons eu un très bon mois d’août, se réjouit la directrice de l’association. Mais le comportement des clients a changé. Les réservations se sont faites à la dernière minute parfois pour le soir-même. Les séjours étaient plus courts, en moyenne 7,5 jours, mais le panier moyen est en hausse de 15 %'.
  • « Mais si la saison estivale a été positive, l’arrière-saison s’annonce plus compliquée : 'Nous avons du mal à nous projeter, regrette la directrice. Les conditions climatiques ne nous sont pas très favorables non plus.' Et cela se reflète sur les réservations : moins 17 % pour le mois de novembre et – 37 % pour décembre. »
Ladepeche.fr – Une saison estivale positive – Le 7 octobre 2020

Nous vous souhaitons des vacances de la Toussaint les plus réussies possibles et vous donnons RDV le 15 novembre prochain pour les prochaines actualités.

L'actu de septembre 2020 : Bilan de la saison estivale

Nous dressons ici le bilan touristique de la saison estivale française en 2020, en nous focalisant sur l’activité des meublés touristiques. De très nombreux articles portent des titres très nuancés, du type « bilan mitigé ». Il faut être attentif à leur lecture, la plupart distinguant les activités d’hôtellerie, les hébergements de plein air, la restauration, les activités de loisir, les meublés touristiques… Et l’activité des meublés, d’un point de vue global, tire largement son épingle du jeu.

Bilan national et tour de France de l’actualité :


National :

  • « Sur le seul mois de juillet, les nuitées tous hébergements confondus en France, hors littoral et zones urbaines, ont ainsi bondi à 129 millions contre 122 millions un an plus tôt. »
  • « Le Jura a connu «100% de taux d'occupation dans le secteur locatif» entre le 20 juillet et le 22 août, «ce qui n'était jamais arrivé auparavant», selon Jean-Pascal Chopard, directeur du comité départemental du tourisme. » 
  • « Sur la plateforme Airbnb, les logements en zones rurales ont été loués à 80% par des Français contre 60% en 2019. Ils sont partis moins loin, plus longtemps et en famille, dans des maisons avec jardin », indique à l'AFP son directeur des activités françaises, Emmanuel Marill. » 
  • « Quant à l'arrière-saison, elle s'annonce morose : « On sait que le 3ème âge ne partira pas et que la clientèle étrangère ne sera pas au rendez-vous», souligne Laurent Barthélémy, président de l'Umih, principal syndicat de l'hôtellerie-restauration, en Nouvelle Aquitaine. »

Le Figaro.fr – Tourisme : La campagne et la moyenne montagne plébiscitées par les français – 30 août 2020


  • « C'est une très bonne année par exemple pour le Doubs, le Jura, l'Aveyron ou la Lozère. La Loire à vélo enregistre une hausse de fréquentation de 30% cet été. »
  • 'C’est une année exceptionnelle, avec une fréquentation inédite à partir du 14 juillet. Certains prestataires ont battu des records. Il y a beaucoup de monde sur les chemins de randonnée, selon le directeur général de l'office du tourisme Luc Stelly '
  • « Les grandes villes en berne : en revanche, il s’agit d’une année catastrophique pour l'hôtellerie dans les grandes villes. Paris affiche une chute de la fréquentation de 76%, 68% pour Strasbourg. Bordeaux souffre également de l'absence des navires de croisières »

Europe1.fr - Quel bilan pour la saison touristique ? – 16 août 2020


  • « Le secteur touristique, heureusement surpris de la fréquentation estivale, retombe dans ses tourments en l’absence de visiteurs étrangers, des voyages de groupe et des déplacements professionnels.
  • « 94 % des partants de l’été sont restés dans nos frontières. Dans un contexte dicté par l’évolution de la crise sanitaire, la majeure partie du pays a pu compter sur la présence d’une clientèle française, attirée dehors par une météo au beau fixe et l’accalmie de l’épidémie. 53 % d’entre eux sont partis en juillet et en août, contre 71 % en 2019, avec une fréquentation inhabituellement haute à la campagne et en moyenne montagne. »
  • « Le secrétaire d’Etat au tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, estime la baisse de recettes touristiques françaises à 25 % au premier semestre 2020, contre 50 % en Espagne et 75 % en Italie. L’absence redoutée des étrangers fut moindre qu’envisagée, les clientèles belge, néerlandaise et suisse ayant fait un retour remarqué dans l’Hexagone à partir de la mi-juillet. »
  • « Septembre est très important dans les villes, note Christian Mantei, président d’Atout France, l’agence de développement touristique du pays. C’est le mois de la reprise du déplacement d’affaires, d’un fort tourisme de loisirs grâce aux événements culturels et un gros mois sur le littoral également. Ces dernières années, septembre pesait autant que juillet. Là, les indices ne sont pas bons car personne n’avait prévu qu’on aurait une reprise du Covid-19. »
  • « Les professionnels ont aussi assisté à la fuite des Britanniques lorsque des mesures de quatorzaine ont été imposées par le Royaume-Uni pour les touristes revenant de France. Ils voient aujourd’hui les Belges et les Allemands annuler les réservations prises pour septembre »
  • « La capitale est, de loin, la destination la plus touchée par la dégringolade du tourisme international en France, avec une baisse de fréquentation et de revenus de 60 % au premier semestre. »
  • « Restent les seniors. Pour eux, le secteur touristique nourrit un vœu : qu’ils aient été suffisamment épuisés par leurs petits-enfants pour avoir envie de repos en septembre. Mais, même pour ce phénomène quasi naturel, plus personne n’ose s’avancer. »

Le Monde.fr – Pour le tourisme français, une rentrée qui s’annonce perdue après un été au soleil – 8 septembre 2020



  • « Mais le carton de l’été reste pour la montagne. Dans les Hautes-Alpes, les pros du tourisme parlent déjà d’un été “exceptionnel” avec une progression de 11 % de l’activité touristique par rapport à 2019. 11,59 millions de nuitées ont été enregistrées (+8 % chez les hébergeurs professionnels et +15 % côté résidences secondaires) »
  • « Côté hébergements, les Français ont utilisé massivement les résidences secondaires mais également les locations d’appartements et de maisons et effectué des réservations de dernière minute pour les campings. En juillet, les Gîtes de France ont ainsi relevé un taux moyen d’occupation de 71,5 %, contre 66 % en 2019. Et de 77 % en août, versus 75 % un an plus tôt. »

Forbes.fr – Tourisme : les régions qui s’en sortent et les autres… – 27 août 2020


  • « La plateforme de location AirBnB a été très sollicitée pour les vacances en Corse, dont la saison estivale est décevante pour les opérateurs relevant de l'hébergement touristique collectif. A l'exception notable de Paris, Airbnb n'a pas constaté non plus ce « coup de mou » du tourisme urbain, que reflète l'activité dans l'hôtellerie et les résidences de tourisme. »

Les echos.fr – Tourisme : une saison estivale tout en contraste – 31 août 2020


NICE :

  • « Les étrangers, eux, ont largement boudé les centres-villes et leurs cohortes de musées, monuments et restaurants. A Nice, la clientèle russe, américaine et asiatique a fait défaut, et ce sont « essentiellement » les Français et « un peu » les Européens - Belges, Suisses, Allemands, Néerlandais et Italiens - qui ont permis de remplir les hôtels de la ville, détaille le maire, Christian Estrosi. »

Les echos.fr – Été meurtrier pour le tourisme urbain - 29 août 2020


Pays de la Loire :

  • « Succès des gîtes. Sur le plan de l'hébergement, les hôtels, les campings et les villages de vacances du littoral accusent une forte baisse d'activité si l'on en croit le baromètre de l'Observatoire régional du tourisme. A l'inverse, les gîtes ruraux et les locations de meublés ont eu du succès car la clientèle les a considérés comme des formules d'hébergement rassurantes en cette période de crise sanitaire. »

FranceBleu.fr – Tourisme : un bilan en demi-teinte en Pays de La Loire – 26 août 2020


  • « Sixième département en termes de nuitées, la Loire-Atlantique a réussi à tirer son épingle du jeu. Si la Loire-Atlantique a résisté, c’est que le département est traditionnellement peu visité par les clients étrangers (12 à 15 %). « Notre clientèle de proximité s’est encore développée avec plus de 30 % qui vient de la région, détaille Agnès Broquet, directrice du tourisme chez Loire-Atlantique développement. Ce tourisme de proximité, nous le prônons depuis 2015, poursuit Bernard Lebeau. Il est moins cher, plus facile, accessible à tous. Dommage qu’il en ait fallu arriver à ça pour qu’il explose. »
  • « Les activités proposées sont aussi plutôt « covid-compatibles ». Sorties en mer, canoë le long du canal de Nantes à Brest, locations de pédalos, randonnées à l’intérieur des terres ont été très plébiscités. Les itinéraires vélo, comme la Vélodyssée ou la Loire à vélo, ont vu leur fréquentation bondir de 30 %.»

20minutes.fr – Coronavirus : comment la Loire-Atlantique a sauvé sa saison touristique – 9 septembre 2020


Occitanie :

  • « En incitant les habitants d’Occitanie à prendre leurs vacances estivales près de chez eux, la Région a réalisé un bon coup de com’ et permis aux professionnels de sauver une saison bien mal embarquée. »
  • « Crise sanitaire aidant, la casse a été limitée au mois de juillet et les chiffres sont plutôt très bons pour le mois d’août. C’est l’enquête menée par le Comité régional du tourisme (CRT) auprès 3 300 prestataires qui le vérifie : 70 % d’entre eux ont enregistré en août une activité équivalente ou supérieure à celle d’août 2019. »

Midilibre.fr – Tourisme en Occitanie : les gîtes grands gagnants de la saison estivale – 11 septembre 2020

  • « L’une des priorités de Jean-Louis Guilhaumon sera de soutenir le thermalisme. « Cette filière souffre énormément. Elle joue un rôle ô combien important au sein de notre région, qui est la première région thermale en France » a-t-il chiffré. « Nous serons au chevet de ces stations qui connaissent toutes des difficultés importantes. »
  • « Jean Pinard, directeur du CRT, a parlé d’une « deuxième vague d’annulation ». Le secteur de l’économie sociale et solidaire est aussi dans le dur.
  • « Dans les villages vacances, il n’y a plus de scolaire. C’est une des grosses inquiétudes, tout est annulé. » Mais Vincent Garel a conclu avec la détermination de « donner aux professionnels l’espoir de pouvoir continuer à exercer leur activité dans des conditions où l’avenir existe ».

Actu.fr – Comité Régional du Tourisme et Région Occitanie espèrent un « été indien » pour que la saison se poursuive – 10 septembre 2020


Auvergne-Rhône-Alpes :

  • « Côté hébergement, le taux d'occupation a atteint 61 % en août, en recul de 6 % seulement par rapport à l'année dernière. Comme on pouvait s'y attendre, les gîtes, chambres d'hôtes et meublés ont été plus demandés par des familles qui souhaitaient s'isoler, que les hébergements collectifs types résidences de tourisme et villages de vacances. »
  • « La clientèle était très majoritairement française, à 91 % ! Voire locale : les habitants de la région représentaient 46 % des visiteurs en juillet et 31 % en d'août. Parmi les rares étrangers, dont la proportion est tombée de 22 à 9 %, les Belges étaient les plus présents. Allemands et Britanniques , pourtant des habitués de la deuxième région touristique française derrière l'Ile-de-France, ne sont pas venus. »
  • « En cette période particulière, le public, sans visibilité, a multiplié les courts séjours et les réservations « en ultra dernière minute », à moins d'une semaine de l'échéance. Les professionnels espèrent que cette tendance de réservation tardive se confirmera pour l'arrière-saison, alors que les prévisions de fréquentation fin août pour septembre étaient de 20 % à peine. »

Lesechos.fr - Auvergne-Rhône-Alpes : un été touristique sauvé par la montagne et les français – 10 septembre 2020


  • « Les élus de montagne et les professionnels qui accueillent des groupes d'enfants l'hiver sont inquiets. Depuis la rentrée scolaire, les séjours à la neige des écoles s'annulent par dizaines. Les organisateurs de classes découvertes veulent des consignes claires de l’Éducation nationale. »
  • « Ce qui nous manque, c’est une consigne claire du ministère de l’éducation. Il faut un message précis, du type « il n’y a aucune raison d’annuler, les protocoles sanitaires sont mis en place », ajoute Eric Bothorel, secrétaire général de la Fédération des œuvres laïques. » 
  • « Des conséquences très importantes pour l’économie de la montagne : en Pays de Savoie, les conséquences pour les structures d'accueil pourraient être dramatiques, avec des fermetures. 'On tire la sonnette d’alarme', dit Violaine Villette, gérante du gîte Neige et Soleil à Bramans en Haute Maurienne Vanoise. 'On a des séjours annulés depuis mars, si on fait encore une saison blanche cet hiver, on ne sera plus là en 2022. La spécificité et la fragilité de cette activité pourrait atteindre un point de non-retour qui serait également préjudiciable pour le bien-être des enfants.'
  • « C'est aussi toute l'économie du ski générée par ce jeune public qui est concernée, à des périodes où il y a moins de touristes : en janvier et en mars. On pense aux moniteurs de ski, aux accompagnateurs en moyenne montagne, mais aussi, aux petits musées régionaux ou aux fromageries dans les villages. »

Francebleusavoie.fr – Des annulations de classes de neige en série, des gîtes en péril en Savoie et Haute-Savoie – 8 septembre 2020


Nouvelle-Aquitaine :

  • « Cette orientation se confirme chez le label Gîtes de France. Pas la peine de chercher une chambre d’hôtes ou un gîte dans le département pour cette fin du mois d’août ! Il n’y a rien de disponible ! Un taux d’occupation de 100 % après un mois de juillet déjà exceptionnel où l’activité avait bondi jusqu’à 10 points de plus par rapport à l’an dernier. La consultation de site internet du label a augmenté de 40 %. »
  • « Philippe Latry, le Directeur des Gîtes de France dans les Landes ne cache pas sa satisfaction : « Dès le déconfinement, nous avons observé un frémissement dans les réservations. Les chambres d’hôtes et les gîtes sont vraiment les produits plébiscités pour leur caractère indépendant et isolé. Un boom qui s’accompagne de la satisfaction du regain de la clientèle française et plus jeune qui change d’idée sur ce mode d’hébergement. »
  • « Malgré cette embellie, le chiffre d’affaires de Gîtes de France est en recul pour la première fois depuis 20 ans avec une perte de 7 % du volume d’affaire perdu au printemps, mais aussi avec la perte d’activité liée au thermalisme. »
  • « Les perspectives de l’arrière-saison, habituellement très appréciée par les personnes âgées et les étrangers, inquiètent les professionnels landais. Pour Philippe Latry : « Le discours ambiant de reprise du virus nous plonge dans beaucoup d’interrogations. Notre clientèle en septembre est principalement des primo-séniors, une catégorie de public dite plus sensible. Les projections sont à la baisse. Ce sera de la réservation de dernière minute ».

France3regions.nouvelle-aquitaine.fr – Tourisme dans les Landes : le choix des vacanciers donne un premier bilan très contrasté – 18 août 2020


  • « Brigitte Hugon, directrice et technicienne pour les porteurs de projets des Gîtes de France 47 : L’ordonnance Macron en date du 25 mars a permis, heureusement, que nous puissions mettre en place une politique d’avoirs sur les reports de séjours touristiques, nous évitant l’écueil d’avoir des annulations pures et dures. Mais de +18 % en janvier, nous sommes passés à -13 % du volume d’affaires. On a perdu les mois d’avril, mai et juin'. »
  • « Est arrivé le confinement et dès lors, la centrale de réservations s’est retrouvée au point mort en matière de tourisme, à l’exception des contrats professionnels nous liant à des entreprises afin d’héberger leurs ouvriers, leurs cadres, leurs agents de maîtrise qui œuvrent sur des chantiers. »
  • « La directrice estime que le virage salutaire s’est fait au moment de l’allocution présidentielle le 14 mai qui a donné le feu vert aux vacanciers. »
  • « Le label a enregistré une augmentation de 22 % sur juillet et août de la clientèle française. 'On a perdu les Anglais, mais nos Belges étaient au rendez-vous. Et on a observé une montée en puissance de la clientèle de proximité (+100 % d’Occitanie, +40 % de Nouvelle Aquitaine)'. »
  • « Les réservations de dernière minute s’enchaînent : 'Les gens regardent la météo et décident de partir. Ils prennent aussi en considération la carte des clusters en France. On est destinataires de demandes de l’Oise, de Normandie. Et on commence à vendre la Toussaint'. Le profil des vacanciers de septembre ? : 'des couples, des familles avec des enfants en bas âge non scolarisés. Une clientèle urbaine qui aspire à une piscine, au Wifi et à la climatisation réversible. »
  • « Les Gites 3 épis pour 4-5 personnes à 800 euros la semaine en haute saison constituent le panier moyen. »

Petitbleu.fr – Lot-et-Garonne : l’été 2020 en pente douce, avec une arrière saison prometteuse – 12 septembre 2020


Martinique :

  • « À quelques semaines du début de la haute saison touristique, les acteurs et les professionnels martiniquais s'inquiètent des conséquences du rebond du coronavirus. Ce contexte sanitaire inédit risque de mettre une nouvelle fois à genou la filière, après l'embellie des grandes vacances 2020. »
  • « Ces grandes vacances, les martiniquais et les guadeloupéens ont joué le jeu. Ils sont venus et pas seulement pour les hôtels mais aussi pour les activités de loisir. Les gîtes et les maisons d'hôtes ont très bien fonctionné. Il y a peut-être les hôtels d'affaires qui ont moins bien fonctionné, car on sait que durant la période estivale, traditionnellement c'est un peu plus compliqué. (François Baltus-Languedoc, directeur du CMT) »
  • « Mais le secteur ne se fait pas d'illusion pour septembre et octobre, 'deux mois qui ne sont pas très bons' habituellement d'après le Comité. Alors il mise plus que jamais sur la croisière, tout en sachant que rien ne sera comme avant.
  • Concernant les caraïbes, le CDC (Center for Disease Control) a émis 'une interdiction de la croisière carrément, jusqu'à la fin du mois de septembre', a annoncé François Baltus-Languedoc sur Martinique 1ère radio lundi 7 septembre 2020. »
  • « Les hébergeurs réclament :

-  La prolongation du dispositif de l’activité partielle covid-19 'au moins jusqu’au 31 mars 2021 et aussi longtemps que cela sera nécessaire pour accompagner la reprise d’activité du secteur et des sous-traitants dépendant de la filière'.

-  Une exonération de charges patronales et salariales 'jusqu’à la fin de l’année 2020 pour accompagner la relance du secteur'.

-  La contribution des assureurs 'aux pertes d’exploitation'.

-  Le report des échéances bancaires de 6 mois supplémentaires 'pour être porté à 12 mois, jusqu’en mars 2021, pour les TPE et PME du secteur.'

Dans ce contexte, la haute saison touristique 2021-2022 risque d'être compromise, si la pandémie devait encore s'intensifier dans les mois qui viennent, une seconde 'vague' que redoutent de nombreux spécialistes de la santé. »

La1ere.francetvinfo.fr/martinique – Fin d’année compromise pour le secteur touristique en Martinique – 9 septembre 2020


Le taux de remplissage des meublés touristiques paraît donc très satisfaisant pour l’ensemble des régions françaises pour les mois de juillet et août, grâce à aux réservations massives des français et des touristes belges pour l’étranger. Ces deux mois n’auront pas comblé les mois perdus du printemps, mais peu d’acteurs du tourisme pouvaient espérer meilleur scénario.

Les éléments favorables à la location de meublés constatés auront été les destinations touristiques proposant des activités de plein air, les meublés à la campagne et en moyenne montagne, le tourisme de proximité, l’acceptation de réservations « d’ultra dernière minute » avec des séjours courts, une météo clémente, la confiance des séniors dans la désinfection des locations meublées.

Des inquiétudes se font ressentir pour le mois de septembre, avec des locataires habituellement plus âgés à cette période de l’année, plus sujettes à annuler en cas de reprise de la COVID-19.

Les grands perdants de l’été et les difficultés attendues sont et seront pour les grandes villes, le tourisme d’affaires, l’évènementiel. Des difficultés sont attendues pour le secteur du thermalisme, des directives claires de la part du gouvernement seront déterminantes pour maintenir les voyages scolaires en stations de ski, la reprise du fret aérien et des croisières conditionneront l’arrivée des touristes étrangers.

L'actu d'août 2020 : Pourquoi créer son site Internet ?
Les sites tels que AirBnB, Abritel, Booking, etc… sont souvent montrés du doigt car ils demandent des commissions très importantes.

Ils peuvent pourtant s’avérer primordiaux car ils vont référencer votre meublé et vous permettre d’être visible, en plus d’offrir la possibilité de la réservation.


Le 1er réflexe des personnes à la recherche d’un meublé est :

- 1ère étape : aller sur ces sites de réservation

- 2ème étape : Une fois que les locataires ont repéré votre location, ils voudront réserver directement auprès de vous afin d’éviter les commissions des sites de location.

Pour vous retrouver, vos futurs locataires vont taper des mots clé dans les moteurs de recherche comme Google : le nom de votre gîte et souvent la ville où il se situe.


Plusieurs solutions s’offrent à vous pour que les locataires vous retrouvent et vous contactent :


  • Créez votre fiche « Google Buisness. Cette inscription est gratuite et vous permettra d’être référencé sur Google. Dès que qu’un locataire vous recherchera, votre gîte apparaîtra si vous l’avez bien renseignée. Pour cela, lors de l’inscription, prenez le temps de compléter tous les champs : l’adresse du gîte, votre numéro de téléphone, l’adresse de votre site Internet si vous en avez un, les horaires pendant lesquelles vous pouvez répondre au téléphone aux locataires pour les renseigner (Horaires d’ouverture)

Pour vous inscrire sur Google Business, cliquez ici :https://www.google.com/intl/fr_fr/business/


  • Pourquoi créer son site Internet personnel ?
1 - Pour augmenter vos marges et payer moins de commissions auprès des sites de location

2 - Éviter que les locataires potentiels préfèrent d’autres gîtes offrant la réservation directe sur leur site Internet

3 - Permettre aux locataires vous recherchant de réserver directement auprès de vous


De nombreuses études démontrent que les locataires sont très volatiles lors de leur recherche de location. Ils consultent des dizaines de sites Internet avant d’effectuer leur réservation.

Ils ne prendront pas le temps de passer par un formulaire de renseignement, ce qui se faisait beaucoup auparavant sur les anciens sites Internet, en demandant si les dates qui les intéressent sont disponibles ou non.

Si vous n’avez pas de calendrier avec vos dates de disponibilité mises à jour et la possibilité de réserver en direct, ils préféreront aller voir un autre gîte ou réserver par les sites de location, même avec les commissions. Aujourd’hui, les locataires veulent des réponses immédiates !

L'actu de juillet 2020 : Optimiser la fiscalité de son meublé touristique
Nous avons demandé ce mois-ci à notre partenaire ComptaCom, cabinet d'expertise-comptable spécialiste des locations meublées touristiques, de vous expliquer de manière synthétique les différentes possibilités de déclarer les revenus de votre meublé aux impôts :
Fiscalité des locations saisonnières : déclarer mes revenus et optimiser mon imposition
De plus en plus de français pratiquent la location de courte durée ou saisonnière. Si la 1ère préoccupation du loueur est d’optimiser son taux d’occupation afin de pouvoir assurer la rentabilité de son investissement, cette activité ne doit pas être exercée au mépris de la réglementation, et en particulier des textes fiscaux.
Pour être en règle avec l’administration, il est impératif de déclarer vos revenus. Les conseils d’un expert-comptable vous permettent de sécuriser vos démarches et de faire le choix de la fiscalité la plus favorable.
Voici l’essentiel de ce que vous devez savoir sur l’impôt en location saisonnière :

Que doit-on déclarer à l’administration fiscale ?
Qu’il s’agisse de votre résidence principale ou secondaire, pour une durée de quelques jours ou de plusieurs semaines par an, tous les revenus que vous percevez doivent être déclarés. Ils seront alors soumis à l’impôt sur le revenu selon le barème progressif.
L’imposition des locations saisonnières comme l’imposition en matière de location meublée de longue durée rentre dans la catégorie des « bénéfices industriels et commerciaux » (BIC), et non dans celle des revenus fonciers.
Comment déclarer vos revenus : le régime micro BIC et le régime BIC réel ?
En tant que loueur meublé non professionnel, vous avez le choix entre 2 régimes d’imposition :

Le régime Micro Bic :
Vous pouvez utiliser ce régime si vos revenus locatifs n’excèdent pas 72 500 € par an ou 176 200 € si votre bien en location meublé est classé meublé de tourisme.
Le régime micro conduit à prendre en compte les charges d’une manière forfaitaire. Aucune déduction de charge supplémentaire n’est autorisée.
Vous déclarez l’ensemble de vos recettes à l’Administration fiscale qui applique un abattement forfaitaire de 50%, ou 71% si votre bien en location meublé est classé meublé de tourisme.
Ce régime présente l’avantage de la simplicité mais conduit systématiquement à constater un revenu imposable. Le choix du Micro-BIC est intéressant si vous êtes faiblement imposé ou au contraire si vous dégagez une bonne rentabilité, en particulier pour les meublés de tourisme. En effet, dans certains cas, l’abattement forfaitaire peut être plus avantageux que la prise en compte des charges réelles.

Le régime réel simplifié :
Vous pouvez relever de ce régime quels que soient vos revenus. Il est obligatoire si vous dépassez 72 500 € par an de revenus locatifs ou 176 200 € si votre bien en location meublé est classé meublé de tourisme.
Le régime réel vous permet de prendre en compte les charges comptables réelles liées au bien loué. Ces charges comprennent l’amortissement du bien.
Au régime réel, sont ainsi déductibles :
  • les intérêts d’emprunts
  • La taxe foncière
  • Les honoraires versés à des tiers[1]
  • Les charges courantes de copropriété
  • Les primes d’assurance (Assurance loyer impayé ou Propriétaire non occupant)
  • Les frais de travaux de réparation, d’entretien et d’amélioration (sous forme d’amortissement)
  • Les charges liées à l’amortissement du bien et du mobilier.
  • Les frais de notaire (immédiatement ou sous forme d’amortissement).
[1] Les frais relatifs à la tenue de comptabilité sont en partie déductibles si vous êtes imposable sur votre revenue personnel et que vous ne dépassez pas 72 500 € de recettes LMNP (176 200 € pour les meublés tourisme). En adhérant à un centre de gestion agrée, 2/3 des frais comptables vous sont restitués sous la forme d’une réduction d’impôt. Le tiers restant est comptabilisé dans les charges déductibles des recettes imposables.
Ce régime conduit dans la majorité des cas à constater un résultat fiscal nul compte tenu de la charge d’amortissement. Dans ce cas, le loueur ne supporte aucune imposition sur le revenu, ni aucun prélèvement sociaux. En contrepartie, les formalités déclaratives et le suivi sont plus importants et nécessitent le recours à un expert-comptable spécialisé. Le loueur doit tenir une comptabilité. Il est donc essentiel de garder tous les justificatifs des dépenses (factures) et d’utiliser un compte bancaire dédié à l’activité.

Régime réel : quid en cas d’occupation partielle par le propriétaire ?
Si le bien n’est loué que temporairement et que les propriétaires l’occupent une partie de l’année, il convient d’être vigilant sur les déductions. De fait, les charges ne sont déductibles qu’en proportion de la période de location. Ainsi, pour un bien mis en location 3 mois sur 12, les charges annuelles ne seront déductibles qu’à hauteur du quart de leur valeur.
La période prise en compte est celle de mise en location et non celle de location effective. Il est possible de déduire les charges correspondant à des périodes vides et non occupées par le propriétaire mais il faut pouvoir prouver en cas de contrôle que le bien était proposé à la location.

Comparatif chiffré des 2 régimes meublés :
Appartement d’une valeur de 180.000 € dont terrain 20%, mobiliers 5000 €, 13.500€ de Frais de notaire, charges de copropriété 1400 € , assurance 100 €, Taxe Foncière 900 € et 900 € intérêts d’emprunt. Taux d’imposition 30%, CGS 17.2%.


En conclusion
Lorsque le loueur en meublé envisage de mettre son bien en location, il est indispensable de déterminer au plus vite la fiscalité le plus adapté à son projet.
En effet, de nombreux propriétaires se focalisent sur leur rentabilité et oublient souvent d’optimiser leur imposition. Une simulation par un expert-comptable spécialisé dans la location meublée permet de choisir le statut le mieux adapté à chaque situation. Cet accompagnement permettra également dans la durée de valider la pertinence de ses choix fiscaux et de les ajuster ou de les modifier par la suite s’il en est besoin.
Thierry GENDRON
Cabinet ComptaCom

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L'actu de juin 2020 : Le retour des réservations !
Emmanuel Macron l’a annoncé hier soir : Il sera à nouveau possible de se déplacer entre les pays européens et tout le territoire français passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane.

Les bonnes nouvelles continuent donc pour le tourisme, avec ces mesures appliquées dès ce lundi 15 juin.

Après ces quelques mois monopolisés par l'actualité liée au COVID19, nous reparlerons dès le mois de juillet de sujets plus techniques concernant les meublés touristiques : fiscalité, éviter les commissions en lançant son propre site Internet, etc…
En attendant, nous vous proposons un tour d’horizon des médias sur le sujet du retour des réservations, après cette longue période d’arrêt :

France TV INFO : « COVID 19 : Les locations de vacances vont s’adapter »

  • « Les campings et les villages vacances seront ouverts, mais on observe un vrai bond des recherches de maisons, parce que c’est un hébergement individuel, c'est plus rassurant. Et comme il y a eu des incertitudes sur les mesures restrictives sur les plages, les maisons avec jardin et piscine sont particulièrement recherchées. »

(Source : francetvinfo.fr, le 14 juin 2020)

France Bleu : « Les hébergeurs touristiques limousins retrouvent le sourire, les réservations affluent »

  • « Normalement la saison touristique en Corrèze c'est plutôt dernière semaine de juillet et 2 ou 3 semaines d'août. Là ça commence déjà sur début juillet. Et si pour l'instant les logements ne sont certes pas encore tous pleins, Catherine Barrau, comme les responsables des Gîtes de France, pensent, confiants, que les réservations de dernière minute seront très importantes cette année. »
  • « Une analyse confirmée par le directeur régional du tourisme de Nouvelle-Aquitaine, Michel Durrieu : 'tout le monde a été enfermé pendant 2 mois, donc les gens ont envie de bouger, envie de prendre l'air'. »

(Source : francebleu.fr, le 7 juin 2020)

20 minutes : « AirBnB : L’entreprise voit un bond des réservations avec le déconfinement »

  • « Ces réservations de logements plus proches sont davantage effectuées au dernier moment et les séjours sont plus longs que pour les voyages dans un pays lointain.
  • Le nombre de locations enregistrées (Sur AirBnB) entre mi-mai et début juin dépasse celui de 2019 dans certains pays »

(Source : 20minutes.fr, le 9 juin 2020)

L’echo touristique : « La destination France cartonne »

  • « Après le trou d’air créé par la crise sanitaire, les séjours domestiques ont résolument le vent en poupe. La plateforme de réservations entre particuliers Airbnb a enregistré 107 000 réservations en France du 25 mai au 7 juin, soit une croissance de 40% par rapport à la même période l’an passé. Ce pourcentage reflète pleinement un effet de rattrapage. Les prises de commandes étaient au point mort pendant la période de confinement. »
(Source : lechotouristique.com, le 12 juin 2020)
L'actu de mai 2020 : Une actualité optimiste
Nous vous proposons en ce mois de mai une revue de presse plutôt optimiste sur la reprise de l’activité pour les meublés touristiques en France. L’actualité principale étant le plan de relance annoncée ce jeudi 14 mai par le 1er ministre Edouard Philippe. Restons cependant très prudents, chaque information étant intimement liée aux décisions gouvernementales et à la propagation ou non-propagation du COVID-19.

Tour d’horizon :


UN PLAN DE FINANCEMENT DE 18 MILLIARDS D’EUROS POUR LE TOURISME

La nouvelle du jeudi 14 mai 2020 est celle du plan de relance de l’un des secteurs économiques les plus touchés : celui du tourisme. Ce qu’il faut retenir de ce plan de financement, c’est qu’il impactera tous les acteurs locaux qui vous entourent et donc vous-même, que vous perceviez ou non une aide directe du gouvernement. Avec une activité commerciale active autour de vous (bars, restaurants, activités de loisirs, etc…), les touristes auront tous les arguments pour venir voyager dans votre région et réserver votre location.


CHALLENGES

  • 'Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et au mois d'août'
  • 'Les Français peuvent prendre leurs réservations'

(Source : Challenges.fr, le 14 mai 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)


RETOUR DES RÉSERVATIONS

La reprise de l’activité pour les meublés touristiques commence à se faire sentir, surtout autour des grandes villes comme Paris. Pendant tout le confinement et encore aujourd’hui, la majorité des habitants n’ont pas eu ou presque pas eu d’accès à des espaces verts.

FRANCE TV INFO :

  • 'Comme beaucoup de gens peuvent faire du télétravail, puisque c'est encouragé, je pense qu'il y en a pas mal qui viennent s'aérer, prendre le vert, avec leur ordinateur portable et quelques dossiers', explique-t-il.
  • « Les clients peuvent allier l'utile à l'agréable, travailler une demi-journée et se balader une demi-journée. »
  • « Ça sera tout l’enjeu ces prochaines semaines : trouver l’articulation entre la gymnastique des gestes barrières et cette détente bien méritée pour ceux qui auront passé deux mois enfermés. »

(Source : France TV Info, le 10 mai 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)


LES ECHOS :

  • « Au-delà de la traditionnelle « maison de vacances », les plates-formes de location de type Airbnb ou encore les hébergements touristiques à moindre densité ou permettant de limiter les contacts apparaissent aussi mieux adaptés.
  • « Nous avons toutes les cartes en main : « offre domestique, clients se déplaçant en voiture, tarification modérée, et, contrairement à un club de vacances, nous n'imposons pas une restauration commune », argue Laurent Dusollier, le directeur général de Groupe Odalys , numéro deux des résidences de tourisme, derrière Groupe Pierre & Vacances Center Parcs. »

(Source : Les echos, le 16 avril 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)


NICE MATIN :

  • « Le logement touristique 'va s'adapter plus facilement aux nouveaux temps qui arrivent, aux nouveaux besoins des touristes, surtout en matière de sécurité'. »
  • 'Les voyageurs vont privilégier des appartements privés pour se sentir plus en sécurité par rapport à des hôtels où ils se retrouveront en interaction avec plus de monde', estime Stratos Paradias, président de la Fédération Hellénique de la Propriété (POMIDA) et de l'Union Internationale de la Propriété Immobilière (UIPI).

(Source : Nice Matin, le 10 mai 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)


REPRISE ÉCONOMIQUE RAPIDE… OU REFONTE DU SYSTÈME CAPITALISTE MONDIAL ?

Les 1ères compagnies aériennes annoncent leur reprise de leur activité à partir du 1er juillet 2020, comme Ryanair. Ce qui peut laisser présager l’arrivée possible de touristes étrangers et des touristes français voyageant à plus de 100 kilomètres de leur logement, lorsque cela sera autorisé, au maximum début juillet. Reste une question cruciale pour le gouvernement et les acteurs nationaux, publics et privés : celle de reprendre l’activité comme elle était auparavant ou de profiter de cette période pour repenser notre système économique, environnemental et touristique…


L’ECHO TOURISTIQUE :

  • « Ryanair a annoncé ce mardi 12 mai son intention de revenir à 40 % de son programme de vol normal à partir du mercredi 1er juillet 2020. Sous réserve de la levée des restrictions gouvernementales sur les vols intra-Union Européenne et de la mise en place de mesures de santé publique efficaces dans les aéroports. »
  • « Ryanair demandera à tous les passagers qui prendront l’avion en juillet et août de fournir des informations détaillées (au point d’enregistrement) sur la durée de leur visite prévue, ainsi que leur adresse lorsqu’ils se rendront dans un autre pays de l’UE. »

(Source : L’echo Touristique, le 12 mai 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)



COURRIER INTERNATIONAL

  • « La ministre italienne des Transports, Paola de Micheli, a en effet annoncé lundi 11 mai que l’Italie travaille “avec l’Espagne, la France et l’Allemagne” sur l’organisation cet été “de vols sans quarantaine entre ces pays” »

(Source : Courrier International, le 12 mai 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)


POSITIV.FR :

  • « Depuis le début de la crise, la foule de visiteurs et les gigantesques paquebots ne font plus partie du paysage vénitien. Et ce changement environnemental devrait durer. En effet, la Cité des Doges, habituellement connue pour sa surpopulation permanente, met aujourd’hui un terme au tourisme de masse. » 

(Source : Positiv.fr, le 20 avril 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)


LA PROVENCE :

  • « 'La crise du Covid-19 pose la question du sens d’un tourisme globalisé et invite à repenser l’industrie du tourisme dans une approche critique. Plusieurs pistes de transformation sont étudiées. L’idée générale serait d’aller vers un tourisme responsable, durable et innovant socialement, qui se structure sur l’identité des territoires et qui les dynamisent tout en respectant la qualité de vie des habitants la valeur expérientielle et mémorable du voyage'. »
  • Pour François de Canson, Président du Comité Régional de Tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur : « Nous savons que la reprise sera phasée dans le temps et dans l’espace et elle se fera via un marché infra régional et national, d’abord parce que les Français n’auront pas le choix et car ils ont également besoin d’être rassurées. Les premières études nous montrent, que 90% des Français souhaitent rester en France pour leur vacance et 40% dans leur région. Le tourisme de demain va s’articuler surtout autour de la protection de l’environnement. »

(Source : La Provence, le 24 avril 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)


Nous amorçons donc la reprise de l’activé, par la fin du confinement depuis le 11 mai et après les mesures annoncées le 14 mai par le gouvernement pour relancer le tourisme en France. Il faut s’attendre à des réservations « à la dernière minute », d’une clientèle française à dominante locale et avec des exigences sanitaires peut-être pas obligatoires légalement, mais impératives, ne serait-ce que pour rassurer vos locataires.

L'actu d'avril 2020 : Comment se préparer au mieux pour l'après COVID-19 ?
Nous vous suggérons des pistes de réflexion sur les attitudes à adopter en tant que gestionnaire de meublé touristique suite au confinement lié au COVID-19, afin de rassurer vos locataires potentiels et leur donner envie de réserver :

  • Communiquer sur la propreté et sur le nettoyage effectué après chaque location dans votre meublé : quel nettoyage vous effectuez, la durée du ménage, la mise à disposition de gel hydroalcoolique dans la location, l'accueil des locataires avec un masque, etc... Une nouvelle norme ou label est à l'étude par le gouvernement, voir article plus bas.
  • Préciser, si vous ne l’avez pas encore fait, la distance qui sépare votre meublé de la pharmacie, du médecin généraliste, de l’hôpital le plus proche et mettre toutes les coordonnées, cela rassurera vos locataires potentiels
  • Rappeler si c’est le cas que vous êtes bien un meublé officiel, déclaré en mairie et bien mettre en valeur votre classement ou label si c’est le cas également. Si vous ne l’êtes pas, c’est le bon moment de contacter votre Office de Tourisme pour le planifier après la période de confinement ! La législation se renforcera sans doute concernant la déclaration des meublés, notamment pour les meublés présents uniquement sur AirBnB.
  • Ouvrir plus tard dans la saison : si vous avez l’habitude de fermer après l’été, pensez à prolonger votre période d’ouverture après les vacances d’octobre. Beaucoup de personnes vont prendre une partie de leurs vacances plus tard dans l'année et après la saison estivale.
  • Autoriser des locations de plus courte durée après l’été. Par exemple si vous louez uniquement à la semaine l’été, pensez à proposer des séjours plus courts de 3 ou 4 nuits pour l’arrière-saison. Si vous avez des séjours de 3 nuits minimum actuellement, réfléchir au fait d’ouvrir à des séjours de 2 nuits. Et peut-être donner à vos locataires la possibilité de réserver au dernier moment : la veille du séjour ou le jour même ? Dans ce cas, pensez à modifier les paramètres sur les différents sites où vous avez une annonce.
  • Vos futurs locataires auront sans doute envie de tourisme responsable, de proximité. Précisez tous les lieux touristiques naturels autour de chez vous, les producteurs en vente directe et les marchés où ils pourront bénéficier de produits locaux.
  • Demandez à vos premiers locataires « après COVID-19 » s'ils peuvent laisser un commentaire lié à la propreté du logement et aux mesures que vous avez prises spécifiquement pour leur réserver le meilleur accueil.
  • Rapprochez-vous de votre Office de Tourisme : il sera votre meilleur interlocuteur local pour vous indiquer les mesures économiques éventuelles pour vous venir en aide, pour vous aider à préparer l’après confinement et peut-être vous fournir des supports de communication (photos/vidéos du territoire ou des règles d'hygiène).
  • En résumé… Communiquez ! Sur votre site Internet personnel, sur votre page Facebook, sur vos annonces de location ! Le Coronavirus est là, certes, mais précisez que vous l’avez pris en compte :
  • Précisez si votre établissement est ouvert ou non et la date à laquelle vous comptez le réouvrir le cas échéant.
  • Précisez votre politique d’annulation. Permettez à vos clients d'annuler sur un délai plus court si possible.
  • Précisez tout ce que vous avez modifié dans votre façon de gérer votre meublé.

Nous vous proposons enfin une mini revue de presse :Un exemple de communication inspirant !
L'actu de mars 2020 : Le choix de votre annonce sur Internet par un touriste se fera… Au 1er regard !

L'un des critères importants pour obtenir des réservations est de soigner son annonce sur chaque site Internet.


La première chose qu’un touriste va regarder, c’est la photo principale de votre annonce au milieu de toutes les autres sur la page principale de recherche des moteurs de recherche.


Elle doit donc suggérer au 1er regard tous les bons moments que le locataire aimerait passer lors de son séjour : du beau temps, un endroit chaleureux et convivial, un environnement géographique agréable.

Et toutes ces idées doivent être suggérées en une seule photo : votre photo principale.


Positionnez-vous donc comme un touriste qui recherche un meublé pour ses prochaines vacances et demandez-vous si votre annonce aurait retenu votre attention parmi toutes les autres.

Pour retenir l’attention, il faut donc privilégier :

  • Une photo prise de l’extérieur montrant le bâtiment entier de votre location, maison ou appartement, avec en 1er plan l’environnement proche : la terrasse s’il y en a une, la végétation, la vue sur la montagne/campagne/mer …
  • Une météo clémente : un ciel bleu sans nuage et une photo prise avec le maximum de luminosité
  • La mise en scène de la photo : si vous avez une terrasse, dressez la table comme si vous invitiez des amis et vous apprêtiez à prendre l’apéro. Si vous avez une pelouse, assurez-vous qu’elle soit tondue et que tout soit rangé.


Il est donc primordial d’avoir des photos de qualité et finalement peu de propriétaires prennent conscience de leur importance dans le choix final du logement pour un touriste.


Vous êtes en théorie en contact avec votre Office de Tourisme avec une personne en charge de la relation avec les propriétaires de meublé. Il pourra sans doute vous conseiller un photographe professionnel local. Demandez un devis et dites-vous que cette somme est un investissement qui vous permettra sans aucun doute d’obtenir davantage de réservations tout au long de l’année et sera donc amorti dès la 1ère année.


Bonne réflexion à vous !

L'actu de février 2020 : Faut-il publier son annonce sur Booking ?

Les sites de location pour meublés touristiques comme Booking sont souvent très critiqués par les propriétaires et peuvent faire peur : leurs commissions sont parfois exorbitantes et les paramétrages d’annonces paraissent très compliqués et plutôt conçus pour l’hôtellerie.

Ils sont donc souvent laissés de côté et les sites de « particulier à particulier », sans aucune commission ou très peu, sont privilégiés.

C’est un tort !


Le site le plus visité au monde pour les locations de meublés touristiques, devant AirBnB, est Booking.

Les sites comme Le Bon coin, pour la rubrique location touristique, arrivent très loin derrière au classement. Ce n’est donc pas sur les sites avec pas ou peu de commissions que vous trouverez la grande majorité de vos locataires potentiels.


Concernant les commissions de Booking, c’est vous qui déterminez le tarif que vous souhaitez recevoir.

Si vous souhaitez obtenir 100€ par nuit par exemple, à vous d’ajouter la commission de Booking de 17%, donc d’afficher un tarif à 120,5€.


On entend souvent ensuite « Ce n’est pas au client de payer !! ».

Mais le client est libre et dans la majorité des cas, il va aller rechercher le nom de votre logement et de votre ville sur Google ou autre moteur de recherche, pour ensuite réserver directement par votre biais.

C’est donc à vous d’opter pour un nom de meublé facile à retrouver sur Internet et d’être bien référencé avec votre site personnel.


Énormément de clients préfèrent aussi payer une commission et réserver par Booking car ils sont rassurés de passer par une plateforme internationale. Il ne faut pas les juger, chacun ses habitudes !

Et même si vos clients arrivent par Booking, ils peuvent devenir des clients réguliers qui reviendront d’année en année et cette fois en direct, puisque le lien de confiance sera créé avec vous ! Ou ils parleront de votre location autour d’eux.


N’oubliez pas : pour être visible et obtenir des réservations, ce n’est pas votre site Internet qui vous amènera des clients mais les sites internationaux fréquentés par des millions de visiteurs !

Votre site servira à retrouver votre contact en vous recherchant, mais vous n’aurez jamais la force de communication des grands groupes.


Et en utilisant Booking, vous n’êtes pas comme un artisan référencé dans une grande surface qui n’a pas souvent le choix de ses marges.

Ici, c’est vous qui déterminez votre prix.

Si vous n’avez pas de locations… Tant pis !

Si vous en avez… Tant mieux !

Utilisez ces sites ! 😊

L'actu de janvier 2020 : Meublés touristiques : les choses à faire en janvier !

Le mois de janvier est le moment de revoir vos paramètres sur les sites sur lesquels vous avez une annonce. C’est peut-être aussi le moment de faire le bilan de l’année écoulée :

  • Êtes-vous satisfait du nombre de locations que vous avez obtenu ?
  • Avez-vous eu des locations tout au long de l’année ?
  • Est-ce que votre tarif est le bon en fonction des périodes de l’année ?
  • Est-ce que vos options comme le ménage ou les éventuels suppléments tarifaires ne sont pas pénalisants pour avoir davantage de réservations ?


Il est parfois préférable d’absorber le coût du ménage ou des suppléments tarifaires dans son prix de base plutôt que d’ajouter des frais annexes.

Il faut aussi s’assurer que le marché n’a pas évolué par rapport à votre localisation géographique, entre le moment où vous avez saisi votre annonce et aujourd’hui.

Peut-être que de nouveaux acteurs se sont installés près de chez vous et proposent des tarifs répondant mieux à la demande de location ?

Avez-vous mis en place des tarifs pour les Pros en déplacement ?


AirBnB ouvre également le calendrier de l’année suivante.
Si vous ne modifiez rien, seul votre prix de base sera appliqué pour toute l’année !
Pensez donc à paramétrer les prix pour la période estivale, les ponts du mois de mai par exemple, les tarifs en semaine du lundi au vendredi, les tarifs week-end…
Plus tôt vous le ferez et moins vous aurez de surprises !

À vous d’aller sur votre espace propriétaire sur chaque site et d’analyser votre année précédente 😉
Nous sommes sûrs que vous pouvez vous améliorer ! 😊