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Auto-entrepreneurs : le Sénat rejette la modification des seuils d’exemption de TVA dans le budget 2026
Public Sénat – Le 2 décembre 2025 – Lien vers l’article
Lors des débats sur le projet de loi de finances pour 2026, le Sénat a décidé de maintenir les seuils actuels de franchise de TVA pour les micro-entrepreneurs.
L’épisode est encore frais dans toutes les mémoires. La refonte, au détour d’un amendement dans la dernière loi de finances, du régime fiscal des micro-entreprises avait inquiété des dizaines de milliers d’acteurs. Ce sujet des seuils de franchise de TVA, pour les auto-entrepreneurs, avait nécessité par la suite plusieurs mois de concertations, sous l’égide du gouvernement, après une alerte montée au Parlement.
En octobre, le Parlement adoptait la loi Midy, pour revenir à la situation antérieure, c’est-à-dire pour maintenir les seuils à leur niveau en vigueur avant le 1er mars 2025. Le vote au Sénat avait été unanime. Dans la nuit du 1er au 2 décembre 2025, les sénateurs ont décidé de rejeter l’article 25 du projet de loi de finances pour 2026, qui prévoyait de réviser une nouvelle fois les seuils de chiffres d’affaires pour l’application du régime de la franchise de TVA. Le sujet fait toujours l’objet d’une vive opposition chez les auto-entrepreneurs.
Une « mesure de stabilité »
« Cette mesure de stabilité permettrait d’offrir aux micro-entrepreneurs un cadre pérenne et lisible, essentiel à leur développement et à leur sécurisation juridique », a par exemple défendu le groupe RDPI (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants), présidé par François Patriat (Renaissance).
Le Sénat a donc choisi de maintenir à 37 500 euros le seuil de franchise pour les prestations de services et à 85 000 euros pour les activités commerciales, écartant leur réduction à 25 000 euros.
Le projet de loi prévoyait de relever le seuil de droit commun, mais également la création d’un seuil spécifique à 25 000 euros par an pour les travaux immobiliers, une réponse aux acteurs du bâtiment.
Jean-François Husson (LR), rapporteur général, a rappelé qu’un travail était mené actuellement au niveau de la délégation aux entreprises, sur les travailleurs indépendants et les micro-entreprises. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, s’en est remise à la volonté du Sénat, avec un avis de sagesse adressé en direction des amendements de suppression. « Manifestement, il faut qu’on ait une approche plus globale », a-t-elle reconnu.
Quand ChatGPT devient votre agent de voyage
France Info – Le 2 novembre 2025 – Lien vers l’article
Quand ChatGPT devient votre agent de voyage | franceinfo
On pourra bientôt déléguer notre navigation sur la Toile à une intelligence artificielle. Attention, cela s'accompagnera de risques supplémentaires et pose la question de la responsabilité des algorithmes.
La navigation sur Internet, telle que nous la pratiquons depuis plus de 30 ans, est appelée à connaître une petite révolution avec l’IA. Ils s’appellent Bing de Microsoft, Safari chez Apple, Chrome de Google ou Firefox et nous permettent d’obtenir, de consulter et d’interagir avec les contenus disponibles sur le web.
Ces navigateurs accompagnent donc l’ensemble de notre navigation à travers les différents sites Internet. OpenAI vient d’annoncer le lancement de son propre navigateur, Atlas, qui intègre son produit phare ChatGPT.
Le navigateur exécutera des tâches complexes
Les prestataires historiques se contentent de flécher des pages, à la manière d’un bibliothécaire allant chercher l’ouvrage qui vous intéresse et pointant vers le paragraphe ou l’image qui vous concerne. En conservant, au passage, les marque-pages de vos références préférées.
Désormais, il s’agit d’utiliser le fonctionnement dit 'agentique' de l’IA. Dans cette dimension, l’intelligence artificielle ne se contente pas de générer une réponse simple, mais devient votre agent pour enchaîner une série d’actions permettant de finaliser votre projet.
Imaginons que vous souhaitiez partir en voyage. La recherche classique vous conduit à visiter le site d’une compagnie aérienne et de choisir votre vol. Avec le modèle agentique, l’organisation matérielle du déplacement sera décomposée en séquences successives : l’IA identifie des dates disponibles dans votre agenda, elle achète des places à bord d’un avion, et commande un taxi en fonction du trajet et de la circulation vers l’aéroport. Idem, à destination, pour la réservation de l’hôtel.
Des risques supplémentaires
Ce mode de consommation de services numériques pose plusieurs questions.
D’une part, il transfère directement aux algorithmes la conduite d’un certain nombre d’achats. Il faudra donc coupler le navigateur avec un moyen de paiement, pour qu’il puisse régler les différentes prestations.
Ensuite, ce modèle agentique est particulièrement exposé aux attaques pirates. Une personne malveillante pourra intégrer des instructions (ordres de virement en sa faveur, ou demande de données confidentielles) dissimulées dans les pages existantes de sites Internet commerciaux.
Ainsi, lorsque l’IA analysera la page qu’elle visite pour accomplir la tâche qui lui est confiée (toujours notre achat de voyage par exemple), elle exécutera en plus les instructions cachées par le pirate : elle les assimilera à de véritables demandes émanant de l'utilisateur légitime.
Pour réaliser ces nouvelles missions agentiques, le navigateur devra en effet avoir accès à tous les identifiants et mots de passe du commanditaire, pour agir à sa place. Avec le risque pour ce dernier, de se voir dérober et usurper l'ensemble de ses sésames numériques.
De telles menaces ne disposent pas à ce jour de mesures de protection robustes. Malgré cela, l’annonce faite par OpenAI va sûrement inciter les autres navigateurs à accélérer leur intégration de l’intelligence artificielle.
Après Airbnb et Le Bon Coin, Booking écope d'une amende de plus d'un demi-million d'euros pour mauvais versement de la taxe de séjour sur l'Île d'Oléron
BFM BUSINESS – Le 9 décembre 2025 – Lien vers l’article
La plateforme d'hébergement Booking a été condamnée à verser 574.000 euros pour des manquements relatifs à la taxe de séjour sur l'île d'Oléron. La collectivité aux 30.000 logements, dont six sur dix sont des résidences secondaires, prévoit de mettre en place des quotas à partir de janvier 2026.
Après Airbnb et Le Bon Coin, une troisième plateforme, Booking, a été condamnée à payer un total de 574.000 euros d'amende pour des manquements relatifs à la taxe de séjour sur l'île d'Oléron (Charente-Maritime), a appris l'AFP mardi auprès de l'avocat de la collectivité.
'C'est une nouvelle victoire qui démontre qu'aucune plateforme n'est au-dessus des lois et qui doit amener les collectivités publiques à ne pas se laisser faire face à des plateformes qui violent la loi', s'est réjoui Me Jonathan Bellaiche, avocat de la communauté de communes de l'île d'Oléron (CDCO).
Le jugement condamne la société Booking à payer 504.000 euros d'amendes civiles à cette île touristique d'un peu plus de 20.000 habitants, 'au titre des défauts de collecte des taxes de séjour' en 2020 et 2021, concernant 420 séjours réservés via la plateforme.
Des manquements au versement et à l'obligation de déclaration
À cette somme s'ajoutent une amende civile de 10.000 euros au titre du manquement à l'obligation de reversement de la taxe de séjour sur la même période, une autre de 50.000 euros pour manquement à l'obligation de déclaration sur ces deux années, ainsi que 10.000 euros de frais de justice. Depuis 2020, il revient en effet à ces plateformes de collecter la taxe de séjour auprès de leurs hôtes non professionnels qui mettent en ligne des locations de tourisme 'non classées' (ou en attente de classement).
En avril, une autre plateforme, Airbnb, avait également été condamnée en appel à verser 8,6 millions d'euros d'amendes alourdies pour des 'manquements graves' à la collecte de la taxe de séjour en 2021 et 2022. Puis, en juillet, le tribunal judiciaire de La Rochelle avait infligé une amende totale de 410.000 euros à la plateforme Le Bon Coin pour des faits similaires.
Une autre collectivité située en Haute-Vienne, Elan Limousin Avenir Nature, qui regroupe 24 communes pour 30.000 habitants, a également engagé fin novembre une procédure judiciaire contre Booking devant le tribunal de Limoges après avoir 'constaté plusieurs défauts de collecte, de déclaration et de reversement de la taxe de séjour'.
Instaurer un quota et verser une prime aux propriétaires qui louent à l'année
Début septembre, les huit communes d’Oléron, dont Le Château-d'Oléron, ont parallèlement décidé de mettre en place, dès le 1er janvier 2026, une obligation pour toute location de meublé touristique de disposer 'd’un numéro d’enregistrement et d’obtenir une autorisation préalable au changement d’usage, dans la limite d’un quota communal'. En clair, il faudra disposer d'une autorisation de transformer son logement en meublé touristique. La collectivité prévoit de les limiter à environ 4.000 logements sur un total de 30.000 sur l'île, dont 62% sont des résidences secondaires.
Autre mesure forte: la communauté de communes propose aux propriétaires de meublés une prime de 10.000 euros afin de les placer sur le marché de la location à l'année. L'objectif, présenté au printemps dernier, était de convertir 150 logements en trois ans.
Locations saisonnières type Airbnb : Milan interdit les boîtes à clés avant les JO
L’Echo Touristique – Le 5 décembre 2025 – Lien vers l’article
À l’image de Florence et de Rome, Milan interdit les boîtes à clés laissées dans les rues pour les locations sur les plateformes comme Airbnb, après avoir augmenté la taxe de séjour.
Milan a interdit jeudi les boîtes à clés laissées dans les rues pour les locations sur les plateformes comme Airbnb, après avoir augmenté la taxe de séjour à l’approche des jeux olympiques d’hiver.
La capitale économique du nord de l’Italie ne veut plus les voir proliférer sur les poteaux ou les grilles dans les quartiers touristiques du centre. Les propriétaires les laissent à proximité des appartements en location pour que les locataires les récupèrent et fassent leur « check-in » seuls.
Un délai de 30 jours
L’interdiction, sous peine d’une amende allant de 100 à 400 euros, vise à éviter « une utilisation inappropriée de l’espace public au profit de particuliers », a précisé le conseiller municipal à l’origine de la mesure, Michele Albiani (Parti démocratique, centre-gauche).
La mesure vise aussi à éviter « l’utilisation des boîtes à clés pour des activités de trafic de stupéfiants », « constatée dans des enquêtes judiciaires récentes ».
Les propriétaires milanais ont trente jours pour retirer leurs boîtiers.
L’Italie avait interdit fin 2024 les enregistrements en ligne pour les locations d’appartement sur ces plateformes, pour des raisons de sécurité, exigeant que le loueur voie désormais physiquement les locataires.
Milan augmente sa taxe de séjour
Mais une décision du conseil d’Etat a laissé la possibilité aux loueurs de vérifier l’identité de leurs locataires via des dispositifs électroniques tels qu’une caméra, sans être en personne devant l’appartement.
La mairie de Milan, qui se prépare à accueillir les Jeux olympiques à partir du 6 février, a également acté mi-novembre une augmentation de la taxe de séjour à partir du 1er janvier 2026. La taxe passe ainsi de 6,30 à 9,5 euros par jours pour les locations saisonnières. Et de 7 à 10 euros pour les hôtels à 4 ou 5 étoiles.
Le gouvernement italien a autorisé les communes concernées par les Jeux à pratiquer ces augmentations, dont la moitié sera reversée à l’Etat pour compenser une partie des dépenses liées aux Jeux.
Les précédents de Florence et Rome
La nouvelle mairesse de Florence Sara Funaro a annoncé un plan en dix points pour lutter contre le surtourisme. Avec une entrée en vigueur prévue en 2025.
Ce plan interdirait les boîtes à clés sur les bâtiments du centre historique de Florence ainsi que l’utilisation de haut-parleurs par les guides touristiques, a indiqué la mairie dans un communiqué.
Les boîtes à clés des locations de courte durée sont devenues une sorte de symbole de la colère locale florentine contre la spéculation immobilière liée à Airbnb.
De son côté, Rome veut aussi limiter l’emploi de boîtes à clés par les propriétaires de logements. La Ville éternelle a été visitée l’an dernier par 50 millions de touristes et attendait 35 millions de pèlerins en 2025.
New York qui avait interdit les locations Airbnb de moins de 30 jours va-t-elle assouplir cette mesure ?
Le Figaro Immobilier – Le 27 novembre 2025 – Lien vers l’article
Cette évolution concernerait les maisons individuelles et non les appartements mais cette petite modification serait déjà un pas vers les propriétaires de logements qui proposent des locations touristiques.
La ville de New York a mis en place la réglementation la plus restrictive qui soit sur les locations touristiques, il y a deux ans. Elle a purement et simplement interdit les locations touristiques de moins de 30 jours. Peut-on encore parler de locations touristiques de courte durée lorsque les locations doivent être proposées pour un mois ? Toujours est-il que les annonces de biens à louer sur Airbnb ont fondu comme neige au soleil à New York.
Le Conseil municipal serait sur le point d’assouplir cette mesure pour les maisons individuelles occupées par leurs propriétaires, selon le New York Post . Les hôtes pourraient être autorisés à louer leurs maisons individuelles pendant moins de 30 jours. La limite du nombre de visiteurs par logement, autorisée par la ville, pourrait aussi passer de deux à quatre.
Un assouplissement qui concernerait la périphérie de New York
Selon le New York Post, cet assouplissement ne représenterait aucune menace pour les hôtels ni pour l’offre de logements disponibles. Les maisons «sont quasiment inexistantes dans les zones touristiques les plus fréquentées, cela permettrait surtout aux habitants des quartiers plus reculés de la ville de gagner un peu d’argent en hébergeant des invités». Les communes périphériques de Manhattan comprennent moins d’hôtels et les Airbnb ne viendraient pas leur faire concurrence.
La plateforme de location a tenté de desserrer l’étau qui pèse sur elle depuis deux ans et espère un assouplissement de cette législation restrictive. Le site a dépensé des millions de dollars dans un comité d’action politique soutenant les membres du conseil municipal qui étaient disposés à réexaminer certaines des exigences les plus strictes de cette loi. Des conseillers municipaux ont argué que les restrictions actuelles empêchent les propriétaires de gagner de l’argent supplémentaire nécessaire à leur vie quotidienne.
Toutefois, le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, la procureure générale, Letitia James, ainsi que la Chambre immobilière de New York et les syndicats hôteliers s’opposent à cet assouplissement. «Le projet de loi poursuit son parcours au sein du Conseil municipal, et nous espérons qu’il sera soumis au vote d’ici la fin de l’année. L’audition menée par la Mairie a montré que de nombreux propriétaires new-yorkais peinent à joindre les deux bouts. Le Conseil municipal les a entendus, et nous saluons sa décision de prendre le temps d’examiner la suite. Nous continuerons à soutenir ces propriétaires et à défendre l’objectif de faire de New York une ville plus abordable», explique Airbnb au Figaro.
Airbnb avec le frigo déjà rempli : un nouveau service est en cours de test
Presse-Citron – Le 13 novembre 2025 – Lien vers l’article
Une nouvelle offre qui pourrait permettre d’étendre la clientèle de l’application.
Se faire livrer directement les courses et avoir le frigo plein en arrivant dans un Airbnb. L’idée a de quoi séduire tant cette corvée est très chronophage lors des premiers jours de vacances. Elle deviendra réalité très bientôt dans le cadre d’un nouveau test réalisé par la plateforme de locations. Faisons le point.
Airbnb a donc noué un partenariat avec le service de livraison Instacart pour cette nouvelle offre. Elle sera lancée dès le mois de janvier aux États-Unis dans de grandes villes comme Los Angeles, Orlando, et Phoenix.
Airbnb soigne ses expériences et services
Comme l’explique TechCruch, Airbnb prévoit de récompenser ses clients pour les inciter à passer à l’action. Ainsi, lorsque les hôtes réceptionneront les précommandes des voyageurs et les rangeront, ils recevront 25 dollars. De même, une prime de 100 dollars est prévue pour la première commande validée.
Comme l’explique un porte-parole d’Instacart à nos confrères :
En intégrant les courses proposées par Instacart à l’application Airbnb, nous facilitons l’approvisionnement de la cuisine de nos voyageurs et leur permettons de se sentir comme chez eux dès leur arrivée. Nous sommes ravis de collaborer avec Airbnb sur ce projet pilote et de mettre notre vaste réseau de commerçants et notre technologie de pointe au service de leurs clients.
Avec cette initiative, Airbnb va étoffer un peu plus sa gamme de services, qui inclut déjà notamment les massages, les repas préparés par des chefs ou les massages. Il s’agit d’un enjeu crucial pour son PDG, Brian Chesky, qui espère générer un milliard de chiffre d’affaires annuel supplémentaire avec ces activités.
L’idée est en effet de positionner l’application au-delà de la simple location de vacances pour ouvrir d’autres horizons. Le dirigeant reconnaît qu’il faudra peut-être des années avant que cette gamme ne devienne un élément essentiel pour son entreprise. Avec les services, Airbnb espère aussi attirer de nouveaux venus et notamment les locaux qui pourraient se laisser séduire par des loisirs ou des expériences qu’ils n’ont pas eu l’occasion de pratiquer.
Que pensez-vous de ces différentes initiatives de Airbnb ? Pourriez-vous être séduit par l’une d’entre elles ? N’hésitez pas à partager votre point de vue dans les commentaires.
Ce qu’il faut savoir :
- Airbnb teste un nouveau service en partenariat avec Instacart aux États-Unis. Il sera disponible dans certaines grandes villes dès le mois de janvier
- Il permet aux voyageurs de commander de la nourriture avant leur arrivée
- La plateforme prévoit de récompenser financièrement les hôtes et les clients qui l’utilisent
Expedia, Booking et Airbnb ont passé un bel été 2025
L’écho touristique – Le 13 novembre 2025 – Lien vers l’article
https://www.lechotouristique.com/expedia-airbnb-booking-ont-passe-un-bel-ete-2025
Les grandes plateformes du voyage ont publié leurs résultats financiers, la croissance reste au rendez-vous.
Au troisième trimestre 2025, le groupe Expedia a dépassé ses prévisions de bénéfices et de chiffre d’affaires. Sur les ventes réalisées du 1er juillet au 30 septembre, le voyagiste en ligne affiche un chiffre d’affaires de 4,4 milliards de dollars (+9%), porté par de solides performances en B2B (+26%), mais aussi en B2C (+7%).
Comme Expedia, Booking fait mieux que prévu
Le volume d’affaires d’Expedia atteint 30,7 milliards de dollars (+12%), pour un nombre de nuitées en progression de 11%. Le résultat d’exploitation (EBITDA ajusté) est lui aussi en augmentation (+16%, à 1,4 milliard de dollars).
Comme Expedia, Booking Holdings a fait mieux que prévu sur la période stratégique de l’été. De juillet à septembre, les réservations brutes atteignent 49,7 milliards de dollars (+14%). Le nombre de nuitées progresse de 8% dans le même temps.
En dépit du contexte global instable, Booking Holdings, qui coiffe notamment Booking.com et Kayak, reste optimiste pour la fin de l’année.
Une forte demande internationale
Airbnb a lui aussi passé un bel été. Au troisième trimestre, le leader des locations saisonnières enregistre un chiffre d’affaires de 4,1 millions de dollars (+10% en glissement annuel). Les réservations brutes bondissent de 14% à 22,9 milliards de dollars. Le bénéfice net s’est élevé à 1,4 milliard de dollars, équivalent à la même période en 2024. Quant au nombre de « nuitées et de sièges » (intégrant les activités), il progresse de 9%.
Le trimestre est dopé par la forte demande internationale, avec des marchés porteurs comme l’Inde où le nombre de nouveaux utilisateurs s’envole (+50%). Airbnb progresse toujours aux Etats-Unis, grâce notamment au lancement récent de l’option « Réservez maintenant, payez plus tard ». Une option pour inciter un consommateur inquiet face aux incertitudes économiques et à l’inflation.
Mode IA : Google démarre bientôt la réservation d’hôtels et de vols
L’Echo Touristique – Le 19 novembre 2025 – Lien vers l’article
Le géant de Mountain View met les bouchées doubles pour développer la réservation dite autonome de voyages grâce à l’intelligence artificielle. Histoire de ne pas laisser OpenAI et les autres acteurs de l’intelligence artificielle prendre une longueur d’avance.
Google développe un outil agentique* de réservation d’hôtels et de vols, via son mode IA, avec des partenaires majeurs du secteur du voyage. Un concept qu’il expérimente déjà depuis quelques jours pour la réservation de restaurants et autres soins de beauté.
Avec Booking.com, Expedia et des groupes hôteliers
« La réservation agentique de restaurants est déployée cette semaine sur AI Mode aux États-Unis (aucune inscription à Labs n’est requise) », explique le groupe sur son blog. Idem pour les billets d’événements et des prestations locales.
« À l’avenir, nous vous permettrons également de finaliser vos réservations de vols et d’hôtels directement en mode IA, poursuit-il. Nous collaborons avec des partenaires du secteur pour créer une expérience où vous pourrez simplement décrire vos critères de recherche afin de comparer différents vols ou hôtels et consulter des informations utiles telles que les horaires, les prix, les photos des chambres, les équipements et les avis. » L’internaute affinera ensuite sa sélection, puis finalisera « rapidement » sa réservation auprès du partenaire choisi.
À cette fin, Google travaille déjà avec Booking.com, Choice Hotels International, Expedia, IHG Hotels & Resorts, Marriott International et Wyndham Hotels & Resort. C’est ce que précise sur le blog Julie Farago, vice-présidente de l’ingénierie. Reste à savoir comment se passera le paiement et qui gèrera vraiment la transaction.
Quid du mode IA en France ?
Tous ces développements concernent en priorité le marché américain, dans une logique « test and learn ».
Comme à l’accoutumée, le marché européen devra attendre son tour. D’ailleurs, le mode IA n’est même pas encore déployé en France. De quoi s’agit-il ? C’est une rubrique à part entière, qui permet d’avoir une conversation en langage naturel, comme via ChatGPT, mais cette fois intégrée dans Google (voir la capture d’écran, prise depuis l’Espagne, AI Overviews étant traduit par « Aperçu IA »). Gemini est ainsi à l’oeuvre.
Le mode IA et IA Overviews (réponse IA depuis Google) doivent être activés simultanément sur le marché français, dans les prochaines semaines. Ces deux fonctionnalités, qui devraient permettre à Google de rattraper son retard sur OpenAI, sont déployées dans tous les autres marchés européens ainsi qu’ailleurs dans le monde.
Un marathon engagé avec OpenAI
Les géants de l’IA se livrent à une bataille de l’attention et multiplient les promesses de solutions révolutionnaires. Même si leurs outils ont un goût d’inachevé.
Dans le voyage, OpenAI a su, malgré sa jeunesse, convaincre des mastodontes du secteur. L’entreprise de Sam Altman transforme ChatGPT en véritable plateforme. L’entreprise a récemment lancé des kits de développement pour les développeurs. Expedia et Booking.com comptent parmi les premiers partenaires de cette innovation, preuve de l’importance du voyage dans l’écosystème de l’IA.
Concrètement, un utilisateur américain peut demander dans ChatGPT «Expedia, trouve-moi un hôtel à Paris du 13 au 20 décembre à moins de 200 $ par nuit». Des options d’hôtels avec des visuels s’affichent alors, dans la conversation. Le voyageur bascule ensuite sur l’appli du voyagiste en ligne pour la réservation ferme, comme l’explique l’entreprise dans un communiqué.
*outil numérique capable d’agir de manière autonome ou semi-autonome pour accomplir des tâches, grâce à l’intelligence artificielle.
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Guides touristiques, l’étrange paradoxe des ventes en baisse alors que le nombre de touristes s’envole
Radio France – Le 22 avril 2025 – Lien vers le reportage
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Moins 10 % d’eau d’ici à 2030 : les acteurs du tourisme s’engagent à plus de sobriété hydrique
Le Figaro – Le 29 avril 2025 – Lien vers l’article
Les fédérations d’hébergements touristiques, parcs d’attractions et stations de ski s’engagent à sensibiliser leurs clients aux gestes écoresponsables et à renforcer leurs mesures contre le gaspillage d’eau.
Rivières à sec, restrictions d’eau, risques d’incendies... Cet été encore, le spectre de la sécheresse plane sur certaines régions françaises, et inquiète à la fois les vacanciers et les professionnels du tourisme. Il faut dire que l’industrie touristique, très dépendante de la ressource hydrique, pèse 335 millions de m³ de prélèvement en eau chaque année, dont 59 % pour les seuls hébergements.
Parce que préserver cette ressource, c’est aussi préserver l’avenir du tourisme, des acteurs ont secteur ont signé le 24 avril avec l’État des plans de sobriété hydrique dans trois domaines : l’hébergement touristique et la restauration ; les sports et activités de pleine nature ; les espaces de loisirs, attractions et sites culturels. Cet accord s’inscrit dans le «Plan eau» lancé par le président Macron en 2023 qui vise une réduction de 10 % des prélèvements en eau d’ici à 2030.
Moins de baignoires, plus de sensibilisation
Concrètement, l’accord vise à renforcer les mesures déjà mises en œuvre par les acteurs du tourisme, comme l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) ou la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA). Parmi leurs engagements : poursuivre la suppression de baignoires au profit de douches, désigner un référent «eau» dans chaque établissement pour suivre les consommations et identifier les fuites ou encore réduire la fréquence de ménage dans les chambres.
«La disponibilité de cette ressource [en eau] est aujourd’hui perturbée par le dérèglement climatique rendant le cycle de l’eau erratique avec une répartition des pluies inégales entre les saisons et les territoires, oscillant entre le trop – inondation - et le manque - sécheresse, souligne Nathalie Delattre, ministre déléguée chargée du Tourisme. Cette tension sur l’eau est doublée par une pression très forte en période estivale où la ressource doit répondre aux besoins de la haute saison touristique. C’est l’injonction contradictoire entre plus de demande et moins de disponibilité.»
Tourisme : la révolution du luxe dans les chambres d’hôtes
France Info – Le 14 mai 2025 - Lien vers la vidéo
Les chambres d’hôtes d’hier sont-elles celles d’aujourd’hui ? Avec l'avènement d'Airbnb, elles se sont malgré tout lancées dans une petite révolution, avec une offre d’instants authentiques, d'instants insolites notamment...
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Tourisme : pourquoi l’échange de logement cartonne ?
Podcast Le Monde – Le 12 mai 2025
Baromètre Floa : le voyage, 3e poste de dépenses payées en plusieurs fois
L’echo touristique – Le 13 mai 2025 – Lien vers l’article
Le montant moyen des paiements en plusieurs fois a augmenté de 9%, selon le baromètre Kantar pour Floa.
Selon Marc Lanvin, directeur adjoint de l’entreprise spécialisée en paiement fractionné Floa, le paiement fractionné constitue « un véritable facilitateur de projets ». Selon le baromètre Kantar qu’il a commandé, le voyage se positionne comme le 3e poste de dépenses payées en plusieurs fois par les utilisateurs français.
Le « Buy Now Pay Later » est désormais utilisé pour des achats planifiés. 66% des Français et 68% des Européens déclarent y recourir. D’après Floa, qui cite aussi une étude Mastercard 2025, 76% des Français veulent voyager en 2025 – et sont prêts à y mettre le prix.
« En matière de vacances, les Français ne renoncent pas à leurs envies, mais ils arbitrent différemment », commente Marc Lanvin. Selon l’entreprise, le montant moyen dépensé dans le tourisme avec un paiement en plusieurs fois a augmenté de 9%, passant de 1 037 euros en 2024 à 1 130 euros en 2025.
Des frais à géométrie variable
Floa propose, via ses partenaires comme Veepee Voyages ou MisterFly des solutions pour payer un séjour ou un billet d’avion à crédit – généralement en 3 ou 4 échéances.
En 2024, le pic de réservations s’est produit en juillet (+28% par rapport à la moyenne annuelle). Certaines destinations se détachent. Sans surprise, la France reste la destination la plus financée via les solutions de paiement fractionné, devant l’Espagne, la Tunisie puis le Maroc.
Les frais associés varient selon le montant, le nombre d’échéances et les préférences du partenaire.
Airbnb réactive les expériences et lance des services à domicile
L’echo touristique – Le 13 mai 2025 – Lien vers l’article
La plateforme américaine de locations saisonnières Airbnb effectue une nouvelle tentative de diversification de ses activités. Deux nouvelles rubriques apparaissent dans l’appli : « expériences » et ‘services ».
oins de beauté, bien-être, chefs à domicile : Airbnb a annoncé mardi ajouter des services à domicile dans son application. C’est une nouvelle tentative de diversification majeure de l’entreprise californienne de meublés touristiques.
800 services disponibles en France
Cet été, les utilisateurs vont pouvoir réserver les services de professionnels aussi bien en voyage dans une location qu’à leur propre domicile. Ces options sont lancées dans 260 villes pour l’instant. En France, 800 services sont disponibles.
« Les hôtels ont quelque chose que nous n’avons pas: les services », a lancé sur scène Brian Chesky, cofondateur et patron d’Airbnb, lors d’une conférence à Los Angeles. « Vous pouvez commander des repas dans votre chambre », a-t-il détaillé. « Vous avez accès à une mini salle de sports, un spa, vous faire masser…. »
Les professionnels sélectionnés comptent en moyenne 10 ans d’expérience, ont prouvé leur identité et leurs certifications, assure l’entreprise.
Relance de la catégorie « expériences »
Airbnb relance la catégorie « expériences », proposées par des locaux, qu’elle avait abandonnée. En France, la plateforme promet plus de 1 100 expériences.
« Disponibles dans plusieurs villes à travers le monde, ces nouvelles expériences, dont le nombre augmente quotidiennement, couvrent une multitude de catégories », précise-t-elle. Et de citer l’histoire et la culture, la gastronomie, la nature et les activités en plein air, le divertissement, le sport…
Par ailleurs, l’application a conclu des accords avec des célébrités pour vendre des expériences de luxe, baptisées « Airbnb Originals ». Jouer au beach-volley avec l’athlète olympique Carol Solberg sur une plage à Rio, au Brésil, compte parmi les suggestions.
Diversification forcée pour Airbnb
Airbnb a réalisé 11 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2024, en hausse de 12% sur un an. Son bénéfice net a atteint 2,6 milliards de dollars dans le même temps.
C’est en 2016 que le groupe a lancé, pour la première fois depuis Los Angeles, la catégorie des expériences. Avant de l’abandonner en 2022 pour se recentrer sur son coeur de métier, la réservation de logements.
La société revient de loin, la crise sanitaire l’a fortement affaiblie. « On est passé de la préparation de notre entrée en Bourse aux gens qui nous demandaient si c’était la fin d’Airbnb », a raconté Brian Chesky.
Les voyageurs sont revenus, mais Airbnb fait toujours face à l’animosité des autorités dans de nombreuses grandes villes, sur fond de crise du logement. New York a mis fin aux meublés touristiques. Barcelone s’y prépare pour 2029.
De faibles marges
La France a de son côté adopté le 19 novembre dernier une loi pour réformer la fiscalité sur les meublés touristiques, jusqu’à présent plus favorable que celle pesant sur les logements classiques, et donner aux maires des pouvoirs élargis. Paris, Marseille et d’autres villes ont rapidement renforcé leur réglementation.
Face à des règles du jeu qui se corsent partout dans le monde, Airbnb cherche de nouvelles sources de revenus. L’entreprise se positionne en outre sur un marché encore peu exploité : « Je ne vois pas d’autre appli où vous pouvez trouver tout ça », relève l’analyste indépendante Carolina Milanesi. Le problème, c’est que tous ces services et expériences sont nettement moins lucratifs que la location saisonnière.
Le tourisme sous l’influence de TikTok et d’Instagram : comment les réseaux sociaux ont transformé nos vacances
Le Monde – Le 4 mai 2025 – Lien vers l’article
Photos, conseils, récits et publicités autour du voyage ont explosé sur les réseaux sociaux : ils transforment les imaginaires et l’expérience du voyage, avec de multiples effets collatéraux.
Si vous passez rue Charlot, à Paris, à l’heure du déjeuner, vous croiserez sans doute une file d’attente de part et d’autre d’étroits trottoirs. Des touristes espagnols, américains ou coréens y font la queue, parfois une heure, pour leur récompense finale : un sandwich. Ou plutôt « le meilleur sandwich de Paris », comme il a été surnommé par des visiteurs, sur des photos ou dans des vidéos cumulant des millions de vues sur TikTok ou Instagram.
Sur les réseaux sociaux, Chez Alain Miam Miam est un phénomène, qui a largement dépassé le propriétaire des lieux, Alain Roussel, un ex-psychothérapeute de 70 ans. Il le dit d’emblée : il n’a eu « aucune stratégie » de communication. « Je n’y ai jamais mis un seul centime. » Les réseaux, il les utilise très peu, n’a pas de community manager : les touristes ont tout fait à sa place. Lui a lancé cette activité en 2005, sur le pittoresque marché couvert des Enfants rouges. Mais c’est après la pandémie de Covid-19 que son échoppe connaît une explosion, alors que les images de ses sandwichs, qui dégoulinent de fromage fondu, se multiplient sur les réseaux sociaux. Ces temps-ci, il en vend entre 400 et 500 par jour. A 13 euros pièce.
Et ce n’est pas toujours une partie de plaisir. Submergé de clients, il a fait des erreurs de recrutement, multiplié les problèmes avec les fournisseurs, frustré de nombreux touristes quand il fermait boutique. Son commerce a traversé deux ans de turbulence. Les relations avec le voisinage, dans ce quartier tranquille du Marais, sont « compliquées », reconnaît-il. Les boutiques s’agacent de l’encombrement devant leurs vitrines. Parmi les neuf salariés d’Alain Miam Miam, l’un d’eux ne fait que gérer la file d’attente.
Un extraordinaire rebond
Voilà donc le tourisme en 2025, avec ses gloires subites amplifiées par des effets de buzz, son culte du bon plan, ses « check-lists » et ses photos partagées. Bref, le tourisme à l’heure des réseaux sociaux, pour le meilleur et pour le pire. En l’espace de quatre ans, les contenus liés au voyage ont explosé sur ces plateformes : + 410 % depuis 2021 sur TikTok, indique Anaïs Devaux, responsable de cette thématique chez TikTok France. Sur Instagram, ce sont près de 2 millions de posts liés au voyage en 2024, d’après les calculs de l’agence We Are Social. Ces réseaux sociaux sont devenus les nouveaux guides touristiques, et ont certainement été l’un des moteurs de l’extraordinaire rebond que connaît le secteur du voyage depuis 2022.
« Quatre choses à faire à son arrivée au Japon », « La plus belle randonnée de l’île de Skye, en Ecosse », « Cinq astuces pour voyager avec un petit budget », « Trois villes européennes sous-estimées », « Comment payer ses vols au meilleur prix », « Mes bonnes adresses de restaurants à Bordeaux »… Ces milliers de vidéos et de photos commentées sont aussi bien créées par des voyageurs lambda que par des influenceurs ou des marques.
Les photos esthétisantes qui ont fait la popularité d’Instagram il y a dix ans côtoient des vidéos plus brutes, plus personnelles, propulsées par TikTok, dont c’est la marque de fabrique. Les créateurs de ces contenus s’y montrent davantage. Avec, pour le visionneur, une impression de sincérité, d’authenticité. « Désormais, deux tiers des utilisateurs de TikTok formulent des requêtes liées au tourisme avec la fonction recherche : que faire à… , où manger à…, où séjourner à », détaille Anaïs Devaux. Sur TikTok, qui revendique 25 millions d’utilisateurs en France (et un temps d’utilisation moyen de plus d’une heure par jour), la catégorie des plus de 35 ans est celle qui croît le plus vite.
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Mais cet essor, outre qu’il fabrique de nouveaux imaginaires et rend plus accessible le voyage, est loin d’être neutre. Ces contenus sont en grande partie façonnés par des marques, et il est parfois très difficile de comprendre le statut d’un post – tel voyageur a-t-il été rémunéré pour le produire ? Dans une étude, menée pour Greenpeace par la doctorante en anthropologie Garance Bazin, qui porte sur une année de contenu des 36 influenceurs voyage français les plus suivis, une moyenne de 46 % de publications sponsorisées ont été décomptées. Cette présence massive des marques n’est pas un hasard : ces contenus ont un effet addictif très fort et sont beaucoup plus efficaces pour transformer les comportements que d’autres canaux.
Compagnies aériennes, agences, hôtels, comparateurs, offices de tourisme mènent des campagnes tous azimuts, en créant des contenus et en payant TikTok pour cibler telle ou telle catégorie d’abonnés. « Les professionnels du tourisme qui se mettent à TikTok sont surpris de voir à quel point cela crée de la notoriété et, surtout, déclenche des achats. Cela touche non seulement des très jeunes, mais aussi des trentenaires et des quadragénaires », résume Valérie Boned, présidente des Entreprises du voyage, organisme qui rassemble des acteurs du tourisme.
Une ubérisation de l’activité
Ségolène Sergeant, propriétaire de l’agence Passy Voyages à Paris, a vu bondir son chiffre d’affaires de 30 % depuis qu’elle s’est mise à TikTok, en septembre – sa vidéo la plus populaire, intitulée « Evitez les comparateurs », compte 1,3 million de vues. Des clients l’ont contactée de toute la France, mais aussi d’Allemagne et de Belgique. « Ce qui est fou car, jusqu’ici, on était une agence de quartier. » Son plus « beau » dossier de l’année en cours, un voyage en Afrique du Sud, c’est une cliente qui l’a connue sur TikTok.
L’efficacité de TikTok tient beaucoup à la relation qui se noue entre les influenceurs voyage et leur communauté. « Les influenceurs se placent dans une position de pair expert, qui leur donne un côté sincère qu’on ne trouve pas dans la publicité. Ils se mettent en scène, échangent avec leurs abonnés. Ces derniers ont ainsi l’impression d’être leur ami, ils leur font confiance », résume la chercheuse Garance Bazin.
Les marques les courtisent, afin de bénéficier de leur patte créative et de leur audience. « Pour des influenceurs bien installés, on est souvent entre 5 000 et 10 000 euros pour deux ou trois vidéos sur leurs réseaux. Ce n’est pas forcément le nombre d’abonnés qui est déterminant. L’important, c’est de trouver celui qui touchera la bonne communauté », explique Grégory Cassiau, de l’agence de communication Les Conteurs.
Parfois, il s’agit d’associer un influenceur à un voyage : le réseau Selectour a signé un contrat avec l’influenceur Bruno Maltor, pour qu’il parte en Namibie et y réalise quelques vidéos. Depuis, Selectour commercialise ce circuit, présenté comme « le voyage de Bruno Maltor ». « Ça a dépassé toutes nos attentes, assure Bertrand Bonnefoi, responsable des réseaux sociaux chez Selectour. Au point qu’on a reconduit cette opération, pour un voyage en Ouzbékistan. On a vu des tas de jeunes réserver pour la première fois un circuit en agence après avoir vu les posts de Bruno Maltor, et même pousser la porte de nos agences physiques. Et l’effet dure. »
Certains influenceurs voyage s’appuient sur leur notoriété pour passer à l’étape d’après et vendre des services : conseils de voyage, création d’itinéraires, réservations de circuits… Voire accompagnent des petits groupes, comme Marie Geigle, suivie par 137 000 personnes sur Instagram (MarieBucketList), qui propose des périples entre filles pour diverses destinations. Elle utilise les service d’une agence pour organiser ses circuits ; mais nombre d’influenceurs se passent de ces intermédiaires.
Les agences de voyages voient d’un très mauvais œil l’émergence de ces « travel planer », qui ubérisent leur activité, sans contraintes réglementaires. « Organiser un voyage sans être accrédité comme agence, ce n’est pas légal. Les participants s’exposent à des risques en cas de pépins, car ils n’auront aucune assurance d’être remboursés », remarque Valérie Boned. Elle reçoit, chaque mois, des dizaines de messages d’agences s’estimant en concurrence déloyale. Son syndicat a porté plainte contre deux d’entre eux.
Une « concentration » destructrice
L’une des conséquences de ce tourisme à l’ère TikTok, c’est l’effet « boule de neige » : certains lieux sur-exposés sur les réseaux deviennent sur-fréquentés. « Cette accumulation de vidéos et de photos sur un même endroit renforce le désir d’y aller aussi, afin d’appartenir au même groupe social. Tous ces contenus jouent beaucoup sur le FOMO (“fear of missing out”, “peur de manquer quelque chose”), les buckets lists », remarque Gérald Stein, de l’agence de communication Leon Travel & Tourism.
Des sites ou des villes ont vu leur popularité grimper en flèche depuis cinq ans, provoquant des dégâts sur l’environnement naturel, les espaces publics, et détériorant les conditions de vie des habitants. Dans la Seine-Maritime, Etretat, star d’Instagram, connaît des journées de saturation que la ville n’avait jamais connues auparavant. Idem pour les Cinque Terre, en Italie, devenues un symbole du tourisme de masse.
Bali, où l’on ne compte plus les posts de vacanciers éberlués par le petit prix de leur hôtel dans ce décor paradisiaque, a accueilli 6,3 millions de voyageurs en 2024, alors que l’île ne compte que 4 millions d’habitants. De même pour les Maldives, où le nombre de touristes est supérieur de 19 % à celui d’avant la pandémie. Et si l’Islande a accueilli 2,2 millions de touristes en 2024, c’est aussi en partie dû à sa présence massive sur Instagram : #IcelandTravel compte plus de 2 millions de publications.
« Le tourisme est une pratique mimétique : on ne désire que des
lieux et des expériences qui ont déjà été médiatisées. Mais les réseaux sociaux
accélèrent ce mimétisme et créent une forme de concentration touristique qui
détériore les écosystèmes humains et écologiques : cela va
de l’emprise immobilière des locations de courte durée au changement des
commerces, en passant par la pression sur les infrastructures »,
estime Saskia Cousin, sociologue à l’université de Nanterre, spécialiste du
tourisme.
Sur place, les lieux changent pour accueillir ce tourisme à l’heure des réseaux : les décors formés de grandes lettres où figurent les noms ou les logos des villes en sont l’incarnation. Tout comme ces chaises longues XXL ou ces balançoires installées sur les plages, devant lesquelles les voyageurs font la queue pour une photo. A Méribel (Savoie), des « spots » ont été installés au sommet de télésièges : une machine vous prend en photo avec votre groupe et vous pourrez la recevoir par e-mail. A Bali ou au Sri Lanka, certaines « expériences » vendues aux touristes ne semblent avoir été conçues que pour être filmées et partagées : c’est le cas du relâchage de bébés tortues dans la mer. Sur les plateformes, on ne compte plus les vidéos de ces vertébrés qui se faufilent sur le sable.
Toute cette prolifération de contenus tend à pousser à l’hyperconsommation de voyages. « Dans les descriptions des influenceurs voyage, on trouve souvent le nombre de pays visités, comme s’il s’agissait d’une compétition. Celui qui a le plus haut score en tire du prestige social », observe Garance Bazin.
Un imaginaire touristique très lié au secteur aérien
La chercheuse constate que la plupart de ces prescripteurs encouragent une forme de tourisme très carbonée, en façonnant des imaginaires liés aux compagnies aériennes, qui financent de nombreux influenceurs : la plage paradisiaque, les destinations lointaines, les week-ends « sauts de puce » dans des capitales européennes grâce aux vols low cost. Tout cela n’a pas attendu les réseaux sociaux pour exister. « Mais ils rendent ce type de séjours encore plus populaires qu’avant, alors qu’on devrait réfléchir à d’autres types de vacances », estime-t-elle.
Pour autant, certains de ces influenceurs revendiquent une ligne éditoriale
différente, en privilégiant les destinations sans avion, les micro-aventures
proches de chez soi ou en évitant celles qui sont saturées. L’influenceur Tolt,
par exemple, ne réalise que des périples en train depuis la France :
l’Ecosse, la Laponie, la Sicile, Berlin… Guillaume Payen, lui, propose de
découvrir des villages perdus de France, des balades en canoë, avec une
certaine sobriété.
On trouve aussi de multiples influenceurs spécialisés dans le voyage itinérant à vélo, comme Mila et Denni, du compte Un monde à vélo. D’autres montrent les coulisses peu glorieuses du tourisme : les files d’attente, les accumulations de déchets. Laura et Gaël, des influenceurs « van-trotters », racontent ainsi dans une vidéo à quel point Ksamil, la station balnéaire star du sud de l’Albanie, a été détruite par le tourisme, avec sa plage saturée de parasols et son sable poussiéreux de chantier, dont la blancheur ne rend bien que sur l’écran du smartphone.
En février 2025, les aéroports parisiens ont dépassé leur fréquentation pré-Covid
L’Echo Touristique – Le 18 mars 2025 – Lien vers l’article
Les aéroports d’Orly et de Paris-Charles-de-Gaulle ont accueilli 4,8% de passagers de plus qu’en février 2024 et 1% de plus qu’en 2019, à la même période.
Ça y est : les aéroports parisiens ont dépassé leurs niveaux d’avant la crise sanitaire, selon des statistiques communiquées lundi 17 mars 2025 par Aéroports de Paris (ADP), leur gestionnaire.
Paris-Orly et Paris-Charles-de-Gaulle (Roissy) ont vu transiter 7,36 millions de passagers au mois de février 2025. Soit 4,8% de plus qu’en février 2024, et 1% de plus que lors du même mois en 2019, dernière année avant que la crise sanitaire ne mette à l’arrêt au secteur aérien.
C’est l’aéroport d’Orly qui porte cette hausse. La plateforme, qui accueille principalement des vols de courte et moyenne distance, dont de plus en plus de compagnies low-cost, a vu son trafic atteindre 106% de celui de 2019 (2,3 millions de passagers). Charles-de-Gaulle de son côté, n’aura retrouvé que 98,8% (5 millions) de ses voyageurs d’avant la crise sanitaire.
Les tendances 2024 confirmées
Cette augmentation du trafic confirme la reprise du secteur aérien en 2024, au niveau mondial. L’an passé, elle avait pourtant été moins marquée pour les aéroports parisiens, qui n’avaient pas réussi à dépasser leurs niveaux pré-Covid. Roissy et Orly n’avaient atteint que 95,8% de leur trafic de 2019.
Les tendances 2024 se confirment malgré tout. Si les liaisons aériennes vers l’Afrique (+127,6%), le Moyen-Orient (+110,2%) et l’Amérique du Nord (+109,4%) sont en hausse, les rotations domestiques continuent de pécher, et tombent à 69,7% du niveau mensuel de 2024. Une chute de 5,2% sur un an.
Nos chambres d’hôtes sont-elles au bord du malaise ?
Etourisme.info – Le 24 mars 2025 – Lien vers l’article
https://www.etourisme.info/nos-chambres-dhotes-sont-elles-au-bord-du-malaise/?ref=panoraveille.com
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, la loi Le Meur (dite aussi «loi Airbnb» ou «anti-Airbnb», selon les points de vue) est entrée en vigueur après des mois de tergiversations dignes d’un conseil d’élimination de Koh-Lanta. Et la sentence a été sévère pour les chambres d’hôtes — mais, espérons-le, pas irrévocable 😀
Mais comme si cela ne suffisait pas, cette réforme s’est ajoutée à d’autres changements majeurs, comme la remise en question du seuil de TVA ou l’arrivée de l’IA dans le parcours client. Des nouvelles que certains vivent comme un coup de massue, pendant que d’autres s’interrogent sur l’opportunité d’évoluer ou de se lancer.
Afin d’éviter un malaise général, faisons le point sur ce qui met les nerfs des gestionnaires de chambres d’hôtes à rude épreuve (et sans doute les vôtres aussi en étant en première ligne) et sur les lueurs d’espoir qu’ils pourraient entrevoir…
Attention : Ce billet a une DLC très limitéeaux vues de la vitesse à laquelle tout se fait et se défait en ce moment… Alors, si vous le lisez plusieurs semaines après sa publication, vérifiez si tout est encore d’actualité!
Nouvelle fiscalité pour les chambres d’hôtes : entre craintes et injustices
Depuis le début de l’année, pas une semaine ne passe sans qu’un propriétaire de chambres d’hôtes ne me confie ses inquiétudes quant à la rentabilité de son activité. Vous devez sûrement entendre la même chose de votre côté, et objectivement, ils n’ont pas tout à fait tort. Voyons cela de plus près.
Loi Airbnb : une addition trop salée pour les chambres d’hôtes en micro-BIC?
Avant la loi Le Meur, les chambres d’hôtes bénéficiaient d’un abattement fiscal de 71 % sous le régime micro-BIC, avec un plafond de 188700 € de chiffre d’affaires. Un régime simple et attractif qui permettait d’avoir un revenu imposable limité.
Depuis le 1er janvier 2025, cet abattement est tombé à 50 % et le plafond a chuté à 77700 €. Conséquence immédiate : un revenu imposable plus élevé et, selon le statut, des charges sociales plus importantes!
> Simulation avec ce chiffrage avant/après, d’un propriétaire de chambres d’hôtes qui réalise 76000 € de chiffre d’affaires sous régime micro-BIC:
Bilan : une augmentation de 72 % du revenu imposable, pour un chiffre d’affaires identique.
Face à cela, certains vous ont peut-être interrogé sur l’opportunité de passer au régime réel simplifié. Ce système permet de déduire les charges réelles et les amortissements (travaux, entretien, mobilier…), mais il n’est pas adapté à toutes les situations et engendre quelques lourdeurs administratives et financières. Le plus sage est de les orienter vers un expert-comptable ou un fiscaliste pour évaluer l’intérêt de ce choix en fonction de leur activité.
Petit rayon de soleil malgré tout dans cette réforme : l’activité de table d’hôtes conserve son abattement fiscal de 71 % avec un plafond maintenu à 188700 € (et des cotisations sociales à 12,4%). Une bonne nouvelle qui risque quand même de donner la migraine au moment de faire les comptes!
Loi Airbnb : un non-sens pour les chambres d’hôtes?
Initialement ignorées dans les débats de la loi Le Meur, les chambres d’hôtes ont finalement été assimilées aux meublés de tourisme, sans que rien ne filtre avant le vote. Résultat : elles n’ont eu d’autres choix que de subir de plein fouet cette nouvelle mesure.
Pourtant, en tant que professionnels du tourisme, nous savons que ce n’est pas tout à fait le même métier…
- Une activité commerciale à plein temps : les chambres d’hôtes fonctionnent avec une présence quotidienne du propriétaire (petit-déjeuner préparé sur place, entretien du linge, accueil personnalisé, gestion des réservations à la nuitée…). Ce modèle suppose une disponibilité et une implication bien plus importantes qu’une location classique.
- Un impact neutre sur le marché du logement : installées dans la résidence principale, les chambres d’hôtes n’exercent aucune pression sur le marché locatif (qui est LA problématique à l’origine du texte de loi). Par ailleurs, leur nombre reste stable depuis plusieurs années (contrairement aux locations saisonnières).
- Un acteur essentiel du dynamisme du tourisme local : dans de nombreuses zones rurales, elles sont parfois la seule alternative d’hébergement.
Alors oui, il y avait des ajustements à faire sur le marché de l’hébergement touristique en France, mais cette réforme ne semble pas bien calibrée pour les chambres d’hôtes.
Comment les soutenir? Il n’est jamais trop tard pour agir — même si, on l’a vu, on aurait aimé pouvoir anticiper davantage. Encouragez-les à se mobiliser, seuls ou collectivement, en interpellant les élus locaux ou la ministre du Tourisme. Dans de récents courriers adressés à des propriétaires de chambres d’hôtes, elle laisse entendre que les dispositions fiscales seraient perfectibles et pourraient être discutées dans de futurs débats parlementaires… Affaire à suivre!
Abaissement du seuil de TVA : en sursis, mais pour combien de temps?
La pilule de la loi Airbnb à peine avalée (et encore!), les gestionnaires de chambres d’hôtes ont vu leur palpitant s’emballer à nouveau. Heureusement, temporairement, pour l’instant.
Initialement prévue pour mars 2025, une nouvelle loi sur l’abaissement du seuil de franchise de TVA à 25000 € (contre 91500 € en 2024) aurait obligé un grand nombre d’exploitants à facturer la TVA à leurs clients.
Au-delà du fait que c’est beaucoup de paperasse, augmenter le tarif des nuitées de 10 %, ce n’est pas anodin. Surtout dans un contexte où chaque euro compte pour les hôtes, que la concurrence n’a jamais été aussi forte – entre destinations, mais aussi entre hébergements marchands et non marchands. En 2024, HomeExchange en est un bon exemple, avec un chiffre d’affaires en hausse de 43 %.
Mais face à une forte contestation des auto-entrepreneurs, la mesure a été suspendue jusqu’au 1ᵉʳ juin 2025. Pour l’instant, les seuils restent à 85000 € pour l’hébergement et 37500 € pour les prestations de services (comme la table d’hôtes).
Le seuil sera-t-il finalement abaissé, ajusté ou purement abandonné? Impossible à dire. En attendant, les exploitants doivent rester vigilants, car un changement brutal de TVA pourrait les obliger à repenser leurs tarifs et leur rentabilité.
DMA (Législation sur les marchés numériques) : Google accusé par Bruxelles de mettre en avant ses services de voyage
Tom.travel – Le 21 mars 2025 – Lien vers l’article
La Commission européenne épingle Google pour non-respect du règlement sur les marchés numériques (DMA). Selon un rapport préliminaire, Alphabet est accusée de mettre en avant ses propres services, notamment pour la réservation d’hôtels ou de transports. Si les accusations sont confirmées, le groupe est susceptible de se voir infliger une amende allant jusqu’à 10% de son chiffre d’affaires mondial.
Alphabet est dans le viseur de la Commission européenne. Dans le cadre du règlement sur les marchés numériques ou Digital Market Act (DMA), la firme de Mountain View est considérée comme contrôleur d’accès pour deux de ses services : Google Search et Google Play.
Dans un rapport préliminaire, Bruxelles accuse le géant de la Tech de favoriser certains de ses services par rapport à la concurrence. Malgré les modifications apportées par Google à son moteur de recherche, une enquête de la Commission européenne estime qu’Alphabet accorde une auto-préférence à ses propres services par rapport à ceux de tiers.
DMA : Google fait partie des contrôleurs d’accès
Une accusation qui concerne notamment les services de voyage proposés par le géant américain. Dans les résultats de Google Search, Bruxelles accuse Alphabet de mettre notamment en avant ses propres services de réservations d’hôtels et de transports. Ceux-ci bénéficient d’avantages visuels en étant placés en haut des résultats de recherche ou dans des espaces spécifiques, estime le rapport préliminaire.
“Nous estimons à titre préliminaire qu’Alphabet, dans le classement des résultats de Google Search, met davantage en avant ses services (services d’achats ou de voyages, par exemple), et les favorise par rapport aux services similaires de tiers”, déclare Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie au sein de la Commission Européenne.
La balle est désormais dans le camp de l’accusé. Alphabet bénéficie d’un droit de réponse face à ces constatations préliminaires. En cas de confirmation des accusations, Bruxelles adoptera une décision pour non-respect du DMA. Pour rappel, une amende allant jusqu’à 10% du chiffre d’affaires global de la société fait partie des sanctions établies par le règlement européen sur les marchés numériques. En 2024, Alphabet a généré un chiffre d’affaires de 350 milliards de dollars.
Un nombre record de séjours en location courte durée dans l’UE
Business AM – Le 4 avril 2025 – Lien vers l’article
Principaux renseignements
- Les séjours en location de courte durée dans l’UE ont atteint un niveau record de 854,1 millions de nuits en 2024.
- Le mois de mars a connu un bond significatif de 48 pour cent des réservations de locations de courte durée, suivi par le mois de mai avec une hausse de 31,7 pour cent et le mois d’août avec une hausse de 21,6 pour cent.
- Les 20 régions les plus populaires pour les locations de courte durée se concentrent en France, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Croatie et au Portugal.
Les séjours en location de courte durée dans l’Union européenne ont atteint le chiffre record de 854,1 millions de nuits en 2024, soit une augmentation impressionnante de 18,8 pour cent par rapport à l’année précédente (719,0 millions de nuits). Cette augmentation est due à la forte performance de la plupart des mois, à l’exception notable du mois d’avril. Le mois de mars a connu un bond significatif de 48 pour cent, suivi du mois de mai avec une hausse de 31,7 pour cent, du mois d’août avec 21,6 pour cent et du mois de novembre avec 21,5 pour cent. La tendance atypique observée en mars et avril, avec une légère baisse de 1,8 pour cent, peut être attribuée au déplacement des vacances de Pâques d’avril 2023 à mars 2024.
Les données, compilées à partir des enregistrements mensuels sur les hébergements de courte durée disponibles sur des plateformes en ligne comme Airbnb, Booking.com, Expedia Group et TripAdvisor, révèlent une trajectoire clairement ascendante de la popularité de ces services. Eurostat a récemment publié des données détaillées pour le quatrième trimestre au niveau national et le troisième trimestre au niveau régional, apportant un éclairage supplémentaire sur cette tendance.
Répartition régionale
Au cours du troisième trimestre 2024, Jadranska Hrvatska en Croatie s’est imposée comme la première destination pour les locations de courte durée, enregistrant un total de 25,2 millions de nuitées réservées, soit une hausse de 6 pour cent par rapport à la même période en 2023. Suivent de près l’Andalousie en Espagne avec 17,2 millions de nuitées (une hausse de 23,1 pour cent) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur en France avec 15,6 millions de nuitées (une hausse de 26,2 pour cent). Notamment, les 20 régions les plus populaires pour les locations de courte durée sont principalement concentrées en France (6), en Espagne (5), en Italie (5), en Grèce (2), en Croatie (1) et au Portugal (1).
« C’est une victoire historique » : Oléron fait condamner Airbnb à une amende colossale de plus de 8 millions d’euros
France 3 Régions – Le 8 avril 2025 – Lien vers l’article
L'île d'Oléron gagne son procès en appel contre le géant américain du tourisme, Airbnb. La plateforme a été condamnée ce mardi à lui payer plus de 8,6 millions d'euros pour des 'manquements graves' à la collecte de la taxe de séjour en 2021 et 2022. Airbnb juge les amendes 'disproportionnées'.
Le combat a été 'incontestablement difficile', mais pour la Communauté de communes de l'île d'Oléron (CDCO), la victoire est 'grande' et 'historique', selon les mots de son avocat, Me Bellaïche. Ce mardi, la Cour d'appel de Poitiers a condamné la plateforme Airbnb à une amende de 8,6 millions d'euros pour des 'manquements graves' à la collecte et au renversement de la taxe de séjour pour les années 2021 et 2022 sur les logements loués sur l'île via sa plateforme.
Par cette décision, le président de la Cour d'appel de Poitiers confirme les premiers jugements du tribunal judiciaire de La Rochelle. Dans un communiqué, la Communauté de communes de l'île d'Oléron rappelle que la décision 'clôt cet épisode de l'affaire que la société Airbnb aura cherché par tout moyen à ralentir'.
« L’histoire retiendra qu’une petite île de l’Atlantique a fait plier le géant américain du tourisme numérique » : Michel Parent, Président de la Communauté de communes de l'île d'Oléron.
Pour les élus de l'île, 'la plus haute juridiction judiciaire donne raison à la collectivité dans son action pour faire respecter le droit français et local, même lorsqu'on s'appelle Airbnb'.
7 410 taxes de séjour non reversées
Dans sa décision, la Cour d'appel identifie les 'manquements aux obligations de déclaration, de collecte et de reversement sur 5 066 taxes de séjour au titre de l'année 2021 et sur 2 344 taxes de séjour au titre de l'année 2022'. La condamnation inclut également le remboursement des honoraires d'avocat.
La Cour d'appel a estimé que le 'manquement' était 'd'autant plus grave que le recouvrement de la taxe de séjour représente une part non négligeable du budget de la CDCO pour financer les dépenses liées à l'afflux de touristes sur la période estivale'.
Dans le même communiqué, Michel Parent, président de la CDCO, explique qu'il est 'satisfait de cette seconde victoire historique. Elle couronne plus de cinq ans de démarches, d’abord amiables, puis judiciaires, auprès de la société Airbnb qui ne daignait même pas nous répondre lors de nos premières tentatives'.
Il ajoute que 'l’histoire retiendra qu’une petite île de l’Atlantique a fait plier le géant américain du tourisme numérique. Un symbole fort et, je l’espère, un exemple pour d’autres !'
Nouveau recours
La branche européenne d'Airbnb, basée en Irlande, avait déjà été condamnée en première instance par le tribunal judiciaire de La Rochelle, à 30 000 euros d'amende en juin 2023 pour l'année 2021, puis 1,3 million en avril 2024 au titre de 2022.
La société avait fait appel, mais dans ses deux arrêts rendus mardi, la cour de Poitiers a considérablement alourdi la sanction : 5,1 millions d'euros pour 2021 et 3,5 millions pour 2022.
Airbnb envisage un nouveau recours, jugeant ces amendes 'disproportionnées'. Leur montant est 'plus de 25 fois' supérieur à celui de la taxe de séjour non collectée, pointe la plateforme qui plaide la 'bonne foi'.
'Nous avons résolu le problème identifié à Oléron lorsque nous en avons été informés et tous les montants non versés ont déjà été payés à la communauté de communes, avec intérêts de retard, et ce, avant que la collectivité n'intente cette action en justice', déclare Airbnb.
La Communauté de communes de l'île d'Oléron mène en parallèle d’autres actions contentieuses 'à l’encontre des plateformes Booking et LeBoncoin', toujours 'concernant la collecte et le reversement de la taxe de séjour'. Pour elle, 'le combat continue !'
Airbnb, Abritel, Gîtes de France, Booking : quelle plateforme choisir pour sa location de vacances ?
BFM TV – Le 3 avril 2025 – Lien vers l’article
Soit un total de :
- Le Bon Coin : 14 %
- Booking : 15 % en moyenne
- Abritel : 18 % en moyenne
- Airbnb : entre 17 et 19 %
- Gîtes de France : entre 15 et 21 % + cotisation de l’association
Louer intensivement sur Airbnb ne vous exonère pas de la taxe d’habitation, c’est le conseil d’Etat qui le dit
Clubic.com – Le 5 mars 2025 – Lien vers l’article
Une décision du Conseil d'État a mis fin aux espoirs des propriétaires de meublés touristiques qui pensaient échapper à la fiscalité des résidences secondaires, grâce à une location intensive sur les plateformes comme Airbnb.
En France, la justice administrative a définitivement tranché un litige fiscal qui concerne directement les propriétaires de logements destinés à la location de courte durée. Un couple du Finistère, gestionnaire de trois gîtes loués sur Airbnb et Abritel, a vu sa contestation de la taxe d'habitation 2022 définitivement rejetée par le Conseil d'État il y a quelques semaines, malgré une première victoire devant le tribunal administratif de Rennes. Voyons pourquoi.
Un couple qui louait ses gîtes sur Airbnb et Abritel cherchaient à échapper à la taxe d'habitation
Rappelons que si la taxe d'habitation a été supprimée pour les résidences principales, elle continue de s'appliquer aux résidences secondaires. Selon le Code général des impôts, c'est normalement l'occupant d'un logement au 1er janvier qui doit s'acquitter de cette taxe. Cependant, une exception existe pour les locations saisonnières : le propriétaire devient redevable s'il « peut être regardé comme entendant en conserver la disposition une partie de l'année ».
Le couple en question, qui possède trois gîtes à Cast dans le Finistère, avait bâti sa défense sur un argument qui semblait solide. Leurs biens affichaient des taux d'occupation si élevés, qu'il paraissait impossible qu'ils aient envisagé, au 1er janvier 2022, de s'en réserver l'usage personnel à un moment quelconque de l'année. Cette stratégie visait à échapper à l'application de l'article 1415 du Code général des impôts et donc, échapper au paiement de la taxe d'habitation.
Comme l'explique Capital, l'argumentation avait convaincu le tribunal administratif de Rennes qui, le 29 décembre 2023, avait donné raison aux propriétaires. Pour les juges rennais, l'importance de l'activité locative démontrait bien que les gîtes ne pouvaient être considérés comme des résidences secondaires classiques dont le couple conserverait partiellement la disposition.
Il n'en fallait pas plus pour que le ministère de l'Économie forme un pourvoi devant le Conseil d'État, le 27 février 2024. Bercy estimait que le taux d'occupation, aussi élevé soit-il, ne constituait pas un critère pertinent pour déterminer l'intention des propriétaires quant à la disposition de leurs biens. Qu'a bien pu dire le Conseil d'État ?
Le critère décisif du Conseil d'État sur la taxe d'habitation des meublés touristiques
Dans son arrêt du 23 décembre 2024, le Conseil d'État a contredit le juge de première instance et donné raison à l'administration fiscale, en introduisant un critère déterminant. Il a indiqué que même avec une activité locative intense, les propriétaires conservent toujours « la latitude d'accepter ou de refuser, à leur gré, les propositions de courts séjours », qui leur sont adressées via les plateformes Airbnb, Abritel et autres.
Ce que cela veut dire, c'est que cette liberté fondamentale permet aux propriétaires, s'ils le souhaitaient, de bloquer certaines périodes pour leur usage personnel, comme les week-ends de la Pentecôte ou de l'Ascension. Le Conseil d'État a ainsi jugé que le tribunal administratif de Rennes avait « commis une erreur de droit » en se focalisant uniquement sur le volume des locations effectivement réalisées.
Cette décision vient faire jurisprudence pour l'ensemble des propriétaires de logements destinés à la location saisonnière en France. Elle établit clairement que seule l'absence totale de possibilité légale ou contractuelle de disposer du bien pourrait justifier une exonération de la taxe d'habitation. Pour tous les autres cas, même avec une occupation locative quasi-permanente, l'impôt reste dû dès lors que le propriétaire conserve théoriquement le droit d'utiliser son bien. Vous voilà prévenus.
Tourisme hors saison : Le Poitou-Charentes séduit de plus en plus toute l’année ; une manne pour les professionnels
France 3 Région – Le 3 mars 2025 – Lien vers l’article
D'années en années, la saison touristique s'allonge. Autrefois cantonnés aux seuls mois d'été, les touristes partent de plus en plus en plus hors saison. Entre préoccupation écologique et économique, un tourisme local se développe progressivement. De quoi rendre les professionnels optimistes.
'On concurrence les stations de ski, où il y a toujours une incertitude grandissante, malheureusement, au niveau de l'enneigement', constate Olivier Amblard, sur le plateau de France 3. Le directeur de Charentes Tourisme espère bien profiter des difficultés des domaines skiables pour attirer de plus en plus de monde en Charente-Maritime et en Charente. Une donnée essentielle pour les deux départements, car le tourisme y représente deux milliards d'euros par an et 26 000 emplois. Alors même en période hivernale, les destinations alternatives plaisent de plus en plus. Comme on peut le constater un petit peu partout dans le Poitou et dans les Charentes.
Des conditions météorologiques et économiques favorables au tourisme local ?
Sur les mois de janvier, février et mars, la fréquentation touristique dans les deux Charentes représente 10 % de la totalité. 'Ce n'est pas une grosse proportion, mais on voit quand même qu'elle est de plus en plus forte. L'avant-saison et l'arrière-saison se développent, si bien que juillet-août ne pèse 'plus que' 47 %', constate Olivier Amblard.
« Il y a également des budgets qui sont largement plus élevés pour partir au ski que pour partir une semaine ou un week-end dans les Charentes. » Olivier Amblard, directeur de Charentes Tourisme
Du fait d'une météo favorable ces dernières semaines, durant les vacances scolaires, le tourisme en campagne et sur le littoral se porte bien, même s'il est encore trop tôt pour avoir des chiffres. 'Il y a également des budgets qui sont largement plus élevés pour partir au ski que pour partir une semaine ou un week-end dans les Charentes', poursuit le directeur de Charentes Tourisme.
Dans le marais poitevin, la saison touristique a, elle aussi, repris bien que le pic d'activité se situe entre avril et septembre. Sur leur barque, Laurent et Muriel sont venus spécialement de Paris pour profiter du calme et de la verdure du Poitou. 'Quand on va dans des coins moins connus, où il y a moins de monde, on est chouchouté quand on fait des visites, à l'hôtel et au restaurant, et ça, ça fait plaisir déjà', sourit Muriel.
Manuel Mercier-Cardinaud, président de l'embarcadère Cardinaud, ouvert à l'année, apprécie également. 'Aujourd'hui, alors que nous sommes en plein hiver encore, il y a eu des personnes qui sont venues faire du vélo, des promenades en barque, il y a du monde dans le restaurant et la boutique… Donc oui, il y a des visiteurs', se réjouit-il. Mais selon lui, pour que cette tendance s'inscrive encore plus, l'offre touristique doit augmenter.
Des mesures pour attirer des touristes toute l'année
Mais depuis quelques années, c'est déjà le cas. Les départements s'adaptent et proposent des randonnées cyclables et pédestres. Le résultat d'une évolution des modes de tourisme, plus proches de la nature ainsi que de la conjoncture économique, qui pousse à partir moins loin. 'Il y a une volonté des deux départements de développer un tourisme tout au long de l'année, c'est évident', confirme Olivier Amblard.
Pour le directeur de Charentes Tourisme, cela passe aussi par les grands évènements, organisés tout au long de l'année pour attirer de tout temps. 'Cette saison des grands évènements a commencé tout début janvier avec le Festival international de la BD d'Angoulême. Elle se prolongera dans quelques semaines par le festival des cerfs-volants à Châtellaillon-Plage', rappelle-t-il.
« Sur la période des vacances scolaires, toutes zones confondues, l'Aquascope a atteint sa jauge maximale tous les jours. » Jérôme Neveux, responsable de la communication du Futuroscope
Au Futuroscope également, la période est plutôt bonne. 'Sur les vacances de février, nous sommes devenus une réelle alternative au ski', assure Jérôme Neveux, responsable de la communication du parc. D'autant plus qu'il s'agit du seul parc d'attraction de France, avec Disneyland, ouvert sur la période. Et pour séduire les familles, les promotions sont de sortie sur la période. 'On constate un allongement du séjour, avec de plus en plus de séjour de deux jours et une nuit. Nos hôtels thématiques plaisent', continue-t-il.
Plus que les hôtels, le nouveau parc aquatique, Aquascope, rencontre un véritable succès. Pour son premier hiver, il a fait le plein. 'Sur la période des vacances scolaires, toutes zones confondues, l'Aquascope a atteint sa jauge maximale tous les jours', annonce Jérôme Neveux.
S'il est encore trop tôt pour avoir des chiffres de la fréquentation touristique de ce début d'année en Poitou-Charentes, la tendance semble bonne. Aidé par une météo clémente, la politique de développement touristique tout au long de l'année semble commencer à porter ses fruits.
Office de Tourisme : Lyon défend mordicus son bureau d’accueil
L’echo Touristique – Le 3 février 2025 – Lien vers l’article
Office de tourisme : Lyon défend mordicus son bureau d'accueil
Alors que l’Office de tourisme de Paris vient de fermer son dernier point d’accueil physique, celui de Lyon maintient le sien, qu’il qualifie de « navire amiral ».
Situé place Bellecour, le Pavillon d’accueil – c’est comme ça qu’il s’appelle – de l’Office de tourisme de Lyon joue un rôle crucial dans la stratégie d’hospitalité de la métropole. « C’est un lieu emblématique – une ancienne orangerie du début du XIXème – au cœur de la ville, ancré dans l’histoire de Lyon » résume Virginie Carton, directrice de l’Office de tourisme, OnlyLyon Tourisme & Congrès.
225 000 visiteurs chaque année
Si l’Office de Tourisme de Paris a accueilli seulement 150 000 visiteurs en 2024 (0,5% du visitorat global), celui de Lyon en reçoit chaque année 225 000 (4,5% comparé aux 4,9 millions de visiteurs reçus en 2022 mentionnés par le portail de statistiques Statista). « En dépit et à cause de l’offre pléthorique digitale, il y en a encore beaucoup qui sont contents de rentrer dans un espace où nous avons des salariés qualifiés » indique Virginie Carton.
Pour informer le public, l’Office de Tourisme de Lyon – 80 salariés au total – s’appuie sur ses conseillers séjours. « Parlant plusieurs langues, ce sont de véritables spécialistes de la destination. Ils ont visité les expositions et les lieux qu’ils recommandent. Ils maîtrisent les enjeux liés aux accès et aux flux touristiques. Cette qualité d’information que l’on ne retrouve pas sur le Net est une véritable garantie d’hospitalité », affirme la directrice.
Stratégie hybride
Si le digital représente 4,4 millions de visites sur l’ensemble des supports (site, appli) de l’Office de tourisme, il est évident qu’il ne remplace pas l’humain. Le conseiller séjour peut ainsi aiguiller le visiteur vers des parcours pas trop fréquentés et des lieux méconnus, estime l’OT. Un argument qui justifie aussi la défense des emplois.
Sur les 225 000 visiteurs qui transitent chaque année par le Pavillon d’accueil (ouvert tous les jours de 09h00 à 18h00), plus de 50% sont des touristes étrangers. Un chiffre important quand on sait qu’ils ne représentent que 25% de la fréquentation totale de la ville. Ce qui tend à montrer le besoin d’accompagnement pour la clientèle internationale. « On est plus vulnérable quand on est étranger, on ne parle pas forcément français, on a du mal à se repérer dans le métro, dans la rue… Donc ces gens-là, forcément, on les voit deux fois plus » explique Virginie Carton.
43 points d’accueil labellisés
Pour la directrice, « la transformation commerciale est très efficace, facilitant la mise en avant de lieux culturels moins connus et contribuant ainsi à la diversification de l’offre touristique ».
Le Pavillon d’accueil, avec ses 16 collaborateurs permanents, demeure ainsi son « navire amiral ». Il est complété par un réseau de 43 points d’accueil labellisés (musées, campings, parkings…), où les salariés bénéficient d’une formation gratuite au premier accueil touristique. L’objectif est de mailler l’ensemble de la métropole lyonnaise et délivrer « un service d’information de qualité ». Y compris pour ceux qui ne passent pas par la place Bellecour.
Si d’autres grandes villes comme Paris, Londres ou New York ont choisi de fermer leurs espaces d’accueil physique, la Métropole de Lyon – qui finance l’Office de tourisme à hauteur de 4,75 millions d’euros par an sur un budget global de 8,5 millions d’euros – défend un modèle où l’humain et la digitalisation cohabitent, dans une stratégie « phygitale ». Et ce, malgré la montée en puissance du numérique (+46% de consultations du site Internet ces dix dernières années).
Une manne économique
Le point d’accueil physique génère aussi près de 50% des ventes de produits touristiques de l’Office : 50 000 CityPass vendus chaque année, sans oublier les visites guidées, excursions dans le Beaujolais, croisières sur la Saône…
La baisse de fréquentation à l’OT de Lyon, « -40 % en 10 ans » (9,5 millions de nuitées marchandes enregistrées l’an dernier), n’a pas affecté les ventes, assure Virginie Carton. « On fait le job avec de beaux taux de satisfaction » assure-t-elle, soulignant que les visiteurs du Pavillon d’accueil sont désormais plus qualifiés et engagés.
« Les offices de tourisme sont de formidables outils au service des collectivités et des professionnels, qui s’appuient sur eux pour développer l’attractivité de leur territoire. Chaque destination a ses spécificités, et l’Office contribue à sa vitalité » ajoute-t-elle. Pour la directrice, le maintien du Pavillon d’accueil, qui « joue un rôle essentiel dans le développement touristique de la métropole de Lyon », est une évidence.
Airbnb dans le Var : une nouvelle taxe qui va faire flamber vos vacances dès 2025
Var Actu – Le 14 décembre 2024 – Lien vers l’article
Airbnb dans le Var : une nouvelle taxe qui va faire flamber vos vacances dès 2025 !
La TVA sur les locations Airbnb, applicable dès 2025, pourrait renchérir les séjours dans le Var et modifier les habitudes des vacanciers.
À partir de 2025, les locations touristiques sur des plateformes comme Airbnb seront soumises à la TVA, une mesure adoptée par les députés français qui risque de transformer le marché des locations de courte durée. Les vacanciers se rendant dans le Var, région prisée pour ses paysages et son ensoleillement, devront ainsi anticiper un budget plus élevé pour leur séjour.
Pourquoi imposer la TVA aux meublés touristiques ?
Actuellement, seuls les logements touristiques offrant des services hôteliers, comme le petit-déjeuner ou le ménage quotidien, sont soumis à la TVA. La majorité des locations sur Airbnb échappent donc à cette taxe, contrairement aux hôtels.
La nouvelle réglementation considère désormais ces locations comme des activités commerciales, au même titre que les hôtels. Elle vise à rétablir une concurrence équitable dans le secteur touristique. Ce projet s’inscrit également dans une série de réformes destinées à réguler les meublés touristiques, notamment pour lutter contre la spéculation immobilière et les déséquilibres dans le marché locatif.
Quel impact pour les vacanciers ?
Les touristes qui choisissent des locations Airbnb dans le Var devront s’attendre à :
- Une augmentation des prix : Avec une TVA de 10%, les tarifs des logements pourraient augmenter de manière significative, rendant les séjours moins attractifs par rapport aux hôtels.
- Moins de choix : Certains propriétaires, découragés par les nouvelles démarches administratives, pourraient arrêter de louer leur logement. Cela réduirait l’offre dans des zones très prisées comme Saint-Tropez, Hyères ou le littoral varois.
- Un retour vers les hôtels : Avec une réduction de l’écart de prix, les vacanciers pourraient privilégier les hôtels pour leurs services supplémentaires et une gestion simplifiée.
Des changements pour les propriétaires
Pour les propriétaires varois qui louent leur bien sur Airbnb, cette mesure implique de nouvelles contraintes :
- Obligation de facturer la TVA : Ils devront se conformer à des démarches fiscales similaires à celles des hôtels, ce qui ajoute de la complexité à leur gestion.
- Moindre rentabilité : Avec des prix plus élevés, la demande pourrait diminuer, réduisant ainsi leurs revenus.
- Risques de découragement : Certains pourraient renoncer à la location saisonnière à court terme, ce qui impactera l’offre locale.
Un rééquilibrage du marché touristique
Les hôteliers varois saluent cette décision, qu’ils jugent nécessaire pour rétablir une concurrence plus juste. Jusqu’à présent, les plateformes comme Airbnb bénéficiaient d’avantages fiscaux, leur permettant de proposer des prix inférieurs à ceux des hôtels.
Cette mesure s’inscrit dans un cadre européen visant à harmoniser les pratiques fiscales. En France, elle fait partie d’un projet de loi plus large surnommé « anti-Airbnb », qui entend renforcer la réglementation des meublés touristiques et encourager des pratiques plus respectueuses du marché immobilier et de l’environnement.
Un impact à surveiller dans le Var
Avec cette réforme, le marché du tourisme dans le Var pourrait connaître une évolution significative. Les vacanciers devront repenser leur budget et leur mode d’hébergement, tandis que les propriétaires varois devront s’adapter à de nouvelles exigences. Les hôtels pourraient tirer parti de ce changement en regagnant des parts de marché, notamment dans les destinations phares de la région.
ChatGPT lance Operator : l’assistant qui réserve des voyages à votre place
Tourmag.com – Le 24 janvier 2025 – Lien vers l’article
ChatGPT lance Operator : l’assistant qui réserve des voyages à votre place
Un assistant IA capable d'effectuer des tâches à votre place
OpenAI a lancé un nouvel outil baptisé Operator qui accède à Internet et effectue des tâches à votre place. Cette nouvelle fonctionnalité qui devrait être prochainement intégrée à Chat GPT a notamment la capacité de réserver des voyages en toute autonomie...
OpenAI, l'entreprise américaine qui a créé Chat GPT continue
d'innover !
Elle vient de lancer Operator, un assistant 'qui peut accéder au Web
pour effectuer des tâches à votre place'. Accessible uniquement
aux Etats-Unis et aux abonnés Pro moyennant 200 $ par mois, cette nouvelle
fonctionnalité 'peut consulter une page Web et interagir avec elle en
tapant, en cliquant et en la faisant défiler', à 'l'aide de
son propre navigateur'.
Operator dispose d' 'IA capables d'effectuer un travail pour vous de
manière indépendante : vous lui confiez une tâche et il l'exécute.'
ajoute OpenIa.
Dans le monde de l'IA générative, Operator n'est pas le premier assistant de ce
type à voir le jour. Le nouveau modèle Claude 3.5 Sonnet d’Anthropic a été le
premier assistant de ce genre à être présenté en octobre dernier. Tous les
grands noms de la tech, Microsoft, Apple... travaillent sur des outils
similaires.
Pour voir l'outil, rendez-vous sur operator.chatgpt.com. Si, pour
l'heure, le déploiement du dernier bébé d'OpenAI se fait progressivement, il
devrait intégrer à terme Chat GPT.
Comment fonctionne Operator Chat GPT ?
Il n'est pas possible de le tester si vous êtes basés en
Europe. Sur le plan technique, Operator est alimenté par un nouveau modèle
appelé Computer-Using Agent (CUA) qui a la capacité d'interagir avec les
interfaces utilisateur graphiques : boutons, menus et champs de texte que les
utilisateurs peuvent voir sur un écran.
Il suffit de lui décrire la tâche souhaitée pour qu'il l'exécute. L'utilisateur
garde toutefois la possibilité de reprendre le contrôle 'à tout
moment' explique OpenAI.
'Operator est formé pour demander de manière proactive à l'utilisateur
de prendre le relais pour les tâches qui nécessitent une connexion, des
informations de paiement ou la résolution de CAPTCHA'.
Operator capable de réserver des voyages
Quelle incidence dans le secteur du voyage ?
Comme le montre la page d'accueil d'Operator, l'outil peut rechercher un lieu
de camping pour une famille lors d'un week-end, et à la capacité d'effectuer la
réservation.
Il est donc capable d’exécuter des tâches dans le secteur du tourisme, et de
réserver un restaurant, un évènement ou un voyage... OpenAi a d'ailleurs noué
des partenariats avec plusieurs grands noms du secteur : Booking.com,
Tripadvisor, Priceline, Hipcamp, Uber, StubHub et OpenTable.
'Les utilisateurs peuvent personnaliser leurs flux de travail dans
Operator en ajoutant des instructions personnalisées, soit pour tous les sites,
soit pour des sites spécifiques, comme la définition des préférences pour les
compagnies aériennes sur Booking.com'. ajoute le géant de la tech.
L'intelligence artificielle n'en est qu'à ses débuts et n'a pas fini de nous
étonner, voire nous inquiéter ! Reste à savoir qui sera responsable en cas
d'erreur sur la réservation... Booking.com & Co ou Chat GPT... ?!
Immobilier : les locations touristiques « Airbnb » davantage
encadrées
Le Monde – Le 17 janvier 2025 – Lien vers l’article
Accusées de siphonner le parc locatif classique sur certains territoires, les locations de courte durée, de type Airbnb, se voient appliquer des règles plus strictes. Les pouvoirs des élus locaux et des copropriétés sont renforcés, tout comme les sanctions.
En 2022, le ministère du tourisme estimait à « plus de 800 000 » le nombre de biens immobiliers loués en meublés de tourisme. « Près de 20 % des nuitées saisonnières réalisées en France le sont dans un meublé de tourisme mis à la location par un particulier », indiquait par ailleurs un rapport parlementaire de fin 2023.
Accusés d’aggraver la pénurie de logements, ces meublés touristiques sont devenus la bête noire des élus locaux dans de nombreuses villes. Ceux-ci pointent du doigt la rentabilité de ces locations saisonnières, plus élevée que celle des locations de longue durée, ainsi que les faibles contraintes pesant sur les propriétaires concernés, rendant ce type d’investissement plus attractif pour ces derniers.
La loi« visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale » du 19 novembre 2024 doit changer la donne. Ce texte, aussi appelé loi Le Meur, d’après la députée Renaissance Annaïg Le Meur, durcit les règles fiscales, et encadre plus strictement l’activité.
Vers une extension de l’autorisation préalable
Dans nombre de villes, il est interdit de louer un meublé de tourisme sans une autorisation préalable. C’était déjà le cas dans les communes de plus de 200 000 habitants (Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes et Montpellier) et dans les trois départements de la petite couronne parisienne.
Transformer une habitation en meublé de tourisme est en effet considéré comme un changement d’usage : le logement devient un local commercial, ce qui nécessite une « compensation », comme la mise sur le marché d’un autre logement loué en longue durée.Les communes en zones dites « tendues », c’est-à-dire celles soumises à la taxe sur les logements vacants, pouvaient en outre déjà instituer cette autorisation préalable.
Nouvelle disposition depuis novembre 2024 : les communes qui ne sont pas situées en zones tendues peuvent également décider d’imposer ce régime d’autorisation sur délibération motivée du conseil municipal, l’autorisation préfectorale n’est plus requise. « La délibération doit dans ce cas être motivée par un déséquilibre entre l’offre et la demande de logements entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement sur l’ensemble du parc résidentiel existant », explique l’Agence nationale pour l’information sur le logement.
Possibilité de délimiter des secteurs
Les élus peuvent maintenant délimiter des secteurs du plan local d’urbanisme réservés aux résidences principales. Cette mesure concerne les constructions neuves et il faut que la commune soit située en zone tendue, ou que les résidences secondaires représentent plus de 20 % du nombre total d’immeubles à usage d’habitation.
Cette obligation prend la forme d’une servitude inscrite dans l’acte de vente. En cas de non-respect, une astreinte de 1 000 euros par jour peut être appliquée. Lorsque le logement est loué, si le locataire ne respecte pas cette obligation d’utiliser le logement comme résidence principale, cela constituera un motif de résiliation du bail.
Baisse de la durée de location de la résidence principale
Pour les personnes qui louent tout ou partie de leur résidence principale à des touristes en leur absence, l’autorisation n’est pas obligatoire, à condition de ne pas dépasser cent vingt jours par an. Au-delà, le logement n’est plus considéré comme une résidence principale et une autorisation est requise. A compter de cette année 2025, les élus peuvent abaisser ce nombre à quatre-vingt-dix. La règle s’applique à Paris depuis le 1er janvier.
Par ailleurs, sur tout le territoire, les meublés de tourisme doivent être déclarés même s’il s’agit de la résidence principale du loueur. Les démarches se font actuellement commune par commune, ce qui ne permet pas d’avoir une vision générale du nombre de meublés de tourisme sur un secteur. Pour un meilleur contrôle, un téléservice national de déclaration obligatoire devrait être mis en place dans les mois à venir. Un décret doit préciser les pièces justificatives à produire.
Des sanctions durcies
Toute personne qui louerait un meublé de tourisme sans autorisation alors que celle-ci est obligatoire s’expose à une amende civile dont le montant maximal s’élève désormais à 100 000 euros, contre 50 000 euros auparavant.
« Attention, lorsque le logement appartient à un couple ou à une indivision, chaque membre du couple ou de l’indivision peut se voir condamné », rappelle Lorène Derhy, avocate au barreau de Paris. Toute structure qui prête son concours à cette location peut en outre être condamnée à une amende de 100 000 euros par local illégalement transformé. « C’est notamment le cas des agences immobilières et des services de conciergerie », complète Lorène Derhy. Les plateformes qui mettent les biens à disposition ne sont pas concernées par ces sanctions, mais le maire pourra suspendre le numéro de déclaration obligatoire pour louer et émettre une injonction de retirer un logement de la location si la déclaration est erronée ou incomplète.
Davantage de pouvoirs pour les copropriétés
La loi permet désormais aux copropriétés d’interdire les locations de tourisme, qui génèrent parfois des nuisances importantes, si l’interdiction vise les appartements utilisés comme résidences secondaires et si le règlement de copropriété interdit toute activité commerciale.
« Si le règlement prévoit une clause d’habitation bourgeoise exclusive ou bourgeoise simple, c’est-à-dire dans laquelle les professions libérales sont autorisées, il est possible de voter l’interdiction à la majorité des deux tiers des voix », détaille Eric Audineau, avocat spécialisé en immobilier.
Lorsque le règlement ne comporte pas cette clause et autorise les commerces,
mais que les nuisances sont importantes, l’immeuble pourra toujours agir en
justice pour les faire cesser.
Des exigences de performance énergétique
Enfin, les meublés touristiques doivent être, à compter de 2034, soumis aux mêmes exigences de performance énergétique que les locations de longue durée, sauf si le bien constitue la résidence principale du loueur. A partir de cette date, donc, les biens classés E, F ou G sur un diagnostic de performance énergétique (DPE) seront considérés comme indécents, donc impropres à la location (échéances valables pour la France métropolitaine).
Une mesure s’applique toutefois depuis fin 2024 : pour obtenir une autorisation de mise en location d’un meublé de tourisme, là où la démarche est requise, le propriétaire doit présenter un DPE dont la lettre est comprise entre A et E. Cette dernière mesure n’est prévue qu’en métropole.
« Ca fait vraiment une coupure » : la campagne séduit davantage selon les plateformes de réservation de logement
Europe 1 – Le 9 mars 2025 – Lien vers l’article
Les séjours à la campagne connaissent un essor avec une hausse de 60 % des recherches sur Abritel et un doublement des réservations en cinq ans sur Airbnb. Un tiers des hébergements loués via Airbnb sont en zone rurale, offrant une vraie coupure du quotidien.
Pourquoi ne pas profiter du soleil et du retour des beaux jours avec un week-end dans le Cher ou dans l’Eure-et-Loir ? La campagne attire de plus en plus.
Le site de location Abritel a enregistré une hausse de plus de 60% des recherches de locations en Haute-Vienne par exemple. De son côté, la plateforme Airbnb indique que les séjours à la campagne ont doublé en cinq ans.
Un tiers des hébergements Airbnb loués situés en zone rural
Airbnb enregistre une croissance de 10% des réservations effectuées par les Français pour des séjours à la campagne en 2025. La région Rhône-Alpes, le Limousin ou encore le Centre ont le vent en poupe. Stéphanie voyage très régulièrement avec sa famille, comme pour beaucoup, elle recherche la déconnexion.
'On a tous une vie effrénée, les bruits, les réseaux, les écrans... Du coup, partir à la campagne, ça fait vraiment une vraie coupure. On part le vendredi, on revient le dimanche. Les enfants adorent. On va courir, on fait du vélo. Ça coupe réellement avec notre quotidien', explique-t-elle.
Ce n'est pas l'offre des locations qui manque, selon Airbnb, un tiers des hébergements loués sur la plateforme sont en zone rurale, mais ce ne sont pas les destinations touristiques qui attirent le plus, explique Clément Eulry, directeur général d'Airbnb.
'Les dynamiques sont fortes dans l'ensemble des géographies. On voit cependant des tendances encore plus fortes pour des séjours qui sont réalisés à la campagne, en dehors des sentiers battus', détaille le professionnel. Une bonne nouvelle aussi pour les hôtes, avec un revenu moyen de 3.800 euros brut par an.|
Bonjour à tous, Modification du classement des résultats de recherche chez Booking, nouveau référencement des sites Internet chez Google avec l’intelligence artificielle : les plus gros acteurs du numérique s’apprêtent à changer les règles en janvier 2025 et personne ne peut véritablement vous dire comment cela se traduira exactement pour votre activité de gérant de meublé touristique. Comme toujours, la dépendance vis-à-vis de ces grands acteurs du tourisme peut compliquer votre activité, en fonction des critères qu'ils définiront. Nous recommandons donc à ceux qui ne l'ont pas encore fait : Vendez-vous en direct ! Créez votre site Internet personnel, en parallèle de vos annonces sur les sites de location, et proposez le paiement en ligne pour réserver votre ou vos meublés. Bonne lecture ! Comment l’IA transforme la recherche en ligne : outils, taux d’adoption, fiabilité, … Blog du modérateur – Le 4 décembre 2024 – Lien vers l’article SEMrush et Statista publient une étude sur l’adoption des technologies d’IA pour la recherche en ligne. Découvrez les éléments clés. Cela faisait près de deux décennies que Google n’avait pas été challengé sur son terrain. Si le moteur de recherche reste le leader incontesté de la recherche en ligne, l’arrivée de la recherche par IA, grâce à ChatGPT ou à des outils plus spécialisés comme Perplexity, amène la firme de Menlo Park à se réinventer en intégrant à son tour des technologies d’intelligence artificielle générative, avec plus ou moins de réussite. En cette fin d’année 2024, où en est la recherche par IA ? Semrush et Statista ont tenté d’y répondre à travers une étude analysant le trafic en ligne et les requêtes de recherche. On fait le point ! La recherche par IA se généralise L’impact de ChatGPT sur la recherche en ligne est visible. Entre 2022 et 2023, les trafics des 3 principaux moteurs de recherche, Google, Bing et Yahoo, ont diminué. À l’inverse, les moteurs de recherche intégrant des technologies IA, comme Brave Search, ont enregistré des gains significatifs de trafic (+211 % pour le moteur de recherche axé sur la confidentialité). Une adoption qui se manifeste dans les données des utilisateurs. Aux États-Unis en 2024, 112,65 millions d’internautes utilisent occasionnellement des outils boostés par IA pour leurs recherches en ligne, soit près de deux fois plus qu’en 2021. En 2023, ils étaient même 13 millions à utiliser l’IA générative comme principal outil de recherche en ligne. Dans 15 ans, Statista prédit que plus de 240 millions d’Étasuniens adultes utiliseront l’IA pour la recherche en ligne, soit presque la totalité des habitants majeurs du pays. Pour SEMrush, les professionnels du marketing et du contenu devront s’adapter à cette évolution de la recherche en ligne. Pour cela, il sera nécessaire d’envisager le passage à une recherche plus précise et naturelle. Les utilisateurs passent d’une recherche par mots-clés à une recherche conversationnelle. Mettez à jour votre stratégie de contenu pour répondre aux questions de manière naturelle, car les utilisateurs s’engagent désormais dans un dialogue avec les outils de recherche. Recherche par IA : OpenAI et Google se partagent le gâteau En 2024, 78,4 % des recherches en ligne par IA ont été réalisées grâce à Google, via Gemini, ou avec ChatGPT (voir image de une). Dans le détail, le chatbot d’OpenAI devance son concurrent, ses domaines cumulant 43,1 % des parts de marché, contre 35,3 % pour Google. Perplexity, le moteur de recherche par IA, se classe en troisième position, mais parvient tout de même à capter 12,8 % du trafic. Bing, malgré l’intégration rapide de technologies d’IA, grâce au partenariat entre Microsoft et OpenAI, ne parvient pas à se faire une place. Le moteur de recherche paru en 2009 ne représente que 3,3 % du trafic généré par l’IA. ChatGPT Search : quel impact sur la recherche en ligne ? ChatGPT joue un rôle de plus en plus important dans la recherche en ligne. Entre juin et octobre 2024, le nombre de redirections de ChatGPT vers d’autres domaines a augmenté de 60 %, les domaines cibles uniques passant d’un peu plus de 10 000 à près de 25 000. Pour SEMrush, cette donnée « positionne SearchGPT comme un acteur clé dans le paysage évolutif de la recherche, ce qui souligne l’impact croissant de l’IA sur la façon dont les utilisateurs découvrent et s’engagent avec l’information en ligne ». Toutefois, l’adoption croissante des outils d’IA et de ChatGPT Search spécifiquement, se révèle également risquée. Une récente étude menée par le Tow Center for Digital Journalism de l’Université de Columbia démontre que l’outil présente de fortes lacunes dans la fiabilité de ses réponses, avec en particulier une incapacité à citer correctement ses sources. Ce manque de fiabilité est ressenti par les utilisateurs, dont 63 % indiquent qu’ils utiliseraient l’IA générative si celle-ci était plus sécurisée. Sundar Pichai promet des changements profonds pour Google search en 2025 Mcag – Le 6 décembre 2024 – Lien vers l’article Cela fait quelque temps que Google Search n’est plus en odeur de sainteté auprès des utilisateurs : beaucoup déplorent une qualité des résultats en baisse, tandis que les ajouts liés à l’intelligence artificielle ne convainquent pas vraiment. Face à la débâcle, le CEO de Google se veut rassurant. Sundar Pichai a fait miroiter des « changements profonds » pour son moteur de recherche en 2025. La déclaration a été faite à l’occasion du DealBook Summit du New York Times. « Je pense que vous serez surpris, même au début 2025, par le genre de choses nouvelles que la recherche pourra faire par rapport à ce qu'elle est aujourd'hui », a-t-il déclaré. Reste à voir si cela passera par l’ajout de nouvelles fonctions d’IA ou par une véritable manœuvre pour réparer le produit et faire revenir les utilisateurs partis voir ailleurs. Google a tout intérêt à mettre le paquet sur son moteur de recherche, un produit qui génère la majorité de ses revenus. La concurrence s’intensifie, de plus en plus de personnes se tournant vers d’autres plateformes comme TikTok ou ChatGPT quand ils ont besoin d’informations. Un changement d’habitudes qui touche directement son activité de publicitaires, qui devrait pour la première fois en 10 ans passer sous la barre des 50 % de parts de marché l'année prochaine aux États-Unis. |
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Booking : Qu’est-ce que la nouvelle notation va changer pour les hôteliers ? Le système de notation de Booking changera dès le 1er janvier 2025. Ce recalcul des notes des établissements hôteliers viendra modifier en profondeur la façon dont ils sont perçus en ligne. Informés au début du mois de décembre 2024, les hôteliers présents sur Booking ont été prévenus d’un changement de méthode dans le calcul de la notation. Ce dernier prendra effet le 1er janvier 2025 et entraînera le recalcul des notes des établissements. Comme nous l’explique Thomas Yung, directeur associé de My Hotel Reputation, jusqu’à présent, le barème de notation de Booking fonctionnait en faisant la moyenne des notes laissées par les internautes. « Sachant que la plateforme ne garde pas les avis datés de plus de 3 ans », précise-t-il. Désormais, l’OTA souhaite pondérer cette moyenne en donnant un coefficient plus fort aux avis les plus récents, « sans pour autant avoir une information précise sur cette limite de temps », ajoute Thomas Yung. Les avis « pertinents » vont également avoir plus de poids sur la moyenne des établissements, mais le terme reste flou. « Ce nouveau système est très opaque car les hôteliers n’ont aucune information concernant les critères pris en compte lorsqu’il est question de définir les avis récents ou pertinents ». Sur le mail envoyé aux hôteliers, Booking justifie ce nouveau mode de calcul par la volonté de « refléter l’expérience client la plus récente dans l’établissement. Cela permettra également aux clients de mieux savoir à quoi s’attendre avant leur séjour ». Une « charge mentale » alourdie pour les hébergeurs Le consultant en e-réputation craint que cela fasse augmenter la pression sur les hôteliers, sans réel bénéfice pour eux et leur business. « Pour résumer, Booking nous dit que les avis déposés en ligne seront pris en compte doublement », explique-t-il. Selon lui, l’OTA aurait pu aller beaucoup plus loin pour redéfinir son système de notation : « Booking détient tellement de data qu’il aurait été capable d’analyser les notes selon la nationalité des profils, le délai de réservation du client, ses préférences habituelles ou bien encore donner plus de crédit aux membres de son programme fidélité, Genius ». Avec ce recalcul et cette nouvelle méthode, Thomas Yung craint que la « charge mentale » des hôteliers concernant l’e-réputation augmente. « Ce système n’est pas transparent et comme d’habitude, cela aura un impact direct sur l’activité des hébergeurs car Booking a une force de frappe considérable », conclut-il. Pour rappel, la note moyenne d’un établissement influence son classement et l’affichage des résultats. Dans ses conditions générales, Booking rappelle néanmoins qu’il ne peut être « tenu responsable des commentaires clients publiés sur la plateforme ». Les hôtels peuvent être moins chers sur leur site web que sur Booking.com L’écho touristique – Le 14 novembre 2024 – Lien vers l’article La parité tarifaire n’est plus. Suite au DMA, les hôtels sont libres de proposer de meilleurs prix sur leurs canaux directs, et donc d’apparaître plus chers sur la plateforme Booking.com. À compter d’aujourd’hui, Booking Holdings « doit veiller à ce que son service d’intermédiation en ligne, Booking.com, respecte toutes les obligations pertinentes de la législation sur les marchés numériques (DMA) », selon la Commission européenne. Mais encore ? La DMA interdit les clauses dites de « parité ». « Par conséquent, les hôtels, les loueurs de voitures et les autres prestataires de services utilisant Booking.com sont désormais libres d’offrir des prix et des conditions différents (y compris meilleurs) sur leur propre site web ou sur d’autres canaux que sur Booking.com », ajoute la commission. Pas de parité, ni l’équivalent L’Europe va plus loin. « La réservation ne doit pas introduire d’autres mesures ayant le même effet que les clauses de parité », est-il expliqué. En clair, Booking.com « n’est pas autorisé » à augmenter les taux de commission ou à retirer des annonces d’entreprises qui oseraient afficher des tarifs plus attractifs. Le leader de la réservation hôtelière n’a ainsi pas le droit de pénaliser la politique commerciale des établissements. Reste à savoir s’il ne le fera pas, discrètement, au niveau de son algorithme et des préférences d’affichage… En tout cas, Booking.com déclare respecter les nouvelles règles du jeu. « À compter d’aujourd’hui, échéance fixée par la Commission européenne, Booking.com répond aux exigences de la loi sur les marchés numériques (Digital Markets Act) dans l’Espace Économique Européen (EEE) », indique l’entreprise néerlandaise dans une déclaration transmise ce jour à L’Echo touristique. Des amendes en cas de violation des règles Par ailleurs, les hôtels et autres services touristiques auront accès « en temps réel et en continu » aux données qu’eux-mêmes et leurs clients génèrent via l’utilisation de Booking. « Les utilisateurs professionnels peuvent désormais choisir de transférer les données qu’ils ont générées sur Booking.com vers des plateformes alternatives ». Et ce, afin de « développer des offres plus innovantes et personnalisées ». En cas de violation des règles du DMA, la Commission peut imposer des amendes allant jusqu’à 10% du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise. Voire jusqu’à 20% en cas de récidive. Bruxelles pourrait même aller jusqu’à contraindre l’entreprise concernée à vendre certaines activités ou l’empêcher de faire certaines acquisitions. Des changements pour certains pays Par courrier, Booking.com a annoncé au printemps à ses partenaires que, à partir du 1er juillet, les obligations de parité des accords ne s’appliqueraient plus à ses établissements partenaires situés dans l’EEE. « Vous n’avez donc pas l’obligation de proposer sur Booking.com des conditions et des tarifs identiques ou plus avantageux que ceux que vous proposez via d’autres canaux en ligne ou hors ligne », précise le géant de la réservation hôtelière. Cette annonce ne concernait toutefois pas les établissements situés en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en France, en Italie et au Portugal, précisait alors la plateforme. De fait, les obligations de parité tarifaire ne s’appliquaient plus dans ces pays. Entré en vigueur début mars, le DMA vise à contrer les abus de position dominante. L’Europe souhaite ainsi mieux protéger l’émergence de start-up. |
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« Malgré un cadre fiscal moins favorable, la location de courte durée restera plus lucrative que la location longue durée dans les zones touristiques » Le Monde – Le 23 novembre 2024 – Lien vers l’article L’économiste Mehdi Farajallah doute, dans une tribune au « Monde », que la réduction des avantages fiscaux prévue par la loi de finances convaincra les propriétaires de renoncer à louer par le biais des plateformes comme Airbnb. La loi de finances 2025, en réduisant les avantages fiscaux pour les locations meublées de courte durée, vise à encourager les propriétaires à opter pour des baux de longue durée afin de soutenir le marché résidentiel. Mais cette approche uniforme, pertinente dans certaines grandes villes, pourrait s’avérer inadaptée dans d’autres régions où la demande touristique est faible. Une telle mesure pourrait échouer à l’échelle nationale en raison des dynamiques contrastées du marché locatif français. Les choix des propriétaires utilisant des plateformes collaboratives telles qu’Airbnb dépendent directement des conditions locales (« What Drives Pricing Behavior in Peer-to-Peer Markets », Mehdi Farajallah, Robert G. Hammond, Thierry Pénard, SSRN, 2016). A Paris, où l’afflux touristique reste massif, un propriétaire dans le Marais ou à Montmartre trouvera peu d’incitation à basculer vers un bail de longue durée, même en tenant compte des réductions d’avantages fiscaux. Des villes comme Chamonix (Haute-Savoie) ont choisi de réguler spécifiquement les locations saisonnières pour répondre à la hausse des prix immobiliers. Mais dans des villes moyennes comme Poitiers, où la demande touristique est moindre, l’incitation à maintenir un logement en location de courte durée est forcément moindre. Malgré un cadre fiscal moins favorable, la location de courte durée restera plus lucrative que la location longue durée dans les zones touristiques, ce qui freine la réorientation vers des baux classiques. Les « superhôtes » Airbnb, en particulier dans les villes à forte affluence, affichent des taux de remplissage élevés et captent un revenu supérieur parce que les utilisateurs privilégient les logements bien notés (« Trust and Reputation in the Sharing Economy: The Role of Personal Photos on Airbnb », Eyal Ert, Aliza Fleischer et Nathan Magen, SSRN, 2015). Les Jeux olympiques de Paris 2024 illustrent cet attrait financier : des propriétaires parisiens, y voyant une occasion favorable, ont mis leurs logements en location à des tarifs atteignant 800 euros par nuit (Le Monde, 22 juillet). Des procédures d’expulsion coûteuses En France, la location de longue durée implique des obligations qui rendent les propriétaires réticents à opter pour ce modèle, surtout dans les zones où l’afflux touristique est saisonnier. Les réglementations visant à protéger les locataires, bien que nécessaires, freinent les bailleurs, qui redoutent les retards de paiement ou des procédures d’expulsion longues et coûteuses (« Digital Discrimination: The Case of Airbnb.com », Benjamin Edelman et Michael Luca, Harvard Business School, 2014). Les jeunes travailleurs et les étudiants peinent de plus en plus à accéder aux locations de longue durée, illustrant ainsi un déséquilibre entre l’offre et la demande de logements (Le Monde, 10 octobre). En somme, si la loi de finances entend redistribuer les logements touristiques vers le marché résidentiel, ses effets seront probablement variables selon les spécificités locales. Dans les grandes villes touristiques, la pression fiscale pourrait s’avérer insuffisante pour compenser les gains que les propriétaires réalisent par le biais des plateformes de location meublée. Dans les zones non touristiques, en revanche, l’impact de ces mesures pourrait rester marginal. Une approche plus flexible et contextuelle pourrait offrir de meilleurs résultats, afin de répondre aux besoins diversifiés des villes françaises et garantir un équilibre entre le tourisme et le logement résidentiel. Interdiction d’AirBnB : New-York va-t-elle rétropédaler ? L’echo touristique – Le 26 novembre 2024 – Lien vers l’article A New York, un projet de loi pourrait réhabiliter une partie des annonces type Airbnb, bannies de la ville depuis l’automne 2023. Surprise. Des membres du conseil municipal ont présenté un projet de loi (n°1107) qui étendrait la location à court terme aux propriétaires de maisons unifamiliales et bi-familiales, indique notre confrère Skift. De quoi donner un sérieux coup de griffe à la loi locale 18 de la ville de New York, qui interdit la location courte durée des logements entiers depuis septembre 2023. Aujourd’hui, seules les chambres chez l’habitant et les locations longue durée (30 jours et plus) demeurent autorisées. Par conséquent, le nombre d’annonces Airbnb pour des séjours de moins de 30 jours dans la ville est passé de 22 246 en août 2023 à 4 000 en mai 2024, soit une chute de 82%, selon Business Insider. Lobbying hôtelier en vue Le projet de loi n° 1107 compte non seulement autoriser les propriétaires de maisons unifamiliales et bi-familiales à les transformer en meublés touristiques, mais aussi les dispenser d’être présents pendant le séjour des clients. Il serait aussi possible d’accueillir jusqu’à quatre adultes (au lieu de deux actuellement) et leurs enfants. « Les modifications proposées à la loi sur la location à court terme de New York sont une étape positive pour aider les propriétaires à gagner un revenu supplémentaire lorsqu’ils sont hors de la ville et rendre la ville plus accessible aux voyageurs », a déclaré le porte-parole d’Airbnb dans un communiqué. Mais, comme le relève Skift, les délibérations sur le projet de loi 1107 devraient être longues et des amendements sont probables. L’industrie hôtelière devrait s’opposer aux changements, et Airbnb redoubler de lobbying alors que d’autres villes veulent corser leur réglementation anti-Airbnb. Les enjeux s’avèrent colossaux à l’heure où plusieurs villes envisagent d’interdire les locations saisonnières (Barcelone) ou les freiner (Athènes, Nice, Val d’Europe près de Paris). Hôtels à New York : un prix moyen de 417 dollars New York espérait que la loi locale 18 contribue à atténuer la crise du logement. Mais selon Airbnb, il n’en est rien. « Il y a un an que la ville a musclé la réglementation, rappelait récemment à L’Echo touristique Emmanuel Marill, directeur Europe, Moyen-Orient et Afrique d’Airbnb. Or un an après, il n’y a pas du tout d’amélioration au niveau du marché immobilier : on observe une augmentation des loyers de 3,4 % sur les 11 premiers mois d’application de la loi. Dans le même temps, les prix des chambres d’hôtels ont explosé, de l’ordre de 7,4% en un an. New York devient une destination compliquée où ne vont plus ceux qui ont moins de pouvoir d’achat. Est-ce cela que les gens veulent ? » Les tarifs des hôtels à New York atteignent des sommets à l’approche des vacances, confirme le New York Times. Au mois de septembre, le prix moyen d’une chambre d’hôtel à New York en septembre a grimpé à 417 dollars, selon CoStar. Soit le tarif mensuel le plus élevé jamais enregistré dans la ville par d’après cette société d’analyse immobilière, depuis qu’elle a commencé à suivre les données en 1987. |
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Nous vous souhaitons à tous de très belles fêtes de fin d'année et vous donnons RDV le 15 janvier prochain ! Arnaud et Simon |
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Que va changer le texte sur l’encadrement des locations touristiques de type AirBnB adopté par le parlement ? France Info - Le 7 novembre 2024 – Lien vers l’article La proposition de loi réduit les avantages fiscaux accordés aux propriétaires et offre plus de possibilités aux communes pour réguler l'essor de ces meublés de tourisme. Les règles des locations saisonnières sur les plateformes comme Airbnb, Abritel ou encore Booking vont être durcies. Après plusieurs mois de débats, l'Assemblée nationale a définitivement adopté, jeudi 7 novembre, la proposition de loi transpartisane visant à mieux réguler les meublés touristiques, accusés de déséquilibrer le marché du logement. Le texte(Nouvelle fenêtre), issu d'un accord en commission mixte paritaire, avait déjà recueilli l'approbation du Sénat mardi. Il 'permettra de donner des outils aux maires et d'équilibrer les règles entre location longue durée et les meublés touristiques', selon la ministre du Logement(Nouvelle fenêtre), Valérie Létard. Après son adoption par le Parlement, franceinfo détaille les grandes mesures de ce texte. Une réduction des avantages fiscaux La mesure phare du texte consiste à réduire les avantages accordés à la location de meublés touristiques par rapport à la location de logements d'habitation. Actuellement, les loueurs de chambres d'hôtes et de meublés touristiques classés (entre une à cinq étoiles) bénéficient d'un abattement fiscal de 71% sur leurs recettes, à condition que ces dernières ne dépassent pas 188 700 euros par an, rappelle le site de l'administration française(Nouvelle fenêtre). Le texte prévoit d'abaisser cet abattement à 50%, comme pour les locations de meublés d'habitation, et de limiter cet avantage fiscal aux loueurs dont les recettes n'excèdent pas 77 700 euros. Pour les meublés touristiques non classés, le texte réduit l'abattement à 30%, au même taux que les locations d'habitation de non-meublés. Le plafond de recettes annuelles pour y être éligibles serait abaissé à 15 000 euros, contre 77 700 euros aujourd'hui. Ce barème, issu d'un compromis entre députés et sénateurs, est toutefois jugé encore 'trop généreux' par les coauteurs de la proposition de loi initiale, le député Iñaki Echaniz (socialiste) et sa collègue Annaïg Le Meur (Renaissance). 'Nous continuerons de porter dans le cadre du budget la nécessité d'aligner la fiscalité entre la longue et la courte durée en augmentant l'abattement sur la location nue', écrit l'élu de gauche dans un communiqué(Nouvelle fenêtre). Des procédures plus strictes pour louer Pour mieux contrôler ces locations et s'assurer qu'elles restent dans les clous, un numéro d'enregistrement pour tous les meublés, qu'il s'agisse d'une résidence principale ou secondaire, sera désormais systématiquement nécessaire. Cet enregistrement préalable en mairie était déjà appliqué par un nombre croissant de villes, comme Paris, Lyon ou encore les communes du bassin d'Arcachon(Nouvelle fenêtre) plus récemment. Par ailleurs, dans le cas des résidences principales, un justificatif de domicile sera demandé, contre une simple attestation sur l'honneur à l'heure actuelle. Dans toutes les communes, la création de nouveaux logements en location meublée touristique – hors résidences principales louées occasionnellement dans l'année – sera soumise à une autorisation de changement d'usage, afin que le bien passe du statut d'usage d'habitation à celui d'usage commercial. Le propriétaire d'un logement loué à des fins touristiques devra aussi informer son syndic de copropriété de ce changement d'usage et attester sur l'honneur que son activité est compatible avec le règlement de copropriété. Des dispositifs de régulation pour les communes La proposition de loi contient en outre plusieurs dispositifs pour aider les maires à encadrer les locations saisonnières. Elle donne la possibilité aux communes de mettre en place des quotas, ce qui a déjà été expérimenté par une poignée de villes touristiques. Elles pourront aussi réduire de 120 à 90 jours par an la durée maximale pendant laquelle une résidence principale peut être louée aux touristes. Le texte permet aussi la création de zones réservées aux résidences principales dans le plan local d'urbanisme (PLU) pour les communes possédant plus de 20% de résidences secondaires et celles situées en zones tendues. A Paris, par exemple, une interdiction de nouvelles locations meublées touristiques dans les quartiers de Montmartre, du Marais et aux abords de la tour Eiffel est prévue dans le prochain PLU qui sera voté mi-novembre, explique auprès de l'AFP Ian Brossat, sénateur communiste et conseiller à la mairie de Paris. Ces mesures mises au vote jeudi satisfont les édiles. 'C'est véritablement un texte qui nous permet d'améliorer les équilibres entre la population touristique et la population permanente', estime sur franceinfo le maire de Chamonix (Haute-Savoie), Eric Fournier. La plateforme Airbnb, dont la France est le deuxième marché, 'regrette' pour sa part ces mesures. 'Bien que nous n'anticipions pas un impact notable sur notre activité, la baisse de la fréquence à laquelle les Français peuvent louer en courte durée leur logement risque de nuire à de nombreuses familles', juge le site de réservations. Des locations soumises au respect des règles de rénovation énergétique Comme pour la location classique, le texte généralise 'l'obligation du diagnostic de performance énergétique pour la location de courte durée', explique Iñaki Echaniz. Les nouveaux meublés de tourisme ne pourront être loués qu'à condition d'avoir un diagnostic de performance énergétique (DPE) inférieur à E au moment de l'entrée en vigueur de la loi, et inférieur à D à partir de 2034. L'évolution est similaire pour les propriétaires de locations meublées touristiques qui sont déjà sur le marché, mais qui sont considérées comme des passoires énergétiques. Ils auront quant à eux dix ans pour réaliser des travaux et parvenir à l'étiquette énergétique D. Les résidences principales louées occasionnellement et les logements meublés touristiques en outre-mer ne sont pas concernés par cette double règle. |
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Aujourd'hui, 57 % des voyageurs recherchent le site Internet des propriétaires pour ne pas payer les commissions des sites et réserver en direct. |
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AirBnB sort vainqueur de l’affrontement juridique face aux hôteliers français Le Figaro – Le 21 octobre 2024 - Lien vers l’article Airbnb remporte une bataille judiciaire face à l'UMIH, l'organisation hôtelière française, qui dénonce une concurrence déloyale. La plateforme, jugée conforme aux réglementations, fait face à une nouvelle pression fiscale. Le tribunal de commerce de Paris a donné raison à la plateforme américaine Airbnb, rejetant l'accusation de concurrence déloyale portée par l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih). L'Umih reprochait à Airbnb de ne pas respecter la réglementation en vigueur, notamment en matière de collecte de la taxe de séjour et d'application des règles locales de location courte durée. En réponse, Airbnb s'est félicité du verdict, estimant que «cette décision confirme que la plateforme respecte les lois applicables» et que l'initiative de l'Umih n'était qu'une tentative de protéger les intérêts de ses membres. Le tribunal a jugé que les activités d'Airbnb et de l'hôtellerie étaient complémentaires sur la plupart des territoires concernés. Une décision aux répercussions majeures pour l’hôtellerie Outre la confirmation du rejet des accusations de concurrence déloyale, le tribunal a également débouté l'Umih de sa demande de dommages et intérêts, fixée à 1,5 million d'euros, et a condamné l'organisation à verser 40.000 euros à Airbnb pour les frais de justice. Cette décision intervient alors que la location touristique est sous le feu des critiques en France, pays où Airbnb occupe la deuxième place de son marché mondial, après les États-Unis. L'Umih, soutenue par une vingtaine d'hôteliers dans une autre procédure en cours devant le tribunal de Lisieux, compte poursuivre son combat judiciaire jusqu'en cassation. AirBnB renforce sa présence en France malgré les tensions Durant les Jeux olympiques de Paris 2024, Airbnb a accueilli plus de 500.000 personnes grâce à des logements jugés plus accessibles que les hôtels. La plateforme continue de collaborer avec les municipalités françaises pour faciliter la collecte de la taxe de séjour et soutenir la réglementation locale. Récemment, Airbnb a déployé son réseau de co-hôtes, initialement lancé en France, permettant à des hôtes de gérer des logements pour le compte d'autres propriétaires, à l'instar d'un service de conciergerie. Malgré les victoires judiciaires, Airbnb fait face à une pression fiscale croissante. Plusieurs amendements au projet de budget 2025 visent à réduire l'écart fiscal entre les locations meublées touristiques et les locations longue durée, signalant un nouvel enjeu dans la régulation de ce marché en pleine mutation. Quand les vacances coûtent de plus en plus cher Le Monde – Le 18 octobre 2024 – Lien vers l’article Hôtels, vols, loisirs, parcs d’attractions… Les hausses de prix depuis cinq ans ont été largement supérieures à l’inflation. Le secteur du tourisme espère tirer parti des vacances de la Toussaint, qui démarrent samedi en France. Dans le tourisme, un secteur espère tirer parti des vacances de la Toussaint, qui démarrent samedi 19 octobre en France : les parcs d’attractions. Disneyland, Nigloland, Parc Astérix, la Mer de sable, OK Corral… Qu’il bruine ou qu’il vente, tous ont investi l’imaginaire d’Halloween pour attirer des visiteurs, à grand renfort de squelettes, citrouilles et spectacles de sorcières conçus pour l’occasion. Le public sera-t-il au rendez-vous ? Alors que la consommation des Français est affectée par la baisse du pouvoir d’achat, ces sorties populaires pâtissent, depuis le début de l’année 2024, de ce contexte, aggravé par une météo peu favorable. Le nombre d’entrées dans les parcs d’attractions a baissé en juin et juillet, selon le Syndicat national des espaces de loisirs, d’attractions et culturels (Snelac) – le mois d’août était meilleur. Et, sur place, les visiteurs ont beaucoup moins dépensé dans les boutiques ou les restaurants. Pour une famille, les factures sont devenues très salées. A Disneyland, pendant les vacances de la Toussaint, une entrée adulte coûte 124 euros (pour les deux parcs), soit une hausse de 25 % en cinq ans. A Nigloland, il faudra compter 43 euros, contre 32 euros en 2019. « On a perdu une partie de notre public, remarque Sophie Huberson, déléguée générale du Snelac. Mais le secteur résiste, car il a un rôle de soupape sociale : c’est du divertissement pur, qui permet en une seule journée de sortir en famille, de se détourner du quotidien. On résiste aussi en raison des tarifs promotionnels proposés par les comités d’entreprise ou les associations. Cette stratégie fait partie du modèle économique des parcs. » Le prix moyen d’une nuit d’hôtel a bondi de 26 % Tout l’univers des vacances a connu, depuis trois ans, de fortes augmentations des tarifs, largement supérieures à l’inflation moyenne : 1,6 % en 2021, 5,2 % en 2022 et 4,9 % en 2023, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). « Dans un esprit de rattrapage post-Covid, les Français ont beaucoup dépensé dans leurs vacances et leurs loisirs. Pendant trois ans, la demande était présente, les professionnels ont augmenté leurs prix sans voir d’effets sur leur fréquentation, constate Jean Pinard, consultant spécialisé dans l’économie touristique. Mais on arrive à la limite de cette logique, avec les tensions sur le pouvoir d’achat, les gens commencent à renoncer. » Cet été, d’après l’Insee, le nombre de nuitées touristiques dans les hôtels, campings ou résidences n’enregistre qu’une légère baisse, amortie par la clientèle étrangère, plus nombreuse. Dans l’hôtellerie, toutes gammes confondues, le prix moyen d’une nuit d’hôtel a bondi de 26 % depuis 2019, selon les données du cabinet MKG, basées sur 2 400 établissements en France. A Paris, cette hausse est plus marquée : 37 %. Une nuit dans un trois-étoiles coûte désormais 134 euros en moyenne dans le pays, contre 97 euros en 2019. Le tarif moyen d’une location sur Airbnb, en France, a connu une augmentation de 39 % depuis 2019, selon les données extraites par le cabinet AirDNA. Quant au prix moyen d’un billet d’avion vers l’étranger, depuis la France, il s’est renchéri de 32 % entre 2017 et 2023, selon la direction générale de l’aviation civile. Autre illustration : le prix des séjours au ski. Pour six jours de remontées mécaniques aux Gets, une station de taille moyenne en Haute-Savoie, il faudra compter, cet hiver, 291 euros par adulte, soit une hausse de 28 % en cinq ans. A Val-Thorens (Savoie), parmi les stations les plus chères des Alpes, ce tarif atteint 320 euros (contre 250 euros pour le même forfait lors de l’hiver 2019-2020). Les colonies de vacances ne sont pas épargnées. A l’été 2022, une semaine de tennis à l’UCPA en Seine-et-Marne était proposée à 620 euros. Deux ans plus tard, ce même séjour est à 740 euros (+ 20 %). Les professionnels avancent de multiples arguments pour justifier ces hausses : flambée des prix de l’énergie, des matières premières, de la blanchisserie, des coûts de transport ou remboursement des prêts garantis par l’Etat accordés durant la pandémie… Le tout combiné à des augmentations de salaires accordées pour attirer des employés, alors que ce secteur fut déserté par les candidats après le Covid-19. Montée en gamme Dans certains cas, la hausse des tarifs reflète aussi des opérations de rénovation. C’est le cas pour les Center Parcs, engagés dans un vaste de plan de rénovation de leurs villages. Résultat : une nuit dans un cottage coûte en moyenne 178 euros (chiffres 2023), contre 137 euros en 2019. « Tous les acteurs du tourisme veulent monter en gamme, parce que c’est plus rentable. Mais ce faisant, on abandonne des segments de clientèle, observe Jérôme Pasquet, président des Villages Clubs du Soleil. Ce sont des millions de clients domestiques en moins, qui se compensent en partie par des clients internationaux. » Ces augmentations de prix ont aussi permis à certains d’améliorer leurs marges. Dans l’hôtellerie, les résultats d’exploitation ont connu une progression nette au cours de ces cinq dernières années, selon le dernier baromètre de l’industrie hôtelière réalisé par KPMG. En particulier pour les hôtels quatre étoiles et plus. Ainsi l’hôtellerie est désormais le secteur le plus recherché par les investisseurs immobiliers. D’autant que le haut de gamme semble échapper à la crise, porté par la croissance de la clientèle étrangère, et par des vacanciers peu sensibles aux hausses de prix. Face à ces coûts plus élevés, les Français partent moins loin, moins longtemps, moins souvent. « Mais davantage dans l’hébergement non marchand, c’est-à-dire chez la famille ou des amis », observe Didier Arino, dont le cabinet, Protourisme, réalise chaque année une enquête sur les vacances des Français. Ainsi, dans les villages vacances VVF, les durées moyennes raccourcissent, avec « de plus en plus de séjours de quatre à cinq jours et de moins en moins de séjours d’une semaine ou plus », illustre le directeur de ce réseau, Stéphane Le Bihan. Les choix de villages se font davantage à proximité du domicile, et les clients les moins fortunés ont « disparu ». En revanche, « on récupère ceux qui allaient dans des clubs ou campings de gamme supérieure, mais qui sont refroidis par les tarifs », explique Stéphane Le Bihan. Dans ses villages situés à la montagne, les familles « prennent deux ou trois jours de forfait et, le reste du temps, font d’autres activités moins chères, de la randonnée, de la luge », raconte-t-il. « Ne pas sortir sa carte bancaire en permanence » Signe des temps, le système d’échange de maisons, qui fait partie de cette galaxie touristique « non marchande », a le vent en poupe. HomeExchange, 175 000 membres, enregistre une croissance de son nombre d’adhérents « de 50 % par an depuis trois ans », indique son président, Emmanuel Arnaud. Cet été, le nombre d’échanges finalisés en France a bondi de 34 % en un an. « La motivation principale est cette volonté de partir pour pas cher. Notre cœur de cible, ce sont les familles avec enfants et notamment les enseignants », précise-t-il. Autre niche qui en profite : le « tout-compris ». Les clubs de vacances proposant de la pension complète ou de la demi-pension réalisent de bonnes performances. « On paie tout avant, la nourriture comme les activités pour les enfants, alors il y a cette idée qu’on maîtrise son budget. On n’a pas à sortir sa carte bancaire en permanence », raconte Alexis Gardy, président du réseau de clubs Belambra, qui a enregistré une hausse de 9 % de sa fréquentation cet été. Sur Airbnb, la location de très grandes maisons, où plusieurs familles peuvent partager les frais, est également plus recherchée. « La fracture s’élargit entre ceux qui ont la culture des vacances et vont dépenser de plus en plus pour voyager – quitte à partir un peu moins souvent –, et ceux qui ne partiront plus, parce que les prix ont trop augmenté », observe Jean Pinard. Lui s’inquiète de la manière dont les géants du numérique, de Netflix à Amazon, empiètent sur un temps libre jadis consacré aux loisirs et aux vacances. Pour le tourisme, la bataille pour reconquérir des clients se joue aussi ici. |
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Tourisme : « Booster la destination Corse avec une plateforme de réservation en ligne dédiée » France bleu – Le 22 octobre – Lien vers l’article La Corse bientôt dotée de sa propre plateforme de réservation en ligne. C’est l’une des mesures issues de la réunion de concertation organisée ce lundi 21 octobre à Bastia par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie et la Chambre de commerce et d’industrie de Corse. La réunion de concertation organisée ce lundi 21 octobre à Bastia par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Corse a rassemblé les acteurs du tourisme et des transports insulaires pour dresser un bilan de la saison touristique écoulée et esquisser les actions à mettre en œuvre pour 2025. Si certains secteurs affichent des résultats encourageants, l'été 2024 a montré des disparités selon les régions et les types d’établissements. Karina Goffi, présidente de l’UMIH Corsica et de la commission tourisme de la CCI de région, a fait le point sur ces écarts : « La saison a été meilleure pour les all-inclusive ou le naturisme, qui ont très bien marché. En revanche, d’autres zones ou catégories d’hôtels ont souffert, et il est difficile de comprendre pourquoi un hôtel trois étoiles a bien fonctionné, alors qu’un autre, dans la même région, a connu des difficultés ». Du côté des transports, Flora Mattei, présidente de l’Office des transports de Corse, a évoqué une dynamique positive dans le secteur maritime : « Avec des chiffres en hausse, notamment grâce à la création de nouvelles routes reliant la Corse à l’Italie », a-t-elle expliqué. En ce qui concerne l’aérien, les résultats sont également prometteurs : « Les flux cumulés, dans le Pumonte et le Cismonte, sont meilleurs qu’en 2019 avec des taux de remplissage avoisinant les 100%, tout opérateur confondu ». Toutefois, la conseillère exécutive de Corse a reconnu que des attentes subsistent, notamment sur la question des tarifs non résidents, qui restent élevés dans un contexte budgétaire difficile. Vers une meilleure organisation et une stratégie plus durable Face à ces constats, plusieurs actions ont été discutées pour améliorer l’attractivité de la destination Corse, notamment en dehors de la saison estivale. La déconcentration et l’étalement de la saison touristique sont au cœur des priorités : « Nous avons enregistré près de 4% de passagers en plus au 15 juillet sur l’ensemble des plateformes de transports insulaires, ce qui montre que l’avant-saison progresse. La déconcentration est donc en marche pour lisser les pics de fréquentation estivale », a ajouté Flora Mattei. Pour Karina Goffi, l’une des actions phares à venir est la création d’une plateforme de réservation en ligne dédiée à la Corse. « Cela permettra de proposer des packages transport-hébergement, tout en réduisant notre dépendance aux géants comme Booking et Expedia. Les partenaires maritimes sont déjà prêts à s’associer et à proposer des tarifs spécifiques sur cette plateforme », a-t-elle précisé. Cette initiative vise à promouvoir directement la Corse et à renforcer l’économie locale. L'élue consulaire a cependant insisté sur l’importance de maintenir Booking pour la visibilité, tout en cherchant « à rediriger les commissions vers les compagnies qui affrètent les passagers pour booster notre destination nous-mêmes ». Un projet soutenu par l’ensemble des acteurs Cette plateforme de réservation a reçu l’adhésion des opérateurs maritimes et aériens, notamment EasyJet qui a déjà intégré 58 hôtels corses dans ses offres. « C’est une excellente nouvelle pour nous, car cela permettra de proposer des packages, une formule très demandée aujourd’hui », a affirmé Karina Goffi. Un sentiment pleinement partagé par Sauveur Grisoni, président du syndicat des activités de plein air. « Il faut que les gens, lorsqu’ils viennent en Corse, viennent pour découvrir notre identité, notre culture, nos professionnels. Nous devons nous démarquer des autres destinations en misant sur notre authenticité. Cette plateforme est un outil essentiel pour y parvenir », conclut-il. L’écho touristique lance « les sens du monde », son premier podcast L’echo touristique – Le 30 octobre 2024 – Lien vers l’article et le podcast (45mn) Tous les mois, Jean-François Rial, le PDG de Voyageurs du Monde, donnera la parole à un expert qui décryptera, pour L’Echo touristique, la marche du monde et son impact sur le secteur du tourisme. L’élection présidentielle américaine à l’honneur du premier épisode Pour le premier épisode de ce nouveau format, L’Echo touristique prend la direction des Etats-Unis, à quelques jours d’un rendez-vous qui pourrait changer la face du monde : l’élection présidentielle américaine. Jean-François Rial tend son micro à Catherine Jentile, grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient et lauréate du prix Albert-Londres, qui expose et compare les conséquences de deux scénarios : la victoire de Kamala Harris, et celle de Donald Trump. Un avis éclairé par celle qui a été chef du bureau de Washington de TF1 entre 2016 et 2021, sous la présidence de Trump. |
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« Il y a une grande évolution », les clients de ce gîte de Dordogne viennent pour des petites périodes France Bleu – Le 11 novembre 2024 – Lien vers l’article Avec le 11 novembre ce lundi, c'est le dernier grand week-end de pont de l'année. Au Moulin de la Jarousse à Angoisse, comme dans toute la Dordogne, l'année n'a pas été bonne et le propriétaire remarque des changements dans les habitudes de ces clients. C'est une année qui a été difficile pour les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration en Dordogne, et partout en France. La météo maussade pendant de longs mois, dont l'été, et l'inflation n'ont pas donné envie aux touristes de partir en vacances. C'est le constat dressé au Moulin de la Jarousse à Angoisse. Le propriétaire, Olivier Loux, était l'invité de France Bleu Périgord ce lundi 11 novembre, à l'occasion du dernier week-end de pont. Hébergements insolites 'Ça fait 26 ans qu'on a commencé l'aventure, rappelle Olivier Loux. Il y a une grande évolution, maintenant, les gens partent énormément pendant toute l'année, avec des courts séjours, une nuit, deux nuits, trois nuits maximum, pour les semaines ou les quinzaines, ça devient compliqué.' Les réservations ont de plus en plus souvent lieu à la dernière minute, et c'est un phénomène qui est lié à l'envie de découvrir de plus en plus de choses en vacances selon le responsable de ce domaine de 20 hectares avec une trentaine d'hébergements insolites. L'année n'a pas été bonne un peu partout dans le pays à cause de la météo, mais les trois dernières semaines le soleil a fait son retour, 'c'était mieux que le mois de juillet', dit même le propriétaire. 'Ces vacances de la Toussaint et ce début novembre sont fabuleux, affirme Olivier Loux. L'année est compliquée parce qu'il a plu énormément, pour les vacances de printemps au mois d'avril les gens sont partis plus à l'étranger parce qu'ils voulaient être certains de trouver un peu de soleil.' Régulation des locations AirBnB La semaine dernière, le Sénat et l'Assemblée Nationale ont adopté un nouveau texte de loi pour encadrer les locations de meubles touristiques qui ont explosé en France ces dernières. De 300.000 à plus de 1.200.000 en huit ans. Il y aura plus de fiscalité, et plus de souplesse laissée aux mairies pour limiter le nombre de logements placé sur Airbnb dans leurs villes. 'Il faut que ça reste professionnel, se réjouit Olivier Loux. Parce qu'après tout le monde fait tout et n'importe quoi, donc que ça reste professionnel c'est mieux pour moi, c'est bien que ça soit réglementé.' Une bonne nouvelle pour les professionnels de l'hôtellerie, qui interpellent depuis longtemps les pouvoirs publics sur cette concurrence qu'ils considèrent déloyale. |
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Nous vous donnons RDV le 15 décembre prochain. Bon week-end Arnaud et Simon |
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Bonjour à tous, Notre entreprise a fêté ses 5 ans le 16 septembre dernier, nous sommes heureux de célébrer cet anniversaire avec vous. Nous avions commencé, après quelques mois d’existence, par la période « Covid », qui soyons honnêtes, n’avait pas été très propice au tourisme et donc à notre activité 😅… Heureusement… Nous sommes toujours là ! Nous aimerions donc remercier chaleureusement les propriétaires qui nous font confiance depuis tout ce temps, en métropole, en Guadeloupe, en Martinique, en Corse et en Espagne. Nous remercions également notre partenaire technique, un grand merci à toute l’équipe. Nous avons plaisir depuis toutes ces années à vous proposer cette revue de presse tous les 15 du mois, permettant une photographie mensuelle des actus importantes liées à la vie des meublés touristiques. Nous espérons qu'elle vous donne satisfaction, n'hésitez pas à nous faire part de vos retours ! Nous avons lancé cette année notre nouveau site www.dormira.fr, permettant de trouver le site Internet des propriétaires de gîtes & chambres d'hôtes pour réserver en direct, sans commission. Merci aux propriétaires qui se sont inscrits (gratuitement), le site prend de l'ampleur grâce à vous ! Bonne lecture ! Arnaud & Simon Les propriétaires de Barcelone s’organisent pour répondre à l’interdiction annoncée des locations touristiques Le Monde – Le 16 septembre 2024 – Lien vers l’article Une association de loueurs de logements menace le gouvernement catalan de multiplier les recours en justice contre une nouvelle loi qui a permis à la mairie socialiste de la capitale catalane d’interdire Airbnb et ses équivalents d’ici à fin 2028. Les propriétaires d’appartements touristiques de Barcelone, menacés d’interdiction en 2029, ont décidé de passer à l’offensive. Lundi 16 septembre, l’association Apartur, qui représente près de 7 000 des 10 000 logements touristiques légaux recensés dans la capitale catalane, a annoncé une pluie de recours contre la Généralité, le gouvernement local. « La décision de supprimer les appartements touristiques suppose une perte de profits et menace la récupération des investissements effectués par les propriétaires. C’est une forme d’expropriation, une atteinte au droit à la propriété. Le total des plaintes que nous sommes en train de rassembler représente déjà plus de 1 milliard d’euros de demandes d’indemnisation. Et ce n’est qu’un début… », prévient Marian Muro, directrice générale d’Apartur. Elle ne cache pas sa colère. Le 21 juin, le maire de Barcelone, le socialiste Jaume Collboni, a provoqué l’émoi, en annonçant la suppression de la totalité des appartements touristiques de la ville en novembre 2028. Sa décision s’appuie sur un décret-loi de la Généralité, approuvé en novembre 2023 et limitant à cinq ans au maximum la durée de validité des « licences touristiques » – lesquelles permettent aux propriétaires de louer leur logement aux vacanciers et visiteurs séjournant dans la cité. « Effets négatifs de la massification touristique » Jusqu’à présent, ces autorisations étaient perpétuelles. Passé le délai de cinq ans, le décret accorde à chaque municipalité le pouvoir de les renouveler ou pas. En février, le Parti populaire (PP, droite) a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle. En attendant la décision des juges suprêmes espagnols, l’édile a pris la décision la plus radicale : supprimer les Airbnb. « La ville ne peut pas se permettre un nombre aussi élevé d’appartements touristiques dans un contexte évident de difficultés d’accès au logement et d’effets négatifs de la massification touristique », s’est justifié M. Collboni. Il a rappelé qu’en dix ans, le prix des loyers avait bondi de 68 % en moyenne, bien que, depuis 2014, la ville ait interdit toute nouvelle ouverture de logement touristique. « Ajouter 10 000 appartements au marché de l’immobilier est une décision pertinente, a-t-il encore insisté, en juillet, sur la radio Cadena Ser. C’est l’équivalent de dix ans de construction moyenne de logements privés dans la ville. (…) Et personne n’aime avoir dans son immeuble des appartements touristiques. » De fait, à Barcelone, la possible suppression des appartements touristiques paraît emporter l’adhésion des habitants. « Cela me semble une très bonne mesure : il faut réguler les Airbnb, miser sur un tourisme de qualité attirant des gens qui respectent la ville et ses habitants. Et il faut que les appartements servent à nous loger, assure Alvaro Molina, programmateur informatique, assis à une terrasse du quartier central du Poble Sec avec des amis, qui opinent. J’ai fait mes calculs et je dois encore vivre six ans chez mes parents pour espérer pouvoir m’acheter un appartement », ajoute le jeune homme de 32 ans. « Les Airbnb privent les gens de logements dont ils ont besoin : il y a peu d’offres, et à des prix exorbitants, estime aussi Jorina (qui n’a pas donné son nom), une trentenaire néerlandaise qui réside à Barcelone depuis une dizaine d’années, tout en promenant son bébé. Durant la pandémie [de Covid-19], on s’est rendu compte que seuls des touristes vivaient dans le quartier du Raval, car les appartements étaient fermés, il n’y avait plus personne », poursuit-elle. Pour beaucoup, la crise sanitaire a marqué un tournant dans l’appréciation du phénomène du surtourisme. « Le confinement a permis à de nombreux Barcelonais de redécouvrir les lieux et habitudes auxquels ils avaient peu à peu renoncé à cause de la “touristification” de la ville : pouvoir se promener tranquillement, croiser ses voisins et s’arrêter pour parler, jouer au ballon sur les places avec ses enfants, lire un livre sur un banc, souligne Daniel Pardo, de l’Association barcelonaise pour un tourisme soutenable (ABTS). Lorsque le tourisme est revenu, la perte de cette qualité de vie n’a cette fois pas été progressive, mais brusque et violente. En deux ans à peine, la ville s’est trouvée de nouveau saturée de visiteurs. » « Besoin d’un changement de modèle » Du côté des propriétaires, la vision de la mesure est diamétralement opposée. « Supprimer les appartements touristiques est une mesure populiste qui traduit l’incapacité de l’administration à faire face au problème du logement, alors qu’elle n’a pas été capable de construire plus de 1,2 % de logements sociaux », affirme Marian Muro, d’Apartur. « Le problème de Barcelone est son pouvoir d’attraction. Or elle veut être à la fois un hub numérique, une ville universitaire avec de nombreuses écoles de commerce et la championne des congrès professionnels. Il faudra que la mairie explique comment elle entend accueillir le Mobile World Congress ou organiser des événements comme l’actuelle Coupe de l’America en voile en se passant de nos logements. C’est impossible », prédit-elle. L’analyse de l’ABTS, à l’origine de la plupart des manifestations contre le tourisme de masse ayant eu lieu ces derniers mois dans la cité catalane – y compris celle qui, en juillet, s’est terminée par des tirs de pistolets à eau contre des touristes –, n’est pas si éloignée de celle de Mme Muro. « La ville a besoin d’un changement de modèle : cesser de faire la promotion du tourisme, réduire les places hôtelières et l’hypermobilité favorisée par le trafic aérien à l’aéroport de Barcelone et les bateaux de croisière, arrêter d’organiser des grands événements et des spectacles. Or c’est tout le contraire que nous voyons », affirme M. Pardo. « La suppression des appartements touristiques pourrait être une bonne mesure, puisque nous les considérons comme une utilisation illégitime des logements, mais nous n’y croyons pas… Si le but est de remplacer les Airbnb par des hôtels, nous n’aurons rien gagné. » Le maire de Barcelone a en effet déclaré qu’il était possible d’augmenter de 5 000 le nombre de places hôtelières dans la ville et de 15 000 dans la zone métropolitaine, afin de compenser la mesure. Il a en outre relancé, avec la Généralité, un projet d’agrandissement de l’aéroport… Autre article sur le sujet : Grand Angle : protestations contre les meublés touristiques, les propriétaires contre-attaquent France Bleu – 24 septembre – Lien vers le podcast et l’article |
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Les voyageurs souhaitent de plus en plus réserver en direct depuis le site des propriétaires. |
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Booking.com pèse jusqu’à 71% des résas hôtelières en Europe Mister Travel – Le 23 septembre 2024 – Lien vers l’article Booking.com pèse jusqu’à 71% des réservations en ligne des hôtels européens. C’est le chiffre donné par l’Hotrec en 2023, une association qui regroupe toutes les organisations patronales et professionnelles hôtelières des principaux pays européens. En France, ce taux serait légèrement inférieur à la moyenne européenne, soit 68,1%. Il s’agit d’un pourcentage réellement considérable. La réservation en ligne de sites européens est en forte baisse Le groupe Expedia (qui comporte les sites Expedia, hotels.com, eBookers, et Orbitz) est en deuxième position avec 14,4%. Le portail hôtelier allemand HRS (qui pesait 16,6% des réservations en 2013) connaît la pire dégringolade puisque son poids dans les apports d’affaires des hôteliers est passé de 16,6% en 2013 à 4,6% en 2023. Nuances dans le poids représenté par les grandes OTA Selon l’étude de l’Hotrec, plus l’hôtel est de taille modeste, plus grande est sa dépendance aux OTAs. Si près d’un tiers des hôtels (28%) dépendent des OTA (online travel agency) pour entre 30% et 49% de leurs affaires, un hôtel européen sur cinq (20%) dépend de Booking, Expedia et leurs concurrents à 50%. Pour les hôtels de moins de 20 chambres, la dépendance aux OTAs est encore plus forte puisque les affaires de 27% d’entre eux dépendent des OTAs pour au moins 30% (et jusqu’à 49%) de leurs réservations. Enfin, 27% des hôteliers réalisent au moins la moitié de leurs nuitées uniquement via les OTA. Une importante décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne La Cour de justice de l’Union européenne a précisé la semaine dernière que Booking.com ne pouvait pas contraindre les propriétaires d’hôtels à respecter ses clauses de parité des prix en vertu du droit de l’UE. HOTREC , l’association européenne représentant les hôtels, restaurants et cafés, a salué la décision du tribunal. La clause de parité est un accord contractuel qui interdit aux hôtels de proposer sur leurs propres sites Web des prix inférieurs à ceux de Booking.com. Sur les réseaux sociaux, l’association a commenté : “L’arrêt rendu aujourd’hui dans l’affaire C-264/23 garantit la sécurité juridique en Europe. En vertu de la loi sur les marchés numériques (DMA) , Booking.com est déjà désigné comme une plateforme de contrôle d’accès. Le droit de l’UE interdit les clauses de parité et impose d’autres obligations importantes” |
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Consommation d’eau : les acteurs du tourisme sont engagés mais peuvent mieux faire Banque des territoires - Le 8 octobre 2024 – Lien vers l’article Une étude de la direction générale des Entreprises a scruté la consommation d'eau dans le secteur touristique. L'hébergement, en tête des prélèvements, réalise des efforts, quand d'autres domaines, liés aux sports et aux loisirs, ont des besoins accrus. Les acteurs du tourisme sont fortement engagés pour économiser l'eau mais de nombreux efforts restent à fournir pour envisager une transition durable du secteur sur les enjeux hydriques, indique la direction générale des Entreprises (DGE) du ministère de l'Économie dans une étude récente. Pour la DGE, il s'agissait de mieux connaître le secteur pour lui permettre de travailler à sa transition durable dans le cadre du plan Eau, qui vise à réduire de 10% les prélèvements en eau d'ici 2030, par rapport à 2022, dans l'ensemble de l'économie. Les villages-vacances en tête des prélèvements Dans un secteur touristique qui consomme chaque année 335 millions de m3 d'eau, l'hébergement totalise 59% des prélèvements. Parmi les types d'hébergement, les 'autres hébergements' (auberges de jeunesse, locations entre particuliers, résidences secondaires, etc.) sont les plus consommateurs, avec 85 millions de m³, mais pour seulement 132 litres par personne et par nuitée, loin derrière les 439 litres des villages-vacances ou des résidences de tourisme avec espace aquatique, ou même les 323 litres en hôtels 4 et 5 étoiles, dont 40 à 45% pour le nettoyage des chambres et des sanitaires. En hôtellerie de plein air, la consommation moyenne par personne et par nuitée est de 183 litres, dont environ 70% pour les sanitaires et douches. En outre, dans les 50% de campings français disposant d'une piscine, celle-ci pèse pour 25% des prélèvements d'eau. La restauration représente le deuxième poste de prélèvement en eau de la filière (27% du total). La DGE explique l'importance de cette consommation par le grand nombre d'acteurs et la forte activité du secteur plus que par l'intensité de l'usage de l'eau 'qui reste faible'. On relève toutefois une nette différence entre la restauration traditionnelle (46,9 litres par couvert) et la restauration rapide (8,2 litres par couvert). Neige et golfs : beaucoup d’eau, peu d’usagers Derrière l'hébergement et la restauration, deux domaines touristiques ressortent pour leurs prélèvements en eau 'particulièrement intenses pour un nombre d'acteurs et d'usagers relativement réduit'. D'abord, la production de neige, avec 29,1 millions de m³ par an (9% du total). Rapporté aux 54 millions de journées-skieurs, 'le prélèvement est environ de 530 litres par skieur et par journée', soit bien plus que dans le secteur de l'hébergement. Le second est l'entretien des golfs (3% du total), sachant qu'un 'dix-huit trous' utilise en moyenne 50.000 m³ d'eau par an. Pour ces deux domaines, la DGE note des 'tendances qui vont à l'accroissement des besoins en contexte de dérèglement climatique'. Les autres sources de prélèvements en eau du secteur touristique se répartissent entre les sites de loisirs (dont les parcs aquatiques qui prélèvent en moyenne 237 litres par visiteur), les sites culturels et le transport fluvial. Si de nombreux efforts restent à faire 'pour correspondre aux réalités environnementales actuelles', la DGE estime 'que les acteurs du tourisme, malgré des sensibilités et des maturités variées, sont largement engagés pour économiser l'eau'. Ainsi 94% des hôtels interrogés dans le cadre de l'étude disent sensibiliser leurs clientèles aux économies d'eau et 71,2% être équipés d'appareils économiseurs d'eau pour le nettoyage. Autre article sur le même thème : Sécheresses, tourisme, agriculture… Et si demain, on n’avait plus d’eau ? BRUT – le 27 septembre 2024 – Lien vers la vidéo Les réseaux sociaux génèrent-ils vraiment des ventes dans le tourisme ? La Quotidienne – Le 4 octobre 2024 – Lien vers l’article Une nouvelle étude réalisée par Phocuswright révèle que les médias sociaux ne sont plus seulement une source d’inspiration pour les voyageurs mais constituent désormais une force puissante qui stimule les réservations et influence les décisions clés tout au long du parcours du voyageur. Le rapport, intitulé « F Is for Funnel: Social Media and the Path to Travel Purchase », révèle comment les voyageurs se tournent de plus en plus vers les plateformes sociales non seulement pour rêver de leur prochain voyage, mais aussi pour le planifier et le réserver. L’étude a révélé que 65 % des voyageurs qui ont utilisé les réseaux sociaux pour planifier leur voyage ont pris une décision d’achat ou de visite en fonction du contenu qu’ils ont vu. Cette influence s’étend à toutes les catégories démographiques, les jeunes voyageurs, les voyageurs fréquents et ceux qui se lancent dans des voyages internationaux étant particulièrement sensibles à l’influence des réseaux sociaux. Près de trois voyageurs internationaux sur quatre ont pris des décisions en fonction du contenu des réseaux sociaux lors d’un voyage récent. Des conclusions réjouissantes La conversion est reine – Près des deux tiers des voyageurs de moins de 55 ans qui ont utilisé les réseaux sociaux pour planifier leur voyage ont converti, effectué un achat ou visité une destination en fonction du contenu des réseaux sociaux, ainsi que 53 % des plus de 55 ans. Au-delà de l’inspiration – Les réseaux sociaux sont utilisés pour la planification active des voyages, avec 39 % des convertisseurs utilisant les réseaux sociaux pour comparer des options et des prix spécifiques. Le contenu visuel l’emporte – Les images (55 %) et les vidéos de courte durée (53 %) sont les deux types de format les plus susceptibles de produire une conversion. L’authenticité est essentielle – Les voyageurs recherchent un contenu authentique qui présente des expériences réelles, à la fois positives et négatives. Le contenu généré par les utilisateurs (UGC) est considéré comme particulièrement digne de confiance, avec une couche supplémentaire de crédibilité intégrée dans le contenu auto-publié sans aucun enjeu financier. Les voyageurs utilisent une variété de plateformes de réseaux sociaux pour planifier leurs voyages, avec Facebook (69 %), Instagram (68 %) et YouTube (65 %) en tête, et TikTok (47 %) gagnant en popularité parmi les convertisseurs. |
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Nous vous souhaitons une bonne fin de saison, avec les vacances scolaires qui arrivent. Passez de bons moments si vous êtes avec vos proches ! Nous vous donnons RDV le 15 novembre prochain. Arnaud et Simon |
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Bonjour à tous, Nous sommes très heureux de vous retrouver, après une pause estivale concernant cette revue de presse. Nous espérons que vous avez pu profiter de vos proches et réussi à vous reposer, même si la période n’est pas la plus calme pour tous les propriétaires ou gérants de locations saisonnières ! Avec le réchauffement émerge un désir de « vacances à la fraiche » et une quête de « refuges climatiques » Le Monde – Le mardi 6 août 2024 – Lien vers l’article Si globalement les effets de plus en plus visibles du changement climatique influencent peu les choix de destination des vacances d’été, quelques signaux laissent pourtant apparaître de nouvelles dynamiques. Lorsque de fortes chaleurs s’abattent sur la France, il est une péninsule où les thermomètres grimpent moins qu’ailleurs : le Cotentin. Là-bas, entre le nez de Jobourg et le port de Goury, dans ce territoire qu’on appelle aussi « la petite Irlande », le chercheur Matthieu David mène une enquête auprès des touristes, pour comprendre les raisons de leur présence sur ce territoire. Il en ressort que la « quête de fraîcheur » est une motivation centrale pour la moitié des vacanciers interrogés – une forme d’adaptation, selon le géographe, des flux touristiques au changement climatique. « Pour certains, cette quête est stratégique : ils souhaitent éviter les grosses chaleurs du Sud. Pour d’autres, ce choix est tactique : ils décident au dernier moment de venir, en réaction à une anticipation d’un épisode de canicule », explique ce doctorant à l’université de Caen, qui consacre sa thèse à ce « refuge climatique ». Le succès touristique du Cotentin, qui a vu son nombre de visiteurs progresser d’environ 13 % en dix ans, serait un « signal faible » de nouvelles logiques touristiques, relève Matthieu David. De nouvelles dynamiques D’autres indices pointent dans ce sens. A l’échelle française, alors que l’essentiel des infrastructures et de l’emploi touristique se situe, hors Paris, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, de nouvelles dynamiques apparaissent. Tous types d’hébergements confondus, entre 2019 et 2022, les trois régions qui ont enregistré les plus fortes progressions en termes de nuitées touristiques sont la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire, selon l’Insee. L’Occitanie était en recul sur la même période. En 2023, la fréquentation des hôtels, campings et hébergements de tourisme de Provence-Alpes-Côte d’Azur a baissé de 1,1 % par rapport à 2022, à rebours de la tendance nationale (+ 2,3 %). L’hôtellerie de plein air profite particulièrement de cette tendance au rééquilibrage Nord-Sud. Les campings normands ont doublé, en vingt ans, leur nombre de nuitées – alors que leur nombre n’a pas augmenté. Même tendance en Bretagne : « On est passés de 8 millions à 14 millions de nuitées entre 2012 et 2023, illustre Nicolas Dayot, président de la Fédération de l’hôtellerie de plein air. On a de plus en plus de primo-visiteurs, alors que, traditionnellement, la Bretagne attirait surtout des “habitués”. Parmi les néoconvertis, il y a des gens qui fuient les chaleurs du Sud. » Toutefois, ces signaux restent difficiles à interpréter : le facteur climat n’est qu’un élément explicatif, parmi d’autres, des choix de destinations. Les touristes sont influencés par une multitude d’éléments comme l’offre d’hébergements disponibles, leur prix, la proximité, la présence d’amis ou de membres de la famille, les propositions des comités d’entreprise… « Et ce que l’on constate, c’est qu’il y a beaucoup d’inertie dans ces choix, car ceux-ci sont souvent contraints », remarque Jean Pinard, consultant spécialisé dans l’économie touristique. La chaleur n’a pas un effet repoussoir Malgré ce lent rééquilibrage, le Sud et la Méditerranée continuent, l’été, d’attirer en masse les vacanciers, guidés par l’héliotropisme. Incendies en Crète, sécheresse en Espagne, chaleur extrême en Sicile, multiplication des épisodes caniculaires partout (la France connaissait 1,7 jour de vagues de chaleur par an avant 1989, elle en a subi 9,4 sur la dernière décennie, selon Météo-France) : tout cela n’a qu’un impact marginal sur les flux de touristes, selon tous les experts interrogés. « Dans les enquêtes menées auprès des touristes, les effets repoussoirs, ce sont la pluie, le vent, les basses températures. Pas la chaleur », observe Nicolas Dayot. Dans les agences de voyages françaises, les cinq pays qui enregistrent, cet été, le plus grand nombre de réservations sont tous potentiellement soumis à de très fortes températures : l’Espagne, la Grèce, la Tunisie, l’Italie et le Maroc, selon des données fournies par la société Orchestra au Monde. En 2023, la Grèce, qui a subi une canicule de deux semaines à plus de 40 °C, a aussi battu ses records de recettes touristiques, avec une hausse de 16,5 % sur un an, selon des données de la Banque centrale hellénique. L’été 2024 s’annonce du même acabit. Même si, mi-juin, trois touristes étrangers sont décédés (à Symi, à Samos et Corfou) pendant un épisode de canicule, alors qu’ils avaient entrepris de marcher sous un soleil de plomb. Même si le mois de juillet a été le plus chaud jamais enregistré dans le pays. Loin de repousser les voyageurs, les sites touristiques les plus touchés par les chaleurs extrêmes essaient plutôt de développer des logiques d’adaptation. La ville de Toulouse a par exemple aménagé son planning de visites guidées : désormais, elle propose une session hypermatinale, à 7 h 30, et d’autres le soir, à partir de 21 h 45. Autour de l’Acropole, à Athènes, la Croix-Rouge grecque distribue des bouteilles d’eau aux visiteurs lors des pics de chaleur. « Coûts supplémentaires » « Les touristes ne vivent pas les canicules de la même manière que les résidents. Ils ne travaillent pas, profitent des zones climatisées dans les hôtels ou les musées, ils peuvent choisir leurs heures de sorties », pointe Wolfgang Cramer, directeur de recherche au CNRS, qui a étudié l’impact du changement climatique sur le tourisme en Méditerranée. Mais, selon lui, cette situation ne pourra qu’évoluer. Davantage que les fortes chaleurs ou les paysages calcinés, ce sont les hausses de prix qui vont finir par pousser les touristes vers des contrées plus fraîches. « La multiplication des canicules va entraîner des coûts supplémentaires pour les hébergeurs et les restaurateurs. Ces destinations sont appelées à devenir de plus en plus chères. Et si l’aviation liée au tourisme diminue, ce qui est une nécessité pour limiter le changement climatique, cela aura aussi un effet sur les prix. » « Des tour-opérateurs continuent d’envoyer des gens en Grèce l’été, alors que l’expérience sur place est très dégradée. A terme, ils seront victimes de leur inertie : ils ont intérêt dès maintenant à proposer autre chose », commente Julien Buot, président d’Agir pour un tourisme responsable. Lui estime que les agences de voyages devraient « relocaliser » leurs propositions, adapter leur saisonnalité, et réserver l’usage de l’avion à des séjours plus qualitatifs. Un autre facteur pourrait influencer la distribution des flux touristiques : le vieillissement de la population. Selon une enquête menée auprès de 6 000 Européens par l’association European Travel Commission, les voyageurs de plus de 55 ans sont les plus enclins à éviter les zones chaudes et à privilégier les lieux avec des conditions météo plus stables. En outre, « les délais entre les réservations et les séjours se raccourcissent, ce qui rend les choix de destination de plus en plus “météo sensibles” », observe Olivier Petit, du cabinet In Extenso. La stratégie de la « Coolcation » Signe des temps : de plus en plus de territoires se saisissent de l’argument « fraîcheur » dans leur marketing. Cet été, la station Saint-Martin-de-Belleville, dans les Alpes (Savoie), déploie une offre d’activités avec un mot d’ordre : échapper à la canicule. « Ici, les nuits sont fraîches ! », clame l’office de tourisme. Pour attirer les voyageurs, l’Allier insiste sur la douceur de son climat et ses activités « pour rester au frais ou à l’abri des ultraviolets ». Des pays comme la Norvège et la Suède jouent aussi cette stratégie promotionnelle de la « coolcation » – contraction de l’anglais cool (fraîcheur) et vacation (vacances) –, afin d’attirer des touristes venus du sud de l’Europe. En 2023, le nombre de nuitées d’étrangers a augmenté de 22 % en Norvège et de 11 % en Suède. Au Danemark, l’été 2023, il n’y a jamais eu autant de Français : les nuitées enregistrées pour les touristes hexagonaux ont bondi de 27 % en un an. |
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Un été atypique pour les vacances 2024 des français La Quotidienne - Le lundi 2 septembre 2024 – Lien vers l’article Les Entreprises du Voyage exposent leur premier le bilan concernant les mois de juillet et août : On apprend ainsi que les Français ont été moins nombreux cet été à partir en vacances par l’intermédiaire des opérateurs de voyages. « Les premiers chiffres confirment le sentiment d’attentisme ressenti dès le mois de juin en matière de prise de décision pour les départs en juillet« , commente Valérie Boned, la Présidente du Syndicat EDV. La baisse pour juillet est de 1 4 % en nombre de dossiers par rapport à juillet 2023 toutes destinations confondues, avec une baisse marquée pour la France. Les Français ont privilégié le mois d’août, les départs ont retrouvés des couleurs, bien meilleur que juillet cependant en recul de 3 % par rapport à août 2023. « Il est intéressant de noter que le « panier moyen » a progressé en juillet de 3,4 % par rapport à 2023, et de 1,6 % en août. Il avait déjà beaucoup progressé en 2023, cette tendance persiste donc« . La conjoncture : élections, dissolution, Jeux Olympiques et Paralympiques ont clairement un impact sur l’été que nous venons de vivre, mais le contexte international et le pouvoir d’achat sont également des éléments qui pèsent sur les décisions des Français. On constate une grande stabilité des destinations, la France et essentiellement le bassin méditerranéen sont les destinations d’été préférées. Pour septembre, à date, les réservations sont également en retrait par rapport à la même date en 2023 Les Français se décident particulièrement tardivement à réserver par rapport à leur date de départ, le bilan à fin septembre permettra de décrypter si la baisse du mois de juillet sera rattrapée par un mois de septembre qui est choisi par de plus en plus de touristes qui le peuvent pour prendre leurs congés d’été. |
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À Paris, la cour des comptes déplore une politique du tourisme déplorable Le Monde – Le mercredi 4 septembre 2024 – Lien vers l’article La concurrence entre les structures de la Ville et celles de la Région chargées de la promotion touristique entraîne « dilution et redondance », et n’a « aucun sens » pour les touristes, estime la Cour des comptes dans deux rapports parus vendredi 30 août. Faire la promotion d’une destination, informer les touristes, former les professionnels du secteur, produire des analyses… Voilà quelques missions des comités régionaux du tourisme (CRT), des structures peu connues rassemblant chacune plusieurs dizaines de salariés, sous tutelle des régions. Le plus souvent, chaque CRT travaille main dans la main avec les comités départementaux du tourisme (d’autres structures, au niveau des départements), et avec les offices de tourisme, rattachés à une ville ou à une agglomération. Mais à Paris, les choses sont plus compliquées, tant la « ville centre » est prépondérante dans l’attractivité touristique de la région. Alors, entre l’office de tourisme de la Ville de Paris (80 salariés) et le CRT d’Ile-de-France (70 salariés), difficile de comprendre qui fait quoi. Une situation qui entraîne des « redondances », une « dilution des responsabilités », une multiplication des marques, et de la « confusion » chez les partenaires, estime la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France, dans deux rapports mis en ligne vendredi 30 août au sujet de ces structures. Une belle illustration du millefeuille administratif français, qui, depuis l’étranger, doit sembler bien curieux. Ainsi, le CRT comme l’office de tourisme disposent chacun de leurs propres sites Internet, déclinés en différentes versions pour promouvoir Paris auprès des touristes, des agences, des voyageurs d’affaires… Pas de porte d’entrée unique : « Les canaux de communication s’additionnent en autant d’organismes compétents », note la Cour des comptes. Doublon et confusion A cela s’ajoutent des « marques » distinctes, déclinées dans différents supports et actions de communication : Paris Je t’aime pour l’office de Tourisme, Visit Paris Region pour le CRT. Les deux structures ont aussi une marque commune pour certaines actions communes, Paris Is Yours. Si la Cour salue cette volonté de rapprochement, cette nouvelle marque génère, selon les magistrats, « encore plus de confusion ». Aussi, chaque structure produit ses statistiques et ses bilans de fréquentation, avec des périmètres et des sources différents − ce qui peut ajouter à la confusion. Elles sont également en doublon sur la vente de certains produits touristiques et tickets. « Cet empilement de compétences, épousant l’organisation territoriale française, n’a aucun sens pour un touriste. L’approche par destination, autour d’une marque unique, des messages, supports de promotion et données communs, et non dispersés par acteurs ou territoires, apparaît la plus pertinente », indique la Cour. Qui ajoute que cette « dispersion » constatée en Ile-de-France « dépasse le seul enjeu de la dissémination de moyens ». « Elle dessert la puissance de la destination, par la confusion d’image qui en résulte, et elle est susceptible de semer le doute sur la fiabilité de la destination. » D’autres capitales ont fait un travail de rationalisation. La Cour des comptes cite Amsterdam, qui a créé un site et une marque uniques, sous le nom d’« I Amsterdam », et qui propose « un panel d’activités dépassant le seul cadre de la ville d’Amsterdam, avec un marketing important pour promouvoir l’aire métropolitaine ». Une coopération « fragile » Les deux structures ne sont pas en guerre, comme ce fut le cas il y a quelques années. Depuis 2018, à la faveur d’un renouvellement des directions des deux côtés, les deux organismes ont mutualisé diverses actions de promotion. Avant, un partenaire − un musée, un groupe hôtelier − pouvait partir deux fois à Madrid ou Shanghaï pour faire la promotion de Paris : une fois avec l’office de tourisme, une fois avec la région. « Désormais, on fait ce type de promotion en commun », illustre Christophe Decloux, directeur du CRT d’Ile-de-France, qui, depuis un an, fait partie de l’agence d’attractivité Choose Paris Region. Toutefois, aucune convention n’existe entre les deux structures. « L’absence d’institutionnalisation de la coopération rend cette dernière fragile, et ne la fait reposer que sur la volonté des directeurs », souligne la Cour. Une fusion avait été évoquée, mais jamais réalisée. La piste de la création d’un groupement d’intérêt économique qui engloberait l’action des deux organismes, ainsi que celle d’autres offices de tourisme de la région, est appuyée par les magistrats. De quoi imaginer des économies, d’autant que la Cour pointe du doigt les difficultés financières rencontrées par l’office de tourisme de la capitale. La baisse de la subvention de la Ville, depuis 2017 (4,5 millions d’euros par an, contre 6,5 millions auparavant), n’a pas été compensée par une hausse suffisante de ressources propres de l’office, qui « peine à équilibrer ses comptes » − notamment parce que ses ressources propres, issues de la billetterie, ont du mal à décoller. La structure, qui gère un budget d’environ 6 millions d’euros, était déficitaire de 185 000 euros en 2022, dernier exercice analysé. D’après l’office de tourisme, les pertes étaient du même ordre en 2023. |
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Chiffres-clés 2023 des meublés de tourisme ADN Tourisme – Le 1er mai 2024 – Lien vers la synthèse
Label « destination d’excellence » : « Oui on en a besoin », reconnait le président de l’Association française des Maîtres Restaurateurs France Info – Le 21 avril 2024 – Lien vers l’article À partir du 1er mai, les entreprises du tourisme pourront obtenir ce label si elles garantissent un 'haut niveau de qualité de l'accueil et des services' ainsi qu'un 'haut niveau d'exigence en matière de développement durable'.
De nouvelles attentes sur l’écologie
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Baromètre Ancoris : « L’investissement touristique est de plus en plus stratégique pour les territoires » L’echo Touristique – Le 23 avril 2024 – Lien vers l’article
« Tout coûte plus cher »
Des projets très mobiles
Malgré tout, les signaux restent au vert. Mais jusqu’à quand ?
Etude YouGov pour PayPal : 1 français sur 4 utilise le paiement fractionné pour planifier ses voyages Tendance Hôtellerie – Le 23 avril 2024 – Lien vers l’article Les Français font attention au prix lors de la réservation de leurs voyages
Le paiement fractionné : un moyen d’optimiser la gestion du budget voyage
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Train, bus, métro : bientôt un « titre unique » pour tous les transports de France L’Echo Touristique - Le 25 avril 2024 – Lien vers l’article Un seul titre de transports, que vous preniez le métro à Rennes, le bus à Marseille ou un Vélo’v à Lyon. Ce projet fou va être testé en 2024.
Une plateforme de l’État pour gérer tous les transports
L’objectif est de faire de l’État l’interlocuteur central en fournissant une plateforme nationale d’interopérabilité.
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A New-York, la régulation d’AirBnB a créé un « Far West » immobilier Usbek & Rica – Le 1er mai 2024 – Lien vers l'article En septembre 2023, New York adoptait de nouvelles régulations extrêmement strictes en matière de location de courte durée. Huit mois plus tard, Airbnb a laissé place à un marché noir que The Guardian décrit comme un véritable « Far West », alimenté grâce aux groupes Facebook et aux stories Instagram.
Hôtels exorbitants
Effets limités
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Vacances, destinations, digital : les 10 tendances à retenir en 2023 L’Echo Touristique – Le 12 mars 2024 – Lien vers l’article Le taux de réservation en ligne des prestations de vacances bondit de neuf points en un an. C’est l’un des marqueurs forts du baromètre Opodo réalisé par le cabinet Raffour Interactif. « Travel Revenge » et « Travel Agent Revenge vont-ils de pair ? En tout cas, les Français ont davantage réservé en agence de voyages, expliquait l’an passé Raffour Interactif pour Opodo. Mais ce matin, le cabinet d’études a indiqué que la tendance s’était inversée : les réservations en ligne de vacances et de loisirs s’envolent. C’est l’une des 10 tendances du 22e baromètre annuel qu’il a réalisé pour Opodo (méthodologie ci-dessous), portant sur 2023.
Le budget vacances pour l’été en baisse de près de 200 euros pour une famille de quatre France Bleu – Le 17 mars 2024 – Lien vers l’article
Un « pouvoir d’achat rogné par les charges incompressibles »
Une saison morose pour le tourisme ?
L’environnement, critère secondaire
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Avec Google, vous pouvez dorénavant créer des itinéraires de voyage ! FredZone - Le 28 mars 2024 – Lien vers l’article
Un assistant virtuel pour des vacances sur-mesure
Une expérience de planification repensée de A à Z
D’autres déploiements annoncés
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Le camping bat tous les records Le Journal de l’Economie – Le 8 avril 2024 – Lien vers l’article L’attrait touristique croissant de la France
Les campings haut de gamme gagnent en popularité
Graphique : les réseaux sociaux façonnent les expériences de voyage Statista – Le 4 avril 2024 – Lien vers l’article |
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Infographies- Comment les multiloueurs d’AirBnB participent à la crise du logement dans les grandes villes françaises France TV Info – Le 6 avril 2024 – Lien vers l’article
Ce sont les plus fragiles qui sont les plus concernés
Des multiloueurs toujours plus nombreux
Le plus gros multiloueur cumule plus de 2300 annonces
Des prix tirés vers le haut
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Niche fiscale AirBnB : recours d’un sénateur pour faire respecter une réduction de l’abattement fiscal Le Figaro – Le 16 février 2024 – Lien vers l’article
Une baisse de 30% de l’abattement fiscal
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« Cette décision envoie un signal aux stations de ski » : la justice annule le projet d’aménagement de l’Alpe d’Huez France 3 Auvergne Rhône Alpes – Le 21 février 2024 – Lien vers l’article
Tout le monde d’accord ?
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Vacances d’hiver : « La fin du décalage des vacances pourrait être quelque chose de très positif pour les familles, et surtout, ça serait moins inégalitaire », estime Jean Viard France Info – Le 11 février 2024 – Lien vers l’article Les vacances d’hiver commencent. Mais partir en vacances devient, pour beaucoup de nos concitoyens, un véritable luxe. Le sociologue Jean Viard est en compagnie de Thomas Séchier. Les vacances d'hiver ont débuté ce week-end, pour la zone C (Paris, Montpellier, Toulouse). On parle beaucoup de ceux qui partent à la montagne, mais il s'agit en réalité d'une minorité. Très peu de Français partent au mois de février. franceinfo : Est-ce que les vacances sont devenues un luxe aujourd'hui ?
Donc des vacances de riches ?
Vous dites : il faudrait supprimer ces vacances de février ?
Ce qui compte, c'est le voyage, c'est le fait de quitter son domicile, ce n'est pas forcément d'aller très loin ?
Historiquement, comment a évolué notre rapport aux vacances ? Est-ce qu'elles sont devenues plus essentielles aujourd'hui, est-ce qu'on en a plus besoin qu'avant ?
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« Les imaginaires touristiques sont assez pauvres, et incompatibles avec les défis écologiques » L’Echo Touristique - Le 12 mars 2024 – Lien vers l’article Une plage de sable fin fait toujours rêver les Français, plus que toute autre image. Doit-on, et surtout peut-on changer les imaginaires touristiques ? C’est la question que nous avons posée à Marie Stutzmann, anthropologue spécialiste des transformations et de l’innovation. Vous avez mené une mission sur les imaginaires touristiques pour l’Agence régionale du Tourisme (ART) Grand Est en interrogeant des habitants. En quoi consistent ces imaginaires et comment évoluent-ils ?
Pour vous, ces imaginaires touristiques sont-ils ringards ?
Peut-on faire évoluer ces imaginaires touristiques ?
Comment ?
Quelle est pour vous la définition du tourisme régénératif ?
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Voyage-Tourisme : premier secteur e-commerce en nombre de clients Le 1er février 2024 – Quotidien du tourisme – Lien vers l’article Selon l'étude en ligne menée par Toluna Harris Interactive, le domaine du Voyage et Tourisme est le premier secteur d'activité du e-commerce en France en nombre d'acheteurs. Cette analyse a été réalisé du 20 au 30 Octobre 2023 auprès de 2026 internautes âgés de 15 ans et plus, représentatifs des Français sur les critères de sexe, âge, CSP, région, taille d’agglomération dont 1 985 cyberacheteurs 12 derniers mois.
La réservation d’hébergement, la première catégorie du secteur Voyage et Tourisme
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Les sites de e-commerce de transport
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Des différences importantes entre les générations
La présence d’enfants et notamment de jeunes enfants : un impact sur les choix
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Etude VVF : le futur des vacances et loisirs en période d’inflation Le 6 février 2024 – Tendance Hôtellerie – Lien vers l’article Avec une inflation qui reste le sujet de préoccupation principal des Français, ces derniers continuent à faire évoluer leur consommation de vacances et de loisirs. Néanmoins, les vacances restent un moment privilégié dont les Français ne comptent pas se passer. Dans ce contexte, comment envisagent-ils le futur de leurs vacances et de leurs loisirs ? Questionnaire administré en ligne du 18 janvier au 28 janvier 2024 auprès d’une population âgée de 18 ans et plus, 3 720 répondants, dont 17 % ayant déjà loué chez VVF au cours des 10 dernières années. Inflation et futur des vacances Les craintes liées à l’impact de l’inflation sur les vacances augmentent
Pour près de 90 % de Français, l’inflation a modifié ou va modifier leur façon de partir en vacances
L’hébergement : première victime de l’inflation
Malgré les contraintes budgétaires, les Français aiment voyager pour rompre avec leur quotidien
Une grande majorité ne renoncera à aucune de ses vacances habituelles
Inflation et futur des loisirs L’impact de l’inflation encore plus redouté pour le futur des loisirs
Côté « loisirs », le budget « restaurant », première victime du pouvoir d’achat, celui des activités sportives régulières préservé
Malgré des arbitrages de budget, les Français aiment se divertir en vacances
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Hospitalité : l’Espagne championne d’Europe, la France encore à la traîne Le 29 janvier 2024 – L’echo touristique – Lien vers l’article Encore une fois, la France figure en mauvaise position d’une étude sur l’hospitalité des pays européens.
L’Espagne en première position
L’Italie brille pour les familles
Les pays anglophones avantagés
Ils pourront continuer leurs locations AirBnB malgré le véto de la copropriété Le 7 février 2024 – Le Figaro Immobilier – Lien vers l’article Le Tribunal de Lisieux a débouté, le 2 février, le syndicat des copropriétaires d’un immeuble situé à Deauville de sa demande d’interdiction de la pratique de la courte durée au sein de l’immeuble.
La courte durée difficile à freiner dans les stations balnéaires
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Et en bonus, si vous avez encore soif de lecture : Environnement & climat :
Mobilité et transports :
Innovations & applis :
Juridique :
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Le parlement et le conseil européen s’accordent pour renforcer la transparence sur les plateformes de location courte durée Le Monde – Le 16 novembre 2023 – Lien vers l’article Cette amélioration de la transparence « va renforcer la confiance pour les utilisateurs » et permettre de lutter contre les « activités illégales », s’est félicitée Rosenna Morillo Rodriguez, secrétaire d’Etat espagnole au tourisme.
L’accord doit encore être formellement adopté
AirBnB : Durcissement en vue pour le régime fiscal de ces locations France Info – Le 27 novembre 2023 – Lien vers l’article Les locations Airbnb sont dans le viseur des parlementaires. Ce week-end les sénateurs se sont attaqués à la niche fiscale de ces meublés touristiques.
Des changements possibles dès 2024
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Qui est Résavia et que fait-elle ? Résavia est une entreprise française située en Loire-Atlantique (44), indépendante de tout site de location de meublés touristiques, accompagnant les propriétaires de gîtes. Notre activité :
Les avis des propriétaires clients de Résavia Ou contactez-nous pour posez vos questions : 02 52 41 07 08 et contact@resavia.com |
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À Saint-Malo, AirBnB délogé en appel d’une habitation Le Monde – Le 29 novembre 2023 – Lien vers l’article Que deviennent les histoires une fois les articles parus ? Cette semaine, « M Le magazine du Monde » revient sur l’épineux sujet des locations saisonnières en Bretagne et sur le combat victorieux d’une Malouine pour reconquérir la tranquillité de son logis.
Ce qu’il s’est passé depuis
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Tourisme : AirBnB affiche sa volonté de tendre la main aux maires des zones tendues
Ouest-France – Le 26 octobre 2023 – Lien vers l’article
La plateforme Airbnb ne s’est pas transformée en association à but non lucratif mais elle cherche un moyen de contrer les foudres qu’elle s’attire en pleine crise du logement.
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Un décret publié fin août est venu allonger à 3 697 la liste des communes classées en zone tendue. L’un des effets concerne la régulation des locations de meublés de tourisme.
Le nouveau classement des communes en zone tendue, appelée par l’administration« TLV », permettra à 2 259 nouvelles communes « touristiques » les plus tendues de majorer jusqu’à 60 % la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et d’appliquer les réglementations existantes sur l’encadrement des meublés de tourisme (numéro d’enregistrement et procédure de changement d’usage).
Si la commune vote ce dispositif, le numéro d’enregistrement sera exigé par les plateformes pour publier une annonce. Aujourd’hui, les communes peuvent déjà s’en saisir, même hors zone tendue. Mais toutes ne le font pas « car les problématiques sont hétérogènes à travers les 35 000 communes françaises. Pour certaines, Airbnb est une aubaine pour la rénovation ou le tourisme, pour d’autres ces locations de courtes durées sont une nuisance », confirme Alain Chrétien, maire de Vesoul (Haute-Saône), membre du bureau de l’AMF « tourisme ».
Qu’annonce AirBnB ?
« Dans les villes ayant déjà voté le changement d’usage et l’enregistrement, Airbnb bloquera les annonces de meublés de tourisme dépourvues d’un numéro d’enregistrement », explique à Ouest-France Emmanuel Marill, directeur France et Europe d’Airbnb. La plateforme continuera aussi à bloquer à 120 jours des locations de résidences principales.
Pourquoi la plateforme tend la main aux maires ?
Alors qu’Airbnb subit de nombreuses critiques sur sa responsabilité dans la crise du logement, la plateforme veut donner des outils aux maires, pour mieux appliquer la loi. « Je tends la main à toutes les villes du Grand Ouest, et partout en France, pour aider les maires à mettre en place ce dispositif dont les critères peuvent évoluer selon les besoins du territoire. Airbnb donnera accès à ces villes à une interface nommée Portail des territoires permettant de signaler des annonces ne respectant pas les règles, afin qu’on les supprime. Nous partagerons aussi avec elles de nouvelles données sur l’activité des hébergeurs (adresse, nombre de jours de location, revenus des hôtes locaux…) », indique Emmanuel Marill.
Quels effets les règlementations ont-elles ?
« Elles fonctionnent. Cela a contribué à limiter la spéculation dans ces villes », assure Emmanuel Marill. Il met en avant une étude commandée par la plateforme qui minimise l’impact de la prolifération des meublés de tourisme en France. Elle montre que sur un million, seulement 80 000 meublés de tourisme sont dédiés uniquement à la location touristique. À noter qu’une loi visant à supprimer l’avantage fiscal de la location meublée (notamment de tourisme) par rapport à la location nue n’a pas été retenue dans le projet de loi de finances 2024.
« Early Booking » : Les Français anticipent de plus en plus leurs réservations pour les vacances d’hiver
Le Monde – Le 11 novembre 2023 – Lien vers l’article
Pour profiter des prix les plus bas, les vacanciers sont de plus en plus nombreux à faire leurs réservations plusieurs mois à l’avance.
Cette année pour les vacances d’hiver, Angèle, 20 ans, ses parents et son
copain, ont choisi de faire « de bonnes
affaires ». Quatre mois avant de partir, ils ont déjà réservé
les vols, les logements et les activités pour un voyage itinérant de neuf jours
au Canada. « On a payé 1 600 euros de frais
de logement pour quatre. Je pense qu’on en aurait facilement eu pour 600, voire
1 000 euros, de plus en réservant seulement deux ou trois semaines à
l’avance », estime la jeune femme.
La tendance du « early booking » (réservation anticipée), qui rime avec des offres promotionnelles des acteurs du tourisme, est davantage plébiscitée pour 2024, et notamment pour les vacances d’hiver. Inquiets à l’idée de devoir payer plus cher pour leurs séjours à la montagne en raison de l’inflation, ou de ne pas trouver de places dans les zones de haute altitude, où il y a de plus grandes chances qu’il neige, les Français sont de plus en plus nombreux à réserver le plus tôt possible.
« Nous avons 2 700 adultes de plus qu’en 2022 qui ont déjà réservé leur séjour aux sports d’hiver », affirmait, mardi 31 octobre, l’Union nationale des centres sportifs de plein air (UCPA). De son côté, la Fédération nationale des résidences de tourisme (FNRT) mentionne « 41 % des résidences de tourisme et de villages de vacances déjà réservés pour cet hiver, contre 38 % en 2022 à la même période ».
Ces progressions étaient attendues par les acteurs du tourisme, qui ont, pour certains, proposé des promotions dès le mois d’août pour la période hivernale. La FNRT avait prévu 20 % de réduction, 10 % du côté de l’UCPA, qui enregistre 54 % de réservations de plus qu’en 2022 sur les séjours « adultes » à la neige. « Le “early booking” permet, entre autres, aux entreprises d’ajuster et de relocaliser le nombre de salariés en fonction des lieux les plus demandés par les vacanciers », explique Arnaud Aymé, PDG pour la France du cabinet de conseil Sia Partners.
Risque de saturation de l’offre ferroviaire
Marqués par un hiver 2022 placé sous le signe de la diminution de l’enneigement en montagne, les vacanciers ont les yeux rivés sur les prévisions météorologiques. Nicolas Beaurain, PDG de la plate-forme de réservations Maeva, qui enregistre une augmentation de 33 % de son nombre de dossiers en un an sur les vacances d’hiver, constate que ses clients « vont vers des valeurs sûres », en citant notamment les stations savoyardes de Val Thorens, Les Arcs ou La Plagne. « Des destinations à plus de 1 800 mètres d’altitude, où il y a plus de chances d’avoir de la neige, assure-t-il. Ils réservent bien à l’avance car ils savent qu’elles sont très demandées. »
Une tendance adoptée par les Français pour le logement, mais également pour le transport, notamment pour le train. « L’offre ferroviaire est rapidement saturée si on s’y prend trop tard. Les vacanciers risquent donc de se retrouver sans train ou avec des billets qui coûtent extrêmement cher parce qu’ils n’en restent que très peu », détaille Arnaud Aymé. De son côté, la SNCF a assuré jeudi 2 novembre que l’ensemble de ses TGV et Intercités seront en circulation tout l’hiver, soit environ 700 trains quotidiens. Elle ajoute que « certaines lignes à destination des montagnes sont renforcées », en renouvelant par exemple la ligne saisonnière à grande vitesse Ouigo Paris Gare de Lyon - Bourg-Saint-Maurice avec un aller-retour quotidien, du 14 décembre au 24 mars.
Vacances de la Toussaint : le bilan est mitigé pour les gîtes de l’Isère
Francebleu.fr – Le 3 novembre 2023 – Lien vers l’article
Météo maussade, inflation... Les explications sont multiples mais le constat est là : les gîtes de France en Isère ont un peu moins attiré cette année pour la Toussaint. Mais Bruno Bernabé, le directeur des gîtes dans le département, est optimiste pour la suite de la saison.
Les vacances de la Toussaint se terminent ce week-end et le bilan est tout juste 'correct' pour les gîtes de France en Isère. 'Mais c'est un tassement de la fréquentation logique après les années euphoriques depuis le Covid', estime Bruno Bernabé, le directeur des gîtes dans le département
'Le taux d'occupation cette année était de 67% pour la première semaine et 70% pour la deuxième, alors qu'on dépassait les 70% l'année dernière', constate Bruno Bernabé. 'On n'a pas eu les réservations de dernière minute qu'on faisait habituellement'.
En attendant la neige
La faute à qui ? 'La météo, c'est certain', estime le directeur des Gîtes de France en Isère. 'Les vacanciers qui se décident au dernier moment le font souvent en fonction de la météo'.
La réussite de la suite de la saison dépend donc beaucoup de la météo. 'Le phénomène de dernière minute va encore jouer à fond à Noël', estime Bruno Bernabé. Alors forcément, l'arrivée de la neige ce vendredi en Isère, à moins de mille mètres d'altitude le réjouit : 'C'est une bonne nouvelle, vous allez en parler, des images de paysages enneigés vont tourner, etc.' s'enthousiasme le directeur des gîtes de France.
https://www.alliance-france-tourisme.fr/posts/observatoire-economique-du-tourisme-octobre-2023
https://drive.google.com/file/d/1fsKwg2ghu54es1RpyhK-8SY98-zt-RRO/viewSébastien Bazin, PDG d’ACCOR : « Dans cinq ans maximum, l’hôtellerie domestique chinoise aura dépassée en taille celle des Etats-Unis »
Le Monde - Le 18 septembre 2023 - Lien vers l’article
Le patron du premier groupe hôtelier français et sixième mondial livre sa vision de l’avenir du tourisme. Face à l’afflux, au cours de la prochaine décennie, de clients chinois et indiens, il anticipe une pénurie majeure de l’offre d’hébergement.
« Quand un tiers de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable, on ne peut pas continuer à créer des hôtels comme avant. » Lorsqu’on l’interroge sur l’avenir, le patron d’Accor assure concilier le développement de son groupe avec les enjeux climatiques et de biodiversité. Sébastien Bazin, à la tête depuis dix ans du sixième groupe hôtelier mondial, l’affirme : l’adaptation sera dans les années qui viennent son « plus grand chantier ». D’ailleurs, ce sont des questions environnementales qui l’ont poussé, dit-il, en mai 2022, à renoncer à l’ouverture d’unRaffles à Mykonos, en Grèce.
A-t-il pour autant l’intention de modérer la croissance du groupe ? Notamment dans les pays peu soucieux de leur empreinte carbone ? Aucunement. « Accor continuera à grandir là où on a besoin de lui en respectant la planète », insiste le PDG, dont le mandat court jusqu’en 2026, sous-entendant que seule l’Europe aurait envie de ralentir.
De fait, les besoins sont là. Soutenue par la croissance des classes moyennes dans les pays émergents, la demande en chambres d’hôtel devrait croître de 5 % à 7 % au cours des quarante prochaines années, alors qu’en face, l’offre à disposition, elle, continuera sur un rythme de 1,5 % à 2 %. « On avait un rapport de un à deux dans le manque de chambres ; on va passer de un à trois », insiste-t-il, alors que le nombre de voyageurs pourrait exploser de 1,5 milliard à 2 milliards dans la décennie qui vient.
L’Inde, le plus grand gisement de croissance
Sur les dix dernières années, Accor n’a eu de cesse de chercher des relais de croissance dans les pays à forte dynamique démographique. Dans ce que le groupe dénomme la « Grande Chine », qui comprend notamment Taïwan et Hongkong, le géant hôtelier a ainsi ouvert, depuis 1984, près de 640 hôtels, tandis que 390 sont en développement. « Dans cinq ans maximum, l’hôtellerie domestique chinoise aura dépassé en taille celle des Etats-Unis en ayant commencé quarante ans plus tard, dans les années 2000 », pronostique-t-il, reconnaissant que la seule façon de s’ancrer dans ce pays est de le faire à l’aide d’un acteur local.
Accor a cédé entre 2019 et 2023 la participation qu’il détenait dans le groupe hôtelier chinois Huazhu – « l’opération la plus lucrative qu’ait menée le groupe » –, mais l’entreprise compte toujours à son capital, à hauteur de 12 %, Jin Jiang, le numéro un de l’hôtellerie dans ce pays.
A son sens, les acteurs chinois semblent moins à l’affût aujourd’hui qu’ils ne l’étaient dans les années 2010 pour investir dans l’hôtellerie européenne – de « mauvaises opérations financières » et « un marché domestique en croissance » les en ont quelque peu détournés. Cette situation pourrait n’être cependant que temporaire ; d’autant que le numéro un ou deux mondial sera sans doute, selon lui, chinois d’ici peu(c’est actuellement l’américain Marriott). « Un groupe comme Jin Jiang est déjà quatrième mondial, avec environ 14 000 hôtels et Huazhu n’est pas loin de 10 000 établissements », détaille Sébastien Bazin. Selon le classement MKG, Jin Jiang aurait déjà plus d’hôtels que Marriott mais pas plus de chambres.
Dans l’hôtellerie internationale, le plus grand gisement de croissance d’ici aux cinq prochaines années se trouverait cependant au sein du sous-continent indien. « Ce qu’on a connu avec les Etats-Unis, puis la Chine, maintenant, on va le connaître avec l’Inde », estime-t-il, alors que le nombre d’Indiens qui voyagent à l’étranger pourrait plus que tripler à cet horizon.
En témoignent les commandes d’avions mirifiques du conglomérat Tata et de la compagnie IndiGo, en juin, lors du Salon du Bourget. Dans ce pays, « Accor est le deuxième groupe étranger après Marriott mais avec seulement trente-huit hôtels », explique le PDG, précisant que ce marché, très morcelé, reste difficile d’accès aux étrangers pour des questions administratives. Les Indiens, de leur côté, n’ont que peu investi en Europe.
L’Arabie saoudite, nouvel eldorado
Depuis deux ans, alors que les Américains ont réduit la voilure, 95 % des
investissements hôteliers ne proviennent plus que de deux régions du
monde : Singapour et le Golfe.Des marchés où le groupe français compte aussi se développer,
d’autant qu’il a entrepris un virage vers le haut de gamme. Début septembre,
Accor s’est ainsi allié à un fonds émirati pour mener à bien des projets à
Dubaï dans des hôtels de luxe.
Comme d’autres, la multinationale n’a pas non plus résisté aux sirènes de la démesure de l’Arabie saoudite, où l’argent coule à flots pour développer le tourisme – ce sont 2 000 milliards de dollars (1 875 milliards d’euros) qui doivent y être investis – et créer des marinas avec toutes les marques mondiales de luxe, principalement sur la côte ouest du pays. « C’est le modèle de Dubaï, en plus haut de gamme, avec des chambres à 800 dollars ou 1 000 dollars la nuit », décrit M. Bazin. Le groupe – avec 28 000 employés sur place – y a signé « un tiers des prochains projets ».
Des milliards qui font oublier l’autoritarisme du régime. Le PDG se défend en mettant en avant la dimension sociale de son investissement. « Dans le pays, il y a 33 millions d’habitants dont 70 % ont moins de 35 ans et l’enjeu du prince héritier [Mohammed Ben Salman, dit “MBS”] est de faire travailler la jeunesse saoudienne », justifie-t-il, alors que désormais 40 % des salariés des nouveaux établissements doivent être des ressortissants de ce pays : « On va former des milliers de Saoudiens sur place », se félicite-t-il.
Revers de la médaille de cette forte internationalisation, l’Europe a vu son poids au sein du groupe réduit de moitié en dix ans. Sur le Vieux Continent, où les pénuries de main-d’œuvre ont particulièrement marqué le secteur après la pandémie de Covid-19, la situation serait en train de se normaliser progressivement, estime M. Bazin.
A l’été 2022, chez Accor, ce manque d’effectif tournait autour de 15 %. « Nous étions en panique, d’autant que nous savions que la saison allait être bonne. Certains établissements ont dû fermer des étages », décrit-il. Aujourd’hui, ce chiffre aurait été divisé de moitié environ. « Ce qui reste problématique, et on l’a vu cet été, c’est le nombre de gens qui signent un CDD ou un CDI, et qui s’en vont du jour au lendemain. Certains n’appellent même pas pour le dire. Cela n’existait pas avant, les gens respectaient les contrats », regrette le PDG.
300 millions de clients
Sans être meilleure que celle de 2022, en matière de taux d’occupation, la saison estivale devrait être finalement de bon augure financièrement en raison de la hausse des tarifs. « Ces derniers atteignent des niveaux d’ailleurs vraiment trop élevés », admet M. Bazin, précisant que seuls les franchisés ont le pouvoir de les fixer, Accor ayant vendu ses murs en 2018.
Cette inflation lui fait-elle craindre une plus forte concurrence d’Airbnb ? Curieusement, non, il la juge moins critique qu’il y a quelques années dans la mesure où la plate-forme, pour contourner le durcissement de la réglementation, a connu « une croissance phénoménale » en dehors des grandes agglomérations, ce qui impacterait moins directement son groupe.
« C’est incroyable le nombre de gens qui voyagent désormais à trois heures de chez eux », confirme le PDG. En France, par exemple, « les Cévennes, la Creuse, qui étaient des régions peu fréquentées, le deviennent ». Sur les 300 millions de clients que compte le groupe, un tiers voyagerait en moyenne deux fois par mois : « ils partent le jeudi soir, reviennent le lundi, en voiture ou en train, et télétravaillent souvent le vendredi et le lundi ». Un phénomène qui tend à se retrouver presque partout dans le monde.
Locations meublées saisonnières : le gouvernement va faire passer à 50 % l’abattement fiscal
BFM TV – Le 26 septembre 2023 – Lien vers l’article
Dans un entretien au Parisien, Bruno Le Maire souligne qu'un taux à 71% est une 'incitation à ne pas mettre son logement à la location' à l'année.
Mauvaise nouvelle pour les propriétaires qui proposent leurs biens en location meublée sur les plateformes de type Airbnb et bonne nouvelle pour ceux qui ont du mal à trouver une location.
Dans un entretien au Parisien, Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, annonce que l'abattement fiscal dont peuvent bénéficier les propriétaires de biens mis en location meublée va passer de 71 à 50%. Il s'agit avant tout de débloquer le marché locatif classique complètement grippé actuellement.
Faire revenir ces appartements sur le marché classique
'Aujourd’hui, environ 100.000 logements loués en France bénéficient d’un abattement fiscal de 71%. C’est énorme! C’est une incitation à ne pas mettre son logement à la location, puisque vous pouvez gagner autant d’argent en trois mois qu’en une année!' explique-t-il.
'Nous réduirons cet abattement fiscal à 50% comme pour les autres logements meublés pour que ces Airbnb reviennent sur le marché' annonce le locataire de Bercy.
Le ministre de l'Économie fait ici référence à la fiscalité de la location en meublé non professionnel (LMNP) pour lequel il existe deux options: le micro-BIC ou le régime réel. En micro-BIC, il existe un abattement de 50% pour tous les meublés si les revenus de cette activité ne dépassent pas 72.600 euros par an. Autrement dit, seulement la moitié de vos revenus tirés de la location meublée sont imposables. Mais cet abattement passe à 71% pour les meublés de tourisme classés et les chambres d’hôtes.
3916 euros de revenus AirBnB par an
Cependant, de nombreux propriétaires optent plutôt pour le régime réel dans lequel vous pouvez déduire toutes vos charges (la taxe foncière, les charges de copropriétés, les frais de gestion, les assurances liées au logement, les travaux, les frais de notaires, les intérêts d'emprunt et l'ensemble des dépenses d'entretien...) ainsi que prendre en compte l'amortissement du prix d'achat du bien immobilier et des meubles.
En location vide, il existe également 2 régimes: le micro-foncier (si les revenus bruts n'excèdent pas 15.000 euros) et le régime réel. En micro-foncier, il existe un abattement mais de seulement 30%. En régime réel, vous pouvez déduire l'ensemble de vos charges. En revanche, vous ne pouvez pas prendre en compte l'amortissement du prix d'achat, contrairement à une location en meublé.
Selon une étude publiée par le cabinet de conseil économique Asterès, et commandée par Airbnb, un particulier a gagné 3916 euros brut en 2022 grâce à sa location Airbnb. Il s'agit ici d'une médiane, avec 50% des hôtes ayant gagné plus et 50% ayant gagné moins.
Une fois pris en compte toutes les taxes et les impôts, les gains médians s'établissent à 3086 euros nets l'an dernier.
La chute de la maison AirBnB à New-York
Le Monde – Le 4 octobre 2023 – Lien vers l’article
Afin de lutter contre la crise du logement, la municipalité démocrate a durci les règles de la location touristique de moins d’un mois. Une législation aux effets scrutés par les élus du monde entier.
New York a décidé de durcir son offensive face à Airbnb, accusée d’accentuer la sévère crise du logement qui frappe la Grosse Pomme. Des règles très strictes existaient déjà, mais la mairie ne s’était pas donné les moyens de les faire respecter. C’est désormais chose faite. Pour les séjours de moins de trente jours, les propriétaires n’ont plus le droit de louer un appartement entier, doivent être physiquement présents dans le logement lorsque leurs visiteurs y demeurent et ne peuvent pas y accueillir plus de deux personnes.
Depuis le 5 septembre, une nouvelle loi impose aux hôtes de s’enregistrer au préalable auprès de la municipalité s’ils veulent louer leur bien pour moins d’un mois. Quant aux plates-formes – Airbnb en tête, mais aussi Booking.com ou VRBO –, elles doivent vérifier la validité du numéro d’enregistrement et transmettre à la ville des données mensuelles relatives aux hébergements et aux activités des logeurs.
Ceux qui ne respecteraient pas ces règles s’exposent à une amende pouvant atteindre 5 000 dollars (4 740 euros) en cas de récidive, et les plates-formes, à des pénalités s’élevant à 1 500 dollars par transaction illégale. Résultat : sur Airbnb, entre août et début septembre, le nombre d’annonces de courte durée est passé de 22 400 à 6 800, soit une chute de 70 %, selon le site Inside Airbnb, qui milite contre la plate-forme de San Francisco en documentant son activité dans le monde entier.
Fin août, la municipalité avait indiqué avoir accordé 257 numéros d’enregistrement sur 3 250 demandes. Elle ne communique plus sur le sujet depuis. Pour les touristes ayant déjà effectué une réservation avec une arrivée prévue avant le 1er décembre, le séjour sera maintenu, a précisé Airbnb. Après cette date, il sera annulé et remboursé.
Une explosion des prix
Confrontée à une pénurie de logements, la ville démocrate de New York espère ainsi faire revenir ces appartements dans le circuit locatif traditionnel. Depuis la pandémie, les prix ont explosé, et trouver une location à un montant décent relève de l’exploit. En août, un appartement à Manhattan – du studio au quatre-pièces – se louait au prix mensuel moyen de 5 550 dollars (+ 5,8 % sur un an) et à Brooklyn, très recherché pour ses « browstones » – ces petites maisons typiques à plusieurs étages avec jardin – 4 400 dollars (+ 10,6 % sur un an), selon le cabinet immobilier Douglas Elliman.
La mairie met aussi en avant les nuisances engendrées par les courts séjours dont se plaint fréquemment le voisinage. De son côté, Airbnb a dénoncé des règles « punitives et contraignantes », qui reviennent à « une interdiction de fait des locations de courte durée » dans la ville. Elle les a contestées en justice mais a été déboutée en août. « Je pense que, malheureusement, la situation à New York n’est pas près d’être résolue avant longtemps », a déploré, le 21 septembre, sur la chaîne CNBC, le cofondateur et directeur général de la plateforme, Brian Chesky.
Avec Rhoar (Restore Homeowner Autonomy & Rights), l’association qu’elle a cofondée il y a quelques mois, Lisa Grossman espère encore pouvoir convaincre la mairie d’agir pour les propriétaires qui, comme elle, louaient sur des courtes périodes un ou deux appartements, souvent situés dans leur brownstone. La New-Yorkaise rappelle que l’argent généré leur permet de payer leurs impôts fonciers, leur prêt immobilier ou de compléter leurs revenus. Mais, selon elle, « très peu » d’entre eux mettront leur appartement sur le marché de la longue durée. « Pourquoi ? Parce que c’est leur maison, ils y habitent et ils veulent garder de la flexibilité. Au mieux, ils basculeront vers de la location de plus de trente jours », assure-t-elle. Elle-même s’est résolue, il y a deux ans, à passer sur cette durée de moyen terme, moins régulée, après avoir été verbalisée pour ne pas avoir respecté les règles en vigueur.
Le lobby hôtelier se frotte les mains
Murray Cox, fondateur d’Inside Airbnb, veut y croire. « Ça ne se fera pas du jour au lendemain, mais ces appartements retourneront vers le marché locatif de longue durée et les gagnants seront la grande majorité des New-Yorkais, qui veulent un environnement résidentiel stable. » En attendant, Lisa Grossman voit surtout le lobby hôtelier, réputé proche du maire démocrate de la mégalopole Eric Adams, se frotter les mains. « Les prix des chambres sont très élevés et ils ne vont pas baisser, juge celle qui est aussi agente de voyages. Pour les touristes qui viennent en famille, ça va devenir impossible de se loger car il est très rare de trouver une chambre avec deux lits doubles à New York. »
Plusieurs villes, comme Barcelone, Paris ou plus récemment Florence, ont déjà fortement encadré Airbnb. Dans la capitale française, il est toujours possible de mettre en location de courte durée sa résidence principale, mais pas plus de cent vingt jours par an. New York a désormais l’une des « réglementations les plus restrictives » au monde, souligne Murray Cox. Cela ne semble pas inquiéter son patron, Brian Chesky, qui estime que la Grosse Pomme ne représente plus aujourd’hui qu’« un faible pourcentage » de l’activité de son entreprise. « En termes financiers, c’est peut-être une goutte d’eau dans l’océan mais sur le plan symbolique, c’est une autre histoire, répond Murray Cox. Tout le monde regarde attentivement ce qui est en train de se passer à New York… »
Tourisme : qu’est-ce qui décourage les voyageurs séniors ?
The Conversation – Le 15 juin 2023 – Lien vers l’article
Les voyageurs seniors représentent aujourd’hui une source essentielle de croissance pour l’industrie touristique. Ceci s’explique par plusieurs raisons. Tout d’abord, le nombre de personnes âgées augmente fortement dans un contexte de vieillissement de la population mondiale. En outre, la génération actuelle de seniors apprécie particulièrement le tourisme et, entre 60 et 75 ans, la durée des séjours est plus longue que pour les plus jeunes. Les seniors voyagent également davantage pendant la « saison intermédiaire », c’est-à-dire la période entre la haute et la basse saison, ce qui contribue à allonger la saison touristique.
Cependant, l’accès à ces différents bénéfices n’est possible que si les retraités sont en mesure de voyager lorsqu’ils le souhaitent. La compréhension de ce qui peut les empêcher de voyager reste donc essentielle pour leur permettre d’accéder aux expériences touristiques.
La réalisation d’une étude qualitative menée auprès de 15 seniors âgés de 60 à 85 ans, présentée en mai dernier lors de l’Academy of Marketing Science Annual Conference, nous a permis d’identifier plusieurs types d’obstacles au voyage.
« J’aurais aimé parler anglais »
Les contraintes liées aux loisirs, qui varient avec l’âge, peuvent être classées en trois catégories, comme l’expliquent les chercheurs américains Duane W. Crawford, Edgar L. Jackson et Geoffrey Godbey : les contraintes intrapersonnelles, interpersonnelles et structurelles.
Les contraintes intrapersonnelles, qui se réfèrent à des contraintes internes et psychologiques telles que l’expérience antérieure, la culpabilité, le manque de confiance en soi d’un individu, sont les plus puissantes. Elles influencent naturellement les préférences en matière de loisirs. Sur ce plan-là, nos interviewés évoquent d’abord le déclin des capacités physiques, de l’énergie ou encore de la difficulté à s’adapter à un nouvel environnement.
Ces contraintes concernent notamment l’impact psychologique du vieillissement : la difficulté à quitter le domicile est ainsi souvent mentionnée par nos répondants. Enfin, le manque de ressources en matière de communication est évoqué, les interviewés faisant référence à leur capacité limitée à parler une autre langue que le français. Jeanne, 63 ans, regrette ses lacunes :
« J’aurais aimé parler anglais car c’est une langue internationale. Les quelques mots que je connais, ce n’est pas suffisant pour échanger. Ça me ralentit un peu par exemple pour aller aux États-Unis ».
Les contraintes interpersonnelles, d’ordre social et culturel, sont liées à l’association avec d’autres individus. Elles comprennent, par exemple, le fait de ne pas avoir de partenaire avec qui pratiquer l’activité. Nos répondants âgés soulignent souvent l’absence de compagnon de voyage à la suite d’un veuvage ou un divorce. Liliane, 76 ans, évoque également un partenaire qui ne partage pas les mêmes envies : « Mon mari et moi, nous avons des goûts opposés en matière de voyages : il veut aller au soleil, sous les cocotiers. Je n’aime pas la chaleur. Je préférerais aller dans des pays plus froids ! »
Enfin, les contraintes structurelles sont externes à l’individu et de nature contextuelle. Elles reflètent les ressources nécessaires pour s’engager dans l’activité de loisir considérée et comprennent, par exemple, le fait de ne pas avoir assez d’argent. À ce sujet, nos répondants mettent parfois en avant des ressources insuffisantes ou encore la difficulté à se séparer d’un animal de compagnie. Claudine, 74 ans, explique ainsi :
« Je dois mettre mon chien dans un chenil quand je pars. Je n’ai pas d’autre solution, alors je le fais mais les inconvénients prennent alors le pas sur le plaisir de partir en voyage ».
De même, nos interviewés citent leur manque de disponibilité (notamment à cause d’actions de bénévolat ou de soutien à la famille), la peur de laisser leur maison sans surveillance, mais aussi une offre de voyage qu’ils considèrent comme inadéquate. Gilles, 66 ans, regrette par exemple le peu de flexibilité qu’offrent les voyages organisés :
« J’aime beaucoup la nature, j’aime donc prendre mon temps et m’arrêter où je veux pour admirer les paysages. Lors d’un voyage en groupe, j’aimerais m’arrêter quelque part, mais je ne peux pas le faire parce que nous devons être ailleurs à une heure précise ».
Profiter de la vie
Les seniors constituent un potentiel économique indéniable pour les professionnels du tourisme mais leur consommation de voyages diminue jusqu’à s’arrêter complètement en raison de ces nombreuses contraintes.
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Pourtant, comme nous l’avons expliqué dans un autre travail de recherche, les voyages génèrent des émotions positives et des bénéfices spirituels qui contribuent au bien-être des seniors : donner un sens à sa vie, se révéler ou encore de mieux comprendre les autres et leur relation avec la nature. En outre, à un âge où le senior est conscient de sa propre mortalité, les voyages permettent de profiter de la vie et de se créer des souvenirs.
La compréhension de ces freins à voyager semble donc nécessaire afin d’aider les professionnels du tourisme à adapter leurs services et leurs offres dans un contexte de vieillissement de la population. Plusieurs recommandations peuvent ici être faites pour ces professionnels, comme proposer des voyages prenant en compte l’avancée en âge de ces touristes. Ces séjours peuvent être calibrés pour éviter des temps de trajets trop longs et des transports trop fatigants, avec prise en charge dès le domicile. Le croisiériste Costa Cruises a même développé une offre réservée aux plus de 65 ans.
Il conviendra également d’assurer la surveillance du domicile lors de l’absence du senior ainsi que la garde de leur animal de compagnie. Autant de préconisations qui permettront de lever les freins à voyager des seniors et les aideront à leur procurer bien-être physique et psychologique.
En Bretagne, le nombre de toursites sera limité sur l’île de Bréhat cet été
Ouest-France - Le 14 juin 2023 – Lien vers l’article
Olivier Carré, le maire de l’île de Bréhat (Côtes-d’Armor), a officiellement signé, mercredi 14 juin 2023, l’arrêté limitant le nombre de visiteurs. Le seuil est fixé à 4 700 touristes entre le 14 juillet et le 25 août.
« Pas plus mais mieux. » En ce mercredi 14 juin 2023, la phrase est martelée par Olivier Carré, maire de l’île de Bréhat (Côtes-d’Armor), qui affiche sa volonté de limiter le nombre de touristes afin d’améliorer leur accueil sur l’île. Dans la matinée, le premier édile a officiellement signé l’arrêté de police qui instaure un seuil de fréquentation quotidienne de 4 700 visiteurs, entre le 14 juillet et le 25 août inclus, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 14 h 30.
« Cette régulation ne s’applique pas aux résidents permanents et secondaires, aux services de sécurité et aux professionnels venant travailler sur le site. Le nombre total de personnes s’élèvera donc à 5 350 », précise Olivier Carré. Et de rappeler les pics enregistrés en 2021 et 2022, qui ont atteint 5 600 à 6 000 passages sur certaines journées. « C’est un compromis. On pensait proposer un chiffre inférieur. Mais on a senti une inquiétude de la part des socio-professionnels. Donc on est au-dessus du minimum qu’ils ont fixé pour supporter l’impact économique. »
Des quotas pour les compagnies maritimes
Fanny Chappé, maire de Paimpol (Côtes-d’Armor) et conseillère régionale référente du territoire, insiste sur le « travail de concertation » mené par l’équipe municipale. Trente-deux réunions ont ainsi été organisées depuis janvier 2023 avec tous les acteurs concernés.
Chaque compagnie maritime devra respecter un quota de passagers entre 8 h 30 et 14 h 30 : 3 000 visiteurs pourront embarquer sur les bateaux des Vedettes de Bréhat, dans le cadre de la délégation de service public. Les trois sociétés (Vedettes de Bréhat, Sur Mer Bréhat et Armor Navigation) se partageront les 1 700 restants. La quantité est proportionnelle à la capacité de transport des voyageurs. L’opération a pour but d’inciter les touristes à réserver en ligne.
« L’idée, c’est aussi de les inciter à venir en dehors des mois de juillet et d’août, et à préférer le samedi et le dimanche qui, contrairement aux idées reçues, ne sont pas les journées les plus fréquentées », souligne Olivier Carré. Autre enjeu, « inviter les touristes à prendre les chemins de traverse plutôt que l’autoroute du phare du Paon », explique le maire, soucieux de préserver l’île classée « site d’exception naturel et culturel » depuis 2020.
Premier bilan fin 2023
Une première qui pourrait essaimer ailleurs, selon Gilles Pagny, conseiller départemental et représentant des îles du Ponant : « Je pense à l’Île-aux-Moines (Morbihan). Lorsque les personnes sont insatisfaites car elles n’ont pas pu manger, on se rend compte qu’il faut faire quelque chose. »
Quant au contrôle du seuil, Olivier Carré compte sur les compagnies maritimes : « Elles nous donneront le nombre de personnes embarquées. Et on vérifiera de temps en temps le nombre d’accostages. » Un deuxième arrêté interdira les NUC (navires de plaisance à utilisation commerciale).
Sécheresse, canicule et maillots de bain : dans le sud de la France, les professionnels du tourisme contraints de s’adapter pour passer l’été
France Info – Le 7 juillet 2023 – Lien vers l’article
Avec le réchauffement climatique, les vagues de chaleur vont être plus longues, plus fréquentes et plus intenses, entraînant une augmentation du risque de sécheresse et d'incendies pendant ces mois qui voient les vacanciers affluer dans le Sud.
'Sea, sex and sun' pour les touristes. Mais pour ceux qui les hébergent, les conseillent, les occupent et les servent, le refrain à la mode sonne beaucoup moins glamour : flexibilité, résilience et incertitude. Où qu'ils exercent, les professionnels du tourisme doivent de plus en plus composer avec les conséquences du changement climatique et notamment les canicules, les risques d'incendies et de restrictions d'eau liées à la sécheresse. De nombreux territoires, parfois privés d'eau depuis de longs mois, sont en situation de crise, alors que s'ouvre la saison touristique estivale.
Dans la quasi-totalité des Pyrénées-Orientales, département particulièrement touché cette année, le remplissage des piscines individuelles est interdit (en PDF). Heureusement pour le tourisme local, le remplissage des bassins à usage collectif est lui toujours autorisé, sous conditions. Les jacuzzis et spas peuvent aussi continuer à fonctionner s'ils sont raccordés à 'un système de récupération totale et de réusage des eaux'.
« L’an I d’un nouveau tourisme »
Ces restrictions, Brice Sannac, propriétaire de l'hôtel-spa des Elmes, à Banyuls-sur-Mer, les avait déjà anticipées. Pour faire un nouveau bond en avant vers la sobriété en eau, l'établissement quatre étoiles, logé entre la mer et les vignes à flanc de coteaux, a dépensé 'un peu plus de 10 000 euros'. Une somme qui a permis de rediriger les eaux de filtrage des bassins 'afin que chaque goutte utilisée pour le loisir serve une seconde fois', de bâcher les piscines la nuit 'pour éviter l'évaporation', ou encore de baisser le niveau de remplissage d'eau des machines à laver.
'Dans l'hôtellerie, avant d'être des hébergeurs, on est des 'bricol'tout'. On sait réagir vite', explique le trentenaire, qui avait déjà, par souci écologique, équipé la bâtisse de persiennes et choisi pour l'extérieur l'ombre d'arbres endémiques peu gourmands en eau. Président de la section départementale de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih66), Brice Sannac concède que ces nouveaux impératifs 'en ont fait râler quelques-uns, mais cette gestion en bon père de famille a été comprise et acceptée par la grande majorité des professionels du secteur', assure-t-il. 'Une petite contribution à l'effort de guerre' pour mieux gérer la ressource en eau qui, à l'entendre, va dans le sens de l'histoire. D'ailleurs, cette saison marque, selon lui, 'l'An I d'un nouveau tourisme'.
'Maintenant, il faut aller plus loin. Je ne veux plus que de l'eau potable aille dans les toilettes. Ce dont on a besoin, c'est d'un fonds de dotation pour faire de la région un laboratoire de ces nouvelles pratiques.'
Brice Sannac, propriétaire d'un hôtel-spa dans les Pyrénées-Orientales
à franceinfo
En attendant, en concertation avec les pouvoirs publics et la chambre d'agriculture, les eaux de filtrage des piscines et des spas sont mises à disposition des exploitants ou des mairies, par exemple pour nettoyer les espaces publics. 'Nous ne sommes pas en compétition. Ça ne sert à rien d'avoir de beaux hôtels si les communes ne peuvent pas nettoyer les rues !' En mai, à Salses-le-Château, à quelques kilomètres au nord de Perpignan, les gérants d'un camping ont fait don aux pompiers des mètres cubes qui stagnaient dans la piscine, destinés à la vidange. Ce geste alors inédit pourrait rapidement devenir un symbole des bons usages, alors que les établissements de plein air espèrent réduire leur consommation d'eau jusqu'à 30%.
Pas d’eau, mais du vélo
Là où les aléas du climat ont déjà frappé, l'adaptation s'impose dans la douleur. Dans son camping de la Drôme, idéalement situé au bord de la rivière, Nathalie Vernay a dû mettre au chômage technique le personnel chargé d'une activité canoé, contrainte l'été dernier par le faible débit du cours d'eau. Cette année, elle n'a affecté qu'un seul saisonnier à plein temps à cette mission. 'Il est trop tôt pour savoir comment la situation va évoluer', explique la propriétaire, raisonnablement optimiste après les pluies de la fin du printemps. 'Avec un seul parcours ouvert à l'été 2022, on a connu une grosse baisse de chiffre d'affaires. C'est devenu encore plus difficile d'anticiper. Tout se fait à la dernière minute.'
'Si on est une entreprise qui propose une seule typologie d'offres, dépendante de la quantité et de la qualité de l'eau d'un lac ou d'une rivière, diversifier son activité est une question de survie', résume Guillaume Cromer, président d'ID-Tourisme et trésorier du réseau Acteurs du tourisme durable. Or, cette question de l'adaptation du secteur du tourisme et des loisirs au changement climatique émerge à peine. 'Autour du lac de Serre-Ponçon [dans les Hautes-Alpes], le syndicat mixte a engagé une réflexion sur les outils d'accompagnement des professionnels. Forcément, quand la plage recule de 15 mètres, ce n'est pas bon pour le nautisme', poursuit-il. 'Cet exemple a été très médiatisé l'été dernier, mais il en existe déjà partout : comment fait-on quand il y a trop de moustiques en Camargue ? Que les parasites s'attaquent aux forêts ? Que l'on ne peut pas sortir à midi parce qu'il fait 40°C à l'ombre ?'
Dans le Verdon, une destination prisée pour ses activités aquatiques, la sécheresse de 2022 a fait son petit effet sur les entrepreneurs locaux. 'Avec des prestataires qui ont été limités dans leur activité, les offres vélo se sont développées partout', explique Malo Le Meil, animateur du Verdon à vélo au sein de l'association Vélo Loisir Provence. 'Pour un prestataire plutôt rafting par exemple, avoir quelques vélos, ça permet d'avoir toujours quelque chose à proposer aux clients. Même des prestataires qui ont des offres pour faire du quad nous disent qu'ils proposent maintenant plutôt du vélo l'été, parce qu'il fait trop chaud', ajoute-t-il.
L’été, « saison morte » ?
Accompagnateur en montagne basé à Apt (Vaucluse), Olivier Léonard a vu la demande des randonnées à la journée s'effondrer en été en quelques années. 'On développe des offres 'lever de soleil' et 'coucher de soleil'. De plus en plus, les préfets prennent des arrêtés de fermetures de massifs pour la journée ou l'après-midi, alors on part plus tôt le matin. C'est de toute façon plus agréable pour tout le monde', relève l'accompagnateur, qui propose également aux randonneurs de grimper à la belle étoile. Un décalage des heures, mais aussi des saisons : les touristes affluent désormais fin mai ou début octobre, quand les conditions sont optimales. Le professionnel estime ainsi quela vision saisonnière qui domine encore dans les institutions en charge du tourisme est 'dépassée'.
'On a des demandes de groupes de randonneurs jusqu'à mi-novembre. Ça n'arrivait pas il y a dix ans. Je suis sollicité en décembre, janvier... Et l'été, c'est quasi fini. Ça devient une saison morte pour moi en Luberon.'
Olivier Léonard, accompagnateur en montagne
à franceinfo
Plus en altitude, le changement touristique est, à l'instar du changement climatique, encore plus marqué, explique le géomorphologue Ludovic Ravanel, directeur de recherche au CNRS et membre de la Compagnie des guides de haute montagne. 'Il y a encore quelques années, on vendait des sommets : le Mont Blanc, le Mont Rose, le Cervin... Désormais, une pratique impulsée par de jeunes guides consiste à vendre des 'expériences'. Si les conditions sont bonnes, ça peut s'envisager du jour au lendemain. Mais un touriste qui vient du 10 au 15 août, aucun guide ne peut lui garantir à l'avance qu'il aura accès à telle ou telle chose.' Ici, la fonte des glaciers et du permafrost rend la pratique de plus en plus dangereuse. Alors des guides prennent des vacances en été. 'Dans les années 1980 ou 1990, c'était inimaginable. C'était le cœur de la saison.'
Pourtant, la montagne est de plus en plus plébiscitée par les vacanciers, à la recherche d'un peu de fraîcheur et d'une destination 'nature'. 'Un basculement s'opère doucement', remarque la géographe Sylvie Clarimont, spécialiste des interactions entre climat et tourisme à l'université de Pau. 'On revient aux premières formes de tourisme au XIXe siècle, quand les élites allaient plutôt à la mer l'hiver et en montagne l'été, pour le thermalisme.' A tel point que le conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques a mis en place un programme 'Réussir ma rando' pour sensibiliser ce nouveau public estival aux us et coutumes de la pratique et du territoire.
Des départements stigmatisés
Installé à Balizac, en Gironde, Manu Obry propose notamment des bivouacs dans les arbres. Mais il n'a pas pu travailler pendant tout l'été 2022 car une partie de son 'bureau' est partie en fumée dans les incendies qui ont ravagé le département. Ces dernières semaines, des orages violents ont mis en péril cette partie de son offre, vouée à terme à diminuer. 'C'est trop aléatoire. Economiquement, ça ne va pas. Depuis des mois, c'est réservation, annulation, réservation, annulation...'
Sa crainte désormais : que les pouvoirs publics restreignent encore l'accès à la forêt, au nom d'un risque que ces professionnels de la nature sont justement les plus à même d'évaluer. 'Qu'une décision préfectorale s'applique sans discernement parce qu'il y a une alerte canicule et m'empêche de travailler, moi qui suis tous les jours de l'année dans la forêt, c'est difficile à gérer', déplore-t-il, de plus en plus attentif à la nécessité de partager les rudiments de la protection de cet écosystème.
Ces professionnels craignent aussi que l'exposition médiatique des difficultés rencontrées dans leur territoire ne dissuade la clientèle. 'La façon dont les choses sont présentées stigmatise tout un département', regrette Brice Sannac, l'hôtelier des Pyrénées-Orientales.
'On m'a appelé pour me demander s'il y avait de l'eau dans la piscine. Bien sûr que oui. Nous faisons notre part, mais les villages privés d'eau sont isolés et à l'autre bout du département.'
Brice Sannac, propriétaire d'un hôtel-spa dans les Pyrénées-Orientales
à franceinfo
Dans les Alpes-Maritimes, Lionel Richard, guide spécialisé dans le canyoning et la via ferrata, dresse un constat similaire : 'Il y a pas mal de confusion... Un voisin m'a demandé s'il y avait de l'eau dans le canyon. Même au plus fort de la sécheresse l'an dernier, des endroits sont restés tout à fait praticables. On sait où aller, c'est notre métier'. Et dans les gorges du Verdon ou au lac de Serre-Ponçon, les professionnels insistent : la sécheresse de 2022 n'a pas transformé ces coins de paradis en désert aride. Du moins, pas encore.
Pourquoi entre 35% et 40% des français de partiront pas en vacances cet été
Le Monde – Le 4 juillet 2023 – Lien vers l’article
La proportion de personnes qui renoncent à des congés est en hausse. Si les enquêtes d’opinion mettent en avant des raisons professionnelles ou personnelles, la raison la plus souvent invoquée reste, et de loin, le manque de moyens, à 44 %.
« D’habitude, j’arrive à mettre de côté pour les vacances, et on part une semaine dans un camping, à une ou deux heures de route, en faisant les courses avant pour limiter les frais. Mais là, avec tous les prix qui ont augmenté, j’ai dû piocher dans ce budget pendant l’année. Et les tarifs de l’essence et du camping sont trop élevés », regrette Zeinaba (elle n’a pas souhaité donner son nom), 34 ans, mère célibataire du Havre (Seine-Maritime), dont le salaire net ne dépasse pas 1 300 euros par mois.
L’hôpital, où elle est employée comme aide-soignante de nuit, manquant de personnel, elle travaillera tout l’été et emmènera ses quatre filles au parc ou à la piscine les après-midi. « Les vacances, c’est une façon de les féliciter et de les motiver pour l’école. C’est très dur pour elles de ne pas partir. Une copine de ma fille lui a dit qu’elle était une clocharde ! »
Entre 35 % et 40 % des Français ne prévoient pas de partir cet été, selon des sondages IFOP pour Paris Première et CSA pour Cofidis, publiés en juin. Des chiffres en hausse de 14 points par rapport à 2022, d’après le premier institut, et de 3 points, d’après le second. Si certaines personnes interrogées mettent en avant des raisons professionnelles ou personnelles, la raison la plus souvent invoquée est cependant, et de loin, le manque de moyens, à 44 %.
« Trop cher »
C’est le cas d’Abdelkader (il n’a pas souhaité donner son nom), 57 ans, maçon finisseur à Grenoble, qui a perdu plus de la moitié de ses revenus en raison d’un long arrêt maladie qui aurait dû être mieux indemnisé en étant reconnu comme un accident du travail. « J’espère, comme en 2022, pouvoir parfois aller passer la journée au bord d’un lac, pour 4 euros l’entrée, même si j’ai eu beaucoup de frais à cause du contrôle technique de ma voiture… »
C’est aussi le cas de Bernard(prénom d’emprunt), cuisinier au centre d’action sociale de la Ville de Paris, dix ans d’ancienneté, un salaire net de 1 550 euros et une prime mensuelle de 110 euros obtenue après une longue grève, fin 2022.
« Comme je n’ai pas d’enfant, j’évite en général de partir l’été, car c’est trop cher. Je ne serai pas seul cette année : mon collègue électricien, père de trois enfants, restera chez lui. Une autre collègue voulait juste aller un long week-end à Toulouse avec sa fille, mais, quand elle a vu le prix des billets de train, elle a renoncé. »
Même chose encore pour Jean-Claude (prénom d’emprunt), fonctionnaire territorial de 59 ans, et pour son épouse, à la retraite. « On ne pourra pas aller passer une semaine dans la famille, même si c’est tout près, car cela revient plus cher que de rester chez nous, confie cet habitant de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). On aide juste nos enfants à partir en vacances. Parce qu’on n’a pas le choix et que c’est notre choix… »
« Le premier budget que les gens suppriment »
Les personnes vivant en milieu rural sont 64 % à déclarer avoir dû renoncer à partir en vacances en raison d’un manque d’argent, contre 58 % de la population générale, indique un autre sondage IFOP pour l’association Familles rurales. « L’inflation a été plus durement ressentie : il fallait chauffer des logements plus grands et moins bien isolés qu’en ville, et il est difficile de s’y passer de la voiture, constate Jean-Baptiste Baud, responsable des relations institutionnelles au sein de l’association. Mais, en milieu rural comme en ville, ce sont ceux qui ont peu de ressources qui partent le moins. »
Dans l’Eure, le Secours populaire a accueilli 18 % de personnes de plus cette année, et il a revu à la hausse le nombre d’enfants qu’il emmènera au parc Astérix, lors d’une Journée des oubliés des vacances. Sa secrétaire générale, Catherine Luffroy, se désole : « Les gens ont encore plus de mal à partir avec l’inflation, alors qu’ils ont encore plus besoin de prendre l’air après le Covid. »
« Les vacances, c’est le premier budget que les gens suppriment », constate aussi Christelle Lardeux-Coiffard, maire adjointe Horizons chargée des solidarités actives à Angers. La ville a décidé de maintenir le dispositif Vacances pour tous de son centre d’action sociale et de communiquer plus largement à son sujet. S’y ajoute une aide aux loisirs, élargie aux parents qui n’ont pas la garde de leurs enfants et aux grands-parents, afin de financer une sortie au zoo ou dans un parc aquatique.
La précarité isole
Selon Aurélie Mercier, chargée de projets et de plaidoyer au département
solidarités familiales du Secours catholique, « il faut accompagner les
personnes sur le plan financier, mais il faut aussi lever d’autres
freins : beaucoup estiment ne pas avoir droit aux vacances, parce qu’ils
sont au chômage ou inactifs, alors qu’il est encore plus important de souffler
quand on est obligé de compter les centimes toute l’année. Et il y a beaucoup
de peurs : de quitter son domicile, de prendre le train, de ne pas être à
l’aise une fois sur place et d’être jugé. La précarité isole énormément les
personnes ».
Deux propositions de loi ont été déposées ces dernières semaines à l’Assemblée nationale, avec pour objectif de rendre le droit aux vacances effectif. L’une, signée par des députés des quatre groupes de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), prévoit aussi des « mesures d’urgence », parmi lesquelles la gratuité des péages autoroutiers lors d’un aller-retour en voiture ou un billet illimité de TER à 29 euros.
L’autre est une proposition de loi citoyenne, élaborée après deux années de travail d’ATD Quart Monde avec des personnes en situation de pauvreté. Elle préconise, parmi de nombreuses mesures, la création d’un guichet unique centralisant les aides au départ en vacances et leur harmonisation à la hausse.
La tendance des vacances en mode sobriété heureuse
France Inter – Le 7 juillet 2023 – Lien vers l’article
Podcast de 2mn37 à écouter
Interview. Christian Mantei : « Ce que l’on appelle à tort la saison peut courir jusqu’à fin octobre »
Corse Matin – Le 26 juillet 2023 – Lien vers l’article
Christian Mantei, président d’Atout France, l’opérateur de l’Etat en matière de tourisme, fin connaisseur de l’île dont il est originaire, livre à Corse-Matin son expertise sur une saison qui fait débat quand ce n’est pas polémique. Entretien.
La Corse accuse le coup d’une nette baisse de fréquentation cet été. Un cas isolé ?
Il semble que le Sud-Est connaisse également un fléchissement, même s'il est difficile de le quantifier pour l'heure. En ce qui concerne la Corse, il va falloir passer au crible les volumes aériens et maritimes et chercher à savoir pour quelles raisons on ne les retrouve pas dans les hébergements marchands. Parmi les pistes à examiner, la montée en puissance du locatif, mais aussi une tendance des vacanciers, cette année, à louer des bateaux pour séjourner dans les ports.
Les socioprofessionnels tirent la sonnette d’alarme, ils ont raison ?
En tout cas, il faut s'interroger et développer notre capacité de discernement en laissant de côté les analyses au doigt mouillé. Ce point est essentiel car nous devons mettre à la disposition de la décision politique, CdC ou État, notre capacité d'expertise. En nous demandant, notamment, quelle part profite à chaque créneau touristique, sachant qu'il n'est pas exclu d'enregistrer des écarts importants d'un mode d'hébergement à l'autre.
Coût du transport, inflation galopante et réchauffement climatique qui rebute plus qu’il n’attire, expliquent-ils totalement cette désaffection pour le territoire insulaire ?
Il ne suffit pas de sonder les Corses pour savoir s'ils sont favorables au tourisme ou pas. L'enjeu consiste également à mener des enquêtes approfondies sur nos différentes clientèles. On se doute que la canicule et l'inflation ont des effets, mais sans avoir en main tous les éléments. En outre, l'idée n'est pas seulement de consulter nos clients, mais aussi ceux qui n'en font pas partie. L'absence renseigne autant que la présence.
L’arrière-saison, moins peuplée, moins chère, moins caniculaire, va-t-elle se substituer aux mois de juillet et août en termes de chiffre d’affaires ?
Depuis une quinzaine d'années, le mois de septembre est au moins aussi porteur que le mois de juillet. Nous assistons à une évolution structurelle de ce que l'on appelle à tort la saison. En réalité, cette dernière peut courir jusqu'à fin octobre, ce qui est fondamental, au passage, parce que cet étalement va déterminer le type de visiteurs que l'on va essayer de séduire.
La surfréquentation des sites ne cesse d’être pointée en Corse mais aussi ailleurs en France où les collectivités n’hésitent plus à opter pour des quotas. Vrai casse-tête ou faux problème ?
C'est un sujet qui appelle des solutions techniques. Je préfère l'expression 'pic de fréquentation' au terme de 'surtourisme' qui laisse penser que le phénomène s'exerce toute l'année avec une problématique sur douze mois et des difficultés à y remédier durant une période longue. Tandis qu'un pic de fréquentation représente une séquence de dix ou quinze jours dans les lieux les plus recherchés et vulnérables. Dans ce deuxième cas, on parvient à réguler en lissant la fréquentation, en informant en amont, en adaptant sa gestion au niveau des parkings, des déchets générés, des horaires, etc. À Saleccia, la semaine dernière, les propos du président de l'exécutif, Gilles Simeoni, qui ont mis en rapport un développement encadré et des mesures de préservation indispensables dans ce site prisé, m'ont paru plutôt très équilibrés. La clé : établir les bonnes jauges.
Doit-on, aujourd’hui, radicalement changer de modèle touristique, à fortiori lorsque l’on est sur une île ?
Évoquer un modèle renvoie à ceux qui l'animent, les visiteurs. Quels marchés prôner pour une évolution qualitative qui ne tient pas seulement dans la création de valeur ajoutée, mais réside aussi dans l'approche de ce qui est pertinent pour l'île. Au-delà, il s'agit d'être précis lorsque l'on évoque la nationalité des vacanciers, ce critère n'étant plus assez fin pour décrypter un comportement. Les bassins émetteurs vers la Corse, la région parisienne, Paris, Marseille, Lille, se travaillent différemment. De la même façon, les segments de clientèles, seniors, jeunes, tourisme culturel, de nature, s'appréhendent à la carte. Soyons pointus dans nos choix de promotion. L'avantage d'une île ? Une maîtrise plus grande en matière de transports.
Précisément, le positionnement de Volotea sur la prochaine délégation de service public aérienne, une mise en garde ?
Cela signifie d'abord que la Corse est désirable aux yeux des investisseurs et des compagnies. De surcroît, la concurrence peut être bénéfique. Alors qu'EasyJet prenait de l'ampleur sur Nice, d'aucuns avaient déploré une clientèle peu dispendieuse, ce qui est faux. Face à Volotea, la seule réponse, c'est d'être compétitif. Air Corsica et Air France ont démontré qu'ils savaient faire.
Dans le Béarn, un camping renouvelle sa clientèle avec une stratégie numérique efficace
France Numérique – Le 10 juillet 2023 – Lien vers l’article
Stéphane Lallier, repreneur du camping Beau rivage, réussi à accélérer sa croissance grâce à une stratégie numérique à 360° : refonte de son site Internet, campagnes de référencement naturel, d’emailings, présence sur des plateformes et sur les réseaux sociaux lui ont permis de renouveler sa clientèle dans un contexte économique marqué par le Covid.
Chaque année, les Trophées numériques de la CPME, dont France Num est partenaire, distinguent des TPE et des PME qui ont su s’approprier les outils et les potentialités offertes par l’ère numérique pour grandir, développer les compétences de leurs salariés, acquérir de nouveaux marchés, attirer de nouveaux clients, réduire leurs coûts, développer leur notoriété, être vecteurs d’inclusion, etc.
Sthéphane Lallier, repreneur du camping Beau rivage, situé Navarrenx dans les Pyrénées atlantiques, a été sélectionné parmi les candidats pour concourir au prix « Développement » qui récompense l’entreprise qui a mis à profit le numérique pour développer son activité, conquérir de nouveaux clients ou de nouveaux marchés.
Une stratégie de croissance qui intègre le numérique dès le début
Stéphane Lallier, rachète le camping en 2019. Dès le début il a pleinement conscience de l’importante de la communication numérique pour une activité d’hébergement touristique de plein air. Il est indispensable d’aller chercher les clients sur le web. En effet, l’image de la région du Béarn reste à promouvoir. Les touristes ne passent pas par hasard devant le camping.
Dès l’acquisition du camping il lance des actions pour se développer avec le numérique :
- il fait appel à une agence spécialisée en e-réputation, afin de générer des avis clients sur le net. Le fait d’inciter les clients à poster des avis en ligne a permis de tripler le nombre d’avis clients en 3 ans ;
- il fait traduire le site internet, qui était déjà disponible en 3 langues, en espagnol ce qui a permis de doubler la clientèle espagnole dès 2020 ;
- des campagnes d’email sont envoyées 4 à 8 fois par an aux clients ;
- il multiplie les posts sur les réseaux sociaux ;
- il fait la promotion de son offre auprès de plateformes et d’agences de voyages (OTA) ;
- il initie quelques premières actions pour optimiser le référencement naturel (SEO) du site.
La majorité de ces actions a été réalisé par Stéphane qui y a consacré beaucoup de temps, aidé par des confrères et la Fédération Nationale de l'Hôtellerie de Plein Air. La seule dépense c’est le recours à l’agence en e-réputation.
Le numérique participe à sauver une saison marquée par le Covid
15 jours avant d’ouvrir le camping pour la 1ère saison en 2020, la pandémie du Covid se déclare et le camping reste fermé jusqu’en juin. Les précédents propriétaires de l’entreprise étaient anglais et réalisaient 50 % de leur chiffre d'affaire avec la clientèle britannique…. qui n’a pas pu voyager en 2020 et guère davantage en 2021 avec la double contrainte du Covid et du Brexit. Les réservations des clients anglais chutent de 90 % en 2020 et de 70% en 2021.
L’investissement consenti avant la saison est payant : grâce aux actions numériques mises en place avant la pandémie, la baisse du chiffre d'affaire en 2020 n’est que de 20 %. Afin de compenser cette perte, Stéphane Lallier redouble d’efforts en 2021 pour développer sa présence numérique.
Une accélération de la stratégie numérique initiée
Convaincu d’avoir identifié la clientèle à laquelle il doit s’adresser et de comprendre ses attentes, il décide de lancer une campagne de publicité en ligne sur les moteurs de recherche pour cibler ces prospects. Les mots-clés testés permettent d’améliorer la communication en ligne au fur et à mesure, notamment pour refondre le site internet dont une nouvelle version est lancée mars 2022.
Le nouveau site internet, réalisé par une agence web est très réussi : très clair, il présente bien l’offre du camping.
Il noue aussi des partenariats avec des plateformes en ligne et des OTA afin d'adresser de nouvaeux marchés étrangers comme les Pays Bas et l’Allemagne.
Avec succès. Cette stratégie numérique a permis :
- de diversifier la clientèle qui compte de de plus en plus de clients néerlandais, belges, allemands, suisses et espagnoles.
- d'augmenter le chiffre d'affaire 2021 de 50 % par rapport à 2020 et même de 17% par rapport à la période pré Covid. En 2022, son CA est en hausse de 37% par rapport à 2021 grâce notamment au lancement du nouveau site internet !
- d'enregistrer, au 13 avril 2023, des réservations en hausse de 46 % par rapport à l'année passée, notamment grâce au travail de référencement naturel initié en 2022.
Retrouvez Résavia sur le site France Numérique : https://www.francenum.gouv.fr/activateurs/resavia
Aout
Dans l’Hérault, un projet immobilier touristique barré par la pénurie d’eau
Les Echos – Le 29 mai 2023 – Lien vers l’article
L'Etat durcit le ton face à la pénurie d'eau. Le préfet de l'Hérault donne un avis défavorable à un projet privé de golf et de complexe touristique à Montagnac. Le sous-préfet de Lodève ne délivre plus de permis de construire dans trois communes.
Face au manque d'eau dans l'Hérault, l'Etat tranche. Le préfet de l'Hérault, Hugues Moutouh , a émis récemment un avis défavorable au projet d'immobilier de loisirs du domaine de Lavagnac à Montagnac, entre Montpellier et Béziers. Il évoque « un contexte de sécheresse précoce et de nécessaire préservation de la ressource en eau ». Le projet prévoit la création d'un golf international de 18 trous, 650 logements, un spa, un hôtel et un restaurant, des infrastructures requérant environ 300.000 m3 d'eau par an puisés dans le fleuve Hérault.
Irrigation agricole, réglementation et sécurisation de la ressource en eau… Le réseau hydraulique régional, exploité par la compagnie BRL, est sous tension. « Nous n'avons plus la capacité de satisfaire les besoins en eau du golf de Lavagnac. Ce qui était initialement un projet d'aménagement touristique immobilier attrayant pose aujourd'hui la question de sa comptabilité avec les effets du changement climatique sur le territoire méditerranéen », analyse Jean-François Blanchet, directeur général de BRL .
« Trop de contraintes »
Présenté par le promoteur, le changement de voilure (réduction à 410 logements, procédé de traitement de la station d'épuration, moindre consommation d'eau) n'a pas convaincu le préfet, connu pour sa poigne. Le projet semble condamné. « Ce n'est qu'un avis rendu. Nous attendons les motivations de cet avis », veut croire Luigi Pisano, gérant de Thesis Ingénierie, chargé des études, sans plus de commentaires. Des villas de luxe, vendues à prix d'or (plus de 1,1 million d'euros pour 160 m2, soit 7.000 euros le m2), sont toujours commercialisées sur Internet.
« Selon moi, c'est un arrêt définitif. Les nappes phréatiques sont historiquement basses. Le Syndicat mixte du bassin du fleuve Hérault interdit tout nouveau prélèvement depuis 2018. Il y a trop de contraintes », résume Christophe Morgo, le maire de Villeveyrac - une commune du secteur -, qui a déjà émis deux avis défavorables au projet, en 2010 et en 2020, lors de la Commission locale de l'eau du bassin de l'Hérault.
Le cas du golf de Montagnac pourrait par ailleurs faire jurisprudence. « Tout projet de conception ancienne mérite d'être réinterrogé, avertit Hugues Moutouh. J'en appelle à la responsabilité des porteurs de projets pour que les questions environnementales soient pleinement prises en compte » dans un département qui attise les convoitises immobilières. La pénurie d'eau a des impacts plus lourds de sens, à savoir sur le logement au quotidien. Au nord de Montpellier, Argelliers, Montarnaud et Saint-Paul-et-Valmalle, des communes attractives desservies par l'autoroute A750 sont ainsi stoppées net dans leur élan démographique. « Tant que la ressource en eau n'est pas suffisante, je refuserai les demandes de permis de construire », conclut Eric Suzanne, sous-préfet de Lodève.
Logement touristique : les gîtes de France veulent continuer de rajeunir leur image
Actu.fr – Le 18 mai 2023 – Lien vers l’article
Le congrès national des Gîtes de France s’est tenu à Vannes (Morbihan) le mercredi 17 mai 2023. Sylvie Pellegrin, présidente nationale des Gîtes de France, a échangé avec les adhérents sur l’avenir de l’entité.
Toucher les jeunes
La fédération nationale des Gîtes de France, c’est 42 000 adhérents en France dont 1 300 (pour 1 700 logements) dans le Morbihan. Le réseau veut se mettre dans l’ère du temps. « Notre clientèle a rajeuni après la crise sanitaire de la Covid-19 », débute Sylvie Pellegrin.
Pour toucher cette cible des 25-35 ans, une campagne de publicité sur Topito, TikTok ou encore Spotify est lancée.
Le site Internet a été refondue récemment. Dans les prochains mois, une application mobile sera lancée à l’horizon 2024.
La clientèle des Gîtes de France reste très familiale. Les propriétaires notent l’augmentation des réservations la veille pour le lendemain depuis quelques années.
La crainte de sanctions pour les meublés touristiques
Les Gîtes de France observent le développement des restrictions pour les meublés de tourisme. Pour eux, ils ne proposent pas de « meublés de tourisme sauvage. Ils en appellent au gouvernement pour une distinction spécifique pour les Gîtes de France.
« On est une institution, une structure associative et fédérale qui a reversé 21,3 millions d’euros en taxe de séjour l’an dernier, dont 347 000 € dans le Morbihan », rappelle la présidente.
Sylvie Pellegrin défend un modèle différent des nouveaux acteurs comme Airbnb pour ne pas le citer :
« Notre fédération existe depuis 1955 (premier gîte en 1951) et on a été les premiers en tout. On a fait du tourisme durable, social, écoresponsable avant tout le monde. On est même à l’origine de l’agritourisme, car, au départ, l’idée était d’apporter un complément de ressources et d’éviter la désertification des campagnes. »
Une agence commerciale (Auray dans le Morbihan) et une plateforme téléphonique avec un interlocuteur physique sont disponibles pour les clients. De plus, « tous nos hébergements sont visités et contrôlés au moins une fois tous les cinq ans », avancent les Gîtes France.
Bruno LEMAIRE veut réformer la fiscalité très favorable des locations type AirBnB
Le Parisien – Le 9 juin 2023 – Lien vers l’article
Ces meublés touristiques bénéficient d’un abattement forfaitaire de 71%, beaucoup plus que les meublés classiques et les locations vides. Une proposition de loi qui devait être examinée mi-juin à l’Assemblée nationale a néanmoins été reportée.
L’ubérisation de l’économie est aussi née d’avantages fiscaux, souvent au détriment du marché plus traditionnel. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire s’est dit « favorable » vendredi à une réforme de la fiscalité très avantageuse des meublés touristiques type Airbnb, jugeant les effets d’aubaine « trop importants », alors que ces locations sont accusées d’aggraver le mal-logement sur le territoire.
« Sur Airbnb, on s’y est déjà attaqué, on a réduit la durée à 120 jours », a déclaré vendredi Bruno Le Maire sur RMC/BFMTV, en référence à la durée maximale de location autorisée pour les résidences principales. « Ce qui m’interroge, c’est que nous gardions une fiscalité favorable pour les Airbnb. Je suis ouvert à une réforme de la fiscalité sur les Airbnb pour qu’elle soit équivalente à celle d’autres logements ».
« Nous réformerons cette fiscalité »
Les loueurs de meublés touristiques classés (de 1 à 5 étoiles) bénéficient aujourd’hui d’un abattement forfaitaire de 71 % jusqu’à 176 200 euros de recettes, contre 50 % pour les meublés classiques, et 30 % pour les locations vides dans la limite de 15 000 euros de loyers. « Nous allons travailler, faire des propositions à la Première ministre et au président de la République, mais j’ai du mal à comprendre la fiscalité très favorable qui s’applique aujourd’hui à Airbnb », a déclaré le ministre.
« Nous réformerons cette fiscalité. La seule question est celle de la justice : à partir du moment où il y a des effets d’aubaine trop importants, une fiscalité trop favorable, il n’y a pas de raison de garder cette fiscalité qui conduit à des excès », a-t-il ajouté. Une proposition de loi transpartisane visant à réguler les locations meublées a été reportée sine die alors qu’elle devait être examinée mi-juin à l’Assemblée nationale. Elle visait entre autres à resserrer le barème des abattements fiscaux accordés en cas de location de meublés de tourisme, en tenant compte de certains cas particuliers comme les stations de montagne.
Lors des conclusions lundi du volet logement du Conseil national de la refondation, la Première ministre Élisabeth Borne a toutefois annoncé une remise à plat de la fiscalité des locations, souhaitant que ce chantier « complexe » débouche « dans le prochain projet de loi de finances ». Selon Airbnb France, des centaines de milliers de Français louent un logement sur Airbnb, pour un revenu médian de 3 800 euros par an.
Logement : quel encadrement pour les meublés touristiques ?
France Inter – Podcast de 37 mn– Le 12 mai 2023 – Lien vers le podcast
Une proposition de loi transpartisane visant à encadrer les meublés touristiques sera examinée en juin prochain. Ces derniers prennent de plus en plus de place sur le parc locatif, au détriment d’une grande partie des ménages. Quels sont les encadrements nécessaires ?
La France est le deuxième marché mondial d’Airbnb, après les Etats-Unis. Nettement plus rentables que les locations à l’année pour les propriétaires, ce type de meublés touristiques a envahi les parcs locatifs ces dernières années. Résultat, les prix augmentent et de nombreux ménages habitant dans certaines zones touristiques ne trouvent tout simplement plus à se loger .
Face à de telles dérives, une proposition de loi transpartisane visant à encadrer ces pratiques sera présentée en juin. Une des mesures phares serait de réduire la niche fiscale dont bénéficie ce type de logement. Les abattements fiscaux peuvent en effet monter jusqu’à 71%. Réduire le nombre de nuitées tout en augmentant le nombre de contrôles sont également des pistes envisagées.
Meublés touristiques : un collectif citoyen se crée pour imposer une régulation
France Info – Le 21 mai 2023 – Lien vers l’article
Exode des habitants, fermeture des petits commerces et de classes d'écoles, manque de main d'œuvre... Ce collectif a dénoncé mercredi les différents effets du 'surtourisme' dans les zones concentrant le plus de meublés touristiques.
Un nouvel acteur pour lutter contre la crise du logement. Un collectif citoyen national, visant à imposer une régulation du marché des locations de courte durée sur des plateformes de type Airbnb, a été présenté à la presse, mercredi 31 mai. Cette coordination, créée en avril, regroupe une vingtaine de collectifs locaux sur tout le territoire et entend devenir un interlocuteur privilégié du gouvernement pour réguler les meublés touristiques.
Exode des habitants, fermeture des petits commerces et de classes d'écoles, manque de main d'œuvre, villes mortes hors saison... Les membres du collectif ont énuméré les différents effets du 'surtourisme' dans les zones concentrant le plus de meublés touristiques.
'Dans ma rue, on peut estimer que la moitié des immeubles sont occupés par des Airbnb, et dans la vieille ville, 23 immeubles ont été déclarés en péril parce qu'ils n'ont pas été entretenus. Ce n'est pas un propriétaire d'Airbnb qui refait la toiture', a décrit Brigitte Cottet, membre de l'Association des résidents de la vieille ville d'Annecy.
Une « fiscalité inversée » pour les gens « qui louent à l’année »
La création de ce collectif intervient une semaine après l'annonce du report d'une proposition de loi transpartisane de régulation des locations touristiques.
Parmi les revendications, la coordination réclame l'extension du nombre de communes classées en zone tendue, afin de permettre des mesures de régulation comme des quotas ou des compensations à l'échelle intercommunale. Elle demande aussi une 'fiscalité inversée en faveur des gens qui louent à l'année'.
Le collectif entend aussi démontrer que la réponse à la crise du logement ne réside pas uniquement dans la construction, mais aussi dans l'augmentation de la part de résidences principales dans le parc immobilier des communes.
60% des français raccourcissent leurs vacances pour entrer dans le budget
Tourmag – Le 25 mai 2023 – Lien vers l’article
60% des Français ont décidé de raccourcir leurs projets de vacances pour entrer dans le budget, dans un contexte de hausse des prix. 52 % d’entre eux ont également changé leurs projets de vacances, selon le baromètre édité par Sofinco.
Image 1
Selon le baromètre de la consommation et du quotidien publié par
Sofinco, les Français doivent revoir leurs habitudes pour s’offrir des
vacances dans un contexte inflationniste, même si les intentions de départ
cet été restent stables (-2pts par rapport à 2022).
Le budget moyen anticipé augmente de 8% par rapport à l’année dernière
(1 512 euros contre 1 396 euros en juillet 2022. Pour les foyers avec enfants,
ce budget moyen est supérieur et est estimé à 1 641 euros contre 1 498 euros en
2022, soit une hausse de 9%.
Dans ce contexte, partir en vacances demande un effort financier à plus de
sept Français sur dix (71%). Un quart d’entre eux déclare réduire son
budget transports (28%) ou alimentation (25%) pour pouvoir partir cet été.
Parmi les 40% de Français qui ne prévoient pas de partir cet été, plus de la
moitié avoue ne pas en avoir les moyens (58%) et attendra les offres de
dernière minute pour éventuellement envisager un séjour cet été (40%).
Image 2
Afin de ne pas faire exploser leur budget, les futurs
estivants prévoient des durées de séjour plus courtes que les années passées.
Ainsi, ils seront 10% à partir moins d’une semaine (+2pts vs 2022 et +5pts en
10 ans), 36% à partir une semaine (+2pts vs 2022 et +12pts en 10 ans), 32% à
partir deux semaines (-4pts vs 2022). Seuls 22% partiront trois semaines ou
plus (stable par rapport à 2022).
Au global, plus d’un Français sur deux (52%) déclare que la situation
économique actuelle les incite à revoir leurs projets de vacances.
La proportion de Français qui déclare limiter autant que possible l’impact
environnemental de ses vacances est en baisse de 7 points par rapport à 2022
(41%).Et les trois quarts d’entre eux le font tant que cela n’impacte pas à
la hausse leur budget vacances.
On constate là aussi une différence entre le discours et les
actes. Car les Français ont bien conscience de l’intérêt du tourisme
écoresponsable.
La grande majorité estime que ce type de tourisme est une solution efficace
pour préserver l’environnement (72%, -3 pts vs 2022), que cela donne le
sentiment d’être utile à la société (70%, -4 pts) et de découvrir de nouveaux
endroits (78%, -5 pts). Mais les vacances écoresponsables sont encore plus
qu’avant perçues comme chères par les interviewés (73%, +4 pts vs 2022) et
compliquées à organiser (60%, +5 pts).
Une tendance identique aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis, la tendance est la même. Selon une étude
réalisée aux Etats-Unis par Bankrate 80 % des vacanciers qui vont
partir cet été modifient leurs plans en raison de l'inflation.
Pour faire cadrer leurs budgets vacances, les Américains choisissent des
hébergements ou destinations moins chères (29%), voyagent moins de jours (26%),
parcourent une distance plus courte (23%), font le choix de la voiture au lieu
de prendre l'avion (26%) ou s'engagent dans des activités moins chères. (28%).
Tous les 15 du mois, nous vous proposons une sélection d’articles liés à votre activité de location de gîtes ou chambres d’hôtes. Exceptionnellement, nous avons décalé la publication à ce lundi 22 mai. Nous avons été sollicités par beaucoup de nouveaux clients dernièrement et nous avions besoin, nous aussi, de profiter de ce long week-end prolongé. Pour nous rattraper, nous vous proposons ce mois-ci pas moins de … 7 articles ! Bonne lecture à vous.
Une fréquentation touristique des vacances de printemps boostée par les jours fériés
ADN Tourisme – Le 19 mai 2023
https://www.adn-tourisme.fr/frequentation-touristique-de-printemps/
Grâce à un calendrier nettement favorable cette année, offrant pas moins de 3 week-ends « prolongés » et à l’allongement de la période d’une journée (lundi 8 mai), la fréquentation des vacances de printemps 2023 s’achève sur un bilan positif pour les destinations françaises, à l’exception de certaines zones de montagne. Les perspectives de fréquentation durant les weekends de l’Ascension et de la Pentecôte sont bonnes, voire en hausse pour 1/3 des destinations.
François de Canson Président d’ADN Tourisme : « Le bilan des vacances de printemps est bon, grâce à un calendrier qui a favorisé les weekends prolongés. Cette dynamique semble se poursuivre avec les ponts à venir (Ascension et Pentecôte) qui s’annoncent avec une progression pour au moins 1/3 des destinations françaises, que ce soit en zones rurales, urbaines ou littorales. Pour ces 2 derniers week-ends prolongés du printemps, stratégiques en termes de chiffres d’affaires pour les professionnels, les réservations de dernière minute directement liées à la clémence de la météo, seront déterminantes. »
- La fréquentation française est en progression de +15% par rapport au printemps 2022 et s’élève à plus de 103,6 millions de nuitées touristiques
- Près de 60% des destinations répondantes estiment que la fréquentation des vacances de printemps 2023 est supérieure à celle des vacances de printemps 2022 (contre 30% à la même période l’an dernier).
- Cette progression s’explique notamment par un calendrier extrêmement favorable cette année (présence de 3 possibilités de « ponts » durant la période, contre 1 seul en 2022), mais aussi parce que la période de congés était plus longue (avec le lundi 8 mai, dernier jour de congés de la zone C).
- Les trois semaines des vacances concernées par un weekend prolongé sont en progression ; a contrario, la 2ème semaine, qui ne comptait pas de jour férié, est en retrait.
- La 2ème quinzaine des vacances (comprenant la totalité des vacances de la zone C, la moitié de celles de la zone B et 2 week-ends prolongés) a été la plus fréquentée en termes de nuitées.
- Le week-end de Pâques, pour lequel la fréquentation est en retrait (-11%) au regard des très bons résultats 2022 (mais il s’agissait du seul pont l’année dernière sur cette même période), reste le pic de fréquentation de la période, suivi de très près par le week-end du 1er mai puis celui du 8 mai.
- 10 destinations concentrent à elles-seules 30% des nuitées françaises comptabilisées sur la période. Les destinations privilégiées sont essentiellement en zones littorales atlantique et méditerranéenne (Charente-Maritime, Var, Vendée, Hérault ou Morbihan) ainsi que Paris.
- La fréquentation étrangère globale est en progression moyenne de +15% au regard des précédentes vacances de printemps
- Cette fréquentation progresse en ville (pour 52% des répondants) et oscille entre stabilité et baisse pour les secteurs littoraux et ruraux.
- La clientèle européenne est plus particulièrement en progression pour 48% des répondants, et en stabilité pour 27% d’entre eux, avec des retraits plus marqués pour les zones de montagne.
- Pour la majorité des destinations, la période s’est déroulée « comme prévu » (53%) avec des disparités selon les espaces
- En espace rural, tant pour la clientèle française qu’étrangère, le bilan de fréquentation est majoritairement satisfaisant et en progression au regard des vacances de printemps de l’année précédente.
- La satisfaction est de mise pour les destinations littorales qui sont plus de 3 sur 5 à annoncer une progression de leur fréquentation sur la période, avec notamment une progression de fréquentation française pour 64% des répondants.
- Si 62% des destinations urbaines ont connu une hausse de fréquentation par rapport à 2022, elles semblaient néanmoins s’attendre à de meilleurs résultats (28% d’entre elle jugeant la période “moins bien que prévu”). Près de 2 destinations sur 4 annoncenten effet une réduction de la fréquentation française. A contrario, la fréquentation européenne et la fréquentation long-courriers progressent pour respectivement 48% et 52% des répondants.
- La zone montagne est celle qui a le plus souffert sur la période avec près de 60% de destinations pour lesquelles la fréquentation est en retrait. Outre le fait que de nombreuses stations ont déjà fermé leurs domaines, la concurrence avec les destinations rurales et littorales est forte en cette période de l’année.
Lien vers le document de synthèse : https://drive.google.com/file/d/17Koqfjp3Bw8OeV4cu-JkADj4uvBzt_HT/view
« Chambres », paiement différé… Les nouvelles options d’AirBnB sont-elles si révolutionnaires que ça ?
Le Figaro – Le 10 mai 2023
https://www.lefigaro.fr/voyages/airbnb-que-valent-vraiment-les-nouvelles-fonctionnalites-20230510
La plateforme américaine de location touristique opère une mue et annonce la «plus grande mise à jour de son histoire». Vraiment ? On a testé.
«La plus grande mise à jour de l'histoire d'Airbnb» : c'est à coups de superlatifs, comme elle sait si bien les utiliser, que la plateforme américaine a annoncé le 3 mai dans un communiqué la mise en place d'une série de fonctionnalités. 50 nouveautés, précisément, « en réponse aux remarques formulées par les hôtes et les voyageurs». Une communication qui intervient dans un contexte particulier pour le site de locations touristiques. Alors qu'Airbnb a enregistré un nombre record de réservations au premier trimestre, le cours de son action a chuté de 11% à Wall Street le 10 mai. En cause : le ralentissement prévu de son activité dans les mois à venir.
Une décélération causée entre autres par l'envolée des prix des nuitées Airbnb, bien supérieure à l'inflation. Entre la période pré-Covid (2018-2019) et 2022, les tarifs ont gonflé de 16,4% en moyenne en France, considérée l'un des principaux marchés de la plateforme, où elle est d'ailleurs accusée d'assécher le marché locatif.
Cette moyenne masque de véritables flambées dans certaines zones très prisées, comme le Pays basque, où la hausse des tarifs dépasserait... 100% sur la période, selon les relevés d'AirDNA, spécialiste de l'analyse du marché de la location de courte durée. Avec ces nouvelles fonctionnalités, la firme de location entre particuliers dirigée par Brian Chesky veut changer le discours ambiant et proposer une formule «plus abordable» pour ses clients en période inflationniste. Convaincant ? On a testé.
Un onglet « chambres » plus visible
La nouveauté
Elle est présentée comme la nouveauté phare de la plateforme. L'onglet «Chambres » est dépeint comme «une approche revisitée du concept original d'Airbnb». Il reprend l'idée de dormir chez l'habitant, dans une chambre à part. L'innovation tient, d'après un communiqué de la plateforme, en plusieurs points. Le « passeport hôte » livre quelques informations clés sur la personne dont vous partagerez la demeure (profession, animaux de compagnie, mais également hobbies ou chanson préférée). De nouvelles fonctionnalités permettent également de savoir si la chambre que vous réservez possède un verrou ou encore si la salle de bains est partagée.
On en pense quoi ?
Du neuf avec du vieux ? Décrite comme la plus grande nouveauté de cette salve de changements, la possibilité de ne louer qu'une chambre chez l'habitant était à l'origine, la seule option de location sur Airbnb. La start-up avait vu le jour à San Francisco en août 2008 sur une idée simple : sous-louer une chambre d'appartement dans un contexte de flambée des loyers et de manque de capacité hôtelière. Dans la nouvelle version de la plateforme, la catégorie «Chambres» n'est donc qu'une fonctionnalité préexistante mise en avant. En revanche, le passeport hôte, en livrant plus de détails sur le logeur, permet de personnaliser un peu plus l'expérience du voyageur. Le véritable «plus» de cette catégorie tient tout de même dans les fonctionnalités liées à la sécurité, puisque les voyageurs soucieux de leur intimité et de leur sûreté pourront choisir des chambres où ils peuvent fermer la porte à clef.
Des instructions de départ plus claires
La nouveauté
La procédure d'arrivée est généralement bien détaillée dans les annonces Airbnb, mais les instructions de départ étaient beaucoup moins précises. Désormais, l'annonce liste les tâches à réaliser avant de rendre ses clés : rassembler les draps et serviettes usagés, éteindre les lumières et appareils, verrouiller portes et fenêtres, etc. Ces informations sont envoyées automatiquement au client à 17 heures la veille du départ, via une notification sur l'application. L'hôte peut également programmer un message personnalisé à l'heure de son choix. Pour signaler que vous quittez le logement, une touche « Informer votre hôte de votre départ » enrichit l'appli. Une manière de donner le feu vert pour le ménage (si l'option est souscrite) et de préparer le logement pour les prochains vacanciers.
On en pense quoi ?
Des notifications pour ceci, des instructions pour cela… Les voyageurs ne risquent-ils pas de se lasser des séjours trop « téléguidés » ? Le bénéfice se lit plutôt du côté du propriétaire, nanti d'un arsenal numérique plus complet pour faire respecter l'heure de départ. Et s'assurer que le ménage sera effectué dans les temps pour enchaîner les locations.
Des facilités de paiement
Les nouveautés
Ménager ses clients dans leurs dépenses. À travers plusieurs nouvelles fonctionnalités, Airbnb tente de faciliter l'acte d'achat et généralise le paiement différé. Pour cela, la plateforme a noué un partenariat avec l'entreprise suédoise Klarna, aux États-Unis et au Canada. L'objectif ? Permettre aux voyageurs d'étaler le paiement de leurs séjours sur six semaines. Et en payant jusqu'à quatre fois sans intérêt. Pour les réservations de plus de 500 dollars, il est également possible de payer par mensualités. On l'aura compris avec le libellé monétaire, cette fonctionnalité est pour l'instant limitée à l'Amérique du Nord. Elle sera étendue à d'autres zones dans l'année. Par ailleurs, si l'hôte annule dans les 30 jours précédant l'arrivée, la plupart des voyageurs recevront un crédit instantané. Et pourront l'utiliser instantanément pour réserver un autre séjour.
On en pense quoi ?
La France ne bénéficie pas encore de ces nouvelles fonctionnalités, très intéressantes du point de vue du pouvoir d'achat. Elles permettent d'éviter des dépenses trop importantes en une fois. Elles facilitent les locations, jusqu'à nous faire oublier les prix parfois très élevés d'Airbnb.
En conclusion
Airbnb renoue avec son principe d'origine en remettant en avant la catégorie «Chambres» chez l'habitant. Avec ses autres nouveautés, dont le paiement différé et le crédit instantané à valoir sur une nouvelle réservation en cas d'annulation par l'hôte, la plateforme entend répondre aux critiques les plus fréquentes qui, d'après ses dirigeants, lui étaient adressées. Qui plus est, dans un contexte d'inflation galopante. Ces changements suffiront-ils à apaiser les usagers excédés de l'augmentation des tarifs sur la plateforme ? Une question à laquelle répondront, après la bourse, les utilisateurs.
Tourisme : les paradoxes des 18-34 ans
Banque des Territoires – Le 11 mai 2023
https://www.banquedesterritoires.fr/tourisme-les-paradoxes-des-18-34-ans
Les jeunes aspirent au voyage : 89% des 18-34 ans pensent partir entre une et deux fois (pour 37% d'entre eux) ou entre trois et cinq fois (35%) au cours des trois prochaines années, mais leurs choix ne sont pas toujours ceux que l'on pourrait imaginer. Tel est le principal enseignement d'une étude d'Ipsos digital pour Alliance France Tourisme intitulée 'Les jeunes et le tourisme' et publiée le 4 mai.
En termes de destination, 49% de jeunes souhaitent privilégier la France, 44% souhaitent voyager plus en Europe et 29% entendent privilégier les pays lointains. La mer est le lieu de vacances plébiscité par 59% des 25-34 et 49% des 18-24 ans, devant les circuits, découvertes et parcs de loisirs et d’animation (31%), la montagne (30%), la ville (28%), la campagne (26%) et les activités culturelles, festivals et grands rassemblements (25%).
De manière assez surprenante, alors que les jeunes estiment que l’impact écologique détermine toujours (17%) ou souvent (36%) le choix de leur mode de transport, ils affirment partir plus que leurs parents (35%) ou tout autant (29%) en avion. Plus largement, ils privilégient la voiture (65%), devant l’avion (54%), le train (35%) et le bus (17%).
Côté hébergement, une légère majorité opte pour l'hôtel (51% pour un long séjour, 53% pour un court séjour), alors que la solution Airbnb séduit 40% des 18-34 ans. Sur les longs séjours, les locations de vacances attirent 31% d'entre eux, les campings 24% et les auberges de jeunesse seulement 7%, 'malgré les efforts réalisés ces dernières années' par celles-ci, souligne l'étude.
Enfin, les chèques-vacances sont présents dans le financement des vacances de 11% des 18-24 ans et 18% des 24-34 ans, alors même que l'ANCV (Agence nationale pour les chèques-vacances) propose une aide pouvant financer jusqu’à 80% des vacances des 18-25 ans. 'Le taux peu élevé interroge sur l’accessibilité de ces chèques à l’égard des jeunes qui pourraient utilement en bénéficier', pointe l'étude.
Vacances d’été : en Corse, des prix délirants et des réservations en berne
Le Figaro – Le 4 mai 2023
La crainte d'une saison touristique au ralenti plane sur l'île. Les acteurs du tourisme n’ont, pour la plupart, pas débuté la saison en beauté et constatent une diminution drastique des demandes pour la haute saison estivale.
Avec 10,1 millions de nuitées enregistrées en Corse entre avril et septembre 2022, les hôtels, campings et autres résidences de l'île de Beauté ont vu leur fréquentation progresser lors de la dernière saison estivale par rapport à la même période en 2019, année précédant la pandémie, selon une enquête de l'Insee publiée le 30 novembre dernier. Mais en ce début mai 2023 et à l'approche de l'été, l'enthousiasme n'y est pas pour certains acteurs du tourisme. «Tout le monde est inquiet pour cette saison, déplore Karina Goffi, présidente de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie Haute-Corse. On a démarré plus tard que d’habitude. Normalement, début avril nous sommes quasiment tous ouverts, mais cette année certains attendent jusqu’au 15 mai.» La dirigeante de l'UMIH Corsica assure aussi qu’il y a un «très grand retard sur juillet-août : environ 50% de réservations en moins, toutes catégories d’établissements confondues et ce sur l’ensemble de l’île».
Dans les gîtes, le taux d’occupation atteignait 68% en juillet et 75% en août 2022. «Cette année, nous enregistrons jusqu’à 10 points de moins sur les deux mois», regrette de son côté Dominique Chilotti, directrice des gîtes de France en Corse. Même ressenti dans les campings où Alain Venturi, président de la Fédération Corse de l’hôtellerie de plein air, constate qu’«il n’y a plus de demande excédentaire en haute saison, comme c’était le cas six ans auparavant. Je ne veux pas être pessimiste, je pense que l’on peut se rattraper, mais nous sommes en effet en retard principalement pour la haute saison.» Trois raisons principales à cette diminution drastique, selon eux : l’augmentation des prix de l’aérien et du maritime, le coût de la vie sur l’île et la concurrence des logements Airbnb.
Pourtant, le comparateur de location de voiture Carigami a dévoilé, le 26 avril, son classement des destinations les plus chères et plus abordables en 2023. Surprise, la Corse figurerait parmi les destinations les plus accessibles cet été. En cause : une baisse des prix des locations de voiture. On pourrait alors croire que les vacanciers se rueraient sur cette destination pour passer l’été au soleil, mais la réalité est plus complexe. Alexandre Lucchini, président de Corsica location, a en effet dû baisser le prix de ses locations de voitures d’environ 20%. «D’habitude, à la mi-février nous sommes complets pour toute la saison d’avril à octobre. Cette année, les réservations n’ont commencé qu’en mars et on a rempli seulement 40%. La faute selon lui, aux prix des logements, au coût de la vie mais aussi à la hausse des prix des compagnies aériennes, avec qui nous fonctionnons beaucoup, qui ne sont désormais plus aussi attractifs qu’avant.» Karina Goffi se défend : «En effet, nous avons tous dû augmenter nos prix de 7 à 10% car tous nos frais ont explosé : lavage du linge, salaires… Nous sommes également de plus en plus obligés de nourrir, loger et blanchir nos saisonniers afin de recruter du personnel. Il faut bien répercuter ces coûts.»
Aller en Corse en voilier, les débuts d’une alternative décarbonée au ferry ou à l’avion
Le Monde - Le 16 avril 2023
Sailcoop, qui a lancé ses premières traversées à la voile en 2022, va proposer des départs tous les jours cet été. Cette entreprise, qui espère multiplier ses liaisons vers d’autres îles, évolue dans un cadre juridique et économique incertain.
Elle pensait y échapper, mais le répit aura été de courte durée. Alors que le
voilier venait de quitter le port de Calvi (Haute-Corse), et que la houle
commençait à monter, Pauline Adler s’est coltiné un bon mal de mer, qui l’a
paralysée pendant deux heures. Nausées, état vaseux, haut-le-cœur…
« Mon compagnon avait pris un médicament en prévention, il s’en est mieux
sorti… Heureusement, ça passe », se souvient cette consultante
spécialisée en « zéro déchet », qui vit en Dordogne. L’été 2022, le
couple et leur fille de 8 ans ont été parmi les premiers passagers à
tester cette nouvelle ligne de transport à voile entre le continent et la
Corse, mise en place par l’entreprise Sailcoop. La famille avait pris le ferry
pour l’aller, et pour le retour, s’est laissé tenter par cette option – par
souci écologique autant que par volonté d’avoir une expérience différente. Un
trajet que Pauline et Benjamin Adller qualifient aujourd’hui de
« magique », avec dauphins, baleines et poissons-lunes sur la
route.
Si en 2022, Sailcoop avait assuré une vingtaine de traversées au cours de l’été, cette coopérative passe à la vitesse supérieure, avec un second voilier et davantage de trajets, à partir du 20 avril. En juillet et en août, ses deux monocoques de 15 mètres partiront tous les jours depuis Calvi ou Saint-Raphaël (Var), avec six à huit passagers. « L’enjeu, c’est de développer un mode de transport décarboné, une alternative moins polluante à l’avion ou au ferry », explique Maxime de Rostolan, le fondateur de Sailcoop.
20 heures de voyage
La demande sera-t-elle au rendez-vous ? « On a déjà un tiers des places réservées », répond cet ingénieur de 42 ans, qui avait jusqu’ici lancé divers projets autour de la permaculture, de l’agroécologie… Et qui ne prend plus l’avion depuis dix ans. Les vacanciers intéressés devront, en tout cas, accepter une certaine promiscuité, et ne pas être pressés. Car il faut environ vingt heures pour rallier le continent et l’île de beauté. En cas de très mauvais temps, Sailcoop annule la traversée et a négocié avec une compagnie de ferry, qui accepte de prendre ses passagers le jour même. Et en cas d’absence de vent, il faut s’attendre à faire une partie du trajet… à moteur. Enfin, il faut compter 240 euros par personne l’aller simple avec nuit en cabine (contre 80-100 euros pour le ferry, hors véhicule), avec les repas inclus.
Le lancement de cette liaison à la voile a été un parcours semé d’embûches pour
Sailcoop. La commission régionale de sécurité de Provence-Alpes-Côte d’Azur
(PACA), une instance consultative qui dépend de la direction des affaires
maritimes, et qui compte en son sein des armateurs de ferrys ou navettes, a
formulé un avis négatif au développement de ce projet.
Cette position avait initialement été suivie par l’Etat. En effet, les voiliers de Sailcoop comptant moins de 12 places, ils relèvent du code des « navires de plaisance à usage commercial », qui n’ont pas le droit d’effectuer de lignes régulières. « Les armateurs se méfient, car ils ont peur que cela ouvre une brèche. Pas tant pour des bateaux à voile, mais plutôt pour des Zodiac hyperpuissants qui entreraient de manière anarchique », estime Grégoire Théry, de Sailcoop. La coopérative a contesté la décision de l’Etat au tribunal administratif, mais avant que la procédure n’aille à son terme, elle a obtenu en 2022 une autorisation délivrée à titre expérimental, notamment au nom de l’intérêt écologique de cette initiative.
Construction d’un catamaran spécifique
Outre la sécurisation de son cadre juridique, l’avenir de Sailcoop dépendra de sa capacité à monter en puissance assez rapidement. Pour être rentable sur cette ligne corse, elle devrait disposer d’au moins « 8 à 10 bateaux », indique Maxime de Rostolan, qui emploie actuellement quatre salariés permanents dans son entreprise.
Sailcoop souhaite surtout se positionner sur d’autres lignes, plus courtes et possiblement plus rentables, avec des bateaux à voile à plus large capacité – qui entreraient cette fois directement en concurrence avec les navettes traditionnelles. Sailcoop envisage des liaisons, à partir de 2024, vers Porquerolles ou Port-Cros, puis les Glénans, Groix… sur le modèle tracé par Iliens, une compagnie qui relie Quiberon à Belle-Ile à la voile depuis 2021. Pour cela, la coopérative va se lancer dans la construction d’un catamaran spécifique à ce type de distances – un investissement de 1,6 million d’euros.
Les annonces comportant des photos professionnelles comptent 63% de clics en plus
Tour Hebdo – Le 3 mai 2023
Pour 80% des voyageurs, le choix de la villagiéture dépend des photos. Sur les plateformes de réservation, le taux d’engagement fait un bond de 138% quand elles disposent de photos professionnelles.
Les comportements des internautes, sur les différents sites de prestataires d’hébergements de loisirs, sont sans équivoque : les réservations dépendent en grande partie de la qualité des visuels. D’où la nécessité pour les professionnels du tourisme d'améliorer leur référencement sur le net.
Alors que l'image prend une place de plus en plus importante dans l'acte d'achat, les acteurs de l'hôtellerie ont bien conscience de la nécessité qui s'impose à eux : se démarquer en montrant l'offre telle qu'elle est.
Tourisme : l’Etat augmente sa dotation pour faciliter les départs en vacances de plus fragiles
20 minutes – Le 20 avril 2023
Les crédits accordés à l’agence nationale pour les chèques-vacances vont augmenter de 1,3 million d’euros en 2023. Quelque 15.000 personnes devraient en bénéficier.
- L’Etat va augmenter son soutien à l’agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV) d’environ 40 % en 2023.
- La mesure profitera notamment aux personnes âgées dépendantes, aux femmes victimes de violences et aux enfants protégés.
- Quelque 10.000 résidents des régions et départements d’outre-mer devraient aussi bénéficier de la nouvelle enveloppe.
« Les vacances, ce n’est pas que du repos. C’est aussi le moment pour sortir du quotidien, découvrir d’autres horizons, d’autres cultures. Les difficultés économiques que connaissent certains foyers ne doivent pas entraver ces départs », revendique Olivia Grégoire (Renaissance). En déplacement à La Baule et à Guérande (Loire-Atlantique) ce vendredi, la ministre déléguée en charge du Tourisme annoncera une augmentation d’environ 40 % des moyens accordés à l’agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV), dont l’une des missions est de mener des actions en faveur des départs en vacances de personnes fragiles ou ayant des revenus modestes.
Quelque 3,4 millions d’euros seront ainsi versés en 2023 par l’Etat à l’ANCV, dont 1,3 million d’euros supplémentaires par rapport à 2022. Ces crédits doivent « permettre à 15.000 personnes de bénéficier d’une aide financière pour partir en vacances », indique le ministère en charge des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme.
Aide renouvelée pour l’Outre-mer
L’objectif de cette augmentation de moyens est, notamment, de faciliter les séjours touristiques des personnes âgées dépendantes et de leurs aidants, des femmes victimes de violences, ainsi que des enfants protégés par le champ de l’aide sociale à l’enfance. Les moyens serviront aussi à financer des « colos apprenantes » pour les enfants de salariés ou entrepreneurs résidant dans les quartiers prioritaires de la ville. Quelque 2.500 enfants devraient en bénéficier.
Enfin, l’aide aux départs en vacances des résidents des DOM-TOM, qui avait été mise en place à titre expérimental l’an dernier, est prolongée en 2023. Près de 10.000 bénéficiaires sont attendus, précise le ministère.
Investissement touristique en France : les destinations rurales, grandes gagnantes de 2022
L’Echo Touristique – Le 16 mars 2023
Pour l’implantation de nouveaux projets touristiques en 2022, les zones rurales se taillent la part du lion avec près de 6 projets sur 10 détectés par Ancoris, qui livre son nouveau baromètre de l’investissement touristique.
C’est bien connu, les investisseurs préfèrent quand les signaux sont au vert. Et ils l’étaient bel et bien en 2022, avec une hausse de 16% des projets touristiques détectés par Ancoris*, spécialiste de la détection et du développement de projets d’implantations d’entreprises en France. Ce qui est plus récent, en revanche, c’est un penchant nouveau des investisseurs pour le vert chlorophylle et l’air de la campagne, qui ne cesse de se confirmer depuis la crise du Covid.
Une tendance forte que l’on retrouve dans le dernier baromètre de l’investissement touristique établi par Ancoris. « Ce que je retiens de l’année 2022, c’est l’attrait des investisseurs touristiques pour les destinations vertes et rurales, cela se ressent vraiment dans les échanges que nous avons avec eux », confirme Guillaume Gady, le directeur général et cofondateur d’Ancoris. Et si ce tourisme vert et durable est très plébiscité par les investisseurs, c’est parce qu’il l’est aussi par les vacanciers, analyse-t-il. « La clientèle recherche de l’authenticité et de la proximité, parfois de l’aventure ou des expériences, avec cette idée de reconnexion à la nature. L’an dernier, 59% des investisseurs avec qui nous avons mené des discussions orientaient leurs recherches d’opportunité sur des milieux ruraux. » 17% des projets identifiés concernaient des zones urbaines, 14% le littoral et 9% seulement la montagne.
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Des projets connectés à la nature… Et au digital
Un appétit nouveau pour les zones rurales fait émerger des destinations hors des scopes habituels. Et ces nouveaux lieux de séjours prisés des voyageurs en quête de déconnexion n’auraient sans doute pas pu voir le jour sans les plateformes digitales. « Quand vous créez une entreprise, il y a deux éléments clés : le produit que vous proposez, et l’accès au marché, détaille Guillaume Gady. L’accès au marché, c’est la possibilité de faire connaître votre produit à ses clients potentiels. Aujourd’hui, les moyens de commercialiser des destinations et les offres d’hébergement sont beaucoup plus larges que par le passé, je pense notamment aux plateformes de réservations en ligne. La digitalisation de la commercialisation des hébergements a permis l’accès au marché d’une offre implantée sur des sites peu ou pas connus. » Et si les mastodontes occupent en toute logique le terrain, d’autre plateformes ont fait des séjours à la campagne et/ou durable leur spécialité. Le créneau est investi par un nombre croissant de jeunes pousses telles que Ty-Win, WeGoGreenR, GreenGo et autres Moovert.
21% des investissements dépassent les 3 millions d’euros
Portée par les mêmes tendances, l’hôtellerie de plein air confirme sa bonne dynamique. Représentant 28% des projets identifiés (+7 points vs 2021), le secteur devance même l’hôtellerie (25% des projets identifiés, -5 points) en nombre de projets d’implantation détectés par Ancoris. Pour Guillaume Gady, cet attrait des investisseurs s’explique là aussi par la hausse de la demande et par la montée en gamme du secteur, qui lui permet désormais de proposer différentes typologies d’hébergement. Sans doute les problématiques de pouvoir d’achat pourraient-elles conforter cet engouement de la part des vacanciers, pense Guillaume Gady. L’an dernier, le premier hébergeur marchand de France a engrangé quelque 130 millions de nuitées, soit un million de plus qu’en 2019.
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Les montants investis sont quant à eux de plus en plus importants. La moitié des projets identifiés représentent plus d’un million d’euros d’investissements. 21% d’entre eux dépassent même les 3 millions d’euros. « Les concepts émergents sont des projets qui demandent un investissement financier de plus en plus important, explique Guillaume Gady. Créer des hébergements tels que des cabanes dans les arbres, par exemple, demande beaucoup d’argent. En premier lieu parce qu’ils s’étendent sur de grands espaces fonciers, et que les prix augmentent un peu partout en France. La qualité des constructions entre aussi en ligne de compte. On constate une ambition très forte de créer des projets qui soient non seulement connectés à la nature mais aussi en harmonie avec le respect de l’environnement. Et qui dit respect de l’environnement dit coûts de construction plus conséquents. »
Et 2023 dans tout ça ?
Ancoris a également enregistré sur l’année 2022 une augmentation des projets de création de sites. Ils atteignent même un record en ce début d’année 2023 avec 47% des demandes, contre 29% sur la même période l’an passé. « Une tendance qui restera cependant à confirmer sur l’ensemble de l’année », précise, prudent, Ancoris. Car le contexte reste plus difficile à appréhender, avec des éléments qui ne font habituellement pas partie du référentiel des investisseurs, rappelle Guillaume Gady. Comme, entre autres exemples, la hausse du coût de l’énergie.
Mais pour l’heure, après une année 2022 très porteuse, les premiers mois de 2023 se placent eux aussi, et presque contre toute attente, sous de très bons auspices. « Que ce soit le tourisme, l’industrie, le commerce de centre-ville, la dynamique est très forte, rapporte Guillaume Gady. Nous avons un démarrage d’année 2023 supérieur aux niveaux de 2022 et 2021. » Et ce malgré la crise géopolitique européenne qui se poursuit, l’inflation, la hausse des taux et des banques de plus en plus frileuses pour prêter. « Avec tous ces paramètres, on pourrait penser que cela va provoquer un ralentissement du marché. Et là, nous avons tous sauf un ralentissement, constate Guillaume Gady, qui note toutefois un léger recul des reprises et rachats. Le marché continue à investir, et ça c’est un bon signal. »
De bonnes perspectives pour le tourisme français ce printemps, marqué notamment par le retour des clientèles étrangères
ADN Tourisme – 5 avril 2023
https://www.adn-tourisme.fr/intention-depart-printemps-2023/
ADN Tourisme, 11 Comités régionaux de tourisme, et Atout France dressent un état des lieux des intentions de séjours en France pour les clientèles françaises et internationales pour ce printemps 2023.
La moitié des Français expriment l’envie de partir ce printemps, dont 87% en France
49% des Français ont l’intention de partir en week-end et/ou en vacances d’ici fin juin, soit une proportion légèrement supérieure à la période pré-pandémie (43% d’intentions de départ en avril 2019 par exemple). Les intentions de voyage totales apparaissent cependant en retrait par rapport à l’an dernier, période marquée par une forte volonté de voyager en sortie de période de restrictions. La France est toujours la destination privilégiée (par 87% des clientèles domestiques), en léger retrait par rapport à l’an dernier (89%).
Les intentions sont concentrées sur le week-end de Pâques et les vacances de Printemps et, comme l’an dernier, 90% des répondants souhaitant partir à cette période ont ciblé la France comme destination
Comme en 2022, les prévisions de séjour sont plutôt orientées vers le littoral et la campagne (respectivement 33% et 31%) et dans des hébergements marchands (y compris locatif) pour 64% des répondants.
Les comportements en termes de mobilité restent stables par rapport à l’an dernier : la voiture reste de loin le moyen de transport privilégié pour se rendre à destination (63% en 2023, même proportion qu’en 2022), avec une légère augmentation de la part du train (15% contre 14%).
Malgré le contexte économique, les répondants ne déclarent pas de réduction de la durée prévisionnelle de séjour (toujours 5 jours). 70% des répondants envisagent des réductions de leur budget vacances, avec notamment des arbitrages sur la gamme des hébergements.
Des intentions de départs des clientèles internationales, toutes destinations confondues, à un bon niveau
Pour les 6 mois à venir, les intentions de départs des clientèles internationales affichent une grande stabilité par rapport à celles observées en mars 2022, selon l’étude Atout France et TCI Research. Cette étude se focalise sur les populations actives en termes de voyage lors des dernières années.
Ainsi, ces intentions de voyage s’élèvent à 91% pour les Britanniques, à 87% pour les Allemands, à 80% pour les Néerlandais, à 93% pour les Italiens, à 95% pour les Espagnols et à 87% pour les Américains.
Point notable : les concrétisations de ces intentions, donc les réservations, sont à la hausse (+ 5 points) pour la majorité des marchés, montrant la confiance en l’avenir et également l’envie de réserver à l’avance pour profiter des meilleurs prix.
Les intentions de départs vers la France toujours fortes
Les intentions de séjour vers la France sont stables en comparaison avec mars 2022 sur les marchés britannique (9% des voyageurs actifs déclarent souhaiter se rendre en France), allemand (8%) ou suisse (14%). Les Etats-Unis confirment la belle tendance observée l’an dernier, en France (6%). Les intentions progressent par ailleurs sur les marchés asiatiques, notamment chinois et japonais. 31% des clientèles chinoises ayant l’intention de voyager à l’international souhaitent se rendre en France, intention attisée par la fin des restrictions. La France est de loin la première destination européenne privilégiée.
En termes de destinations pour leur prochain séjour en France, le littoral est le plus fréquemment envisagé et les destinations urbaines confirment leur retour en force, notamment pour les touristes sud-européens (47%, contre 48% pour le littoral), ainsi que les marchés lointains (48% pour les destinations urbaines, en particulier Paris, porté par les intentions du marché chinois, et littorales).
Les clientèles internationales confirment leur rôle fortement contributeur en termes de dépenses, avec un budget moyen journalier par personne de 212 €/jour pour les clientèles lointaines (244€/jour pour les Etats-Unis notamment), 166€/jour pour l’Europe du Sud et 161€/jour pour l’Europe de l’Ouest.
Saint-Malo s’enfonce dans une crise du logement en dépit de quotas sur les locations AirBnB
Le Monde – Le 12 avril 2023
Des meublés touristiques non autorisés se louent sous le manteau en l’absence de contrôle. Les investisseurs aguerris n’achètent plus dans la cité corsaire mais se reportent en partie sur Cancale, Dinard ou Dinan, qui, à leur tour, réglementent.
Les épreuves de spécialité du bac sont terminées et, au café de l’Hôtel de l’univers, serrés à plusieurs sur les fauteuils club, des lycéens déjeunent dans un joyeux brouhaha. Un dernier vestige de vie normale dans un centre-ville, « l’intra-muros » de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), en voie de muséification. « Ça fait du bien », s’émeut Véronique Deschamps, une des voix locales qui se battent afin de préserver une place pour les habitants, face à des investisseurs et à des touristes « qui veulent consommer Saint-Malo ».
Dans la ville close, à l’intérieur des remparts de granit qui ceinturent le cœur historique de la ville bretonne, il reste encore un lycée, privé. « Mais toutes les administrations et les services publics sont partis : le tribunal, l’hôtel des impôts, le commissariat, la sous-préfecture, la bibliothèque, le bureau de poste, énumère Mme Deschamps, cofondatrice du collectif Saint-Malo, j’y vis, j’y reste. Il y a dix ans, il y avait des gens qui travaillaient, qui habitaient intra-muros, des écoles, et des vacanciers qui louaient l’été, mais ça ne se remarquait pas. Et puis j’ai vu que notre vie disparaissait. » Dernier départ en date, l’« Hydro », l’école de la marine marchande, vaste bâtiment austère emblématique du « rocher », doté d’une vue époustouflante sur la baie de Saint-Malo, n’accueillera plus d’élèves à la rentrée prochaine.
Le centre historique, si pittoresque, a vu des boutiques de biscuits bretons remplacer pharmacies et commerces de proximité. La dernière boucherie a baissé le rideau. Un œil averti repère en revanche sur de nombreuses portes d’immeubles des « boîtes à clés », réservées aux hôtes de location saisonnière de type Airbnb ou Abritel. Une armoire sécurisée pour une trentaine de clés a également été installée dans la laverie. Sillonnant les ruelles pavées sur son vélo-cargo, la factrice reconnaît : « Dans certaines rues, je n’ai que deux ou trois habitants à l’année à qui distribuer le courrier. »
L’une des réglementations les plus restrictives de France
Pourtant, en juin 2021, la mairie avait frappé un grand coup pour stopper la transformation des logements en meublés touristiques et remettre des appartements en location ou à la vente à destination des ménages qui travaillent à Saint-Malo. La situation était devenue critique : selon l’agence immobilière Giboire, « 30 % des logements de la ville close étaient en location sur des plates-formes de type Airbnb ». La ville adopte alors l’une des réglementations les plus restrictives de France.
A compter de cette date, les locations
saisonnières doivent obtenir une autorisation, accordée pour une durée de trois
ans, limitée à une par famille, refusée aux sociétés civiles immobilières
(SCI). Cet agrément est surtout soumis à des quotas, qui fixent un nombre
limité de meublés par secteur géographique de la ville (centre historique,
littoral, secteur urbain rétro littoral…), selon la règle du « premier
arrivé, premier servi ». Quotas aussitôt remplis, quelque
500 dossiers s’accumulant sur la liste d’attente de la mairie.
Intra-muros, seules 365 autorisations sont délivrées, soit 12,5 % des
logements du quartier.
A l’évidence, ces règles n’ont pas permis de renverser la situation. A l’entrée
de la ville close, du château, où la mairie a installé ses bureaux, plafonds
ouvragés en bois et tapisserie médiévale au mur, Gilles Lurton, le maire (Les
Républicains) de Saint-Malo, estime que sa réglementation « a freiné la
mise en location d’un certain nombre de logements en courte durée ». « Si
nous n’avions pas pris ces mesures, nous aurions aujourd’hui des quartiers,
comme l’intérieur des remparts ou le secteur balnéaire, dans lesquels quasiment
tous les logements seraient loués en courte durée », estime-t-il. La
ville de 47 000 habitants compte aujourd’hui 26 % de résidences
secondaires, mais ces dernières années, 40 % des logements vendus sont
partis pour un tel usage. « Donc, si on laissait faire, on risquait de
monter à un taux de 60 % de résidences secondaires », assure
Gilles Lurton.
Des appartements « qui ne partent pas très vite »
Depuis la mise en place des quotas, des investisseurs ont jeté l’éponge, à l’image de l’ancien porte-parole du club d’hôtes Airbnb de Saint-Malo, Thierry Dorance-Houssay, qui a vendu pour investir ailleurs, peut-être en Grèce ou au Portugal. « Il n’était pas question de demander un agrément, je ne voulais pas d’une épée de Damoclès au-dessus de ma tête tous les trois ans, lors du renouvellement des autorisations, explique-t-il, en s’offusquant contre cette mairie qui traite encore plus mal les propriétaires que l’adjoint communiste à la Mairie de Paris. »
L’agence immobilière Giboire, au cœur de la ville intra-muros, a vu se réduire le flux d’acquéreurs aguerris ou professionnels, « alors qu’avant les quotas c’était le raz-de-marée, nous recevions des demandes quasi quotidiennes pour investir en Airbnb à Saint-Malo », témoigne Martin Giboire. Pour autant, le marché immobilier ne s’est pas détendu. « Nous avons aujourd’hui, en tout et pour tout, un appartement à louer à Saint-Malo, un T2, poursuit-il. Et cinq à vendre intra-muros, qui auparavant auraient été des cibles idéales pour faire du Airbnb mais qui ne partent pas très vite. » Les prix paraissent désormais trop élevés pour des logements privés de l’atout Airbnb.
Agnès Bardoux, responsable de l’agence immobilière Nestenn, dans une rue
commerçante du quartier Saint-Servan, à l’extérieur des remparts, n’a pas « constaté
d’“effet waouh” ». Pour cette professionnelle, la ville continue de
s’enfoncer dans une véritable crise du logement. « Avec le Covid et les
confinements, beaucoup de monde est arrivé à Saint-Malo, pas mal de Parisiens,
des Rennais aussi, avec le TGV, c’est rapide et pratique. »
« Des gens qui dorment dans leur voiture »
Les prix de l’immobilier se sont envolés, d’environ 30 %, parfois 40 %, selon les quartiers. En bord de mer, le long de la digue, ils atteignent facilement 10 000 à 12 000 euros le mètre carré. Les achats de résidences secondaires couplés au phénomène Airbnb ont asséché le marché de la location. « Pour la première fois de ma vie, et cela fait vingt-six ans que je fais de l’immobilier, je vois à Saint-Malo des gens qui nous ont demandé une location et qui, en attendant, dorment dans leur voiture. Ce sont des personnes qui bossent en entreprise, qui ont les moyens de payer un logement, mais qui n’en trouvent pas, s’afflige Agnès Bardoux. On imaginait, avec les quotas, pouvoir loger les gens plus facilement, indique-t-elle. Je ne sais pas où est parti le parc locatif saisonnier, parce que je ne l’ai pas retrouvé à la vente ni à la location à l’année. »
Ronan (son prénom a été changé), quadragénaire, habitant à l’année dans un bel édifice ancien d’intra-muros, détient une partie de la réponse. Deux appartements au rez-de-chaussée de son immeuble continuent d’être loués en courte durée sur les plates-formes, alors qu’ils n’ont pas demandé d’agrément à la mairie, chacun étant détenu par une SCI. « Non seulement ils n’entrent pas dans les quotas, mais en plus notre règlement de copropriété n’est pas compatible avec la location saisonnière », souligne Ronan, qui a écrit puis envoyé un constat d’huissier à la mairie. En vain. Les professionnels de l’immobilier constatent eux aussi que des meublés non autorisés continuent d’être loués « sous le manteau ». « Une réglementation, si elle n’est pas appliquée, ça ne sert à rien », se désole Ronan.
A la mairie, on reconnaît que, « pour le moment, il n’y a pas eu d’amende, car on veut prendre le temps de mettre le règlement en place, ça n’a pas été facile ». « Nous avons un recours de propriétaires de locations saisonnières devant le tribunal, il faut que nous passions cette étape avant de lancer des contrôles réguliers et poussés »,justifie Gilles Lurton.
« Des jeunes retraités de la région parisienne et rennaise »
En attendant, la ville close, qui a perdu un tiers de ses habitants entre les années 1990 et 2018, se bat pour conserver sa dernière supérette, un Carrefour City, « que les propriétaires des locaux voulaient remplacer par des apparthôtels de luxe, raconte Philippe Colas, président du comité de quartier du centre-ville historique Réveillons Saint-Malo. Ce projet semble abandonné, mais le loyer pourrait être multiplié par trois, ce qui ne serait pas tenable ».
Si elle n’a pas encore tenu toutes ses promesses, la réglementation de Saint-Malo a, en revanche, produit des dommages collatéraux sur les autres communes touristiques environnantes. A quelques kilomètres de la cité corsaire, Cancale, Dinard et Dinan ont vu des investisseurs se rabattre sur leur marché immobilier et transformer des logements en locations saisonnières. « Leur nombre est en forte hausse depuis deux ans,affirme Didier Lechien, maire (Horizons) de Dinan. Il y a l’effet crise sanitaire bien sûr, mais c’est aussi la conséquence indirecte des mesures prises à Saint-Malo. Un de mes voisins a, par exemple, acheté plusieurs appartements pour les louer en meublés touristiques, ici à Dinan, faute de pouvoir continuer à Saint-Malo. »
« L’effet vases communicants est inacceptable, nous avons un intérêt global à réagir et j’appelle de mes vœux une réponse collective », plaide Pierre-Yves Mahieu, maire (divers droite) de Cancale, qui compte aujourd’hui 40 % de résidences secondaires. Soit un peu moins que Dinard, désormais au-dessus du seuil des 45 %, tandis que les prix au mètre carré y ont grimpé de 40 % depuis 2019. « Ce sont essentiellement de jeunes retraités de la région parisienne et rennaise qui achètent. En vingt ans, la population des plus de 75 ans a été multipliée par deux, alors que nos effectifs scolaires ont été divisés par deux », détaille Arnaud Salmon, le maire (Horizons) de l’élégante station balnéaire aux villas Belle Epoque.
Abroger la niche fiscale AirBnB
Mais la riposte s’organise. Dinan vient de rendre obligatoire la déclaration de changement d’usage pour les locations saisonnières. « C’est une première étape, prévient le maire, si ça ne suffit pas, on passera aux quotas ou à un système de compensation » – un logement transformé en meublé touristique devant être compensé par la transformation d’un commerce en habitation, comme à Paris. Dinard a, de son côté, demandé il y a quelques mois au préfet l’autorisation de réguler. Elle attend son feu vert pour limiter, à partir de 2024, le nombre de meublés touristiques par propriétaire, « pour agir sur ceux qui en font une industrie ».
Pour ces élus, le préalable serait toutefois que le gouvernement abroge la niche fiscale dont bénéficient les propriétaires de logements Airbnb : les revenus générés par la location saisonnière peuvent, en effet, bénéficier d’un abattement allant jusqu’à 71 % des montants perçus. « Tant que le Parlement n’aura pas changé ça, les maires auront l’impression de se battre contre des moulins à vent », lance Didier Lechien. Le gouvernement a jusqu’à présent écarté la suppression de cette niche, mais cette position s’annonce difficile à tenir.
En juin 2022, un rapport sur la « Lutte contre l’attrition des résidences principales dans les zones touristiques », commandé par plusieurs ministères, dont Bercy, à trois services d’inspection, dont celle des finances, indiquait que « les incitations en faveur des meublés de tourisme continu[aient] de mobiliser une part importante de la dépense fiscale » et recommandait « d’en accélérer l’extinction définitive », les outils de fiscalité sur les logements devant « permettre d’inciter à l’usage en tant que résidence principale ». Une ligne qu’adoptent de plus en plus de parlementaires, y compris de la majorité.
AirBnB, Booking : La gestion des locations touristiques se pose en Bretagne
Hit West – Le 11 avril 2023
[…]
L’encadrement des biens sur les plateformes
Le boom des locations Airbnb n'est pas sans inquiéter : les collectivités redoutent une raréfaction des locations à l'année, au profit de ces locations touristiques. Les communes sont de plus nombreuses à rendre obligatoire la déclaration et l'enregistrement du logement, quand une nouvelle annonce est créée sur une plate-forme.Une démarche soutenue par Airbnb, et en vigueur désormais à Lorient.
Un encadrement que comprend Albert Yvard, interrogé par Yann Launay : 'il ne faut surtout pas que le marché de la courte durée devienne trop présent, ce qui nuirait aux habitants. Tous les logements ne peuvent pas être mis en Airbnb, parfois ils sont mal situés et on refuse aussi beaucoup de biens parce que je dis clairement aux clients qu'il vaut mieux laisser le bien en location longue durée : par exempleune maison à Lorient avec trois chambres n'a rien à faire sur le marché de la courte durée parce qu'elle nr va rien apporter.C'est un bien qui va être destiné à la longue durée et pas sur la courte durée.'
Le cercle vertueux
Pour le jeune entrepreneur, il ne faut pas opposer de façon excessive les locations Airbnb et les locations de longue durée : 'ce sont deux marchés totalement différents mais il faut un marché régulé. Moi, je trouve cela dommage de voir une maison avec des volets fermés. Mon but, c'est d'ouvrir les volets des résidences secondaires pour faire profiter aux gens, pour les restaurateurs, pour les commerces et la vie locale. Tous ces volets fermés contribuent aussi à la pénurie de logements parce que si tout le monde ouvrait ses volets et proposait son bien en location de n'importe quelle façon, la pénurie de logements et les loyers baisseront. Ce serait un cercle vertueux.'
Face à la désertion des salariés des hôtels, restaurants et campings, le douloureux réveil des employeurs
Le Monde – Le 26 février 2023 – Lien vers l’article
Branle-bas de combat chez Sandaya. En ce mois de février, ce groupe de campings a lancé son plan d’attaque pour recruter 2 400 personnes : animateurs, cuisiniers, réceptionnistes, agents de nettoyage, responsables de sites… L’objectif : éviter de se retrouver, comme la saison 2022, avec plusieurs centaines de postes vacants et des problèmes en cascade. « Dans les restaurants, on avait dû fermer certains jours ou réduire les horaires. Le ménage, c’était très compliqué aussi. On a fait appel à des boîtes d’intérim, mais ça nous a coûté très cher et ce n’était pas le service qu’on attendait », expose François Georges, le patron du groupe.
En 2023, chez Sandaya, tout un catalogue de nouvelles mesures est en train d’être déployé : augmentation des salaires (jusqu’à + 20 % pour certains métiers), création d’une prime à la cooptation (jusqu’à 250 euros) pour tout employé qui recommande un candidat de son entourage, d’une prime de retour (de 200 à 500 euros) pour ceux qui reviennent d’une année sur l’autre, hausse « d’un tiers » du nombre de logements proposés au personnel… « Les premiers signaux semblent dire que ça marche », relève François Georges.
Le secteur du tourisme réussira-t-il à repenser ses emplois afin de les rendre plus attractifs ? Depuis la pandémie de Covid-19, les difficultés de recrutement se sont aggravées, notamment car les longues périodes d’interruption et de ralentissement global de l’activité, en 2020 et en 2021, ont poussé nombre de salariés à bifurquer vers d’autres horizons.
Chez Belambra, parmi les450 saisonniers réguliers, 175 ont « disparu » depuis. « Des gens qui nous étaient fidèles depuis des années ont posé le crayon et nous ont dit : je peux plus, relate Alexis Gardy, le président de ces clubs de vacances. Ils ont passé du temps en famille, ils ont eu du temps pour réfléchir à leur avenir. Avec le recul, certaines contraintes liées au secteur leur sont devenues insupportables. »
En France, environ 250 000 postes seraient à pourvoir rien que dans l’hôtellerie et la restauration. « On a beau avoir fait une année 2022 extra, on aurait pu faire 5 % à 10 % de plus si on n’avait pas réduit l’offre en raison d’un manque de personnel. Et cela commence à donner lieu à des frictions entre employeurs, qui se piquent leurs meilleurs éléments », commente Christian Mantei, président d’Atout France.
« Absence de considération »
Dès lors, comment attirer davantage de jeunes vers ce secteur ? Il y a du pain sur la planche, car c’est toute la vision de ces métiers qu’il faut repenser, explique Dominique Marcel, président de l’Alliance France Tourisme, un groupe de réflexion qui a produit un rapport sur ce sujet, fin 2022. « On a un problème culturel avec les métiers du tourisme, qui sont assimilés à de la servitude », observe-t-il.
La question des rémunérations est au cœur du sujet. Mais, au-delà, ce sont bien les conditions d’emploi qui sont montrées du doigt
Une spécificité très française : la marchandisation du patrimoine, de la culture et les relations de services qui y sont associés ne sont pas perçues comme des activités « nobles », explique Julien Barnu dans un essai intitulé Industrie du tourisme : le mythe du laquais (Presses de l’Ecole des mines, 2014). « Le résultat, c’est que ces emplois sont assimilés à une voie de garage, à des jobs d’été sans perspectives. Ils ne sont pas envisagés comme des vecteurs d’ascension sociale. Cette absence de considération se reflète dans l’offre de formations, pas très lisible, avec peu d’établissements prestigieux », poursuit Dominique Marcel.
La question des rémunérations est bien au cœur du sujet – même les grilles ont été revalorisées en 2022, avec une augmentation moyenne de 16 % des salaires. Mais, au-delà, ce sont bien les conditions d’emploi qui sont montrées du doigt. Travail le week-end, le soir, coupures en milieu de journée non rémunérées entre deux services, jours de repos non choisis, heures supplémentaires très fréquentes et pas toujours payées, disparition des pourboires, difficultés à se loger dans les zones les plus touristiques…
« Il faut que le secteur réagisse, car il est en danger. Les entreprises doivent balayer devant leur porte », estime Dominique Marcel. Lui appelle à un « choc d’attractivité », qui passe notamment par l’adaptation des postes pour les rendre plus alléchants : davantage de polycompétence, un management moins hiérarchique, une attention plus forte à l’équilibre avec la vie privée, un surcroît de formation…
Des employeurs disent que cette situation leur a ouvert les yeux sur certaines difficultés, en particulier sur le logement des salariés. C’est sur ce point que le parc d’attractions Nigloland, dans l’Aube, a concentré ses efforts : en 2022, il a fait construire une résidence de 12 studios pour ses saisonniers, et en ajoute 12 autres en 2023, pour un montant total de 4 millions d’euros.
Bataille du recrutement
« Il faut ça pour attirer des cuisiniers et des réceptionnistes et des manageurs », affirme Rodolphe Gélis, directeur de ce parc. Il a aussi mis en place d’autres dispositifs : « prime au kilomètre » pour les salariés motorisés, ainsi qu’une prime de 100 euros pour les salariés qui n’enregistrent aucune absence injustifiée dans le mois. En ce qui concerne les salaires, « on a regardé la concurrence autour de nous, et on a mis un euro de plus par heure ».
L’autre problème du secteur, c’est la proportion de CDD de saisonniers qui, s’ils peuvent attirer certains profils, sont aussi des obstacles pour nombre de candidats en quête de stabilité. Pour fidéliser son personnel, Sandaya convertit de plus en plus de postes en CDI, même si ses campings sont fermés d’octobre à avril.
« On propose par exemple à un cuisinier de faire, pendant les périodes de fermeture, des petits travaux sur site de peinture, de jardinage. Ils prennent aussi leurs vacances à ce moment. On arrive à s’arranger », note François Georges. Les propriétaires des hôtels de luxe Les Domaines de Fontenille ont, pour leur part, décidé de garder certains hôtels ouverts en février et mars « pour fidéliser [leur] personnel avec des CDI, même si l’activité n’est pas rentable pour [eux] à cette période », constate Frédéric Biousse, le PDG.
Dans cette bataille du recrutement, tous les employeurs ne luttent pas à armes égales. Dans les zones rurales, la situation est bien plus tendue, comme en témoigne le directeur du PAL, un parc animalier situé dans l’Allier, important recruteur local (350 saisonniers l’été). « On a de fortes difficultés à trouver des candidats. Et parmi les personnes convoquées aux entretiens, à peine une sur deux se déplace », déplore Arnaud Bennet, qui a fait appel en urgence à des travailleurs polonais en passant par une agence spécialisée. L’expérience n’a pas été concluante.
« La bonne nouvelle, c’est que si le secteur a connu beaucoup de départs depuis le Covid, il attire aussi de nouvelles personnes en quête de reconversion. Question profils, nous avons évolué : nous sommes beaucoup plus ouverts qu’avant », affirme Christophe Laure, directeur de l’Intercontinental de Paris, qui a recruté récemment nombre d’anciens salariés de l’aérien, des hôtesses, des stewards… et même un ex-pilote de ligne, qui fait ses débuts en cuisine comme chef de brigade.
Réchauffement climatique : « La station de Métabief est un exemple d’anticipation, on n’est pas dans le déni »
France 3 Régions – Le 20 février 2023 – Lien vers l’article
Ce lundi 20 février 2023, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, était en visite à Métabief dans le Doubs. Il est venu à l’invitation de la station familiale de ski de Franche-Comté qui prépare depuis 2015 son nouveau visage, alors que la neige va se faire de plus en plus rare.
Une douceur printanière. De la neige encore sur quelques pistes. Du vert au loin dans le paysage. Le décor de cette visite ministérielle résume à lui seul, l’enjeu du réchauffement climatique dans les stations de moyenne montagne. Depuis 2015, la station du Doubs a réfléchi, travaillé à un nouveau modèle. Investissement dans une luge 4 saisons, télésiège pour attirer les fans de VTT à toutes les saisons…choix de ne pas renouveler certains équipements lourds…. La station est désormais un modèle, cité même en exemple par la presse britannique.
Le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires est venu saluer le travail réalisé par cette petite station. “Métabief est un exemple d’anticipation, on n’est pas dans le déni. Ce qui se passe à Métabief, ce qu’il va falloir faire ailleurs en France, et pas seulement pour les stations de ski” a rappelé Christophe Béchu.
“Le réchauffement climatique, ce n’est pas une théorie, c’est une réalité. En France, c’est déjà +1,7 degrés d'augmentation en moyenne…. la montagne est en première ligne, on le voit avec la fonte des glaciers, mais aussi la diminution de l’enneigement. On a un tiers à deux tiers des stations de ski françaises qui seront confrontées dans les 30 ans à des difficultés récurrentes d’enneigement, y compris au-delà de la moyenne montagne” a précisé le ministre au micro de notre journaliste Franck Menestret.
Le ski alpin, une manne financière, d’emplois auxquels s’attachent encore certains « climatosceptiques »
Une vision qui n’est pas la bonne selon Philippe Alpy, président du syndicat mixte du Mont d'Or. La station de Métabief a fait le choix de réunir ces dernières années tous les acteurs autour d’une table, de ne plus investir dans des remontées mécaniques neuves, de miser sur un tourisme quatre saisons, d’accompagner les vacanciers dans la nature, comme le sommet du massif du Mont d’Or. Ce travail va se poursuivre. “C’était important que le ministre puisse voir ce que ce laboratoire a pu produire en termes d’accompagnement de l'environnement montagne sur la transition climatique, car c’est reproductible. Notre expérience, il faut qu’on la partage” estime l’élu.
Un plan avenir montagne accompagne depuis 2021 les territoires de montagne pour qu’ils construisent un modèle touristique à la fois plus diversifié et plus durable. Le gouvernement doit annoncer en 2023 son plan d’adaptation au changement climatique. Une troisième version de ce plan qui tiendra compte des nouvelles projections en termes de réchauffement climatique, a précisé à Métabief le ministre Christophe Béchu.
Proposition de loi anti-AirBnB : « C’est aux spéculateurs qu’il faut s’attaquer, pas aux petits propriétaires »
L’Echo Touristique – Le 15 février 2023 – Lien vers l’article
Les plateformes de locations saisonnières sont visées par un projet de loi porté par le PS. Un texte que réprouve farouchement le président de l’Union Nationale pour la Promotion de la Location de Vacances (UNPLV).
L’Echo touristique : Les députés socialistes ont déposé une proposition de loi notamment contre la « niche fiscale » des meublés touristiques type Airbnb (de 29% de taux d’imposition). Votre réaction ?
Dominique Debuire (président de l’UNPLV) : Je n’accepte pas le terme de niche fiscale. C’est une disposition fiscale, avec un objectif bien précis : inciter les locations saisonnières à monter en gamme, ce qui s’inscrit dans le plan Destination France présenté en 2021. D’ailleurs, plus nous avons de dispositifs permettant d’identifier les locations saisonnières, mieux c’est. Moins il y aura de locations « sous le manteau » pour reprendre les propos de Thierry Marx (président de l’Umih, Ndlr). Officiellement, le projet de loi vise à encourager la location d’hébergements à l’année. Le deuxième vœu, moins avoué, c’est la concurrence entre trois types d’hébergement : l’hôtellerie traditionnelle, la location, l’hôtellerie de plein air. L’hôtellerie pousse pour qu’on mette des bâtons dans les roues de la location touristique, et elle se trompe de combat. Dans les faits, l’abattement fiscal, peu de propriétaires s’en saisissent : environ 15% des meublés de tourisme sont officiellement classés, et peuvent donc à ce titre bénéficier de l’avantage fiscal.
Vous dîtes clairement qu’on cherche à mettre des bâtons dans les roues des locations saisonnières ?
Dominique Debuire : Oui, il suffit de lire les déclarations. La proposition de loi est populiste. La location de meublés est pourtant une catégorie de logements plébiscitée et complémentaire, notamment lors d’événements comme les JO 2024. Cela permet parfois de lutter contre le phénomène des volets clos. Les propriétaires ne sont pas des spéculateurs, même s’il peut y avoir des abus. Nous souhaitons que le droit de propriété soit respecté.
Il est aussi question, dans la proposition de loi, de réduire le nombre de nuitées de 120 à 60, pour une résidence principale…
Dominique Debuire : Je ne vois pas en quoi le passage à 60 jours pourrait inciter à convertir la location saisonnière en baux annuels. C’est un effet d’annonce. De toute façon, les personnes qui louent 4 mois par an, soit 120 jours, ne sont pas légion.
Que faut-il faire, face aux abus, dans un contexte de crise du logement dans de nombreuses villes ?
Dominique Debuire : Certaines villes ont commencé à mettre en place des règles drastiques. Faut-il éradiquer les locations touristiques comme le souhaite le pays basque ? Non. Une personne qui travaille à Paris ou ailleurs peut très bien acheter une maison dans son village natal, dans le pays basque par exemple, et la mettre un peu en location pour l’entretenir. C’est aux spéculateurs qu’il faut s’attaquer, pas aux petits propriétaires. On fait souvent l’amalgame. Nous ne disons pas qu’il ne faut rien faire. Mais nous devons privilégier des mesures justes et proportionnées.
Certaines municipalités sont tentées de mettre en place des quotas… C’est une option que vous seriez prêts à considérer dans les zones tendues au niveau du logement ?
Dominique Debuire : Le terme de quota est un peu difficile à accepter, et forcément subjectif. Qui peut préjuger des bons quotas… Il faudrait des études sur les effets escomptés sur le logement. Nous ne nions pas les problèmes de logement, mais c’est (trop) facile de faire des locations touristiques des boucs émissaires. Nous pourrions par exemple imaginer de limiter à une voire deux résidences secondaires au maximum pour un même propriétaire, dans une ville donnée. Il faut effectivement dissuader les investisseurs spéculateurs et encourager les petits propriétaires qui se donnent les moyens de rénover leurs biens.
Combien le locations saisonnières compte la France ?
Dominique Debuire : Entre 800 000 et 900 000. La majorité appartiennent à de petits propriétaires, qui louent souvent moins que 120 jours par an, pour avoir un revenu d’appoint.
L’hiver sans ski : le filon de « l’or blanc » s’est tari au Mont Serein, sur la face nord du Ventoux
20 Minutes – Le 20 février 2023 – Lien vers l’article
https://m-20minutes-fr.cdn.ampproject.org/c/s/m.20minutes.fr/amp/a/4023878
« 20 Minutes » lâche son tire-fesses et imagine à quoi pourraient ressembler des hivers sans chausser les skis, à cause du réchauffement climatique et du modèle économique d’un secteur qui ne correspond plus toujours aux envies des Français
- Qui dit vacances de février, dit, pour environ 13 % des Français, vacances au ski et marques de bronzage autour des yeux. Enfin disait. Avec le réchauffement climatique et l’inflation galopante, la pratique du ski alpin pendant les vacances d’hiver court le risque de disparaître peu à peu.
- Conscient du danger, le secteur, qui revendique un chiffre d’affaires d’1,5 milliard d’euros par an, tente de s’adapter aux attentes des usagers en station et de développer des alternatives au tout ski.
- Chaque semaine jusqu’à la fin des vacances scolaires pour toutes les zones, « 20 Minutes » s’interroge sur l’avenir du ski alpin en France.
- Ce lundi, nous vous emmenons au Mont Ventoux, sur la station du Mont Serein, qui, faute de neige, n’a pas encore pu ouvrir ses pistes cette année.
Quelques congères éparses se laissent aller au bord des derniers lacets d’asphalte serpentant vers la station de ski du Mont Serein, située sur la face nord du Ventoux. Nous sommes à 1.400 mètres d’altitude et, à l’ombre, le thermomètre affiche 5,5 degrés en cette mi-février. Il n’est pas loin de midi. Assis sur un muret de pierres sèches, Romain, sa compagne et leurs deux jeunes enfants mangent un cornet de glace au soleil. « On essaye de venir une fois par an, pour les petits », explique ce couple venu d’Alleins, petite commune des Bouches-du-Rhône voisin. L’enneigement ? « C’est triste », concèdent-ils. La couche de neige atteint 3 à 5 centimètres au mieux. « Enfin, pour la luge, ça va. On arrive à s’amuser ». Comme Romain et sa famille, ils sont environ 200 pour ce second jour de vacances scolaire de la zone C à être venus dans cette station atypique.
La neige de poule aux œufs d’or à cerise sur le gâteau
En cet hiver 2022/2023, la piste de luge a bien été la seule à ouvrir, aidée par le seul canon à neige de la station alimenté par un réservoir de 300 mètres cubes. Ses douze kilomètres de pistes et sept téléskis permettant d’accéder au pied du sommet culminant à 1912 mètres n’ont, elles, pas encore vu la pointe d’un bâton de ski. L’hiver dernier, le domaine skiable avait partiellement ouvert neuf jours ; en 2019, ce fut vingt jours, tout rond. « C’est peu dire que nous sommes sur une spirale descendante », acquiesce le dernier loueur de ski de la station. En soixante années passées aux Mont Serein, l’homme sait de quoi il parle. A présent, il ne loue plus que des luges. Sa centaine de skis, snowboards et autres chaussures, prennent la poussière sur les racks. Son dernier confrère a jeté l’éponge l’année dernière.
Ici, « l’évidence du réchauffement climatique » saute à ses yeux, comme à ceux de chacun. Et avec, c’est tout un raisonnement économique qu’il faut repenser et refaçonner. « Nous devons inverser le modèle », introduit Christophe Quierard, le nouveau directeur de la station arrivé de Tignes en septembre 2022. De poule aux œufs d’or, la neige est devenue « cerise sur le gâteau », illustre Céline, directrice adjointe, à la station depuis dix-huit ans. « Pour résumer, les activités déployées de mai à septembre, doivent nous permettre de dégager assez de ressources pour entretenir l’outil industriel », poursuit le nouveau directeur. Par « outil industriel », il entend les sept téléskis de la face nord, les deux de la face sud, deux dameuses, une motoneige et ses cinq salariés en CDI.
Car lorsque neige il y a, les revenus sont aux rendez-vous et il faut se tenir prêt à accueillir jusqu’à 1.500 skieurs venus des départements voisins. « Si nous arrivons à ouvrir dix jours l’entièreté du domaine skiable en pleine saison, nous effectuons autant de recettes que sur toutes les activités hors neige du reste de l’année », détaille-t-il. En novembre 2019, les trois jours d’ouverture, assez tôt dans la saison pour que les mordus de ski de la région y viennent dérouiller leurs carres, avaient produit 14.000 euros de recettes. Les dix jours de Noël 2021 avaient rapporté 24.000 euros. Autant de petits bas de laine - le dernier conséquent remonte à 2015 où la station avait cumulé une cinquantaine de jours d’enneigement - qui doivent leur permettre de tenir le temps de définitivement inverser la vapeur.
Avec quelques idées déjà lancées pour développer les activités de mai à septembre. Deux accrobranches créés il y a deux ans sont venus compléter la piste de luge d’été, inaugurée en 2018. Des attractions qui s’ajoutent au karting de descente existant depuis près de vingt ans et au « bike park » conçu sur la face sud. Tous deux utilisant les téléskis de la station pour remonter karts et vélos, d’où la nécessité de les préserver. A cela s’ajoutent de nouveaux projets : des parcours de randonnées pédagogiques et de stellarium, le Mont Ventoux étant un lieu idéal pour observer les étoiles.
« Notre objectif est de générer 30 % de chiffre d’affaires supplémentaire sur la belle saison et de parvenir à l’équilibre budgétaire pour 2024 », ambitionne Christophe Quierard. Car pour l’heure la station prévoit cette année environ 60.000 euros de pertes d’exploitation. Un trou comblé bon an mal an par un modeste « trésor de guerre » laissé dans les caisses par le syndicat mixte et des subventions de la collectivité locale (la communauté d’agglomération Ventoux comtat venaissin) qui a créé l’an dernier une SPL (Société publique locale) après avoir récupéré la gestion du site. Un temps envisagé, l’équipement de la station en canons en neige alimentés par une bassine de rétention d’eau, n’aura pas lieu. « Serait-ce bien raisonnable écologiquement ? », interroge le directeur.
Le réchauffement climatique de fossoyeur à salvateur ?
Ainsi, la station du Mont Serein s’apprête à tourner un siècle d’histoire. Les prémices du ski s’y sont développées de ce côté du Ventoux dès les années 1920. Les premières remontées mécaniques datent de 1930. Un aménagement fortement poursuivit à l’aube des années 1960 dans cette station qui compte une centaine de lits où loger. Bon marché et familiale, elle profite pleinement de sa localisation géographique. Nichée au cœur de la Provence, à mi-chemin entre Marseille et Montpellier, elle draine un important bassin de population qui peut y venir à la journée. Les communes alentour y envoient alors leurs clubs de ski respectifs s’entraîner sur les deux pistes homologuées par la Fédération française de ski pour le slalom et la descente. Les écoliers de la région découvrent les joies des sports d’hiver dans des classes de neige aujourd’hui rendues désuètes, entre renforcement des normes pour les hébergements collectifs et les difficultés budgétaires des mairies.
La fin de la neige en abondance a parachevé le tout au tournant des années 2010. « Les températures ont tellement changé », souffle Mireille, une habituée venue de Gordes, à une bonne heure de route de là. « En dix-huit ans, j’ai vu le climat changer, revient Céline, employée de la station. Il y a des arbres de plus en plus haut. L’été, on a aussi des cigales, ce qu’on n’avait pas avant », a-t-elle constaté. Car cette station de moyenne montagne présente cette particularité d’être sous influence d’un climat méditerranéen durement exposé au dérèglement, entre réchauffement et baisse des précipitations.
L’élévation générale des températures pourrait toutefois se muer en planche de salut. La direction de la station compte sur les personnes en quête d’air frais lorsque le cagnard assomme la plaine et le bord de mer voisin. « Quand il fait trop chaud en bas l’été, les gens viennent manger ici », observe le propriétaire d’un des trois restaurants de la station. Pour l’heure et en cette saison, il propose encore tous les classiques des menus de montagne, avec raclette, tartiflette et autre reblochonade à la carte. Mais en dessert, ce jour-là, les glaces ont la cote auprès des clients installés en terrasse. De celle-ci sont visibles les Alpes-du-Sud et leurs sommets coiffés de courtes calottes blanches de neige qui sonnent, vu d’ici, comme un écho du passé. Pour combien de temps encore ?
Tourisme en France : les Français font « de moins en moins d’arbitrage sur ces moments de détente », explique un cabinet d’analyse sur l’activité touristique
France Info – Le 18 février 2023 – Lien vers l’article
'Il y a une dizaine d'années, quand on achetait une maison on mangeait des pâtes et on ne partait plus en vacances, aujourd'hui c'est moins vrai', assure samedi sur franceinfo Vanguélis Panayotis, président de MKG Consulting.
Après la période de Covid, 'on se rend compte que les Français font de moins en moins d'arbitrage sur ces moments de détente', explique samedi 18 février sur franceinfo Vanguélis Panayotis, président de MKG Consulting (cabinet d'analyse sur l'activité touristique) alors que les vacances d'hiver démarrent pour la zone C. On constate actuellement une hausse de 11% de fréquentation dans les stations de montagne par rapport à l'avant Covid en 2019.
franceinfo : Comment explique-t-on cette embellie ? Est-ce que les budgets vacances sont sacralisés ?
Vanguélis Panayotis : [Pendant la période de Covid], il y avait une vraie frustration de la part des Français de ne pas retrouver ces moments de partage et de sport en famille, de vacances au ski pour la saison, dans un contexte qui est malheureusement parfois anxiogène. C'est une vraie découverte après cette période de Covid, on se rend compte qu'on fait de moins en moins d'arbitrage sur ces moments de détente. Il y a une dizaine d'années, quand on achetait une maison on mangeait des pâtes et on ne partait plus en vacances, aujourd'hui c'est moins vrai, on va peut-être manger des pâtes mais on ne va pas faire d'arbitrage. On parle beaucoup du pouvoir d'achat et des inquiétudes liées à l'inflation. Mais ce n'est pas quelque chose qu'on observe à date, peut-être que si ça continue on aura des éléments là-dessus mais là on ne voit pas les Français faire clairement des arbitrages.
Pendant les fêtes de fin d'année, les hôtels ont connu une hausse de la fréquentation, avec plus de 600 000 nuitées supplémentaires par rapport à 2019, comment l'explique-t-on ? C'est le retour des touristes étrangers ?
Oui clairement. On a eu un retour des Américains dans les destinations haut de gamme à commencer par Paris. Il y a un effet de parité euro-dollar qui a été très favorable à cette clientèle américaine. Il y a le 'revenge travel' également : cette frustration qu'on a vécu depuis deux ans et elle n'est pas que française, tout le monde avait envie de revoyager. À part la clientèle asiatique ou des cas particuliers comme la clientèle russe, tout le reste du monde a retrouvé cette envie de voyager et comme la France est un pays attractif qui cristallise beaucoup de fantasmes sur la gastronomie, la Tour Eiffel, les musées... on a bénéficié à plein régime de ce rebond.
Concernant le tourisme d'affaires, le fait d'être obligé de voyager pour son travail, la reprise est plus lente dans ce secteur ?
Pour l'instant, avec les chiffres que l'on a, on voit que les événements professionnels avec les salons se portent plutôt bien. C'est assez surprenant, il y a quelques contrastes mais globalement c'est plutôt positif. On est quasiment au niveau de 2019.
Quelles sont vos prévisions pour cette année en France concernant le tourisme ?
On a un été qui s'annonce très bon avec des réservations hautes pour certaines destinations. Certains lieux sont remplis à 40% pour le mois de juin. Il ne faut pas trop tarder pour réserver si on veut encore trouver des prix intéressants. On a une bonne dynamique au moins jusqu'à septembre et on pense que l'année va se terminer positivement pour le secteur. Aujourd'hui, les gens recherchent de l'expérience donc les villages de vacances, l'hôtellerie de plein air, le tourisme d'itinérance en louant des vans... Tout ce qui amène un surplus d'expérience c'est vraiment ce que les gens recherchent.
AirBnB et Abritel jugées responsables de leurs contenus
Le Monde - Le 6 mars 2023 – Lien vers l’article
Deux juridictions ont estimé que les plates-formes de location saisonnière n’étaient pas des « hébergeurs ». Elles les ont condamnées à indemniser les personnes lésées par leurs annonces.
Serait-ce la fin de l’impunité pour les plates-formes de location saisonnière ? Alors qu’elles déclinent toute responsabilité sur les contenus de leurs publications, au motif qu’elles ne feraient que les « héberger »,deux d’entre elles, Airbnb et Abritel HomeAway, viennent d’être jugées « éditrices » de ces contenus et condamnées à indemniser les personnes lésées par ces derniers.
Airbnb avait été attaquée par une propriétaire, Mme X, qui lui demandait – une première – de lui rembourser, « solidairement » avec une locataire, les sous-loyers (51 939 euros) illicitement perçus par celle-ci. Mme X lui reprochait d’avoir fourni à sa locataire l’aide logistique nécessaire pour sous-louer, sans vérifier que son bail l’y autorisait.
Abritel avait été assignée par quelque quatre-vingt-dix utilisateurs de son site, victimes de faux propriétaires ayant empoché le montant de leur location de vacances. Regroupés en collectif et conseillés par le même avocat que Mme X, Me Jonathan Bellaiche, ils lui reprochaient de ne pas les avoir remboursés.
« Rôle actif »
Les deux plates-formes répondaient qu’elles s’étaient contentées de fournir un service d’hébergement en ligne. Or la loi pour la confiance dans l’économie numérique (article 6) dit que les hébergeurs ne peuvent voir leur responsabilité engagée s’ils n’avaient pas connaissance du caractère illicite du contenu stocké.
Cette loi ne traçant pas de ligne de démarcation entre hébergeurs et éditeurs, la jurisprudence s’en charge. Elle dit qu’un hébergeur n’effectue que des opérations « techniques » sur les contenus (classification par mots-clés, formatage…), tandis qu’un éditeur joue un « rôle actif » sur les données qu’il stocke.
Me Bellaiche a donc soutenu qu’Airbnb et Abritel jouent un rôle actif sur la mise en relation des hôtes et des voyageurs en ce qu’elles peuvent, notamment, censurer les annonces qui ne correspondent pas à leur« politique de contenu »ou à leurs conditions générales, ou qui ne respectent pas leurs consignes de présentation.
La cour d’appel de Paris l’a suivi, le 3 janvier, et a donné satisfaction à Mme X. Le tribunal judiciaire de Paris a, de même, jugé, le 21 février, qu’Abritel n’exerce pas un « rôle d’hébergeur purement passif », et qu’il est responsable de ses contenus.
Le tribunal a, en conséquence, reproché à Abritel de ne pas avoir mieux signalé à ses utilisateurs le risque de « parasitage » de ses publications par des escrocs, qui, sur les photos des vrais propriétaires, font apparaître, en surimpression, des messages exigeant de les contacter directement, en quittant le site, pour réserver puis pour payer. Il l’a condamnée à verser quelque 100 000 euros aux plaignants.
Ces deux condamnations, si elles sont confirmées, pourraient marquer un tournant pour les plates-formes… et leurs utilisateurs.
Bonus :
Le Parti Socialiste engage la bataille contra l’avantage fiscal des locations AirBnB
Le Monde - Le 11 février 2023
Les députés socialistes l’ont prise au mot. Le 1er février, la députée Aurore Bergé, présidente du groupe parlementaire Renaissance, a déclaré, lors d’une conférence organisée par la Fondation Abbé Pierre, qu’« Airbnb est un fléau sur un certain nombre de communes », notamment dans les zones les plus tendues, et a martelé que l’avantage fiscal réservé aux propriétaires de meublés de tourisme « ne fonctionne pas ». « Ce n’est pas normal que l’on ait une niche fiscale qui suravantage le fait de mettre son appartement en location de tourisme, a conclu Mme Bergé. Donc, on supprime la surcote (…). Je n’ai pas de tabou en la matière. »
Quelques jours plus tard, jeudi 9 février, les élus du Parti socialiste (PS) déposaient une proposition de loi en ce sens à l’Assemblée nationale – elle est actuellement en attente de validation. Porté par le député PS des Pyrénées-Atlantiques Inaki Echaniz, le texte comporte en réalité toute une série de mesures pour lutter « contre la spéculation locative et favoriser l’accès au logement dans les territoires en tension ».
La première disposition de cette proposition de loi, que Le Monde a pu consulter, vise donc à supprimer la niche fiscale dont profitent les meublés touristiques de courte durée, loués le plus souvent sur des plates-formes comme Airbnb. Ces locations étant considérées comme une activité commerciale, contrairement à la location non meublée classique, qui rapporte des revenus fonciers, les revenus générés peuvent bénéficier d’un abattement allant jusqu’à 71 % des montants perçus, pour peu qu’ils ne dépassent le plafond de 176 200 euros. Les gîtes ruraux pourraient, eux, conserver leur avantage fiscal.
Fraude des « baux mobilité »
Première destination touristique mondiale, la France a longtemps cherché à massifier son offre de locations saisonnières, en octroyant des avantages fiscaux à leurs propriétaires. Mais la vague massive de transformation d’appartements en meublés touristiques, alimentée par le succès d’Airbnb, participe désormais largement aux difficultés d’accès au logement sur toute une partie du territoire. A la fin de 2021, l’Hexagone recensait ainsi plus de 800 000 locations saisonnières (+ 18 % par rapport à l’année précédente).
« Elles génèrent des revenus très importants, souvent beaucoup plus élevés que ceux provenant des locations de longue durée, mais restent aujourd’hui très peu taxées », déplore Sarah Coupechoux, chargée d’étude à la Fondation Abbé Pierre, qui soutient la proposition de loi.
Le texte veut, par ailleurs, durcir les conditions de location des meublés de tourisme. D’une part, en rendant leur enregistrement obligatoire sur tout le territoire. D’autre part, en abaissant le nombre de jours de locations autorisés pour les résidences principales, qui passerait de 120 à 60 nuitées par an. « Il faut mettre fin à cette hypocrisie, personne n’est absent de sa résidence 120 jours par an, nous voulons empêcher la triche », justifie Inaki Echaniz.
Également dans le viseur du député, la fraude croissante aux « baux mobilité », d’une durée de 1 à 10 mois, qui sont non renouvelables. Des propriétaires bailleurs l’imposent à leurs locataires pour pouvoir récupérer le logement pendant les vacances d’été, le proposer alors sur des plates-formes de type Airbnb à des prix exorbitants, avant de reprendre les anciens occupants à la rentrée de septembre. C’est notamment le cas dans les villes côtières du Pays basque. La proposition socialiste cherche, enfin, à relever le taux plafond de la « surtaxe sur les résidences secondaires » (une majoration de la taxe d’habitation) et veut autoriser son application par toutes les communes où la tension est forte entre offre et demande de logements.
Le groupe PS voudrait profiter des prochaines « semaines transpartisanes », fraîchement instaurées à l’Assemblée nationale, consacrées au travail parlementaire et aux propositions de lois consensuelles, pour obtenir l’examen de la sienne.
Au-delà de l’intérêt de la patronne des députés Renaissance, Aurore Bergé, pour une suppression de principe de la « niche fiscale Airbnb », le texte séduit à gauche au-delà des rangs du PS. « Il faut encadrer Airbnb et cette proposition va dans le bon sens », réagit François Piquemal, député « insoumis » de la Haute-Garonne. « Nous soutenons le texte, cette aberration fiscale doit être abolie », ajoute Ian Brossat, porte-parole du PCF, maire adjoint de Paris chargé du logement.
A l’automne, le gouvernement s’était opposé à des amendements au projet de loi de finances pour 2023 remettant en cause cette niche. « Au moins, nous lançons le débat pour sortir de l’immobilisme », insiste Inaki Echani .
Note Résavia : nous relayons ici un article datant du mois de novembre 2022, puis les extraits d’un 2ème article de décembre 2022 sur la mise en application des annonces faites par AirBnB. Ces nouveautés sont aussi appliquées par le site Booking suite aux demandes des locataires d’un prix global total.
AirBnB. L’affichage des prix va devenir plus transparent et prendra en compte les frais cachés
Ouest-France – Le 18 novembre 2022
Airbnb va permettre à ses utilisateurs d’afficher les prix totaux des annonces sur son site dès décembre 2022. Certains usagers de la plateforme avaient en effet la mauvaise surprise de voir leur facture augmenter de plus de 100 € au moment de payer, en raison de frais cachés.
Airbnb a annoncé lundi 7 novembre 2022 que son site afficherait de façon plus claire les prix totaux compris dans les annonces à partir de décembre prochain, rapporte CNN. De nombreux utilisateurs s’étaient en effet plaints depuis plusieurs mois de « frais cachés » dans les annonces, faisant parfois augmenter la facture de plus de 100 € au moment de payer.
À l’heure actuelle, sur le site de la plateforme de location saisonnière, les prix affichés ne sont en effet que les prix par nuit du logement proposé, ou les prix pour l’ensemble des nuits demandées, en fonction des paramètres de la recherche. Mais certains frais, comme le nettoyage, ne sont pas inclus dans ce calcul, et ne sont visibles qu’au moment de payer.
Des prix plus transparents
Dès décembre prochain, plusieurs changements pourraient ainsi être apportés. Un bouton « Afficher le prix total » devrait être mis en place pour éviter aux utilisateurs les mauvaises surprises. De cette manière, les résultats de la recherche afficheront directement la tarification totale (avant ou après taxe, selon les régions), et non le prix par nuit. Sur la page de l’annonce, un détail complet de ce prix, avec les différents frais de service, les éventuelles réductions et les taxes, sera aussi précisé.
En parallèle, en raison des difficultés économiques actuelles, Brian Chesky, le PDG d’Airbnb, a annoncé que de nouveaux outils seront mis en place dès le début de l’année 2023 pour permettre aux hôtes de fixer des prix plus compétitifs. « Nous apparaissons comme une alternative abordable aux hôtels, et le caractère abordable est particulièrement important aujourd’hui » a déclaré Brian Chesky sur Twitter. Enfin, Airbnb pourrait prochainement mieux accompagner les hôtes dans la gestion des différentes tâches assignées aux invités avant leur départ.
AirBnB simplifie l’affichage des prix sur son application
Fredzone - 19 décembre 2022
https://www.fredzone.org/airbnb-simplifie-laffichage-des-prix-412829
La plateforme de location de logements particuliers avait annoncé en novembre dernier qu’elle allait revoir sa politique d’affichage de prix. Le but poursuivi est bien sûr de parvenir à une solution qui facilite la vie aux utilisateurs.
La société a finalement tenu parole puisqu’elle a récemment annoncé un bouton inédit. Celui-ci devrait permettre aux clients d’afficher en un clic le prix de leur séjour tout frais compris.
Avec le nouveau bouton, il sera possible pour n’importe qui d’obtenir la somme totale à supporter dans le cadre de son séjour. Il suffira pour le client d’Airbnb d’activer l’option une fois connectée à son compte utilisateur. L’algorithme de recherche se chargera ensuite d’évaluer le prix total du séjour (avant taxes) dans le classement des résultats de recherche. L’affichage du prix des propriétés par nuitée perdra par conséquent sa priorité dans les résultats de recherche.
Visiblement, l’entreprise ne semble pas appliquer soudainement les nouveaux paramètres de recherche. Certains utilisateurs pourraient être habitués à voir le prix de la nuit. La bascule se fera progressivement. Airbnb a d’ailleurs déclaré qu’elle prévoyait de faire du « prix tout compris » un paramètre par défaut dès l’année prochaine.
Le tourisme en France après le Covid-19 : des séjours locaux et en plein-air
Le Monde - Le 19 janvier 2023
En 2022, le secteur a été marqué par la bonne santé des parcs de loisirs et des campings, le retour de la clientèle internationale et de fortes hausses de prix dans l’hôtellerie. La nouvelle année s’ouvre sur de nombreuses incertitudes.
Après deux années de pandémie qui ont bouleversé le secteur, 2022 a été celle du retour à la normale pour le monde du tourisme. La reprise de l’activité est confirmée, même si les principaux indicateurs observés au niveau national – nombre de visiteurs, taux d’occupation des chambres d’hôtel, nombre de passagers dans les aéroports… – restent inférieurs à ceux qui avaient été constatés en 2019, année de référence avant la crise sanitaire. Les recettes touristiques devraient tout de même atteindre 50 milliards d’euros en 2022.
Parmi les grands gagnants de 2022 figurent les campings. Pendant l’été, ils ont enregistré des fréquentations record (+ 7,5 % par rapport à 2019). Envie de nature relancée depuis les confinements, budgets plus serrés, regain du tourisme de proximité : l’« hôtellerie de plein air » attire aussi une nouvelle clientèle car elle monte en gamme, avec de plus en plus d’hébergements en dur, des piscines toujours plus pharaoniques…
Les parcs d’attractions, autre forme de tourisme de proximité, ont aussi été à la fête tout au long de l’année. En Ile-de-France, Aventure Floréval et Winnoland ont connu des hausses de fréquentation de 27 % et 29 % par rapport à 2019, selon le bilan du comité régional du tourisme (CRT). En Loir-et-Cher, les pandas du zoo de Beauval n’ont jamais été observés par autant de monde : le site et ses hôtels ont accueilli deux millions de visiteurs en 2022 (+ 25 % par rapport à 2019). Du jamais-vu.
Taux d’occupation encore inférieurs
Les parcs de loisirs de la Compagnie des Alpes (Parc Astérix, Futuroscope…) enregistrent aussi des performances exceptionnelles avec dix millions de visiteurs, soit 6 % de plus qu’avant la pandémie. Et même si le prix des billets a beaucoup augmenté, les touristes dépensent encore plus que d’habitude lors de leur passage (dans l’hôtellerie, les boutiques, la restauration…), note la Compagnie des Alpes.
A contrario, les principaux monuments parisiens se sont désengorgés en 2022, notamment en raison de l’absence de la clientèle asiatique. Le Musée du Louvre a compté 20 % de visiteurs en moins par rapport à 2019. Versailles a vendu 17 % de billets en moins.
Avec un tiers de pèlerins en moins par rapport à l’avant-pandémie, Lourdes (Hautes-Pyrénées) respire. Mais dans la cité mariale, de nombreux établissements hôteliers se trouvent en difficulté.
Au niveau national, les taux d’occupation dans les hôtels ne sont pas revenus à leurs niveaux de 2019 (– 4,4 points, selon le bilan annuel du cabinet MKG). Il faut dire que les prix des chambres ont beaucoup augmenté (+ 14 % depuis 2019), plus vite que l’inflation. L’hôtellerie de luxe détient la palme des plus fortes hausses des tarifs (+ 23 %), portée par une clientèle peu sensible aux prix. Dans ce secteur, le revenu par chambre s’est envolé ; les projets d’ouvertures se multiplient.
L’hôtellerie a également repris des couleurs grâce au retour de la clientèle internationale, américaine et européenne en particulier. En revanche, si le tourisme d’affaires a redémarré en 2022, il reste à un niveau largement inférieur à celui qui était constaté avant la pandémie. Et ce alors que les entreprises réduisent, notamment pour des enjeux environnementaux, leurs déplacements. En Ile-de-France, les salons professionnels enregistrent 1,3 million de visiteurs en moins par rapport à 2019, selon le bilan du CRT.
Face à la concurrence d’autres formes d’hébergement (campings, Airbnb…), les résidences de tourisme connaissent aussi des difficultés. Après avoir frôlé le crash en 2021, Pierre & Vacances-Center Parcs (PVCP), repris par des investisseurs britanniques au printemps, sort la tête de l’eau. Le groupe se déleste peu à peu de ses résidences Pierre & Vacances les moins rentables et mise surtout sur la montée en gamme de ses Center Parcs, avec de gros investissements de rénovation. Un nouveau parc a ouvert au printemps 2022 en Lot-et-Garonne, l’un des rares projets que le groupe ait réussi à faire aboutir en France.
2023, année incertaine
L’année 2023 s’ouvre sur de nombreuses incertitudes. L’inflation se traduit par des coûts plus élevés pour les établissements (salaires, énergie, matières premières…), qui menacent en premier lieu les petits hôtels. De fortes tensions persistent sur le recrutement : les rémunérations et les conditions de travail peinent à attirer les candidats, en particulier les saisonniers. La question du logement des salariés dans les zones les plus touristiques devient de plus en plus délicate.
En outre, les Français sont partis un peu moins en vacances hors de leurs régions et le nombre de nuitées touristiques a tendance à baisser depuis quelques mois, par rapport aux années précédentes, observe Atout France dans sa dernière note de conjoncture. Dans son bilan de la saison estivale, l’organisme notait déjà que le contexte économique global avait entraîné un raccourcissement des séjours et de nouveaux arbitrages budgétaires, avec une réduction, par exemple, des dépenses de restauration.
En Occitanie, les fréquentations touristiques ont été bonnes cette année, notamment au pont du Gard, à Carcassonne ou à la Cité de l’espace, à Toulouse, explique Jean Pinard. Mais le directeur du CRT de la région se demande si l’été 2022, marqué par les conséquences très visibles du réchauffement climatique, ne va pas détourner les touristes de sa région, soumise aux fortes chaleurs. Lui parie surtout sur la croissance de la clientèle locale, notamment celle qui ne part pas en vacances. « Aujourd’hui, les gens résistent car ils ne veulent pas rogner sur leurs vacances. Mais à un moment, au niveau du portefeuille, ça va coincer », estime-t-il. Selon les statistiques d’Atout France, 44 % des Français ne sont pas partis en vacances à l’été 2022.
Classement / épi / étoile / label
Les avis clients ont-ils plus de valeur que les labels ?
Sur AirBnB, les prix flambent depuis 2019 : « La demande est forte, donc on tente, et ça part »
Le Monde – Le 27 décembre 2022 – Lien vers l’article
En France, entre août 2018 et août 2022, le tarif moyen d’une nuitée pour un logement a augmenté de 16,4%. Une inflation galopante particulièrement visible à Paris (+61%), sur la côte atlantique, en PACA ou en Normandie.
« C’est moi ou Airbnb n’est plus une alternative réaliste à un hôtel ? ! ? Ces prix sont ridicules !!! Et avec tous les frais supplémentaires !!! » Ce tweet du célèbre joueur de football américain Cameron Jordan, suivi par plus de 264 000 abonnés, date du printemps 2021 et n’est pas une protestation isolée. De l’autre côté de l’Atlantique, les tarifs pratiqués par les hôtes de la plate-forme Airbnb sont devenus un sujet de crispation.
CARTE
« Airbnb est presque aussi cher qu’un hôtel, et les frais croissants suscitent l’indignation des utilisateurs », titrait, le 14 août, le quotidien canadien The Globe and Mail. Le Wall Street Journal renchérissait, le 16 septembre : « Bienvenue dans votre Airbnb, les frais de nettoyage s’élèvent à 143 dollars [135 euros] et vous devrez encore laver le linge. »
Dans sa lettre aux actionnaires publiée en août, le groupe de San Francisco indiquait que le prix moyen d’une nuit louée s’élevait en moyenne à 164 dollars au deuxième trimestre 2022, « ce qui représente une augmentation de 40 % par rapport à la même période en 2019 », et précisait que ce tarif moyen avait « augmenté dans toutes les grandes régions par rapport à l’année précédente ».
Très fortes disparités
La flambée n’épargne pas la France. Entre août 2018 et août 2022, le prix moyen d’une nuitée pour un logement entier a augmenté de 16,4 %, selon la plate-forme AirDNA, qui fournit des données d’analyse du marché aux hôtes désireux d’affiner leurs tarifs ou aux investisseurs. Cette moyenne masque toutefois de très fortes disparités. AirDNA, qui enregistre chaque jour les données disponibles sur le site Airbnb, a fourni au Monde le nombre d’annonces et leur prix en « logement entier » (c’est-à-dire sans prise en compte des chambres chez l’habitant) pour plus de 150 communes, des villes touristiques ou de taille importante.
Une augmentation des prix généralisée
Le prix moyen des nuits réservées dans des logements entiers en 2020, 2021 et 2022 a été comparé au prix en 2019. Les prix fournis par Airdna étant en dollars, ils ont été convertis en euros avec le taux de conversion du mois concerné. Ce graphique n'est pas exhaustif. Les villes disponibles ont été choisies par le Monde en trois pôles : les 50 plus grandes villes françaises, certaines stations balnéaires et stations de sports d'hiver.
Résultat : 40 % des villes étudiées connaissaient entre janvier et octobre 2022 des tarifs plus élevés de 30 % par rapport à la même période en 2019. Une inflation galopante particulièrement visible à Paris (+ 61 %) et dans certaines villes de banlieue (+ 44,8 %, par exemple, à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis), ainsi que sur la côte atlantique (+ 38,8 % à Hendaye [Pyrénées-Atlantiques], + 38,6 % à Capbreton [Landes] et + 31,9 % aux Sables-d’Olonne [Vendée]), en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 66,4 % au Pradet [Var], + 56,8 % à La Seyne-sur-Mer [Var ]) ou en Normandie (+ 39,1 % à Sainte-Adresse [Seine-Maritime], + 33,3 % au Havre).
A rebours, les prix ont reculé à Tourcoing (− 7,5 % en 2022 par rapport à 2019 dans la ville du Nord), en partie à cause de la hausse du nombre d’annonces, qui a presque triplé sur la période. A Roubaix (Nord), le nombre de logements disponibles a doublé, bénéficiant sans doute des restrictions mises en place à Lille depuis 2019. Dans les stations de sports d’hiver des Alpes, l’augmentation des prix a aussi été moindre (+ 6,7 % à Saint-Gervais-les-Bains [Haute-Savoie], par exemple).
Airbnb France rétorque que la méthode utilisée par AirDNA n’est qu’« une photographie au moment T des prix affichés des logements restant disponibles pour une date et une destination »,et estime que « les prix sont stables depuis début 2021 en France », avec un « prix moyen des nuits réservées lors des trois premiers trimestres 2022 (…) de 130 euros par nuit », en prenant cette fois en compte les chambres chez l’habitant.
Moins d’annonces dans les grandes villes soumises aux restrictions
Le nombre d'annonces de logements entiers en 2020, 2021 et 2022 a été comparé au même nombre en 2019. Les villes disponibles ont été choisies par le Monde en trois pôles : les 50 plus grandes villes françaises, certaines stations balnéaires et stations de sports d'hiver.
Sophie (son prénom a été changé), la trentaine, occupe un bon poste d’observation. Elle a créé, il y a quatre ans, un service de conciergerie sur la côte basque. Elle gère l’accueil et le départ des hôtes, le service de ménage, loue le linge à un prestataire et s’occupe des annonces sur la plate-forme Airbnb pour le compte des propriétaires.
Les prix ont commencé à augmenter en 2020 avec la crise sanitaire du Covid-19, « parce que les Français ne partaient plus à l’étranger et se sont rués vers le littoral, puis ça a été crescendo en 2021 et en 2022 », témoigne-t-elle. La jeune femme travaille pour des propriétaires établis à Paris, Marseille ou Genève, qui louent leurs résidences secondaires, parfois des villas de quatre ou cinq chambres, dont l’une est « déjà bookée » depuis trois semaines pour l’été 2023, à plus de 12 000 euros la semaine.
« C’est assez rentable »
« Pour fixer les prix, je fais une étude de ce qui est pratiqué sur le marché, puis je propose une fourchette au propriétaire »,explique-t-elle. Airbnb propose bien son propre outil pour conseiller au loueur un tarif « qui lui permettra de bien louer », dixit un salarié de la plate-forme. « Mais ils sont trop bas,souligne Sophie, qui ne l’utilise pas. Les loueurs veulent attirer plus de voyageurs et prendre leurs commissions. » Airbnb prélève en effet des frais de 3 % auprès des loueurs, et d’environ 12 % auprès des voyageurs.
Sophie a, elle, tout intérêt ce que les biens se louent cher. « Nos revenus dépendent du prix de location,détaille-t-elle. Si je parviens à louer à 12 000 euros la semaine au lieu de 10 000 euros, c’est 400 euros d’honoraires de plus pour moi par semaine. » Ou comment le recours aux conciergeries alimente l’augmentation des tarifs sur la plate-forme.
Sans passer par un professionnel, Sandrine, la quarantaine, a elle aussi revu ses prix à la hausse. Spécialiste du financement de projets immobiliers, elle a acheté une maison de quatre chambres en lisière de la station balnéaire du Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais), et l’a mise en location sur Airbnb en janvier à 180 euros la nuit, auxquels s’ajoutaient 50 euros de ménage. Puis elle a monté son prix à 200 euros la nuit au printemps, à 220 euros à l’automne, et à 250 euros pour les fêtes de fin d’année, en passant les frais de ménage à 80 euros. Soit 43 % de hausse dans l’année.
« La demande est forte. Les gens veulent se mettre au vert, donc on tente, et ça part, notamment avec la clientèle belge », explique Sandrine. Quant au prix du nettoyage, « avec tous les Airbnb, c’est devenu difficile de trouver des femmes de ménage ». En louant trois week-ends par mois, la jeune femme rembourse le crédit de sa maison. « C’est assez rentable, reconnaît-elle, mais, avec l’inflation, le budget loisir des voyageurs baisse, et j’ai un peu moins de demande. »
Installé en Haute-Loire, Jean-Luc Petetin, retraité de 71 ans, a lui aussi monté ses prix. Il a voulu réaliser un investissement en achetant un petit trois-pièces de 43 mètres carrés dans la station de sports d’hiver de Serre Chevalier-Chantemerle (Hautes-Alpes). Mis en location à la semaine sur Airbnb à l’été 2019, à 120 euros la nuit, l’appartement est passé à 160 euros en 2020, après la réalisation de travaux.
« J’ai eu recours à un architecte décorateur. C’est du haut de gamme »,précise le propriétaire, avant d’expliquer qu’il augmentera encore les tarifs cet hiver, en raison de la hausse des prix de l’électricité. Il garde un œil sur la concurrence : « Mon appartement six places reste moins cher qu’une nuit dans un hôtel 3 étoiles pour deux personnes »,affirme-t-il.
Certes, la comparaison avec un hôtel n’est pas toujours pertinente, tant il s’agit de services différents. Dans une location touristique, il est possible de cuisiner et de faire sa lessive, tandis que l’hôtel a ses atouts : stationnement gratuit, accueil à toute heure, parfois piscine, voire navette gratuite depuis l’aéroport… Mais l’écart de prix ne joue plus systématiquement en faveur des locations touristiques.
La chambre chez l’habitant, bien meilleur marché
À Paris, le prix moyen d’une nuit sur le site Airbnb atteignait, selon AirDNA,
248 euros en septembre, contre un prix moyen en hôtellerie de
274 euros, d’après les données de MKG Destination, qui obtient ces
tarifs en divisant le chiffre d’affaires hébergement par le nombre de chambres
vendues. L’écart était encore plus serré à Lille (110 euros sur la
plate-forme, 117 euros à l’hôtel), et, à Chamonix, l’hôtel revenait même
moins cher : 140 euros en moyenne, contre 210 euros sur Airbnb.
Au Pays basque, « les tarifs des studios, à 150 ou 200 euros durant l’été, sont sensiblement les mêmes que ceux des hôtels, estime Sophie. Le reste de l’année, les Airbnb reviennent moins cher. » Dans cette région, comme en Bretagne, en Corse et dans toutes les zones touristiques, la gourmandise de propriétaires appâtés par l’opportunité financière de louer leur résidence secondaire à des tarifs toujours plus chers tire les prix de l’immobilier, réduit le nombre de biens disponibles et accentue les difficultés d’accès au logement. Elle renchérit aussi le coût des vacances, alors que l’arrivée d’Airbnb en France au début des années 2010 avait permis d’alléger ce budget.
Signe que les prix s’emballent, Airbnb enregistre une hausse des locations des chambres privées « chez l’habitant », bien meilleur marché que le logement entier, qui fut le cœur de l’activité de la plate-forme à son lancement. Au premier semestre, les recherches pour ce type de séjour ont progressé de 25 % par rapport à la même période de 2019. Les réservations de groupes augmentent aussi. « Les habitudes de voyage évoluent pour diminuer le coût des vacances », souligne le groupe de San Francisco. « Nous devons être abordables » sur le plan tarifaire, a d’ailleurs déclaré son patron, Brian Chesky, à l’Agence France-Presse, mi-novembre.
À Paris et dans sa banlieue, les loueurs Airbnb ont toutefois en ligne de mire l’organisation des Jeux olympiques (JO) d’été dans la capitale en 2024, avec de très fortes hausses des prix à la clé. Airbnb, partenaire du Comité international olympique et un des principaux sponsors de la compétition, dit avoir été contacté par le gouvernement, car « l’offre hôtelière ne suffira pas au vu des besoins ». « Il y aura une hausse des prix, et tout l’enjeu sera d’inciter de nombreux Parisiens et Franciliens à louer, indique Emmanuel Marill, directeur Europe, Moyen-Orient et Afrique chez Airbnb, ce qui permettra de redonner des bénéfices des JO aux populations locales. »
À en demander toujours davantage, les propriétaires risquent toutefois un retour de bâton. Après quatre hausses consécutives de tarif en douze mois pour sa maison près du Touquet, Sandrine s’inquiète de recevoir moins de demandes. « Donc j’envisage de baisser un peu mes prix en début d’année prochaine », dit-elle.
Qui est Résavia et que fait-elle ?
- Résavia est une entreprise privée française, indépendante de tout site de location de meublés touristiques
- Nous envoyons tous les 15 du mois aux propriétaires de gîtes et chambres d’hôtes une revue de presse concernant les meublés de tourisme : actualités, sujets de fond, nouveautés et informations de secteurs d’activité proches pouvant amener des idées, etc…
- Nous paramétrons vos annonces et vos tarifs après vous avoir conseillé, sur les sites AirBnB, Abritel et Booking sur des périodes choisies de l’année
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Les avis des propriétaires clients de Résavia : ici
Voyage et climat : les chiffres à retenir du rapport de l’organisation mondiale du tourisme
Le Figaro – Le 5 janvier 2022 – Lien vers l’article
Dans son dernier rapport, l'organisation revient sur les initiatives en faveur de l'environnement mises en place par les acteurs du secteur. Si les efforts existent, il reste des progrès à faire.
Les chiffres sont là : le tourisme représente environ 8% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Pis : en 2019, il était prévu que les émissions liées aux déplacements de loisir augmentent d'au moins 25% d'ici à 2030 dans le cas d'un scénario de statu quo. Afin d'aider le secteur à déterminer ce qu'il est urgent de revoir, l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), émanation des Nations unies, a mené la première enquête mondiale sur les efforts d'action climatique des acteurs du voyage.
Il y a quelques jours, elle en a dévoilé les résultats dans un rapport (téléchargeable ici). Pour le mener à bien, 1 139 entreprises (principalement des hébergements et des voyagistes), destinations et organisations de 131 pays ont été questionnées entre juin et août 2021. Mesure des émissions de gaz à effet de serre, compensation et atténuation de ces émissions, planification de leur action climatique… L'OMT a passé au crible leurs initiatives pour réduire leur impact sur l'environnement. Nous avons épluché pour vous ce copieux rapport.
75% des professionnels se disent « engagés pour le climat »
Une bonne nouvelle ouvre ce rapport : 75% des professionnels du tourisme assurent être «engagés en faveur du climat». Le moteur d'un tel engagement ? Le fait que leur activité professionnelle et leur environnement aient été « impactés » par le dérèglement climatique. L'enquête de l'OMT liste les multiples impacts du réchauffement climatique sur les destinations touristiques, quelle que soit la région du globe. Ces conséquences peuvent prendre la forme d'épisodes de sécheresse, d'incendies, d'inondations ou encore de manque de neige. Les acteurs du tourisme interrogés déplorent également la hausse des coûts de leur activité, liée à l'augmentation des prix des ressources rares comme l'eau. Ils pointent aussi la difficulté de planifier des activités en intégrant l'aléa des variations de température et de climat. Malgré tout, 47,3% des acteurs confessent ne pas avoir de plan d'action défini pour lutter contre le réchauffement climatique (contre 27,8% qui assurent le contraire).
75% des acteurs du tourisme ne mesurent pas leurs émissions de gaz à effets de serre
L'Organisation mondiale du tourisme dresse un constat moins encourageant : plus des trois quarts (75,4%) des répondants ne mesurent pas leurs émissions de gaz à effet de serre. Une grande partie d'entre eux (38,7%) expliquent qu'ils ne savent pas comment réaliser un tel chiffrage. A contrario, 20,7% des professionnels du tourisme ont à cœur de mesurer leurs émissions. Parmi eux, on trouve aussi bien des entreprises du tourisme (26,8% d'entre elles le font) que des destinations (elles sont 10% à le faire). À titre informatif, par « bilan des gaz à effet de serre », on entend l'évaluation du volume total de gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère sur une année par les activités d'une entité (entreprise ou destination).
68% des interrogés ne compensent pas leurs emmissions de gaz à effets de serre
Autre écueil souligné par l'Organisation mondiale du tourisme : l'absence pour beaucoup de compensation de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ce terme recouvre l'ensemble des mesures permettant de contrebalancer les émissions produites par une entité. Pour ce faire, l'entité passe la plupart du temps par une entreprise qui fait l'intermédiaire avec les représentants du projet compensant les émissions. Ce projet, peut aussi bien relever du reboisement que de l'amélioration de la gestion de déchets par exemple. Et, comme sur celle de la mesure des émissions de gaz à effet de serre, les professionnels du tourisme ont encore une marge de progression sur cette question. En effet, 68,7% des interrogés ne compensent pas. 10,7% des répondants le font, sous la forme de projets de reforestation, de restauration du corail ou encore de protection de la mangrove par exemple.
Le message de l'OMT en bref : sur bien des points, les professionnels du tourisme doivent encore s'améliorer et prendre une part plus active dans la lutte contre le réchauffement climatique. Au cours de l'enquête, la plupart des acteurs du tourisme ont de leur côté déclaré avoir besoin de plus de soutien pour pouvoir prendre des mesures efficaces et cohérentes. L'OMT abonde en soulignant la nécessité d'un développement conjoint des outils et de la formation pour soutenir les professionnels du tourisme dans cet effort.
La classification hôtelière par étoiles permet-elle vraiment d’améliorer la satisfaction client ?
Excelia – Lien vers l’article
Classification hôtelière et satisfaction client
Vous avez peut-être pu voir à la télévision, pendant les fêtes, le documentaire consacré à Auguste Escoffier, illustre cuisinier du début du 20e siècle. On y évoque en particulier sa longue association avec César Ritz, inventeur de l’hôtellerie de luxe. Et l’on découvre surtout qu’à l’époque, un hôtel était notamment reconnu comme luxueux, parce qu’il proposait une salle de bains privative dans chacune de ses chambres.
Un service – la location d’un hébergement en hôtel, un voyage en train, etc.- est constitué d’un ensemble d’attributs, ou éléments de service. Ainsi, les attributs recherchés par la clientèle fortunée d’un hôtel tel que le Savoy à Londres lors de son inauguration en 1899 sont, outre une offre de restauration exceptionnelle (merci Chef Escoffier !), la présence de salles de bains en chambre. C’est peu de dire que les canons du luxe ont quelque peu évolué depuis !
Avec LLosa (19971, 19992), on distinguera les éléments de service qui ont toujours un impact sur la satisfaction du client (pondération fixe des attributs), des attributs dont l’effet sur la satisfaction est contingent à leur performance (pondération variable des attributs). Ainsi la propreté d'une chambre d’hôtel est un attribut à pondération variable : si la chambre est sale, cela impactera très fortement la satisfaction, alors que le fait qu’elle soit propre n’affecte pas la satisfaction du client parce que c’est considéré comme une norme. Les gestionnaires et investisseurs hôteliers avisés concentreront leurs efforts sur les attributs de service pour lesquels la marge de tolérance du client (Johnston, 19953) est la plus faible, c’est-à-dire pour lesquels il n’est pas du tout disposé à accepter une 'non-confirmation de ses attentes'4 : propreté d’une chambre, disponibilité d’un wifi de qualité...
Si les systèmes de classement par étoiles (tel celui proposé par Atout France dans le cas de l’hôtellerie française) visent à garantir la satisfaction des clients (Callan, 19955), le fait qu’un hôtel quatre étoiles soit en conformité avec la classification ne garantit pas pour autant de rassurer le client sur la confirmation de ses attentes. Pas si simple en effet… d’abord parce que pour citer Kotler (Kotler et al.,20146), le produit proposé par un hôtel est une combinaison d’éléments tangibles (présence d’une douche ou d’une baignoire en chambre, présence d’un spa dans l’hôtel…) et intangibles (l’attention portée aux hôtes pendant le séjour…), ces derniers étant difficilement encodables dans une norme. Ainsi, la présence d’un service de voiturier, quoique exigée pour un 5 étoiles en France, ne garantit pas que ce dernier soit parfaitement attentionné.
L’autre limite, de taille, à un système de classification hôtelière est qu’il s’adosse à une nomenclature des attributs définie par des experts de l’hôtellerie, qui livrent ainsi leur perception des attentes des clients vis à vis d’un hôtel étoilé : surface de la chambre, présence d’un dispositif de réveil, etc. Or, il faut se rappeler que le client s’appuie, pour le choix de son hôtel, sur un ensemble d’outils numériques facilitant la comparaison entre les hôtels d’une même destination. Ce processus d’achat ‘digital’ se déroule selon un processus où le prix (Lallement et al., 20137) et les avis clients (e-réputation) jouent un rôle déterminant (Gretzel et al., 208), ces derniers inspirant plus confiance que le nombre d’étoiles ou les informations communiquées directement par l’hôtel. Les attentes d’un client vis-à-vis d’une expérience de séjour se forgent ainsi par la comparaison des hôtels d’une même destination, et la rareté d’un attribut de service (par exemple, la possibilité de commander un repas en chambre, ou ‘room service’) constitue un critère déterminant le choix, alors que le fait de disposer d’un restaurant ne conférera pas d’avantage de différenciation si les hôtels de classe similaire de la destination en proposent également un. Plus que la conformation à un cahier des charges national ne tenant pas compte des spécificités des destinations, c’est la capacité à proposer des services rares au sein de la destination qui est la véritable source de satisfaction client et d’avantage concurrentiel.
Les classifications hôtelières en étoiles sont ainsi des nomenclatures d’attributs définies par des experts hôteliers (tableau ci-dessus) qui présentent l’inconvénient de ne tenir compte ni de la rareté d’un attribut au sein d’une destination9, ni des attentes effectives des clients d’une destination spécifique en matière d’éléments de service.
Il conviendrait d’imaginer un dispositif alternatif permettant à chaque hôtelier le pilotage de son offre de services en privilégiant les éléments de services prisés par les clients de la destination et suffisamment rares au sein de l’offre existante pour conférer un avantage concurrentiel. Le traitement massif et informatisé d’avis postés en ligne (Booking.com, Tripadvisor, etc.) permettrait ainsi l’identification des éléments de service attendus pour la destination pour ensuite croiser les résultats avec un inventaire systématique des services proposés par l’hôtel et ses concurrents. L’hôtelier serait ainsi en mesure de décider les ajustements dans son offre susceptibles de lui conférer un avantage concurrentiel, de type océan bleu10.
https://www.lefigaro.fr/voyages/hotels/tourisme-neoaubergistes-l-eloge-de-la-ruralite-20221228
Région de La Baule : « L’énergie pas chère, c’est fini » estime ce restaurateur qui a fait appel à une courtière
Actu.fr – Le 12 décembre 2022
Faisant face à la flambée des prix en électricité, Alexandre Thiebaud, patron de deux établissements au Pouliguen a fait appel à une courtière en énergie.
Alexandre Thiébaud, patron du restaurant Café Jules et de la crêperie Le Bateau ivre sur le port du Pouliguen (Loire-Atlantique) a beau refaire ses comptes, l’optimisme n’est pas au rendez-vous.
La faute à l’augmentation des tarifs en électricité et gaz.
« Un tarif qui pourrait tripler »
Aujourd’hui lié par un contrat d’électricité reconductible (CER) avec EDF, le prix du MWh est à 200€… Mais après mars prochain, date de l’échéance annuelle, la donne va changer.
La dernière révision en octobre, j’ai eu de la « chance », le prix n’a que doublé. Mais l’an prochain, je m’attends au pire, cela pourrait doubler à nouveau, voire tripler. Maintenant, l’énergie pas chère, c’est fini. (Alexandre Thiébaud)
Appel à une courtière en énergie
Alors pour limiter la casse, le restaurateur a fait appel à une courtière en énergie.
Le syndicat UMIH 44 (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) qu’il préside bénéficie d’un partenariat avec Opéra énergie.
Chaque adhérent peut faire appel à Charlotte Robin-Voyer.
Son rôle : renégocier auprès des fournisseurs en gaz et électricité les contrats de ses clients et faire marcher la concurrence.
Un marché trop incertain
Les analystes le disent, la stabilité du marché n’est pas prévue avant fin 2024, début 2025, entre temps, les prix vont être multipliés par 3 voire 6… On conseille d’aller vers des contrats à court terme, sur un an à deux ans, et d’anticiper chaque échéance. Il y a quand même trop d’incertitudes vis-à-vis du marché, des événements mondiaux.
Charlotte Robin-Voyer, courtière à Opéré Energie.
Anticiper et renégocier 18 mois avant l’échéance est une des clés pour éviter une escalade de prix selon la professionnelle qui avait sonné l’alerte auprès de certains chefs d’entreprise et de restaurateurs-hôteliers il y a déjà quelques mois.
Peu de marge de manœuvre
Pour Alexandre Thiébaud, la facture qui jusque-là oscille autour de 20 000€ TTC par an pourrait arriver à 80 000€, « cela voudra dire trouver 60 000 euros pour équilibrer les comptes, réduire les investissements, rogner sur les marges… Car avec l’augmentation des matières premières et de la masse salariale, on a peu de variables d’ajustement. Si ce n’est fermer davantage. »
C’est d’ailleurs ce qu’envisagent certains clients de Charlotte Robin-Voyer : ils fermeront leur entreprises ou hôtel entre janvier et mars pour éviter de consommer.
En novembre, l’activité était là souligne Alexandre Thiébaud et les fêtes approchent. La période n’est donc pas propice à réduire la voilure…
C’est comme cet été, c’est quand les gens sont là qu’il faut pouvoir les accueillir, justement pour passer ce type d’événement… et l’hiver.
Car les chiffres de l’Umih ont de quoi inquiéter : selon le syndicat, EDF annoncerait des prix en 2023 se situant entre 900 et 1500€ du mWh, « en temps normal, il se situait à 40€. »
BFM Immo: Ces stations de ski où les passoires thermiques sont légion et où la location va devenir impossible.
Le 29 novembre 2022 – BFM IMMO
https://www.bfmtv.com/immobilier/renovation-travaux/ces-stations-de-ski-ou-les-passoires-thermiques-sont-legion-et-ou-la-location-va-devenir-impossible_AV-202211290033.html
Alors que le gouvernement veut interdire à la location les meublés de tourisme ayant une trop mauvaise isolation, de nombreuses stations de ski ne vont pas pouvoir rénover en urgence l'ensemble de leur parc immobilier.
La saison de ski approche et vous avez d'ailleurs peut-être déjà réservé vos prochaines vacances. Profitez-en car les locations saisonnières seront bientôt soumises aux mêmes obligations de rénovation que le reste du parc locatif. Or, c'est bien dans les stations qu'on trouve les parts les plus importantes de passoires thermiques. Heero, spécialiste de la rénovation des logements, en profite pour faire un classement* des stations en fonction de leur DPE. Un palmarès que vous dévoile ce mardi matin BFM Business en exclusivité.
En tout, 70 stations ont été analysées. Avec un constat alarmant : en moyenne en France entière 16,9% de logements sont considérés comme des passoires thermiques (étiquettes F et G au titre du diagnostic de performance énergétique ou DPE), contre près de 50% en moyenne dans les villes abritant des stations de ski.
Les écarts sont toutefois élevés selon les massifs et les stations: la part des logements énergivores va de 15% à Bellefontaine dans le Jura, station la mieux notée du classement, à 90% de logements considérés comme des passoires énergétiques à Isola 2000 dans les Alpes du Sud.
Les stations où il y a le plus de logements énergivores (plus de 50% de passoires thermiques) se concentrent majoritairement dans les Pyrénées et les Alpes. Inversement, les stations où les logements sont les mieux isolés (moins de 33% de passoires thermiques) se situent plutôt dans les Vosges, le Jura et le Massif central.
Un parc de logements vieillissants
Plusieurs facteurs contribuent: l’altitude, la zone géographique ou encore l’âge de construction des bâtiments. Aujourd’hui, beaucoup de stations construites dans les années 70 se retrouvent donc confrontées à la nécessité d’entretenir leur parc de logements devenus vieillissants sous peine de ne plus pouvoir le louer
'Les stations de ski qui risquent de voir leur parc locatif diminuer de moitié dès 2028, soit dans 5 ans seulement! Pour certaines d’entre elles, il sera matériellement impossible de rénover l’ensemble des logements concernés d’ici là', estime dans son étude Heero.
>> Voir le classement complet à la fin de cet article.
Les pires stations:
- Isola 2000 (Alpes du Sud): 90% de passoires thermiques
- Piau Engaly (Pyrénées): 86%
- La Pierre St Martin (Pyrénées): 79%
- Puy Saint Vincent (Alpes du Sud): 76%
- Barèges (Pyrénées): 74%
- Morzine-Avoriaz (Alpes du Nord): 73%
- Les Angles (Pyrénées): 73%
- Font Romeu (Pyrénées): 71%
- Pouyvalador (pyrénées): 71%
- Le Grand Valtin (Vosges): 71%
Les stations les plus performantes :
- Bellefontaine (Jura): 15%
- Le Markstein (Vosges): 18%
- Le Champ du Feu (Vosges): 20%
- La Combe Saint Pierre (Jura): 21%
- La Mongie (Pyrénées): 26%
- Ventron (Vosges): 29%
- Alti Aigoual (Massif Central): 29%
- Le Grand Bornand (Alpes du Nord): 29%
- Les Fourgs (Jura): 30%
- Bussang (Vosges): 31%
« Il faut se limiter à 3 ou 4 vols dans une vie » selon Jean-Marc Jancovici
TourMag – Le 24 novembre 2022
Il est devenu en quelques années l’une des figures nationales de la lutte contre le réchauffement climatique, Jean-Marc Jancovici était l’invité de la matinale de France Inter. Le patron du Shift Project connu pour ses punchlines et son désamour des médias mainstream, l’ingénieur est venu rappeler l’urgence, mais surtout le passage à l’action en limitant notamment « le nombre de vols à 3 ou 4 dans une vie entière ».
Le patron du Shift Project souffle le chaud et le froid sur
l'actualité
Il est devenu l'une des figures nationales les plus écoutées et influentes sur
le sujet du changement climatique, Jean-Marc
Jancovici est aussi un fervent défenseur de la taxe carbone.
Invité de la matinale de France Inter, ce jeudi, l'ingénieur est revenu l'urgence de
la situation et l'inexorable besoin de passer à l'action.
'Les émissions de CO2 ne peuvent pas croitre indéfiniment, ni même
rester constantes, cela n'existe pas dans un monde fini. La seule question est
de savoir : qu'est-ce qui les fera baisser un jour ?
Est-ce notre volonté ou les évènements extrêmes ? Je rappelle que le pic de
production de pétrole conventionnel date de 2008, celle de pétrole de sable
bitumineux sans doute de 2018, nous allons devoir faire avec moins'
expliquait au micro de la radio, Jean-Marc Jancovici.
Sauf que pour le moment, seuls le covid et le Conflit en Ukraine ont poussé les
pays à agir. Le premier par un arrêt total de l'économie mondiale et des
voyages, l'autre par une sobriété en raison de potentielles pénuries d'énergie.
Croissance verte : « C’est un mythe » selon Jean-Marc Jancovici
Les solutions ne viendront pas des COP.
Alors que ces réunions internationales s'empilent comme des éditions du
dictionnaire Larousse, les émissions de gaz à effet de serre vont établir un
nouveau record en 2022.
'Il y a des COP depuis 1995, le fonctionnement même d'une COP fait que
ça ne peut pas contraindre des pays qui ne voudraient pas avancer sur le sujet.
Elles sont régies par des processus onusiens, sauf au Conseil de sécurité,
toutes les décisions sont prises à l'unanimité par consensus,' résume
de façon amère, l'ingénieur.
Nous comprenons bien par cette illustration, que la solution ne puisse être
internationale, sauf évènement externe du type épidémie ou guerre mondiale.
Le problème doit être traité au niveau européen, voire national. Sauf que même
à ce niveau, l'actuel gouvernement mise encore sur une croissance verte qui est
une utopie, à en croire le patron du Shift Project.
'C'est un mythe, Elisabeth Borne fait un métier qui consiste à dire que
tout est sous contrôle. Pas de croissance économique, pour l'Etat veut dire
croissance qui baisse des recettes fiscales et spectre du chômage.
La révolution industrielle nous a sorti des énergies renouvelables,
représentant la totalité de l'énergie. Nous verrons si cette transition aura un
intérêt dans un contexte sans mondialisation,' prédit celui qui est
aussi membre du Haut Conseil pour le climat auprès du Premier ministre.
« L’avion est né et va mourir avec le pétrole » selon Jean-Marc Jancovici
Si le président du think-tank est connu pour ses envolées
pour une économie décarbonée, il a aussi ses ambigüités, avec notamment une
appétence forte pour le nucléaire.
Cette source de production serait selon lui, l'une des solutions miracles pour
opérer la transition de façon rapide et sûre.
Sauf que nous voyons actuellement les limites de la technologie, avec des
réacteurs à l'arrêt en France, faisant craindre des pénuries pour l'hiver à
venir. Pour en revenir à l'actualité, alors que les actions se multiplient dans
les musées et les expositions de par le monde.
'Les soupes sur les tableaux c'est anecdotique. Nous avons sali une
vitre. Je ne considère pas que ce soit plus immoral que quelque chose d'autre.
Je peux comprendre le sentiment d'exaspération d'une partie des gens face à la
mollesse pour avancer, alors même qu'une partie de l'opinion publique comprend
que nous allons devoir changer des choses,' analyse Jean-Marc
Jancovici.
Et d'ailleurs une partie même de la population française critique ouvertement
le tourisme pour son impact sur le changement climatique, pour l'ingénieur, à
l'avenir il sera nécessaire de limiter drastiquement le nombre de vols à 3 ou 4
dans une vie, aussi pour les riches ou les pauvres.
« Entre 3 ou 4 vols dans une vie »
Et Léa Salamé d'interroger son invité de la matinale sur les
voyages familiaux, ceux qui rentrent dans leur pays d'origine ou voyage pour le
travail et pas seulement pour les vacances.
Que leur dire et comment faire ?
'L'avion représente 8% du pétrole mondial, il est né avec le pétrole et
va mourir avec lui. Il n'existe pas de solution technique à l'échelle
(industrielle, ndlr) pour conserver les quelques milliards de passagers aériens
par an.
Ils verront moins souvent leur famille.
Pour gérer moins, il existe deux options : gérer par les prix ou les quantités.
Je trouve que de gérer par les quantités est plus égalitaire que par les prix.
Après ça peut être 2 ou 5 vols, je n'ai pas fait les calculs.
Les gens qui prennent l'avion pour aller dans un hôtel club, un voyage
organisé, la découverte des autres civilisations est un terme qui peut paraitre
exagéré,' conclut Jean-Marc Jancovici.
Le secteur du tourisme prend (en partie) lui aussi conscience de l'urgence.
Depuis quelque temps, Jean-Pierre Mas (article) ou encore Jean-François Rial (article) ne cesse à longueur de
discours de parler d'un quota carbone, pour limiter les émissions de la
population.
Une idée qui fait son bonhomme de chemin, alors même que la solution miracle
pour décarboner l'aérien est toujours attendue, à l'échelle industrielle et
sans flambée des prix.
Vers une interdiction des passoires thermiques sur AirBnB
Les Echos – Le 25 octobre 2022 – Lien vers l’article
Le ministre délégué à la Ville et au Logement Olivier Klein a promis des « garde-fous » pour éviter que les logements énergétiquement les moins performants, appelés à être exclus de la location classique, ne puissent basculer vers de la location meublée de courte durée.
Voilà des semaines que le secteur attendait des réponses sur ce sujet. Ce mardi, le ministre délégué à la Ville et au Logement, Olivier Klein, a clarifié sa position sur BFM Business : les logements mis à disposition sur les plateformes de locations touristiques entre particuliers de type Airbnb seront bien concernés par les interdictions de louer à venir frappant les « passoires thermiques » .
« Oui, très clairement le cadre [juridique, NDLR] va évoluer […]. Il faut qu'on travaille pour que les règles soient les mêmes pour tous les logements. Et qu'on ne risque pas de faire sortir [du parc de logements classiques, NDLR] des logements dont on a besoin pour loger nos concitoyens », a indiqué le ministre. « On se donnera les moyens de mettre tous les garde-fous nécessaires », a-t-il ajouté - sans préciser concrètement de quelle façon.
Faille dans le dispositif
La législation fixe un calendrier précis : tous les logements classés G au titre du diagnostic de performance énergétique (DPE) seront interdits à la location en 2025. Puis ce sera au tour des F en 2028 et des E en 2034, a posé la loi Climat et Résilience. Et dès le 1er janvier 2023, les logements les plus énergivores - dont la consommation énergétique dépasse les 450 kWh par mètre carré et par an -, ne pourront plus être remis en location en métropole.
Mais les meublés touristiques échappent pour l'instant à ces contraintes. Professionnels de l'immobilier comme élus locaux alertent le gouvernement depuis des mois sur ce qu'ils considèrent comme une faille dans le dispositif. Et sur le risque de voir des appartements ou maisons sortir de la location classique pour atterrir sur des sites comme Airbnb. Ceci à l'heure où, un peu partout en France, le marché immobilier locatif est de plus en plus tendu - en particulier s'agissant des petites surfaces.
Il y a un mois, la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim) a même chiffré le risque. Elle indiquait que selon un sondage 6 % des propriétaires bailleurs de passoires thermiques avaient l'intention de se tourner vers la location meublée de courte durée. De son côté, Airbnb, sans doute soucieux d'éteindre une éventuelle polémique, a annoncé début octobre le déblocage d'une aide à la rénovation énergétique pour les propriétaires inscrits sur sa plateforme.
Sujet fiscal
La prise de position d'Olivier Klein était donc très attendue. « Qu'il s'agisse des passoires thermiques qui basculent chez Airbnb comme du régime fiscal honteusement avantageux des meublés touristiques, voici deux sujets importants sur lesquels nous alertions et c'est une bonne nouvelle que le ministre du Logement s'en saisisse », a indiqué sur Twitter Anthony Leroi, le directeur de cabinet de Ian Brossat, l'adjoint au Logement de la maire de Paris.
Car ce mardi, Olivier Klein a aussi indiqué que « sur Airbnb, il y a des niches fiscales qui me semblent très avantageuses. On y travaille ». Dans son projet de budget pour 2023, le gouvernement a pourtant retoqué trois amendements visant à mettre fin à ces fameuses niches. Et à aligner la fiscalité sur les revenus fonciers des locations longue durée et celle sur les revenus des locations de courte durée.
« Je ne souhaite pas qu'on fasse ça dans la précipitation », s'est justifié le ministre. A priori, le gouvernement a cependant les cartes en mains pour se décider. L'Inspection générale des finances (IGF) lui a récemment remis un rapport sur le sujet. Rapport que l'exécutif n'a pas souhaité rendre public.
« Notre modèle d’aménagement de la montagne est désormais obsolète »
Le Monde – Le 25 octobre 2022 – Lien vers l’article
Plus de 300 acteurs économiques, habitants et pratiquants de la montagne expriment, dans une tribune au « Monde », leur « reconnaissance à ceux qui se mobilisent pour défendre ce qui peut encore être sauvé ».
Dans les montagnes, jusqu’en ville et dans les médias, les échos de désaccords, de résistances et de conflits résonnent : les uns veulent construire, les autres veulent protéger. L’avenir de la montagne est en train de se jouer. Nous sommes des montagnards d’origine ou d’adoption, actrices et acteurs du tissu économique, pratiquants attachés à ces grands espaces sauvages ; nous sommes les habitants de cet écosystème sauvage à l’équilibre précaire mis en danger par les activités humaines.
Cette tribune est écrite depuis Annecy (Haute-Savoie) et se répand partout où résonnent en ce moment les noms de Beauregard, de Cenise, du Danay ou du Semnoz. Notre propos s’adresse à toutes les montagnes, et surtout à celles et ceux qui les façonnent, par leurs actions de tous les jours et leurs décisions engageant l’avenir. En cherchant à réfléchir ensemble et avec bon sens, voici les réflexions que nous souhaitons partager et les questions que nous souhaitons poser.
Nous avons bien profité de tout ce que la montagne nous a donné depuis une soixantaine d’années ! Nous avons tous des souvenirs inoubliables sur un télésiège, une piste bien damée ou une terrasse d’altitude, et nous sommes nombreux à avoir bénéficié de l’essor économique phénoménal lié à l’or blanc.
Ecrire un nouveau chapitre sur les stations et le sport d’hiver
Nous sommes conscients que cette activité économique remarquable est toujours un moteur pour les départements de montagne, un employeur direct et indirect majeur et une force structurante essentielle pour nos territoires. Il est tout à fait logique que l’aménagement de la montagne soit au cœur de nos réflexions.
Nous sommes cependant convaincus que le modèle d’aménagement d’hier ne peut plus être la réponse aux questions d’aujourd’hui et aux enjeux de demain. Toujours plus de parkings, toujours plus de remontées mécaniques, toujours plus d’infrastructures, toujours plus de retenues collinaires pour toujours plus de neige artificielle… nous pensons que ce modèle est désormais obsolète.
Ce mode de fonctionnement, aussi efficace fût-il ces dernières décennies, ne peut plus apporter les mêmes résultats. Nous sommes reconnaissants aux femmes et aux hommes qui se mobilisent et nous mobilisent pour défendre ce qui peut encore être sauvé. Et nous saluons les communes et collectivités pionnières qui innovent et nous guident vers un tourisme durable et résilient, porteur d’autres espoirs et conquêtes.
C’est probablement en protégeant cette montagne et sa nature que nous trouverons les clés des modèles économiques de demain, des nouvelles voies où nous engager avec confiance vers d’autres sommets que ceux que nous avons déjà conquis… Concernés et motivés, nous répondons présents pour, collectivement, ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de la montagne et imaginer, ensemble, le futur des stations et des sports d’hiver.
Cette tribune est signée par plus de trois cents acteurs économiques, habitants et pratiquants de la montagne. Voir la liste complète des signataires.https://www.tribune-pour-nos-montagnes.fr/
Près de 5000 communes pourraient bientôt surtaxes les résidences secondaires
Ouest-France – Le 31 octobre 2022 – Lien vers l’article
Dans la version définitive de la première partie du budget 2023, le gouvernement a retenu des mesures fiscales qui visent à augmenter les taux de la taxe sur les logements vacants mais aussi à étendre le nombre de communes qui pourraient appliquer la surtaxe d’habitation sur les résidences secondaires. Reste encore à savoir comment. Des maires normands de petites communes rurales submergées par les résidences secondaires montent au créneau.
De plus en plus de communes font face à des difficultés pour loger leurs habitants. L’une des explications vient de la transformation d’habitation principale en résidence secondaire. Les communes du littoral, et l’Ouest en particulier, vivent ce phénomène qui n’est pas sans conséquence sur leurs activités économiques. Des stations balnéaires se transforment en village fantôme l’hiver, des écoles ferment faute d’élèves, des travailleurs locaux sont poussés à s’éloigner pour se loger, des services de santé disparaissent… Pour tenter notamment d’endiguer cette problématique de logement, et améliorer les finances locales des communes, un amendement retenu dans le cadre du projet de la loi de finances 2023 apporte des solutions.
Que représentent les résidences secondaires en France ?
En 2021, les résidences secondaires représentent 10 % des 35,3 millions des locaux taxables, soit 3,53 millions. Selon l’Insee, 40 % des résidences secondaires se situent sur le littoral contre 16 % en montagne. Deux tiers des résidences détenues par un ménage français le sont par des ménages de 60 ans et plus. « L’an dernier, sur dix cessions de maisons dans ma commune, neuf ont été transformées en résidences secondaires. Soit pour des particuliers ou des gîtes », illustre Jean-Marie Rocques, maire de Montfarville commune littorale de 800 âmes dans la Manche. « Ces résidences secondaires participent à l’inflation immobilière dans notre zone. En parallèle notre population vieillit, les services disparaissent », dénonce-t-il.
Quelles sont les taxes sur les logements vacants et les résidences secondaires déjà en vigueur ?
La taxe sur les logements vacants est basée sur la valeur locative du logement (comme la taxe d’habitation). Le taux appliqué est 12,5 % la première année d’un logement vide et de 25 %, s’il demeure vide les années suivantes. Mais pour l’heure, cette taxe concernait exclusivement les zones d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants, et celles où l’offre et la demande de logement sont dites « tendues ». Soit dans 1 140 communes.
Dans ce millier de communes, les maires peuvent aussi décider d’appliquer, ou non, la taxe sur les résidences secondaires. La majoration de taxe d’habitation y a été autorisée en 2014, avec un maximum de 20 %. Ce plafond a été porté à 60 % en 2017.
Mais cet outil fiscal n’est pas à la portée de tous les maires, notamment ceux les plus concernés par la présence de résidences secondaires, car leur commune n’est pas forcément classée en zone tendue.
Pourquoi en parle-t-on ?
Des amendements dans le cadre du projet de loi de finances 2023 ont été retenus. L’un pour augmenter le taux de la taxe des logements vacants de 12,5 % à 17 % la première année et de 25 à 34 % les suivantes. Un autre pour élargir son périmètre d’application ainsi que celui de la taxe sur les résidences secondaires.
Selon une note parlementaire transmise au ministère de l'Economie, voici les zones où les résidences secondaires et les logements vacants pourraient être surtaxés. | INFOGRAPHIE OUEST-FRANCE
En clair, il s’agira d’un outil fiscal supplémentaire pour cinq fois plus de communes, principalement sur les façades atlantiques et méditerranéennes, en Corse et dans les zones de montagne. Le député Xavier Roseren (Renaissance) qui a porté cet amendement explique à Ouest-France : « Cet outil ne va pas résoudre le problème du logement mais il s’agit de recettes complémentaires qui pourront être utilisées par les maires pour investir dans des logements sociaux ou des projets d’accession sociale ».
Comment réagissent les propriétaires ?
Mal. « Avec la fin de la taxe d’habitation sur les résidences principales, on se tourne une nouvelle fois vers les propriétaires privés. Cela va continuer à comprimer l’offre de logements », estime Christophe Demerson, président de l’union des propriétaires immobiliers.
Comment les maires perçoivent-ils cette mesure ?
Certaines mairies, comme celle des Sables-d’Olonne, demandaient à l’État de justement être classées dans en zone tendue. Mais des maires normands s’inquiètent de la mise en place de cette nouvelle mesure. Car si l’amendement retenu dans le PLF précise bien que le critère d’appartenance de la commune « à une zone d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants » est supprimé, un décret doit encore préciser quelles communes y seront éligibles ou pas.
Jean-Marie Rocques, maire de Montfarville (Manche) avec trois autres édiles normands montent au créneau pour ne pas faire partie des oubliés. « Nous demandons que les communes littorales, et limitrophes, ainsi que les communes touristiques et de montagne y soient éligibles ».
Le député Xavier Roseren se veut rassurant : « Le décret ne s’étendra pas seulement aux communes touristiques, il compte aller plus loin en constituant une liste plus large à partir d’une mesure de la tension immobilière avec deux paramètres qui seront pris en compte : les prix élevés à l’achat et à la location, et la proportion élevée de résidences secondaires par rapport à l’ensemble du parc de logements. »
L’élu de Haute-Savoie souhaite « qu’aucune commune impactée ne soit oubliée. »
D’après les estimations de Bercy, transmises à Ouest-France par l’équipe parlementaire du député « cette mesure étendra la possibilité de la surtaxe sur les résidences secondaires à 4 000 communes supplémentaires du littoral et en montagne principalement ».
Que redoutent les maires ?
Ne pas voir leur commune dans la liste des 5 000 visées et de ne pas pouvoir se saisir de ce levier fiscal qui pourra redonner un peu d’air à leurs finances locales.
Dans le cadre d’une loi de finances de 2020, il est prévu que dès 2023 les communes seront contraintes de faire évoluer dans les mêmes proportions le taux de la taxe foncière sur le bâti (payée par les propriétaires) et celui de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. En clair, si un maire veut faire payer plus cher ses résidents secondaires, les propriétaires d’une résidence principale dans la commune vont aussi devoir mettre la main au portefeuille. « C’est une aberration. Dans ma commune, de nombreux locaux ont des petites retraites. Il est impensable que j’augmente leur taxe foncière. Mais j’aimerais augmenter la taxe sur les résidences secondaires et me servir de la moitié de ces recettes fiscales pour diminuer au maximum la taxe foncière sur le bâti pour mes administrés », explique Jean-Marie Rocques.
D’autres élus ont alerté le ministère de l’Économie sur cet écueil administratif qui aura pour conséquence « de faire peser sur les foyers modestes, mais propriétaires de leur logement, la même augmentation de taxe que les propriétaires de résidences secondaires qui, par définition, sont plus favorisés financièrement » détaillait Olivier Paccaud, sénateur de l’Oise (Républicain) dans une question adressée à Bercy.
Mais Xavier Roseren assure à Ouest-France qu’un amendement retenu dans le PLF 2023 prévoit que « toutes les communes qui figureront dans cette liste publiée par décret pourront augmenter leur taxe d’habitation sur les résidences secondaires sans être obligées d’augmenter celle sur le foncier bâti dans les mêmes proportions. » Sans cela, cet outil fiscal perdait de sa portée.
La commission européenne va réglementer le partage des données des locations de courte durée
TOM Travel – Le 9 novembre 2022 – Lien vers l’article
La Commission européenne vient de publier un nouveau règlement sur les données générées par les opérateurs de plateformes de locations de courte durée en Europe, tels Airbnb, Booking.com ou encore Expedia. Il vise à instaurer plus de transparence et de traçabilité.
Aujourd’hui, les réservations de locations de courte durée représentent environ un quart de toutes les réservations d’hébergement au sein de l’Union Européenne. Leur développement a suscité de nombreuses critiques, notamment dans certaines villes confrontées à une pénurie de logements et à une hausse des prix.
C’est pourquoi la Commission européenne vient d’adopter une proposition de règlement relatif à la transparence de ces plateformes de locations de courte durée tels Airbnb, Booking.com ou encore Expedia. Ce règlement vise à faciliter le partage des données provenant des hôtes et des plateformes numériques afin d’aider les autorités publiques à garantir un développement plus équilibré de ce genre de locations dans le cadre d’un secteur touristique durable.
Ce qui va changer :
- Les hôtes devront fournir plusieurs informations sur le(s) bien(s) mis en location (nombre de personnes pouvant être accueillies, s’il s’agit d’une résidence principale ou secondaire, coordonnées, etc.). Une fois enregistré, ils recevront un numéro d’enregistrement unique. Il permettra d’identifier l’hôte plus facilement, même s’il est présent sur plusieurs sites à la fois. Si les informations ne sont pas suffisamment mises à jour, les hôtes pourront perdre leur numéro d’enregistrement et être radiés des plateformes.
- Les plateformes numériques devront vérifier de manière aléatoire si les hôtes possèdent bien un numéro d’enregistrement unique et si celui-ci est valide.
- Une fois par mois, les plateformes de locations de courte durée devront transmettre, de manière automatisée, les données sur le nombre de nuitées louées et de clients aux autorités publiques via un site créé à cet effet.
- Toutes les données qui seront partagées de manière anonyme alimenteront le futur espace européen de données pour le tourisme et profiteront ainsi à toute l’industrie afin de créer de nouveaux services innovants.
Pour entrer en vigueur, le règlement doit encore être examiné en vue de son adoption par le Parlement européen et le Conseil. Une fois adopté, les États membres disposeront d’un délai de deux ans pour le faire appliquer.
Bonjour à tous, On nous pose souvent la question : « Comment bien référencer son site Internet sur Google ? ». Il existe évidemment des solutions techniques, payantes ou non, mais notre réponse est souvent celle-ci : la solution la plus efficace est de décider d’un nom commercial pour votre meublé, si ce n’est pas déjà fait et de bien le mentionner dans le nom de vos annonces sur les différents sites de location. Les locataires souhaitant réserver en direct avec vous auront toujours le même réflexe : choisir le gîte ou la chambre d’hôte sur l’un des sites de location, puis retrouver vos coordonnées sur Internet en tapant le nom du meublé puis la commune sur laquelle il est localisé, afin de ne pas payer les commissions. Le simple fait de disposer d’une fiche Google Business à jour et d’un site Internet personnel suffiront alors à vous retrouver. On insistera toujours sur le fait d’avoir un site Internet proposant un calendrier des disponibilités à jour et de pouvoir réserver en direct, avec un paiement par CB. Si les locataires font leurs recherches tranquillement dans leur canapé à 22h, pas sûr que de votre côté vous aurez envie de répondre sur le champ et pas sûr que les locataires attendent votre réponse le lendemain pour réserver. Bonne lecture ! | |
Booking et autres Expédia réduits au rôle de comparateurs ? Le 15 septembre 2022 - L’écho Touristique - Lien vers l'article Pires amis ou meilleurs ennemis des hôteliers, les grandes plateformes sont toujours au zénith en termes d’audience et de ventes. Mais leur avenir comporte de vraies incertitudes.
AirBnB change les règles pour louer un appartement dans 33 villes du Var et des Alpes-Maritimes Le 19 septembre 2022 – Var Matin - Lien vers l'article Airbnb a annoncé, lundi 19 septembre, l'obligation pour les propriétaires de logements à la location de disposer d'un numéro d'enregistrement dans plusieurs communes du Var et des Alpes-Maritimes.
32 villes du Var, 1 dans les Alpes-Maritimes
Une procédure gratuite
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[Etude] Tourisme de proximité : un atout économique et écoresponsable pour la France Le 26 septembre 2022 - Groupe Pierre et Vacances Lien vers l'article - Lien vers l’étude Depuis 2010, les touristes de proximité ont représenté de manière constante plus de la moitié des nuitées touristiques du pays. Un phénomène qui, naturellement présent en France grâce à ses atouts touristiques et ses infrastructures de transport, se développe aujourd’hui face aux nombreux enjeux économiques et environnementaux.
Synthèse chiffrée de l’étude
En prenant les tendances de fréquentation des résidences et domaines du Groupe Pierre & Vacances-Center Parcs on obtient que :
En bref, lors d’un choc, les touristes de proximité prennent le relais, ce qui permet de stabiliser le secteur, avant le retour des touristes longue distance une fois le choc terminé. Réchauffement climatique : 40% des Français pensent changer leurs projets de vacances l’an prochain Le 7 octobre 2022 - L’écho Touristique - Lien vers l'article Pour limiter l’impact environnemental mais aussi les désagréments, de nombreux Français pensent faire évoluer leurs plans de vacances en 2023.
Le budget reste le frein principal
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Après un été très chargé pour tout le monde, nous sommes très heureux de vous retrouver pour cette rentrée.
Nous fêtons ce mois-ci nos 3 ans d'activité et nous tenions à remercier tous nos clients propriétaires de gîtes et de chambres d’hôtes qui nous font confiance, avec qui pour certains une relation de proximité s’est créée 😊
Nous remercions aussi chaleureusement notre partenaire technique, sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui, merci donc à toute l’équipe d’ITEA ! 😉
Nous vous souhaitons une bonne lecture de l’actualité de l’été des meublés touristiques !
La SACEM réclame des droits d’auteurs aux propriétaires de location saisonnière
BFM – Le 15 juillet 2022
Des propriétaires de maisons et appartements en location saisonnière reçoivent actuellement des courriers de la Sacem leur réclament 223 euros par an. Et ce n'est pas une arnaque.
Les propriétaires de biens en location saisonnière sont-ils actuellement victimes d'une arnaque de grande ampleur? La question mérite d'être posée. En effet, beaucoup d'entre eux reçoivent des courriers de la Sacem, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, leur réclamant des droits d'auteur, raconte Le Parisien. Un forfait annuel de 198,01 euros hors taxe soit 223,97 euros toutes taxes comprises.
Les ménages concernés ne voient pas le rapport entre la location saisonnière d'un bien immobilier et les droits d'auteur. Pourtant, explique la Sacem, si 'les exploitants de gîtes mettent une télévision, radio, lecteur CD… à disposition de leurs clients afin de rendre leur séjour plus agréable', les œuvres diffusées doivent être rétribuées.
Que risquent les propriétaires qui refusent de payer la facture? Le Parisien précise que la Sacem leur enverra une lettre de relance de 'mise en conformité juridique'. Si le paiement n'est toujours pas effectué, les propriétaires risquent une amende pouvant aller jusqu'à 300.000 euros.
« Notre démarche est légale »
Jean-Félix Choukroun, directeur du service clients de la Sacem, assure au Parisien que 'notre démarche est légale, elle répond à une mission d’intérêt général inscrite dans le Code de la propriété intellectuelle. Dès lors que des œuvres protégées sont diffusées – de manière directe ou enregistrée – dans des locaux proposés au commerce comme l’est une location saisonnière, il y a un acte de communication au public soumis à droits d’auteur'.
Et il ajoute: 'Dans le cas d’une location saisonnière, cela représente 105 à 110 jours de location en moyenne par an, ça revient à 2 euros par jour, ça reste raisonnable, estime le représentant de la Sacem. Et si l’hébergeur se fait connaître de lui-même et contractualise en ligne, il bénéficiera d’une remise de 20% chaque année'.
Et attention car la Sacem peut réaliser des contrôles. Jean-Félix Choukroun affirme au Parisien: 'Nos 150 agents sur le territoire sont autorisés à entrer légalement dans les domiciles entre deux locations pour vérifier l’existence d’un téléviseur ou d’une radio'. Pourtant, en principe, personne ne peut entrer dans un logement privé sans l'autorisation d'un juge. BFM Immo a contacté la Sacem sur ce point et nous attendons une réponse de leur part.
Un « arrêt CNN » datant de 1994
Mais la Sacem a-t-elle vraiment le droit de récupérer ces droits d'auteur? C'est ce qu'indique l'organisme sur son site. Par ailleurs, deux réponses du ministère de la Culture à deux questions de sénateurs, en 2004 et 2005, semblent également le confirmer.
A l'époque, le ministère de la Culture avait précisé que 'la Sacem est amenée à réclamer le paiement d'une rémunération aux établissements hôteliers diffusant des programmes télévisés dans les chambres de leurs clients. Cette demande est fondée sur l'article L. 122-2 du Code de la propriété intellectuelle, qui soumet à l'autorisation de l'auteur la représentation de son oeuvre'. Le ministère faisait ici notamment référence à un arrêt de la Cour de cassation datant de 1994 et surnommé l'arrêt CNN (car l'affaire concernait un hôtel proposant à ses clients de regarder des chaînes de télévision étrangère). Or dans cet arrêt, les juges estiment que 'l'ensemble des clients de l'hôtel, bien que chacun occupe à titre privé une chambre individuelle, constitue un public à qui la direction de l'établissement transmet les programmes de télévision'. La même logique s'appliquerait aux meublés de tourisme et donc aux locations Airbnb, même si les clients ne sont pas dans le logement en même temps.
Par ailleurs, la loi précise bien (article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle) qu'il n'y a une exception aux droits d'auteur que lors des 'représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille'. Or, des vacanciers Airbnb ne font pas partie du cercle familial.
Par ailleurs, dans sa question datant de 2005, le sénateur Yves Krattinger souligne explicitement que dans 'la quasi-totalité des Gîtes de France de Haute-Saône, l'activité d'accueil touristique ne rentre pas dans le champ des activités professionnelles. En aucun cas, ce type de location saisonnière, compte tenu des investissements réalisés et du temps consacré à l'accueil, ne laisse envisager une réalité économique'. Ce qui n'empêche pas le ministère de là encore justifier l'action de la Sacem. Celle-ci 'est amenée à recouvrir auprès des propriétaires d'hébergements touristiques une rémunération pour la diffusion de programmes de télévision et de radio dans le cadre de leur activité'. Là encore, la même logique s'appliquerait aux logements Airbnb, que cette activité soit professionnelle ou non.
Pour les chambres d'hôtes, une circulaire ministérielle du 23 mars décembre 2013 allait dans le même sens. 'La diffusion des oeuvres musicales est soumise à autorisation et au paiement de deux redevances distinctes que doivent acquitter les loueurs de chambres d'hôtes notamment lorsqu'ils mettent des postes de télévision et/ou des chaînes hi-fi à disposition des personnes accueillies', précisait ainsi la circulaire. Nous ne trouvons cependant pas trace d'une décision ou d'une circulaire spécifique concernant les locations Airbnb en meublés de tourisme.
Dans une affaire opposant l'équivalent de la Sacem espagnole à un hôtel, la justice européenne avait également donné des précisions sur ce que signifie la communication au public. Dans un arrêt du 7 décembre 2006, la Cour de justice de l'Union européenne indique que 'la simple fourniture d'installations physiques, telle que celle d'appareils de télévision installés dans les chambres d'un établissement hôtelier, ne constitue pas, en tant que telle, une communication au public au sens de la directive 2001/29 sur l'harmonisation de certains aspects du droit d'auteur et des droits voisins dans la société de l'information. En revanche, la distribution par l'établissement hôtelier d'un signal permettant la communication d'oeuvres, au moyen de ces appareils, aux clients installés dans les chambres de cet établissement, quelle que soit la technique de transmission du signal utilisée, constitue un acte de communication au public'.
Cependant, dans une autre affaire, opposant cette fois-ci l'équivalent de la Sacem en Suède à une société louant des voitures équipées de postes de radio, la CJUE avait aussi réalisé certaines distinctions sur la notion de communication au public. Et elle avait donné tort aux ayants droits voulant imposer les loueurs de véhicules. Dans son arrêt du 2 avril 2020, la CJUE soulignait notamment que 'la fourniture d’un poste de radio intégré à un véhicule automobile de location, qui permet de capter, sans aucune intervention additionnelle de la part de la société de location, la radiodiffusion terrestre accessible dans la zone où le véhicule se trouve' était assimilable à de 'la simple fourniture d’installations destinées à permettre ou à réaliser une communication' et non à une communication au public. Un point juridique que pourraient invoquer les propriétaires qui louent leur bien sur Airbnb et qui contesteraient en justice les demandes de la Sacem.
Le Monde – Le 11 juillet 2022
Comment AirBnB a conquis la France des clochers
https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/07/11/comment-airbnb-a-conquis-la-france-des-clochers_6134244_3234.html#xtor=AL-32280270-[default]-[android]
En cinq ans s’est développé un « Airbnb des champs », en réponse aux problèmes posés par sa présence dans les hauts lieux du tourisme. Une conquête très organisée, qui pallie la disparition de l’hôtellerie rurale.
Au chapitre des satisfactions récentes de Marielle Terouinard, responsable du « club d’hôtes » Airbnb de l’Eure-et-Loir, citons celle-ci : « Avant, les Parisiens faisaient leurs kékés dans les réunions de club, maintenant c’est nous ! Les gens rougissent parfois d’être de la campagne ; là, c’est une belle revanche. » Airbnb, plate-forme de location de meublés de tourisme dont la France est le deuxième marché mondial, chouchoute la ruralité. La start-up cible la France des clochers, où elle ne fait pas l’objet des mêmes critiques que dans les capitales européennes et, désormais, sur le littoral touristique.
Là, habitants et édiles lui imputent la hausse des prix de l’immobilier et les difficultés de logement. Dans les villages, on loue le possible réveil de placettes endormies, l’argent de la taxe de séjour, les euros qui tombent pour compléter une retraite, entretenir une vieille maison de famille. Mme Terouinard n’est qu’enthousiasme : « On parle beaucoup du tort qu’Airbnb fait à la ville, alors que chez nous, ça redonne une dynamique. A Châtillon-en-Dunois [Eure-et-Loir], il n’y a pas de problème de place ! » Cet été, « plusieurs centaines de milliers d’annonces », selon la plate-forme, toujours évasive sur ses données, devraient accueillir les escapades campagnardes des Français et des étrangers.
Selon Airbnb, en mars, 35 % de ses annonces en France étaient dans le monde rural, 8 points de plus qu’en 2017. Sa définition est large : est rural ce qui est situé ni dans une aire urbaine, ni sur le littoral, ni à la montagne. Les nuitées réservées dans ces territoires ont crû de 80 % au premier trimestre par rapport à 2019. Elles approchent les taux d’occupation d’autres territoires, et une réservation sur cinq vient de l’étranger. Une carte de France d’Airbnb établie en 2021 montre un territoire presque intégralement recouvert, à l’exception d’une partie des Landes, de la Beauce, et de la Marne ou des Ardennes.
« Il y a un Airbnb des champs, qui atteint des zones peu ou pas concernées par le phénomène touristique auparavant », souligne Victor Piganiol, géographe du tourisme à l’université Bordeaux-Montaigne, coauteur de la carte avec Vincent Aulnay, un activiste anti-Airbnb. Il observe « une microdiffusion autour de centralités touristiques. Le tourisme en France est très localisé, en raison de la place de l’Etat aménageur ou d’initiatives privées avec les stations de montagne. Airbnb permet de fixer des touristes ailleurs, dans la moyenne montagne ou le long des cours d’eau, Loire, Saône ou Dordogne ».
Proximité de lieux saturés
Tandis que l’offre stagne, voire régresse dans les villes où la régulation se fait plus intense, elle croît franchement dans les villes moyennes, le rural ou le littoral peu touristique. Les données transmises par le site AirDNA donnent la mesure de l’explosion de l’offre, sur Abritel et Airbnb, dans les petites communes, entre 2017 et 2019, puis en 2022. Une analyse détaillée montre la création de marchés de report à proximité de lieux saturés d’hébergements, ou proches de grands équipements touristiques, comme les parcs d’attractions ou zoologiques, situés en zone rurale.
C’est sans doute dans ces coins désertés de France que renaît l’idée originelle de la start-up : arrondir les fins de mois, assurer l’entretien de la maison en louant la chambre du petit qui a voulu voir plus grand. Quel investisseur immobilier pourrait juger rentable de racheter des maisons à Salins-les-Bains, petite cité thermale du Jura (de 30 à 77 annonces entre juin 2019 et 2022), ou à Saint-Geniès (Dordogne), village historique du Périgord noir où l’offre a doublé en trois ans ? A la campagne, Airbnb retrouve ses hôtes idéaux, comme Mme Terouinard, qui loue deux maisons familiales dans son village de 800 habitants, à des familles le week-end ou à des ouvriers en semaine, « pour payer les charges et l’électricité ».
Le directeur Europe du groupe, Emmanuel Marill, a les yeux qui brillent : « On arrive en récession, les gens vont avoir besoin d’argent pour payer les factures d’électricité ou de fioul… » L’hébergement par des particuliers à la campagne n’a rien de nouveau. Les labels Clévacances ou Gîtes de France ont fait le lit des Airbnb, Booking ou Abritel, plates-formes conquérantes aux mille promesses : clientèle plus jeune, plus internationale, inscription simple et gratuite, revenus garantis. En 2022, qui se méfie encore de l’économie collaborative ? Dix ans que l’on revend poussettes et bandes dessinées sur Leboncoin.
La greffe prend donc, au point que, selon Emmanuel Marill, « une dizaine de fédérations départementales des Gîtes de France sont connectées sur Airbnb pour y mettre l’offre de leurs adhérents ». L’organisme évalue entre 10 % à 15 % le nombre de maisons inscrites simultanément sur les plates-formes,et insiste sur la stabilité de son offre, autour de 50 000 établissements dans la France rurale. Pour recruter des hôtes au-delà de sa clientèle naturelle, les jeunes urbains mondialisés, Airbnb a mis à profit sa science du lobbying et sa puissance de communication.
« Dispositif vertueux »
La start-up est allée chercher la France rurale où elle se trouve : stands au Salon de l’agriculture, publicités avec Karine Le Marchand, animatrice de l’émission « L’amour est dans le pré », don à la Fondation du patrimoine, partenariat avec l’Association des maires ruraux de France (AMRF) ou avec le département d’Eure-et-Loir… Cet adoubement par des collectivités interroge, dans la mesure où l’entreprise pratique l’optimisation fiscale en rapatriant ses revenus en Irlande et a longtemps résisté à l’application de la loi face aux villes touristiques.
« Il y a eu des débats sur la fiscalité… Il y en a moins désormais qu’Airbnb collecte la taxe de séjour, répond John Billard, secrétaire général de l’AMRF. L’Etat nous a piqué notre taxe d’habitation, ne fait rien pour valoriser la ruralité, alors à nous de faire la démonstration qu’elle est une chance et de trouver des partenaires qui la mettent en valeur. Pour nous, c’est un dispositif vertueux. » Les plates-formes numériques peuvent-elles remédier à la crise de l’hébergement touristique en milieu rural ? Quelque 500 campings municipaux, très souvent ruraux, ont disparu en dix ans, subissant le même sort que les campings à la ferme.
Un millier d’hôtels ruraux ont fermé en dix ans, selon le cabinet In Extenso, soit 12 000 lits perdus. Il ne reste que 4 000 établissements en zone rurale ; si certains surnagent, en témoignent les bons résultats du réseau Logis Hôtels, le sort des plus bas de gamme semble scellé. Les meublés de tourisme ne remplissent pas vraiment la même fonction : en raison du manque de flexibilité sur les arrivées, ils peuvent difficilement accueillir les ouvriers ou VRP qui remplissaient cette hôtellerie rurale, souligne Samuel Couteleau, d’In Extenso.
« L’hôtellerie répond à des besoins parfois différents et, à côté des maires qui essayent de favoriser les plates-formes, certains se battent pour maintenir le dernier hôtel de la commune, constate l’expert. En milieu rural, c’est aussi un bar, un restaurant, un lieu qui fait vivre le village et accueille le tourisme d’affaires qui peut exister. » Les annonces sur Airbnb ne suffiront pas à transformer certains coins de campagne française en destinations touristiques. Il faut y ajouter une offre de restauration et d’activités, recréer des services, trouver un positionnement marketing pour, à terme, susciter des investissements financiers plus durables. C’est à ces conditions seulement que les « clubs d’hôtes » des départements ruraux pourront continuer de pavoiser.
Crise du logement : « il y a quatre millions de résidences secondaires en France, le pays au monde qui en a le plus par habitant », souligne Jean Viard
France Info – Le 2 juillet 2022
La crise du marché du logement dans les régions touristiques, c'est la question de société du jour avec le sociologue Jean Viard. D'ailleurs, une manifestation a lieu aujourd'hui à Quiberon, en Bretagne, opération 'plage morte' pour dénoncer l’inaction des élus locaux face à la part grandissante des résidences secondaires et des locations de courte durée. La crise du logement en Bretagne a atteint des niveaux jamais égalés, d'après le collectif Dispac'h qui organise ce rassemblement. On en est là.
franceinfo : De fait Jean Viard, dans les zones touristiques, les habitants sont en concurrence avec les touristes, pour ce qui est de se loger ?
Jean Viard : Alors, il y a deux choses : la Bretagne découvre ce qu'on connaît depuis longtemps sur la Côte d'Azur ; ça fait 20 ans en Provence qu'il y a ce genre de phénomène. Ceci dit, c'est vrai que la grande pandémie a déplacé des dizaines de milliers de familles, qui ont quitté les très grandes villes, le long des voies de chemin de fer, pour travailler dans de petites villes ou dans des villages, à condition qu'il y ait de bons systèmes éducatifs. Et la Bretagne est typique de cela. Donc il y a effectivement des arrivants, une partie d'ailleurs, ce sont des résidences secondaires qui se sont installées là, à l'année, qui vont à Paris ou à Lyon une fois par semaine.
Une autre partie, c'est effectivement des gens qui viennent s'installer, qui font concurrence aux locaux. Après avec cette manifestation, il faut faire attention. Elle est poussée par des gens qui sont assez pour l'autonomie de la Bretagne, ils le disent dans leur texte. Après, moi je connais bien Quiberon. Il y avait des petits villages, y a Quiberon même. Mais le reste, ce n'était pas construit, parce qu'il y a trois villages de pêcheurs. Donc les maisons qui ont été construites ont été construites pour être des résidences secondaires, sinon, il n'y avait pas de maisons. Donc, ils n'ont pas 'pris' les maisons des habitants, il faut faire attention aux discours.
Après, il y a effectivement 4 millions de résidences secondaires en France. C'est le pays au monde où il y en a le plus par habitant. Et la plupart de ces résidences secondaires appartiennent à des gens qui habitent dans le centre des très grandes villes, très souvent, pas très loin. Il y a aussi des Parisiens, mais pour beaucoup, ce sont des Bretons qui ont ces maisons. C'est d'ailleurs aussi le cas à l'année dans les campings bretons. Mais la pandémie a renforcé ça, et donc il y a des nouvelles concurrences.
A La Baule par exemple, où il n'y a pas eu de construction de logement social depuis 30 ans, il y a un énorme problème pour que les gens qui travaillent et des gens qui ont des salaires à 1510, 1800 euros puissent se loger, et puis il y a effectivement cette concurrence avec les enfants du pays, donc ça nécessite des politiques souples, ça nécessite de réserver quelques lopins dans les aménagements pour des gosses du coin etc. En Provence, on a un peu appris cette mécanique, mais dans des régions comme la Bretagne, je crois qu'il va falloir s'y mettre aussi.
Les locations touristiques, c'est pointé du doigt. Tout ça, ça fait monter les prix et ça rend bien difficile pour certaines familles le fait de pouvoir trouver où se loger...
C'est absolument évident. Encore une fois, Airbnb quand on respecte les règles, l'idée était géniale, puisque l'idée c'est : quand moi je pars, je loue ma maison et donc je finance mon voyage avec la location. C'était ça à l'origine, et ça ne devrait être que ça. Ce qui est vrai, c'est qu'il y a des gens qui louent des apparts ou qui les possèdent et qui font des Airbnb toute l'année. Il me semble qu'effectivement il faut mettre des inspecteurs, mais c'est aux communes de vérifier, parce effectivement ce n'est pas la loi, mais l'idée de départ était une bonne idée.
Et en plus Airbnb, ça s'adresse aux familles. Le gros problème quand vous circulez avec des enfants, c'est que la plupart des hôtels sont équipés pour des couples. Donc l'idée était excellente. C'est pour ça qu'il ne faut pas la tuer. Mais il y a des gens qui en ont profité, qui ont exagéré, qui chassent l'habitant pour faire des super marges en détournant Airbnb de son projet.
Là ou les résidences secondaires posent un vrai problème, c'est à Paris, où il y a 150.000 résidences secondaires à peu près, et ce sont des appartements qui étaient déjà là. A Paris, les 150.000 résidences secondaires, là, vous chassez l'habitant. A Amsterdam, je crois qu'ils ont interdit les résidences secondaires dans la ville. Moi, ma position, c'est de dire à Paris, il faut remettre en question les résidences secondaires, qu'on les interdise, pour que les gens puissent se loger décemment.
Booking élargit son offre de locations saisonnières avec Clévacances
Tourmag – Le 28 juillet 2022
Alors que les appartements et autres hébergements
indépendants continuent de séduire les voyageurs, Booking.com enrichit son
offre en s'associant avec Clévacances.
Depuis le 20 juillet 2022, l’ensemble des hébergements proposés par Clévacances
sont disponibles à la réservation sur la plateforme qui comptabilise désormais
plus de 6,6 millions d’hébergements alternatifs au sein de 30 catégories
(maisons, appartements, gîtes et logements uniques).
'Les réservations d’hébergements indépendants représentent 31% de
l’ensemble des nuitées réservées sur Booking.com (au 1er trimestre 2022).
Notre partenariat avec le label CléVacances est une étape importante qui permet
de répondre aux besoins de nos clients avec une marque de confiance pour leur
offrir un plus large choix tout en garantissant leur sécurité, leur confiance
et le niveau de services', a déclaré Malena Gufflet, directrice
générale France de Booking.com, dans un communiqué.
'Notre label est entré dans l'ère de la connectivité et de la
distribution. Clévacances et Booking.com scellent ce partenariat
afin de promouvoir une offre d’hébergements labellisés et un tourisme
authentique à dimension humaine, en France comme à l’étranger', a
commenté, pour sa part, Christian Biancaniello, Président de CléVacances.
Meublés de tourisme : au Pays basque, la compensation retoquée
La Gazette des communes – Le 9 juin 2022 - Lien vers l’article
Dans la communauté d’agglomération du Pays basque, la transformation d’un local en habitation à l’année doit contrebalancer la mise sur le marché d’un meublé de tourisme depuis le 1er juin. Mais dans une ordonnance du 3 juin, les juges des référés du tribunal administratif de Pau a suspendu ce nouveau régime d’autorisation de changement d’usage de locaux d’habitation pour les locations meublées de courtes durées.
[CA du Pays basque (Pyrénées-Atlantiques) 158 communes • 312 300 hab.] La communauté d’agglomération du Pays basque est la première intercommunalité à mettre en place le système strict de la « compensation » pour les meublés de tourisme. Jusque-là, seules des métropoles s’étaient lancées : Paris, Bordeaux et Nice. Le règlement adopté le 5 mars, mais attaqué devant le tribunal administratif de Pau, s’applique aux 24 communes de la zone tendue. Le principe : une résidence principale peut être louée en meublé touristique au maximum 120 jours par an ; au-delà, son propriétaire devra proposer, à partir de juin, la compensation. Quant aux propriétaires de résidences secondaires, il leur faudra instituer cette compensation dès la première nuitée.
Cependant, les juges des référés du tribunal administratif de Pau, dans une ordonnance du 3 juin, ont suspendu ce règlement. Le tribunal a relevé que les modalités de la compensation prévues sont particulièrement restrictives, rendant cette obligation difficilement accessible et entrainant une méconnaissance du principe de proportionnalité. Les juges ont aussi considéré que ce règlement impose aux personnes morales qui exercent leur activité dans le secteur de la location de courtes durées de meublés de tourisme de se soumettre, dès le 1er juin, à un régime très strict d’autorisation, sans être assorti de mesures transitoires : cela méconnaît le principe de sécurité juridique. La condition d’urgence est remplie aussi : les requérants, acteurs du secteur, ont démontré l’atteinte grave et immédiate que la délibération en litige porte à leurs intérêts.
Le 7 juin, la communauté d’agglomération a réagi en annonçant son intention de se pourvoir devant le Conseil d’Etat.
Méthode drastique
Le règlement intercommunal prévoit qu’en demandant à la mairie le changement d’usage de son logement pour en faire un meublé de tourisme, le propriétaire devra proposer en contrepartie un local – bureau, commerce, garage… – qu’il a transformé en habitation à l’année. Ce système permet de « reconstituer la “perte” d’un logement par la création d’un autre », indique la délibération adoptée début mars, et ce, sans puiser dans le parc disponible. De plus, « le logement mis sur le marché de la location à l’année doit avoir la même surface et être situé dans la même commune que le meublé de tourisme, précise Marie-Hélène Hourquet, directrice de l’habitat de l’interco. Ces règles s’appliquent aux personnes physiques comme morales, notamment les sociétés civiles immobilières ».
Pour les résidences secondaires, la compensation se met en place dès la première nuitée. La méthode est drastique car seuls les professionnels de l’immobilier ou les multipropriétaires pourront « créer » un nouveau logement en contrepartie. Mais les élus du Pays basque ont voulu frapper fort. Et pour cause : les locations de meublés de tourisme ont fait un bond de 130 % entre 2016 et 2020. Et la population locale a de plus en plus de mal à trouver des logements accessibles à l’année.
Contrôle nécessaire
Toutefois, des dérogations sont accordées dans deux cas. D’une part, afin de faciliter le logement des étudiants, il est possible de louer son bien à un étudiant pendant neuf mois, puis en meublé touristique pendant trois mois en été. D’autre part, le règlement autorise la conversion d’un local en meublé de tourisme si celui-ci se situe dans la résidence principale du propriétaire. En effet, ces locaux ne sont pas adaptés à la location à l’année (accès non différenciés, charges non individualisées…).
Pour définir ce règlement, « une dizaine de réunions ont été organisées sur une période de un an entre élus et agents des 24 communes concernées », relate Roland Hirigoyen, vice-président chargé de l’habitat, du logement et de la politique de la ville.
La réglementation est pour le moment suspendue, dans l’attente d’un jugement sur le fond. Et reste un grand chantier à entreprendre pour assurer la réussite de la mesure, si elle est in fin validée : le contrôle. Celui-ci visera à vérifier que les logements en location de courte durée ont bien obtenu le changement d’usage et rempli les conditions demandées. « Il faut pour cela des moyens humains. Afin de mettre en place un contrôle efficace, nous envisageons un service mutualisé au niveau de l’agglomération », ajoute Roland Hirigoyen.
Focus
Une mesure polémique
La compensation des meublés de tourisme déplaît à certains édiles du Pays basque. Pour le maire d’Hendaye, cité par « Sud-Ouest », cette mesure pourrait porter atteinte à l’économie locale et aux ménages ayant acheté un bien pour compléter leurs revenus. A l’opposé, un maire d’une commune située à l’arrière du littoral, en zone non tendue, souhaite pouvoir adopter le règlement – il doit demander une dérogation au préfet. Les effets du dispositif pourront être évalués d’ici deux ans. « Selon nos projections, le règlement est susceptible de concerner 11 000 résidences secondaires, soit 6,5 % du parc global de logements au Pays basque, évalue Marie-Hélène Hourquet, la directrice de l’habitat. L’idée est qu’une partie soit remise sur le marché de la location classique. » A Bordeaux, la compensation a entraîné une forte réduction du nombre d’annonces de meublés de tourisme : 4 000 d’entre elles ont disparu.
Cap Corse : 11 communes s’organisent pour contrôler le nombre de locations saisonnières
France 3 Régions – Le 7 juin 2022 – Lien vers l’article
Pour faire face au développement des locations meublées proposées sur des plateformes dédiées, le préfet de Haute-Corse a pris 11 arrêtés visant à réguler la conversion des logements en meublés touristiques dans le Cap Corse. Anne-Laure Santucci, maire de Luri, explique ce dispositif et ses objectifs à France 3 Corse ViaStella.
Barrettali, Cagnanu, Canari, Ogliastru, Olmeta di Capicorsu, Luri, Morsiglia, Nonza, Petracurbara, Pino, Siscu. Ces 11 communes du Cap Corse ont chacune obtenu un arrêté préfectoral autorisant les changements d'usage des locaux d'habitation.
Ce dispositif permet ainsi à ces municipalités de pouvoir réguler la conversion des logements en meublés touristiques. Un dispositif d'ores et déjà utilisé à Paris où un changement d'affectation n'est possible que si le propriétaire compense cette conversion en transformant en locaux à usage d'habitation des locaux commerciaux d'une superficie jusqu'à trois fois plus importante que celle du logement considéré.
Selon les estimations de la communauté de communes du Cap Corse, regroupant 18 villages, ces offres représentent actuellement 70 % du parc locatif. Anne-Laure Santucci, maire de Luri, répond aux questions de France 3 Corse.
- Comment s'est organisée la réflexion de ces 11 communes autour de ce dispositif ?
En analysant les données à notre disposition, nous nous sommes rendu compte qu'il y avait des trous dans la raquette entre le nombre de locations saisonnières présentes sur nos communes et la somme des taxes de séjour reversée. Il faut savoir que cette taxe de séjour est intégralement reversée à l'office de tourisme de l'intercommunalité afin de faire la promotion d'autres offres locatives.
Avec les plateformes dédiées, tout est déclaratif et nous nous sommes interrogés sur les réponses à apporter. Afin de percevoir des financements à hauteur de la location, nous avons opté pour la régulation. Nous nous sommes rapprochés d'un avocat spécialisé qui nous a informé des outils existants et qui nous a proposé l'instauration de la procédure d'autorisation préalable de changement d'usage des locaux destinés à l'habitation prévue aux articles L.631-7 et suivants du Code de la construction et de l'habitation. Puis nous avons déposé notre demande au préfet de Haute-Corse qui, au vu de la taille des communes concernées, est l'autorisation administrative en la matière et qui a tout de suite compris.
Quelles compensations comptez-vous instaurer et quels types de locations sont visés par ces arrêtés préfectoraux ?
Ces arrêtés permettent à ceux qui voudraient changer d'usage des locaux d'habitation, après autorisation de la commune, d'obtenir un numéro déclaratif. Ce numéro sera ensuite renseigné directement par le loueur sur les plateformes et la taxe de séjour sera automatiquement payée. Cela permettra aussi à chaque commune de maîtriser les changements et donc l'offre de locations meublées.
Le Cap Corse bénéficie d'une activité touristique attractive grâce à sa localisation privilégiée, mais aussi parce qu'il est situé dans l'aire d'attraction de Bastia. C'est une zone sauvage et l'on voit aussi une sorte de flux migratoire des gens du sud de la Corse ce qui contribue aussi à l'attractivité du territoire. Le but n'est pas de stigmatiser les locations meublées, mais nous souhaitons aussi favoriser d'autres offres comme les hôtels, les campings ou encore les gîtes. Lorsque quelqu'un loue ce type d'hébergement, la taxe de séjour est directement payée et face aux offres déclaratives, on peut parler de concurrence déloyale.
Comment allez-vous organiser les contrôles ?
Avec ces numéros déclaratifs, nous aurons une liste des locations meublées et ce sera la communauté de communes qui contrôlera. Et si nous nous apercevons que le nombre de ces locations devient incontrôlable, nous réfléchissons à une seconde mesure.
Elle est inspirée de ce qui est déployé dans certaines communes du Pays Basque qui font face aux mêmes problématiques que les nôtres. Elle permet de délimiter à l'intérieur même d'une commune ou d'un hameau des zones qui sont soumises à des zones de tensions. Dans ces espaces, il est parfois impossible pour les habitants de se loger à l'année, et si quelqu'un souhaite y proposer une location meublée, elle est dans l'obligation de disposer d'un logement, de surface égale, à louer à l'année. Ce projet pourrait être étendu dans le Cap Corse dans plusieurs mandatures.
Il faut garder en tête que nous ne visons pas, par exemple, un couple de personnes âgées qui pour arrondir ses fins de mois loue un studio durant un ou deux mois. Nous visons plus les gens qui en font un véritable business. Ceux qui peuvent acheter une dizaine d'appartements dans un immeuble et n'en faire que du locatif meublé.
Espérez-vous donner l'exemple à d'autres communes ou intercommunalités insulaires ?
Nous avons l'impression d'être innovants dans ce domaine. La problématique que nous rencontrons est la même dans tous les territoires touristiques. Nous sommes confrontés à une non-régulation de ces plateformes au niveau international et on ne peut pas participer à cette expansion. Il ne me semble pas que ce dispositif soit déployé ailleurs en Corse et si nous pouvons servir d'exemple c'est très bien.
AirBnB rend obligatoire l’enregistrement
La Dépêche – Le 4 juin 2022 – Lien vers l’article
Airbnb a annoncé la mise en place de l’enregistrement obligatoire dans neuf nouvelles villes en France dont Albi.
Désormais, les hôtes ne pourront plus louer de logements entiers pour des séjours de courte durée tant qu’ils n’auront pas affiché le numéro d’enregistrement obtenu en mairie sur leur annonce. Les hôtes peuvent l’obtenir en suivant quelques étapes simples et gratuites sur le site web des municipalités.
Airbnb fournit également à ces municipalités des ressources supplémentaires pour leur permettre de contrôler efficacement le respect des réglementations locales tout en continuant à bénéficier de l’impact économique positif généré par le tourisme. Les municipalités auront accès au portail des territoires, une ressource innovante développée par Airbnb, qui fournit aux collectivités locales des outils adaptés au contrôle du numéro d’enregistrement et des données afin de mieux appréhender les tendances de voyage au niveau local.
Ces actions concrètes marquent une nouvelle étape des engagements d’Airbnb pour un tourisme responsable, destinés à soutenir la réglementation de la location de courte durée et à favoriser les voyages responsables au cœur de la reprise économique en France. A date, l’enregistrement obligatoire est effectif dans une quarantaine de villes, comme Paris, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Biarritz et Bayonne. Il continuera à être déployé dans de nouvelles villes durant les prochains mois.
Pour rappel, en parallèle, Airbnb collecte automatiquement la taxe de séjour dans 29 000 communes françaises depuis 2018 – y compris avant la mise en place de l’enregistrement – et leur reverse les montants correspondants deux fois par an, avec des données détaillées sur l’activité des hôtes.
En piqure de rappel, voici un article sur la déclaration des revenus issus de la location meublée touristique :
ADN Tourisme – Le 28 avril 2022 – Lien vers l’article
https://www.adn-tourisme.fr/meubles-classes-2021/
Lien vers le bilan au format PDF : https://drive.google.com/file/d/1TOOcVxIZ_rI6ObrxVCPSnaiLjWcUo4yC/view
Chaque année, ADN Tourisme dresse un état lieu des meublés classés sur les territoires grâce aux données transmises par les organismes de contrôle sur la plateforme CLASS.
Dans le cadre de sa mission d’accompagnement de l’activité de classement des meublés de tourisme, ADN Tourisme met à disposition des CDT/ADT la plateforme « Class » qui permet de répondre à l’obligation réglementaire de transmission de la liste des meublés classés.
Chaque année, l’analyse du contenu de cette base permet à ADN Tourisme, d’éditer un document spécifique « les chiffres-clés des meublés de tourisme », qui permet d’observer de manière assez fine le parc des meublés de tourisme à l’échelle nationale.
- 167 000 meublés de tourisme classés sont comptabilisés au 31 décembre 2021, ce qui représente un total de 815 900 lits.
- Entre 2020 et 2021, le parc global progresse de +18%, en forte hausse au regard de l’évolution de +4% constatée entre les années 2019 et 2020.
- Plus de 3 meublés sur 4 sont classés en catégories 2 et 3 étoiles.
- 39% des meublés ont une capacité de 3 ou 4 personnes.
- La capacité d’accueil moyenne est de 4,9 personnes.
- En moyenne, chaque département compte 1 686 meublés, avec de fortes disparités territoriales (de 15 100 meublés en Savoie à une vingtaine en Guyane).
Tourisme : 2022 s’annonce comme une année de « belle reprise »
Banque des territoires - Le 16 avril 2022 – Lien vers l’article
https://www.banquedesterritoires.fr/tourisme-2022-sannonce-comme-une-annee-de-belle-reprise
Jean-Baptiste Lemoyne, ministre délégué chargé du tourisme, tire un bilan positif de la saison de ski 2021-2022 et envisage positivement la fréquentation touristique de l’été prochain sous l’impulsion de la clientèle française mais aussi grâce aux retours de certains touristes étrangers. Dans le cadre de cette reprise, les difficultés de recrutement se font d’autant plus sentir
Deux ans après le début de la crise sanitaire et les restrictions de déplacement qui en ont découlé dans le monde entier, et en France en particulier, Jean-Baptiste Lemoyne, ministre délégué chargé du tourisme, a estimé mardi 26 avril lors d'une conférence de presse que le secteur du tourisme connaissait une 'belle reprise'. Amené à s'exprimer sur la conjoncture de ce début d'année 2022, il a salué tant les bons résultats de la saison hivernale que les heureuses perspectives pour le printemps et l'été.
'La saison de ski a été excellente, a déclaré le ministre, malgré un démarrage sans les Britanniques qui sont massivement revenus dès le 15 janvier. Nous sommes en croissance sur pratiquement tous les massifs avec des chiffres d'occupation record pour certains.' Jean-Baptiste Lemoyne a détaillé ces hausses de fréquentation : +10% dans les Pyrénées ou encore +20% dans les stations iséroises par rapport à 2019. Se dessine désormais la perspective d'un retour de la France à la première place des destinations de sports d'hiver alors qu'elle était devancée ces dernières années par les États-Unis et l'Autriche.
La montagne, une destination privilégiée
Ces chiffres du ministère sont confirmés par les acteurs du secteur. Toujours ce 26 avril, l'Observatoire national des stations de montagne (ONSM) estimait dans un prébilan de la saison que les stations de ski avaient bénéficié d'un 'retour à la normale porté par les vacanciers français'. Le taux d'occupation des lits s'établit pour la saison en cours à 69%, contre 70% pour 2019-2020. Selon un communiqué de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), 'la montagne reste malgré tout une destination privilégiée pour un quart des Français'. Les élus notent encore que 'le critère environnemental commence également à s’imposer comme un facteur de choix de la destination touristique'. L'ANMSM fait même état de projections 'encourageantes' pour la saison 2022-2023 puisque les intentions de départ des Français pour la montagne sont en forte hausse pour atteindre potentiellement 35% de part de marché.
Plus près de nous, les résultats du week-end de Pâques ont été jugés 'très satisfaisants' par Jean-Baptiste Lemoyne. Et cette reprise s'observe y compris dans les grandes villes, des territoires qui, selon le ministre, 'ont longtemps été plus pénalisés que les autres et où il existait une difficulté à faire revenir une clientèle internationale'. Paris a par exemple connu un taux d'occupation hôtelière de 91,7% durant le week-end de Pâques, soit +3,7 points par rapport à la même période en 2019. Ce phénomène se conjugue avec le retour d'une clientèle étrangère 'long courrier' en provenance, notamment, des États-Unis et du Canada, une hausse de l'occupation des hôtels 5 étoiles et des prix moyens en augmentation de 30%. 'L'Île-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur tirent ces moyennes vers le haut', a encore commenté Jean-Baptiste Lemoyne.
Un été « très très dynamique »
Les prévisions pour l'été prochain ne sont pas en reste. Pour l'hôtellerie de plein-air, on s'achemine vers une 'très, très belle saison', avec +24% de réservations à ce jour par rapport à 2019 et +30% si l'on prend le chiffre d'affaires prévisionnel. Des taux 'aussi impressionnants' sont également enregistrés pour l'hôtellerie. Le secteur aérien reprend lui aussi 'des couleurs', selon Jean-Baptiste Lemoyne qui, citant la Fnam (Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers), annonce que l'on retrouvera 100% du niveau de 2019 sur les courts et moyens courriers, tandis que les longs courriers devraient se situer à 85-90% par rapport à l'avant-crise sanitaire, 'car les trajets vers l'Asie demeurent encore pénalisés et qu'il existe dans ces pays des politiques 'zéro Covid' très contraignantes pour la mobilité'. Du côté des entreprises du voyage, la situation n'est toutefois pas encore rétablie puisque l'on reste à -15% d'activité par rapport à 2019, les voyages d'affaires demeurant les plus pénalisés.
Si la France est plébiscitée par les Américains, les Belges, les Italiens ou les Espagnols, qui en font leur première destination étrangère, le ministre délégué au tourisme s'est félicité que 'les Français [soient] une exception européenne dans le sens où ils sont une majorité (60%) à envisager de rester dans leur pays de résidence, et la saison d'été peut être très, très dynamique'.
En termes de destinations, près de 50% des prévisions de départ concernent le littoral. Les destinations urbaines retrouvent la deuxième position (29% des intentions de voyages) devant les territoires ruraux et de montagne qui avaient séduit les Français au plus fort de la pandémie, en 2020 et 2021. On observe enfin une 'augmentation du goût pour l'itinérance', a noté le ministre délégué au tourisme : 22% des Français envisagent ce mode de vacances (+7%).
Postes à pourvoir
Mais cet engouement ne sera pas sans poser quelques difficultés. 'Il va falloir se préparer à faire face', a prévenu Jean-Baptiste Lemoyne en pointant la 'dimension recrutement'. Selon le baromètre BMO (besoins en main-d'œuvre) de Pôle emploi, il y aurait en effet 360.000 postes à pourvoir dans le secteur HCR (hôtellerie, cafés, restaurants).
En guise de solutions, le ministre a d'abord évoqué les 'éléments travaillés par les partenaires sociaux eux-mêmes, comme l'accord de revalorisation des grilles [salariales] qui peut atteindre jusqu'à 16% et peut participer à l'attractivité des métiers'. Mais au-delà de la rémunération, il s'agit également de trouver de 'nouveaux équilibres en termes d'organisation du travail'. Comprenez : aménager des horaires qui conviennent mieux aux salariés du secteur.
De son côté, le gouvernement met en place une campagne de promotion des métiers du tourisme dotée de 9 millions d'euros sur le modèle de ce qu'a fait l'armée 'avec une campagne très impactante', a reconnu Jean-Baptiste Lemoyne. Par ailleurs, en partenariat avec l'Institut français du tourisme, la plateforme monemploitourisme.fr vise à rapprocher l'offre et la demande dans le secteur. 'Elle est très utile à la préparation de la saison estivale', a conclu le ministre délégué.
Au Mont-Saint Michel, des touristes mais pas assez de saisonniers
France 3 Région- Le 15 avril 2022 – Lien vers l’article
Avec les vacances de Pâques et une météo estivale, c'est la grosse affluence au Mont-Saint-Michel. Sauf que restaurateurs et hôteliers peinent à trouver du personnel pour renforcer leurs équipes. Près de 300 postes sont à pourvoir.
Il y a des images qui ne trompent pas. Voir cette Grande rue noire de monde, où les touristes flânent entre les magasins de souvenirs et les restaurants. Voir ce flot continu sur les longs escaliers menant à la merveille... Fini la quiétude monacale pour le Mont-Saint-Michel, la saison a commencé, la période de l'année où vient la très grande majorité des 2,5 millions des visiteurs annuels !
Les 25 restaurants de ce site si prisé sont vite pris d'assaut, mais les files d'attente risquent de s'allonger encore plus que d'habitude, car en cuisine comme dans les salles ou à la vente, les employés manquent. A la crêperie du chapeau rouge par exemple, la responsable a dû fermer une salle de son restaurant et adapter ses horaires. 'Je fais ce que je peux, je commence le matin vers 8h jusqu'à 17h, le temps ensuite de refaire la mise en place, le ménage', détaille Nadine Payen. 'Je ferme une journée par semaine.'
Des annonces et des jobs-dating sans succès
Depuis mi-mars, les annonces se sont multipliées sur internet pour trouver plus de 300 personnes. Des commis de cuisine, réceptionnistes, agents d’entretien, barman ou encore conseillers de ventes. Mais rien n'y fait, c'est la pénurie de main d'œuvre. Le job-dating organisé n'a attiré que 50 candidats !
'Dans l'ancien monde, on postait des annonces sur internet et les gens nous contactaient. Aujourd'hui, c'est nous qui allons les chercher', témoigne Léo Vannier, directeur général du groupe la Mère Poulard. 34 postes sur 120 sont encore à pourvoir pour les vacances dans ses différents établissements. 'On a notre carnet d'adresse, et on les connait ces jeunes-là, donc c'est à nous d'aller les chercher sur le terrain.'
Sauf que visiblement, le métier a de plus en plus de mal à séduire. 'On n'a pas beaucoup de temps pour nous, les salaires sont assez bas, on n'a pas nos week-ends, pas les jours fériés', témoigne Kilian Campan qui vient d'accepter pourtant un CDD de huit mois dans un hôtel du rocher.
En plus, l'hébergement est souvent un casse-tête pour les saisonniers, d'abord par manque de biens, mais aussi car les prix pratiqués sont inaccessibles pour de jeunes travailleurs. 'Il n'est pas simple de se loger sur place ou à proximité directe', admet Hervé Bijon, directeur du développement à l'établissement public national du Mont-Saint-Michel. 'L'objectif c'est qu'à l'avenir on ait des solutions plus appropriées pour accueillir ces salariés saisonniers.' Une étude est actuellement en cours dans les communes alentour pour augmenter les capacités d'accueil et faciliter le transport des employés sur le Mont.
Les saisonniers, en position de force ?
Même l'office de tourisme est en difficulté de recrutement, alors qu'on imagine que les horaires y sont plus classiques. Avant le très attendu week-end de Pâques, deux postes sont encore à pourvoir. 'On s'en sort un peu mieux que les autres, mais ça été extrêmement laborieux, on a reçu beaucoup moins de candidatures que les autres années', admet Noëmie Monpays, directrice adjointe de l'office de tourisme Mont-Saint-Michel.
Ironie de l'histoire, ce sont les emplois les moins précaires qui sont le plus dur à pourvoir, ceux de six mois pour couvrir l'ensemble de la saison. Cette semaine, elle a trouvé quelqu'un et s'estime 'chanceuse', même si ce nouveau salarié ne commencera vraiment que le 1er mai. 'On a reçu un CV, fait un entretien... Coup de chance, la personne était super et voulait bien venir travailler pour nous.'
Des webinaires pour essayer de comprendre cette situation de crise
Les professionnels locaux du tourisme discutent évidemment entre eux de cette situation inédite, et plusieurs explications semblent se dessiner.
D'abord, le confinement semble avoir fait bifurquer de voies nombre de saisonniers. 'Travailler dans le tourisme, c'est un métier passion, clairement', souligne Noëmie Monpays. 'Des personnes qui étaient au chômage à cause du Covid ont changé de métier, et finalement trouvé un confort de vie familial, des horaires de bureau...'
Et elle ne nie pas que oui, 'on paye les 30 dernières années de très mauvaises conditions de travail'. Certains ont su évoluer, mais pas tous. Et le secteur n'a pas bonne réputation aujourd'hui : 'des salaires pas assez valorisés, des heures supplémentaires par toujours bien payées, des coupures trop importantes dans la journée pour faire faire aux salariés les deux services de repas, en 11h-15h et 18h-22h. Ça change, il faut que ça change !'
Enfin, avant, beaucoup d'étudiants de l'enseignement supérieur finissaient leurs études tôt, mais le Covid a reporté des stages longues durées qui ne sont aujourd'hui pas encore finis. 'On a tenté de contacter nos habitués, mais ils nous répondent qu'ils ne sont pas encore libre, pas avant le 1er juillet...'
Autant de raisons qui provoquent cette situation jamais vue dans la Baie du Mont-saint-Michel, un lieu pourtant habitué à jouer avec les saisons avec 2.200 emplois touristiques en moyenne annuelle, et plus de 3.000 sur juillet et août.
Meublés de tourisme classés – Chiffres clefs 2021
ADN Tourisme – Le 28 avril 2022 – Lien vers l’article
https://www.adn-tourisme.fr/meubles-classes-2021/
Lien vers le bilan au format PDF : https://drive.google.com/file/d/1TOOcVxIZ_rI6ObrxVCPSnaiLjWcUo4yC/view
Chaque année, ADN Tourisme dresse un état lieu des meublés classés sur les territoires grâce aux données transmises par les organismes de contrôle sur la plateforme CLASS.
Dans le cadre de sa mission d’accompagnement de l’activité de classement des meublés de tourisme, ADN Tourisme met à disposition des CDT/ADT la plateforme « Class » qui permet de répondre à l’obligation réglementaire de transmission de la liste des meublés classés.
Chaque année, l’analyse du contenu de cette base permet à ADN Tourisme, d’éditer un document spécifique « les chiffres-clés des meublés de tourisme », qui permet d’observer de manière assez fine le parc des meublés de tourisme à l’échelle nationale.
- 167 000 meublés de tourisme classés sont comptabilisés au 31 décembre 2021, ce qui représente un total de 815 900 lits.
- Entre 2020 et 2021, le parc global progresse de +18%, en forte hausse au regard de l’évolution de +4% constatée entre les années 2019 et 2020.
- Plus de 3 meublés sur 4 sont classés en catégories 2 et 3 étoiles.
- 39% des meublés ont une capacité de 3 ou 4 personnes.
- La capacité d’accueil moyenne est de 4,9 personnes.
- En moyenne, chaque département compte 1 686 meublés, avec de fortes disparités territoriales (de 15 100 meublés en Savoie à une vingtaine en Guyane).
Vacances d’avril 2022 : un bilan positif, notamment en montagne
ADN-Tourisme.fr – Le 16 mars 2022
https://www.adn-tourisme.fr/vacances-dhiver-2022-un-bilan-positif-notamment-en-montagne/
Grâce à une enquête auprès de ses adhérents, ADN Tourisme dresse un premier bilan des vacances d’hiver 2022 : 68% des répondants estiment que la fréquentation est en progression au regard de la même période l’an dernier. Cette proportion monte à 95% pour les zones montagne, où certains répondants n’hésitent pas à parler de saison « historique ». Un bilan dans l’ensemble satisfaisant pour tous les types d’espace, mais à nuancer pour les zones rurales et littorales qui avaient, en 2021, bénéficié du report des clientèles « montagne » du fait de la fermeture des remontées mécaniques.
Dans la continuité des observations des dernières vacances de Noël, le premier bilan de fréquentation de ces vacances d’hiver 2022 est donc positif, s’étant déroulé « comme prévu » pour 56% des répondants et même « mieux que prévu » pour 26% des répondants.
Si la présence de la
clientèle française est unanimement constatée, le retour de
certaines clientèles européennes de proximité est
particulièrement remarqué sur les espaces urbains, littoraux mais surtout de
montagne (belges, néerlandais, allemands et anglais sont le plus souvent
cités).
L’échantillon de zones analysé à partir de la téléphonie mobile (Flux Vision Tourisme – Orange – ADN Tourisme) confirme ces tendances : la fréquentation française des vacances d’hiver 2022 est supérieure à celle de 2021 (+21%), mais également à celle de 2020 (+7%). La fréquentation européenne est, quant à elle, en forte progression, tout en restant en retrait de l’ordre de -12% au regard des fréquentations des vacances d’hiver 2020 (qui, pour mémoire, se déroulaient juste avant les premières restrictions sanitaires).
Les zones de montagne sont les plus enthousiastes avec 95% des répondants satisfaits des fréquentations enregistrées, ceci après une saison complète de fermeture des remontées mécaniques. Une météo clémente et un bon taux d’enneigement a participé à ce bon taux de fréquentation. La clientèle française a dépassé les prévisions, voire battu des records de fréquentation sur certains secteurs. La clientèle étrangère reste en revanche toujours en retrait, même si le retour des européens de proximité est remarqué.
72% des destinations urbaines annoncent une fréquentation en hausse au regard des vacances d’hiver 2021, mais toujours en retrait au regard des résultats 2020 pour 63% des répondants. Le retour des clientèles étrangères est également remarqué.
Les destinations littorales sont les plus mitigées quant au déroulé de cette période, « en baisse » ou « en stabilité » pour la majorité des répondants (54%).
Dans les espaces ruraux, on note une certaine déception, avec une fréquentation « moins bien que prévue » pour 1 répondant sur 4. Cette déception est toutefois à nuancer car néanmoins conforme aux attentes de 58% d’entre eux. Ces espaces, qui avaient bénéficié du report des clientèles de montagne l’an dernier, apparaissent comme ceux qui ont le plus de mal à retrouver leur niveau « d’avant » (pour 67% des répondants).
Printemps 2022 : L’envie de vacances en France est forte pour les français et les clientèles internationales en dépit du contexte sanitaire et géopolitique.
ADN-Tourisme.fr – Le 6 avril 2022
https://adn-tourisme.fr/depart-en-vacances-printemps-2022/
Pour la première fois, ADN Tourisme (avec les 13 CRT métropolitains) et Atout France dressent un état des lieux du désir de vacances en France pour les clientèles françaises et internationales pour ce printemps 2022.
Alors que 70% des Français ont ainsi prévu de partir entre avril et juin 2022, l’Hexagone est également la destination européenne privilégiée pour les clientèles américaine, belge, italienne et espagnole. L’attractivité de la destination France pour les clientèles internationales se confirme, avec une hausse en moyenne de 15 à 20 points des intentions de voyage dans les prochains mois et des taux de réservation en avance.
Ni le contexte sanitaire, ni la situation géopolitique, ni même la tenue des élections ne semblent entraver les envies d’évasion au printemps… mais également à l’été.
Plus de 10 jours de vacances ce printemps pour les français !
Contraints pendant près de deux ans à limiter leurs déplacements, les Français ont des envies de liberté. Ils sont ainsi 70 % à avoir d’ores et déjà prévu de réaliser un ou plusieurs séjours hors de leur domicile entre avril et juin 2022, période au cours de laquelle plusieurs possibilités d’évasion existent : week-end de Pâques, vacances de printemps, pont de l’Ascension et/ou de la Pentecôte.
Les vacances de printemps recueillent pour l’heure le maximum de suffrages, la moitié des partants prévoyant de voyager au cours de cette période, et presque autant lors du week-end de Pâques. Ces partants réaliseront en moyenne 2,2 séjours et passeront au total près de 10,6 jours hors de chez eux sur cette période de 3 mois. En termes de mode d’hébergement, 29% des séjours devraient avoir lieu en hôtellerie, 23% chez des parents ou amis, 16% en location meublée et 9% en camping.
Les séjours urbains et à l’étranger attirent de nouveau
Si le littoral et la campagne restent les espaces privilégiés pour ces pauses printanières (respectivement 35% et 29% des séjours prévus), le milieu urbain, boudé dans le contexte sanitaire des deux dernières années, retrouve des couleurs, et attire un quart des séjours programmés ce printemps. L’Hexagone reste une valeur sure mais 11% des séjours devraient avoir lieu à l’étranger. Pour mémoire, en mai 2021, seules 5% des intentions de départ portaient sur un séjour hors de nos frontières. Dans ces conditions, la part de marché de l’avion progresse (13%), quand celle de la voiture recule (63%) et celle du train se stabilise (14%).
1 français sur 5 ne souhaite pas partir d’ici l’été
Parmi ces 20 % de Français, les contraintes financières, liées directement ou non aux prix élevés des carburants, arrivent en tête des motifs de non-départ. Ils sont également nombreux à n’avoir ni l’envie, ni le besoin de partir ou à privilégier d’autres périodes de l’année pour leurs vacances. 18% évoquent encore le contexte sanitaire, 13% souhaitent être présents pour les élections présidentielles.
Une forte envie des clientèles internationales de sortir de leurs frontières
Sur les marchés européens et long courrier étudiés (Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne et Etats-Unis), les intentions de départ en vacances pour les 6 prochains mois sont en hausse de 15 à 20 points par rapport à l’année dernière, avec des taux s’échelonnant de 79 à 95% selon les marchés enquêtés.
Signe de cette confiance en l’avenir malgré les incertitudes, le poids des marchés domestiques est en forte baisse sur tous les marchés au profit des déplacements internationaux.
Plus spécialement sur le printemps, les intentions de voyage à l’international dans un pays européen sont élevées, avec des séjours prévus au cours des 3 prochains mois. C’est le cas notamment du marché britannique : plus des 2/3 d’entre eux envisagent un séjour d’ici le mois de juin 2022.
La France en bonne position pour bénéficier de la reprise du tourisme international
La France attire et constitue la destination N°1 en Europe pour les clientèles américaine, belge, italienne et espagnole. Son attractivité auprès des clientèles britanniques retrouve des couleurs, après la bonne dynamique observée dans les stations de montagne au premier trimestre 2022. Les destinations littorales sont, comme l’année dernière, très recherchées, avec une belle remontée également des destinations urbaines. L’image de la France apparaît globalement très positive en Europe et aux Etats-Unis.
En termes de freins aux projets de séjours en France, le contexte géopolitique actuel est en tête des craintes exprimées par les différents marchés européens, reléguant, par la même occasion, celle d’une reprise épidémique, au 3ème rang des préoccupations. Le marché américain semble à ce stade moins impacté par la guerre en Ukraine. Il est également à noter que la variable économique, liée à la forte inflation actuelle, se classe d’ores et déjà au 2ème rang des craintes exprimées.
Quels projets pour les Français cet été ?
Là encore, les Français veulent renouer avec la normale. En mai 2021, 72% des Français prévoyaient de partir à l’été. Fin mars 2022, ils sont déjà 71% à avoir des projets pour les vacances estivales, même si parmi eux un tiers ne sait pas encore à quoi elles ressembleront. Dans tous les cas, ils sont moins nombreux que l’an passé à rechercher des destinations françaises ou des espaces moins fréquentés et à être vigilants quant aux conditions sanitaires ou d’annulation. En revanche, 68% signalent que leur budget sera réduit compte tenu de l’inflation et 42% attendent de voir l’évolution du conflit ukrainien pour réserver.
Dans le Gard, les étrangers redonnent le sourire aux professionnels du tourisme
Le Monde – Le 13 avril 2022
Après deux ans d’absence, les Allemands, les Belges et les Suisses ont repris leur quartier de printemps dans la région d’Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi.
« Ça fait du bien d’entendre parler étranger à cette période de l’année ! » A Aigues-Mortes (Gard), à quelques kilomètres de la Méditerranée, ce restaurateur se remet à parler l’anglais avec satisfaction. Au pied des remparts de la cité de Saint-Louis, l’avant-saison redonne le sourire aux professionnels du tourisme. Après deux printemps blancs pour cause de pandémie, le retour des vacanciers venus d’Europe du Nord se constate jusqu’à Port Camargue, le plus grand port de plaisance d’Europe.
« Les Allemands, les Belges et les Suisses ont retrouvé leurs habitudes d’avant la pandémie, explique Stéphan Baptiste, membre du groupement des hôteliers du Grau-du-Roi, la seule commune gardoise située en bord de mer. C’est assez réconfortant pour nous. Ils ont un bon pouvoir d’achat et font vivre la station hors période estivale. On a une hausse d’environ 50 % du nombre de clients étrangers en quelques semaines. » Cet optimisme se nourrit aussi par des réservations qui annoncent un bel été. « C’est une clientèle qui s’engage, poursuit l’hôtelier. Les familles nous réservent des séjours longue durée avec des formules non annulables et non remboursables. »
« Venir en période creuse »
Dans le département du Gard, le tourisme représente 13 % du PIB. Si les deux dernières saisons estivales « ont été très bonnes sur le littoral », reconnaît Stéphanie Aillet, directrice de l’office du tourisme au Grau-du-Roi, la station balnéaire a bien souffert du contexte sanitaire, amputant les retombées de l’avant et de l’après-saison, qui attirent d’habitude une clientèle de retraités. La baisse de la clientèle étrangère était estimée à 40 % en 2020 et 2021.
« Ici, historiquement, nous avons une grande clientèle allemande », explique Jean-Marc Groul, directeur fondateur de l’aquarium marin Seaquarium, ouvert depuis 1989. « Ces deux dernières années, les Suisses et les Belges ont fait de la résistance et venaient encore. On s’est habitués, hors saison estivale, à n’entendre parler que le français. C’est vrai que, depuis plusieurs semaines, les Allemands mais aussi les Néerlandais sont de retour. »
« Les réservations se font à la dernière minute, quasiment toute l’année. La pandémie a renforcé ce phénomène de courts séjours » Stéphanie Aillet, directrice de l’office du tourisme au Grau-du-Roi
Dans la cité médiévale voisine d’Aigues-Mortes, le petit train embarque pour vingt minutes de promenade les familles belges et leurs jeunes enfants, des retraités allemands, aussi. Boris et Amber expliquent « avoir regardé le calendrier des vacances françaises et allemandes pour venir en période creuse ». « C’est tout nouveau ! explique-t-on à l’office du tourisme. Les touristes étrangers reviennent tout juste. »
Quartier Port du Roy, une marina apparue dans les années 1990 entre Aigues-Mortes et le Grau-du Roi-et largement commercialisée à l’époque à Londres, les propriétaires anglais n’étaient pas revenus au mois de mars depuis 2019, tels Ben Singh et son épouse. « C’est la période que je préfère, raconte celui qui vit en périphérie de Bristol, mais qui s’installe au bord de l’eau plusieurs semaines par an, jusqu’à début juillet. Il y a moins de monde à cette période de l’année, le soleil est moins fort. Ça nous avait manqué ! »
« Se faire plaisir »
Le retour de la clientèle européenne est facilité par les lignes aériennes. « L’aéroport de Montpellier est à vingt minutes de voiture, rappelle Stéphanie Aillet. Les lignes de Berlin, Bruxelles, Copenhague, Oslo et les Pays-Bas ont une réelle répercussion sur la fréquentation, avec une clientèle qui détient un bon pouvoir d’achat. Sans compter les Belges qui viennent en voiture… Nous sommes la plage la plus proche de l’A7 ! »
Cette tendance pourrait s’accentuer, puisque l’aéroport de Nîmes, à 40 kilomètres, développe aussi des lignes européennes à bas tarifs. La ligne Nîmes-Dublin a ouvert, le 29 mars. La responsable affirme aussi rencontrer des touristes « qui ont besoin d’être dehors, au grand air, et maintenant en toute saison. Avec les phénomènes Airbnb et Booking, les réservations se font à la dernière minute, quasiment toute l’année. La pandémie a renforcé ce phénomène de courts séjours ».
De l’autre côté du Vidourle, petit fleuve qui sépare les départements du Gard et de l’Hérault, le Casino Partouche, fermé aux printemps 2020 et 2021, constate également une nette reprise de l’activité. Cette année « ne peut être que meilleure », note Romain Almeida, même si, dans cet établissement, le public est avant tout français. « Il y a néanmoins quelques personnes venues d’Europe qu’on n’a pas forcément l’habitude de voir », note le directeur adjoint, qui constate, ces dernières semaines, « une nette hausse du panier moyen ». Auparavant établie à 45 euros, la moyenne des dépenses par client a grimpé à 65 euros, ces derniers mois. « Les gens ont envie de se faire plaisir. Il faut dire aussi que, durant deux ans, ils ont pu faire des éconoL’actu de mars 2022 : Faut-il continuer les locations du samedi au samedi ?
Le cercle vicieux des locations à la semaine pour les vacances à la montagne
Le Monde – Le 19 février 2022
L’industrie du ski française s’est organisée autour de l’hébergement du samedi au samedi. Un concept figé, malgré la demande des clients, les embouteillages et un mauvais bilan carbone.
- Printemps 1991. La montagne française prépare ses Jeux olympiques d’hiver, à Albertville (Savoie), et s’inquiète d’une préoccupation nouvelle : « Les embouteillages monstres sur les routes alpines », selon les mots du sénateur socialiste du Rhône Franck Sérusclat (1921-2006), qui s’en émeut dans une question écrite au gouvernement. Il les impute aux locations à la semaine, qui commencent le samedi. N’ayez crainte, répond en substance le ministre délégué au tourisme de l’époque, Jean-Michel Baylet, lequel a réuni les organisations professionnelles : « Le problème des semaines courtes, des week-ends allongés et d’un assouplissement des dates de départ et de retour a été posé. » Les professionnels de la neige ont promis, dit-il, d’assouplir les modalités de location afin d’étaler les arrivées.
- Trente ans plus tard, le samedi 19 février, début des vacances scolaires de la région parisienne, devrait drainer plus de 35 000 véhicules sur la seule RN90, qui dessert les grandes stations de la Tarentaise. Le trafic est rouge tous les samedis, entre fin janvier et mi-mars ; beaucoup plus calme les autres jours. Bison futé arrive à la même conclusion que les habitants, qui ne sortent plus de chez eux ce jour-là : trente ans d’évolution des modes de vie n’ont pas suffi à régler l’enfer du samedi, qui semble une donnée immuable du tourisme de montagne.
- Au téléphone, lorsqu’on mentionne le « samedi-samedi », Laurent Vanat éclate de rire. C’est parce qu’il est Suisse et que, vu de chez lui, cet enfer du samedi est un phénomène bien français. « C’est un problème monstre de votre industrie du ski ! Et c’est insoluble, figé dans le béton. » Consultant spécialisé dans le tourisme de montagne, il a fait le tour des stations du monde entier, et il le certifie : ce sixième jour est une obsession française. « Dans le Colorado, 60 % des skieurs viennent en avion, mais il en arrive tous les jours. En Suisse ou en Autriche, il y a bien davantage d’hôtels, qui sont plus flexibles que les hébergeurs français. »
Cercle vicieux et autobloquant
- Selon Laurent Vanat, l’écosystème de la montagne a formé un « cercle vicieux, autobloquant ». Car celui qui souhaite sortir du système aura des difficultés à se loger ou même à se rendre dans les Alpes autrement qu’en voiture. La SNCF propose des liaisons entre la province et les Alpes durant les vacances scolaires de février, mais uniquement le samedi. Comme le Thalys depuis Bruxelles. Elle refuse de préciser le niveau de son offre, mais évoque « quatre à cinq fois plus de trafic le samedi que le vendredi ». Les aéroports de Grenoble et de Chambéry accueillent les deux tiers de leurs vols le samedi, et celui de Genève déborde ce même jour.
- Les cours de ski sont également calqués sur le modèle « samedi-samedi », avec des sessions de cinq ou six jours qui commencent dimanche ou lundi. Pour des cours sur trois jours ou le week-end, prière de demander un devis personnalisé.
- Aucune étude approfondie n’a été menée sur le sujet, pourtant identifié par tous les acteurs de la montagne. Tous conviennent que c’est la faute de l’autre. De la SNCF, qui ne mettrait pas assez de trains à disposition les autres jours. Des hébergeurs, qui veulent éviter les trous dans leurs calendriers et simplifier leur logistique. Des clients, enfermés dans leurs habitudes. Des domaines skiables, qui profitent du samedi pour mettre leur personnel au repos.
- La Compagnie des Alpes, qui exploite la majorité des grands domaines du massif et étend son emprise sur le reste de la chaîne (distribution, hébergement, école de ski), jure vouloir s’extraire de cette « sacro-sainte semaine du samedi-samedi ». « Tout le monde se dit que ce serait bien. Mais, à un moment, il faut le faire, s’exclame son directeur général, Dominique Thillaud. Il faut lâcher un trapèze et agripper l’autre. »
Risque
- Délégué montagne d’Atout France, l’organe national de promotion touristique, Sylvain Charlot décrit « un round d’observation qui dure depuis quarante ans ». « Toute la chaîne de l’offre doit s’activer pour bouger, et c’est difficile. Si je suis un maillon, vais-je prendre le risque de développer autre chose que le samedi-samedi ? Si les autres ne le font pas, je suis mort. »
- Beaucoup d’observateurs s’entendent pour désigner les hébergeurs comme les principaux responsables du blocage, et notamment les résidences de tourisme, qui dominent le marché dans les stations de Savoie et de Haute-Savoie. Le leader à la montagne, Pierre & Vacances, dit s’aligner sur les attentes des clients, en imposant les arrivées le samedi. Le Club Med, autre acteur majeur, ne dit pas autre chose. Il a pourtant fait le choix d’arrivées le dimanche. Ses clients profitent ainsi de l’absence de bouchons et d’une journée de ski plus fluide le samedi.
- Les études sur les attentes des skieurs montrent surtout une demande de souplesse. Parmi ceux arrivés le samedi par la route, sondés en 2019 par le cabinet G2A, seuls 31 % souhaitent arriver à tout prix ce jour-là. Ils sont aussi nombreux à vouloir basculer le dimanche et 41 % à préférer le vendredi. Notamment pour éviter les bouchons.
- Quant à la durée de séjour, selon une étude d’Atout France, les amateurs de montagne privilégient un séjour de quatre jours, puis cinq jours. « L’option sept jours n’arrive qu’en 5e position, s’étonne Sylvain Charlot. L’offre n’est pas du tout en adéquation avec la demande, qui évolue vers les courts séjours. »
Un frein aux arrivées en train
- Outre des embouteillages monstres, surtout lorsqu’il neige, ce système a deux conséquences. En premier lieu, il empêche le report modal dans les transports, qui représentent 57 % des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie de la neige. Le samedi, la SNCF ne peut pas mettre davantage de matériel à disposition. Les autres jours, elle ne le souhaite pas, estimant que la demande n’est pas là. C’est ainsi que la proportion de skieurs arrivant en train reste marginale, d’autant plus que deux trains de nuit ont été supprimés ces dernières années.
- Pour cette même raison, les projets d’ascenseurs valléens, financés à grands frais par les collectivités pour décarboner les derniers kilomètres entre la vallée et la station, seraient, en l’état, d’une utilité relative : ces télécabines seront bien incapables d’absorber les arrivées du samedi et risquent de tourner à vide les autres jours.
- Seconde conséquence : la montagne, dont 30 % des lits touristiques sont vides sur l’ensemble d’une saison d’hiver, perd très probablement des clients. Rebutés par les bouchons du samedi ou par l’impossibilité de déroger au séjour d’une semaine. « Quand on observe la tendance des “city breaks” [séjours de courte durée] et la flexibilité des catégories socioprofessionnelles qui vont au ski, on passe sans doute à côté d’une clientèle », estime Sylvain Charlot. « De plus en plus, quand les gens ont des “irritants”, comme des bouchons, ils ne réservent pas », confirme Michaël Ruysschaert, directeur général de l’Agence Savoie Mont-Blanc.
Les hébergeurs commencent à bouger
- Selon les élus locaux, il suffirait que 20 % des arrivées du samedi se déportent sur d’autres jours pour régler une grande partie du problème. Un horizon à la portée du système, qui commence lentement à bouger sous la pression des élus. Le schéma de cohérence territoriale (SCoT) de la Tarentaise, où se trouvent les plus grandes stations, impose ainsi aux nouvelles unités touristiques de commercialiser au moins 70 % des séjours d’hiver « hors du traditionnel samedi-samedi ».
- Depuis 2016, Pierre & Vacances propose des arrivées flexibles et des courts séjours sur ses temps faibles. Hors février, le samedi ne représente plus que la moitié des arrivées. Certains hébergeurs mettent désormais la moitié de leur stock à disposition pour des séjours du vendredi au lundi, hors vacances scolaires. Entre 2012 et 2018, les stations de l’Isère en ont même fait un argument marketing, avec l’opération « Skiez en décalé ».
- L’essor des plates-formes de location entre particuliers a aussi permis de fluidifier le marché, alors que de très nombreux lits sont inoccupés une grande partie de l’hiver. Airbnb est parti à la conquête des Alpes, avec l’argument de sortir du carcan de la location à la semaine, répondant à la demande d’une clientèle plus jeune, citadine et sans enfants.
Les chiffres des arrivées dans les meublés touristiques en Savoie et Haute-Savoie, communiqués par AirDNA, sont la preuve d’un système plus flexible : le samedi a représenté un quart des arrivées en janvier 2021 et 2022, et la moitié en février 2020, durant les vacances scolaires. Lors des prochains Jeux olympiques d’hiver en France, le problème sera peut-être réglé : les Alpes du Sud réfléchissent à une candidature pour 2034 ou 2038.
Tourisme : l’Etat et les plateformes lancent l’expérimentation d’un outil d’échange avec les communes
Banque des Territoires – Le 25 février 2022
- Le ministère de l'Économie et des Finances (direction générale des entreprises), le ministère du Logement (direction de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages) et celui chargé du Tourisme annoncent le lancement de l'expérimentation d'une interface 'visant à faciliter les échanges de données entre les intermédiaires de location de meublés de tourisme et les communes'. L'expérimentation porte sur cinq communes volontaires : Bordeaux, Lyon, La Rochelle, Nice et Strasbourg. On notera l'absence de Paris, pourtant la plus concernée par les locations touristiques meublées, mais qui est en froid avec les plateformes. Du côté de ces dernières, cinq sites participent à l'expérimentation : Booking.com, Airbnb, Clévacances, Expedia et Leboncoin. La maturation de ce projet semble avoir été assez lente, puisque le communiqué du ministère de l'Économie et des Finances précise que le projet a été 'initié dès l'automne 2020'.
- En pratique, il s'agit de la mise en œuvre d'une disposition de la loi Elan du 23 novembre 2018, complétée par la loi Engagement et proximité du 27 décembre 2019. Ces textes prévoient en effet que les communes ayant mis en place une procédure d'enregistrement des meublés de tourisme sont en droit de demander à une plateforme de location 'le décompte du nombre de jours au cours desquels un meublé de tourisme a fait l'objet d'une location sur leur territoire'. En pratique, de nombreuses communes ont décidé de recourir à cette possibilité à partir de décembre 2019. Cette montée en charge 'a fait apparaître de nouveaux besoins qui nécessitent une adaptation des modalités techniques de transmission'.
- La solution numérique expérimentale a été développée avec l'aide du pôle d'expertise de la régulation numérique (PEReN). Elle présente plusieurs avancées par rapport au dispositif actuel : harmonisation et simplification des transmissions entre les plateformes de location et les communes, ou encore digitalisation et automatisation des échanges afin d'accélérer et de faciliter la mise à disposition de l‘information grâce à une plateforme de consultation pour les communes. Celles-ci pourront ainsi suivre en temps quasi réel la situation des locations meublées sur leur territoire, et notamment l'approche et l'atteinte du plafond de location annuel de 120 jours. Autre avantage : la mutualisation de l'effort de correction et de réconciliation de données pour les communes (plusieurs plateformes étant généralement actives sur une même commune), la base d'adresse nationale ayant vocation à être utilisée pour consolider les adresses et exploiter des outils cartographiques.
- De leur côté, les plateformes, répondant aux demandes de collectivités, déploient la mise en place de l'enregistrement obligatoire des logements proposés à la location touristique meublée (qui permet aussi le prélèvement de la taxe de séjour). Dans un communiqué du 15 février, Airbnb annonce ainsi la mise en place de l'enregistrement obligatoire à Marseille et à Nice.
La montagne face au changement climatique : penser un avenir sans ski
Le Monde – Le 4 mars 2022
La menace qui plane sur les stations n’est pas seulement écologique, elle est aussi économique. Car si le tournant est souvent pensé, il est rarement financé.
Analyse.
- Clément Noël, champion olympique de slalom aux JO de Pékin, a appris à skier dans une station qui n’existe plus. Elle se trouvait dans les Vosges, au-dessus du village de Ventron. Une auberge vieille d’un siècle, un premier téléski puis, dans les années 1980, une vraie station familiale, où les petits Vosgiens, dont Clément Noël, découvraient les rudiments de la glisse.
Il y eut ensuite de plus en plus d’hivers sans neige, des saisons réduites aux vacances scolaires de février, qui ne suffisaient plus à rentabiliser les infrastructures. Ce mois-ci, les remontées mécaniques ne fonctionnent plus. Thibaut Leduc, dont la famille exploitait la station depuis trois générations, est mort au printemps 2021. Auparavant, il avait décidé d’arrêter les frais et portait un projet de reconversion hôtelière adaptée à l’évolution climatique, avec spa mais sans ski. Sa décision avait révolté la commune, estimant qu’il n’avait pas donné sa chance à la perpétuation de ce trésor local, longtemps synonyme d’activité économique et de renommée régionale.
- Les débats sur la transition touristique, voire économique, crispent logiquement les communes où le ski a apporté notoriété, vacanciers et emplois saisonniers. Ils se tendent d’autant plus lorsque la suite n’a pas été préparée, comme c’est le cas partout, ou presque, dans les montagnes françaises. C’est pourtant là que le changement climatique est le plus rapide et le plus visible. Voilà vingt ans qu’en dépit des projections alarmantes des climatologues, l’avenir des territoires de montagne est un impensé des décideurs locaux, qui rappellent que le ski les a sauvés de la désertification tout en tentant de continuer à entretenir cette manne avec la construction de nouveaux programmes immobiliers.
Sélection naturelle
- L’hiver 2021, sans remontées mécaniques en raison de la pandémie de Covid-19, a donné une idée de ce qui les attend dans un futur pas si lointain – entre vingt et trente ans pour les stations de moyenne montagne, des Alpes du Sud ou des Pyrénées-Orientales. Les stations des Alpes et des Pyrénées au-dessus de 2 000 mètres d’altitude peuvent tenir au-delà, peut-être jusqu’à la fin du siècle, selon les scénarios de réchauffement planétaire, mais avec un besoin croissant de neige artificielle, et donc d’eau.
- Une sélection naturelle entre les stations se dessine. Les plus élevées, les plus septentrionales et les plus orientées au nord, les plus accessibles aux grands bassins de population résistent le mieux aux hivers sans neige et peuvent donc continuer à investir. A la clé, sans doute, une nouvelle hausse des coûts, donc des prix payés par les touristes, conséquence de la rareté.
- La menace n’est pas seulement climatique. Elle est aussi économique, car le contexte à venir s’annonce moins favorable : hausse du coût de l’énergie pénalisant l’exploitant comme les clients, possible taxation d’un secteur aérien qui convoie les clientèles les plus dépensières, influence majeure d’acteurs au modèle chancelant comme les résidences de tourisme. Mais surtout, absence de renouvellement du parc de skieurs et concurrence avec d’autres formes de tourisme et de loisirs.
- Pour toutes ces raisons, les géographes et économistes qui étudient l’industrie du ski posent sur elle un regard navré. Le chercheur Vincent Vlès, dont les travaux sur les Pyrénées font autorité, fait le tour des barrières cognitives qui empêchent de préparer l’avenir, dans un article publié en 2021 (« Anticiper le changement climatique dans les stations de ski : la science, le déni, l’autorité »). Il cite l’écrivain Julien Gracq : « C’est énervant, les gens qui croient trop dur que les choses seront comme toujours elles sont. » (Le Rivage des Syrtes, 1951).
« Dépendance au sentier »
- En s’éloignant des stations, en descendant dans les parcs naturels, dans les exécutifs départementaux ou régionaux, le tournant est pensé, affirmé, mais rarement financé. Ce sont encore les subventions aux canons à neige et aux infrastructures du ski alpin qui phagocytent les budgets publics. La diversification touristique hivernale et l’aménagement d’une offre estivale sont dans les têtes. Elles ne peuvent être qu’un complément de revenus pour le ski, comme l’a montré l’hiver 2021 : affluences très bonnes par endroits, mais revenus directs insignifiants.
- Il est bien plus risqué, électoralement surtout, de penser la fin du ski dans certaines stations et un avenir différent, avec une multiplicité des modèles, comme il en existe en Autriche, en Suisse ou aux Etats-Unis : stations résidentielles d’agrément, pour celles à moins d’une heure des grandes villes ; destinations touristiques de bien-être – ce qui implique des bouleversements paysagers et le retour à une échelle humaine ; ou retour du territoire à la nature, au pastoralisme, à l’agriculture de montagne.
- L’hiver 2021 semble toutefois avoir fait sauter quelques tabous et blocages. Des ponts ont été jetés entre les partisans de la transition et les gestionnaires de remontées mécaniques. Des propriétaires de résidences secondaires s’impliquent davantage. De nouveaux résidents accèdent aux responsabilités municipales avec des discours de rupture. Qu’en restera-t-il après l’hiver 2022, marqué par une fréquentation très élevée grâce à un alignement des planètes favorable ?
- Le phénomène de la « dépendance au sentier », autrement dit l’influence des orientations passées sur les décideurs publics, reste prégnant. Dans un opuscule récent, Touche pas au grisbi ! (Inverse, 46 p., 10 euros), le journaliste et écrivain Guillaume Desmurs rappelle que dans les années 1960, le président du conseil général de Savoie, Joseph Fontanet, avait poussé le développement de l’industrie du ski afin de préparer un avenir sans métallurgie, malgré une certaine opposition attachée à cette industrie et au thermalisme. Qui sera le Fontanet des années 2020 ?
Meublés touristiques : la communauté d’agglomération Pays Basque approuve la nouvelle règle de compensation
France Bleu Nouvelle Aquitaine - Le 5 mars 2022
https://www.francebleu.fr/infos/politique/la-communaute-d-agglomeration-pays-basque-1646469196
- La communauté d'agglomération Pays Basque (CAPB) a voté ce samedi 5 mars la nouvelle réglementation concernant les meublés touristiques. Sur les 232 conseillers communautaires, 220 étaient présents : 169 ont voté pour, 8 contre et 33 se sont abstenus (les dix autres n'ont pas pris part au vote), soit plus de 80 % pour le 'Oui', moins de 4 % pour le 'Non' et près de 16 % d'abstention. À partir du 1er juin 2022, les propriétaires qui voudront mettre en place une location saisonnière permanente d'une résidence secondaire devront obligatoirement proposer un autre bien à la location à l'année, dans la même commune.
11000 logements concernés dès le 1er juin
- Selon l'Agence d'urbanisme Atlantique et Pyrénées (Audap), les hébergements de courte durée ont augmenté de 130% entre 2016 et 2020. Dans le détail, à partir du 1er juin 2022, pour pouvoir louer un logement pour une courte durée dans les 24 communes de la zone tendue du Pays basque, il faudra :
o Proposer un autre bien immobilier pour une location à l'année ;
o Que ce bien soit situé dans la même commune ;
o Et que ce bien soit un local qui n'était pas destiné au logement, n'était pas un commerce, ni situé au rez-de-chaussée. Un local qu'il faudra donc transformer en logement.
o La mesure concerne les locations de résidence principale supérieures à 120 jours par an et toutes les résidences secondaires.
Les exceptions
o Les logements loués au moins neuf mois de l'année aux étudiants ;
o Les locations faites à l'intérieur de la résidence principale.
- 'On ne va pas se le cacher, le but est de contraindre' - Daniel Olçomendy, vice-Président de la CAPB, co-auteur du texte.
La mesure n'est pas rétroactive. La conséquence est que sur les 16.000 logements concernés par cette réglementation (loués sur les plateformes Abritel et Airbnb, selon le décompte de l'Audap), 11 000 meublés seront concernés dès le 1er juin prochain. Les propriétaires doivent appliquer la mesure au moment où ils refont une demande d'autorisation du logement (qui dure trois ans).
- En préambule du vote, Roland Hirigoyen, co-auteur du texte et vice-président de la CAPB en charge de l'Habitat et du Logement, a rappelé que la réglementation a été rédigée grâce à cinq comités techniques et cinq comités de pilotage organisés en 2021.
Une mauvaise réponse à un problème - Kotte Ecenarro, maire d'Hendaye
- Après la présentation du texte, le premier élu à prendre la parole et se positionner contre la réglementation est le maire d'Hendaye : 'Je ne regrette pas d'avoir contribué cette semaine au débat un peu vif sur le sujet, reconnait Kotte Ecenarro. [...] C'est une mauvaise réponse à un problème. Nous allons certes bloquer les locations saisonnières, mais je doute que les biens concernés soient remis à la location à l'année'. Selon l'édile, à Hendaye, seulement 3 % des propriétaires actuels consultés seront disposés à vouloir louer à l'année.
- La réglementation de compensation concerne donc 24 communes. Mais elle a été votée par les 220 élus de la CAPB présents ce samedi. Elle ne suffira pas à contrer la vague de spéculation immobilière qui s'abat sur le Pays basque depuis quelques années. Roland Irrigoyen rappelle que l'encadrement des loyers, la réhabilitation logements vacants et les mesures fiscales favorisant les locations à l'année, sont tout aussi essentiels. 'Outre les mesures fiscales, ces dernières mesures font partie du PLH' voté le 2 octobre dernier, rappelle le vice-président à la CAPB.
L’association Alda salue « une avancée majeure »
- Un premier bilan de cette réglementation sera effectué en 2024, via la clause de revoyure. 'Et nous mettrons tout sur la table', prévient Emmanuel Alzuri, maire de Bidart, tout en étant pendant deux ans 'particulièrement vigilant sur l'évaluation du dispositif.'
- De son côté, l'association Alda, fer de lance du projet, salue une avancée majeure, dans un communiqué publié dès l'annonce du résultat. 'En mai 2021, Alda avait réalisé un travail de chiffrage révélant pour la première fois l'importance massive de cette pratique qui a vampirisé l'équivalent d'un quart du parc locatif privé local dans la zone tendue, démontrant l'urgence à agir', écrit Xebax Christy, son coprésident.
'En juin, nous avions produit une note juridique soulignant que la compensation était tout à fait applicable au niveau de l'agglomération Pays Basque', poursuit-il. 'Reste maintenant à préciser la question essentielle de qui s’assurera du contrôle de l’application de cette mesure, et avec quels moyens exacts.'
Bonjour à tous,
Nos voisins européens et de nombreux pays du monde entier réouvrent chacun à leur tour leurs frontières aux voyageurs. Cette nouvelle pourrait sembler anecdotique pour ceux d’entre vous qui ne bénéficient pas ou peu des réservations des touristes étrangers. Elle démontre pourtant l’optimisme et la confiance des gouvernements pour une période à moyen ou long terme, car ils ne procéderaient pas à ces réouvertures sans avoir des arguments solides. Restons cependant une nouvelle fois prudents, après avoir connu une période d’optimisme semblable il y a quelques mois avant l’arrivée du variant omicron.
Etude sur les nouvelles aspirations des français en matière de vacances
ADN Tourisme – Le 24 janvier 2022
https://www.adn-tourisme.fr/etude-sur-les-nouvelles-aspirations-des-francais-en-matiere-de-vacances/
- Recherche d’expériences de proximité et de voyages porteurs de sens, succès du « consommer local » et des destinations « nature »… Depuis maintenant deux ans, la crise sanitaire a vu émerger des tendances touristiques largement commentées. Emergentes, embryonnaires ou prégnantes, qu’en est-il vraiment ? Comment la crise a-t-elle rebattu les cartes ? Afin de suivre et mesurer les tendances des aspirations des Français en matière de vacances, une étude nationale, pilotée par Tourisme Bretagne en partenariat avec ADN tourisme, UNAT nationale et 10 Unions régionales ainsi que 11 Comités régionaux du tourisme, dévoile ses résultats.
o De la détente et de la relaxation privilégiées en priorité par les Français: ils souhaitent prendre leur temps pendant leurs vacances (62%) afin de se reposer et se ressourcer au calme (61%).
o Dépaysement, déconnexion, découverte et enrichissement : 78% des Français souhaitent découvrir des paysages et 68% de nouveaux endroits. Une forte demande aussi pour les découvertes patrimoniale (69%) et gastronomique (54%). Ils confirment être en recherche de dépaysement pour trancher avec leur quotidien (63%). 54% des Français ressentent le besoin de s’affranchir des contraintes horaires.
- Entre les séjours réalisés précédemment et ceux qu’ils souhaitent réaliser à l’avenir, la recherche de confort et de bien-être ainsi que le retour à la nature vont s’intensifier, respectivement +10 points et +4 points entre les séjours déjà réalisés et ceux à venir. Ils privilégieront des hébergements confortables et privatifs au cœur d’environnements reposants propices au ressourcement et aux retrouvailles avec leurs proches, loin de l’agitation des destinations bondées. La question du temps est cruciale : actuellement, les séjours en hébergement marchand durent en moyenne 1 semaine mais idéalement ils viseraient 2 à 3 semaines de vacances ! A cela, s’ajoute la volonté de pratiquer un tourisme plus « slow » propice à la contemplation des paysages et au respect de la nature.
- Certaines tendances existent depuis plusieurs années, mais leur progression s’est accélérée en réponse directe à la crise
o Pouvoir télétravailler sur son lieu de vacances: 74% des Français pourraient adopter cette pratique s’ils en avaient la possibilité ;
o Éviter de prendre l’avion(65%) ;
o Opter pour un hébergement mobile, tels que le camping-car, van, fourgon (58%) ;
o Réserver à la dernière minute(54%).
- D’autres devraient rester sur le long terme et s’intensifier :
o Vivre une expérience particulière voir unique (71%) ;
o Voyager de manière plus responsable (70%) ;
o Vivre comme un local (69%).
- Les vacanciers « farniente » (qui représentent 37% des vacanciers français) sont souvent des familles actives avec enfants avant tout en recherche de calme. Pour 70% d’entre eux, les vacances idéales devront se dérouler à la mer, pour se détendre et se relaxer (52%) en priorité. Plus que les autres, ils souhaitent à l’avenir être acteurs de leurs vacances (83%). Plus jeunes, les hyperactifs (10% des vacanciers français) ont moins de budget mais pratiquent de multiples activités au cours de leurs vacances (90%). Pour leurs vacances idéales, 74% d’entre eux sont plus enclins à partir à l’étranger mais aussi à l’aventure (70%).
- Les attentes des Français en matière de vacances idéales restent simples et réalistes : des vacances conviviales (56% en couple, 48% en famille et 23% entre amis), permettant avant tout le dépaysement et la déconnexion (39%), la découverte et l’enrichissement (38%). La recherche du beau temps est aussi le premier élément essentiel à la réussite de leurs vacances (38% des citations)
De l’Australie à la Grèce, le monde rouvre ses frontières aux voyageurs vaccinés
L’Echo Touristique – Le 7 février 2022
C’est un large mouvement de libération qui se propage à travers la planète. Au grand soulagement des pros du secteur et des voyageurs.
Est-ce enfin le bout du tunnel ? Bien malin celui qui pourra l’affirmer, tant la pandémie a joué les prolongations depuis deux ans. Mais, factuellement, le tourisme connaît une vraie période de détente des mobilités, aux quatre coins de la planète. Plusieurs pays ont effet décidé d’assouplir leurs conditions d’entrée, du moins pour les personnes vaccinées. De bon augure pour les ventes de voyages, qui enregistrent une embellie depuis une bonne quinzaine de jours.
- Grèce : C’est officiel depuis le week-end dernier, la Grèce n’exige plus de test de dépistage du coronavirus pour les détenteurs d’un certificat de vaccination européen, désireux d’entrer sur son territoire à partir de lundi. C’est une mesure sanitaire, mais aussi un levier de communication afin de stimuler la saison estivale… avant certains concurrents.
- Portugal : Dans le même esprit, dès aujourd’hui, les visiteurs en possession d’un certificat Covid numérique de l’UE ou de tout autre justificatif de vaccination reconnu sont dispensés de présenter un test négatif à leur arrivée dans le territoire national, annonce le Portugal. Pendant ce temps, la France songe en haut-lieu à l’abandon du test obligatoire à l’arrivée sur son territoire, un test qui freine les mobilités internationales.
- Maroc : Ce lundi 7 février rime également avec l’ouverture des frontières bien au-delà de l’Europe. C’est aujourd’hui que le Maroc rouvre son espace aérien après plus de deux mois de fermeture. Pour mémoire, tout voyageur doit être vacciné, et présenter le résultat négatif d’un test PCR réalisé dans les 48h avant le départ.
- Australie : A quasiment l’autre bout du globe, l’Australie vient d’annoncer qu’elle rouvrait ses frontières aux touristes entièrement vaccinés à compter du 21 février 2022. Cette nouvelle marque les esprits. Le pays avait en effet imposé des restrictions d’entrée sur le territoire parmi les plus strictes au monde. Cette décision symbolise également l’abandon de la politique dite « zéro Covid », en vigueur dans certains pays d’Asie-Pacifique.
- Russie : Enfin, dans une interview accordée au journal russe Izvestia et repérée par Action-visas, l’Agence fédérale du tourisme russe propose d’introduire des visas électroniques pour les citoyens de nombreux pays. La balle est dans le camp du ministère des Affaires étrangères. S’il accepte, les touristes et voyageurs d’affaires français pourraient se voir délivrer un e-Visa valable 60 jours pour effectuer un séjour jusqu’à 16 jours, selon Action-visas.
Le tourisme devrait retrouver son niveau d’avant pandémie en 2024
Lapresse.ca – Le 18 janvier 2022
- Les arrivées de touristes internationaux dans le monde ne devraient retrouver leur niveau d’avant pandémie qu’en 2024, selon un baromètre publié mardi par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui prévoit un début d’année 2022 encore « perturbé » par le variant Omicron.
- Selon l’agence onusienne basée à Madrid, le nombre d’arrivées de touristes internationaux a progressé de 4 % dans le monde l’an dernier par rapport à 2020, tout en restant inférieur de 72 % à celles de 2019, année ayant précédé le début de la pandémie de COVID-19.
- « Le rythme du redressement » est resté « lent et inégal d’une région du monde à l’autre en raison des différences » relatives aux « restrictions sur la mobilité (aux) taux de vaccination et (aux) niveaux de confiance des voyageurs », explique l’OMT.
- En Europe et dans les Amériques, les arrivées de visiteurs étrangers ont ainsi rebondi respectivement de 19 % et 17 % sur un an. Au Moyen-Orient, elles ont au contraire reculé de 24 % par rapport à 2020, tandis qu’en Asie-Pacifique, elles ont chuté de 65 % et restent inférieures de 94 % au niveau de 2019.
- Pour 2022, les experts de l’OMT jugent les perspectives « plus favorables », même si la situation devrait rester « perturbée » en début d’année, en raison de la vague récente de cas de COVID-19, dopée par le variant Omicron.
- Les arrivées de touristes internationaux devraient grimper de « 30 % à 78 % » par rapport à 2021, tout en restant très inférieures à 2019. Selon une majorité d’experts, le retour au niveau prépandémie n’interviendra ainsi « qu’en 2024 » voire après.
- Le redémarrage du tourisme international est attendu avec impatience par les professionnels du secteur, mais aussi par de nombreux pays, dont l’économie a été mise à mal par la pandémie.
- Selon l’OMT, la « contribution économique du tourisme » a ainsi plafonné à 1900 milliards de dollars l’an dernier dans le monde. Un chiffre très éloigné des 3500 milliards de dollars rapportés par le secteur en 2019.
Faire du Tourisme une « priorité nationale » : l’appel au secours du secteur aux candidats à la présidentielle
Le Figaro – Le 10 février 2022
Pour que la France conserve son titre de première destination touristique mondiale, de grands noms du secteur appellent à mettre l'accent sur le numérique et les formations d'excellence.
Alliance France Tourisme (AFT), association qui regroupe une vingtaine de grands groupes du secteur (Accor, Homair, Pierre et Vacances, GL Events...) interpelle les candidats à la présidentielle avec une dizaine de propositions pour «souligner l'enjeu national que représente le tourisme». «C'est un des secteurs les plus importants de l'économie, le plus créateur d'emplois et le plus touché par la crise Covid », a expliqué à l'AFP Dominique Marcel, président de l'association. Le secteur du tourisme représentait, en 2019 avant la pandémie, 7,4% du PIB en 2019 et 9,5% des emplois.
Parmi la dizaine de propositions tirées du livre blanc que l'association a publié en octobre, les professionnels du secteur estiment « urgent » de restructurer « la dette Covid » sur 10 ans à taux fixe afin de « sauvegarder la relance ». « Beaucoup d'entreprises sont dans des situations très difficiles », selon M. Marcel et «la concurrence avec les autres pays va s’exacerber ». « La France n'est déjà plus le premier pays en termes de dépenses touristiques », prévient-il.
Autre proposition « urgente » selon Alliance France Tourisme : la souveraineté numérique. « Le secteur du tourisme numérique doit faire l'objet de régulation et les données doivent être recueillies pour être traitées comme une question stratégique pour l'économie française. » Les entreprises touristiques sont en effet de plus en plus dépendantes de la visibilité en ligne et pour faire face aux « professionnels étrangers de l'e-tourisme rémunérés par des commissions conséquentes », l'AFT qui demande la « mobilisation des moyens de l'État (Insee, Banque de France, ministère de l'Économie) alliés aux Régions et grandes entreprises du secteur ».
Bonjour à tous,
Une fois de plus, la pandémie de Covid fait la une de l’actualité avec la propagation fulgurante du variant Omicron. Tous les Français sont touchés et nombreux sont ceux qui ont dû rester cloitrés chez eux ces dernières semaines en étant ou positifs ou cas contacts.
Les annulations ont donc été nombreuses pendant les périodes des fêtes de fin d’année et les réservations se font timides pour la majorité des départements et des meublés touristiques.
Tourisme hivernal : une confiance en demi-teinte
groupe-ecomedia.com/ - Le 12 janvier 2022
https://groupe-ecomedia.com/tourisme-hivernal-une-confiance-en-demi-teinte/
- « À peine 50 % des professionnels de la montagne de l’Ain sont confiants pour la saison hivernale. Seuls les prestataires de loisirs affichent aujourd’hui leur optimisme (86 %), enneigement et conditions météo permettant la pratique des activités hivernales dans des conditions optimales » évoque Ain Tourisme dans son baromètre de l’activité touristique de décembre. Les niveaux de réservation, encore timides, sont pour le moment jugés « moyennement satisfaisants (53 %) » par les professionnels du secteur. Avec le manque de clientèle étrangère, la crise sanitaire reste le principal frein à ces réservations, même si celles de « dernière minute » peuvent toujours changer la donne.
- En revanche, l’étude montre que des hébergeurs sont satisfaits par ce début de saison, « en particulier les hébergements collectifs, grands gîtes et meublés, recherchés par une clientèle désireuse de passer les fêtes en famille ou entre amis à la montagne ». Ce qui n’est pas le cas des chambres d’hôtes qui ne sont que « 30 % à se montrer optimistes ». Le secteur de la restauration est également dans l’incertitude.
- Pour 60 % des répondants à l’enquête d’Ain Tourisme, les niveaux de réservation sont en retrait par rapport à une fin d’année « normale », en particulier concernant la clientèle étrangère. Mais les taux d’occupation des locations entre particuliers (Abritel, Airbnb) étaient plus élevés en fin d’année que fin 2020.
- Dans le secteur du tourisme de montagne aussi, la tension sur le marché du travail se fait ressentir. Une raison à cela : de nombreux salariés ont quitté la branche, en France comme à l’étranger, et ils ne semblent pas vouloir revenir. Dans l’Hexagone, dans l’hôtellerie-restauration, pas moins de 237 000 employés ont quitté le navire entre février 2020 et février 2021. Résultat, même quand la clientèle est là, elle a du mal à être servie. Dès lors, comment accompagner la reprise économique si les bras manquent ? Une question que vont ressasser les responsables d’établissements, déjà très occupés, par ailleurs, par la mise en place des mesures barrières.
- Selon une étude retranscrite sur entreprises.gouv.fr, le portail de la Direction générale des Entreprises, la montagne en hiver attire de nombreux Français : chaque année, un résident sur dix (9 %) réalise plusieurs voyages à la montagne l’hiver, près de deux sur dix (18 %) y séjournent chaque année et un sur quatre (25 %) occasionnellement. Un résident sur deux (48 %) ne part jamais à la montagne l’hiver. Parmi les résidents qui ne sont pas partis à la montagne au cours des trois derniers hivers, plus de la moitié (52 %) sont intéressés par la destination. Le principal frein au départ, notamment pour les jeunes, est le coût d’un tel séjour.
Tourisme : les Français prudents pour les vacances de février
https://www.europe1.fr/economie/tourisme-les-francais-prudents-pour-les-vacances-de-fevrier-4085096
europe1.fr – Le 29 décembre 2021
- Si les professionnels du Tourisme ont accueilli avec joie le retour des touristes français en décembre, les prochaines semaines restent incertaines. Difficile de prévoir des vacances en raison de la pandémie de coronavirus et du durcissement des mesures sanitaires par le gouvernement.
- Après près de deux ans à limiter leurs déplacements, les Français reprennent la route des vacances. Si le mois de décembre enregistre de bons chiffres, après les retrouvailles de fin d'année , les prévisions du tourisme pour le mois de février restent toutefois floues. Pour les Français, hors de question de réserver d'ores et déjà leur prochain séjour dans un contexte de pandémie de coronavirus qui pousse le gouvernement à durcir les mesures sanitaires. Ce qui n'est pas sans conséquences le secteur du tourisme.
- 'On est à 1/4 du niveau de réservation de la même date de 2019', détaille au micro d'Europe 1 Jean-Pierre Mas, Président du syndicat des Entreprises du Voyage. 'Il y a trois-quarts de chute. Les Français n'anticipent pas leurs vacances. Ils sont pris par le climat anxiogène qui n'encourage pas à prendre des décisions de voyage à long terme.'
- Jean-Baptiste Lemoyne, ministre délégué chargé du Tourisme, et invité d'Europe Midi, relativise ces chiffres. Le Ministre explique que le comportement des Français 'évolue avec la crise'. 'Les Gîtes de France font 7 points de plus de réservation qu'en 2019, au mois de décembre, avant la crise', détaille-t-il. 'Les Logis de France sont à +20% en décembre. Il y a eu un rebond du tourisme français cet été, cet automne et cet hiver encore.' Et les stations de ski voient elles aussi les files d'attente s'allonger au bas des télésièges en décembre 'avec 9/10 stations satisfaites', selon le Ministre. Les stations souffrent par contre, de l'absence de la clientèle britannique. Mais là aussi, pour février, les Français n'ont rien concrétisé.
La plupart des propriétaires font le choix de s’occuper eux-mêmes de toute la gestion de leurs meublés touristiques. D’autres préfèrent déléguer certaines tâches, parce qu’ils n’ont pas le temps, pas les connaissances ou ponctuellement lorsqu’ils partent en vacances.
Nous travaillons avec certaines entreprises, nous vous partageons leurs contacts si besoin :
- Les conciergeries Home Partner : de nombreuses agences sont réparties sur le territoire en métropole et dans les DOM-TOM, consulter leur site Internet pour trouver le contact le plus proche de chez vous : Site Internet https://www.homepart.net/ ou email : dev@homepart.fr
- LocLinge : si vous voulez que l’entreprise récupère votre linge sale à votre domicile et vienne vous livrer le linge propre, c’est possible ! Vérifiez si votre localité est desservie en vous rendant sur le site Internet https://www.loclinge.com/fr/ ou en appelant le 05 46 46 69 37
- ComptaCom : Vous n’avez jamais trop regardé si vous pouviez trouver des économies d’un point de vue fiscal ? Vous hésitez entre les différents statuts et vous ne savez pas lequel est le plus adapté à votre situation financière ? Le cabinet d’expertise comptable ComptaCom peut vous renseigner : 02 43 64 17 27 ou lmnp@compta.com
Bonjour à tous,
Tout d’abord, nous tenons à vous souhaitez de passer de bons moments avec vos proches pour ces fêtes de fin d’année.
Pour ce mois de décembre, nous donnons les raisons de créer un site Internet personnel pour son ou ses meublés touristiques, en plus des annonces mises en ligne sur les sites de location.
Nous empruntons un article rédigé par nos amis belges, la fédération des gîtes et chambres d’hôtes de Wallonie sur ce sujet.
Pourquoi créer un site web pour votre gîte ou chambre d’hôtes ?
GitesdeWallonie.be
Téléphone, emailing, bouche-à-oreille, réseautage : la liste des outils disponibles pour toucher de nouveaux clients est longue. Un site web, lui, est la pierre angulaire de votre stratégie marketing et renforce énormément l'efficacité de vos actions de promotion et de vos autres outils (ex: réseaux sociaux, blog, etc.).
Un site web bien pensé est essentiel pour plusieurs raisons :
- Il constitue la 'vitrine' de votre hébergement en termes de promotion et améliore sa notoriété.
- Il est le reflet de l'image que vous souhaitez donner à votre hébergement.
- C'est un investissement à long terme et profitable à votre activité.
- Il permet à vos clients de trouver de l’information sur votre hébergement et vos services 24h/24 et 7j/7.
- Il est accessible partout dans le monde.
- Il permet de vous démarquer et de vous mettre en avant.
- Il participe à l'augmentation de votre taux d'occupation.
La première étape est de bien réfléchir à votre projet : posez-vous les bonnes questions !
La conception d'un site web se mûrit longtemps à l'avance et nécessite de se
poser des questions 'clés'. Ne négligez jamais cette étape, cela vous
évitera des soucis futurs et ne sera que positif en termes de communication de
votre gîte ou chambre d'hôtes.
- Quel est l’objectif de votre site web ? Vendre ? Informer ?
- Quel est votre public cible ?
- Qu’est-ce qui intéressent vos clients sur le Web ?
- Que font vos concurrents ?
- Quel budget avez-vous à consacrer pour la création de votre site web ?
Votre site doit être visible des internautes : veillez à bien le référencer !
- Améliorer son positionnement dans les moteurs de recherche est aujourd’hui devenu trop important pour être relégué au second plan. Le référencement doit être pensé dès la conception du site.
- Créer une fiche Google My Business
Rendez-vous sur https://www.google.com/intl/fr_be/business/
- Une fiche correspond à une adresse. Si vous avez plusieurs hébergements, il faut créer des fiches distinctes.
- Différentes informations peuvent être encodées : la description de l’offre, l’adresse et les coordonnées, le site web, des photos, vidéos, les informations sur les infrastructures spécifiques telles que piscine, jardin, jaccuzzi, etc., les moyens de transports les plus proches, actualités, les atouts touristiques proches, etc.
Google My Business
rassemble toutes les informations qu’il a trouvées sur votre hébergement en une
seule fiche.
Un lien est systématiquement fait avec Google Maps qui permettra également à l’internaute
de trouver la fiche liée à votre gîte ou chambre d’hôtes s’il fait une
recherche cartographique.
Ces fiches « Google My Business » sont paramétrées pour s’afficher
sur tous les smartphones en donnant l’information essentielle.
Un site clair, convivial et riche en informations :
pensez à l'ergonomie !
Votre site doit donner envie aux visiteurs de poursuivre leur visite. Les
informations doivent être trouvées rapidement. En effet, les internautes
zappent de plus en plus vite d’un site à l’autre lors d’une recherche. Un site
a moins d’une minute pour capter l’intérêt. Il est donc nécessaire que
l’information se trouvant sur votre page d’accueil soit très claire afin que
l’internaute ne passe son temps à rechercher l’information. Pour ce faire, créez
des rubriques spécifiques (telles que Accueil, Chambres, Activités/Région,
Tarifs et Réservations, Accès, Contacts,…).
Un site responsive design
Ce critère concerne l’affichage des sites web sur les écrans de smartphone et de tablette. La visualisation d’une page diffère en fonction de la taille de l’écran. Nous sommes nombreux à consulter Internet grâce à nos smartphones et nos tablettes. Ce point ne doit pas être négligé.
Le contenu de votre site web : n'oubliez pas de le penser et de le faire vivre !
Quelles sont les informations à diffuser ?
- Des contenus intéressants et originaux liés à votre gîte ou chambre d’hôtes. Mettez en avant votre hébergement et présentez vos forces, particularités (services, labels, etc.), la région, vos partenaires, les activités et événements, vos coups de cœur, vos conseils, etc. Racontez votre histoire, présentez-vous et expliquez votre philosophie.
- Des photos de qualité : les photos que vous mettrez sur votre site ont un rôle prépondérant et obtiennent sans aucun doute le meilleur taux d’engagement de la part de vos futurs clients. Sélectionnez-les méthodiquement et veillez à leur qualité. N’hésitez pas à alimenter votre fonds photographique régulièrement selon les actualités, les saisons et les informations que vous diffusez. Ciblez les endroits suivants : les extérieurs du gîte (façade, alentours, jardin, terrasse), l'intérieur (les chambres, la salle de bains et les pièces de vie).
- Les tarifs : le budget alloué aux vacances est un facteur important dans le choix des touristes, il est donc important qu'ils puissent trouver cette information sur votre site web. Dans le cas contraire, ils zapperont plus facilement !
- Les coordonnées : indiquez votre nom, e-mail, téléphone, adresse et plan d'accès. Vous pouvez également intégrer un formulaire de contact. Ces informations peuvent être complétées par une photo de vous... reflet d'un accueil convivial.
- La capacité de l'hébergement : il est essentiel que vous renseigniez le nombre de chambres et la capacité d'accueil car c'est un facteur de choix.
- Les statistiques : analysez continuellement les statistiques de fréquentation de votre site web pour vous forger une idée de la visibilité.
- La réactualisation des informations : pour une question de crédibilité, votre site ne peut pas rester statique, il doit 'vivre' !
- Un site multilingue : internet est un média mondial, votre site devra nécessairement être traduit en plusieurs langues, et prioritairement en néerlandais et en anglais. En effet, un touriste étranger préférera consulter un site dans sa langue maternelle que dans une langue qui n’est pas la sienne où il ne comprendra pas tout. Le changement de langue doit donc être facilité.
- Un moteur de réservation en ligne : pour permettre aux visiteurs de votre site web de réserver facilement votre hébergement, il est conseillé d'intégrer un moteur de réservation en ligne.
- Le calendrier de disponibilités : disposer d'un calendrier mis à jour en temps réel est essentiel pour satisfaire vos 'futurs' hôtes et constitue un bon comportement relationnel vis-à-vis de ces derniers avant leur arrivée.
Un nom de domaine pertinent : proche de votre thématique !
Le nom de domaine est l'adresse URL de votre gîte ou chambre d'hôtes sur le web.
Comment choisir votre nom de domaine ?
- Il doit être pérenne et bien pensé dès le début : en effet, lorsque votre adresse internet sera diffusée à travers vos outils et que le référencement sera effectif, il sera très difficile de le changer.
- Votre nom de domaine doit être le reflet de votre accueil : le nom de votre hébergement peut être un bon choix car il indique directement aux internautes qu'ils vous ont trouvé.
- Une fois défini, vérifiez qu'il soit libre d'achat et envisagez des extensions telles que .fr, .com, .eu, .net
- Veillez à rester propriétaire de votre nom de domaine : si vous passez par un tiers, vérifiez à ce que votre nom figure sur le titre de propriété. Si vous le faites vous-même, restez attentifs aux délais de renouvellement du nom de domaine.
Faites connaitre votre site web : outils et liens
- Un des conseils que nous vous donnons est de diffuser un maximum l’adresse de votre site web. Différents canaux sont pertinents : les réseaux sociaux, les outils papiers (cartes de visite, flyers,etc.) ou les interactions avec d'autres sites web à travers des liens.
- Intégrez
des liens vers d'autres sites web. Quels liens devez-vous privilégier ?
- Optez pour des liens pertinents en termes de référencement qui ont un lien avec votre activité et qui peuvent susciter de l'intérêt à vos hôtes.
- Privilégiez les liens qui ont une valeur ajoutée pour l'internaute afin de le convaincre à venir chez vous.
- Les échanges avec d'autres structures : vérifier régulièrement que ces liens soient encore actifs.
- N'oubliez pas de faire des liens qui ouvrent une nouvelle page du navigateur quand on clique dessus... il serait dommage de perdre l'internaute.
Chaque locataire a ses habitudes lorsqu’il loue un meublé pour ses vacances. Les uns vont être rassurés par le fait de passer par AirBnB, d’autres par Booking, d’autres par Gîtes de France, etc… Et une partie ne va vouloir réserver que par le biais du propriétaire en direct.
Posséder son site Internet permet donc d’atteindre cette typologie de locataires, qui va analyser toutes les possibilités de location de meublé sur tous les sites, puis réserver par le biais du propriétaire, sans intermédiaire.
Si vous souhaitez vous offrir un cadeau pour Noël, nous vous offrons jusqu’au 24 décembre la création et la gestion de votre site Internet pour un an, d’une valeur de 96 € TTC. (Uniquement valable en souscrivant à notre abonnement mensuel)
Votre site sera créé sur ce modèle : modèle de votre site Internet https://demo300-171-siteprop.itea.fr/
Demandez-nous un devis ICI ! https://www.resavia.com/inscription.html
Bonnes fêtes de fin d’année !
L’Autriche, les Pays-Bas, l’Allemagne et d’autres pays
d’Europe connaissent une recrudescence des cas de de Covid-19 en ce début
d’hiver et vont appliquer de nouvelles règles plus strictes contre les
personnes non vaccinées. La France n’est pas (encore) touchée par cette reprise
de la pandémie, mais les locataires d’hébergements touristiques peuvent se
retrouver anxieux à l’idée de réserver un logement avec des conditions
d’annulations trop strictes. Si vous aviez modifié vos conditions d’annulation pour
revenir à une situation « normale », peut-être pourriez-vous diminuer
à nouveau le temps d’annulation ?ces délais ?
Que ce soit l’étude demandée par Booking ou les nouveautés annoncées
du site AirBnB, la tendance est à la flexibilité aussi pour la destination des
voyageurs. Le lieu des vacances ne se fait plus forcément pour un lieu de visiteune situation géographique,
mais bien pour les spécificités de votre logement ! Paramétrez donc consciencieusement
vos annonces, ce serait dommage de passer à côté de réservations pour des
critères non cochés ou des tarifs mal saisis…
Voyages – Quelles seront les grandes tendances de 2022 ?
L’ECHO TOURISTIQUE – Le 20 octobre 2021 – Lien vers l’article
- Le grand retour des voyages sera-t-il pour l’année prochaine ? Les voyageurs en tout cas, piaffent d’impatience. C’est ce qui ressort de l’étude menée Booking, qui livre ses prévisions pour 2022.
Les voyages c’est la santé
- Si les conditions sanitaires le permettent, le voyage pourrait bien être une thérapie post-Covid. Selon l’étude, 79% des Français interrogés affirment en effet que voyager contribue davantage à leur santé mentale et émotionnelle que d’autres formes de repos et de détente. Après avoir vécu pendant presque deux ans périodes de confinement et restrictions de déplacements, les bénéfices des voyages sur la santé et le bien-être sont même plus évidents que jamais selon l’étude : 64% des Français sondés déclarent que l’impossibilité de voyager leur a fait prendre conscience de l’importance qu’avaient les voyages pour leur bien-être.
- De même, 76 % des voyageurs français s’accordent à dire que leur santé émotionnelle s’améliore lorsqu’ils savent qu’ils vont partir en vacances. Un argument tout trouvé pour les voyagistes et les agences.
Exit le télétravel
- En revanche, qu’on l’appelle « Teletravel » ou « Workation », le mélange du travail et des vacances semble avoir du plomb dans l’aile à en croire cette étude. « Contrairement à 2021, où travail et loisirs avaient tendance à s’entremêler, 69% des sondés français affirment qu’ils banniront toutes les tâches professionnelles pendant leurs vacances », rapporte l’OTA. Et en dépit de la flexibilité offerte par le télétravail, 68% des personnes interrogées expliquent qu’elles comptent opter pour des vacances plus courtes, mais en coupant totalement avec le travail, plutôt que de rester plus longtemps dans leur destination en continuant leur activité professionnelle.
- La quête de sens, elle, restera importante. Selon l’étude, près des trois-quarts des Français (72%) sont à la recherche d’expériences authentiques et représentatives de la culture de leur destination. Parallèlement, 56% des Français interrogés s’accordent sur l’importance d’organiser des séjours qui bénéficient aux communautés locales et 71% des sondés veulent que l’argent qu’ils dépensent pendant leurs séjours profite aux populations locales.
- Les voyageurs veulent créer du lien, et plus si affinités. « Pour beaucoup, la pandémie a été synonyme d’absence de nouvelles rencontres, observe Booking. En 2022, les vacances seront donc l’occasion d’élargir son cercle de connaissances et de nouer de nouvelles relations. 56% des sondés français déclarent vouloir faire de nouvelles rencontres lors de leurs séjours. Ils sont d’ailleurs 55% à être impatients à l’idée de se socialiser pendant leurs congés et 35% à vouloir séjourner dans une destination à la vie nocturne animée, pour pouvoir rencontrer de nouvelles personnes. Les Français prévoient aussi d’utiliser leur application de rencontres préférée pendant leurs vacances, les voyages étant propices à la recherche de l’âme sœur. 39% des Français sondés espèrent vivre une histoire d’amour lors de leur prochain séjour. »
Des voyages désorganisés
- Autre élément significatif de cette étude : après avoir dû vivre avec de nombreuses contraintes en raison de la pandémie, les Français veulent retrouver de la spontanéité et sont prêts à composer avec les imprévus. « 71% des Français préféreront ainsi des vacances flexibles au cours desquelles ils pourront se laisser porter plutôt que de suivre un itinéraire où chaque activité aurait été planifiée », note Booking. L’année à venir sera aussi celle des voyages improvisés, selon l’étude : les voyageurs semblent enclins à réagir de manière positive aux aléas des voyages, affirme Booking. La tendance « dernière minute » a encore semble-t-il de beaux jours devant elle.
- 69% des Français interrogés affirment en outre qu’ils accepteront toutes les opportunités de séjour, si leur budget le leur permet. Et pour les 42% qui ont fait des économies et ne sont pas partis en voyage depuis le début de la pandémie, l’argent ne sera pas un critère déterminant pour leurs séjours en 2022. Les sondés français sont 48% à envisager d’effectuer de nouveaux types de séjours. De plus, 71% affirment qu’ils seront heureux de visiter n’importe quelle destination, tant que cela leur permet de changer de cadre et d’effectuer le type de voyage qui les intéresse, rapporte Booking.
La techno à la rescousse
- S’ils acceptent plus facilement de composer avec une part d’imprévu, les voyageurs veulent s’appuyer sur les outils offerts par les nouvelles technologies. Ils sont 59% à être intéressés par un service innovant qui pourrait prédire dans quels pays il sera possible de voyager sans risque, plusieurs mois à l’avance. De même, 56% utiliseraient un outil suggérant automatiquement des destinations dans lesquelles il est facile de se rendre, dans le contexte actuel des restrictions liées à la pandémie.
- Attention toutefois : si les voyageurs acceptent certes plus facilement l’imprévu, c’est à condition de ne pas en être de leur poche. La flexibilité reste une priorité pour les voyageurs français de 2022 et un enjeu majeur pour les professionnels qui doivent l’intégrer à leur politique commerciale. Les voyageurs veulent en effet désormais savoir qu’ils ne perdront pas leur argent (46%), et qu’ils pourront annuler (41%) ou modifier (40%) gratuitement leurs réservations. Il s’agit de leurs trois priorités les plus importantes, assure Booking.
Sécurisez vos blocages de plannings ! Nous synchronisons dans la seconde vos annonces AirBnB, Abritel, Booking et votre site Internet personnel dès que vous recevez une nouvelle réservation.
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AirBnB : trois nouvelles fonctionnalités qui vont changer la vie des voyageurs
LE FIGARO – Le 10 novembre 2021 – Lien vers l’article
Nouveaux filtres de recherche
- Dénicher un chalet au pied des pistes, fuir la civilisation ou s'offrir une nuit dans une villa de luxe. Ça vous tente ? Lancée en mai 2021, l'option «je suis flexible» permet de rechercher un séjour en précisant non pas sa date ou sa destination mais le type d'hébergement désiré : avec piscine, dans une ferme, sur une île ou encore dans une cabane dans les arbres. L'étendue de dates sur lesquelles il est possible d'effectuer des recherches va être élargie à 12 mois, contre six auparavant.
- La recherche s'étoffe également de quatre nouveaux filtres : pleine nature, près des pistes, atypiques et luxe. À vous ce « village Médiéval » de Toscane, cinq maisons avec conciergerie et chef cuisinier à 18.500 euros la nuit. Comment ça « hors de prix » ?
Tester le débit de la connexion Internet
- C'est la hantise des télétravailleurs : poser ses bagages, ouvrir son ordinateur portable et se rendre compte avec effroi que la connexion wifi ne vaut pas mieux qu'un abonnement ADSL de 2005. Pour rassurer ceux qui souhaitent participer à leurs réunions Teams depuis leur lieu de villégiature, la plateforme propose désormais de tester le débit de la connexion Internet du logement envisagée depuis chez soi.
AirBnB : 50 nouvelles fonctionnalités débarquent sur la plateforme pour affronter l’hiver
CLUBIC – Le 9 novembre 2021 – Lien vers l’article
Les hôtes vont avoir l’esprit un peu plus tranquille
- Nous parlions tout à l'heure des hôtes Airbnb, c'est-à-dire toutes celles et ceux qui louent leur logement aux utilisateurs. Ils sont aujourd'hui 4 millions dans le monde. Pour offrir une protection complète à ses hôtes, Airbnb lance AirCover. Ce module gratuit offre toute une panoplie d'avantages aux hôtes, de la protection contre les dommages à l'assurance responsabilité civile (à hauteur de 800 000 euros pour les deux), en passant par la protection contre les dommages causés par un animal et la protection contre les pertes de revenus en cas d'annulation d'une réservation due à un dommage.
- La protection AirCover ne s'arrête pas là et propose aux hôtes un accompagnement financier pour pallier les frais engagés par ces derniers en cas de nettoyage en profondeur. Le délai de signalement des dommages est porté à 14 jours, et les remboursements en cas de dommage causés par les voyageurs promettent d'être plus rapides (9 jours en moyenne).
Des logements à l’accessibilité grandement renforcée
- L'accès aux logements Airbnb est renforcé avec le contrôle de l'accessibilité. L'application propose aux voyageurs vivant avec un handicap de trouver un logement adapté bien plus facilement, à l'aide de 13 critères, comme la recherche d'un logement avec une « entrée de plain-pied » ou avec une « largeur de l'entrée de la chambre supérieure à 81 centimètres », etc.
Les sites de réservation ont dû faire face comme vous à la crise du COVID-19, en s’adaptant aux nouveaux modes de voyage et aux « vagues » de reprise de l’épidémie.
Les plateformes de réservation se sont transformées afin de répondre rapidement à ces attentes.
Nous vous conseillons donc fortement :
- De maintenir ou de revenir à des conditions d’annulation très souples face à la montée probable du COVID-19 en ce début d’hiver,
De paramétrer tous les champs des annonces sur tous les sites où vous êtes référencé. Qui dit nouvelles fonctionnalités disponibles, par AirBnB par exemple, dit nouvelles fonctionnalités à remplir pour arriver dans les résultats de recherche des voyageursLes touristes sont donc de plus en plus attentifs à leur façon de voyager, que ce soit le moyen de transport pour accéder à leur destination, leur hébergement ou leur façon de consommer une fois sur place. De plus en plus observée avant 2020, la pandémie du COVID-19 aura été un accélérateur phénoménal de cette mouvance.
Le gouvernement, sans parler pour le moment de location touristique, va dans ce sens en interdisant dès 2023 par une loi la location de meublés dits « passoires énergétiques ».
Est-ce une simple mouvance pratiquée par une poignée de voyageurs ou est-ce une véritable mutation du tourisme ? Comment évaluer l’impact environnemental de votre meublé, quels sont les moyens pour l’améliorer et comment communiquer sur vos atouts environnementaux ?
Tourisme durable : à quoi ressembleront les vacances de demain ?
Geo.fr – Le 8 avril 2021
https://www.geo.fr/voyage/tourisme-durable-a-quoi-ressembleront-les-vacances-de-demain-204348
- « Dans le cadre d'un prochain voyage, 61% des Français se disent prêts à payer plus cher des produits locaux et 44% sont prêts à payer leur séjour plus cher dans sa globalité pour voyager de manière respectueuse de l'environnement. Enfin, concernant l'hébergement et le moyen de transport, 40% sont disposés à débourser une somme plus importante pour une alternative durable. »
- Pour Nathalie Bel Baussant, directrice des programmes de tourisme durable de Teragir, ces données n'ont rien d'étonnant : « La transformation écologique et sociale du secteur du tourisme n'est pas une alternative. Le développement durable est une nécessité. »
Une transition essentielle pour répondre aux attentes des consommateurs, mais pas que, comme le souligne Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable et des relations institutionnelles internationales de Kering : « Il y a effectivement un enjeu financier, mais aussi éthique. Les entreprises du secteur s'engagent parce qu'elles sont convaincues d'avoir un rôle citoyen à jouer. Tout le monde a envie de protéger la planète. »
- Une prise de conscience qui semble s'être accentuée durant la crise sanitaire. En effet, 61% des Français se sentent davantage préoccupés par la préservation de la nature et de l'environnement depuis la pandémie. 'Ce genre de période amène une accélération des transitions, décrypte Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État chargé du Tourisme. Ce développement durable va devenir une composante essentielle de la croissance du secteur. Les Français sont aujourd'hui en quête d'un éco-tourisme accessible financièrement. A nous de le trouver !'
- Toujours selon le sondage mené par l'Ifop pour les Rencontres du Tourisme Durable, voyager de manière responsable et durable s'inscrit dans le respect du mode de vie des habitants locaux pour 68% des interrogés et la consommation des produits locaux (55%). Les Français se disent également disposés à choisir un vol ou une destination de voyage en fonction du taux d'émissions de carbone des avions (55%).
- La transformation écologique doit aussi venir des plateformes de voyages en ligne selon les personnes sondées. En effet, 85% regrettent de ne pas avoir accès à des sélections spécifiques de séjours respectueux de l'environnement et responsables.
- Malgré les idées reçues, vacances écolos ne riment pas nécessairement avec absence de confort, même si 'la notion de confort a évolué ces dernières années', rappelle Sven Boinet, président honoraire de l'Alliance France Tourisme. Pour Nathalie Bel Baussant, 'il ne faut pas oublier le confort qui ne se voit pas, comme l'utilisation de produits de nettoyage qui ne sont pas nocifs pour le client et le personnel par exemple'.
- Un accompagnement humain et financier de la part des institutions publiques semble indispensable pour permettre aux acteurs du secteur du tourisme de répondre aux attentes et exigences des voyageurs. 'Mais c'est une pression positive, conclut Christian Mantéi. Cette demande des consommateurs est une alliée pour nous encourager à produire différemment.'
Slow-tourisme ; une tendance accentuée par le Covid-19
Geo.fr – Le 17 août 2021
https://www.geo.fr/voyage/slow-tourisme-une-tendance-accentuee-par-le-covid-19-205737
- Parmi les principales évolutions du tourisme à l'ère du Covid-19 : l'essor des mobilités douces. Vous connaissiez peut-être le 'flygskam', ce mot suédois intraduisible qui désigne la honte de prendre l'avion, mais connaissez-vous le 'train brag', la fierté de prendre le train ? Ces nouveaux mots montrent l'importance croissante des mobilités douces, alors que le Parlement français a définitivement adopté à la fin du mois de juillet le projet de loi Climat et Résilience, inspiré des travaux de la Convention Citoyenne pour le Climat. Parmi les mesures phares : l'interdiction des vols intérieurs quand il existe une alternative en train de moins de 2h30.
- A la faveur des restrictions de déplacement, les Français ont redécouvert les city-breaks dans l'Hexagone, avec un regain d'intérêt pour des capitales régionales comme Bordeaux, Toulouse ou encore Marseille. 'Les Français se disent prêts à payer des séjours un peu plus chers pour rester en France, ou en Europe', avance Stéphane Botz. De quoi renforcer la 'relocalisation touristique' constatée par le cabinet KPMG, qui parle de 'voyager moins loin, moins longtemps et moins cher'.
- Du fait de ce nouveau tourisme ultra-local, 'les hébergements cherchent à répondre à l'immédiateté du besoin, dans un rayon de 100 kilomètres autour des zones urbaines', explique Stéphane Botz. Il semble en effet que les Français optent de plus en plus pour des lieux de villégiature au cœur de la nature, dans des cabanes, des 'tiny houses' ou encore des 'lodges', par exemple. L'on assiste également au 'renouveau de l'hôtellerie de campagne' avec des tendances émergentes comme l'agritourisme, pointe le rapport de KPMG. 'Les gens cherchent à déconnecter et à renouer avec ce qui est essentiel, avec une réalité non-professionnelle', justifie Stéphane Botz, qui précise que la notion de respect de l'environnement est en essor chez tous les modes d'hébergement.
Interdiction à la location des logements avec une forte consommation d’énergie dès 2023
Gouvernement.fr – Le 31 mars 2021
- Le Gouvernement va interdire à la location les logements dits « passoires énergétiques » à partir de 2023. Et modifie en ce sens le critère de performance énergétique d'un logement.
- Le seuil maximal de consommation d'énergie finale d'un logement sera fixé à 450 kWh/m2 à compter du 1er janvier 2023 pour la France métropolitaine.
- Le critère de performance énergétique (DPE), qui établit si un logement est décent, a été modifié en ce sens par un décret paru au Journal officiel le 13 janvier 2021.
- Autrement dit, à compter du 1er janvier 2023, un logement sera qualifié d'énergétiquement décent lorsque sa consommation d'énergie (chauffage, éclairage, eau chaude, ventilation, refroidissement...), estimée par le DPE et exprimée en énergie finale par mètre carré et par an, sera inférieure à 450 kWh/m2.
- Les logements concernés (90 000 au total, dont 70 000 privés) ne pourront alors plus être proposés à la location, passée cette échéance.
- Le projet de loi Climat et résilience, actuellement en discussion à l'Assemblée nationale, propose d'aller plus loin et d'interdire la location de toutes les passoires thermiques à partir de 2028 (article 41).
- L’objectif serait triple :
o Protéger les locataires contre les factures d’énergie trop élevées ;
o Laisser le temps nécessaire aux propriétaires pour faire des travaux de rénovation des logements qu’ils louent ;
o Réduire nos émissions à gaz à effet de serre.
Lancement de l’étiquette environnementale
Lanotetouristique.com – Le 6 janvier 2021
https://lanotetouristique.com/lancement-etiquette-environnementale/
- Cette nouvelle étiquette environnementale, également nommée « affichage environnemental », s’appuie sur un outil de calcul qui permet de délivrer une note d’impact environnemental officielle A B C D ou E en mesurant les différents types d’impacts tels que retenus par l’ADEME, Agence de la Transition Ecologique, tels que le bilan carbone, l’eau, l’énergie, les produits bio/locaux, la gestion des déchets…
- L’affichage environnemental permet aux consommateurs de comparer divers produits d’une même catégorie. L’étiquette environnementale pour les locations meublées de tourisme va permettre aux consommateurs-voyageurs de bénéficier d’un nouveau critère environnemental lorsqu’ils louent un hébergement touristique pour leurs séjours de loisirs ou d’affaire.
- A l’instar des autres étiquettes environnementales déjà bien connues des consommateurs (textile, énergie, électro-ménager…) l’ensemble du dispositif de l’étiquette environnementale pour les meublés de tourisme est élaboré sous l’égide de l’Ademe et du Ministère de l’Environnement.
- En France, plus de 800 000 propriétaires de meublés de tourisme sont concernés par le dispositif de l’étiquette environnementale (gîtes, locations de meublés de tourisme, appartements, villas, résidences de tourisme). L’étiquette environnementale va permettre aux propriétaires de meublés de tourisme d’intégrer une démarche de progrès en valorisant l’impact environnemental de leur hébergement via une communication environnementale positive qui leur permettra de se différencier de la concurrence.
- Les voyageurs qui privilégient de plus en plus les locations d’hébergements touristiques et qui sont soucieux de l’impact environnemental de leurs séjours vont pouvoir choisir leurs meublés de tourisme via un indicateur facilement compréhensible avec la notation de A à E qui sera visible via différentes plateformes de réservation touristiques engagées dans le tourisme durable et sera affiché sur les différents supports de communication des hébergements.
- « En 2019, 73 % des voyageurs internationaux ont l’intention de séjourner au moins une fois dans un hébergement éco-responsable » selon l’étude de la plateforme de réservation d’hébergements touristiques Booking .com.
Avec l’étiquette environnementale et la note d’impact entre A, B, C, D et E les voyageurs vont bénéficier d’un indicateur fiable et pourront ainsi :
o Choisir via les plateformes de réservation publiques et privées une location de vacances engagée dans une démarche environnementale
o Visualiser, via l’étiquette environnementale des meublés de tourisme, les actions engagées
o Réserver un meublé de tourisme qui correspond à leurs valeurs
o Participer activement au travers de son choix de consommation de séjour à la réduction de l’impact environnemental des activités et des hébergements touristiques
Comment partir en voyage sans passer par AirBnB ou Booking ?
Start.lesechos.fr – Le 11 mai 2021
[…]Pour beaucoup, ils auront le réflexe Airbnb, Booking et consorts. D'autres préféreront utiliser des sites de logements partagés alternatifs. Qu'ils proposent un voyage écoresponsable, thématique ou totalement incongru, ces sites gagnent à être connus.
- VAOVERT :
Née en 2018, cette plateforme d'hébergements met en relation des voyageurs soucieux de leur empreinte environnementale et des hôtes « écoresponsables ». La recherche de logements est tout ce qu'il y a de plus classique : une barre de recherche, agrémentée d'une carte interactive et d'un mini-calendrier. Pas besoin de s'inscrire pour consulter les résultats, seulement si vous décidez de réserver sur le site. Différence avec Airbnb : chaque logement est noté de 1 à 3 selon son niveau d'écoresponsabilité et la commission est presque deux fois moins élevée. Le site rassemble aujourd'hui 1.200 logements, mais dit être en pleine croissance : + 20 % d'activité en 2020 malgré les confinements par rapport à l'année précédente. Pour encourager le tourisme de proximité, le périmètre de l'offre est limité à la France métropolitaine.
- We Go GreenR :
Si vous n'avez toujours pas trouvé, rendez-vous sur We Go GreenR. Même ambition d'un tourisme vert et local, authentique et responsable, la plateforme lancée il y a un an à peine a sélectionné, sur une grille d'évaluation maison baptisée le « Greenscore » (une note de 1 à 5), 1.100 hébergements dits écoresponsables. Mais, la start-up prévoit un doublement (ou presque) de son offre d'ici la fin mai 2021 et les demandes de réservations ont été multipliées par six depuis les dernières annonces gouvernementales. Le périmètre couvre aussi la France, mais le site est en cours de traduction en anglais, espagnol et néerlandais « pour que nos voisins frontaliers puissent trouver une alternative responsable lorsqu'ils se rendent en France », explique la jeune pousse. Et, au final, est-ce que l'écoresponsabilité fait monter la facture ? « A zone géographique et niveau de confort équivalent les prix sont les mêmes que sur Airbnb et Booking », répond la start-up.
- GreenGo :
Sur le même modèle et pour multiplier vos chances de trouver un endroit « vert » où dormir, vous pouvez également visiter le site baptisé GreenGo. Lancée en février dernier, l'offre est encore limitée à 500 logements, répartis chez plus de 200 hôtes en France. Mais, la start-up est elle aussi en expansion puisqu'en à peine trois mois, leur catalogue a quadruplé. Le fonctionnement est similaire : les hôtes et leurs hébergements sont évalués par un score environnemental. C'est ce que les quatre fondateurs ont appelé le label « AFER » pour authenticité, français, équitable et responsable. Le tout pour un « juste prix », revendique GreenGo qui travaille notamment avec des agriculteurs.
NB : non, vous ne venez pas de lire trois fois le même paragraphe, si ces trois start-up ont adopté le même modèle, leur singularité réside dans leur méthode d'évaluation. Notre conseil est de tester les trois à chaque fois (au moins pour l'instant) car l'offre reste quand même limitée…
ADEME
Vous pouvez télécharger ce guide complet proposé par l’ADEME, si vous voulez aller plus loin : « Hébergeurs touristiques : quelles actions mettre en place pour un tourisme durable »
Conclusion :
Le voyage au sens large a commencé sa mue.
Le besoin de partir à la découverte de nouveaux paysages ou d’autres cultures se fera davantage dans un environnement géographique proche et de manière plus douce.
Il passera par des moyens de transport plus respectueux de l’environnement. Le site de la SNCF propose maintenant un éco comparateur https://www.oui.sncf/train/comparateurco2 entre moyens de transports, l’ADEME et d’autres structures ont mis en ligne un site Internet permettant de calculer rapidement et de manière simple notre empreinte carbone https://nosgestesclimat.fr/, des organismes permettent pour les propriétaires de meublés touristiques d’évaluer leur impact environnemental et de les accompagner dans leur transition.
De nouveaux sites de location d’hébergements touristiques, cités plus haut, vous accompagnent aussi en ce sens et le gouvernement obligera les propriétaires par des textes de loi à prouver que leur hébergement respecte les critères demandés dans des échéances proches.
La transition environnementale est en route et des outils sont mis à votre disposition : si vous ne vous êtes pas encore lancés, c’est le moment !
Le Monde – Le 1er septembre 2021
- Près de six Français sur dix sont partis en week-end ou en vacances en juillet-août, avec un allongement de la durée de séjour. Ce taux de départ, en hausse de six points par rapport à 2020, selon ADN Tourisme, la fédération nationale des institutionnels du tourisme, s’est concentré sur la France à 89 %, un chiffre presque équivalent à 2020, lorsque se rendre à l’étranger semblait particulièrement risqué.
- Cette francophilie estivale devrait contribuer à une fréquentation touristique dans les mêmes eaux que celle du cœur de l’été 2019. Pas de quoi compenser les fermetures du début d’année, soulignent aussitôt les hébergeurs, dont le bilan estival ne pourra être dressé qu’à l’issue d’un mois de septembre qui se présente bien.
- Dix-huit mois de crises ont un peu changé le touriste français, plus attentif à son corps et à son environnement. Pas au point, toutefois, de lui faire perdre l’envie de soleil. Plus que la situation sanitaire, c’est le ciel qui a servi de boussole aux vacanciers en cet été maussade. De retour au travail, ceux ayant cédé à la mode de Bretagne promettent qu’on ne les y reprendra plus et ceux qui ont aperçu le soleil auraient presque le bronzage honteux.
- A la rentrée, les professionnels du tourisme sont comme leurs clients : ils parlent de la météo. La Bretagne et la Normandie, seuls territoires en retrait par rapport à l’été 2020, blâment la grisaille. « Avec la situation sanitaire, beaucoup de gens se sont mis dans un mode “dernière minute”, et, dans ce cas-là, vous ajustez en fonction de la météo », constate Michael Dodds, à la tête du comité régional du tourisme (CRT) de Normandie.
- « Beaucoup de gens ont quitté un temps incertain pour aller vers le beau, ils se sont déplacés entre les régions, observe Christian Mantei, président de l’organe de promotion Atout France. Ce mode de découverte est une tendance qui se confirme. » Au cœur de l’été, les hébergeurs des territoires où le mercure restait bloqué ont vu les réservations s’arrêter. Le Sud-Est a soudain débordé, malgré la flambée du variant Delta.
- « La tendance est à des vacances de plus en plus actives, constate Jean Pinard, directeur du CRT d’Occitanie, où les flux ont augmenté de 11 % par rapport à 2019. La notion de santé et de bien-être est de plus en plus prégnante, on ne vient pas uniquement pour se reposer. » Les territoires ruraux dotés de rivières, de fleuves, de forêts ou de sentiers emblématiques en profitent pleinement, tandis que les activités couvertes ou à forte densité ont continué de pâtir du contexte pandémique.
- Ce panorama ne fait pas oublier la situation critique que connaissent Lourdes (Hautes-Pyrénées), la montagne et surtout l’Ile-de-France (le Grand Paris aura attiré moitié moins de touristes entre juin et août qu’il y a deux ans). La capitale et sa région pesant un quart des 180 milliards d’euros de recettes touristiques françaises en 2019, la consommation touristique globale ne reviendra pas de sitôt au niveau prépandémique.
Jean VIARD : « Le tourisme va entrer dans une nouvelle époque »
Ouest-France – Le 6 septembre 2021
Presse Océan : Des milliards de personnes confinées, des avions cloués au sol… Quels vont être les impacts de la pandémie sur le tourisme ?
Jean Viard : « Ce que vit l’humanité est énorme. C’est le début d’une nouvelle époque, une vague de changement culturel gigantesque : quelle sera sa puissance ? Pour le tourisme, c’est une année zéro, après 300 ans de développement constant. »
Quels seront les changements les plus profonds ?
« Nous étions le nez dans le guidon. Les boussoles de l’industrie du tourisme étaient les progressions de l’affluence, du chiffre d’affaires et de la marge. Avec cette pandémie, la nature et l’homme se sont affrontés. C’est un détonateur écologique. Le climat évolue : l’homme comprend qu’il a blessé son cadre de vie naturel. Nous nous interrogeons : quel est le sens de notre existence ? La qualité de vie prend le pas sur le « combien gagnes-tu ? ». Des pratiques de transhumance s’accélèrent. Avec les confinements et le télétravail, on voit des gens déménager. Ils seraient ainsi 2 millions de Français. Et où vont-ils ? Dans les endroits qui leur plaisent : le plus souvent sur leurs lieux de vacances. »
Les grands voyages, à l’autre bout du monde, c’est fini ?
« Nous l’avons vu cet été, les gens sont allés en vacances près de chez eux. Ils ont hésité à partir à l’étranger. Il y a eu des blocages : « Comment comprendre ce que me dira le médecin de langue étrangère si j’attrape le virus durant mon voyage ? » Nous nous sommes aussi rendu compte que nous pouvions passer d’excellentes vacances en France. Il n’est pas impératif d’aller très loin pour être dépaysé et se reposer. Le phénomène des résidences secondaires va s’accélérer. La nature progresse. Le local va prendre de l’importance. »
Le bonheur des vacances est dans le « près » ?
« Le voyage va rester parce qu’il réunifie l’humanité. C’est un moteur de transformation sociale : la mobilité fait le brassage. Nous avons le sentiment d’un commun à travers la diversité des cultures. Avec l’accélération du tourisme depuis cinquante ans, nous avons même pu nous construire des projets de vie de voyages. Nous partons dès l’enfance et jusqu’à 80 ans. Des personnes peuvent faire 200 voyages dans leur vie. La démocratisation des voyages et des vacances n’est pas terminée. »
Conséquence de la démocratisation des voyages : des lieux étouffent…
« Il y avait 60 millions de touristes internationaux en 1968, 1,5 milliard en 2019. Les couches sociales moyennes sont entrées dans les pratiques touristiques avec une accélération sur le dernier demi-siècle. Il faut réguler la fréquentation sur les lieux de l’hyper-désir. À Venise, par exemple, je doute que les habitants avaient envie de voir revenir les grands paquebots dans la lagune. »
Comment réguler les flux touristiques ?
« Il y a des endroits mal gérés, où la pression doit diminuer. Avec le numérique, nous pouvons gérer les flux dans le temps en étalant les possibilités de réservation des billets. Nous pouvons aussi jouer sur les capacités d’hébergement. Il faut réguler Air BnB. Il y a une phase de transition technologique, avec des accélérations. Nous pouvons cadrer ces pratiques avec des valeurs plus écologiques. »
Nous vous donnons RDV le 15 octobre prochain pour les prochaines actualités liées aux meublés touristiques.
Le gouvernement est passé à l’étape supérieure pour tenter d’endiguer la progression du variant Delta et en terminer avec le COVID. Le Pass sanitaire est désormais obligatoire pour accéder à la quasi-totalité des infrastructures touristiques. Devez-vous le demander à l’arrivée de vos locataires ? Le bilan de fréquentation touristique à mi-saison estivale a-t-il été impacté par ces annonces ?
Pass sanitaire : ce qui va changer dans les locations de vacances, gîtes et chambres d’hôtes
France 3 Régions – Le 9 août 2021
- « Conformément au décret d'application de la loi du 5 août 2021, le pass sanitaire est exigé dès le premier client dans toutes les locations qui proposent le petit-déjeuner ou une table d'hôtes. »
- « Où le Pass Sanitaire est-il exigé ? De la même façon, il est obligatoire dans toutes les locations qui proposent des activités ou des espaces communs : salon, cuisine, piscine, spa, etc. Sont donc concernés les hôtels disposant d'un espace de restauration, les pensions de famille, les résidences de tourisme, les gîtes de groupe, les campings, les chambres d'hôtes et les gîtes avec équipements communs.»
- « Où le Pass Sanitaire ne sera-t-il pas obligatoire ? Au final, seuls les gîtes individuels ne proposant que l'hébergement échappe à l'obligation du pass sanitaire. Ce type de location est d'ailleurs particulièrement prisé depuis le début de la crise sanitaire. L'été dernier, les vacanciers ont fait ce choix pour garantir leur indépendance et éviter les contacts. Une pratique qui se confirme cette année et qui devrait encore s'ancrer davantage, avec la mise en place de ce pass sanitaire. »
- « Comment annuler son séjour en l’absence de Pass Sanitaire ? Vous avez réservé un emplacement dans un camping ou une chambre d'hôtel et vous n'êtes pas vacciné ou du moins pas complètement ? L'absence de pass sanitaire n'est pas un motif d'annulation. Comme le rappelle le réseau de locations Gîtes de France, 'le projet de loi étant connu de tous depuis début juillet, en cas d'annulation d'un séjour en raison de l'absence de pass sanitaire, ce sont les conditions générales de vente qui s'appliquent'.
- « Qui contrôle quoi ? La vérification de ce passeport vaccinal exige une organisation très exigeante pour les établissements. Les responsables des hôtels, campings, chambres et tables d'hôtes et autres résidences de tourisme doivent habiliter nommément les personnes autorisées à contrôler les justificatifs. Ainsi, un registre doit être mis en place qui détaille les personnes habilitées, la date de cette habilitation, les jours et horaires de ces contrôles. »
Tourisme : le bilan du mois de juillet est « plutôt positif », selon ADN Tourisme
France Info – Le 1er août 2021
- « Le bilan touristique du mois de juillet est 'plutôt positif', a indiqué dimanche 1er août sur franceinfo Christian Mourisard, président d'ADN Tourisme. Cette fédération regroupe Offices de tourisme de France, Tourisme & territoires, et Destination régions. 'Je suis optimiste pour le mois d'août, si nous continuons la vaccination', poursuit le président d'ADN Tourisme. »
- « À ce stade, 'on ne peut pas dire' que la saison touristique est 'mauvaise', ajoute Christian Mourisard. Il a souligné que 'les plus forts taux d'occupation d'hébergement, on les retrouve dans les gîtes et dans les hébergements de plein air' comme 'les campings'. Selon lui, 'il y a une volonté de séjourner à la campagne, en basse montagne ou en montagne' et le 'désir de partir' des Français 'l'a emporté largement sur la crainte'. »
- 'L'absence remarquée de la clientèle internationale' fait du tourisme urbain 'le grand perdant' de la saison estivale, selon le président d'ADN Tourisme. Cette absence se fait d'autant plus ressentir 'à Paris'. 'Il y a un mot totalement rédhibitoire dans le monde du tourisme : c'est le risque', analyse-t-il. Au vu de 'la situation sanitaire' en France, il 'ne voit pas des gens prendre un quelconque risque pour essayer de passer des vacances de rêve'.
Les hôtes du Var sont ceux qui ont le plus bénéficié de la reprise du tourisme, selon AirBnB
Ouest France - Le 10 août 2021
- « Selon une étude réalisée par Airbnb, le Var est le département qui a le plus bénéficié de la reprise de l’activité touristique, rapporte Var-Matin, lundi 9 août. Dans le Var, ces propriétaires d’appartements ou de maisons ont ainsi perçu pas moins de 4 millions d’euros. Ils sont « suivis par les hôtes du Vaucluse (2,5 millions d’euros), des Pyrénées-Atlantiques (2,3 millions), de la Charente-Maritime (1,8 million d’euros) et de la Gironde (1,6 million), entre autres », a indiqué Airbnb dans un communiqué. L’entreprise américaine a également révélé que les hôtes français avaient gagné en moyenne 1 200 € l’été dernier. »
- « Si la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur était l’une des destinations les plus prisées par les 37 millions de Français qui avaient prévu de partir de vacances, cela devrait changer pour cette seconde partie d’été. « Les zones rurales et de montagne sont en vogue, avec le Doubs, en Bourgogne Franche Comté, désigné comme la première destination montante », a ajouté Airbnb. »
Le Pass sanitaire est donc entré en vigueur au début de ce mois d’août. Les hébergeurs proposant une location touristique sans petit-déjeuner, table d’hôte ou sans espace commun destiné à plusieurs voyageurs ne sont donc pas soumis au contrôle de ce Pass.
L’envie de voyager, toujours à l’écart des grandes villes, prédomine. Le littoral, la campagne et la moyenne montagne sont toujours plébiscités.L’annonce d’Emmanuel Macron va-t-elle venir bouleverser une saison estivale touristique pourtant très bien partie ?
Le gouvernement impose le pass sanitaire dès le 21 juillet pour l'accès aux lieux de culture et de loisirs, puis à partir du 1er août aux cafés, restaurants, centres commerciaux et à tous les transports proposant des trajets longs.
Même si ces mesures ne concernent pas les meublés touristiques, l'impossibilité de prendre les transports permettant de les rejoindre et celle d'accéder aux infrastructures présentes sur leurs lieux de vacances pourraient-elles décourager certains Français de partir ?
Vacances d’été 2021 : 52% des Français réservent via AirBnB et autres Booking
L’Echo Touristique – Le 7 juillet 2021
- « Une enquête de l’Observatoire Cetelem décrypte comment les Français organisent leurs vacances cet été en termes de préparation, de budget et de destinations. Une saison qui reste marquée par la menace du variant Delta et l’avancée de la vaccination. »
- « Premier enseignement, les Français qui souhaitent partir en vacances envisagent majoritairement de passer par des plateformes de location en ligne type Airbnb et Booking (52%). Cette tendance est encore plus marquée parmi les franciliens (59%). »
- « Quid du pays de destination ? La plupart des Français « songent à une destination au sein du territoire national (82%) », détaille l’étude. Toutefois, 3 Français sur 10 pensent voyager ailleurs en Europe. Les pays situés en dehors du Vieux Continent ne drainent que 18% des suffrages. Sans surprise, au regard de ces choix, les vacanciers prévoient le plus souvent de faire le trajet en voiture (82%) »
- « Naturellement plébiscitée des familles, la mer séduit la plus grande majorité des vacanciers français : 83% pensent passer au moins un moment en milieu balnéaire durant leurs congés. Suit la campagne (68%), tandis que la montagne est envisagée par un vacancier sur deux (50%). Au chapitre de l’hébergement, la location entre particuliers rencontre un succès certain (45%), notamment chez les moins de 35 ans (65% d’entre eux). »
Le Covid-19 fait pleurer les campings mais sourire les gîtes
Centre-Presse – Le 12 juillet 2021
- « La pandémie redistribue les habitudes d'hébergements touristiques. Les emplacements des campings sont désertés au profit des locations en dur, synonymes de distanciation volontaire. »
- « Exténués par les restrictions sanitaires et les privations de liberté liées aux confinements, les Français veulent des vacances sans contrainte. Sans masque et loin de la foule pour échapper aux règles sanitaires. Et surtout aux sanitaires en commun ! Une distanciation sociale volontaire, en somme, qui explique une impressionnante désaffection des campings au profit des locations en dur, dans les gîtes et chambres d'hôtes. »
- « Même dans des gros campings comme le Futuriste, à Saint-Georges-lès-Baillargeaux, c'est la douche froide : dix emplacements réservés sur 123 disponibles. « Les gens réservent à la dernière minute, je n'ai pas de projection, indique la gérante, Valérie Terny. Les vacances scolaires démarrent à peine mais les étrangers sortent difficilement de chez eux. »
- « La situation des campings tranche avec celle des gîtes, chambres et maisons d'hôtes. Tous les professionnels et propriétaires contactés font preuve d'un grand optimiste pour cet été 2021. « Pour le mois de juillet, ça se remplit bien, confirme Marie-José Lebas, à Montamisé. Il y a des demandes, ça n'arrête pas! » Même constat au Manoir de la Blonnerie, à Vellèches, pour Marie-France Pasquinet : « Pour les réservations, ça va. On sent que les gens ont envie de partir en vacances, ils en ont ras le bol. Ils veulent de l'espace, de la verdure et pas trop de monde. Au gîte de Marigny Narbonne, à Ingrandes-sur-Vienne, Damien Nivert n'a eu aucun mal à remplir ses réservations : « C'est plein pour le mois d'août. » « Habituellement, le département de la Vienne n'est pas considéré comme très sexy par les touristes. Mais cette année, c'est très recherché, s'étonne Bénédicte Butruille, propriétaire d'une résidence de tourisme aux Petites Minardières, à Senillé-Saint-Sauveur. Ils ne veulent que la campagne, pas de masque et pas de normes sanitaires ! »
Emmanuel Macron : ces annonces du 12 juillet qui concernent le tourisme
L’Echo Touristique – Le 12 juillet 2021
- « L’Etat d’urgence sanitaire est déclaré dès mardi 13 juillet pour la Martinique et La Réunion. Dans ces deux territoires d’outre-mer, un couvre-feu sera instauré. Deux raisons principales sont invoquées : un niveau de vaccination « très insuffisant » et « des hôpitaux sous forte pression ».
- « Le président de la République a aussi prévenu : la démarche générale sera de faire porter les restrictions sur les non-vaccinés. Dès cette semaine, les contrôles aux frontières seront « encore » renforcés pour les personnes revenant de pays à risques, avec un isolement contraint pour les voyageurs non vaccinés. »
- « Le pass sanitaire sera étendu aux lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes de plus de 12 ans, à partir du 21 juillet. Sont compris dans ce périmètre les parcs d’attractions – en général hostiles à cette mesure -, les spectacles, les festivals. Il faudra donc avoir été vacciné, présenter un test négatif récent ou test prouvant un rétablissement du Covid 19, et en faire la preuve via l’application TousAntiCovid ou un document papier. »
- « À compter du mois d’août, le pass sanitaire sera élargi aux cafés, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux, ainsi qu’aux voyages en avions, trains et cars pour les trajets de longue distance. « Seuls les vaccinés et les personnes testées négatives pourront accéder à ces lieux, qu’ils soient d’ailleurs clients, usagers ou salariés. »
- « Cet automne, les tests PCR deviendront payants, sauf prescription médicale. L’objectif, là encore, est d’encourager la vaccination plutôt que la multiplication des tests. »
Voyages Outre-mer : trois questions qui se posent après les annonces d‘Emmanuel Macron
France Tv Info – Le 13 juillet 2021
Faudra-t-il un pass sanitaire pour voyager depuis et vers les outre-mer ?
- « De fait, le pass sanitaire est déjà en vigueur pour voyager depuis et vers les Outre-mer. Pour embarquer, le voyageur droit présenter un test négatif au coronavirus ou pouvoir prouver qu’il a un schéma vaccinal complet. »
- « Ce qui est déjà en place est même plus contraignant que les mesures annoncées par Emmanuel Macron hier. Pour voyager depuis ou vers les Outre-mer, même avec schéma vaccinal complet, les voyageurs doivent présenter un test PCR négatif. »
Les habitants des collectivités d’Outre-mer risquent-ils d’être privés du précieux sésame ?
- « Les collectivités d’Outre-mer, notamment la Nouvelle-Calédonie ou la Polynésie, ont leur propre système de vaccination. L’enjeu est de savoir si le certificat de vaccination délivré par les autorités de ces collectivités sera compatible avec les applications utilisées ailleurs en France. Si non, une personne, même totalement vaccinée, ne pourra pas bénéficier du pass sanitaire. »
- « Nos confrères de Nouvelle-Calédonie la 1ère avaient révélé début mai que la preuve de vaccination fournie aux Calédoniens ne répondait pour l’instant pas aux critères en vigueur dans l'Hexagone. »
Les Echos – Le 13 juillet 2021
- « L'annonce de la mise en oeuvre du pass sanitaire à compter du 21 juillet ou début août a pris à froid les professionnels de la filière du tourisme et des loisirs. Au-delà de la spécificité des métiers - villages de vacances ; campings ; parcs de loisirs… -, les responsables d'organisation patronale et chefs d'entreprise en pointent les difficultés voire les dénoncent, sans pour autant faire fi de l'enjeu sanitaire. »
- « Nous nous heurtons à des gens qui n'ont aucune connaissance du terrain », tonne notamment le président du syndicat des parcs de loisirs Snelac, Arnaud Bennet - par ailleurs gérant-fondateur du parc Le Pal dans l'Allier -, avant d'ajouter : « On recommençait à retrouver un peu de solidité financière après des mois d'arrêt. Là, c'est la mort assurée. On va perdre de 50 % à 60 % de fréquentation ». Les gros opérateurs du secteur - Disneyland Paris, Compagnie des Alpes (Parc Astérix, Futuroscope, Walibi Rhône-Alpes…), Puy du Fou - assurent néanmoins de leur capacité à être prêts à temps. »
- « Pour autant, bien des acteurs de la filière tourisme soulignent tout à la fois le manque de temps pour se préparer à un dispositif qui les prend de court, et les difficultés qu'il engendre. »
- « Du côté des parcs de loisirs, on s'inquiète notamment de la lourdeur à gérer avec, entre autres, des flux de visiteurs arrivant souvent en grand nombre en matinée, tandis que les exploitants de clubs de vacances ou de campings mettent en exergue le casse-tête de devoir, sur le papier, contrôler plusieurs fois par jour des clients entre restaurant, piscine, et moments d'animation, entre autres. »
- « Ce n'est pas gérable. Il faudrait pouvoir contrôler au début du séjour », observe notamment, à ce propos, le délégué général de l'union des opérateurs du tourisme social et solidaire Unat, Simon Thirot. « On a déjà eu une « saison blanche » pour le ski, on ne peut pas se permettre de gâcher l'été », rappelle, pour sa part, un exploitant de villages de vacances sous couvert d'anonymat, compte tenu des discussions en cours avec les pouvoirs publics. »
- « Par ailleurs, le caractère familial de la clientèle est rappelé par les professionnels d'où la question lancinante de la vaccination des enfants de douze ans au moins ou des tests. Le délégué général de l'Unat s'interroge aussi, au nom de ses adhérents, sur le contrôle s'agissant des colonies de vacances et des personnes en situation de handicap. »
- « Outre le public, la filière s'alarme de la complexité de la mise en œuvre du pass sanitaire en matière de ressources humaines, d'autant que les opérateurs font appel à de jeunes saisonniers, loin d'être vaccinés en l'espèce. Faute de vaccination, les exploitants seraient de facto amenés à vérifier des tests PCR deux à trois fois par semaine… »
- « En conséquence, ils redoutent une déperdition de personnels, alors que « le secteur du tourisme est en tension complète ». A l'instar du président du Snelac, ils rappellent aussi que de « nombreux établissements se situent en zones rurales, loin des centres de vaccination ou de tests »…
- « Au bout du compte, les professionnels plaident pour des « aménagements » voire un report du dispositif de pass sanitaire début septembre tout comme les organisations patronales de l'hôtellerie-restauration. « Nous demandons qu'un équilibre soit trouvé entre le sauvetage des vacances d'été et une lutte contre le virus. Des aménagements donc », déclare notamment le président de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air, Nicolas Dayot. »
- « Nous sommes tous dans la logique d'une accélération de la vaccination. Nous pouvons faire le pass sanitaire pour le 1er septembre. Nous avons prouvé l'an dernier que nos parcs ne sont pas des clusters », observe son homologue du Snelac. Arnaud Bennet s'étonne aussi qu'« on veuille imposer la vaccination aux parcs de loisirs alors qu'on laisse au personnel soignant jusqu'au 15 septembre pour se faire vacciner »… Déjà évoquée, la « souplesse » des pouvoirs publics s'impose manifestement. »
Les nouvelles mesures prises par le gouvernement étaient pressenties, mais l'obligation du pass sanitaire et la soudaineté des dates imposées a pris de court tous les acteurs du tourisme, tout comme les citoyens Français.
Les meublés touristiques pourraient, malgré toutes ces annonces, tirer leur épingle du jeu parmi tous les types d'hébergements. L'accès aux logements sans contrôle du pass sanitaire et la possibilité de profiter de la nature et des loisirs de plein air autour des meublés pourraient être des arguments déterminants.
Depuis plus d’un an, le secteur du tourisme est dépendant de l’évolution du nombre de contaminations et d’hospitalisations dues au Covid-19 : si les chiffres sont mauvais, les français ne partent pas. À contrario, si la situation sanitaire s'améliore, les restrictions gouvernementales sont peu à peu levées et les réservations décollent. Nous sommes actuellement dans cette dynamique positive et l’été s’annonce encore plus prometteur que celui de l’année dernière. En effet, en plus des français voyageant dans l'Hexagone s'ajouteront les premiers touristes étrangers autorisés à venir dans notre pays. Un nouvel enjeu politique se dessine alors : doit-on repartir ou non dans un tourisme de masse pratiqué avant le Covid-19 ? Google Travel : connaître les conditions de voyage entre zones géographiques Le géant américain met à disposition un nouveau service nommé « Google Travel » permettant de savoir en temps réel les règles pour se déplacer entre territoires. Le voyageur doit indiquer son lieu de départ et de destination. La plateforme lui indique alors si ce trajet est possible et dans quelles conditions : test à présenter au départ et/ou à l’arrivée, vaccin obligatoire, voyage non autorisé, … Vous pourrez ainsi renseigner vos locataires étrangers sur les possibilités de venir chez vous. Pour essayer, cliquez ici. Tourisme : où pourra-t-on voyager à partir du 9 juin ? Rtl.fr Le 8 juin 2021
Tourisme : la grande opération séduction TF1 – Le 27 mai 2021 | |
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Tourisme en Gironde : « Nous nous attendons à battre des recors de fréquentation cet été » 20 minutes.fr Bordeaux – Le 8 juin 2021
Le Monde – Le 1er juin 2021
Emmanuel Macron appelle à soutenir le tourisme en prenant ses vacances en France BFMtv.com – Le 2 juin 2021
FranceTvInfo.fr - Le 3 juin 2021
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Les français ont envie de se ressourcer au plus proche de la nature, en campagne ou à la mer. AirBnB l'a bien compris, en axant toute sa stratégie et sa communication sur les meublés situés sur ces lieux géographiques. La plateforme délaisse donc pour le moment les meublés touristiques présents dans les grandes périphéries urbaines, désertées par les touristes depuis l’arrivée du COVID. Les données collectées par ADN Tourisme et les Comités Régionaux du Tourisme dans leur enquête vont dans le même sens. L'administration Atout France se focalise quand à elle sur les touristes provenant de chez nos voisins européens, l’activité du tourisme dépend aussi de leur retour progressif dans notre pays.
Vacances d’été 2021 : des conditions de réservation encore très souples
Le Figaro.fr - Le 24 avril 2021
- Nouvel été sous le signe du Covid-19 en perspective pour les vacanciers. En France, campings, plateformes de location d'hébergement ou clubs de vacances tablent sur une (forte) demande de la clientèle hexagonale entre juin et septembre.
- Une situation déjà vécue l'été passé : plus de 90% des Français posant des congés en juillet - août étaient restés au pays, selon une étude Raffour. « Malgré la crise, ça s’était plutôt très bien passé l’été dernier, donc on est optimiste pour la saison à venir», positive Céline Bossane, directrice générale de la marque Huttopia, chaîne de camping haut de gamme en pleine nature. « On pense que l’été va être bon mais atypique, comme l’année dernière, où le mois d’août avait été exceptionnel », abonde Grégory Sion, directeur général de Pierre & Vacances, qui prédit un été «encore une fois franco-français». Il espère néanmoins -à l'instar de nombreux professionnels du tourisme- « un peu plus d’anticipation», la tendance à l'ultra dernière minute, s'étant accrue depuis le début de la pandémie.
- L'expert de location de maisons et appartements de vacances Abritel, en tant qu'intermédiaire, n'intervient pas dans la fixation des tarifs et les politiques d'annulation, qui sont du fait des propriétaires des biens loués. Toutefois, précise la plateforme, « les vacanciers sont plus enclins à réserver en amont leurs vacances d'été car ils savent qu'ils pourraient bien souvent annuler sans frais si besoin était ». Depuis mai 2020, Abritel incite les loueurs à assouplir leurs conditions d'annulation. Pour faciliter la recherche des internautes, un filtre a été ajouté. « Il permet aux vacanciers de ne rechercher que les annonces aux conditions d'annulation flexibles qui permettent un remboursement total en cas d'annulation, à une date proche du séjour. »
- Chez le leader mondial du marché Airbnb, les hôtes ont le choix entre trois politiques d'annulation. Dans le cas des hôtes « flexibles » (à favoriser en cas d'incertitude), le voyageur doit annuler au moins 24 h avant l'heure locale d'arrivée s'il veut bénéficier d'un remboursement intégral. Selon la plateforme, la majorité des annonces ont des politiques d'annulation flexibles ou modérées, qui permettent un remboursement intégral pour les annulations effectuées, jusqu'à J-5 et quelles que soient les circonstances. Là aussi, un nouveau filtre de recherche permet de ne sélectionner que les hébergements « flexibles ».
Le géant du tourisme AirBnB part à l’assaut des campagnes françaises
France TV Info - Centre-Val-de-Loire - Le 25 avril 2021
- Le géant du tourisme Airbnb s'associe à l'association des maires ruraux de France pour s'implanter davantage en milieu rural. En Centre-Val de Loire, les acteurs du secteur semble favorable à un développement de l'offre dans la région, peu importe le moyen.
- 'Airbnb, ce n'est pas une fin, c'est un moyen.' Voilà la philosophie de l'association des maires ruraux de France (AMRF), qui a renouvelé le 14 avril dernier son partenariat avec le géant du tourisme américain, enrichi de nouveaux objectifs. En 2019, les deux avaient conclu une alliance inédite, visant à développer le tourisme rural.
- Deux ans plus tard, les deux partis estiment avoir gagné leur pari. 'On est satisfaits de ce partenariat, donc on le renouvelle', s'enthousiasme John Billard, secrétaire général de l'AMRF et maire du Favril, en Eure-et-Loir.
- Un renouvellement avec quelques lignes en plus. Ce partenariat mouture 2021 annonce un objectif ambitieux : 15 000 nouveaux logements loués sur Airbnb d'ici à la fin 2021. Pendant ce temps, l'AMRF met sa communication au service de la plateforme de réservation en ligne, qui s'engage à reverser, sur un fonds dédié, 100 euros pour chaque nouvelle annonce créée en milieu rural.
- Si bien que le tourisme rural a le vent en poupe. 'J'étais il y a une heure dans un centre de réservation à Orléans, et ils sont submergés d'appels depuis l'annonce de la levée des dix kilomètres le 3 mai', assure Luc Thomas, responsable Gîtes de France pour le Loiret et le Centre-Val de Loire.
- L'apparition d'un concurrent aussi massif qu'Airbnb ne semble pas faire peur à Luc Thomas. Au contraire : pour lui, la création de nouvelles possibilités d'hébergement sur la plateforme de réservation est une bonne chose. 'Plus on a d'offres sur un territoire, plus on est en capacité d'attirer les touristes.' En somme, l'offre devrait créer la demande.
- C'est en tout cas l'expérience vécue par Marielle Terouinard, une des ambassadrices de la plateforme dans l'Eure-et-Loir (où Airbnb avait conclu son premier partenariat public/privé pour développer le tourisme durable en France en 2018). Loueuse par Airbnb depuis 9 ans à Châtillon-en-Dunois, auparavant labellisée Clévacances, elle affirme bénéficier 'd'une ouverture sur le monde qu'on n'avait pas avant'.
- Alors, pour Luc Thomas de Gîtes de France, 'la concurrence devrait être limitée puisqu'on n'a pas les mêmes clientèles', malgré la mise à mal des pratiques et tarifications traditionnelles des maisons d'hôtes depuis l'arrivée d'Airbnb. Et, de toute façon, 'on a aussi des hôtes labellisés Gîtes de France qui louent sur Airbnb', confesse-t-il.
- Un rapport du Comité régional du tourisme note ainsi que le taux d'occupation moyenne des hôtels du Centre-Val de Loire a diminué de 30% entre mars 2019 et mars 2021, alors que le nombre de nuits réservées dans la région par l'intermédiaire de plateformes en lignes telles Airbnb et HomeAway, a augmenté de 19% sur la même période.
Mai 2021 : Un peu plus de 2 français sur 5 ont déjà fait leurs bagages !
ADN TOURISME - le 11 mai 2021 (Cliquer ici pour les détails de l’étude)
- Avec l’annonce d’un retour progressif à la normale, les 13 Comités Régionaux de Tourisme métropolitains et ADN Tourisme ont mené conjointement une enquête auprès de 4 000 Français du 3 au 7 mai 2021 afin de connaître leurs envies et leurs projets en matière de vacances, à court et moyen termes.
- Contraints dans leurs déplacements depuis plusieurs semaines, l’envie d’évasion des Français est là. 45 % d’entre eux ont prévu de partir au cours du mois de mai, une proportion qui atteint même 55 % chez les Franciliens. Des chiffres encourageants car voisins voire légèrement supérieurs à ceux observés en 2019 !
- Si le week-end de l’Ascension sera privilégié (58 % des intentions de départ), le week-end de la Pentecôte ne sera pas en reste (51 % des intentions de départ). De nombreux partants sont prêts à partir plus d’une fois dans le mois (1,7 séjour en moyenne), soit, toujours en moyenne, près de 7 nuits en dehors de leur domicile.
- La prudence reste cependant de mise. Au cours de cette période, 95 % des séjours auront lieu en France, et plus particulièrement sur le littoral et à la campagne. Les destinations de proximité seront privilégiées. Les habitants du Sud-Ouest optent davantage pour des séjours en Nouvelle-Aquitaine ou en Occitanie ; ceux du Sud-Est davantage en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes ou Occitanie, ceux d’Ile-de-France en Bretagne ou Normandie… Ce sera aussi l’occasion de revoir ses proches.
- Et pour l’été ? A ce jour, 72 % des Français ont prévu de partir en vacances au cours de l’été. Pour 19 % d’entre eux, la destination de séjour n’est pas arrêtée mais 68 % prévoient d’ores et déjà de séjourner en France. Plus largement, les Français adapteront cette année encore leurs projets de vacances, de week-ends au contexte sanitaire. Ainsi, 90 % des Français se montreront vigilants sur les démarches sanitaires mises en œuvre, 89 % privilégieront les destinations françaises pour leurs week-ends ou séjours en 2021, 83 % choisiront un hébergement annulable facilement et gratuitement en dernière minute. Bonne nouvelle par ailleurs pour les professionnels du tourisme : la majorité des Français n’a pas prévu de réduire son budget vacances, ni la durée de ses séjours.
La France bat le rappel des touristes européens, mais dépend de l’évolution de la pandémie
Le Monde – Le 11 mai 2021
- « Nous sommes enfin en train de sortir durablement de cette crise sanitaire. » Les propos optimistes tenus par le premier ministre, Jean Castex, dans Le Parisien du lundi 10 mai, viennent à l’appui des opérateurs et promoteurs du tourisme en France, lesquels tentent de refaire leur retard vis-à-vis de leurs concurrents espagnols ou italiens.
- Les Français avaient anticipé et, faisant fi du détail des réouvertures, réservent massivement des séjours depuis l’annonce du déconfinement en trois temps. Cet enthousiasme concerne l’été, mais aussi les week-ends de mai et juin, où l’affluence devrait être forte sur les littoraux.
- La confirmation de l’ouverture, dès le mercredi 19 mai, des terrasses, des restaurants d’hôtel, des musées, des piscines de camping ou des parcs à thèmes facilite le lancement de la campagne de promotion menée par Atout France dans l’Hexagone et à l’étranger.
- Dans un hypothétique monde post-Covid-19, la France vendue aux touristes européens n’est plus le pays de la tour Eiffel, du champagne ou de La Joconde, mais un immense espace vert bordé de lieux de baignade. Un ponton sur le lac, les rives d’un fleuve ou une mer turquoise : Atout France mise sur les mobilités douces – vélo, bateau, kayak –, le « slow tourisme » et la nature.
- Les visuels destinés à mettre en valeur les treize régions métropolitaines explorent toutes les nuances de bleu et de vert et montrent des familles et des jeunes couples débarrassés de leur masque et profitant d’un espace infini, accompagnés du slogan : « Ce qui compte vraiment ». Cette campagne, pour la première fois coordonnée entre les treize comités régionaux du tourisme, se déploiera d’ici à la fin du mois de mai « sur les marchés où la situation le permet ». Dix pays européens sont ciblés, dont cinq (Belgique, Pays-Bas, Suisse, Allemagne et Grande-Bretagne) concentrent 75 % des efforts.
- La persistance de la crise sanitaire a contraint la France à attendre la dernière minute pour tenter de séduire les touristes potentiels. Ses principaux concurrents – l’Espagne, l’Italie et la Grèce, notamment – ont pu, grâce à un recul de l’épidémie à l’orée du printemps, rouvrir leurs musées et établissements et se vendre à toute l’Europe, au moment où l’Hexagone était contraint de procéder à un reconfinement, avec des hôpitaux débordés.
- « Le fait d’être en zone rouge, de ne pas être déconfiné, de ne pas avoir rouvert les musées ou Disneyland Paris est un gros souci vis-à-vis de l’étranger », estime Adeline Fiani, directrice du tour-opérateur KTS, qui organise des séjours en France pour le compte de distributeurs belges et britanniques, entre autres. Elle déplore un calme plat en ce qui concerne les réservations et se projette plutôt sur la rentrée de septembre.
- Toutefois, le retard pris n’est pas rédhibitoire pour le tourisme désintermédié, qui concerne la majorité des visiteurs européens : les réservations de dernière minute pour l’étranger ne sont plus rares, et la France a l’avantage d’être facilement accessible. Les automobilistes belges, néerlandais et suisses avaient ainsi soutenu le tourisme tricolore en août 2020.
- « En ce moment, la parole politique vaut autant qu’une campagne », souligne Christian Mantei, le président d’Atout France. A condition que le pays ait, d’ici là, atteint ses objectifs en matière de vaccination et soit revenu à un niveau d’incidence raisonnable. « La vraie bataille continue à être sanitaire. Il faut qu’on la gagne. C’est la clé, poursuit M. Mantei. Le niveau d’incidence est observé, comme la flexibilité commerciale. »
- « On a bon espoir que les Britanniques puissent venir. La campagne s’adresse à eux », note Jean-Baptiste Lemoyne, tout en précisant : « Elle a vocation à faire venir nos amis européens à l’arrière-saison également, en septembre et octobre. » La France espère alors compter sur le retour des touristes américains. Et, ce faisant, pouvoir renouer avec ses fondamentaux de l’ère prépandémique : tour Eiffel, champagne et Joconde.
Le gouvernement a également prolongé jusqu'au 30 juin 2021 la validité du chèque numérique de 500€ pour les propriétaires de meublés touristiques disposant d'un N° de SIRET. Ce chèque vous aide à vous numériser : financement de la création / gestion de votre site Internet, financement de la création / gestion / synchronisation de vos annonces, mise en place du paiement sur votre site.
Vous pouvez nous demander un devis puis le télécharger sur le site de l’État pour en profiter.
Ce nouveau confinement marque un coup d’arrêt pour tous les hébergeurs touristiques français. Les réservations de dernière minute avaient pourtant bien fonctionné, la majorité des meublés affichaient complet pour le week-end de Pâques, avec des vacances d’avril de bon augure.
Ce manque à gagner du mois d’avril semble être le dernier mauvais souvenir de cette année COVID, avant un été déjà bien parti en terme de réservations et une avant/après saisons qui pourraient être sauvées par les retraités vaccinés en soif de voyage. Tout dépendra alors de la campagne de vaccination mise en place par l’Etat.
Coronavirus : vers une saison estivale touristique en demi-teinte ?
RTL.fr, le 12 avril 2021
- « Clément Beaune, le secrétaire d'État aux Affaires Européennes n'a pas voulu dire […] si on pourrait voyager normalement pour les prochaines vacances d'été. On va revivre des congés de juillet et août en France comme en 2020 ? Cela y ressemble ! Alors, bien entendu, ce serait politiquement très risqué de prendre un engagement sur le calendrier. »
- « Dans quelques jours, on va comptabiliser plus de 100.000 morts de la Covid-19 en France et on ne sait pas encore si les restrictions actuelles vont faire baisser la courbe. Mais le retroplanning est cruel, c'est vrai !
Si on se fait vacciner cette semaine, en comptant 6 semaines pour la deuxième injection et 15 jours de plus avant d'être pleinement immunisé, cela nous emmène début juin. Cela veut dire que la France risque de rater ses vacances d'été. Au niveau du tourisme international, il y a un risque de décrochage qui sera vite interprété comme un décrochage plus global de notre économie. »
- « En Île-de-France, par exemple, il y a eu 33 millions de touristes en moins (essentiellement des étrangers qui ne sont pas venus). Cela représente un trou de 15 milliards de recettes pour la première région de France. Mais, ce n'est pas le plus inquiétant. Le vrai risque, c'est de repartir plus tard que les autres.Trop tard. Et de manquer l'énergie du rebond qu'il y aura forcément au moment du redémarrage. Bruno Le Maire rappelait, la semaine dernière, que l'activité aérienne avait retrouvé son niveau normal en Asie, tournait à 80% aux États-Unis et à 40% en France. On ne peut pas se contenter d'être dans l'aspiration des chinois et des américains. »
- « La France touristique ne doit pas se comporter comme des 'suceurs de roues' en cyclisme. La France risque donc de rester sur la liste noire des voyageurs cet été. Les Américains et les Chinois sont très sensibles aux questions de risques sanitaires, donc on risque de contourner le pays cet été et de refouler les français qui voudraient voyager si on n'a pas atteint un niveau de vaccination suffisant. »
- « Le passeport vaccinal, un passage obligé ? C'est un souci pour la première destination touristique mondiale. Le tourisme représente 10% du PIB de la France en temps normal, c'est presqu'autant que l'industrie. 3 millions d'emplois dans le pays dont beaucoup de saisonniers. En 2020, on a perdu 61 milliards dans tout le pays, 1/3 des recettes touristiques annuelles. Et la concurrence va se faire entre pays européens pour le coup. Cela relance l'idée du passeport vaccinal. C'est un débat qui nous attend dans les prochaines semaines : comment faire en sorte qu'on puisse voyager et accueillir des touristes dans nos aéroports, dans nos magasins, dans nos musées et dans nos restaurants. C'est ce qui fait l'attrait du pays. La France avait cette particularité d'accueillir des touristes qui ne faisaient que passer mais qui partaient dépenser leur argent en Grande Bretagne ou en Espagne. Les touristes dépensaient déjà plus en Espagne ou aux États-Unis qu'en France avant la Covid-19. »
Reconfinement : de nombreux gîtes fermés en Alsace, mais des réservations pour plus tard
France Bleu Alsace, le 12 avril 2021
- « Depuis l'annonce du reconfinement, les annulations pleuvent dans les gîtes en Alsace. Beaucoup d'hébergements ferment au moins jusqu'à début mai. Dans le Haut-Rhin, ils sont nombreux à fermer leurs portes, au moins jusqu'à début mai, en attendant des jours meilleurs. La consolation vient des réservations pour les mois qui viennent. De nombreux séjours sont réservés pour juin, juillet et août. »
- « A Orbey, dans la vallée de Kaysersberg, Sébastien Salomon doit fermer à contrecœur. Pendant un mois, ses trois chambres doubles et sa suite familiale vont rester vides. Il peut accueillir jusqu'à dix personnes en tout. 'C'est annoncé au dernier moment. On doit gérer les annulations, revoir nos stocks et attendre que ça aille mieux' souligne Sébastien Salomon.
Même chose pour Guy Renel, qui loue sept chalets aux 'Lodges des Hauts de Pairis', sur les hauteurs d'Orbey. Installé depuis plus d'une vingtaine d'années, il va faire le dos rond et profiter de cette période calme pour faire des travaux. 'On n'a pas le choix. Mais heureusement nous ne sommes plus dans la situation où il faut faire absolument du chiffre, on va attendre que ça passe,' analyse le gérant. »
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« La seule éclaircie dans cette période
difficile, c'est un bon taux de réservation pour
les prochains mois […]. ' Nous faisons des réservations tous les jours,
comme en 2019. Les gens se projettent pour les prochains mois, avec des
réservations pour juin, juillet, août et toute la partie de l'automne. On
s'adapte et il faut-être réactif tous les jours,' assure Serge
Mézin. »
Forbes.fr, le 12 avril 2021
- « La pandémie continue de faire des ravages sur le tourisme à l’échelle mondiale. Toutefois, certaines tendances commencent à se dessiner. En France, Paris a connu une forte baisse du nombre de locations Airbnb, tandis que le reste du pays a enregistré une augmentation constante des réservations l’année dernière. »
- « Si l’on en croit les chiffres de Airbnb, la France séduit, Paris beaucoup moins. C’est en tout cas ce qu’il ressort d’un rapport récent de Airdna, un site Internet qui suit les données de Airbnb. Globalement, le service de location est resté étonnamment robuste dans le monde entier, malgré la covid-19. « De janvier à juin 2021, Airbnb a perdu 5 % de ses réservations totales, mais le service a depuis récupéré cette perte et augmenté ses réservations de 2,5 % par rapport aux niveaux prépandémie », indique le rapport. »
- « Néanmoins, une nette tendance ressort de ces chiffres : en France et dans le monde entier, les voyageurs s’éloignent des grandes villes. Pour réaliser ce rapport, Airdna a compilé et comparé les données des réservations en février 2021 et en février 2020. Parmi les principaux marchés nationaux pour Airbnb, la France est le pays qui a connu la plus forte augmentation du nombre de réservations. »
- « « La France est le pays ayant enregistré la plus forte augmentation du nombre d’unités actives dans presque toutes les régions, notamment autour de la vallée de la Loire et dans le nord avec la Bretagne où les petites villes et les stations balnéaires ont continué à attirer des clients », précise le rapport. »
- « Cependant, les réservations ont chuté de 3,2 % à Paris et le nombre de réservations totales de 23 %. Cette situation n’est pas aussi grave que dans des villes comme Amsterdam, New York, Toronto ou Pékin. Pour Paris, cela reflète un désir croissant de s’échapper de la capitale chaque fois qu’un nouveau confinement est prononcé. Cette tendance est également le reflet de l’envie de la population parisienne de quitter la capitale et sa région pour s’installer à plus long terme dans de petites villes ou des zones rurales. »
Hébergement touristique : le rush de la clientèle locale
France Info Guadeloupe, le 2 avril 2021
- « Pas de touristes à l’horizon. Depuis l’exigence de motifs impérieux pour se déplacer entre l’hexagone et la Guadeloupe, les voyageurs se font de plus en plus rares.
Conséquence : les hôtels tournent au ralenti. Du coup, les professionnels du secteur misent sur une clientèle locale. Le long week-end Pascal constitue donc une bonne opportunité. Mais du côté des hôtels du Gosier, malgré un programme alléchant, on est bien loin du taux de remplissage. »
- « En revanche, pour les propriétaires de gîtes et autres bungalows, cela fonctionne bien mieux : le taux de remplissage atteint en moyenne les 80%. Certains affichent même complet. »
Vacances d’été : les réservations commencent déjà
France Info économie, le 6 avril 2021
- «Les réservations pour les vacances d'été ont débuté. Dans la Drôme, des patrons d'établissements affichent déjà presque complets.
- « Pour les vacances d'été, les Français rêvent de soleil, de montagne et de grands espaces. Beaucoup ont anticipé pour s'assurer un repos au vert, comme sur un site de 280 hectares bordé de lavandes, au cœur de la Drôme provençale. Dans les gîtes de Jacques Laget, il est déjà trop tard pour réserver de juin à août. 'Les gens continuent de nous appeler pour savoir si on a vraiment des disponibilités', affirme le gérant, persuadé que le confort est le critère qui prime cette année. »
Confinement : en Alsace, face aux annulations en pagaille, les professionnels misent tout sur l’été
France 3 Région, le 6 avril 2021
- « Sauver la période estivale, c'est désormais l'objectif absolu et le seul horizon que se fixent les professionnels 'Pour juillet, on est déjà rempli à moitié. Si les choses se passent bien, je pense notamment à la vaccination, on devrait vivre une bonne période estivale, y compris en juin et en septembre, des mois prisés par les retraités qui, en théorie, auront eu accès au vaccin,' juge Serge Mezin, optimiste. »
- « 'On sent en tout cas qu'il y a un engouement, un peu comme l'an passé à la même période, renchérit Christophe Bergamini qui avait vu la station du Lac Blanc être prise d'assaut. Les gens ont besoin d'air et je suis convaincu que lorsque la situation sanitaire le permettra, le tourisme repartira dans la région, même si cela se fait à la dernière minute.'
- « Ultime précaution, la possibilité pour les touristes d'annuler en dernière minute et d'être remboursés sans se voir imposer un report de séjour ou un avoir. 'C'est la méthode du client satisfait, justifie Serge Mezin. Les gens ont parfois peur de réserver mais je peux les rassurer sur ce point. Nous avons par exemple déjà remboursé, pour les vacances de printemps, plus de 6.000 euros depuis jeudi 1er avril.' Une souplesse accrue pour inciter à la confiance, en espérant que la lumière arrivera enfin au bout du tunnel et de ce mois de restrictions imposées par l'exécutif. »
Les français ont besoin de s’aérer et de partir en vacances ou en week-end : tous les sites de réservations explosent sous les demandes de réservation depuis mi-février. Le couvre-feu, la fermeture des bars et restaurants, la fermeture des lieux de visite sont contraignants, mais non bloquants pour les vacanciers.
Les gîtes d’Indre-et-Loire font mieux que limiter la casse pour ces vacances de février
France Bleu Indre-et-Loire – Le 23 février 2021
- « Avec un taux d'occupation supérieur à 60% la semaine dernière et cette semaine, les gîtes d'Indre-et-Loire font aussi bien voire mieux que l'an dernier. Malgré l'épidémie de Covid et la fermeture des châteaux de la Loire. Des vacanciers, parisiens notamment, attirés par la campagne tourangelle. »
- « Avec un taux d'occupation de 62% depuis la semaine dernière, les gîtes d'Indre-et-Loire font aussi bien que l'an dernier ( + 1% ). S'il redescend sous les 55% la semaine prochaine, pas de panique, les clients réservent de plus en plus à la dernière minute. »
- « 'Proximité, destination campagne sont les atouts de la Touraine', explique Fabienne Houdayer, la directrice départementale des Gîtes de France. 'Et puis le produit gîte est porteur en ce moment puisqu'on loue une maison, on est autonome, on a une cuisine pour se faire à manger. Le protocole sanitaire est bien en place.'
- « En revanche, et c'est tout sauf une surprise, aucune visibilité pour la suite. Si elle compare à 2019 l'état des réservations pour le printemps, le retard est très conséquent. Entre 30 et 40% de réservations de moins pour la période d'avril à juin. Mais rien d'alarmant pour Fabienne Houdayer : 'On n'a aucune visibilité pour le printemps, les vacanciers vont réagir au dernier moment.' »
Les prévisions pour l’été sont à prendre avec précaution mais sont également plutôt rassurantes :
Tourisme et Coronavirus : à quoi faut-il s’attendre pour les vacances d’été ?
RTL.fr – Le 12 mars 2021
- « Le tourisme s'apprête à rebondir au printemps, selon certaines études, parce que ça correspondra sans doute aussi à la montée en puissance des campagnes vaccinales et on n'a pas abandonné l'espoir que la chaleur affaiblisse la Covid-19. Et, de toute façon, il y a un appétit de vacances qui reste très fort dans les enquêtes d'opinion. »
- « On va donc partir sans doute partir en France avec une composante de plus par rapport à l'année dernière, l'épargne constituée par ces français/vacanciers qui sera certainement utilisée si les restaurants et autres lieux de loisirs rouvrent. En gros, ce sera comme l'été 2020 mais avec du pouvoir d'achat en plus. »
- « Actuellement, on patiente en surfant entre les confinements et les couvre-feux comme l'année dernière où on était coincé à la maison. On aura sans doute aussi un redémarrage avec cette fameuse courbe en K, c'est ce que nous a dit l'INSEE hier soir. En K parce que vous aurez deux France : une qui redémarre et une qui chute.Comme l'année dernière. Souvenez-vous, sur le plan du tourisme, on avait eu la moitié des français qui étaient partis en vacances à 94% en France. »
Pourtant, nous constatons encore
trop d’annonces sur des sites Internet de location ou sur des sites Internet de
propriétaires de meublés touristiques avec uniquement un descriptif et un
numéro de téléphone ou formulaire de contact.
Vous êtes confrontés à une concurrence de propriétaires de meublés qui utilisent des outils capables de tout faire en temps réel : proposer un calendrier avec les dates encore disponibles et les dates déjà prises à l’instant T, avec la possibilité pour le locataire de réserver en direct.
Les locataires prennent rarement le temps d’aller « fouiller » sur Internet les annonces qui ne proposent pas ces calendriers mis à jour en temps réel. Il faut sinon prendre contact avec le propriétaire par email ou téléphone puis s’assurer que les dates choisies sont bien libres.
Les locataires iront au plus
simple et feront leur choix de vacances ou week-end sur les sites proposant des
calendriers mis à jour en temps réel et proposant la réservation instantanée.
Devez-vous mettre en ligne une annonce sur AirBnB, Abritel ou Booking ?
Les propriétaires qui font de la location touristique depuis des années n’auront pas forcément besoin de ces sites. Ils connaissent les locataires qui reviennent d’années en années et bénéficient du réseau de connaissance de leurs clients. Ils sont souvent d’ailleurs équipés d’un site Internet personnel performant permettant de générer et d’envoyer les contrats de location automatiquement une fois que le locataire aura procédé au paiement par CB depuis leur site.
Pour ceux qui débutent la location ou qui n’ont pas encore ce réseau, mettre en ligne une annonce sur ces sites permet deux choses :
- Profiter de ces sites comme « annuaire » et être visible. Si vous avez un site Internet personnel, les locataires vous trouveront sur ces sites et chercheront votre contact direct pour éviter les commissions. Il faut donc être présent sur les sites qui reçoivent le maximum de visites au niveau national : Booking, puis AirBnB, puis Abritel, puis…
- Obtenir des réservations instantanément par leur biais. Les sites prennent des commissions allant de 3% jusqu’à plus de 20% côté propriétaire, à vous d’adapter vos tarifs ou non.
Quel est l’intérêt d’avoir son propre site Internet ?
Si vous proposez un site Internet personnel de votre meublé touristique, vous pourrez éviter pour vous et vos locataires de payer une commission. Vous ne dépendrez plus ou moins des AirBnB/Booking/Abritel.
Mais proposer un site Internet sans calendrier et sans paiement par CB n’est pas suffisant. Les locataires restent très « zappeurs » et vont privilégier les sites avec réservation.
Proposer le paiement par CB vous évitera également les attentes de chèque d’acompte permettant de bloquer des dates de réservation de vos locataires potentiels.
L’actu de février 2021 : Préparez-vous aux réservations de dernière minute
Le gouvernement n’a finalement pas tranché pour un nouveau confinement, la solution du couvre-feu aura donc été privilégiée. Mais peut-on parler d’une situation favorable à la location de meublés ou au tourisme de manière générale ?
Vacances : les locations saisonnières ont la cote auprès des français
7 février 2021 - BFM- « Alors qu'agents de voyages, hôteliers et croisiéristes rongent leur frein, la filière des locations de vacances n'a pas trop à se plaindre de la situation. Pour leurs prochaines vacances, les Français préfèrent clairement trouver une maison ou un appartement à la mer. »
- « La location saisonnière d’appartement et de maisons a certes souffert de la crise. Mais bien moins que l’hôtellerie. HomeToGo, le plus gros moteur de recherche de locations de vacances au monde, observe une hausse globale de la demande.'
- « Pour se faire une idée des conséquences de la crise sur ce marché où l’offre est essentiellement détenue par des particuliers, on doit se contenter de sondages. Amivac (filiale du goupe SeLoger) a ainsi confié à Opinion Way le soin d’interroger un échantillon de 754 Français propriétaires d’une résidence mise en location au moins une partie de l’année. 71% d’entre eux estiment que 'l’épidémie a impacté négativement leur activité de location'. Mais on ignore l’ampleur du préjudice subi.
- 'Toujours selon ce sondage, deux propriétaires sur trois n'ont pas fait le plein pendant les vacances de Noël. Mais seule la moitié d'entre eux déclarent une baisse de leur taux de remplissage 'supérieure ou égale à 20%' Sachant que les grandes métropoles sont désertées par les touristes depuis près d’un an, il est facile d’identifier ceux qui ont le plus pâti de la crise.'
- « Toute la filière touristique dresse le même constat : la montagne est la grande perdante de cet hiver. Les rumeurs successives de reconfinement et la permanence de la fermeture des remontées mécaniques pénalisent la montagne, d’ordinaire privilégiée pour les vacances de février. Les autres destinations résistent mieux' souligne-t-on chez Abritel. »
- « Pour les vacances de printemps, HomeToGo constate, sur la version française de son site, que la Martinique et la Guadeloupe reste dans le peloton de tête des recherches des internautes hors métropole, alors que les Antilles ne figuraient pas dans le top 10 il y a un an. Bretagne, Corse et Normandie figurent également parmi les régions qui attirent le plus ceux qui prévoient de partir autour de Pâques ou pour les ponts de mai. »
- « Au-delà des destinations qui font plus facilement le plein de clients, comment expliquer l’engouement des Français pour la location saisonnière ? Première raison invoquée par ceux qui, en temps normal, auraient pu opter pour un hôtel : cela résout le problème de l’ouverture ou non des restaurants, puisqu’on peut y cuisiner. La deuxième raison est d’ordre sanitaire.
- 'Dans les parties communes d’un hôtel on croise beaucoup de monde' souligne Jonas Upmann, le directeur de la communication de HomeToGo. Le brassage permanent est encore plus de mise dans un club de vacances. Dernière raison: lorsqu’on loue une maison ou un appartement, on s’y rend généralement en voiture, alors que les séjours à l’hôtel sont plus souvent associés à un déplacement en train ou en avion, double source de stress avec les risques d’annulation et de transmission du virus. »
Que font les français pour les vacances de février ?
6 février 2021 – Ouest-France
- « Les soirs de discours du Premier ministre, le site de réservation de la SNCF a pris l’habitude d’être en surchauffe. À la hausse ou à la baisse. Jeudi 3 février 2021, lorsque Jean Castex a confirmé que les Français pourraient partir en vacances, OUI. sncf a enregistré une hausse des réservations de 36 %. »
- « Le réseau des offices de tourisme a enregistré une baisse de 60 % des réservations. Mais celles qui sont réalisées, le sont au dernier moment. 82 % des trajets réservés ces quatre derniers jours sont pour des voyages imminents , précise la SNCF. Même constat pour le réseau Gîte de France, qui observe des réservations d’ultra-dernière minute, qui pèsent ces derniers jours entre 30 et 40 % des réservations globales ».
- « Pour une partie des Français, les vacances de février sont traditionnellement celles du ski. Les stations ne feront pas le plein cette année. La perte de chiffres d’affaires est estimée à 5 milliards d’euros, avance Christian Mourisard, président d’ADN Tourisme, qui rassemble les offices de tourisme. Gîte de France observe un taux d’occupation sur les destinations montagne en retard de 10 % à 15 % par rapport à l’an dernier. »
- « Avec les restrictions aux frontières et l’obligation d’un test PCR négatif au retour, ces vacances de février seront franco-françaises. Gîte de France note de nouvelles destinations par rapport à l’an dernier, comme les régions Occitanie, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, Paca et Normandie. Chez Cocoonr, site de location d’hébergement de courte et moyenne durée, on voit une hausse des réservations pour le littoral, notamment sur la cote d’Emeraude : Saint-Malo, Dinard… . Un avis partagé par la SNCF. Les trajets avec les plus fortes augmentations par rapport aux vacances d’hiver 2020 concernent principalement des destinations proches des littoraux. »
- « Avec un couvre-feu à 18h, on change de type d’hébergement. « Sans restaurant, les clients ne vont pas à l’hôtel. Ils ne vont pas commander des pizzas toute la semaine pour les manger dans leur chambre , s’agace Christian Mousard. Les touristes se reportent vers les gîtes petits ou grands mais pas sur les chambres d’hôtes qui n’ont pas de cuisine , précise-t-on chez Gîte de France. »
- « Depuis bientôt un an, les professionnels du tourisme doivent s’adapter en permanence. On fait un pas en avant, puis deux pas en arrière. Dans notre métier, nous sommes habitués à nous adapter selon les aléas géopolitiques ou climatiques. Mais là, on ressent une lassitude. Nous sommes suspendus aux décisions politiques , résume Marie-Laure Pecot, conseillère de voyages près d’Angers. »
Les mesures anti-Covid sont une « catastrophe » pour le tourisme aux Antilles
12 février 2021 - Le Figaro
- « Sauf motif impérieux, les visiteurs ne peuvent plus se rendre en Guadeloupe et en Martinique, qui accueillent d'ordinaire 160.000 métropolitains en février. »
- « Agences de voyages, tour-opérateurs, doivent gérer une avalanche d'annulations de réservations de voyages. En cause : les dernières restrictions sanitaires qui imposent depuis le 1er février 2021 aux voyageurs de l'Hexagone de justifier d'un déplacement pour motif impérieux pour venir en Guadeloupe, en Martinique ou à Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Si tel est le cas, les visiteurs doivent présenter un test PCR négatif à l'entrée et au retour, et respecter sept jours d'isolement. »
- « Ces mesures ont été décidées pour protéger ces territoires d'Outre-mer des variants du Covid. Elles sont cependant incomprises des professionnels du tourisme, qui les ressentent comme une forme d'injustice. «La semaine prochaine les Franciliens qui commencent leurs vacances pourront partir en Bretagne ou sur la Côte d'Azur. Y louer un AirBNB... Alors que l'on confine complètement des départements d'Outre-mer où il n'y a quasiment pas de cas positifs. Il y a deux poids, deux mesures, on a du mal à comprendre », témoigne Gilbert Cisneros, patron d'Exotismes, tour-opérateur spécialiste du voyage dans les îles. »
- « La haute saison touristique - de novembre à début avril - avait pourtant bien démarré dans les Antilles françaises. «La période du 15 décembre au 15 janvier en Guadeloupe et en Martinique, la saison était repartie pratiquement au niveau de 2019. Une vraie lumière après des mois compliqués», poursuit Gilbert Cisneros. »
- « C'est catastrophique d'interdire l'accès aux Antilles, s'alarme aussi Jean-Pierre Mas, des Entreprises du Voyage, d'autant qu'en décembre les vacances se sont très bien passées. En Guadeloupe, 40.000 métropolitains sont venus et il n'y a pas eu un cas de Covid !», glisse-t-il. D'ordinaire, en février, 100.000 métropolitains viennent passer des vacances en Guadeloupe et 60.000 en Martinique. «Cette année il y aura personne. Il faut que le gouvernement revienne à la raison», presse-t-il. En Martinique, le directeur du CMT, le Comité martiniquais du tourisme, s'attend à une saison blanche au moins jusqu'à l'été. «La fin des restrictions pour motifs impérieux est corrélée au taux de vaccination des Martiniquais. Maintenant on mise tout sur le deuxième semestre», indique François Baltus Languedoc.
12 février 2021 – France Info
- « Les Vosges, le Jura, la Bretagne ou la campagne ont le vent en poupe au contraire des stations de haute-montagne, détaille la présidente du site de réservations De Particulier à Particulier.
- « 'Depuis le début de ce mois-ci - avec les annonces du gouvernement de non-reconfinement - les réservations ont explosé [...] On a sérieusement rattrapé le retard [...] Finalement, ces vacances ne seront peut-être pas ratées', s'est réjouie vendredi 12 février sur franceinfo Corinne Jolly, présidente de PAP.fr. »
- «« La SNCF a vendu cette semaine 800 000 places de TGV, presqu'autant que sur la même période en 2019. Même tendance pour les réservations de bus. Autre point à souligner, Corinne Jolly affirme que les Français pensent déjà à l'été : 'il y a un vrai optimiste' et les gens commencent à réserver. »
- « Y a-t-il des différences de réservations en fonction des zones ?
- Le bilan est différent selon les destinations. Pour la montagne, ce n'est pas terrible : -18% au niveau national mais la montagne est à -34%. Les Alpes en particulier sont à -57%. Les Alpes, c'est le ski alpin et avec la fermeture des remontées mécaniques c'est plus compliqué. En revanche, les stations de moyenne altitude fonctionnent très bien : le Jura et les Vosges ont des grosses progressions avec quasiment deux fois plus de réservations que l'année dernière. Et puis, il y a des destinations de report comme le littoral - la Bretagne marche bien - ou la campagne. »
- « Qu'est-ce qui est recherché pour ces vacances ? Des appartements ? Des maisons ?
- Les maisons sont très recherchées en ce moment, comme pour l'immobilier. Là, on n'est pas du tout dans le tourisme de masse ou industriel donc les grandes résidences qu'il y avait à la montagne, ce n'est pas du tout ce qui était recherché en ce moment. Ce qui est recherché, ce sont des maisons dans lesquelles on peut rester à l'intérieur et être bien puisque tout est fermé, les restaurants notamment, donc on ne va pas vivre dehors. L'idée est donc de passer un moment en famille à l'intérieur dans des environnements plutôt calmes où on peut faire des balades. »
- « Avez-vous de la visibilité pour Pâques notamment ? Pour l'instant, les Français ne les anticipent pas trop. En tout cas, ils les anticipent beaucoup moins que les vacances d'été pour lesquelles les réservations ont sérieusement commencé. Il y a donc un vrai optimiste pour l'été avec le réchauffement des températures et le vaccin, tout le monde pense que l'été sera comme l'année dernière, c'est-à-dire une parenthèse dans la crise sanitaire. Là encore, je pense que ça va ressembler à ce qu'on a eu l'année dernière : des maisons. L'arrière-pays avait très bien marché : le Vaucluse, les Landes... Des coins tranquilles avec éventuellement des grandes maisons où on peut aller à deux familles, ce qui permet de retrouver ses proches qu'on a tendance à moins voir en ce moment. »
Nous vous invitons, si vous ne l’avez pas encore fait, à diminuez au maximum le délai d’annulation proposé aux locataires. Ce paramétrage est indispensable pour déclencher des réservations pendant cette période où les locataires se décident au dernier moment pour partir. Nous le préconisons et le paramétrons sur tous les annonces et sur les sites Internet personnels de nos clients, dès qu’ils nous l’autorisent.
L’actu de décembre 2020 : L'espoir pour 2021
Tour hebdo – Le 18 novembre 2020
Une nouvelle étude publiée par Amadeus montre que les voyageurs français comptent sur plusieurs conditions primordiales afin d’être rassurés et ainsi pouvoir voyager à nouveau :
- 42% des voyageurs français ont peur d'être bloqués dans leur pays de destination
- 42% s'inquiètent des mesures de quarantaine imposées par leur gouvernement
- 34% craignent finalement une expérience de voyage moins agréable et moins fluide
Reste tout de même l'envie de partir toujours présente :
- 73% des Français interrogés souhaitent ne pas avoir à moins se déplacer du fait de leurs craintes liées au Covid-19
- Pour 37% des voyageurs, des politiques de modification, d'annulation et de paiement flexibles s'avèrent indispensable
- À cela s'ajoutent le besoin de ne pas avoir à s'isoler (pour 31% des sondés) et le sentiment que la destination est sûre (30%)
En France, 91% des personnes interrogées déclarent en effet que les technologies pourraient réduire leurs craintes en matière de voyages. Ces dernières leurs permettraient de bénéficier d'avantages non négligeables : réduction des files d'attente et des regroupements dans les espaces publics, avertissement en avance en cas de retard, informations sur les restrictions en cours dans le pays de destination ou encore accès aux informations pendant tout le voyage.
Les annonces de Macron et Castex ont-elles eu un effet sur les réservations ?
Tourmag - Le 26 novembre 2020
- Depuis l’allocution d’Emmanuel Macron puis de Jean Castex, plusieurs opérateurs constatent un frémissement dans les réservations. Si les niveaux restent bien loin de ceux de 2019, il n’empêche que c’est un premier signe positif depuis septembre pour les professionnels du tourisme.
- Didier Sylvestre, directeur général adjoint en charge du commercial le constate : 'Nous engrangeons des réservations, on sent vraiment que ça bouge. Nous faisions depuis 15 jours beaucoup de devis pour des départs pour les vacances d'hiver et de février, et ils sont en train de se concrétiser.
- Nous ouvrirons toutes les agences avec des horaires aménagés et nous réaugmenterons les horaires de présence au niveau du tour-opérating' précise Aurélien Aufort qui prévoit un véritable démarrage avec l'arrivée du vaccin.
- Alors certes les niveaux restent loin de ceux de 2019, mais comme l'explique Philippe Sanguard, Directeur de Boomerang- Kappa Club : 'Nous commençons à voir le bout du tunnel, cela prouve qu'il y a une envie, et une demande'.
- 'Depuis hier nous avons multiplié par 4 les réservations'. Là aussi la nuance est de mise : 'nous partons de très bas mais les appels ont repris et c'est incomparable avec ce qui se passe depuis les deux derniers mois'.
Déconfinement : les réservations de billets d’avion se sont envolées
Le Figaro - Le 7 décembre 2020
- Malgré les incertitudes qui pèsent encore sur la situation sanitaire, et donc sur le déconfinement, les Français projettent à nouveau de voyager par les airs à l'occasion des vacances de Noël. À la suite de l'allocution présidentielle du 24 novembre, annonçant la levée des restrictions de déplacement à partir du 15 décembre, le nombre de recherches et de réservations de billets d'avion a bondi. Cette tendance particulièrement marquée au lendemain de l'annonce est toujours observable depuis.
- «Le trafic sur notre site a doublé à la suite de l'allocution présidentielle, avec une augmentation de 110% des recherches entre 20h et 21h par rapport au créneau horaire précédent l'allocution, soit 18h-19h ce même jour», rapporte Guillaume Rostand, porte-parole de Liligo, moteur de recherche de voyages. En ce début du mois de décembre, la tendance reste à la hausse avec «un trafic en croissance». Même observation chez son concurrent Kayak, qui enregistre un bond de 115% des recherches sur les vols domestiques les 24 et 25 novembre par rapport aux 22 et 23 novembre. »
- Air France par exemple constate que les réservations sur les liaisons en France ont triplé ces derniers jours par rapport au mois de novembre.
- Ce coup d'accélérateur dont bénéficient les vols domestiques s'explique par les réunions familiales prévues pour les fêtes, d'après Liligo. Mais les DOM-TOM sont également les grands gagnants du déconfinement progressif prévu par l'exécutif. «Les régions d'Outre-mer font partie de notre top destinations hors France», affirme le site de comparateur. Elles bénéficient des métropolitains qui comptent retrouver leurs proches, «mais également des touristes, pour qui ces régions sont moins contraignantes que d'autres d'un point de vue sanitaire».
- Mais malgré cette petite bouffée d'air frais, cela ne suffit pas pour autant au secteur aérien pour remonter la pente, car le taux de réservations reste bien inférieur à celui de l'année dernière. Une réalité observée par Kayak: «Les recherches de voyages sont toujours durement touchées avec des niveaux de recherche en baisse entre -36% et -44% entre le 30 novembre et le 6 décembre 2020 par rapport aux mêmes dates en 2019,» explique le site. Par ailleurs, tous les acteurs du secteur restent prudents sur l'évolution de cette tendance, car il n'est pas encore dit que la France atteindra ses objectifs sanitaires pour se déconfiner, ce qui pourrait changer la donne pour le secteur aérien.
COVID-19 : les locations saisonnières pour Noël en chute de 60%, du jamais vu en Savoie-Mont-Blanc
France 3 région – Auvergne Rhône Alpes - Le 8 décembre 2020
- 'Nous devrions être à moins 60% pour les vacances de Noël » témoigne Emmanuel Boan, gérant de l’agence Boan de Megève qui fête son soixantième anniversaire. C’est du jamais vu, constate-t-il avant d’ajouter : les clients britanniques, d’Europe de l’Est et européens ne viendront pas.'
- Pour le président de la FNAIM Savoie-Mont-Blanc, Jean-Jacques Botta … 'Nous espérons que, malgré la fermeture des remontées mécaniques, l’offre de service et commerciale soit à même de conforter les envies de séjour à la neige, car nous perdrions encore un chiffre d’affaires irrécupérable'.
- 'Nous n’avons enregistré à ce jour que 40% de réservations pour les locations de cet hiver. Le manque à gagner est déjà considérable', déplore Jean-Jacques Botta.
Tout comme vous, nous attendons avec impatience un retour à des conditions de travail et de vie normales. En attendant… Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année !
Le nouveau confinement décidé le par l’Etat nous plonge à nouveau dans l’attentisme, même si certains hébergements comme les meublés touristiques sont autorisés à ouvrir pour accueillir les professionnels en déplacement.
Quels conseils pouvons-nous vous donner ?
- Ne descendez pas vos tarifs pour les séjours courts, mais proposez des réductions pour les séjours plus longs de 15 jours ou un mois.
- Soyez transparents sur vos conditions d’annulation et n’hésitez pas à écrire dans vos descriptifs vos conditions d’annulation, en plus de ce que vous avez pu cocher dans les cases prévues par les différents sites d’annonces. Plus vous diminuerez le délai d’annulation pour vos locataires potentiels, plus vous maximiserez votre taux de réservation.
- De la même manière, mettez en avant la connexion Internet de votre meublé. Si vous n’avez pas Internet ou si la connexion est mauvaise, pensez à souscrire un abonnement permettant une bonne navigation. De plus en plus de locataires voudront télétravailler dans votre location, en plus d’aller sur Internet pour leur utilisation personnelle. Les fournisseurs continuent de proposer des RDV d’installation pendant le confinement et vous avez des offres à partir de 15€ par mois.
- Continuez à expliquer les mesures de nettoyage que vous mettez en place par rapport au COVID.
- Si vous faites de la prospection commerciale, visez une clientèle locale, 200km ou 2h autour de votre location. Proposez des cartes cadeaux de séjour de votre meublé à offrir pour Noël.
- Demandez à votre Office de Tourisme si vous pouvez partager une de leurs vidéos de votre territoire sur votre site Internet, ou tout autre support commercial.
- Si vous ne l’avez pas encore fait, profiter de ce moment pour planifier le classement de votre meublé afin d’obtenir un abattement de 71% au lieu de 50 sur vos recettes. Vous valoriserez aussi votre location sur les sites de réservation.
Même s'il ne faut pas se baser uniquement sur les prévisions, la plupart des études prévoient le même engouement des français pour le voyage que lors du premier déconfinement le 11 mai. Il faut donc s’attendre à des réservations « de dernière minute » dès l’annonce officielle du déconfinement.
- « Les réservations sont en baisse de 50% dans l'Hexagone, par rapport à l'an passé. À quelques jours du début des vacances, le secteur est inquiet. »
- « Selon les dernières données du cabinet spécialisé ProTourisme, les réservations de nuitées dans les hébergements marchands (hôtels, campings, locations de meublé ou encore villages de vacances) sont en baisse de 50% en France, par rapport à l'an passé, et de 80% pour les destinations à l'étranger. »
- « Les gîtes et les campings de certaines régions tirent leur épingle du jeu», explique Didier Arino, directeur associé de Protourisme. La Bretagne, le pays basque et le sud des Landes, semblent tirer leur épingle du jeu, avec une augmentation des réservations dans les gîtes et les campings. »
- « «Entre la reprise de l'épidémie et le climat anxiogène, rien n'est réuni pour que les réservations puissent rebondir cet automne», analyse Véronique Brizon, directrice générale de ADN Tourisme. »
- « Cette année, les Français «hésitent à aller voir leurs familles de peur de contaminer les parents et grands-parents», note également Didier Arino. »
- « «Avec les nouvelles annonces gouvernementales tous les 15 jours, le client va attendre le dernier moment pour se décider», explique Véronique Brizon. Dans la soirée de jeudi, le ministre de la santé Olivier Véran a écarté la possibilité d'une limitation prochaine des déplacements sur le territoire. Une bonne nouvelle pour les Français, qui souhaitent s'assurer qu'ils ne resteront pas bloqués dans une région s'ils décident de partir en vacances. Les professionnels espèrent également que la météo sera au rendez-vous dans les prochaines semaines. »
Le site avait déjà opéré un changement du prélèvement des frais en 2019, en proposant le choix à l’hôte de garder sa commission de 3% et le restant pour le locataire, ou de prendre à sa charge la totalité des commissions.
Ce changement permettra à AirBnB de simplifier la lecture des frais pour le locataire et principalement d’ouvrir son marché à l’hôtellerie qui ne peut pas adapter sa tarification au prélèvement actuel de la plateforme. L’objectif est donc de concurrencer des sites tels que Booking, qui à l’inverse d’AirBnB, s’étaient ouverts au marché des meublés touristiques il y a quelques années.
Homeway et Abritel du groupe Expedia vont se regrouper sous la marque VRBO
Le groupe Expedia a commencé la simplification de son nom de marque destiné aux meublés touristiques en choisissant VRBO. Si vous avez une annonce sur HomeAway ou Abritel, attendez-vous à voir une modification du nom des sites dans les semaines ou mois à venir :
« Au fil des ans, la marque Vrbo a constamment surpassé HomeAway auprès des voyageurs en famille. L’unification de nos marques de location de vacances sous la marque Vrbo nous permet de concentrer nos énergies à offrir la meilleure expérience de voyage possible aux familles du monde entier » a déclaré Peter Kern, vice-président et directeur général du groupe Expedia.
Pour Expedia, cette simplification est synonyme de mutualisation des coûts en matière de marketing notamment et servira à asseoir la notoriété de Vrbo, que le groupe a choisi l’an dernier comme étendard de ses services de location de vacances.
- « Le jeudi 17 septembre, à l'heure pour l'agence de développement touristique de l'Aude (ADT) et des professionnels du secteur de tirer un premier bilan de la saison 2020, les Gîtes de France avaient été désignés comme l'un des seuls acteurs à avoir pu tirer leur épingle du jeu. Une rareté pour une filière en grande souffrance, parmi les plus touchés par l'impact du confinement et plus largement de l'épidémie de Covid avec 3,7 millions de nuitées perdues par rapport à 2020. »
- « Le carton Gîtes de France : Ce bilan des deux mois d’été a été présenté au sein du Domaine de Bouheben, à Layrac, comme pour tirer un coup de chapeau au succès de ces locations. 'Un taux record pour la saison de Gîtes de France 47' se félicite Jacques Bilirit. Ce retour à la campagne, vers les grands espaces après cette période d’enfermement, a bien évidemment profité au Lot-et-Garonne. »
- « Pour les gîtes, la fréquentation est nettement supérieure pour les hébergements labellisés (Gîtes de France, Clévacances). »
- 'Les réservations ont repris dès la fin du confinement, d’abord pour le tourisme de proximité, puis pour les visiteurs de toute la France, rassure Sophie Franczak, directrice de l’association Gîtes de France Gers Gascogne. La saison estivale a été plutôt positive'. En effet, le taux de remplissage des gîtes du département est en hausse pour cet été : 62 % en juillet (contre 56 % en 2019) et 86 % en août (+8 % par rapport à l’année précédente). Septembre et octobre connaissent aussi de bons résultats.
- 'Nous avons eu un très bon mois d’août, se réjouit la directrice de l’association. Mais le comportement des clients a changé. Les réservations se sont faites à la dernière minute parfois pour le soir-même. Les séjours étaient plus courts, en moyenne 7,5 jours, mais le panier moyen est en hausse de 15 %'.
- « Mais si la saison estivale a été positive, l’arrière-saison s’annonce plus compliquée : 'Nous avons du mal à nous projeter, regrette la directrice. Les conditions climatiques ne nous sont pas très favorables non plus.' Et cela se reflète sur les réservations : moins 17 % pour le mois de novembre et – 37 % pour décembre. »
Nous vous souhaitons des vacances de la Toussaint les plus réussies possibles et vous donnons RDV le 15 novembre prochain pour les prochaines actualités.
Nous dressons ici le bilan touristique de la saison estivale française en 2020, en nous focalisant sur l’activité des meublés touristiques. De très nombreux articles portent des titres très nuancés, du type « bilan mitigé ». Il faut être attentif à leur lecture, la plupart distinguant les activités d’hôtellerie, les hébergements de plein air, la restauration, les activités de loisir, les meublés touristiques… Et l’activité des meublés, d’un point de vue global, tire largement son épingle du jeu.
Bilan national et tour de France de l’actualité :
National :
- « Sur le seul mois de juillet, les nuitées tous hébergements confondus en France, hors littoral et zones urbaines, ont ainsi bondi à 129 millions contre 122 millions un an plus tôt. »
- « Le Jura a connu «100% de taux d'occupation dans le secteur locatif» entre le 20 juillet et le 22 août, «ce qui n'était jamais arrivé auparavant», selon Jean-Pascal Chopard, directeur du comité départemental du tourisme. »
- « Sur la plateforme Airbnb, les logements en zones rurales ont été loués à 80% par des Français contre 60% en 2019. Ils sont partis moins loin, plus longtemps et en famille, dans des maisons avec jardin », indique à l'AFP son directeur des activités françaises, Emmanuel Marill. »
- « Quant à l'arrière-saison, elle s'annonce morose : « On sait que le 3ème âge ne partira pas et que la clientèle étrangère ne sera pas au rendez-vous», souligne Laurent Barthélémy, président de l'Umih, principal syndicat de l'hôtellerie-restauration, en Nouvelle Aquitaine. »
Le Figaro.fr – Tourisme : La campagne et la moyenne montagne plébiscitées par les français – 30 août 2020
- « C'est une très bonne année par exemple pour le Doubs, le Jura, l'Aveyron ou la Lozère. La Loire à vélo enregistre une hausse de fréquentation de 30% cet été. »
- 'C’est une année exceptionnelle, avec une fréquentation inédite à partir du 14 juillet. Certains prestataires ont battu des records. Il y a beaucoup de monde sur les chemins de randonnée, selon le directeur général de l'office du tourisme Luc Stelly '
- « Les grandes villes en berne : en revanche, il s’agit d’une année catastrophique pour l'hôtellerie dans les grandes villes. Paris affiche une chute de la fréquentation de 76%, 68% pour Strasbourg. Bordeaux souffre également de l'absence des navires de croisières »
Europe1.fr - Quel bilan pour la saison touristique ? – 16 août 2020
- « Le secteur touristique, heureusement surpris de la fréquentation estivale, retombe dans ses tourments en l’absence de visiteurs étrangers, des voyages de groupe et des déplacements professionnels.
- « 94 % des partants de l’été sont restés dans nos frontières. Dans un contexte dicté par l’évolution de la crise sanitaire, la majeure partie du pays a pu compter sur la présence d’une clientèle française, attirée dehors par une météo au beau fixe et l’accalmie de l’épidémie. 53 % d’entre eux sont partis en juillet et en août, contre 71 % en 2019, avec une fréquentation inhabituellement haute à la campagne et en moyenne montagne. »
- « Le secrétaire d’Etat au tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, estime la baisse de recettes touristiques françaises à 25 % au premier semestre 2020, contre 50 % en Espagne et 75 % en Italie. L’absence redoutée des étrangers fut moindre qu’envisagée, les clientèles belge, néerlandaise et suisse ayant fait un retour remarqué dans l’Hexagone à partir de la mi-juillet. »
- « Septembre est très important dans les villes, note Christian Mantei, président d’Atout France, l’agence de développement touristique du pays. C’est le mois de la reprise du déplacement d’affaires, d’un fort tourisme de loisirs grâce aux événements culturels et un gros mois sur le littoral également. Ces dernières années, septembre pesait autant que juillet. Là, les indices ne sont pas bons car personne n’avait prévu qu’on aurait une reprise du Covid-19. »
- « Les professionnels ont aussi assisté à la fuite des Britanniques lorsque des mesures de quatorzaine ont été imposées par le Royaume-Uni pour les touristes revenant de France. Ils voient aujourd’hui les Belges et les Allemands annuler les réservations prises pour septembre »
- « La capitale est, de loin, la destination la plus touchée par la dégringolade du tourisme international en France, avec une baisse de fréquentation et de revenus de 60 % au premier semestre. »
- « Restent les seniors. Pour eux, le secteur touristique nourrit un vœu : qu’ils aient été suffisamment épuisés par leurs petits-enfants pour avoir envie de repos en septembre. Mais, même pour ce phénomène quasi naturel, plus personne n’ose s’avancer. »
Le Monde.fr – Pour le tourisme français, une rentrée qui s’annonce perdue après un été au soleil – 8 septembre 2020
- « Mais le carton de l’été reste pour la montagne. Dans les Hautes-Alpes, les pros du tourisme parlent déjà d’un été “exceptionnel” avec une progression de 11 % de l’activité touristique par rapport à 2019. 11,59 millions de nuitées ont été enregistrées (+8 % chez les hébergeurs professionnels et +15 % côté résidences secondaires) »
- « Côté hébergements, les Français ont utilisé massivement les résidences secondaires mais également les locations d’appartements et de maisons et effectué des réservations de dernière minute pour les campings. En juillet, les Gîtes de France ont ainsi relevé un taux moyen d’occupation de 71,5 %, contre 66 % en 2019. Et de 77 % en août, versus 75 % un an plus tôt. »
Forbes.fr – Tourisme : les régions qui s’en sortent et les autres… – 27 août 2020
- « La plateforme de location AirBnB a été très sollicitée pour les vacances en Corse, dont la saison estivale est décevante pour les opérateurs relevant de l'hébergement touristique collectif. A l'exception notable de Paris, Airbnb n'a pas constaté non plus ce « coup de mou » du tourisme urbain, que reflète l'activité dans l'hôtellerie et les résidences de tourisme. »
Les echos.fr – Tourisme : une saison estivale tout en contraste – 31 août 2020
NICE :
- « Les étrangers, eux, ont largement boudé les centres-villes et leurs cohortes de musées, monuments et restaurants. A Nice, la clientèle russe, américaine et asiatique a fait défaut, et ce sont « essentiellement » les Français et « un peu » les Européens - Belges, Suisses, Allemands, Néerlandais et Italiens - qui ont permis de remplir les hôtels de la ville, détaille le maire, Christian Estrosi. »
Les echos.fr – Été meurtrier pour le tourisme urbain - 29 août 2020
Pays de la Loire :
- « Succès des gîtes. Sur le plan de l'hébergement, les hôtels, les campings et les villages de vacances du littoral accusent une forte baisse d'activité si l'on en croit le baromètre de l'Observatoire régional du tourisme. A l'inverse, les gîtes ruraux et les locations de meublés ont eu du succès car la clientèle les a considérés comme des formules d'hébergement rassurantes en cette période de crise sanitaire. »
FranceBleu.fr – Tourisme : un bilan en demi-teinte en Pays de La Loire – 26 août 2020
- « Sixième département en termes de nuitées, la Loire-Atlantique a réussi à tirer son épingle du jeu. Si la Loire-Atlantique a résisté, c’est que le département est traditionnellement peu visité par les clients étrangers (12 à 15 %). « Notre clientèle de proximité s’est encore développée avec plus de 30 % qui vient de la région, détaille Agnès Broquet, directrice du tourisme chez Loire-Atlantique développement. Ce tourisme de proximité, nous le prônons depuis 2015, poursuit Bernard Lebeau. Il est moins cher, plus facile, accessible à tous. Dommage qu’il en ait fallu arriver à ça pour qu’il explose. »
- « Les activités proposées sont aussi plutôt « covid-compatibles ». Sorties en mer, canoë le long du canal de Nantes à Brest, locations de pédalos, randonnées à l’intérieur des terres ont été très plébiscités. Les itinéraires vélo, comme la Vélodyssée ou la Loire à vélo, ont vu leur fréquentation bondir de 30 %.»
20minutes.fr – Coronavirus : comment la Loire-Atlantique a sauvé sa saison touristique – 9 septembre 2020
Occitanie :
- « En incitant les habitants d’Occitanie à prendre leurs vacances estivales près de chez eux, la Région a réalisé un bon coup de com’ et permis aux professionnels de sauver une saison bien mal embarquée. »
- « Crise sanitaire aidant, la casse a été limitée au mois de juillet et les chiffres sont plutôt très bons pour le mois d’août. C’est l’enquête menée par le Comité régional du tourisme (CRT) auprès 3 300 prestataires qui le vérifie : 70 % d’entre eux ont enregistré en août une activité équivalente ou supérieure à celle d’août 2019. »
Midilibre.fr – Tourisme en Occitanie : les gîtes grands gagnants de la saison estivale – 11 septembre 2020
- « L’une des priorités de Jean-Louis Guilhaumon sera de soutenir le thermalisme. « Cette filière souffre énormément. Elle joue un rôle ô combien important au sein de notre région, qui est la première région thermale en France » a-t-il chiffré. « Nous serons au chevet de ces stations qui connaissent toutes des difficultés importantes. »
- « Jean Pinard, directeur du CRT, a parlé d’une « deuxième vague d’annulation ». Le secteur de l’économie sociale et solidaire est aussi dans le dur.
- « Dans les villages vacances, il n’y a plus de scolaire. C’est une des grosses inquiétudes, tout est annulé. » Mais Vincent Garel a conclu avec la détermination de « donner aux professionnels l’espoir de pouvoir continuer à exercer leur activité dans des conditions où l’avenir existe ».
Actu.fr – Comité Régional du Tourisme et Région Occitanie espèrent un « été indien » pour que la saison se poursuive – 10 septembre 2020
Auvergne-Rhône-Alpes :
- « Côté hébergement, le taux d'occupation a atteint 61 % en août, en recul de 6 % seulement par rapport à l'année dernière. Comme on pouvait s'y attendre, les gîtes, chambres d'hôtes et meublés ont été plus demandés par des familles qui souhaitaient s'isoler, que les hébergements collectifs types résidences de tourisme et villages de vacances. »
- « La clientèle était très majoritairement française, à 91 % ! Voire locale : les habitants de la région représentaient 46 % des visiteurs en juillet et 31 % en d'août. Parmi les rares étrangers, dont la proportion est tombée de 22 à 9 %, les Belges étaient les plus présents. Allemands et Britanniques , pourtant des habitués de la deuxième région touristique française derrière l'Ile-de-France, ne sont pas venus. »
- « En cette période particulière, le public, sans visibilité, a multiplié les courts séjours et les réservations « en ultra dernière minute », à moins d'une semaine de l'échéance. Les professionnels espèrent que cette tendance de réservation tardive se confirmera pour l'arrière-saison, alors que les prévisions de fréquentation fin août pour septembre étaient de 20 % à peine. »
Lesechos.fr - Auvergne-Rhône-Alpes : un été touristique sauvé par la montagne et les français – 10 septembre 2020
- « Les élus de montagne et les professionnels qui accueillent des groupes d'enfants l'hiver sont inquiets. Depuis la rentrée scolaire, les séjours à la neige des écoles s'annulent par dizaines. Les organisateurs de classes découvertes veulent des consignes claires de l’Éducation nationale. »
- « Ce qui nous manque, c’est une consigne claire du ministère de l’éducation. Il faut un message précis, du type « il n’y a aucune raison d’annuler, les protocoles sanitaires sont mis en place », ajoute Eric Bothorel, secrétaire général de la Fédération des œuvres laïques. »
- « Des conséquences très importantes pour l’économie de la montagne : en Pays de Savoie, les conséquences pour les structures d'accueil pourraient être dramatiques, avec des fermetures. 'On tire la sonnette d’alarme', dit Violaine Villette, gérante du gîte Neige et Soleil à Bramans en Haute Maurienne Vanoise. 'On a des séjours annulés depuis mars, si on fait encore une saison blanche cet hiver, on ne sera plus là en 2022. La spécificité et la fragilité de cette activité pourrait atteindre un point de non-retour qui serait également préjudiciable pour le bien-être des enfants.'
- « C'est aussi toute l'économie du ski générée par ce jeune public qui est concernée, à des périodes où il y a moins de touristes : en janvier et en mars. On pense aux moniteurs de ski, aux accompagnateurs en moyenne montagne, mais aussi, aux petits musées régionaux ou aux fromageries dans les villages. »
Francebleusavoie.fr – Des annulations de classes de neige en série, des gîtes en péril en Savoie et Haute-Savoie – 8 septembre 2020
Nouvelle-Aquitaine :
- « Cette orientation se confirme chez le label Gîtes de France. Pas la peine de chercher une chambre d’hôtes ou un gîte dans le département pour cette fin du mois d’août ! Il n’y a rien de disponible ! Un taux d’occupation de 100 % après un mois de juillet déjà exceptionnel où l’activité avait bondi jusqu’à 10 points de plus par rapport à l’an dernier. La consultation de site internet du label a augmenté de 40 %. »
- « Philippe Latry, le Directeur des Gîtes de France dans les Landes ne cache pas sa satisfaction : « Dès le déconfinement, nous avons observé un frémissement dans les réservations. Les chambres d’hôtes et les gîtes sont vraiment les produits plébiscités pour leur caractère indépendant et isolé. Un boom qui s’accompagne de la satisfaction du regain de la clientèle française et plus jeune qui change d’idée sur ce mode d’hébergement. »
- « Malgré cette embellie, le chiffre d’affaires de Gîtes de France est en recul pour la première fois depuis 20 ans avec une perte de 7 % du volume d’affaire perdu au printemps, mais aussi avec la perte d’activité liée au thermalisme. »
- « Les perspectives de l’arrière-saison, habituellement très appréciée par les personnes âgées et les étrangers, inquiètent les professionnels landais. Pour Philippe Latry : « Le discours ambiant de reprise du virus nous plonge dans beaucoup d’interrogations. Notre clientèle en septembre est principalement des primo-séniors, une catégorie de public dite plus sensible. Les projections sont à la baisse. Ce sera de la réservation de dernière minute ».
France3regions.nouvelle-aquitaine.fr – Tourisme dans les Landes : le choix des vacanciers donne un premier bilan très contrasté – 18 août 2020
- « Brigitte Hugon, directrice et technicienne pour les porteurs de projets des Gîtes de France 47 : L’ordonnance Macron en date du 25 mars a permis, heureusement, que nous puissions mettre en place une politique d’avoirs sur les reports de séjours touristiques, nous évitant l’écueil d’avoir des annulations pures et dures. Mais de +18 % en janvier, nous sommes passés à -13 % du volume d’affaires. On a perdu les mois d’avril, mai et juin'. »
- « Est arrivé le confinement et dès lors, la centrale de réservations s’est retrouvée au point mort en matière de tourisme, à l’exception des contrats professionnels nous liant à des entreprises afin d’héberger leurs ouvriers, leurs cadres, leurs agents de maîtrise qui œuvrent sur des chantiers. »
- « La directrice estime que le virage salutaire s’est fait au moment de l’allocution présidentielle le 14 mai qui a donné le feu vert aux vacanciers. »
- « Le label a enregistré une augmentation de 22 % sur juillet et août de la clientèle française. 'On a perdu les Anglais, mais nos Belges étaient au rendez-vous. Et on a observé une montée en puissance de la clientèle de proximité (+100 % d’Occitanie, +40 % de Nouvelle Aquitaine)'. »
- « Les réservations de dernière minute s’enchaînent : 'Les gens regardent la météo et décident de partir. Ils prennent aussi en considération la carte des clusters en France. On est destinataires de demandes de l’Oise, de Normandie. Et on commence à vendre la Toussaint'. Le profil des vacanciers de septembre ? : 'des couples, des familles avec des enfants en bas âge non scolarisés. Une clientèle urbaine qui aspire à une piscine, au Wifi et à la climatisation réversible. »
- « Les Gites 3 épis pour 4-5 personnes à 800 euros la semaine en haute saison constituent le panier moyen. »
Petitbleu.fr – Lot-et-Garonne : l’été 2020 en pente douce, avec une arrière saison prometteuse – 12 septembre 2020
Martinique :
- « À quelques semaines du début de la haute saison touristique, les acteurs et les professionnels martiniquais s'inquiètent des conséquences du rebond du coronavirus. Ce contexte sanitaire inédit risque de mettre une nouvelle fois à genou la filière, après l'embellie des grandes vacances 2020. »
- « Ces grandes vacances, les martiniquais et les guadeloupéens ont joué le jeu. Ils sont venus et pas seulement pour les hôtels mais aussi pour les activités de loisir. Les gîtes et les maisons d'hôtes ont très bien fonctionné. Il y a peut-être les hôtels d'affaires qui ont moins bien fonctionné, car on sait que durant la période estivale, traditionnellement c'est un peu plus compliqué. (François Baltus-Languedoc, directeur du CMT) »
- « Mais le secteur ne se fait pas d'illusion pour septembre et octobre, 'deux mois qui ne sont pas très bons' habituellement d'après le Comité. Alors il mise plus que jamais sur la croisière, tout en sachant que rien ne sera comme avant.
- Concernant les caraïbes, le CDC (Center for Disease Control) a émis 'une interdiction de la croisière carrément, jusqu'à la fin du mois de septembre', a annoncé François Baltus-Languedoc sur Martinique 1ère radio lundi 7 septembre 2020. »
- « Les hébergeurs réclament :
- La prolongation du dispositif de l’activité partielle covid-19 'au moins jusqu’au 31 mars 2021 et aussi longtemps que cela sera nécessaire pour accompagner la reprise d’activité du secteur et des sous-traitants dépendant de la filière'.
- Une exonération de charges patronales et salariales 'jusqu’à la fin de l’année 2020 pour accompagner la relance du secteur'.
- La contribution des assureurs 'aux pertes d’exploitation'.
- Le report des échéances bancaires de 6 mois supplémentaires 'pour être porté à 12 mois, jusqu’en mars 2021, pour les TPE et PME du secteur.'
Dans ce contexte, la haute saison touristique 2021-2022 risque d'être compromise, si la pandémie devait encore s'intensifier dans les mois qui viennent, une seconde 'vague' que redoutent de nombreux spécialistes de la santé. »
La1ere.francetvinfo.fr/martinique – Fin d’année compromise pour le secteur touristique en Martinique – 9 septembre 2020
Le taux de remplissage des meublés touristiques paraît donc très satisfaisant pour l’ensemble des régions françaises pour les mois de juillet et août, grâce à aux réservations massives des français et des touristes belges pour l’étranger. Ces deux mois n’auront pas comblé les mois perdus du printemps, mais peu d’acteurs du tourisme pouvaient espérer meilleur scénario.
Les éléments favorables à la location de meublés constatés auront été les destinations touristiques proposant des activités de plein air, les meublés à la campagne et en moyenne montagne, le tourisme de proximité, l’acceptation de réservations « d’ultra dernière minute » avec des séjours courts, une météo clémente, la confiance des séniors dans la désinfection des locations meublées.
Des inquiétudes se font ressentir pour le mois de septembre, avec des locataires habituellement plus âgés à cette période de l’année, plus sujettes à annuler en cas de reprise de la COVID-19.
Les grands
perdants de l’été et les difficultés attendues sont et seront pour les grandes
villes, le tourisme d’affaires, l’évènementiel. Des difficultés sont attendues
pour le secteur du thermalisme, des directives claires de la part du
gouvernement seront déterminantes pour maintenir les voyages scolaires en stations
de ski, la reprise du fret aérien et des croisières conditionneront l’arrivée
des touristes étrangers.
Ils peuvent pourtant s’avérer primordiaux car ils vont référencer votre meublé et vous permettre d’être visible, en plus d’offrir la possibilité de la réservation.
Le 1er réflexe des personnes
à la recherche d’un meublé est :
- 1ère étape : aller sur ces sites de réservation
- 2ème étape : Une fois que les locataires ont repéré votre location, ils voudront réserver directement auprès de vous afin d’éviter les commissions des sites de location.
Pour vous retrouver, vos futurs locataires vont taper des mots clé dans les moteurs de recherche comme Google : le nom de votre gîte et souvent la ville où il se situe.
Plusieurs solutions s’offrent à vous pour que les locataires vous retrouvent et vous contactent :
- Créez votre fiche « Google Buisness. Cette inscription est gratuite et vous permettra d’être référencé sur Google. Dès que qu’un locataire vous recherchera, votre gîte apparaîtra si vous l’avez bien renseignée. Pour cela, lors de l’inscription, prenez le temps de compléter tous les champs : l’adresse du gîte, votre numéro de téléphone, l’adresse de votre site Internet si vous en avez un, les horaires pendant lesquelles vous pouvez répondre au téléphone aux locataires pour les renseigner (Horaires d’ouverture)
Pour vous inscrire sur Google Business, cliquez ici :https://www.google.com/intl/fr_fr/business/
- Pourquoi créer son site Internet personnel ?
2 - Éviter que les locataires potentiels préfèrent d’autres gîtes offrant la réservation directe sur leur site Internet
3 - Permettre aux locataires vous recherchant de réserver directement auprès de vous
De nombreuses études démontrent que les locataires sont très volatiles lors de leur recherche de location. Ils consultent des dizaines de sites Internet avant d’effectuer leur réservation.
Ils ne prendront pas le temps de passer par un formulaire de renseignement, ce qui se faisait beaucoup auparavant sur les anciens sites Internet, en demandant si les dates qui les intéressent sont disponibles ou non.
Si vous n’avez pas de calendrier avec vos dates de disponibilité mises à jour et la possibilité de réserver en direct, ils préféreront aller voir un autre gîte ou réserver par les sites de location, même avec les commissions. Aujourd’hui, les locataires veulent des réponses immédiates !
- les intérêts d’emprunts
- La taxe foncière
- Les honoraires versés à des tiers[1]
- Les charges courantes de copropriété
- Les primes d’assurance (Assurance loyer impayé ou Propriétaire non occupant)
- Les frais de travaux de réparation, d’entretien et d’amélioration (sous forme d’amortissement)
- Les charges liées à l’amortissement du bien et du mobilier.
- Les frais de notaire (immédiatement ou sous forme d’amortissement).

Les bonnes nouvelles continuent
donc pour le tourisme, avec ces mesures appliquées dès ce lundi 15 juin.
Après ces quelques mois monopolisés par l'actualité liée au COVID19, nous
reparlerons dès le mois de juillet de sujets plus techniques concernant les
meublés touristiques : fiscalité, éviter les commissions en lançant son propre
site Internet, etc…
En attendant, nous vous proposons un tour d’horizon des médias sur le sujet du
retour des réservations, après cette longue période d’arrêt :
France TV INFO : « COVID 19 : Les locations de vacances vont s’adapter »
- « Les campings et les villages vacances seront ouverts, mais on observe un vrai bond des recherches de maisons, parce que c’est un hébergement individuel, c'est plus rassurant. Et comme il y a eu des incertitudes sur les mesures restrictives sur les plages, les maisons avec jardin et piscine sont particulièrement recherchées. »
(Source : francetvinfo.fr, le 14
juin 2020)
France Bleu : « Les hébergeurs touristiques limousins retrouvent le sourire, les réservations affluent »
- « Normalement la saison touristique en Corrèze c'est plutôt dernière semaine de juillet et 2 ou 3 semaines d'août. Là ça commence déjà sur début juillet. Et si pour l'instant les logements ne sont certes pas encore tous pleins, Catherine Barrau, comme les responsables des Gîtes de France, pensent, confiants, que les réservations de dernière minute seront très importantes cette année. »
- « Une analyse confirmée par le directeur régional du tourisme de Nouvelle-Aquitaine, Michel Durrieu : 'tout le monde a été enfermé pendant 2 mois, donc les gens ont envie de bouger, envie de prendre l'air'. »
(Source : francebleu.fr, le 7 juin
2020)
20 minutes : « AirBnB : L’entreprise voit un bond des réservations avec le déconfinement »
- « Ces réservations de logements plus proches sont davantage effectuées au dernier moment et les séjours sont plus longs que pour les voyages dans un pays lointain.
- Le nombre de locations enregistrées (Sur AirBnB) entre mi-mai et début juin dépasse celui de 2019 dans certains pays »
(Source : 20minutes.fr, le 9 juin
2020)
L’echo touristique : « La destination France cartonne »
- « Après le trou d’air créé par la crise sanitaire, les séjours domestiques ont résolument le vent en poupe. La plateforme de réservations entre particuliers Airbnb a enregistré 107 000 réservations en France du 25 mai au 7 juin, soit une croissance de 40% par rapport à la même période l’an passé. Ce pourcentage reflète pleinement un effet de rattrapage. Les prises de commandes étaient au point mort pendant la période de confinement. »
Tour d’horizon :
UN PLAN DE FINANCEMENT DE 18 MILLIARDS D’EUROS POUR LE TOURISME
La nouvelle du jeudi 14 mai 2020 est celle du plan de relance de l’un des secteurs économiques les plus touchés : celui du tourisme. Ce qu’il faut retenir de ce plan de financement, c’est qu’il impactera tous les acteurs locaux qui vous entourent et donc vous-même, que vous perceviez ou non une aide directe du gouvernement. Avec une activité commerciale active autour de vous (bars, restaurants, activités de loisirs, etc…), les touristes auront tous les arguments pour venir voyager dans votre région et réserver votre location.
CHALLENGES
- 'Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et au mois d'août'
- 'Les Français peuvent prendre leurs réservations'
(Source : Challenges.fr, le 14 mai 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)
RETOUR DES RÉSERVATIONS
La reprise de l’activité pour les meublés touristiques commence à se faire sentir, surtout autour des grandes villes comme Paris. Pendant tout le confinement et encore aujourd’hui, la majorité des habitants n’ont pas eu ou presque pas eu d’accès à des espaces verts.
FRANCE TV INFO :
- 'Comme beaucoup de gens peuvent faire du télétravail, puisque c'est encouragé, je pense qu'il y en a pas mal qui viennent s'aérer, prendre le vert, avec leur ordinateur portable et quelques dossiers', explique-t-il.
- « Les clients peuvent allier l'utile à l'agréable, travailler une demi-journée et se balader une demi-journée. »
- « Ça sera tout l’enjeu ces prochaines semaines : trouver l’articulation entre la gymnastique des gestes barrières et cette détente bien méritée pour ceux qui auront passé deux mois enfermés. »
(Source : France TV Info, le 10 mai 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)
LES ECHOS :
- « Au-delà de la
traditionnelle « maison de vacances », les plates-formes de location
de type Airbnb ou encore les hébergements
touristiques à moindre densité ou permettant de limiter les contacts
apparaissent aussi mieux adaptés.
- « Nous avons toutes les cartes en main : « offre domestique, clients se déplaçant en voiture, tarification modérée, et, contrairement à un club de vacances, nous n'imposons pas une restauration commune », argue Laurent Dusollier, le directeur général de Groupe Odalys , numéro deux des résidences de tourisme, derrière Groupe Pierre & Vacances Center Parcs. »
(Source : Les echos, le 16 avril 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)
NICE MATIN :
- « Le logement touristique 'va s'adapter plus facilement aux nouveaux temps qui arrivent, aux nouveaux besoins des touristes, surtout en matière de sécurité'. »
- 'Les voyageurs vont privilégier des appartements privés pour se sentir plus en sécurité par rapport à des hôtels où ils se retrouveront en interaction avec plus de monde', estime Stratos Paradias, président de la Fédération Hellénique de la Propriété (POMIDA) et de l'Union Internationale de la Propriété Immobilière (UIPI).
(Source : Nice Matin, le 10 mai 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)
REPRISE ÉCONOMIQUE RAPIDE… OU REFONTE DU SYSTÈME CAPITALISTE MONDIAL ?
Les 1ères compagnies aériennes annoncent leur reprise de leur activité à partir du 1er juillet 2020, comme Ryanair. Ce qui peut laisser présager l’arrivée possible de touristes étrangers et des touristes français voyageant à plus de 100 kilomètres de leur logement, lorsque cela sera autorisé, au maximum début juillet. Reste une question cruciale pour le gouvernement et les acteurs nationaux, publics et privés : celle de reprendre l’activité comme elle était auparavant ou de profiter de cette période pour repenser notre système économique, environnemental et touristique…
L’ECHO TOURISTIQUE :
- « Ryanair a annoncé ce mardi 12 mai son intention de revenir à 40 % de son programme de vol normal à partir du mercredi 1er juillet 2020. Sous réserve de la levée des restrictions gouvernementales sur les vols intra-Union Européenne et de la mise en place de mesures de santé publique efficaces dans les aéroports. »
- « Ryanair demandera à tous les passagers qui prendront l’avion en juillet et août de fournir des informations détaillées (au point d’enregistrement) sur la durée de leur visite prévue, ainsi que leur adresse lorsqu’ils se rendront dans un autre pays de l’UE. »
(Source : L’echo Touristique, le 12 mai 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)
COURRIER INTERNATIONAL
- « La ministre italienne des Transports, Paola de Micheli, a en effet annoncé lundi 11 mai que l’Italie travaille “avec l’Espagne, la France et l’Allemagne” sur l’organisation cet été “de vols sans quarantaine entre ces pays” »
(Source : Courrier International, le 12 mai 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)
POSITIV.FR :
- « Depuis le début de la crise, la foule de visiteurs et les gigantesques paquebots ne font plus partie du paysage vénitien. Et ce changement environnemental devrait durer. En effet, la Cité des Doges, habituellement connue pour sa surpopulation permanente, met aujourd’hui un terme au tourisme de masse. »
(Source : Positiv.fr, le 20 avril 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)
LA PROVENCE :
- « 'La crise du Covid-19 pose la question du sens d’un tourisme globalisé et invite à repenser l’industrie du tourisme dans une approche critique. Plusieurs pistes de transformation sont étudiées. L’idée générale serait d’aller vers un tourisme responsable, durable et innovant socialement, qui se structure sur l’identité des territoires et qui les dynamisent tout en respectant la qualité de vie des habitants la valeur expérientielle et mémorable du voyage'. »
- Pour François de Canson, Président du Comité Régional de Tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur : « Nous savons que la reprise sera phasée dans le temps et dans l’espace et elle se fera via un marché infra régional et national, d’abord parce que les Français n’auront pas le choix et car ils ont également besoin d’être rassurées. Les premières études nous montrent, que 90% des Français souhaitent rester en France pour leur vacance et 40% dans leur région. Le tourisme de demain va s’articuler surtout autour de la protection de l’environnement. »
(Source : La Provence, le 24 avril 2020. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez-ici : LIEN)
Nous amorçons donc la reprise de l’activé, par la fin du confinement depuis le 11 mai et après les mesures annoncées le 14 mai par le gouvernement pour relancer le tourisme en France. Il faut s’attendre à des réservations « à la dernière minute », d’une clientèle française à dominante locale et avec des exigences sanitaires peut-être pas obligatoires légalement, mais impératives, ne serait-ce que pour rassurer vos locataires.
- Communiquer sur la propreté et sur le nettoyage effectué après chaque location dans votre meublé : quel nettoyage vous effectuez, la durée du ménage, la mise à disposition de gel hydroalcoolique dans la location, l'accueil des locataires avec un masque, etc... Une nouvelle norme ou label est à l'étude par le gouvernement, voir article plus bas.
- Préciser, si vous ne l’avez pas encore fait, la distance qui sépare votre meublé de la pharmacie, du médecin généraliste, de l’hôpital le plus proche et mettre toutes les coordonnées, cela rassurera vos locataires potentiels
- Rappeler si c’est le cas que vous êtes bien un meublé officiel, déclaré en mairie et bien mettre en valeur votre classement ou label si c’est le cas également. Si vous ne l’êtes pas, c’est le bon moment de contacter votre Office de Tourisme pour le planifier après la période de confinement ! La législation se renforcera sans doute concernant la déclaration des meublés, notamment pour les meublés présents uniquement sur AirBnB.
- Ouvrir plus tard dans la saison : si vous avez l’habitude de fermer après l’été, pensez à prolonger votre période d’ouverture après les vacances d’octobre. Beaucoup de personnes vont prendre une partie de leurs vacances plus tard dans l'année et après la saison estivale.
- Autoriser des locations de plus courte durée après l’été. Par exemple si vous louez uniquement à la semaine l’été, pensez à proposer des séjours plus courts de 3 ou 4 nuits pour l’arrière-saison. Si vous avez des séjours de 3 nuits minimum actuellement, réfléchir au fait d’ouvrir à des séjours de 2 nuits. Et peut-être donner à vos locataires la possibilité de réserver au dernier moment : la veille du séjour ou le jour même ? Dans ce cas, pensez à modifier les paramètres sur les différents sites où vous avez une annonce.
- Vos futurs locataires auront sans doute envie de tourisme responsable, de proximité. Précisez tous les lieux touristiques naturels autour de chez vous, les producteurs en vente directe et les marchés où ils pourront bénéficier de produits locaux.
- Demandez à vos premiers locataires « après COVID-19 » s'ils peuvent laisser un commentaire lié à la propreté du logement et aux mesures que vous avez prises spécifiquement pour leur réserver le meilleur accueil.
- Rapprochez-vous de votre Office de Tourisme : il sera votre meilleur interlocuteur local pour vous indiquer les mesures économiques éventuelles pour vous venir en aide, pour vous aider à préparer l’après confinement et peut-être vous fournir des supports de communication (photos/vidéos du territoire ou des règles d'hygiène).
- En résumé… Communiquez ! Sur votre site Internet personnel, sur votre page Facebook, sur vos annonces de location ! Le Coronavirus est là, certes, mais précisez que vous l’avez pris en compte :
- Précisez si votre établissement est ouvert ou non et la date à laquelle vous comptez le réouvrir le cas échéant.
- Précisez votre politique d’annulation. Permettez à vos clients d'annuler sur un délai plus court si possible.
- Précisez tout ce que vous avez modifié dans votre façon de gérer votre meublé.
Nous vous proposons enfin une mini revue de presse :
- « Après le coronavirus, notre société va changer et confirmer ces 6 tendances » - Source : Huffington post, article du 18 mars 2020
- « Soutenir l’emploi et l’économie grâce aux voyages et à l’économie » - Source : OMT (Organisation Mondiale du Tourisme)
- « Coronavirus : en Vendée, les acteurs du tourisme frappés par la crise, préparent le coup d’après » - Source : Le journal des entreprises, article du 10 avril 2020
- « Didier Arino : Le tourisme cet été sera franco-français » - Source : Le Figaro, article du 12 avril 202
- 'Hôtels, résidences campings... : vers une norme sanitaire' - Lechotouristique.com, article du 14 avril 2020
Et pour terminer sur une note d’espérance, voici une vidéo mise en ligne par le Portugal pour promouvoir le tourisme pour « l’après COVID-19 ».
L'un des critères importants pour obtenir des réservations est de soigner son annonce sur chaque site Internet.
La première chose qu’un touriste va regarder, c’est la photo principale de votre annonce au milieu de toutes les autres sur la page principale de recherche des moteurs de recherche.
Elle doit donc suggérer au 1er regard tous les bons moments que le locataire aimerait passer lors de son séjour : du beau temps, un endroit chaleureux et convivial, un environnement géographique agréable.
Et toutes ces idées doivent être suggérées en une seule photo : votre photo principale.
Positionnez-vous donc comme un touriste qui recherche un meublé pour ses prochaines vacances et demandez-vous si votre annonce aurait retenu votre attention parmi toutes les autres.
Pour retenir l’attention, il faut donc privilégier :
- Une photo prise de l’extérieur montrant le bâtiment entier de votre location, maison ou appartement, avec en 1er plan l’environnement proche : la terrasse s’il y en a une, la végétation, la vue sur la montagne/campagne/mer …
- Une météo clémente : un ciel bleu sans nuage et une photo prise avec le maximum de luminosité
- La mise en scène de la photo : si vous avez une terrasse, dressez la table comme si vous invitiez des amis et vous apprêtiez à prendre l’apéro. Si vous avez une pelouse, assurez-vous qu’elle soit tondue et que tout soit rangé.
Il est donc primordial d’avoir des photos de qualité et finalement peu de propriétaires prennent conscience de leur importance dans le choix final du logement pour un touriste.
Vous êtes en théorie en contact avec votre Office de Tourisme avec une personne en charge de la relation avec les propriétaires de meublé. Il pourra sans doute vous conseiller un photographe professionnel local. Demandez un devis et dites-vous que cette somme est un investissement qui vous permettra sans aucun doute d’obtenir davantage de réservations tout au long de l’année et sera donc amorti dès la 1ère année.
Bonne réflexion
à vous !
Les sites de location pour meublés touristiques comme Booking sont souvent très critiqués par les propriétaires et peuvent faire peur : leurs commissions sont parfois exorbitantes et les paramétrages d’annonces paraissent très compliqués et plutôt conçus pour l’hôtellerie.
Ils sont donc souvent laissés de côté et les sites de « particulier à particulier », sans aucune commission ou très peu, sont privilégiés.
C’est un tort !
Le site le plus visité au monde pour les locations de meublés touristiques, devant AirBnB, est Booking.
Les sites comme Le Bon coin, pour la rubrique location touristique, arrivent très loin derrière au classement. Ce n’est donc pas sur les sites avec pas ou peu de commissions que vous trouverez la grande majorité de vos locataires potentiels.
Concernant les commissions de Booking, c’est vous qui déterminez le tarif que vous souhaitez recevoir.
Si vous souhaitez obtenir 100€ par nuit par exemple, à vous d’ajouter la commission de Booking de 17%, donc d’afficher un tarif à 120,5€.
On entend souvent ensuite « Ce n’est pas au client de payer !! ».
Mais le client est libre et dans la majorité des cas, il va aller rechercher le nom de votre logement et de votre ville sur Google ou autre moteur de recherche, pour ensuite réserver directement par votre biais.
C’est donc à vous d’opter pour un nom de meublé facile à retrouver sur Internet et d’être bien référencé avec votre site personnel.
Énormément de clients préfèrent aussi payer une commission et réserver par Booking car ils sont rassurés de passer par une plateforme internationale. Il ne faut pas les juger, chacun ses habitudes !
Et même si vos clients arrivent par Booking, ils peuvent devenir des clients réguliers qui reviendront d’année en année et cette fois en direct, puisque le lien de confiance sera créé avec vous ! Ou ils parleront de votre location autour d’eux.
N’oubliez pas : pour être visible et obtenir des réservations, ce n’est pas votre site Internet qui vous amènera des clients mais les sites internationaux fréquentés par des millions de visiteurs !
Votre site servira à retrouver votre contact en vous recherchant, mais vous n’aurez jamais la force de communication des grands groupes.
Et en utilisant Booking, vous n’êtes pas comme un artisan référencé dans une grande surface qui n’a pas souvent le choix de ses marges.
Ici, c’est vous qui déterminez votre prix.
Si vous n’avez pas de locations… Tant pis !
Si vous en avez… Tant mieux !
Utilisez ces sites ! 😊
Le mois de janvier est le moment de revoir vos paramètres sur les sites sur lesquels vous avez une annonce. C’est peut-être aussi le moment de faire le bilan de l’année écoulée :
- Êtes-vous satisfait du nombre de locations que vous avez obtenu ?
- Avez-vous eu des locations tout au long de l’année ?
- Est-ce que votre tarif est le bon en fonction des périodes de l’année ?
- Est-ce que vos options comme le ménage ou les éventuels suppléments tarifaires ne sont pas pénalisants pour avoir davantage de réservations ?
Il est parfois préférable d’absorber le coût du ménage ou des suppléments tarifaires dans son prix de base plutôt que d’ajouter des frais annexes.
Il faut aussi s’assurer que le marché n’a pas évolué par rapport à votre localisation géographique, entre le moment où vous avez saisi votre annonce et aujourd’hui.
Peut-être que de nouveaux acteurs se sont installés près de chez vous et proposent des tarifs répondant mieux à la demande de location ?
Avez-vous mis en place des tarifs pour les Pros en déplacement ?
AirBnB ouvre également le calendrier de l’année suivante.
Si vous ne modifiez rien, seul votre prix de base sera appliqué pour toute l’année !
Pensez donc à paramétrer les prix pour la période estivale, les ponts du mois de mai par exemple, les tarifs en semaine du lundi au vendredi, les tarifs week-end…
Plus tôt vous le ferez et moins vous aurez de surprises !
À vous d’aller sur votre espace propriétaire sur chaque site et d’analyser votre année précédente 😉
Nous sommes sûrs que vous pouvez vous améliorer ! 😊
